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des juifs par les Allemands, Tome 2 : Réalités
de la "Solution finale"
Annexe 11 - Le sort des notables juifs sous la domination allemande
(d'après la Revue d'Histoire Révisionniste, n° 2 d'août-octobre 90, n° 4 de février-avril 91 et n° 5 de novembre 91)
Un démographe suédois, Carl O. Nordling, a eu l'idée de travailler sur un échantillon ; il a repris dans l'Encyclopoedia Judaïca de 1971 les noms d'un certain nombre de juifs célèbres, nés entre 1860 et 1909 (ils auraient donc dû avoir entre 36 et 85 ans en 1945) et ayant vécu jusqu'en 1939 dans un pays occupé par les Allemands ; il a trouvé les résultats suivants sur un échantillon de 722 individus (100%) :
317 (43,9%) ont émigré ou fui entre janvier 38 et avril 45.
405 (56,1%) sont restés sur place. De ces 405,
256 (35,5%) n'ont pas été capturés (88 soit 12,2% sont morts de mort naturelle et 168 soit 23,3% étaient vivants à la fin de la guerre).
149 (20,6%) ont été capturés. De ces 149,
17 (2,4%) ont été relâchés ou se sont évadés en dehors de la zone allemande.
18 (2,5%) ont été assassinés ou exécutés.
18 (2,5%) ont été emprisonnés dans des camps de prisonniers de guerre ou en prison. De ces 18, un certain nombre ont été relâchés, mais n'ont pas émigré et 5 (0,7%) sont morts en prison ou en camp.
96 (13,3%) ont été déportés. De ces 96,
15 (2,1%) ont été envoyés à Theresienstadt, qui n'était pas un vrai camp de concentration : 11 (1,5%) ont survécu et 4 (0,6%) y sont morts (dont 3 âgés de 72-74 ans).
20 (2,8%) ont été détenus dans des camps allemands, autrichiens, français ou hollandais : 9 (1,2%) y sont morts et 11 (1,5%) ont survécu.
61 (8,4%) ont été envoyés dans l'est (la moitié avaient plus de 60 ans). De ces 61,
33 (4,6%) ont été envoyés à Auschwitz
13 (1,8%) dans d'autres camps polonais
15 (2,1%) vers une destination inconnue. De ces 61, 4 (0,6%) sont revenus vivants, tous d'Auschwitz ; les autres (57 = 7,9%) ont disparu ou sont morts : tout ce qu'on sait avec certitude sur ces 57, c'est que 7 ont été assassinés ou exécutés.
Une comparaison avec les chiffres de Sanning s'imposant, Nordling a, par la suite, reventilé ses chiffres (notamment parce que l'un partait de 1938 et l'autre de 1939), ce qui donne :
| Echantillon Nordling | Population totale Sanning * | |||||
| x 1.000 | %1 | %2 | x 1.000 | %1 | %2 | |
| Présents en 1939 | 629 | 100,0 | 5.044 | 100,0 | ||
| Emigrés en 1939/1941 | - 206 | - 32,8 | - 2.197 | - 43,6 | ||
| Présents en 1941 | 423 | 67,2 | 100,0 | 2.847 | 56,4 | 100,0 |
| Disparus du fait des Allemands et morts probablement de mort naturelle | ** 52 | 8,3 | 12,3 | 304 | 6,0 | 10,7 |
* Sans l'URSS et les Pays Baltes
** En fait, l'examen du premier tableau de Nordling fait apparaître que 93 sont morts : sans qu'on puisse le vérifier. Nordling indique donc que 41 auraient pu mourir de mort naturelle, ce qui n'est pas invraisemblable.
Ces deux séries s'accordent assez bien :
Certes, il y a moins d'émigrés chez Nordling, mais c'est logique, car les notables étaient plus âgés que les juifs ordinaires (d'une part, on ne peut s'attendre à trouver des enfants dans les élites ; d'autre part, Nordling a éliminé de son échantillon tous ceux qui étaient nés après 1909) ; or, on a constaté que la tendance à l'émigration était plus faible chez ceux qui étaient nés avant 1880 et c'était prévisible : avec l'âge, on devient de moins en moins enclin à quitter le cadre dans lequel on a vécu.
On trouve un peu plus de morts dans les notables et c'est peut-être bien normal car ils ont dû être particulièrement visés par la persécution (prise d'otages, etc.). D'autre part, on peut penser, après avoir éliminé les notables morts à un âge canonique, donc vraisemblablement de mort naturelle, que les notables ont pu moins bien résister aux conditions le plus souvent lamentables de la détention du fait de leur plus grand âge. Si on n'admet pas le chiffre de 52 morts retenus par Nordling dans sa deuxième mouture, chiffre qu'on ne peut reconstituer, on constate que, dans son premier tableau, il y aurait eu 40 notables morts du fait de la persécution et 50 disparus (réimplantés et restés en URSS ou morts), soit, au maximum, 90 morts soit 21,3% de 423 (ceux qui sont restés sur place). Rapporté aux 2.847.000 juifs restés eux aussi sur place, ce pourcentage correspondrait à un total de morts de 606.000 maximum, soit le double des 304.000 calculés par Sanning et auxquels il faut ajouter ceux qui sont morts du fait des Soviétiques. La conclusion qui s'impose est qu'il n'est pas mort 6 millions de juifs, ni 5 millions mais, heureusement, beaucoup moins.
Il semble finalement qu'on puisse effectivement chiffrer la catastrophe qui frappa les juifs et ceux qui furent désignés comme tels à 1/1,5 million de morts, ce qui reste, tout le monde doit en convenir, un chiffre singulier, que n'atteint aucune autre communauté européenne importante, si ce n'est la communauté germanophone (notons quand même que l'URSS, la Pologne et la Yougoslavie revendiquent également cette singularité). En fait, il a dû y avoir des disparités très grandes entre les différentes communautés juives ; il nous paraît probable que les communautés ouest- et sud-européennes (les juifs français, belges et hollandais par exemple) ont été les plus touchées au point que la plupart de leurs déportés ne sont pas rentrés.
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