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B - CRITIQUE

AUTOPSIE DES VICTIMES

On peut essayer de procéder à une autopsie par témoins interposés. L'HCN laisse des traces visibles sur la personne qu'il a tuée : comme le relève Rudolf, les médecins légistes nous disent que les victimes d'empoisonnement par le gaz ont « bonne mine » : l'HCN donne à ses victimes un teint « rosé » sans rapport avec ce qu'ont dit les témoins. Si Piper du Musée d'Etat parle effectivement, mais sans citer sa source, de coloration « rose » (« Auschwitz », 1986), certains témoins ont relevé une coloration « rose avec des taches vertes » et la plupart ont parlé de coloration « bleutée ».

Au fait, pourquoi ces témoins ont-ils évoqué une teinte « bleutée » ? Il s'agit probablement une fois de plus d'une affabulation par extension : les témoins avaient dû remarquer que le Zyklon-B laissait des traces bleutées sur les murs des chambres à gaz d'épouillage. Autre explication d'ordre sémantique : jadis, l'acide cyanhydrique était produit à partir de bleu de Prusse, d'où son nom d' « acide prussique »  ou encore d' « acide bleu » (« Blausaüre »).

On notera encore que les victimes de l’HCN tombent très vite et sans souffrir dans l'inconscience : les scènes de suppliciés se tordant de douleur sont doublement imaginaires.


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