Serge Thion

Vérité historique ou vérité politique ?


Document IV

Documentation photographique

 

Deux photos (1 et 2) d'une vraie chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Il s'agit d'un autoclave pour la désinfection des habits.

(1.–) : L'autoclave vu de l'extérieur.


Photo 1.

(2.–) : L'intérieur avec ses tringles pour les vêtements.


Photo 2.

Explication : le gazage des vêtements n'était pas une mince affaire. Il exigeait des installations d'une complication relative. On utilisait rarement le Zyklon B, jugé trop puissant, difficile à ventiler et réservé en principe au gazage des bâtiments, des silos, des navires. On utilisait le « N », le « Cartox », le « Ventox », l'« Areginal », etc. Imaginez, par conséquent, l'appareillage extraordinairement sophistiqué qu'il aurait fallu concevoir et construire pour gazer chaque jour plusieurs fournées de 2000 hommes avec du Zyklon B (accès, observation, envoi de Zyklon B et, surtout, aération).

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Deux photos (3 et 4) de la prétendue « chambre à gaz homicide » du Struthof-Natzweiler (près de Strasbourg).

(3.–) : Le regard, le commutateur électrique, le trou de déversement du gaz.


Photo 3.

(4.–) : Le regard et le trou de déversement, vus de l'intérieur.


Photo 4.

Explication : cette prétendue « chambre à gaz homicide » est classée « monument historique ». Une inscription dit qu'elle est « en état d'origine ». On n'en a jamais fait d'expertise ! Elle n'est jamais montrée en photo. Elle n'est pas hermétique. Les absurdités techniques abondent. On lit sur place la « confession » de Joseph Kramer, ancien commandant du camp. Kramer dit que c'est par un « trou » (sic !) qu'il versait lui-même « une certaine quantité de sels cyanhydriques », puis « une certaine quantité d'eau » : le tout dégageait, paraît-il, un gaz (!!!) qui tuait en une minute. (Pour la première fois dans l'histoire de la chimie, du sel additionné d'eau donnait ainsi un gaz.) Le « trou » qu'on voit aujourd'hui a été si grossièrement fait que quatre carreaux de faïence en ont été brisés. Kramer se servait, dit-il, d'un « entonnoir à robinet ». Je ne vois ni comment il pouvait empêcher un si terrible gaz de refluer par ce trou grossier, ni comment il pouvait admettre que le gaz, s'évacuant par la cheminée, aille se répandre sous les fenêtres du mess des officiers allemands. Quant au regard, il a été taillé pour respecter le dessin des carreaux de faïence. C'est pourquoi on a supprimé seulement trois carreaux. Le résultat est le suivant : ce regard ne permet de voir que la moitié environ de cette minuscule « chambre à gaz » de 2,25 m x 3,20 m x 2,75 m. C'est une entreprise de Saint-Michel-sur-Meurthe (département des Vosges) qui, après la guerre, a laissé les lieux dans cet état pour le service des « Monuments historiques ». M. François Faure, président de l'Amicale des déportés de ce camp, que j'ai interrogé sur les anomalies de cette « chambre à gaz », m'a d'abord parlé de « pommeaux de douches au plafond », puis, comme je lui disais qu'il n'y avait aucun pommeau, il m'a affirmé qu'il n'avait jamais de sa vie visité cette « chambre à gaz » et qu'il espérait bien ne jamais la visiter ! Le 16 janvier 1979, j'ai écrit dans le journal le Monde que la « chambre à gaz » du Struthof était « intéressante à visiter » (sous-entendu : pour les amateurs de supercherie). Quelques jours après, la « chambre à gaz » était déclarée visitable seulement avec un guide « à cause du vandalisme » mais les guides répondent qu'ils n'ont pas le droit de faire visiter autre chose que le musée du camp (où il n'y a aucune photo de... la « chambre à gaz »).

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(5.–) : La prétendue « chambre à gaz » d'Auschwitz-1 avec accès aux crématoires sur la droite.


Photo 5.

(6.–) : La même « chambre à gaz » avec accès aux crématoires sur la gauche.


Photo 6.

Explication : Les touristes croient qu'il s'agit d'une vraie « chambre à gaz homicide », de même qu'ils croient que les fours crématoires de la pièce annexe sont authentiques. J'ai fait venir sur place M. Jan Machalek, un responsable du « musée d'Auschwitz ». Je lui ai montré les fours. Je lui ai demandé : « Sont-ils authentiques ? » Il m'a répondu : « Oui, bien sûr ! » J'ai alors passé mon doigt sur la bouche de l'un des fours. Je lui ai montré qu'il n'y avait pas de suie. Prenant alors un air confus, il m'a dit que ces fours étaient une « reconstitution ». J'ai donc cherché dans les archives du « musée »les plans d'origine. J'ai ainsi découvert que les fours étaient, en effet, une honnête reconstitution, mais en même temps j'ai découvert que la « chambre à gaz » n'avait jamais été, dans la réalité, telle qu'on nous la présente aujourd'hui. De toute façon, un minimum de bon sens nous révèle que cette pièce ne peut avoir été une « chambre à gaz ». Notez l'absence totale d'herméticité, la porte vitrée (une vitre se brise), la porte pleine sans aucune herméticité (serrure, etc.), la communication directe avec la salle des fours (les employés auraient été gazés et n'auraient pu faire leur travail; ajoutez à cela que le Zyklon B est inflammable et explosible si une certaine concentration est atteinte). Notez la trace d'anciennes cloisons et la peinture murale qui court au bas des murs; cloisons et peinture n'avaient aucune raison d'être dans une « chambre à gaz ». En réalité, on avait là une série de petites pièces inoffensives dont les Polono-communistes ont abattu les cloisons pour nous donner l'impression d'une seule et même grande pièce. Au plafond, il y a de vulgaires trappes d'aération sans aucune herméticité comme dans tout abri antiaérien.

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Deux photos des plans originaux qui montrent les deux états successifs réels de la prétendue « chambre à gaz » d'Auschwitz-1.

(7.–) : La prétendue « chambre à gaz » était une chambre froide pour les morts (Leichenhalle).


Photo 7.

(8.–) : Cette chambre froide est devenue en juin 1943 un ensemble fait de pièces attenantes à une salle d'opérations chirurgicales de secours en cas de bombardement.


Photo 8.

Explication : ces deux photos proviennent des archives du musée d'Auschwitz. Leurs références sont : no 18 et 19 du microfilm 205/24. Elles montrent les deux états successifs des lieux : d'abord du début de 1941 à l'été de 1943, puis de l'été de 1943 jusqu'à la fin, c'est-à-dire jusqu'à janvier 1945. Ce que l'on visite aujourd'hui n'a qu'un lointain rapport avec ce qu'il y avait en réalité autrefois. Limitons-nous à l'espace abusivement qualifié aujourd'hui de « chambre à gaz ». Nous pouvons voir que cet espace était occupé, de droite à gauche, d'abord par une chambre froide (Leichenhalle) (I) où l'on mettait les cadavres à brûler, puis par une salle avec lavabo (Waschraum) (II); tout à fait à gauche se trouvait le dépositoire (Aufbahrungsraum). On notera que la chambre froide est en cul-de-sac. Prenons la seconde photo. Nous voyons qu'il s'agit du plan d'un « Abri antiaérien pour l'hôpital S.S. avec salle d'opération » (Luftschutzbunker für S.S. Revier mit einem Operationsraum). Cet hôpital se trouvait en effet juste à côté. Si l'on avait utilisé ici du Zyklon B à l'échelle que l'on prétend, le gaz n'aurait pu être ventilé que vers la salle des fours crématoires ou vers les fenêtres de l'hôpital. On remarquera que les Allemands ont, cette fois-ci, ménagé une entrée sur la droite avec une petite antichambre comme en possèdent généralement les abris antiaériens. Ensuite, ils ont bâti une série de cloisons. Ce sont des cloisons des pièces II, III, IV, V et VI que les Polono-communistes ont abattues pour faire croire qu'il existait une grande pièce qu'ils ont baptisée « chambre à gaz ». On remarquera qu'ils n'ont pas rétabli le cul-de-sac; c'est qu'il fallait bien faire croire que les victimes des prétendus gazages entraient par un autre endroit que par la salle des fours crématoires !

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(9.–) : Photographie aérienne, prise par les Américains le 25 août 1944, d'un Krema d'Auschwitz-II (ou Birkenau).


Photo 9.

(10.–) : Ruines de la prétendue « chambre à gaz » de ce Krema.


Photo 10.

À la page suivante.

(11.–) : Plan original de ce Krema.

(12.–) : Détail de la même photo; le plan révèle que la « chambre à gaz » était en réalité une chambre froide enterrée (Leichenkeller).

Explication : cette photographie aérienne porte le coup de grâce à la légende de l'« extermination ». Elle montre un Krema de Birkenau avec sa cheminée et, disposées en équerre, deux pièces semi-enterrées qui sont, ainsi que nous le révèle le plan, des chambres froides pour les cadavres. Contrairement aux légendes, il n'y a aucune « foule humaine attendant de pénétrer dans le bâtiment »; il n'y a aucune trace de « formidables flammes et fumées sortant de cheminées gigantesques et visibles à plusieurs kilomètres »; le jardin est bien dessiné, ce qui serait impossible si des foules humaines avaient piétiné les environs du Krema; le portail est ouvert; le lieu n'a rien de secret. Il ne faudrait pas dire que le jour où les Américains ont pris cette photo il n'y avait, par miracle, ce jour-là, aucune « extermination ». D'abord, cette photo date du 25 août 1944, époque précisément où culminaient les prétendus massacres, notamment de Juifs hongrois. Puis, il faut savoir que cette photo fait partie d'un ensemble important de photos prises par l'aviation américaine (et allemande) entre avril 1944 et janvier 1945 : aucune d'entre elles ne montre ce que les légendes nous racontaient et, aujourd'hui, les Américains, tout penauds, sont eux-mêmes obligés d'en convenir. La prétendue « chambre à gaz » (en réalité : Leichenkeller I) ne mesurait d'ailleurs que 30 m sur 7 m; elle était en cul-de-sac; elle était semi-enterrée, pour être protégée de la chaleur; toute aération par la porte se serait faite en direction des fours qui se trouvaient au niveau du sol. Le petit monte-charge, qu'on aperçoit sur la droite, mesurait 2,10 m x 1,35, ce qui serait tout à fait dérisoire pour transporter des milliers de corps. Référence des photos américaines : The Holocaust revisited (op. cit.). Photo des ruines : documentation personnelle. Photo du plan : musée d'Oświęcim (Auschwitz), négatif 519. Il existe de nombreux documents qui montrent les Kremas soit en plans, soit en construction, soit terminés, soit détruits (par les Allemands ou par les Soviétiques ?). Les deux principaux responsables de la construction et de l'entretien des Kremas de Birkenau (Walter Dejaco et Fritz Ertl) ont été jugés en 1972 et... acquittés. Ces hommes de l'art ne pouvaient pas être abusés par leurs accusateurs comme l'avaient été d'autres accusés allemands et ils purent sans doute prouver que, s'il y avait bien eu des fours crématoires, il n'y avait rien eu en fait de « chambres à gaz ». La presse s'est montrée extrêmement discrète sur le compte de ce procès qui s'est déroulé à Vienne et qui, bien plus que le scandaleux procès de Francfort (1963-1965), méritait le nom de « procès d'Auschwitz ». Les plans des Kremas IV et V, que je ne donne pas ici, prouvent sans contestation possible que la seule façon pour les Allemands d'y pratiquer des gazages aurait été la suivante : le S.S., portant un masque à gaz aurait dû frapper aux fenêtres (des fenêtres dans une chambre à gaz !) pour demander aux victimes comprimées les unes contre les autres de bien vouloir

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Photo 12.Photo 11.

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Photo 13.

(13.–) : Arrivée sur la rampe d'Auschwitz-Birkenau; en arrière-plan, l'un des fameux Kremas. Explication : le « gigantesque abattoir humain », réputé ultra-secret et où se gazaient, dit-on, et se brûlaient des milliers de victimes par jour n'étaient en fait qu'un petit bâtiment, visible de partout, et proche du terrain de football des internés (à droite, non visible sur cette photo). Référence : négatif 117 du musée d'Oświęcim (Auschwitz) qui attribue cette photo à un soldat S.S. (1943 ou 1944). [Tirée ici de l'ouvrage « Gesichter der Juden in Auschwitz : Lili Meiers Album », Berlin 1995]


(Suite de la légende de la page 319.)

lui ouvrir ces fenêtres; puis, les fenêtres une fois ouvertes, le S.S. aurait jeté à la volée une dose de Zyklon B dans l'intérieur des chambres à gaz (trois pièces distinctes !); puis il aurait demandé aux victimes de bien vouloir refermer les fenêtres et de bien vouloir mourir en paix sans briser les carreaux ! Telles sont les insanités qu'il faut admettre si l'on examine la configuration physique des lieux. Mais pas un tribunal, pas un avocat, pas un historien ne s'est soucié des contingences physiques. Cela est d'autant moins pardonnable qu'il s'agissait, paraît-il, en la circonstance, de formidables massacres par un effroyable moyen dont pas un tribunal, pas un avocat, pas un historien ne pouvait se vanter d'avoir dans sa vie rencontré le moindre spécimen. Personne n'était capable de décrire l'une de ces formidables « chambres à gaz » et personne ne s'est préoccupé d'en avoir une description exacte (mesures exactes d'après les plans ou d'après les relevés de géomètres, distribution des pièces, machinerie employée, processus matériel de la mise à mort, de l'aération, etc.). Ce qui a pu être fait ou dit, ici ou là, sur ces sujets est absolument dérisoire à force de vague, de contradictions et d'absurdités. Cela vaut les descriptions que l'on faisait du Diable dans les procès de sorcellerie : la moindre tentative d'explication réclamée par quiconque aurait paru... diabolique.

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Photo 14.

(14.–) : Une toute petite partie de l'immense complexe industriel d'Auschwitz (ici : Monowitz) où travaillaient une grande partie des détenus aux côtés de civils polonais et allemands. Référence : film pris à la Libération par les Soviétiques et visible au musée d'Oświęcim (Auschwitz).

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