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Retournez au sommaire de La controverse sur l'extermination des juifs par les Allemands, Tome 2 : Réalités de la "Solution finale"


Annexe 1 - Les mythes du Peuple élu et de sa dispersion

L'histoire officielle (en grande partie occupée par les juifs) nous enseigne, entre autres mythes, que les juifs sont les descendants des Hébreux, peuple élu par Dieu qui leur donna la Palestine ; ils en auraient été chassés par les Romains après la destruction de Jérusalem en 70 et 135 après Jésus-Christ ; les juifs n'auraient donc fait qu'exercer un droit normal au retour sur la terre de leurs ancêtres quand, près de 2.000 ans après leur dispersion, ils ont envahi la Palestine et en ont chassé les intrus arabes qui avaient accaparé leurs terres, encore que l'exercice de ce droit soit risible car il est tellement tardif qu'on peut considérer avec bon sens qu'il est depuis longtemps perdu par prescription. Si les peuples de la Terre se mettaient en tête de récupérer tout ce qu'ils prétendent avoir perdu depuis 2.000 ans... C'est pourtant ce qu'on nous enseigne dans nos écoles et dans nos journaux.
Ce sont là des fables (nous sommes bienveillants) et nous le sentons tous confusément quand, par exemple, les médias -sous influence juive, eux-mêmes- nous parlent sans rire de ces juifs noirs éthiopiens débarquant à Tel Aviv sur « la terre de leurs aïeux ». [1] 
Depuis un certain temps, des spécialistes ont étudié un peu plus sérieusement l'origine de cette quinzaine de millions de personnes qui, aujourd'hui, se disent ou sont dites juives : dans leur immense majorité, elles viennent d'Europe orientale, plus particulièrement de Pologne, personne n'en disconvient ; mais d'où venaient-elles quand elles se sont installées en Pologne ? Dans les années 70, le célèbre écrivain anglais d'origine judéo-hongroise Arthur Koestler a fait la synthèse de ces travaux dans un livre intitulé « La treizième tribu » et nous allons tenter de le résumer très succinctement. [2] 

***

Entre le 7e et le 13e siècle, le sud de la Russie fut dominé par un peuple, le peuple khazar, qui, jusque dans la moitié du 10e siècle, constitua même un empire allant de Kiev au Caucase et de la Mer Noire à la Mer Caspienne (appelée jadis Mer des Khazars). Cet empire devait ressembler un peu à ce que fut plus tard l'empire austro-hongrois, c'est-à-dire à une mosaïque de peuples de cultures et de religions différentes, pouvant même disposer d'une certaine autonomie mais néanmoins dominés (au point de lui payer tribut) par l'un d'entre eux : le lecteur veillera, par la suite, à ne pas confondre le royaume khazar habité par le peuple khazar et l'empire khazar constitué des divers peuples dominés par ces Khazars.

Ces Khazars étaient des « Turcs », dans le sens donné à ce mot par les auteurs médiévaux et souvent aussi par les ethnologues modernes, c'est-à-dire non pas de race turque mais de langue turque. En fait, ils étaient venus des steppes d'Asie Centrale probablement au 5e siècle en queue de la horde des Huns d'Attila.
Les historiens ont tout à fait oublié ce peuple et cet empire, qui jouèrent pourtant un rôle prépondérant et déterminant dans notre histoire. Placé au point de rencontre d'immenses blocs, plus particulièrement, au début du 8e siècle, de deux superpuissances spirituelles, politiques et militaires -d'une part, l'Empire Romain d'Orient (Byzance) et d'autre part, l'Islam (Califat de Bagdad)-, l'empire khazar joua, un temps, un rôle d'intermédiaire obligé dans la région.
Cet empire protégea Byzance des barbares du Nord-Est (Bulgares de la Volga, Magyars -avant leur installation en Hongrie-, Pechinegs, ...) et plus tard des Vikings qui, descendant les grands fleuves et tout particulièrement la Volga, allèrent jusqu'à attaquer Byzance (initialement, ces Vikings suédois étaient appelés « Rus »; ils sont à l'origine des premières principautés russes organisées). Les Khazars protégèrent également l'Islam de ces Rus (dorénavant et par commodité, nous les appellerons Russes) en leur barrant l'accès à la Mer Caspienne. Précédemment, ils avaient bloqué l'avalanche islamiste initiale sur l'Europe de l'Est et l'avait sauvée de l'Islam au même moment où Charles Martel sauvait l'Europe de l'Ouest du même péril à Poitiers en 732.
Le système politique khazar se caractérisait par une royauté à deux têtes : le Kagan (mot voisin de Khan) ou encore Grand Kagan, qui exerçait un pouvoir quasi religieux et le Kagan Bek, qui lui était en principe subordonné et qui exerçait le pouvoir temporel (ils font penser au Roi et à la Reine du jeu des échecs).
Les Khazars étaient un peuple de guerriers, d'artisans (orfèvres travaillant l'or du Caucase dont ils contrôlaient l'extraction ou encore tisserands), de marchands et d'intermédiaires ; le degré de civilisation qu'ils avaient atteint tranchait avec le degré de barbarie et de grossièreté de la plupart des peuples qui les entouraient et à l'occasion, ils pouvaient rivaliser avec Bagdad ou Byzance. Enfin, ils étaient très tolérants (pour l'époque) et leur capitale comptait un grand nombre d'étrangers pratiquant des religions aussi diverses que le judaïsme, le christianisme, l'islam ou le chamanisme et vivant apparemment en bonne intelligence.
La religion des Khazars était un chamanisme primitif et dépassé, incapable de conférer au Kagan l'autorité spirituelle et légale que les deux grandes religions monothéistes, le christianisme et l'islamisme, conféraient au Basileus de Byzance et au Calife de Bagdad. Ne pouvant embrasser ni l'une ni l'autre de ces deux religions sous peine de perdre son indépendance, le Kagan choisit d'adopter le judaïsme, religion-mère des deux précédentes, religion prestigieuse, respectée (encore que combattue vigoureusement par les deux autres, mais elle le leur rendait bien quand elle le pouvait) et qui avait attiré de nombreux individus mais sans connaître le développement prodigieux de ses deux filles. Comme c'était la règle jadis, le peuple khazar adopta la religion de son roi et devint -de très loin- la principale communauté juive au monde. Depuis un siècle, la politique de conversion forcée des juifs adoptée par Byzance et, dans une moindre mesure, par Bagdad, avait entraîné l'exode vers la Khazarie d'un nombre considérable de juifs (qui n'étaient pas pour autant des descendants des Hébreux) ; cet exode se poursuivit d'ailleurs au cours des deux siècles qui suivirent la conversion des Khazars : de refuge, la Khazarie devint une espèce de foyer national pour les juifs orientaux. Cette immigration présentait en outre pour la Khazarie un enrichissement du fait du haut degré de culture de la plupart de ces juifs immigrés. Il semble bien qu'au début, les Khazars firent partie de la secte des Caraïtes, secte dont il subsiste encore quelques éléments à l'heure actuelle et dont la caractéristique principale est de refuser l'enseignement des rabbins (Talmud). Mais, finalement, ils adoptèrent tous les rites judaïques y compris la circoncision, tout en refusant l'intolérance pratiquée par les trois grandes religions monothéistes.
Les relations des Khazars avec Byzance et Bagdad s'étaient stabilisées (après des hauts et des bas) et une alliance poussée avait même été conclue entre eux. L'empire vivait donc dans une paix relative, mais, à partir de la moitié du 9e siècle, les Khazars eurent à subir la poussée vers le Sud des Russes, qui, en 862, enlevèrent Kiev, où ils fondèrent la première principauté de ce qui, plus tard, allait donner naissance à la Russie. On notera déjà qu'il y avait une importante communauté judéo-khazar à Kiev et elle survécut à ce retrait de l'empire khazar. On notera aussi qu'à l'époque de cette prise de Kiev, les Magyars, qui étaient des vassaux des Khazars partirent s'établir en Hongrie en compagnie de tribus judéo-khazars dissidentes (les Kabars) ; la frontière nord de l'empire en fut d'autant plus affaiblie. Quand, en 988, les Russes prirent la Crimée (Cherson) aux Khazars, les Byzantins ne bronchèrent pas et conclurent même avec Kiev une alliance sur le dos des Khazars juifs. Aussitôt, les Russes se convertirent au christianisme orthodoxe (à peu près en même temps, les Hongrois, les Polonais et les Scandinaves adoptaient le christianisme romain). A la suite de ce renversement d'alliance et de cette conversion des Russes au christianisme, l'empire khazar juif devenait un anachronisme et se retrouvait isolé au sein des deux autres religions monothéistes. Dès lors, son déclin s'amorça progressivement. Les efforts des Russes pour atteindre la Caspienne entraînèrent des guerres incessantes. Certes, les Russes ne réussirent pas à atteindre cette mer, mais ils réussirent tout de même à chasser les Khazars des steppes du nord de l'empire : quand les Russes prirent la forteresse de Sarkel en 965, ce fut même la fin de l'empire khazar, mais pas de l'Etat judéo-khazar (de même qu'en 1918, la chute de l'empire austro-hongrois ne fut pas la fin de l'Autriche), cet Etat se réduisant aux terres comprises entre le Caucase, le Don et la Volga et baignées par la Caspienne.
Très vite, les guerres intestines entre Russes entraînèrent le transfert du pouvoir de Kiev vers la Galicie, Novgorod et Moscou. Il se créa dans les steppes russes un vide dans lequel s'engouffrèrent les hordes de Barbares de l'Est, dont les Mongols, qui, deux siècles durant, mirent la région à feu et à sang. Au milieu du 12e siècle (peut-être plus tard), le royaume judéo-khazar céda à la Horde d'Or de Gengis Khan, qui établit le centre de son immense empire sur les terres des Khazars. Mais avant et après la mainmise mongole, les Khazars s'exilèrent en masse vers les pays slaves où ils furent à l'origine de la construction des grands centres juifs d'Europe orientale.
Après cet exil, le judaïsme mondial se retrouva avec deux branches : d'une part, celle des centres anciens de la Diaspora (Grèce, Espagne,...) constitués pour l'essentiel d'Européens convertis bien longtemps avant la destruction du Temple de Jérusalem ; d'autre part, celle des centres d'Europe orientale composés pour l'essentiel de Khazars convertis. Cette dernière branche était, de très loin, la plus fournie. L'élément hébreu était faible dans ces deux branches.
[3] Ces deux catégories de juifs avaient des origines ethniques très différentes mais elles avaient au moins deux points importants en commun. Tout d'abord, tous avaient vécu en des points de jonction de grandes voies commerciales, ce qui en avait fait des commerçants et des voyageurs audacieux (d'où l'accusation qu'on leur a faite d'être des « cosmopolites sans racines »). Ensuite et bien entendu, ils pratiquaient la même religion, une religion exclusiviste qui les poussait à se rassembler et à faire bloc, à fonder des communautés fermées (la ghettoïsation fut, initialement, volontaire) partout où ils s'installaient. Les uns et les autres partagèrent cette rare combinaison d'ouverture sur le monde et de repliement sur soi, renforcée par les espoirs messianiques et la prétention -doublement infondée, bien entendu- d'appartenir à une race ou à un peuple élu.
Donc, disions-nous, l'origine la plus commune aux juifs du monde entier n'est pas sémite mais khazar, étant entendu que, si les premiers Khazars étaient des Huns, leurs descendants, sept siècles plus tard, ne l'étaient probablement plus guère, car leurs pères avaient dû, au cours de ces siècles, s'unir à toutes sortes d'ethnies (russe, caucasienne, grecque et même, dans une très faible mesure, palestinienne), de sorte qu'il paraît vain d'affirmer, comme certains le font, que les juifs sont des Khazars ou des Huns à 90 % (d'ailleurs, si c'était le cas, cela se verrait à l'œil nu).
Les tenants de la thèse khazar se basent a priori sur la simultanéité de ces deux évènements : disparition du royaume judéo-khazar et création dans les régions adjacentes des plus grands centres juifs que la Diaspora ait jamais connus. Cette thèse est bien entendu combattue par les juifs vu ses implications déplaisantes. Certes, ils ne nient pas qu'il y ait eu un royaume judéo-khazar et pas davantage qu'après sa destruction, un certain nombre de ses habitants partirent en exil en Europe orientale, mais ils nient l'importance de cet apport. Pour eux, ce sont surtout les juifs rhénans et français, descendants directs des Hébreux, qui, chassés par les atrocités perpétrées à l'occasion de la première croisade en marche pour Jérusalem puis à l'occasion de l'épidémie de peste noire qui ravagea l'Europe et dont la cause avait été imputée aux juifs, créèrent ces grands centres d'Europe orientale. Cette thèse ne résiste pas à l'examen et elle est même, a priori, tout à fait invraisemblable vu la disproportion de taille des communautés en présence : s'il y a pu y avoir un apport occidental, il n'a pu être que ridiculement faible.
A la fin du premier millénaire, les plus importants établissements juifs en Europe occidentale étaient en France et en Rhénanie (sans compter l'Espagne mais personne ne la mêle à cette migration). Ces établissements avaient été fondés par des juifs palestiniens, italiens et nord-africains, qui se mélangèrent avec des autochtones.

Les juifs furent ensuite accusés d'avoir introduit la peste noire en Europe en 1348/1350 : les pauvres n'eurent pas le loisir de s'exiler et la plupart furent brûlés vifs. Après cette tragédie, l'Europe occidentale fut pratiquement sans juifs pendant deux siècles (sauf l'Espagne).
On peut donc en conclure sans crainte, disent les spécialistes, que la thèse traditionnelle de l'exode massif de juifs ouest-européens en Pologne est « historiquement insoutenable ». La seule solution reste la thèse khazar, que les spécialistes ont cherché et réussi à confirmer de diverses autres façons.

Bref, l'allemand était à l'Europe de l'Est, telle qu'elle était quand les Khazars sont arrivés, ce que l'anglais est actuellement au monde entier. Il était fatal que les Khazars (commerçants entreprenants et avisés) l'adoptent (comme, d'ailleurs, tous les Polonais cultivés). Les seuls à rejeter l'allemand (et les enseignements des rabbins, lesquels étaient germanophones) et à garder leur parler khazar furent les Caraïtes (établis avant-guerre, en petit nombre, en Lithuanie, Galicie et Crimée) et les Krimchaks (autre secte de Crimée).

La « lune de miel » inaugurée par Casimir le Grand avec les juifs fut plus longue que partout ailleurs mais elle se termina définitivement à la fin du 16e siècle. Face aux pogroms, à la démographie galopante et à des conditions économiques difficiles, les juifs de l'Est émigrèrent massivement en Hongrie, Bohême, Roumanie et Allemagne (ils avaient déjà émigré antérieurement dans tous les Etats de l'ancien empire austro-hongrois et les Balkans). Cette émigration ne cessa pas durant les siècles suivants et s'étendit aux autres pays européens, américains, puis finalement, au 20e siècle, à la Palestine.
L'évidence est donc que la très grande majorité (90 % ?) de ceux qui se disent juifs ne sont pas, de façon quantifiable, d'origine palestinienne, mais sont, pour l'essentiel, d'origine khazar et européenne. Les 10 % restants (juifs éthiopiens, etc.) ne sont pas davantage d'origine palestinienne. Les mesures anthropométriques (taille, poids, pigmentation de la peau, sang, ...) confirment d'ailleurs que les juifs de par le monde diffèrent grandement ; les études les plus poussées démontrent qu'il y a une plus grande similitude entre les juifs et leurs « hôtes » non juifs qu'entre les juifs des différents pays. Les juifs ne forment donc pas un peuple et surtout pas un peuple descendant et héritier des Hébreux, ayant donc un droit, fût-il prescrit, au retour en Palestine. Ils constituent une ethnie à base de religion et ils n'ont aucun droit au retour sur une terre qui n'a jamais appartenu à leurs ancêtres.
[6]

***

Et les chambres à gaz là-dedans ? Leur origine est ailleurs mais on peut penser que certains ont compris le parti qu'ils pouvaient en tirer et s'en sont servis pour dramatiser encore davantage les épreuves subies par les juifs du fait des Allemands et nous faire admettre plus facilement cette fable de la dispersion des juifs palestiniens et de leur droit au retour en Palestine.
En résumé, ce « droit au retour » en Israël invoqué par les juifs n'est pas seulement tardif (près de 2.000 ans après les faits !) et dès lors risible et même du plus haut comique, mais il constitue une mystification même pour ceux qui attribuent une valeur autre que poétique à la Bible.

Les juifs n'ont donc aucun titre foncier ni arbre généalogique pour revendiquer la possession de la Palestine : c'est uniquement en vertu de leur adhésion à une religion anciennement dominante dans ce pays que ces Européens pourraient le revendiquer et justifier l'expulsion des Palestiniens, descendants (musulmans et chrétiens, peu importe) des Hébreux et dès lors légitimes propriétaires de cette terre. [8] Ce point de vue est partagé par beaucoup mais peu osent l'exprimer : on citera quand même le général De Gaulle qui a parlé -en termes fort charitables- de « l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables ». [9]

L'histoire de la création d'Israël remonte concrètement à 1896, lorsqu'à l'instigation de Theodor Herzl, fut fondé le mouvement sioniste, dont le programme, rappelé cyniquement en 1937 par Ben Gourion, visa très vite à faire de la Palestine une patrie pour les seuls juifs, ce qui impliquait l'expulsion par la violence et sans indemnisation d'aucune sorte des habitants de cette région. La « Déclaration Balfour » de 1917 avait accordé un « foyer national » en Palestine destiné à accueillir les juifs de l'Est persécutés, à condition que les droits des non-juifs y fussent protégés. Cette déclaration, qui n'avait rien d'altruiste du tout, avait été d'autant plus facilement accordée par les Anglais que cette région faisait partie de l'empire ottoman, allié de l'Allemagne. Tout le monde s'y rallia, y compris les Allemands et même les Turcs, quand ils perdirent la Palestine ! Plus tard, toutefois, on réalisa la monstruosité de cette promesse, faite non pas sur le dos de la Turquie mais sur celui des Palestiniens et, comme, de plus et probablement surtout, les intérêts des Britanniques avaient changé, ceux-ci tentèrent de s'opposer à l'entrée des juifs européens en Palestine. Plus tard (en 1941), en compensation, Lord Moyne proposa même la Prusse Orientale (moyennant, tout de même, indemnisation des Prussiens) à Ben Gourion, qui n'en voulut pas. Au début, les juifs s'introduisirent en Palestine par des moyens pacifiques (ils n'avaient d'ailleurs pas le choix) puis ils mirent à profit la période trouble de la guerre et de l'après-guerre pour prendre un avantage décisif grâce, à partir de là, à une politique de terrorisme menée sur le terrain par des groupes comme Stern ou l'Irgoun (groupes dans lesquels on retrouvait de futurs premiers ministres comme Begin et Shamir). Ces groupes, comme l'aurait explicitement admis Begin en 1948 aux USA, agissaient en accord avec l'Agence juive. Les troupes régulières d'Israël ne furent pas en reste et les juifs firent aux Palestiniens ce que les Allemands leur avaient fait. Cette politique fut menée à découvert (comment faire autrement ?) mais ils réussirent à nous le cacher ou du moins à nous inciter à fermer les yeux en grossissant l'horreur -déjà bien réelle- de la persécution dont les juifs européens avaient été les victimes. De plus, ils nous firent avaler diverses fables : d'abord, celle de la « poignée de combattants juifs tenant tête à de nombreuses armées arabes » et donc, a priori, sympathiques ; ensuite, la fable que les Palestiniens avaient volontairement quitté leurs terres et leurs foyers pour permettre aux armées arabes de massacrer à l'aise les juifs, essentiellement européens, qui arrivaient en masse. En 1971, le journaliste anglais Erskine B. Childers fut le premier à démontrer la supercherie : les seules émissions de radio incitant les Palestiniens à fuir étaient d'origine sioniste ; ces émissions menaçaient d'extermination ceux d'entre eux qui resteraient. Joignant le geste à la parole, les juifs organisèrent des massacres bien réels comme celui de Deir Yassin, village où l'Irgoun a massacré 250 personnes, surtout des enfants, des femmes et des vieux. On peut encore citer Al-Duwayna ou Aylabun, village chrétien dont les habitants furent massacrés à la grenade dans leur église. Mais il y en eut d'autres tel ce massacre redécouvert récemment par Michel Sibony de 230 hommes palestiniens exécutés au pistolet à Tantoura par les soldats de la brigade juive Alexandroni les 22 et 23 mai 1948 sous les yeux de leurs femmes et enfants. [10]
Malgré la mainmise des sionistes et de leurs sympathisants sur les médias, ces faits sont de plus en plus souvent admis actuellement, même par des historiens israéliens ; Paul Delmotte : « (…) Dans la classification que B. Morris [le plus connu des « nouveaux » historiens israéliens] a tenté d’opérer, cas par cas, des causes de départ de quelque 750.000 Palestiniens en 48-49, il apparaît en effet que la majorité des cas d’ ‘exode’ incombe, de près ou de loin, à l’action directe des forces israéliennes : massacres, expulsions effectives, bombardements des civils, campagnes de terreur psychologique (…) » [11] Certains hommes politiques israéliens ne s'en cachent même pas : Ariel Sharon rappelle à l'occasion aux Palestiniens « ce qui s'est passé en 1948 ».


Ci-contre : Emmaüs, village martyr
(Point de repère : le quadrilatère avec 3 espèces de cheminées au bas de la première photo et qu'on retrouve au centre de la photo du bas)
Cliquez sur la photo pour l'agrandir. 

Ces massacres furent suivis, après l'armistice, par une politique active d'expulsion, ce qu'on appelle aujourd'hui une « purification ethnique » [12] ; de la sorte, les trois-quarts des Palestiniens furent expulsés et réimplantés en Cisjordanie et à Ghaza. Après l'expulsion de ces malheureux, les juifs ont détruit la plupart de leurs villages, y compris les cimetières, et ont planté des forêts sur leurs sites pour effacer toute trace (81% des villages palestiniens ont été ainsi rayés de la carte) ; ceci permit, en plus, aux sionistes de tenter d'accréditer un des mythes fondateurs d'Israël les plus grossiers, à savoir que, en admettant encore que la Palestine ne leur appartenait pas, elle n'en constituait pas moins une « terre sans peuple » pour un « peuple sans terre », bref un « pays désert » dont ils avaient pris possession le plus normalement du monde. Il faut ajouter qu'un très grand nombre de tribus nomades furent expulsées ou exterminées et que les non-juifs des villes (comme Tibériade) ont été presque entièrement expulsés eux aussi. Les profanations de toutes sortes furent innombrables : tombes profanées par milliers (Des milliers de Carpentras... Mitterrand bloquant les rues de Paris chaque jour de ses deux septennats !), églises ou mosquées transformées en toilettes publiques (Aïn Karim) ou bien en galerie d'art (Safad) ou encore en bar-restaurant (Césarée). Cette politique est encore poursuivie, quoique sournoisement : les juifs refusent souvent l'eau, l'électricité, etc. aux derniers villages palestiniens, les condamnant à l'abandon et, dès lors, à la confiscation. Les massacres étant devenus impossibles, tout un appareil juridique a été mis en place pour donner une façade de légalité à ces brigandages de toutes sortes : de cette façon, alors que les juifs n'avaient pu acquérir que 3,5% des terres palestiniennes avant 1948, ils en possèdent maintenant 88%. [13]
Depuis et puisque, culpabilisés par nos journalistes, nos historiens et nos hommes politiques, nous ne disons rien, Israël a encore occupé la Cisjordanie et Ghaza et y pratique les mêmes rapines qu'en Palestine ; par exemple, à ce jour, à Ghaza qui compte 800.000 habitants palestiniens, quelques milliers de colons juifs ont déjà confisqué 40 % des terres agricoles (60 % en Cisjordanie). Ils ont même dépouillé les Palestiniens de leur eau : sa consommation (y compris pour l'irrigation) est limitée à 117 m3/an pour chaque Palestinien [14] ; par contre, chaque colon juif consomme 7.929 m3/an, soit 68 fois plus ! En d'autres termes, 0,5% de la population (c'est-à-dire les colons juifs, dont la plupart sont des juifs américains, comme Baruch Goldstein, le tueur d'Hébron, ou français financés par les diasporas de leurs pays d'origine) consomme 30% de cette eau ! Et comme cette asphyxie est apparemment trop lente, des voix s'élèvent pour demander que les Palestiniens soient expulsés des territoires occupés : Rehavam Zeevi, ancien vice-premier ministre de Shamir et ancien ministre de Sharon (Zeevi a été assassiné en 2002 par des Palestiniens.) a proposé en février 88 de résoudre le « problème » des Palestiniens des territoires occupés par leur transfert dans les pays arabes, affirmant qu'il « n'existe pas de solution plus juste et plus humaine ». [15] Zeevi a réitéré ses propos en juin 88 à la radio israélienne et à d'autres reprises. [16] Certains partis israéliens, dont le racisme est tel qu'ils seraient interdits dans la plupart des pays, préconisent aussi cette expulsion mais, comme dit le rabbin Benni Elon, « en leur rendant la vie tellement intenable qu'ils s'en iront de leur plein gré ». [17] Les nazis ne tenaient pas d'autres discours vis-à-vis des juifs. Avez-vous entendu des protestations de la part de tous ces donneurs de leçons sionistes et de tous ces dévoyés de la Démocratie, qui vous privent en sus de votre liberté d'information et d'expression ?
Mon propos n'étant pas d'établir le catalogue des crimes (contre l'Humanité, pour utiliser le jargon des donneurs de leçons) commis par les juifs en Palestine, mais simplement de faire comprendre aux lecteurs la nécessité vitale qu'il y a pour Israël à ce que nous continuions à croire aux chambres à gaz, j'en reste là. Nous allons reparler de cette nécessité mais le lecteur aura déjà compris que, si le mythe des chambres à gaz disparaissait, il lui viendrait naturellement à l'esprit que la « solution finale du problème palestinien » est identique à la « solution finale du problème juif » sur bien des points ; certes, la mise au travail forcé différencie ces deux formes de génocides, ainsi, bien entendu, que le nombre de morts (qui, proportionnellement, a été beaucoup plus élevé chez les juifs déportés) mais ces différences sont dues surtout au fait que les circonstances des deux expulsions n'ont pas été les mêmes.


NOTES

[1]

Nous n’inventons rien ; ainsi le Bulletin trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 62, janvier-mars 1999, précise en sa page 198 que les Falashas sont rentrés chez eux en Israël après « un grand voyage entamé voici près de deux mille ans ». Un safari en Afrique dont ils seraient revenus bronzés, peut-être ?
Tous les gens sensés savent bien que les Falashas éthiopiens sont des Ethiopiens chrétiens convertis au judaïsme et qu'ils n'ont aucun ancêtre palestinien. 

[2]

Auparavant, quelques mots sur deux autres mythes juifs :

  • Le Mur des Lamentations de Jérusalem est, affirment les juifs, un vestige du Temple de Salomon. Il se pourrait bien que non ; les Arabes, en tous cas, contestent la chose. Par exemple, dans une interview donnée le 17/1/2001 à Die Welt de Hambourg, Iskrima Sabri, mufti de l’Autorité Palestinienne dit qu’il n’y a rien à Jérusalem qui soit daté des Hébreux ; même le Mur des Lamentations est du temps des Omayyad : tout est arabe ou mahométan. Si les Arabes ne veulent pas de fouilles sous le dôme, c’est uniquement de peur de déstabiliser la mosquée. Dès lors, concluait Sabri, les juifs doivent rentrer chez eux, là d’où ils viennent, par exemple en Allemagne. « Après tout, vous les aimez tant, n’est-ce pas ? », a ajouté Sabri. (Global Patelin, février 2001) Meïr Weintrater du FSJU (Fonds social juif unifié) répond au grand mufti dans la revue juive L’Arche : « Au seul énoncé des propos du mufti, tout chrétien aurait dû protester. La présence de Jésus au Temple n’est-elle pas au centre du récit évangélique ? Et ce Temple de Jérusalem dont parlent les Evangiles n’est-il pas le Temple des juifs ? ». Oui, rétorque Serge Thion, mais il est où, ce Temple ? (Conseils de Révision, juillet 2001) 

  • Autre mythe : Massada. Dans son ouvrage « Les guerres des juifs », l'historien Flavius Joseph (juif né Joseph ben Matityahou dans une famille de prêtres) a raconté (sur la foi du témoignage de deux rescapés, juifs aussi) qu’en 70 de notre ère, les juifs (hommes, femmes et enfants) qui avaient réussi à s'échapper de Jérusalem, assiégée puis détruite par les Romains, s’étaient réfugiés dans cette forteresse naturelle qu’avait aménagée Hérode le Grand ; ils y rejoignirent d’autres juifs qui en avaient délogé la garnison romaine qui s’y trouvait. Site d'une beauté majestueuse, Massada domine le pays (dont la mer Morte) du haut de ses 100 à 450 mètres ; l’accès au sommet est des plus difficiles qui soient et, en pratique, elle était imprenable (sauf par surprise). De là, les juifs menaient des raids contre les Romains et, au bout de 2 ans, ceux-ci vinrent y mettre le siège. Les juifs –ils étaient près de 1.000- résistèrent encore un an sur ce caillou en se nourrissant de façon frugale. Finalement, les Romains prirent la forteresse d’assaut ; pour ce faire, ils avaient construit (en recourant à des milliers de prisonniers juifs) une rampe gigantesque composé de milliers de tonnes de pierres et de terre battue au sommet de laquelle ils firent monter un bélier grâce auquel ils pratiquèrent une brèche dans la muraille de la forteresse. Les juifs mirent le feu à la forteresse à l’exception des entrepôts de vivres afin de prouver aux Romains que ce n'était pas la faim qui les avait conduits au suicide mais leur refus de l’esclavage. Puis ils se suicidèrent tous [à l'exception, apparemment, des deux miraculés qui ont tout vu et en ont témoigné devant Joseph].
    Pour l’essentiel, ce récit est à dormir debout mais l’Etat d’Israël, comme tous les Etats d’ailleurs, avait besoin de mythes et il a récupéré Massada pour en faire le symbole de la détermination des juifs à vivre libres dans leur Etat. [L’ennui est que les juifs ne sont pas chez eux à Massada.]
    Voyez la photo ci-contre. [Comme on peut s’en convaincre facilement et même sans aller le vérifier sur place, la prétendue rampe est le résultat d’une évolution géologique.]
    Commentaire de Robert Faurisson : « Selon une légende juive, les juifs qui avaient trouvé refuge dans la forteresse de la mer Morte, opposèrent une farouche résistance armée aux Romains qui venaient, en 70 de notre ère, de détruire Jérusalem. Au XXe siècle, des fouilles archéologiques entreprises sur place prouvèrent que ni le siège ni la bataille n'avaient eu lieu. Que croyez-vous qu'il arriva alors ? Le mythe de 'Massada', ce sanctuaire de la résistance du peuple juif et de ses martyrs, n'en devint que plus vivace. » (« Ecrits révisionnistes (1974-1998) », vol. IV- De 1993 à 1998, éd. privée hors commerce, 1999, p. 1875)

[3]

Contrairement à ce qu'affirment les historiens, il n'y eut pas de dispersion massive des juifs après la répression des révoltes de 70 et 135 en Israël ; Koestler, curieusement, ne nie pas cette dispersion de façon explicite : en fait, il n'en parle pas.

[4]

On se retrouve, en fait, devant un problème semblable à celui de l'extermination supposée des juifs par les Allemands en ce 20e siècle : dans le même temps où les grandes communautés juives d'Europe orientale ont disparu, d'une part, de nouvelles communautés juives sont apparues là dans le Monde où il n'y avait jamais eu de juifs (par exemple le Chili) et, d'autre part, les communautés juives déjà installées çà et là (par exemple, New York, la plus grande communauté juive de tous les temps : 1 à 2 millions de juifs ?) se sont développées de façon spectaculaire. Comment ne pas faire le rapprochement ? Comment, dès lors, oser affirmer d'une part que les communautés juives d'Europe orientale ont été exterminées et, d'autre part, que les juifs chiliens ou new-yorkais viennent de ... Oui, d'où, au fait ? Les historiens n'en savent rien ; ne pouvant l'avouer, ils ont donc choisi de faire taire par voie légale ceux qui ne sont pas de leur avis.

[5]

Voilà au moins une compensation pour eux : s'ils n'ont pas été élus par Dieu, du moins pourraient-ils être d'ascendance royale.

[6]

Parmi ceux qui n'accepte guère ou pas totalement la thèse khazar, citons Israël Shamir qui dans « Le nigaud de service » (Il s'agit de G.W. Bush.) prétend que les Khazars ne se convertirent pas en masse au judaïsme mais qu’ils furent soumis aux juifs exactement comme les USA le sont actuellement. Citant la thèse de Koestler, il ajoute : « Mais deux scientifiques russes remarquables, l’archéologue Artamonov et l’historien Leon Gumilev [°] parvinrent après de longues recherches à la conclusion  que les Khazars ordinaires n’ont pas été convertis au judaïsme. » Shamir concède tout de même qu’après la disparition de l’empire, « Les Juifs errèrent et finirent par s’éloigner du bassin dévasté de la Mer Caspienne, s’enfonçant dans les profondeurs polonaises et lituaniennes, disparaissant de l’histoire pour un petit millénaire d’hibernation. » (Gazette du Golfe et des Banlieues, n° 112, septembre 2002)
[°] Leon Gumilev, La Russie et la Grande Steppe (en russe).
Par contre, en France, Jacques Helbronner, vice-président puis président du Consistoire Central (qui avait décidé en août 1940 de s’installer à Vichy), écrit (à l’époque) que « les Israélites ne descendent pas tous du peuple juif, race sémite qui habitait la Palestine, au jour où elle fut dispersée. » [affirmation qui, en vérité, scandalise Adam Rayski, rédacteur en chef de la revue qui rapporte ces propos]. Les juifs disséminés, écrivait encore Helbronner, ont « converti à leur foi les peuples dont quelques-uns ont encore aujourd’hui le caractère ethnique de leur race originelle, bien différente de la race sémite : tribus jaunes de Mongolie, Nègres d’Abyssinie, Juifs de Pologne, Khazars de Russie. (…) L’on peut affirmer aujourd’hui, après de nombreuses études scientifiques, que les communautés juives modernes de l’Europe occidentale sont, en majeure partie, des descendants de Latins, de Gallo-romains, d’Ibères et de Germains. » (Lettre des Résistants et des Déportés juifs, n° 46, décembre 1999)
Autre auteur favorable à la thèse khazar : Kevin Alan Brook. (« The Jews of Khazaria », Jason Aronson, 1999). Extrait d’une critique du livre par Megan S. Farrell (Library Journal, December 1998, http://www.khazaria.com) : « In the ninth century, the Khazarian royalty and nobility as well as a significant portion of the Khazarian Turkic population embraced the Jewish religion. (…) / The final chapter enumerates the Jewish communities of Eastern Europe which sprung up after the fall of Khazaria and proposes that the Jews from the former Russian Empire are descended from a mixture of Khazarian Jews, German Jews, Greek Jews, and Slavs. »
Citons encore Claude Lévy et Paul Tillard : « Ces juifs d’Europe Centrale et de l’Est ne venaient pas tous de Judée. En effet, quelques colonies juives s’étaient installées, venant de Grèce, sur la presqu’île de Tancrède, la Crimée, au moment de la domination hellène. On appelait ces communautés ‘synagogues’, et, prosélytes sans le vouloir expressément , elles avaient converti au monothéisme juif un chef khazar, Kagan (de l’hébreu Cohen ou du khazar Khan), et sa tribu, bien plus nombreux qu’eux-mêmes ne l’étaient. / Plus tard, ces communautés se disséminèrent et furent notamment à l’origine des premiers juifs d’Europe centrale, ceux qu’on appellera ‘les Aschkénazim’. Descendants de Khazars authentiques, mêlés de juifs aussi palestiniens que l’était Jésus, mêlés encore de Grecs, de Slaves, d’Allemands, ils donneront plus tard le ‘type juif’ pur, auquel l’aberration raciste osera se référer. » (« La Grande Rafle du Vel d’Hiv », Robert Lafon, 1967)

[7]

On a appris en 1994 que 3 millions de Kouki, Mitzou et Schin, tribus indiennes habitant le long de la frontière indo-birmane, demandent à être rapatriés en Israël, « pays de leurs ancêtres ». Ils prétendent être les descendants d'une des douze tribus d'Israël. Déjà six familles ont pu bénéficier du droit au retour et ont été installées en Cisjordanie. L'Etat raciste (blanc ou un peu basané) qu'est Israël avait pu se permettre d'intégrer (mal) 70.000 noirs éthiopiens, mais trois millions de paysans indiens... De fait, Israël a fini par contester la judaïté de tous ces gens incultes, crasseux et vraiment trop basanés : selon l'ambassadeur d'Israël en Inde, « ces gens cherchent à se donner une colonne vertébrale, en affirmant [à tort] descendre d'un peuple connu pour ses valeurs intellectuelles et religieuses. »

[8]

On peut même d'ailleurs contester l'argument religieux. Israel Shamir dans « A l’ange de la cathédrale de Canterbury » : « Israel Jacob Youval, grand spécialiste de l’université hébraïque, a prouvé dans son livre Deux nations dans notre sein, que le judaïsme rabbinique n’avait rien à voir avec le judaïsme biblique ; le premier a ses propres livres, la Mishna et le talmud, comme le christianisme a le Nouveau Testament. I. Youval écrit : 'Le judaïsme biblique est mort et deux religions affirment être son héritier : le christianisme et le judaïsme rabbinique. / Le judaïsme que nous connaissons n’est donc pas la mère mais le frère jaloux du christianisme. Ses croyants ne sont pas des hommes restés fidèles à l’ancienne religion', car le judaïsme biblique avec ses sacrifices, son temple à Jérusalem, sa pureté rituelle, ses dîmes et son clergé a disparu il y a deux mille ans. » (Gazette du Golfe et des Banlieues (S. Thion), n° 7, avril 2002) 

[9]

On notera au passage que De Gaulle n'a jamais écrit ou dit un mot sur l'extermination des juifs ou sur les chambres à gaz et il y a là comme un indice qu'il ne croyait ni à l'un ni à l'autre. Voyez notre article « De Gaulle et l'extermination des juifs ». 
Citons aussi la parlementaire européenne Raymonde Dury, courageuse mais pas téméraire (ce qui est un compliment, compte tenu des risques qu'elle encourt), dans Le Soir du 28/3/95 : « Quand on se souvient de l' ‘Holocauste’, on se réjouit que les juifs aient pu trouver une terre où on ne les rejette pas. Mais à voir les paysans palestiniens [des Territoires occupés] tenter de survivre entourés par les colonies juives et leurs routes, on ne peut s'empêcher de se dire qu'ils font les frais d'une situation historique dont ils ne sont pas responsables. » Ne se limitant pas aux seuls territoires occupés et parlant plus crûment, Patrice Claude évoque dans Le Monde du 7/11/95 « une injustice historique commise contre un peuple expulsé de ses terres ».
[Ajout de 2003 : Ainsi que nous l’avons signalé en débutant le Tome 1, les choses ont changé avec l’arrivée de Sharon au pouvoir et on peut par exemple, trouver dans le courrier des lecteurs du Soir l’apologie des attentats contre les juifs israéliens.]

[10]

Conseils de Révision, juin 2002.

[11]

Paul Delmotte, professeur de politique internationale à l’Ihecs (Bruxelles) : « Une ‘vérité rétablie’ ? » dans Le Soir, 30/1/2001. 

[12]

Les juifs eux-mêmes commencent d'ailleurs à l'admettre. (Faut-il que cela soit évident !) Interview de Tom Segev par Vincent Hugueux dans Le Figaro du 1/11/2001 : Les documents sur la face cachée de l’indépendance d’Israël « fournissent des informations sur les crimes perpétrés en 1948 et prouvent que l‘armée israélienne a expulsé par la force une partie des Palestiniens –la moitié environ des exilés- établis sur place. On ne peut plus désormais imputer cette fuite à la propagande palestinienne. Laquelle ne peut plus prétendre que tous furent chassés manu militari.» [Curieuse logique … bien juive.]

[13]

Passevant et Portis : « Les non-juifs sont défavorisés dans un état sans constitution, où la loi est un mélange de législation et de structures talmudiques qui se prêtent aux interprétations arbitraires de juges peu enclins à donner raison à ceux qu'ils considèrent comme des ennemis. (...) la plupart des habitants non juifs d'Israël, mais natifs du pays, subissent des lois ou des pratiques discriminatoires d'un Etat qui, à ce titre, représente une provocation permanente. » (Christiane Passevant et Larry Portis, « La main de fer en Palestine - Histoire et actualité de la lutte dans les territoires occupés », 1992, Alternative Libertaire, 2, rue de l'Inquisition, 1040 Bruxelles). L'Etat d'Israël est une caricature de démocratie dont on n'a pas idée et on peut généraliser le jugement de Passevant et Portis dans un peu tous les domaines : il est, par exemple, le seul Etat au monde (du moins nous le supposons) à avoir légalisé la torture (des non-juifs, bien entendu, et sans que cela fasse hurler nos moralistes : ainsi, si Le Monde rapporte bien cette légalisation de la torture en Israël, réserve-t-il dans le même temps son indignation à l'exercice de la torture en Algérie ... il y a 40 ans de cela !) ; etc.

[14]

La FAO évalue, en moyenne, à 1.000 m3 par habitant les ressources en eau indispensables pour assurer la couverture normale des besoins humains.

[15]

Journal de Genève et Le Monde, 25/2/88.

[16]

Le Monde, 2/4/94.

[17]

Noëlle Saclet, Rivarol, 10/01/2003.


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