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des juifs par les Allemands, Tome 1 : Examen des preuves
Annexe 12 - Un exemple de supercherie : les cheveux d'Auschwitz
Le texte qui suit est extrait des « Écrits révisionnistes », Volume I, édition privée hors-commerce, 1999, p. 306-309, du professeur Robert Faurisson. Ce texte a été rédigé le 12 mars 1982. Il est toujours d'actualité.
***
Les cheveux d’Auschwitz
Robert Faurisson
Une certaine Ruth Abram-Rosenthal vient d’écrire dans le journal hollandais Handelsblad NRC du 6 mars 1982, sous le titre « En Pologne l’antisémitisme continue de vivre » :
« Des écoliers qui visitent les anciens camps de concentration tels ceux de Treblinka, Birkenau et Sobibor reçoivent des brochures où ils peuvent lire que les gazages sont des inventions juives. On suggère aux enfants, lors d’une visite prochaine chez le coiffeur, d’envoyer leurs cheveux coupés à l’instance commémorative d’Auschwitz pour que celle-ci puisse les ajouter à sa fallacieuse collection de cheveux. »
Personnellement, pour des raisons que je n’ai pas envie de
développer ici, je dirais que la journaliste hollandaise a été la victime d’une
provocation ; ou peut-être sait-elle fort bien qu’il s’agit d’une
provocation et que cela l’arrange de chercher à nous faire croire que des
antisémites polonais seraient à l’œuvre.
En revanche, ce qui est sûr, c’est que la collection de cheveux présentée
derrière l’une des vitrines du musée d’État d’Auschwitz est bel et bien
fallacieuse. En effet, tout ou partie de ces cheveux rassemblés en 1945 ne
venait pas des camps d’Auschwitz ou de Birkenau mais... d’une usine de tapis
et peluches, sise à Kietrz ! Cette ville de Kietrz se situe, à vol d’oiseau,
à environ quatre-vingt-dix kilomètres à l’ouest d’Auschwitz, à
proximité de la frontière tchécoslovaque. Une expertise polonaise du 27 mars
1947 portant sur quatre kilos deux cents de cheveux saisis dans cette fabrique
permettait de découvrir des traces d’acide cyanhydrique dans des cheveux
ainsi décrits : « de teintes peu variées : blond foncé, châtain
pour la plupart, certains légèrement grisonnants ». Cette présence d’acide
cyanhydrique était normale puisque, aussi bien, l’usine devait désinfecter
les cheveux avant d’en faire des tapis ou des peluches et que les Allemands,
comme beaucoup d’autres peuples, avant et après la guerre et encore aujourd’hui,
utilisaient ou continuent d’utiliser le Zyklon B (qui est un absorbat d’acide
cyanhydrique) quand il s’agit de désinfecter quelque matériau que ce soit et
surtout des cheveux, avec leurs impuretés, leurs poux et leurs lentes. Mais le
fameux juge d’instruction Jan Sehn, de Cracovie, célèbre pour avoir
interrogé Rudolf Höss et bien d’autres Allemands responsables du camp d’Auschwitz,
s’empressa d’y voir une preuve de crime. Il fit saisir ces cheveux et les
proposa au directeur du musée d’Auschwitz qui les accepta. De Cracovie, le 6
mai 1947, Jan Sehn écrivait à la Commission centrale d’investigations sur
les crimes allemands en Pologne (lettre n° 366-47) :
« Je considère comme le moyen le plus sûr d’assurer la conservation de ces cheveux leur remise au musée national d’Auschwitz, ce qui garantira leur conservation dans l’état dans lequel ils se trouvent actuellement et permettra pendant longtemps de s’en servir, si besoin est, comme preuve matérielle [contre les accusés].
« Je me suis entendu à ce sujet avec M. Wasowicz, directeur du musée, qui s’est déclaré prêt d’en assurer, par ses propres moyens, le transport de Kietrz à Auschwitz pour les garder, d’une part, comme objets d’exposition, et, de l’autre, comme éléments de preuves susceptibles de servir à l’avenir. »
Et c’est ainsi, pensera le touriste d’Auschwitz, que la
magnifique tresse blonde qui trône au milieu du tas de cheveux qu’on lui
présente aujourd’hui comme ayant appartenu à des femmes « gazées »
peut très bien avoir appartenu à une Silésienne allemande qui aurait
sacrifié sa chevelure à l’effort de guerre allemand.
De toute façon, ces étalages muséographiques de cheveux, de lunettes, de
blaireaux, de chaussures, de béquilles n’ont pas grand sens. Dans toute l’Europe
en guerre, chez tous les coiffeurs, on faisait de la récupération de cheveux.
On « récupérait » d’ailleurs et on rassemblait dans toutes sortes de
dépôts toutes sortes de matériaux ou d’objets. Dans les usines, dans les
prisons, dans les camps de travail ou de concentration, on utilisait une main-d'œuvre
considérable pour le traitement ou le retraitement de ce qu’on avait
récupéré. Certains camps de concentration contenaient de véritables usines
de fabrication de chaussures ou de vêtements. Aujourd’hui, le touriste abusé
se voit présenter tous ces objets comme autant de preuves de la barbarie
allemande. Il est sûr que certains de ces objets ont pu appartenir à des
internés dépouillés après leur mort. Mais il en allait de même pour les
dépouilles des populations civiles allemandes recueillies, après chaque
bombardement, par des équipes d’internés conduites sur les lieux à
déblayer. Il en allait de même pour les dépouilles des soldats allemands
concentrés dans des dépôts militaires.
L’Allemagne était engagée dans un formidable conflit et subissait un blocus
presque total. On essayait de gâcher le moins possible et de récupérer le
plus possible.
Mais le touriste est si facile à tromper. Pourquoi ne pas en profiter ? C’est
un rêveur. Nourrissons ses rêves, n’est-ce pas, surtout s’ils sont
malsains. D’Auschwitz, qui fut un lieu de souffrances et de drames, les
communistes polonais ont fait une sorte de Disneyland.
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