Notes de lecture

Les prix sont donnés à titre purement indicatif. Les indications de pages figurent entre crochets. Nous ne diffusons aucun des ouvrages mentionnés ci-dessous.

Il caso Faurisson e il revisionismo olocaustico / Cesare SALETTA, Noam CHOMSKY, Robert FAURISSON, Serge THION, AAARGH, Vrij Historisch Onderzoek. Trad. du français par Marco Serra. Gênes : Graphos [Campetto, 4, 16123 Genova, Italie], décembre 1997. 148 p. 14 x 21,1 cm. L. 28 000. Il s’agit d’une nouvelle édition augmentée de l’ouvrage édité par Andrea CHERSI en 1981, Il caso Faurisson (Castenedolo, Andrea Chersi). On trouvera ici : la préface de Noam Chomsky au Mémoire en défense de R. Faurisson, les articles de Faurisson parus dans le quotidien Le Monde qui ont déclenché véritablement l’« affaire Faurisson », des extraits du Mémoire en défense précité ainsi que divers textes de R. Faurisson et de Serge Thion extraits du livre de ce dernier, Vérité historique ou vérité politique ? (Paris, La Vieille Taupe, 1979). Dans la nouvelle édition figurent de nouveaux textes : un texte provenant du site Internet de l’AAARGH (Association des anciens amateurs de récits de guerre et d’holocauste), une longue étude de Cesare Saletta sur « la répression légale du révisionnisme de l’Holocauste et l’émergence d’une question juive » [11-48], suivie d’un appendice sur un antirévisionniste italien [49-60]. En fin d’ouvrage ont été traduites les 33 questions et réponses sur l’Holocauste et le révisionnisme publiées en 1997 par le Vrij Historisch Onderzoek [127-140].

De Auschwitzleugen in beeld. [vol. 1]. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, octobre 1997. [70] p. [imprimé au recto, non paginé]. 21 x 29,7 cm. Prix non indiqué.
Die Auschwitz-Lüge in Bild. [vol. 1]. Trad. du néerlandais par Jürgen Graf. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, octobre 1997. [2]-76 p. [imprimé au recto, paginé de 1 à 38]. 21 x 29,7 cm. Prix non indiqué. Il existe au moins deux éditions de ce volume, la seconde comportant la légende d’une quinzaine de nouvelles illustrations.
Le Mensonge d’Auschwitz par l’illustration. [vol. 1]. Trad. de l’allemand par Jean-Marie Boisdefeu [pseudonyme). Anvers ; Vrij Historisch Onderzoek, décembre 1997. [4]-76 p. [imprimé au recto et paginé de 1 à 37]. 21 x 29,7 cm. Prix non indiqué.
Die Auschwitz-Lüge in Bild = De Auschwitzleugen in beeld. [vol. 2]. Trad. du néerlandais par Jürgen Graf. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, octobre 1997. [178]p. [imprimé au recto]. 21 x 29,7 cm. Ill. Cartes. Plans. Tableaux. Prix non indiqué. Il existe au moins deux éditions de ce volume, la seconde comportant une quinzaine de photographies supplémentaires (de l’ill. n° 277 à l’ill. n° 290). La note de lecture qui suit concerne l’édition française. Il s’agit à notre connaissance du premier ouvrage révisionniste entièrement illustré sur le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. L’idéal aurait bien sûr été de placer chaque légende à proximité de la photographie, de l’illustration, du plan, de la carte correspondants mais sans doute des questions de coût ont empêché cette disposition. La majorité si ce n’est la totalité de ces photographies est connue des révisionnistes. Au fil de la lecture, on abordera les sujets suivants (l’indication des illustrations renvoie au volume 2, la pagination entre crochets renvoie au volume 1 des légendes) : l’introduction (la thèse officielle, la thèse révisionniste, la « déclaration de guerre juive » à l’Allemagne) [1-6], Auschwitz et ses environs (ill. 30 à 42) [6-7], le danger des épidémies (ill. 44 à 67) [7-9], les chambres à gaz-tunnels de désinfection (ill. 68 à 73) [9], la technologie des chambres à gaz homicides (ill. 74 à 92) [9-11], la chambre à gaz présumée du crématoire I d’Auschwitz (ill. 93 à 112) [12-14], Birkenau (Auschwitz II) et les chambres à gaz présumées des crématoires II et III (ill. 113 à 122) [14-21], les expertises chimiques de Leuchter et de Rudolf (ill. 151 à 168) [21-23), le Canadien John C. Ball, l’expert en photographie aérienne (ill. 169 à 174) [23-26], la capacité de crémation des fours et la consommation de coke (ill. 175 à 189) [26-29], la fiction et les faits (ill. 190 à 231) [29-31], les chercheurs révisionnistes (Paul Rassinier, Wilhelm Stäglich, Udo Walendy, Arthur Butz, Robert Faurisson, Fred Leuchter, Mark Weber, Jürgen Graf, Germar Rudolf, etc.) (ill. 232 à 244) [31-34], divers points (La Liste de Schindler, la question démographique) (ill. 245 à 276) [34-37].

Rolf-Josef EIBICHT (s.d.). Unterdrückung und Verfolgung deutscher Patrioten. Gesinnungsdiktatur in Deutschland ? Viöl : Hutten-Verlag [25884 Viöl, Allemagne), 1997. 664 p. 14,8 x 20,7 cm. DM 54. Ce fort volume réunit les contributions de quelque 35 auteurs (allemands pour la plupart) parmi lesquels on citera Emil Schlee, Roland Bohlinger, Rolf Kosiek, Hans-Dietrich Sander, Alfred Schickel, Ernst Topitsch, Heinz Nawratil, Per-Lennart Aae, Harald Kindl. Chacun des auteurs fait l’objet d’une notice bio-bibliographique en fin de volume [640-657]. Les grands sujets abordés dans ce livre sont : la dégradation du système démocratique et judiciaire en Allemagne et en Autriche [45-203], certaines questions historiques considérées comme tabous et la lutte contre cet état de fait [204-259], de nombreux cas de victimes de la « persécution des patriotes » [260-457], la stigmatisation du révisionnisme historique [458-465], les différentes manières de s’opposer à la répression [466-638]. De très nombreux exemples de répression, de persécution judiciaire, de campagne de calomnie, plus ou moins anciens, sont évoqués, parfois longuement : l’affaire Heitmann, la revue Staatsbriefe, l’affaire Jenninger, Ernst Nolte, l’affaire Oberländer, l’affaire Helmut Diwald, l’affaire Erwin Adler, l’affaire Günther Deckert, l’ouvrage collectif 50 Jahre Vertreibung, la revue Junge Freiheit, la revue Der Schlesier, la revue Sleipnir, etc. On déplorera l’absence d’un index des noms de personnes (et éventuellement des titres de revues et d’ouvrages) qui aurait pourtant été fort utile.

Ingrid WECKERT. Auswanderung der Juden aus dem Dritten Reich. Anvers : Stiftung Vrij Historisch Onderzoek, [février] 1998. 48 p. 14,5 x 20,7 cm. Bibliographie. Aucun prix n’est indiqué. Cette brochure a paru initialement en juillet 1994 dans la série Kritik-Folge (n° 88). Nous avons connaissance également d’une édition publiée par Udo Walendy et son Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung. Le texte d’Ingrid Weckert traite de l’émigration des juifs sous le Troisième Reich et de la collaboration mise en oeuvre dans ce but par les autorités allemandes et certaines organisations juives sionistes. L’auteur examine brièvement : la «  déclaration de guerre » des juifs – de certaines organisations juives – à l’Allemagne en mars 1933 [4-5], les principales organisations juives en Allemagne [6-12], les organisations juives créées pour la mise sur pied d’un programme d’émigration en Palestine [12-14], l’accord Haavara [14-20], les résistances et oppositions à cet accord, du côté juif [21-22] et du côté allemand [22-24], la position de la SS concernant l’émigration juive [24-26], l’accord Rublee-Wohlthat sur l’émigration dans les autres pays que la Palestine [26-31], l’immigration clandestine en Palestine [32-34], les propositions de l’Irgun, organisation terroriste sioniste [35-36].

Thies CHRISTOPHERSEN, 33 Lügen und die Wahrheit. Anvers : Stiftung Vrij Historisch Onderzoek, [février] 1998. IV-142 p. 14,5 x 20,7 cm. Cette brochure a paru initialement en 1984 sous la forme de deux petits volumes de la série Kritik-Folge (n° 60 et n° 61) intitulés Lüge und Wahrheit. Il semble qu’une publication sous forme de circulaires ait précédé ces deux volumes. Il s’agit ici d’un reprint (tout comme le texte d’I. Weckert) auquel on a donné un nouveau titre. Néanmoins, ce sont 34 et non 33 mensonges que l’on peut lire (et même 35 si l’on tient compte du paragraphe sur les têtes réduites de Buchenwald, p. 92-93). La plupart des «  mensonges » et leur réfutation font l’objet de 2 à 3 pages de textes en moyenne et portent sur des sujets tantôt historiques, tantôt purement politiques, sans unité ou lien particulier. L’ouvrage ne comporte aucune note et aucun appareil critique. Voici la liste des « mensonges » examinés : la main-d’oeuvre étrangère source de prospérité pour l’Allemagne [1-2], le ramassage des ordures est effectué par les seuls immigrés [3-4], le feld-maréchal Erwin Rommel était un traître [5-6], le marquage des juifs par l’étoile jaune est une invention des nazis [7-9], les centres du Lebensborn [10-13], le bombardement de Guernica [14-16], les accords de Munich [17-22], la série télévisée Holocauste [23-24], les Allemands, initiateurs de la guerre aérienne contre les civils [25-27], les Noirs en Afrique du Sud (28-30], la ségrégation raciale [31-33], les prisonniers de guerre en Allemagne [34-36], l’Allemagne, responsable de la guerre [38-41], la troisième voie économique [42-45], les traîtres dans l’armée allemande [46-48], le massacre de Lidice [49-51], l’occupation du Danemark et de la Norvège [52-55], les États-Unis, modèle politique [56-58], l’incendie du Reichstag [59-63], le « gazage » d’Anne Frank à Bergen-Belsen [64-67], l’amiral Karl Donitz, « criminel de guerre » [68-70], le pape Jean-Paul II, ami du peuple allemand [71-74], la culpabilité collective allemande selon feu Menahem Begin [76-78], l’ancienneté de la civilisation européenne [79-81], la déclaration de guerre de l’Allemagne aux États-Unis [82-86], la vérité et le mensonge en temps de guerre (exemples de la première guerre mondiale) [87-90], le savon humain [91-92], les têtes réduites de Buchenwald [92-93], les relations avec l’Union soviétique [94-97], la bataille de Stalingrad [98-115], la propagande des Alliés [116-120], les juifs et l’antisémitisme en Union soviétique [121-127], les crimes de guerre allemands [128-133], l’hostilité de l’Amérique à l’endroit des Allemands [134-137], les généraux Blomberg et Fritsch [138-141].

Antwort auf die Goldhagen- und Spielberglügen. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, octobre 1997 (3e édition). 40 p. 21 x 29,7 cm. Ill. Couv. ill. Ill. Non vendu à l’unité. Il s’agit de la troisième édition, avec un titre légèrement différent, de la brochure Eine deutsche Antwort auf die Goldhagen- und Spielberglügen. Cette version comporte davantage d’illustrations et a été, semble-t-il, assez fortement remaniée. La division par chapitre n’est plus la même. L’éditeur entend assurer une diffusion massive de cette brochure pour atteindre les 100.000 exemplaires. Dans ce but, il propose des tarifs dégressifs : 10 exemplaires pour 30 marks, 22 pour 50 marks, 32 pour 80 marks, 60 pour 130 marks. Une édition identique de format réduit (16,5 x 23,5 cm) mais imprimée en bleu a été réalisée en février 1998.

Ernst ZÜNDEL. The West, War, And Islam. Toronto : Samisdat Publishers [206 Carlton Street, Toronto, Ontario, Canada MSA 2L1], 26 janvier 1998. [4]p. 21 x 29,7 cm. Il s’agit de la nouvelle version actualisée d’un texte qui a paru il y a une vingtaine d’années. Nous n’avons pas lu la version originale. L’auteur s’adresse plus particulièrement au monde musulman. Il entend désigner les véritables ennemis des musulmans qui sont aussi, pour lui, ceux de l’Occident. Ce sont : l’internationale sioniste, la franc-maçonnerie et diverses sociétés et organisations plus ou moins secrètes, l’internationale des banquiers, l’internationale communiste. Pour finir, l’auteur lance un appel au monde musulman pour qu’il apporte son aide, notamment financière, dans la diffusion du révisionnisme historique et dans la lutte contre le sionisme.

Jean Norton CRU. Du témoignage. Paris : Éditions Allia [16, rue Charlemagne, 75004 Paris], octobre 1997. 160 p. 10 x 17 cm. Couv. ill, Bibliographie. ISBN 2-911188-59-4. 40 F. Voici réédité à un prix très abordable ce classique révisionniste de la première guerre mondiale, indispensable dans la bibliothèque de tout historien. En cinq grandes parties, l’auteur aborde ici l’histoire militaire et les témoins (la tradition, la guerre vue de haut et de près, l’utilisation et la leçon des témoignages, etc.) [15-54], diverses légendes (la lutte, la charge, les attaques en rangs serrés, les monceaux de morts, les flots de sang, la baïonnette, le courage et la peur, « Debout les morts ! », la tranchée des baïonnettes, les thèmes de légendes, le paradoxe de l’offensive) [55-86], les témoignages (le journal, les souvenirs, les réflexions, les lettres, le roman) [87-101], la littérature et le témoignage (la liberté de l’art, la tradition littéraire, artistes ou témoins, le devoir de la critique, etc.) [103-119], la connaissance de l’homme par la guerre (la valeur générale des témoins, la trahison de la mémoire, l’emprise de la légende, l’erreur pacifiste de la brute sanguinaire, l’erreur traditionaliste de l’héroïsme, etc.) [121-144]. La précédente édition de Du témoignage avait été publiée en mars 1989 aux Éditions Allia. Elle comportait, outre une copieuse bibliographie, une intéressante étude d’une cinquantaine de pages sur la vie et l’oeuvre de Jean Norton Cru (1879-1949) par Hélène Vogel. Signalons pour finir l’autre ouvrage toujours disponible de CRU, Témoins : essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928 (Nancy, Presses Universitaires de Nancy [25, rue Baron Louis, 54000 Nancy], 1993 [1929], VIII-728 p.).

Elizabeth LOFTUS & Katherine KETCHAM. Le Syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés. Trad. de l’américain par Yves Champollion. [Chambéry] : Éditions Exergue [298, rue Nicolas Parent, 73000 Chambéry], septembre 1997. 352 p. 16 x 23,9 cm. Couv. ill. Bibliographie. Coll. Regard critique. ISBN 2-911525-12-4. 149 F (164 F franco). « S’appuyant sur un pseudo-freudisme simpliste et sur des techniques proches de l’hypnose, de nouvelles psychothérapies en vogue prétendent faire resurgir des "souvenirs refoulés" de traumatismes enfantins, généralement sexuels. / En réalité, elles ont produit des millions de "faux souvenirs", qui parfois entraînent des familles entières dans un enfer de ressentiment où les fantasmes sont confondus avec la réalité. Des "faux souvenirs" d’inceste, de viols et même de meurtres ont conduit, tout récemment, à de tragiques erreurs judiciaires qui ne sont pas sans évoquer les chasses aux sorcières d’antan (et qui, en outre, nuisent à la cause des victimes réelles qui, elles, n’ont jamais oublié). / Toutefois, un nombre croissant de patients se rétractent et accusent leurs psychothérapeutes de manipulation mentale. Le débat fait rage aux États-Unis. Il pénètre maintenant en France grâce à ce livre. / Qu’est-ce que la mémoire, le refoulement, l’inconscient ? Nos souvenirs sont-ils stockés fidèlement dans notre inconscient, ou bien la mémoire est-elle un processus plus complexe, insaisissable, créatif et interactif ? Qu’est-ce qui produit des "faux souvenirs" ? Les auteurs font le point sur ce syndrome étrange et inquiétant, et nous racontent quelques cas typiques et extravagants » [4e de couverture]. À notre connaissance, l’ouvrage de Loftus et Ketcham est le premier en France à être exclusivement consacré au sujet des « faux souvenirs », sujet qui ne peut laisser aucun historien indifférent. Ceux qui s’intéressent aux témoignages, et plus particulièrement aux témoignages de déportés, y puiseront d’utiles réflexions. Rappelons qu’Elizabeth Loftus, spécialiste de la mémoire et auteur de nombreux articles scientifiques sur la question, a publié en 1991 (en collaboration avec K. Ketcham) : Witness for the Defense : The Accused, the Eyewitness, and the Expert Who Puts Memory on Trial (New York, St. Martin’s Press) [voir également le compte rendu de cet ouvrage par John COBDEN, « Dilemme au procès Demjanjuk », Revue d’histoire révisionniste, n° 6, mai 1992, p. 175-189]. Quelques autres ouvrages méritent d’être signalés dans la foule de ceux qui ont été publiés aux États-Unis sur les « faux souvenirs » : Martin CONWAY (éd.), Recovered Memories and False Memories, Oxford University Press, 1997 ; Eleanor GOLDSTEIN & Kevin FARMER, True Stories of False Memories, Upton Books, 1993 ; Mark PEDERGRAST, Victims of Memory : Incest Accusations and Shattered Lives, Harper Collins, 1996 ; Jeffrey VICTOR, Satanic Panic : The Creation of a Contemporan Legend, Open Court Publishing, 1993.

Didier DAENINCKX. Le Goût de la vérité. Réponse à Gilles Perrault. Lagrasse : Éditions Verdier [11220 Lagrasse], septembre 1997. 160 p. 14 x 22 cm. Bibliographie. ISBN 2-86432-277-3. 78 F. Cet ouvrage est tout entier consacré à une critique en règle du parcours et des ouvrages de Gilles Perrault. Son titre fait écho à un livre d’entretiens autobiographique de G. Perrault publié quelques semaines auparavant, Le Goût du secret (Paris, Éditions Arléa, 1997). Le texte se divise en une vingtaine de chapitres qui abordent les sujets suivants sans lien logique rigoureux : la prise de conscience par Daeninckx des multiples facettes de Gilles Perrault [9-12], l’affaire Gilles Dauvé [13-17], la défense de Dauvé et de Quadruppani par G. Perrault [18-24], le parcours politique et idéologique de Dauvé [25-30] et de Quadruppani [31-41], Gilles Perrault et la guerre d’Algérie [42-54], sa collaboration à l’hebdomadaire Le Nouveau Candide [55-61], ses premiers romans, aujourd’hui oubliés [62-72], ses accointances présumées avec les services secrets français dans l’écriture de L’Orchestre rouge [73-88], Le Dossier 51, un livre « troublant » selon Daeninckx [89-92], le parcours politique de G. Perrault [102-106], Perrault et le national-socialisme [107-113], quelques figures soviétiques [114-118], des amis de Perrault [119-124], Perrault candidat aux élections européennes et certains de ses colistiers [125-130], Perrault et la Ligue communiste révolutionnaire [131-135], Perrault et l’organisation Ras l’Front [136-143], Maurice Papon [144-148], le passé de François Mitterrand [149-151]. Dans son rôle de dénonciateur, D. Daeninckx manifeste un talent indéniable.

Didier DAENINCKX. Le Jeune Poulpe contre la Vieille Taupe. Paris : Éditions Bérénice [11, rue de la Glacière, 75013 Paris] ; Montataire : Valmont [48, rue Henri Vieillard, BP 102, 60761 Montataire], 4e trimestre 1997. 40 p. 10,5 x 15 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 2-911232-05-4. 25 F. Une première version de ce texte a paru initialement dans le recueil collectif Négationnistes : les chiffonniers de l’histoire (Villeurbanne-Paris, Golias-Syllepse, 1997) sous le titre : « Le jeune poulpe et la vieille taupe : chronologie d’un combat des profondeurs » (p. 165-174). La nouvelle version comporte quelques modifications et additions. D. Daeninckx s’en prend ici à quelques individus, comme Gilles Dauvé et Serge Quadruppani, qu’il accuse d’avoir soutenu les révisionnistes à la fin des années 1970 et au début des années 1980 et de ne pas avoir renié totalement ce soutien.

Roger GARAUDY. Mes témoins. Paris ; Éditions À Contre-Nuit [1, avenue Alphand, 75116 Paris], 1997. 128 p. 15 x 21,4 cm. ISBN 2-912341-05-l. Prix non indiqué. L’auteur écrit en introduction : « Ma plus grande fierté est d’avoir conscience, à 84 ans, d’être resté fidèle aux rêves de mes vingt ans. / Seuls des plumitifs, marmonnant le "bréviaire de la haine", se sont acharnés à écrire "l’histoire de mes variations", en collectionnant les étiquettes : chrétien, marxiste, musulman, sans imaginer qu’on puisse changer de communauté – surtout lorsqu’elles vous excluent – sans pour autant changer de but. / Ma joie fut de sentir combien j’étais compris, au cours de ma vie et de ma lutte contre tous les intégrismes, par quelques[-]uns des plus hauts esprits de ce siècle. / J’en apporte ici les témoins et les preuves » [5]. Les textes reproduits, de longueur très inégale, sont pour la plupart des lettres adressées à R. Garaudy au sujet d’ouvrages que ce dernier avait publiés. Parmi les nombreuses personnalités qui ont écrit au philosophe français, on retiendra les noms de : Romain Rolland, le Père R. Bruckberger, Paul Éluard, Jean-Paul Sartre, le Général De Gaulle, Gaston Bachelard, Louis Aragon, Maurice Thorez, Claude Lévi-Strauss, François Mauriac, Léopold Sédar Senghor, Maurice Béjart, Bernard Moitessier, Bernard Clavel, l’abbé Pierre, le Grand Mufti de Syrie Ahmed Kaftarou. En annexe est reproduit notamment un article de l’abbé Pierre à propos de son soutien à Garaudy qui aurait dû paraître dans le quotidien Le Monde mais que ce dernier refusa de publier.

Roger GARAUDY & Jacques VERGES. Le Procès de la liberté. Éditions Vent du Large [1, avenue Alphand, 75116 Paris], [février ?] 1998. 144 p. 15 x 21,5 cm. ISBN 2-912341-10-8. 100 F. Dans sa préface, R. Garaudy rappelle l’enjeu de son procès et insiste sur le point suivant : « [...] le judaïsme est une religion que je respecte, le sionisme une politique que je combats comme nationaliste, colonialiste, et poursuivant depuis 50 ans (et plus évidemment aujourd’hui avec Natanyahou) une politique agressive à l’égard de tous ses voisins dont elle occupe les frontières. / Mon livre en dénonce les prétextes pseudo-théologiques et pseudo-historiques  » [7]. L’ouvrage reproduit ensuite l’essentiel des déclarations [?] faites par l’accusé devant le tribunal les 7 et 8 janvier 1998 [17-86, 87-104]. Ces textes reprennent en partie des arguments déjà développés dans Les Mythes fondateurs de la politique israélienne sur le nazisme, le sionisme et aussi sur un certain nombre des arguments révisionnistes. Sont ensuite évoqués brièvement les témoins ou acteurs de l’accusation dont Jacques Tarnero auteur, selon Garaudy, d’une fausse attribution de citation [105-108]. La plaidoirie de Maître Jacques Vergès est dirigée essentiellement contre la loi Fabius-Gayssot, « loi raciste » [109-132]. Une dernière déclaration de R. Garaudy clôt l’ouvrage [133-140].

Roger GARAUDY. Los mitos fundacionales del Estado de Israel. Traduction et préface de José Luis Jérez Riesco. Barcelone : Historia XXI [Ap. C. 14.243, 08080 Barcelone, Espagne], décembre 1997. 160 p. 15 x 21,5 cm. Couv. ill. Collection [sans dénomination apparente], 2. ISBN 84-923089-0-7. Prix non indiqué. Cette traduction espagnole s’appuie sur la seconde édition du livre de Roger Garaudy, celle dans laquelle la mention du professeur Robert Faurisson a par exemple disparu du chapitre sur « le mythe de la justice de Nuremberg ». Un avant-propos de l’auteur a été ajouté où il est question, à un endroit, du « mythe des six millions » [12]. Ce volume est le second de cette collection qui comprend ou comprendra la traduction d’un ouvrage d’Alfred M. De Zayas sur les expulsions des populations allemandes de pays d’Europe de l’Est entre 1944 et 1947 et celle de l’ouvrage du révisionniste suisse Jürgen Graf, L’Holocauste au scanner.

Natacha MICHEL (s.d.). Paroles à la bouche du présent. Le négationnisme : histoire ou politique ? Marseille : Éditions Al Dante (10, rue Thiers, 13001 Marseille], juillet 1997. 192 p. 12,8 x 16 cm. Couv. ill. Coll. Axolotl. ISBN 2-911073-06-1. 100 F. Ce volume réunit les textes de 14 auteurs dont 13 ont participé le 14 octobre 1996 à une journée contre le révisionnisme (appelé ici « négationnisme ») à la Maison des écrivains de Marseille sous la direction de Natacha Michel, « directrice de programme au Collège international de Philosophie » [188]. Cette dernière écrit dans le premier texte : « A bien le regarder en face le négationnisme est un affirmationnisme. Non un discours pseudo[-]historique, mais une apologie : celle du crime. [...]. La phrase : "les chambres à gaz n’ont pas existé", vante le crime, le défend et le pose, en ce que nier l’existence du crime est précisément, dans l’atroce cas précis, en faire la louange et la préconisation. L’affirmationnisme est tel de faire l’apologie du crime en arguant de son inexistence, parce que arguer de son inexistence est en faire l’apologie » [14]. Plus loin : « Le négationnisme historique est par conséquent voué à sauver l’image d’Hitler, homme d’[É]tat, grand guerrier, à restaurer la figure du IIIe Reich comme projet d’ensemble respectable qui n’a été vaincu que par la bassesse et le mensonge juif[s] » [17]. Tout le texte est de cette veine [13-22]. Sylvie Lindeperg, historienne spécialisée dans les médias, s’intéresse ensuite aux premières images des Actualités françaises des camps de concentration en 1945 (Buchenwald, Bergen-Belsen, Auschwitz, etc.) et aux logiques de la commémoration, discerne « une topique de l’indignation » [35] dans le discours d’après-guerre sur les camps et met en garde pour finir contre le réseau Internet et le « nouveau statut de l’image » [38]. Michel Chaillou, romancier, se souvient d’une scène de son enfance [41-43] et dit « l’horreur qu’on éprouve devant celles ceux qui nient l’horreur » et « l’impossibilité de tenir à ce propos un discours suivi, tant l’indignation s’avère forte » [41]. D. Daeninckx, romancier, examine trois points principaux [45-56]. Les raisons de la remise en question de la Shoah : il innove ici par l’originalité de son analyse. Pour lui, « le négationnisme qui se développe en France est une nouvelle figure de l’antisémitisme » [45]. La loi Gayssot : « Admettre que la loi Gayssot institue "une vérité officielle", c’est, à mon sens, entrer dans une logique infernale. La Shoah n’est pas une vérité officielle, c’est un fait, une vérité » [50]. Pour finir il s’interroge sur la manière d’organiser la « mémoire de la Shoah » [53-56]. Après avoir déclaré que le « négationnisme n’est pas la critique de l’histoire mais sa négation » et qu’il « ne doit pas nous détourner de rechercher la plus grande exactitude possible dans l’établissement des faits » [57], Pierre Lartigue, écrivain et essayiste, revient sur la mort en déportation du poète français Robert Desnos et sur un poème qui lui a été attribué [57-71]. Jean-Claude Milner, professeur de linguistique, procède à une démonstration en 8 points dans laquelle il distingue un « négationnisme de doctrine » et un « négationnisme de doxa » [73-83]. Aussi incroyable que cela puisse paraître, s’il fallait résumer l’argument central qui se dégage de cette démonstration, ce serait : les révisionnistes ont tort car ils n’ont pas raison. Pour Sylvain Lazarus, anthropologue, « [c]’est de la confusion de l’histoire et de la politique que le négationnisme prend son effet », titre de son article [85-98]. François Dominique, auteur-éditeur, souhaite insister sur un point : « [B]ien avant la conférence de Wannsee en 1942, la machinerie du droit nazi pousse des millions d’êtres vers la mort civile et c’est déjà une Vernichtung, le bord du gouffre, bientôt la mort physique en masse » [100]. Et il formule une hypothèse [102] : « [L]e négationnisme n’est pas seulement une falsification surgissant après coup dans un micro-milieu néo-nazi : c’est une donnée initialement inscrite dans la Vernichtung, d’abord comme corollaire d’une négation radicale de l’unité de l’espèce humaine, ensuite comme consigne liée au secret. S’il en est ainsi, et je vois mal ce que l’on pourrait objecter, le négationnisme est la continuation de la Solution Finale : il faut détruire la parole des rescapés, oblitérer la mémoire des survivants et celle de leurs descendants » [99-107]. Philippe Beck, maître de conférences en philosophie, écrit dans le style caractéristique du philosophe [118] : « Le révisionnisme (litote d’affirmationnisme) nie par doctrine occidentale, employant la double négation à des fins universalistes lourdes : il est négationnisme évanouissant. L’évitement de la double négation (l’évitement de son phénomène) déplace le négationnisme, en détourne les effets, vers le règne de l’humanité compacte et spirituelle, vers l’a priori sans histoire » [109-119]. François Regnault, metteur en scène de théâtre, traite du révisionnisme en 14 points [121-131). Nadine Fresco, chercheur au CNRS, entreprend un rapide historique du révisionnisme en France de 1945 à nos jours (Maurice Bardèche, Paul Rassinier, Robert Faurisson, Pierre Guillaume, Jean-Marie Le Pen) [133-160]. N. Fresco prépare une biographie de Paul Rassinier qui est annoncée depuis déjà plusieurs années (à paraître aux Éditions du Seuil). Jean-Pierre Faye, écrivain et philosophe, revient sur la « chambre à gaz » du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, « lieu crucial » [161-169]. Pour finir, un texte court de Michel Deguy, professeur de littérature [171-175] et une sorte de conclusion [177-184] d’Alain Badiou, romancier et philosophe, qui écrit : « Il me semble que nous pouvons dire aujourd’hui que trois types d’arguments, face à la singularité nazie, s’avèrent incapables de déraciner le révisionnisme, ou de construire le lieu d’une déclaration intangible quant à ce qui a lieu » [180]. Ces trois arguments sont : l’argument de l’impensable, l’argument de l’interruption et l’argument du Mal absolu.

Jean-Yves CAMUS. L’Extrême droite aujourd’hui. Toulouse ; Éditions Milan [300, rue Léon-Joulin, 31101 Toulouse cedex 100], janvier 1997. 64 p. 11 x 18 cm. Couv. ill. Ill. Bibliographie. Index. Coll. Les essentiels, 73. ISBN 2-84113-496-2. 19,50 F. Ce petit livre de synthèse fort peu objectif s’intéresse à l’extrême droite française. L’auteur commence par quelques rappels historiques. On lit notamment cette grossière contrevérité : « Le meurtrier de Basch, Paul Touvier, responsable de la Milice à Lyon, ne sera condamné qu’en avril 1994. L’extrême droite prétendra alors qu’il est innocent » [11]. Or P. Touvier a seulement été jugé pour le massacre de Rillieux (sur l’assassinat de Victor Basch, voir André CHELAIN (éd.), Non-lieu pour Paul Touvier, Paris, Polémiques, 1992, p. 101-124). Parmi les sujets abordés, on notera : le Front national [14-19], la nouvelle droite [20-21], les nationalistes- révolutionnaires [22-23), les nationaux-bolcheviques [24-25], les skinheads et les néonazis [26-27], l’intégrisme catholique [28-29], les royalistes [30-31], la contre-culture d’extrême droite [34-39]. L’auteur consacre également deux pages [32-33] aux révisionnistes, appelés ici « négationnistes ». « Le négationnisme n’est pas une proposition scientifique ou une école historique : c’est une imposture motivée par l’antisémitisme et l’antisionisme » [32]. Dans un paragraphe consacré à l’émergence médiatique du révisionnisme dans les années quatre-vingt, il écrit : « Le négationnisme devient connu du grand public en 1978 avec la médiatisation des idées [sic] de Robert Faurisson, universitaire et disciple de Rassinier. Une internationale négationniste se met en place dont le centre est l’Institute for Historical Review en Californie. Les principaux auteurs de ce courant sont l’ancien SS allemand Thies Christophersen, l’Américain Arthur / Butz, le Canadien Ernst Zündel, l’Anglais Richard Harwood, les Français Faurisson et Henri Roques » [33]. Et il ajoute ceci qui témoigne d’une ignorance, d’un aveuglement ou d’une mauvaise foi assez extraordinaire : « Aucun n’est historien, tous sont d’extrême droite et défendent l’idée d’un complot mondial des Juifs pour cacher la vérité sur les camps nazis » [33]. En 1992, dans Les Droites nationales et radicales en France. Répertoire critique (en collaboration avec René MONZAT), il écrivait déjà que, par l’incompréhension manifeste dont ils feraient preuve à l’endroit du judaïsme (l’exemple d’Arthur Butz est donné), « les négationnistes signifient leur croyance définitive en un complot "sioniste" qui aurait créé, ex nihilo, la Shoah » (Lyon, Presses Universitaires de Lyon, p. 23). En note était signalé un ouvrage, dont l’auteur ou l’un des collaborateurs se nommait Siegmund FORST, The Torah Personality, New York, Mesorah Publications, 1969 (à propos du rabbin orthodoxe antisioniste Michael Ber Weissmandl, 1903-1957).

Jean-Yves CAMUS. Le Front national. Toulouse : Éditions Milan, janvier 1998. 64 p. 11 x 18 cm. Couv. ill. Ill. Bibliographie. Index. Coll. Les essentiels, 97. ISBN 2- 84113-608-6. 19,50 F. Ce nouveau livre de J.-Y. Camus est exclusivement consacré au Front national. L’auteur y donne une présentation assez partiale de ce mouvement politique. Sont abordés les points suivants : l’histoire du Front national [6-15], son programme [16-31], son idéologie [32-41], son électorat [12-49], ses perspectives d’avenir [50-57]. Quelques lignes sont consacrées au « négationnisme ». Il écrit notamment qu’« [u]n préjugé contre les Juifs existe dans [le] discours [du FN] et mène parfois à la négation du génocide commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale » et que le « Front national réclame l’abrogation de la loi Gayssot (juillet 1990), qui interdit la propagande négationniste » [41].

Simon WHITECHAPEL. Intense Device. A Journey Through Lust, Murder & the Fires of Hell. Manchester : Headpress [40 Rossall Avenue, Radcliffe, Manchester, M26 1JD, Grande-Bretagne], 1997. 192 p. 17,2 x 24 cm. Couv. ill. 111. Index. ISBN 0- 9523288-9-5. £ 10,95. Cet ouvrage comporte un chapitre (intitulé : « Qu’est-ce que la vérité ? ») où l’auteur met en parallèle les créationnistes et les révisionnistes [121-131] entre lesquels il croit distinguer un « lien épistémologique ». Le problème est qu’il ne s’appuie que sur trois ouvrages révisionnistes ou considérés comme tels pour sa démonstration ou sa tentative de démonstration : Did Six Million Really Die ? de Richard Harwood (Brighton, Historical Review Press, 1974), The Six Million Reconsidered par le Committee for Truth in History (Ladbroke, Historical Review Press, 1979 [1977]), et The Longest Hatred : An Examination of Anti-Gentilism par Lady Birdwood (Londres, Inter-City Research Centre, 1991). On se demande en quoi ce dernier ouvrage est révisionniste puisque, semble-t-il (nous ne l’avons pas lu), il traite surtout d’une hypothétique conspiration juive. S’il existe des antisémites qui sont aussi révisionnistes, ce n’est pas une raison pour tout mélanger. Le seul point positif du chapitre, au-delà de l’hostilité manifestée à l’égard du révisionnisme, est son appel à la tolérance, à un certain respect et à une certaine attention portés à des ouvrages et à des théories qui peuvent «  jeter quelque lueur sur l’humaine condition » [131]. Les autres chapitres de ce livre éclectique étudient : la conception de l’Enfer dans différentes religions [9-22], les olisboï de la Grèce antique à nos jours [23-31], la novélisation (livres écrits à partir d’un film ou d’un téléfilm) [32-42], la fin du monde et le ragnarök [43-57], la signification cachée de la mort d’Héliogabale [58-84], le Marquis de Sade [85-97], les bandes dessinées d’inspiration chrétienne [98-113], les derniers jours de la Luftwaffe [114-120], l’attentat contre Reinhard Heydrich [132-139], la critique des médias de Steve Philips [140-145], une amusante comparaison entre les lettres de l’alphabet géorgien et divers instruments de torture [146-149], le rugby et ses connotations homosexuelles [150-155], des caractères typographiques de style gothique [156-161], le pet [162-167].

Robert COLE. Propaganda in Twentieth Century War and Politics. An Annotated Bibliography. Lanham : Scarecrow Press [4720 Boston Way, Maryland 20706, États-Unis] ; Pasadena [Californie]/Englewood Cliffs [New Jersey] : Salem Press, 1996. XII-404 p. 13,7 x 21,5 cm. Index. Coll. Magill Bibliographies. ISBN 0-8108-3196-1. $48,50. La présente bibliographie sur la propagande se divise en sept chapitres. Le premier chapitre regroupe des ouvrages et des articles de revues scientifiques sur le concept même de propagande, avec des études d’ordre général, des textes sur l’opinion publique, les relations publiques et la publicité, l’analyse et l’évaluation des effets de la propagande, les canaux et les techniques de la propagande, les mass médias et la propagande [13-87]. Le deuxième traite de la propagande pendant la première guerre mondiale, son histoire et sa fonction, ses canaux et ses techniques, une liste annotée de textes et de films de propagande d’époque [88-133). Sont mentionnés dans ce chapitre des auteurs bien connus comme George Creel, Georges Demartial, Harold D. Lasswell, H. C. Peterson, Arthur Ponsonby, James Morgan Read, Michael Sanders, Philip M. Taylor, George Sylvester Viereck. Le troisième chapitre porte sur l’entre-deux-guerres [134-189]. Les sujets abordés par les ouvrages répertoriés sont très divers. Le quatrième chapitre regroupe des textes et des films sur la propagande et les idéologies totalitaires (communisme et nazisme principalement) [190-237]. Le cinquième traite de la seconde guerre mondiale [238-293]. Il faut bien reconnaître que, sauf erreur de notre part, la propagande atrocitaire de cette période n’a fait à ce jour l’objet d’aucune étude systématique sérieuse dégagée des tabous officiels. Le sujet attend toujours son James Morgan Read. Le chapitre 6 traite essentiellement de la guerre froide (1945-1989) et de la propagande antisoviétique [294-335], cependant que le septième et dernier chapitre revient sur l’utilisation des moyens de communication de masse et des relations publiques pour la diffusion de la propagande après 1945 [336-379].

Pawel KORZEC & Jacques BURKO. Le Gouvernement polonais en exil et la persécution des juifs en France en 1942. Paris : Éditions du Cerf [29, boulevard Latour-Maubourg, 75340 Paris cedex 07], février 1997. 234 p. 21,4 x 13,5 cm. Bibliographie. Index. Coll. Histoires-Judaïsmes. ISBN 2-204-05372-4. Env. 170 F. Selon la présentation du livre en 4e de couverture, « [l]es auteurs s’appuient sur une série de documents totalement inconnus en France comme en Pologne, rédigés tant par le gouvernement polonais en exil que par ses représentants officieux auprès de Vichy, et conservés aux archives de la Hoover Institution en Californie, dépositaire des archives du gouvernement polonais en exil ». La période traitée principalement par les auteurs s’étend des premières rafles en zone libre à l’été 1942 à l’entrée des Allemands dans cette zone libre en novembre 1942, donc sur moins de 4 mois. L’ouvrage comporte trois parties principales. Un chapitre est consacré en préambule aux relations franco-polonaises entre les deux guerres mondiales [11-22]. Ces relations n’étaient pas aussi amicales qu’on le pense habituellement. Certes, la France fut le tuteur de la jeune république polonaise mais les Polonais, contre l’avis des Français, cherchèrent davantage à se défendre contre l’URSS – les Russes constituant l’ennemi traditionnel des Polonais – que contre l’Allemagne. La dérive fascisante née avec le coup d’État fomenté par Pilsudski et les rêves d’hégémonie des Polonais détendirent encore l’amitié franco-polonaise. Enfin, au début des années trente, l’arrivée aux affaires du colonel Beck éloigna la Pologne des démocraties occidentales et la rapprocha des régimes forts comme l’Italie ou même l’Allemagne. En 1939, devant la menace allemande, les Polonais se rapprochèrent des Français mais ceux-ci restèrent méfiants : ce sont d’ailleurs eux qui firent arrêter les membres du gouvernement polonais réfugiés en Roumanie et les firent remplacer par des gens qui leur paraissaient plus convenables (Sikorski) et qui s’installèrent d’ailleurs en France (à Paris puis à Angers) avant de passer à Londres. C’est déjà cette défiance qui avait conduit les Français à se montrer favorables à l’entrée, à des fins défensives, des Soviétiques en Pologne. Les Polonais en avaient été outrés mais, « [...] [1]a France, malgré le déclenchement de la guerre, resta fidèle à cette démarche avortée : le 16 septembre [1939], alors que les Allemands avaient brisé la résistance polonaise, Daladier télégraphiait à son ambassadeur à Moscou pour lui indiquer que "d’éventuelles initiatives soviétiques dans les territoires orientaux de la Pologne ne seraient pas une cause de rupture entre la France et l’URSS". Le lendemain, l’Armée Rouge "libérait" la Pologne orientale [...] » [15, note 1]. Daladier ne savait apparemment pas encore qu’il entérinait de la sorte une décision déjà prise en commun par Hitler et Staline. La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée aux relations judéo-polonaises durant la « drôle de guerre » [23-74]. Des libéraux avaient remplacé des « fascisants » dans le gouvernement polonais mais ils manifestaient le même antisémitisme que leurs prédécesseurs. Leur but avoué était l’émigration – fût-ce de manière forcée – de ses quelque 3 millions de juifs (selon le recensement de 1931, fort dépassé en 1940). Le gouvernement d’Angers avait même adopté le plan d’un certain Roman Knoll qui prévoyait de créer un État juif en Ukraine autour d’Odessa (« Plan de la Mer Noire ») [56]. Les autres institutions polonaises en exil n’étaient pas moins antisémites : ainsi, une commission parlementaire réclamait encore le 4 septembre 1940 l’émigration d’une partie importante des juifs. Encore allait-on prendre les mesures pour que cet exode ne soit pas l’occasion d’une évasion de capitaux. Quant à la nouvelle armée polonaise, elle resta férocement antisémite durant toute la guerre. Enfin, les auteurs consacrent une troisième partie au gouvernement polonais en exil face à Vichy [75-96]. Après la défaite de la France, Vichy rompit ses relations avec la Pologne combattante mais une représentation polonaise officieuse subsista en France jusqu’à l’occupation de la zone libre en novembre 1942. Fin juin 1940, l’ambassade polonaise en France disparaît donc, les consulats perdent leur statut diplomatique mais subsistent comme « Office polonais », la Croix-Rouge polonaise disparaît également et devient la TOPF (sigle polonais pour Groupement d’assistance aux Polonais en France). C’est un diplomate du nom de Stanislaw Zabiello qui coordonne le tout en bénéficiant de la bienveillance des autorités françaises. Zabiello fut en fait l’informateur du gouvernement polonais de Londres. Bien qu’antisémite (comme la plupart de ses contemporains), Zabiello se mit en août 1942 à prendre vigoureusement la défense des juifs dont les Allemands avaient entrepris la déportation. Les auteurs pensent que Zabiello fut uniquement guidé par des motifs humanitaires ; il aurait été le principal responsable du changement radical d’attitude de la part du gouvernement polonais en exil. Durant cette période, en effet, le gouvernement polonais change totalement d’attitude et tente avec vigueur de sauver ses compatriotes juifs – et plus encore les non-juifs dont il craignait également la déportation – émigrés en France. (Il y avait plus de 75.000 juifs qui se réclamaient de la Pologne.) En dehors des préoccupations humanitaires prêtées à Zabiello, les auteurs pensent que le rapprochement entre Polonais et juifs résulta du fait qu’ils se retrouvèrent dans une communauté de destin ; en effet, la seule minorité nationale de la Pologne à oeuvrer en faveur de l’indépendance du pays fut la minorité juive. Par ailleurs, il sembla utile au gouvernement polonais de se ménager les sympathies des juifs occidentaux, surtout américains, en prévision des négociations d’après-guerre. Les Polonais espéraient notamment recouvrer leurs frontières orientales, alors que les Britanniques avaient fait savoir dès le début de la guerre qu’il n’en était pas question. Parmi les actions entreprises par le gouvernement polonais (avant l’invasion de la zone libre en novembre 1942), on compte des interventions auprès de pays neutres (et autres) en vue de l’octroi de visas à un certain nombre de juifs polonais de France. Le Portugal, l’Argentine, la Bolivie, le Pérou, le Paraguay (une loi de 1937 y interdisait spécifiquement l’immigration juive) refusèrent. Certains États latino-américains ne répondirent même pas. Les Polonais s’adressèrent aussi à leurs collègues belges de Londres et leur demandèrent d’ouvrir les portes du Congo belge. Les Belges refusèrent, par la voix du socialiste Paul-Henri Spaak, « réservant aux seuls citoyens belges l’accès de ce territoire » [90]. Les Anglais, pourtant donneurs de leçons philosémites aux Polonais de Londres, refusèrent aussi tout effort. Au Canada, un certain Samuel Bronfman, président d’une agence juive d’aide aux réfugiés (juifs) avait garanti d’entretenir totalement les juifs immigrés ; « Trois jours plus tard, les autorités canadiennes refusaient : ce n’était pas un problème d’argent. Le Canada ne voulait pas de juifs sur son sol » [92]. Finalement, les seuls pays à réagir favorablement furent : 1/ Les États-Unis qui accordèrent 5 000 visas pour des enfants « mais Vichy parvint à contrecarrer leur départ » [92]. Ici, les auteurs ne citent toutefois pas leurs sources et on peut mettre leur affirmation en doute. 2/ « La Suisse, pourtant alarmée par l’invasion clandestine qui quotidiennement forçait ses frontières, fit un geste » [92]. 3/ Le Mexique octroya quelques milliers de visas mais pour des Polonais aussi bien non juifs que juifs et pas particulièrement pour ceux qui avaient émigré en France. Par la faute du gouvernement polonais, seuls 1 500 non-juifs en profitèrent. L’action du gouvernement polonais en faveur de ses ressortissants juifs réfugiés en France ne se relâcha pas par la suite mais, avec l’invasion de la zone non occupée, « la spécificité du sort des juifs dans la France de Vichy disparut [...] leur sort se fondit dans la tragédie générale » [95] [Jean-Marie Boisdefeu].

Jean MADIRAN. « Le Monde » et ses faux. S.I. : Éditions de Présent [Diffusion Difralivre, BP 13, 78580 Maule], septembre 1997. 112 p. 13,5 x 21 cm. ISBN 2-905781-15-7. 60 F. Ce petit livre ne traite «  que d’un objet très précis, très restreint, très particulier : le faux et l’usage de faux dont [Le Monde], de Beuve-Méry à Colombani, est incorrigiblement coutumier » [1]. Chose assez incroyable : pour avoir déjà dénoncé la plupart de ces faux dans le quotidien Présent, son directeur Jean Madiran a été poursuivi en justice à trois reprises par Le Monde qui lui réclame au total plus de deux millions de francs nouveaux de dommages et intérêts. Une dizaine d’exemples de faux sont examinés ici brièvement : l’affaire du faux rapport Fechteler (1952) [23-26, 51-64], des propos de Jean-Marie Le Pen truqués pour lui faire dire l’inverse de ce qu’il avait dit (déclaration sur l’existence des chambres à gaz) [27-28, 65-66], le faux fiscal (une prétendue dette de l’abbaye du Barroux) [29-30, 67], le faux électoral (la proportion des moines du Barroux dans la population de la commune) [31, 68-69], le faux inculte (la formule « la vérité vous rendra libre » attribuée aux néo-nazis) [32-34, 70-77], une citation falsifiée [35-36, 78-79], le faux par référence (renvoi à un précédent article du journal qui contenait un faux) [37, 80-81], le faux par exérèse (citation tronquée de J.-M. Le Pen) [38-41, 82-83], un cas d’autofalsification [42-43, 84-87], le faux procédurier [44-45, 88-90], le faux par attribution [46-47, 91-92], les pratiques délatrices du Monde [93-104], un bref retour sur le faux Fechteler [105-108]. Le quotidien « de référence » ne sort pas grandi de cette courte liste de faux qui aurait pu aisément être dix fois plus longue. Pour compléter cette lecture, on lira : Michel LEGRIS, «  Le Monde  » tel qu’il est, Paris, Plon, 1976 ; Hervé Le Goff, « Le "rapport Fechteler" : quand Le Monde abusait ses lecteurs », Les Grands Truquages de l’histoire, Paris, Jacques Grancher, 1983, p. 41-67 ; le Bulletin d’Études et d’Informations Politiques Internationales (BEIPI), mai 1952 ; «  Le Monde », auxiliaire du communisme, supplément au BEIPI d’octobre 1952.

Claude COEURJOLY. Les Escroqueries, mensonges et outrances de la presse stalinienne française. Tome 1. Staline, le dieu terrestre ; Maurice Thorez, le culte de la personnalité à la française ; l’URSS vue par le PCF ; le procès Kravchenko. Villers-sur-Mer : Claude Coeurjoly [23, rue du 8 mai, 14640 Villers-sur-Mer], juin 1997. 256 p. 15,5 x 23 cm. ISBN 2-9511308-2-5. 150 F. « Les Staliniens français ont beaucoup menti, ont abusé leurs militants, ont énoncé d’énormes contrevérités, ont sciemment falsifié l’Histoire. Vous ne le croyez pas ou vous ne vous en souvenez pas ? Alors lisez cet ouvrage et vous en aurez la preuve instantanée grâce aux citations et extraits tirés de la presse stalinienne française » [4e de couverture]. L’auteur a divisé son travail en quatre grandes parties dont la première concerne Staline et les louanges dithyrambiques dont il a fait l’objet pendant des années dans la presse communiste française et plus particulièrement dans le quotidien L’Hurnanité. Le génial dictateur, véritable « dieu terrestre », incarnait toutes les vertus : c’était un stratège de grand talent, l’espoir des hommes, le guide de l’humanité, un scientifique et un économiste hors de pair, un écrivain de première classe et bien plus que cela [7-60]. Son disciple français Maurice Thorez a également fait l’objet d’un authentique et ridicule culte de la personnalité [61-128]. Cl. Coeurjoly examine ensuite la façon dont l’Union soviétique, «  le paradis sur terre », était perçue par le PCF au travers des voyages, des élections, du système judiciaire, de l’économie, des femmes et des enfants, du métro, de la religion, etc. Le contenu des citations est édifiant quant à l’aveuglement ou la complicité des masses populaires et/ou dirigeantes [131-215]. L’auteur revient ensuite sur le procès Kravchenko, ses origines et son déroulement, la façon dont la presse communiste l’a abordé [217-248]. On regrettera l’absence d’un index qui aurait permis de retrouver facilement et rapidement les auteurs de quelques citations impérissables. L’auteur croit à l’extermination physique des juifs par les nazis et l’on est quelque peu stupéfait et consterné de lire sous sa plume, p. 215, à propos de Robert Brasillach, « que ce dernier, en plus, avait choisi ouvertement le nazisme comme idéologie, qu’il était anti-sémite [sic] et qu’il n’hésita pas à réclamer leur [sic] élimination physique, femmes, enfants et vieillards compris ». Un tome 2 est annoncé qui traitera des sujets suivants : l’antiaméricanisme dans la presse communiste ; la guerre de Corée vue par les communistes ; le titisme, une excommunication stalinienne ; André Marty, un procès stalinien en France ; Henri Martin, une campagne d’agitation savamment orchestrée par le parti communiste français.

Auschwitz : ces documents occultés parce qu’ils contredisent l’histoire officielle. [Saint-Gildas-des-Bois) : [ANEC, BP 21, 44539 Saint-Gildas-des-Bois], novembre 1997. 38 p. 15 x 21 cm. Couv. ill. Ill. 34 F. Les « documents occultés » dont il s’agit sont les registres mortuaires du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau qui contrediraient la thèse officielle selon laquelle les déportés déclarés inaptes au travail n’étaient pas immatriculés et finissaient dans les chambres à gaz. L’auteur reproduit en fac-similé huit fiches extraites de ces registres. Les personnes décédées sont soit très jeunes, soit très âgées [11-18]. Il est ensuite question des femmes et des enfants à Auschwitz (avec notamment le témoignage d’une accoucheuse à Auschwitz) [19-26] puis de ce que les Alliés savaient pendant la guerre au sujet du camp d’Auschwitz-Birkenau [27-36]. Deux rapports militaires de l’aviation américaine de 1944 sont donnés en fac-similé et traduits [28-35]. L’auteur écrit en conclusion : « Depuis 1945, l’histoire d[u] système concentrationnaire allemand est écrite par les vainqueurs à l’aide d’une documentation lacunaire et orientée. [...] tous les documents qui viennent contredire l’histoire officielle sont soigneusement occultés. [...]. Ces documents doivent être publiés. Ils doivent être rendus publics ; ils doivent être analysés, comparés et opposés à ceux qui, depuis plus de cinquante ans[,] circulent » [37]. Sur le même sujet, on lira également : Mark WEBER, « Pages From The Auschwitz Death Registry Volumes. Long-Hidden Death Certificates Discredit Extermination Claims », The Journal of Historical Review, vol. 12, n° 3, automne 1992, p. 267-298.

[Vincent REYNOUARD]. Vichy face aux impostures. Réponse à Jean-Marie Cavada. Saint-Gildas-des-Bois : ANEC, octobre 1997. 56 p. 14,4 x 21 cm. Couv. ill. Ill. 39 F. Ce texte revient sur une émission télévisée diffusée le 24 septembre 1997 sur France 3 dans le cadre de « La marche du siècle » animée par Jean-Marie Cavada. Le sujet portait sur « Vichy et les juifs ». Au sommaire ; l’auteur s’interroge sur le désir de certains de se remémorer sans cesse des événements douloureux de leur passé [1-2], la diffusion d’un documentaire partial et confus [2-3], un commentaire déplacé au sujet de l’assassinat de Philippe Henriot [3-4], les actualités sous Vichy et la presse britannique en mai-juin 1940 (comparaison) [5-9], des omissions (sur l’origine juive de l’actrice Viviane Romance, le sort des enfants non adoptés, le ravitaillement) [10-13], des mensonges (sur la pseudo-fuite du Maréchal Pétain en Allemagne en 1944, les auditoires du Maréchal) [13-21] des vérités que l’émission n’a pu cacher (sur l’action de la milice contre le marché noir, l’épuration) [22-29], le débat entre Henri Amouroux, Robert Paxton, Olivier Baruch et Jean Lacouture (notamment autour de l’armistice de juin 1940 et des responsabilités de la défaite) [30-55].

Vincent REYNOUARD. Réponse aux évêques « repentants  ». Le document qui prouve que le clergé a eu raison de se taire face aux statuts des juifs promulgués sous Vichy. Saint-Gildas-des-Bois : ANEC, janvier 1998. 28 p. 14,4 x 20,3 cm. 22 F. Le document dont il est question est une lettre du 2 septembre 1941 adressée au Maréchal Pétain par Léon Bérard, ambassadeur de France auprès du Vatican, en réponse à une lettre que Pétain avait écrite au début du mois d’août de la même année à propos de la conformité de la législation antijuive de Vichy avec la doctrine catholique romaine. Ce document, reproduit ici [2-11], s’articule en cinq grands points : l’Église et le racisme, l’Église et l’antisémitisme, le Saint-Siège et le gouvernement mussolinien à propos de la législation fasciste sur les juifs, les contradictions entre la doctrine catholique et la loi française du 2 juin 1940 portant statut des juifs et la portée pratique de ces contradictions. V. Reynouard commente ensuite ce texte [12-18] et ajoute 3 annexes [19-29] dont le texte de la « déclaration de repentance » des évêques français [19-20].

Roger POLACCO DE MENASCE. Repentance de la « Repentance  ». Réponse de R. Dommergue de Ménasce à Monseigneur Olivier de Berranger. Saint-Gildas-des-Bois : ANEC, février 1998. [4]-40 p. 14,2 x 20,8 cm. 25 F. Cette brochure comporte trois documents : une lettre de l’auteur à Mgr de Berranger écrite « à chaud » au sujet de la « déclaration de repentance » des évêques de France en septembre 1997 [1-6], une seconde lettre, plus longue, du même auteur au même destinataire qui reprend certaines phrases de la « déclaration de repentance » et les commente [7-26], enfin un texte intitulé « L’histoire et l’incontournable question juive » qui énumère une série d’opinions sur les juifs exprimées par de nombreux auteurs ou personnages [27-39].

Carlos PORTER & Vincent REYNOUARD. Menteur à Nuremberg. À propos du livre de Telford Taylor : Procureur à Nuremberg. Saint-Gildas-des-Bois : ANEC, janvier 1998. 14,2 x 21 cm. Couv. ill. 23 F. Les auteurs s’intéressent à un ouvrage de Telford Taylor, ancien procureur adjoint pour les États-Unis au premier grand procès de Nuremberg, Procureur à Nuremberg (Paris, Seuil, 1995) et s’interrogent sur l’honnêteté de l’auteur. Sont examinés les souvenirs de Taylor sur le Feldmarschall Erich von Manstein [2-10], Joachim von Ribbentrop [10-17], Rudolf Hess [18-19], Ernst Kaltenbrunner [20-25], Fritz Sauckel [25-28], le maréchal Erhard Milch [28-30]. De très nombreux extraits des transcriptions du procès de Nuremberg sont reproduits en fac-similé au fil des pages. L’opinion des auteurs sur le livre de Taylor ? « Malgré quelques passages intéressants, son livre se révèle n’être qu’une oeuvre de propagande pro-alliée fondée sur le mensonge et l’omission  » [2].

André FIGUERAS. La Fable d’Auschwitz et d’Abraham. Paris : Publications André Figueras [BP 28-43, 75028 Paris cedex 01], novembre 1996. 64 p. 13,5 x 21 cm. ISBN 2-905432-24-1. 50 F. Voilà un petit livre bien étrange où l’auteur nous entretient à sa façon du sort des juifs aux mains des Allemands pendant la seconde guerre mondiale et des « véritables » responsables de l’Holocauste. Il présente son texte comme une fable [49] et l’on ne sait trop quoi penser en définitive quand on lit ceci : « La leçon de tout cela, s’il est permis d’en dégager une (mais après tout, telle était bien mon intention en commençant), c’est qu’on peut faire tout dire à l’Histoire. Et ce dict peut entremêler le faux et le vrai de telle façon que, comme on dit en langage populaire, une chatte n’y retrouve pas ses petits » [51]. Ce qui, en revanche, paraît indéniable c’est que Figueras croit aux chambres à gaz : « Dans les camps d’Auschwitz, et probablement de Treblinka, il a bel et bien / existé, aux fins d’une extermination rapide et collective, des chambres à gaz. Sur ce point, je suis, pour créer sans doute un mot qui répondra à un autre néologisme, je suis affirmationniste (et je me méfie comme de la peste des négationnistes, dont je voudrais bien savoir à quel jeu ils jouent) » [16-17]. Mais la preuve qu’il donne de « l’existence de ces moyens de mort » ne manque pas de frapper par son extraordinaire fragilité [17-18]. Ce n’est pas la première fois qu’il affirme sa croyance aux chambres à gaz. Dans son Dictionnaire analytique et critique de la Résistance (Paris, Publications André Figueras, 1994), il écrivait déjà à l’article « Chambre à gaz » [57-58] : « Je l’ai dit, je ne veux pas entrer dans/cette querelle indécente, et qui fait, au fond, se délecter, la mafia au pouvoir, tout heureuse qu’on lui offre des "monstruosités" à châtier. Aussi me bornerai-je, sur ce triste sujet, à fournir un seul témoignage, que je me permets de tenir irrécusable : celui du chanoine Desgranges, qui, dans "Les crimes masqués du résistantialisme" écrit : "Léonce Bernheim, enlevé par les Allemands avec sa vaillante compagne, fut introduit dans la chambre à gaz le soir même de son arrivée au camp de déportation" » [57-58]. Et c’est tout. Plus loin, à l’article « Mortalité » [dans les camps de concentration] [162-163], il écrit : « Globalement, le pourcentage de mortalité fut en moyenne de 5 % par mois, donc supérieur de plus de cent fois à celui de la vie civile. C’est pourquoi, je me permets de le dire au passage, la querelle des chambres à gaz me paraît tout à fait superflue » [163]. Comme on peut le constater, sa connaissance des arguments révisionnistes semble quasi nulle.

André FIGUERAS. Tableau de la fausse Résistance : de la Résistance à l’imposture. Paris : Publications André Figueras, mars 1997. 200 p. 13,5 x 20 cm. ISBN 2-905432-25-X. 150 F. Comme son titre l’indique, l’objet de cet ouvrage est d’examiner le phénomène de la fausse Résistance. L’auteur écrit en introduction : « Je prétends [...] démontrer ici que les inventeurs et les artisans de cette fausse Résistance si fructueuse, et tellement scélérate, sont – curieux assemblage, mais duquel je vais m’expliquer au long – : le Parti communiste, les politiciens de la IVe République, le Conseil d’État, et Tartarin de Tarascon » [8]. Il examine d’abord le cas des communistes avant puis après juin 1941 [15-45] et énumère la liste d’un certain nombre d’individus (Pierre Semard, Denise Ginollin, Gabriel Péri, Jacques Sadoul, Marie-Claude Vaillant-Couturier, etc.) qui ne méritent en rien le nom de résistants. « Pour conclure, on peut dire que les militants communistes n’ont en aucun cas participé à la Résistance dès juin 1940, et que bien souvent les Allemands n’ont procédé à leur arrestation, voire à leur exécution comme otages, en 1941 et 1942, que parce que leurs noms figuraient sur les listes de membres du Parti, et point du tout parce qu’ils avaient accompli de véritables actes de résistance » [26]. Sont aussi évoqués la fausse libération de Saint-Amand-Montrond, le massacre d’Oradour et l’affaire Corentin Celton. Examinant ensuite la question des maquis [47-80], Figueras stigmatise l’attitude des communistes : « [P]our pouvoir par la suite se présenter en pré-libérateurs, les communistes n’hésitèrent pas à réaliser des opérations sans aucune utilité militaire, et qui se révélaient catastrophiques pour les populations civiles » [79]. Il reproduit un compte rendu rédigé par un officier français sur un maquis isérois [52- 73]. Il parle des camps [81-116] et n’hésite pas à déclarer « qu’un quart seulement des déportés avaient été arrêtés pour faits de résistance  » [81]. Il dresse une liste de motifs de déportation extraits de certains documents qu’il a pu consultés et cite de nombreux cas de faux déportés et de mythomanes. Après avoir mentionné les différentes catégories de camps qui existaient dans la nomenclature nazie, il cite un texte de Jehan [Jean] de Montangon (auteur par ailleurs d’Un Saint-cyrien des années quarante, Paris, France-Empire, 1987, ouvrage dans lequel il fait notamment le récit de sa déportation à Buchenwald) sur le rôle sinistre joué par les communistes et Marcel Paul au camp de Buchenwald et dans le commando de Langenstein [96-115]. Il revient sur la loi du 6 août 1948 sur les avantages accordés aux déportés et internés supposés de la Résistance [117-131] et sur les rapports étroits qui ont existé et perdurent entre le monde politique et la fausse Résistance [133-140]. Il évoque le cas des travailleurs volontaires en Allemagne et celui des STO (Service du travail obligatoire) [141-147] ainsi que celui des prisonniers de guerre (le camp de Rawa-Ruska est cité et l’auteur reproduit en annexe [179-183] un rapport du Comité international de la Croix-Rouge du 16 août 1942 sur ce camp) [149-151]. Pour finir, A. Figueras aborde la question des juifs déportés [153-170]. Comme nous avons eu l’occasion de l’écrire, il croit à leur extermination physique et cite notamment le cas d’Arno Klarsfeld, père de l’avocat Serge Klarsfeld, qui aurait été gazé selon lui dès son arrivée au camp d’Auschwitz [163]. Mais ce qui l’intéresse avant tout c’est de savoir dans quelle mesure certains juifs déportés méritent le titre de résistants. Ici encore, les cas de faux résistants ne manquent pas.

Eddy FLORENTIN (avec la coopération du Docteur Claude ARCHAMBAULT). Quand les Alliés bombardaient la France. Paris : Librairie Académique Perrin [76, rue Bonaparte, 75284 Paris cedex 06], octobre 1997. 478 p. 15,5 x 24 cm. Couv. ill. Pl. h.t. ISBN 2-262-01210-5. 148 F. « Près de 600 000 tonnes de bombes, – soit 22 % du tonnage déversé sur l’Europe occupée et sur l’Allemagne – ont été larguées par les aviations anglaise et américaine sur plus de 1 570 localités françaises entre juin 1940 et mai 1945. 67 078 Français ont été tués. Plus de 90 000 immeubles ou maisons ont été détruits et 45 000 rendues inhabitables. On peut s’étonner qu’Eddy Florentin soit le premier à raconter et à recenser d’une manière aussi exhaustive ces drames qui ont ensanglanté tant de villes et de villages. Quand les Alliés bombardaient la France s’attache à expliciter la raison des raids, à décrire leur préparation, leur exécution tantôt vue du ciel, tantôt vue du sol, leurs résultats par rapport aux objectifs. L’auteur qui a le sens du récit et le goût de la précision nous fait vivre aussi bien dans le cockpit d’un bombardier que dans les rues et les caves des cités survolées. On est fasciné et terrifié à la fois par le nombre d’appareils perdus sur l’Europe occupée (58 481) et par l’ampleur des erreurs de visée, d’autant plus tragiques qu’elles entraînaient le retour des vagues de bombardiers sur les cibles manquées. Eddy Florentin n’omet pas de se pencher sur les problèmes de conscience qui se posaient au commandement allié, sur les réactions de la population et sur les filières d’accueil et d’exfiltration des pilotes alliés. Au-delà du récit appuyé sur des archives britanniques, américaines et françaises, et sur des témoignages directs, ce livre est un instrument de référence qui n’a aucun précédent dans la Bibliographie de la guerre en France » [4e de couverture].

Michael WALSH. Witness to History. When the Blindfolds [sic] Drops the Penny Does Too. Uckfield : Historical Review Press [PO Box 62, Uckfield, East Sussex, TN 22 1 ZY, Grande-Bretagne], janvier 1996, III-61 p. 21 x 29,5 cm. Couv. ill. Bibliographie. ISBN 0-9525266-8-9. £ 3,50 franco. Ce petit livre est une anthologie d’opinions ou de citations de personnes connues ou moins connues sur les sujets suivants : les bouleversements en Europe après la première guerre mondiale [1-2], les juifs dans la révolution bolchevique [3], les juifs en Allemagne [4-5], l’arrivée démocratique d’Adolf Hitler au pouvoir [6-7], le miracle économique allemand [8-9], la vie dans l’Allemagne de Hitler [10-11], les questions raciales et religieuses [11-13], les vacances et les loisirs [13], Hitler et l’Allemagne vus de l’extérieur [14-15], les jeux olympiques de Berlin en 1936 entre les faits et la fiction [16], le rôle biaisé de la presse à l’égard de l’Allemagne hitlérienne [17-18], le rejet des ouvertures de paix faites par l’Allemagne [19-21], les véritables bellicistes et leurs propos révélateurs [22-23], les pacifistes [24-25], la Pologne, prétexte de la guerre [26-27], le désir des États-Unis d’entrer en guerre [28], les bombardements alliés sur l’Allemagne [29-30], les horreurs des expulsions d’Allemands en 1945 et l’avance des troupes soviétiques [31-32], les « libérateurs » alliés [33-34], l’attitude correcte des soldats allemands [35-36], les atrocités lors des expulsions d’Allemands après la guerre [37-41], la famine organisée de la population allemande en 1945 [42-43], le pillage de l’Allemagne [44-45], le traitement des prisonniers de guerre allemands dans les différents pays alliés [46-48], la question des six millions de morts juifs [49-50], le procès de Nuremberg ou la justice spectacle [51-52], l’opinion de quelques accusés sur le procès de Nuremberg [53-56]. On notera que, trop souvent, il est difficile voire impossible de connaître la référence précise de chaque opinion.

Alexander BARON. Holocaust Denial : New Nazi Lie or New Inquisition . A Defence of Free Inquiry and the Necessity of Rewriting History. Londres : Anglo-Hebrew Publishing [distribué par Info Text Manuscripts, 93c Venner Road, Sydenham, Londres SE26 5HU, Grande-Bretagne], [1994]. [6]-182 p. 14,5 x 20 cm. Couv. ill, Index. ISBN 1-898318-27-1. £ 8,50. L’auteur se propose ici de « présenter une défense vigoureuse du révisionnisme » [3]. L’ouvrage se divise en deux grandes parties. La première est une discussion «  philosophique » du bien-fondé du révisionnisme de l’Holocauste ou de tout autre révisionnisme historique [6-59]. La seconde est une réponse à une brochure de 16 p. que l’ANAL (l’Anti Nazi League) a publiée en 1993 et qui était intitulée : Holocaust Denial : The New Nazi Lie [60-158]. A. Baron aborde de nombreux sujets dans des chapitres courts qui n’ont pas nécessairement de lien entre eux. Parmi ces sujets, on notera : la croyance d’une majorité de personnes à l’Holocauste et la valeur de cette opinion dominante [9-14], une approche démographique de l’Holocauste [15], les juifs sous le régime nazi, la perception qu’on en a et la réalité (avec de nombreuses références à la Jewish Chronicle entre 1933 et 1936) [17-22], une comparaison entre l’Allemagne nazie et la Palestine [23-25], les révisionnistes comparés aux partisans de la Terre plate et aux créationnistes, l’existence d’un mensonge médiatique sur une grande échelle, les responsables [26-28], le bien-fondé d’une contestation de l’Holocauste [29-37], l’unicité de l’Holocauste juif permet de placer les juifs en dehors de toute critique [38-40], une note sur les « juifs organisés » (« Organised Jewry ») [41-43], la propagande sioniste [45-50], les révisionnistes assimilés à des antisémites [51-53], nier l’Holocauste c’est réécrire l’histoire [54-55], les juifs orthodoxes contre le sionisme [56-59], des menteurs et des gens crédules propagent une fausse version de l’Holocauste [64-68], évocation de quelques révisionnistes (Arthur Butz, Paul Rassinier, Josef Ginsburg, David Irving), qui sont des « menteurs » et des « tueurs » selon la brochure de l’ANAL, la conférence de Wannsee, le camp de Bergen-Belsen, les aveux des nazis, leur valeur, le Zyklon B, les détenus morts de maladies [69-82], le boycott des magasins juifs, la Nuit de Cristal [83-90], le massacre de Babi Yar, le rapport Gerstein [91-96], Rudolf Vrba [97-99], Elie Wiesel, Gerda Klein, Filip Müller, Gisella Perl [100-104], les méthodes des sionistes [105-111], les crimes nazis avant 1939 et les crimes sionistes [112-118], le sort subi par quelques révisionnistes (ici l’auteur commet à plusieurs reprises une erreur quand il affirme que le professeur Faurisson a reçu de l’acide sur le visage [44, 120, 140, 169, note 8]) [119-124], les souvenirs de Morris Beckman du « 43 Group » (groupe britannique « antifasciste  » réputé pour sa violence) [125-126], les pratiques violentes de l’ANAL, une mise en garde contre l’ANAL à destination des lecteurs de la brochure sur le révisionnisme [127-128], les témoignages ou textes de Kitty Hart, Simon Wiesenthal, Gitta Sereny, Lord Russell [129-143], les « Notes de Molotov sur les atrocités allemandes » [144-145], les agents provocateurs dans l’extrême droite [146-148], la façon appropriée de répondre au révisionnisme (la réfutation scientifique rigoureuse) [151-158].

Alexander BARON et Mark TAHA. Liars Ought To Have Good Memories. The True, Unsanitised Story of « Searchlight » Mole Ray Hill with a Critique of The Other Face of Terror. Londres : Anglo-Hebrew Publishing/Info Text Manuscripts, 1994. [2]-130 p. 14,6 x 20,9 cm. Couv. ill. Bibliographie. ISBN 1-871473-67-5. £ 5,50. En mars 1984 (en Grande-Bretagne) et avril 1984 (en France) fut diffusée sur certaines chaînes de télévision un documentaire sur l’extrême droite anglaise et européenne : The Other Face of Terror (en version française : L’Espion qui venait de l’extrême droite). Dès 1984, ce documentaire mensonger avait fait l’objet en France d’une réfutation sous la forme d’une brochure non signée d’une quarantaine de pages qu’on relira avec profit, L’Extrême droite qui venait de l’espion : anatomie d’un mensonge télévisuel (texte repris, sous la signature de Pierre PITHOU et avec le seul sous-titre, dans les Annales d’histoire révisionniste, n° 3, automne-hiver 1987, p. 11-47). Le personnage central du documentaire était un certain Ray Hill, agent infiltré au sein de l’extrême droite pour les uns, traître pour les autres. L’ouvrage de Baron et de Taha est une analyse et une réfutation détaillées, page par page, du livre qui a été tiré du documentaire télévisé (Ray HILL & Andrew BELL, The Other Face of Terror : Inside Europe’s Neo-Nazi Network, Londres, Grafton Books, 1988). La liste des mensonges qu’ils ont dressée est vraiment impressionnante. Parmi les multiples sujets abordés, on citera : les relations de Hill avec l’« antiraciste » Gerry Gable (responsable de la revue Searchlight), sa position véritable au sein de l’extrême droite, son passé de délinquant, son comportement violent, ses premiers engagements politiques, ses prétendus enfants noirs, sa prétendue origine juive, ses diverses activités, son émigration en Afrique du Sud, ses activités là-bas, ses provocations au sein de mouvements d’extrême droite, ses relations avec certains membres importants de la communauté juive sud-africaine, son retour en Angleterre, ses ennuis avec la justice, le récit de son travail d’« infiltré » au sein de mouvements extrémistes britanniques, divers agents provocateurs, les révisionnistes, etc. Parmi les cinq annexes, on notera une critique rapide du film The Other Face of Terror, une analyse de la brochure The Other Face of « Searchlight » et une importante bibliographie relative à Ray Hill.

Alexander BARON & Mark TAHA. The Churchill Papers : Revising The Revisionists, Unmasking Irving. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1994. [4]-150 p. 15 x 20,8 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 1-898318-91-3. £ 8,50. Cet ouvrage se divise en deux grandes parties. La première a été rédigée conjointement par Mark Taha et Alexander Baron et porte sur deux ouvrages : John CHARMLEY, Churchill : The End of Glory. A Political Biography (Londres, Hodder & Stoughton, 1993) ; David IRVING, Churchill’s War : The Struggle for Power (Bullsbrook [Australie], Veritas, 1987) [5-17]. Dans chaque cas, les deux auteurs dressent une petite liste des erreurs qu’ils ont repérées dans les ouvrages des historiens : erreurs de date, de noms, d’attributions. La seconde partie est l’oeuvre exclusive d’A. Baron et s’intitule : « Démasquer Irving » [19-113]. C’est un texte assez étonnant voire déroutant par moments. L’auteur dresse ici un portrait très peu flatteur de l’historien britannique. Pour lui, Irving est avant tout un individu éminemment pragmatique avant d’être un révisionniste, c’est quelqu’un qui entend s’adapter le mieux possible aux circonstances. D’où par exemple certaines marches en arrière et certaines déclarations sur la question révisionniste de l’Holocauste depuis le procès Zündel de 1988 au cours duquel il avait fait une déposition remarquée en faveur de l’accusé. Baron écrit dès l’abord que « David Irving n’est pas un nazi. C’est un irvinguiste [Irvingist] ! » [21]. L’auteur revient sur le procès Zündel et met en évidence un certain nombre d’inexactitudes ou de contradictions dans la déposition d’Irving, par exemple sur la première fois où il a lu la brochure de Richard Harwood, sur diverses agressions et cambriolages dont il aurait ou a été la victime et dont il aurait donné des versions changeantes au fil des années, sur l’incendie criminel dont a été victime « son » imprimeur, etc. Mais tout ceci n’est qu’une entrée en matière avant d’aborder ce qui constitue le coeur de l’ouvrage. Pour faire bref, disons que le texte évoque alors les points suivants : une histoire de faux billet envoyé à Baron pour l’inviter à une conférence révisionniste que jamais il n’atteindra, une invitation de Baron par Irving dans son appartement londonien, une séance de manustupration d’Irving en uniforme nazi dont Baron aurait été le témoin consterné, l’enquête subséquente de l’auteur dans les milieux londoniens de la jaquette flottante, sa prise de contact avec certains sionistes et leur surprenante absence de réactions devant les révélations de Baron à ce sujet, l’agression mystérieuse dont l’auteur a été victime en novembre 1993 par trois individus armés de marteaux. Et beaucoup d’autres choses. Le texte de Baron pose bien des questions et notamment celles-ci : s’il est un fait acquis qu’Irving est un misogyne invétéré, est-il pour autant un adepte d’un genre assez spécial d’éducation anglaise ? Et est-il la proie d’un chantage de la part des sionistes britanniques qui l’obligerait à louvoyer dans son parcours révisionniste ? En vérité, il faut le dire, un bien curieux ouvrage.

Alexander BARON. The Final Taboo. A Dissertation On the Jewish Question & Holocaust Revisionism. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, [décembre] 1997. 12 p. 14,7 x 21 cm. ISBN 1-898318-83-2. £. 1,99. Après avoir évoqué diverses affaires de gens innocents emprisonnés (les quatre de Guildford, les six de Birmingham, Stefan Kiszko), l’auteur écrit qu’il est possible aujourd’hui d’accuser certains policiers de corruption ou de brutalité sans provoquer de réactions exagérément hostiles [1-5]. Ce qui l’amène aux « juifs » qui sont, selon lui, le dernier tabou et le plus grand à bien des égards, même si les événements du Proche Orient ont quelque peu modifié les données du problème [5]. Il évoque ensuite le révisionnisme historique, le témoignage de Kitty Hart, l’historien juif américain Arno Mayer, le témoignage de Filip Müller [6-8]. Baron écrit en conclusion : « Depuis plus de quarante ans, toute notre politique sociale concernant les races et les relations entre races s’est appuyée sur un énorme mensonge, à savoir que racisme = chambres à gaz. [...] La question juive et l’Holocauste sont en vérité le dernier grand tabou. Et en histoire comme en science, rien ne devrait être tabou. Jamais. Longue vie aux nouveaux Galilées ! » [8]

Alexander BARON. Alexander Baron v Gerry Gable and Others. Summary of One of the Libel Actions of the Decade (And Related Legal Actions). Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1997. 16 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-871473-19-5. £ 2,99. Ce texte relate une poursuite en diffamation intentée pur A. Baron contre Gerry Gable, responsable de la revue Searchlight, et plusieurs autres personnes en 1993 et 1994. Sur cette affaire sont venues se greffer d’autres affaires dans lesquelles l’auteur a lui-même été poursuivi pour divers motifs et emprisonné un moment. Vues de France, toutes ces histoires semblent assez compliquées.

Alexander BARON. Holocaust « Revisionism » and Fraud : Why Revisionists Must Never Place Ideology On A Higher Plain [sic]Than Truth. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1996. 24 p, 14,5 x 21 cm. ISBN 1-871473-14-4. £. 2,99. Cette brochure s’intéresse à quelques textes et documents. Le premier document dont il est ici question est le document Müller (voir à ce sujet : Robert FAURISSON, « Les révisionnistes proposent un débat public », Annales d’histoire révisionniste, n° 4, printemps 1988, p. 9-24, article qui existe également sous la forme d’une brochure de 16 p.). A. Baron considère que ce document est un faux et déplore l’attitude des révisionnistes qui l’utilisent dans leur argumentation. Il n’apporte cependant aucune précision sur la nature de ce faux et se contente de signaler un texte publié en Autriche en 1990 et rédigé par Brigitte Bailer-Galanda, Wilhelm Lasek, Wolfgang Neugebauer et Gustav Spann. Il a seulement eu connaissance de la version anglaise intitulée The Lachout « Document » . Anatomy of a Forgery placé sur le site Internet du Nizkor Project [15, note 5]. Il parle ensuite du Journal d’Anne Frank qu’il considère comme authentique et examine quelques arguments à ce sujet [3-6]. Il adresse aussi un certain nombre de critiques à la révisionniste allemande ingrid Weckert, auteur d’un ouvrage sur la Nuit de Cristal, et à l’Américain Willis Carto, qui a lancé en octobre 1994 la revue The Barnes Review, dont nous ignorons tout [6-7]. Au terme de cette brochure, l’auteur évoque brièvement l’ouvrage collectif publié en 1990 sous la direction de Shelly SHAPIRO, Truth Prevails. Demolishing Holocaust Denial : The End Of «  The Leuchter Report » (New York & Albany, The Beate Klarsfeld Foundation et l’Holocaust Survivors & Friends in Pursuit of Justice).

Alexander BARON. The Mind of Michael A. Hoffman II : A Case Study In Talmudic Calumny And Twisted Logic. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1995. 24 p. 21 x 29,7 cm. Ill. ISBN 1-898318-52-2. £. 2,99. Cette brochure concerne un tract de 8 pages publié en 1994 par le révisionniste américain Michael A. HOFFMAN II et intitulé The Tulmud : Judaism’s Holiest Book Documented and Exposed (reproduit en fac-similé, sans autorisation de l’auteur, aux p. 12-15). A. Baron reproche à Hoffman de critiquer la Torah et le Talmud en dénaturant les textes et en donnant à certains mots et expressions un sens qu’ils n’ont pas dans le contexte étudié. Il procède alors à une réfutation du tract page après page et presque citation après citation. Baron a lui-même étudié le Talmud avec attention (il se déclare personnellement athée) et renvoie à un texte d’une soixantaine de pages qu’il a publié en 1992, en collaboration avec un certain rabbin Cohen ; A « Goy » Pries Into The «  Talmud » : The Six Million Reconsidered By The Light Of Four Small Candles, Comprising An Investigation Into Talmudic Forgeries And An Examination Of The True Nature Of The Torah (Londres, Info Text Manuscripts). Les citations du Talmud incriminées concernent par exemple la différence de nature supposée entre juifs et non-juifs, les relations entre juifs et non-juifs (caractère licite présumé du mensonge, du vol, etc.), les enseignements du Talmud sur des points divers, etc. « Selon M. Hoffman, le Talmud est à la racine de tous les maux » [1], attitude antisémite que critique sévèrement l’auteur. Pour ce dernier, « [m]algré la qualité de ses enquêtes, Hoffman devrait être évité comme la peste par tous les révisionnistes et ceux qui recherchent la vérité avec objectivité » [11]. Tout au long de cette brochure, Baron a des mots très durs (voire grossiers) contre le révisionniste américain. À noter qu’il insiste également beaucoup sur la distinction essentielle qu’il convient selon lui de faire entre judaïsme et sionisme : « Le sionisme est une idéologie politique / davantage qu’un dogme religieux. C’est la religion juive qui a été pervertie (et polluée) par le sionisme, et non l’inverse » [10-11]. De même il distingue les « vrais juifs » (ceux qui sont fidèles à la tradition) et ceux qui sont seulement « d’origine juive » [10]. On notera enfin deux autres choses : A. Baron a publié en janvier 1995 un texte avec le rabbin Goldstein, The World Zionist Conspiracy Evposed By A Rabbi (Londres, Anglo-Hebrew Publishing) ; il est par ailleurs convaincu de l’authenticité du Journal d’Anne Frank, « même s’il a certainement été arrangé [edited]  » [23, note 63).

Alexander BARON. The Exterminationist Guidebook. Autumn 1995 Edition. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1995, 8 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-898318-08-5. £ 1,99. Cette brochure s’inspire, selon l’auteur, de The Revisionist Guidebook. Summer 1995 Edition, un texte de Michael PHILIPS censé être une satire et qui a été envoyé au site Internet alt.revisionism le 19 juillet 1995. Elle « s’inspire » signifie en réalité qu’elle en est une sorte de pastiche assez proche. Seule une comparaison entre les deux textes pourrait le confirmer et permettre d’en apprécier la pleine saveur. Le texte est divisé en 23 paragraphes de longueur inégale : les plus courts tiennent en une phrase, le plus long a une page, la plupart ont une longueur moyenne de 6 à 7 lignes. On retiendra ici plusieurs éléments intéressants de ce texte. P. 6, note 6, l’auteur signale qu’il a écrit (sous un pseudonyme) à Yehuda Bauer au sujet du savon juif. Voici ce que ce dernier lui a répondu ; « À propos de la rumeur du savon fabriqué par les nazis à partir de corps de juifs. Les documents de Nuremberg sur l’usine près de Dantzig sont bien authentiques et il semble qu’il y a bien eu une production expérimentale de savon et/ou d’autres produits à partir des corps de travailleurs-esclaves polonais et d’Europe orientale, principalement. Cela prouve deux choses : la première, c’est que les nazis ont été capables, moralement, de commettre de telles atrocités ; la seconde, qu’ils ont tenté, dans les dernières stades de la guerre (les témoignages se rapportent aux derniers mois de la guerre), de les commettre. Cela montre également qu’il n’y a pas eu de production massive car sinon une usine expérimentale n’aurait pas été nécessaire. Ce que j’ai dit c’est que, dans l’état actuel de nos connaissances, on n’a pas produit de savon à partir de corps de juifs, ce qui s’accorde avec ce que nous savons au sujet de l’usine de Dantzig » (lettre de Yehuda Bauer à [Alexander Baron], 6 juillet 1995 ; nous remercions A. Baron qui a bien voulu nous transmettre une copie de cette lettre). P. 6, note 10 : «  Le professeur Butz identifie le rabbin Michael Dov Ber Weissmandel comme le premier inspirateur [mover] [de la légende des six millions] [The Hoax Of The Twentieth Century, Brighton, Historical Review Press, 1977, p. 95 (et p. 247)]. L’auteur [i.e. Baron] n’est pas d’accord avec cela et pense que la résistance polonaise a eu beaucoup à voir à ce sujet (il existe de nombreux documents qui vont dans ce sens) et que l’histoire a ensuite connu une vie propre. » Plus loin, p. 7, note 11, il mentionne le célèbre propagandiste britannique antinazi Sefton Delmer (1904-1979) et laisse entendre qu’il aurait pu également avoir joué un rôle dans la création de la « légende ». A. Baron affirme aussi avoir dépouillé tous les numéros de la Jewish Chronicle parus pendant toute l’ère nazie [3]. Détail intéressant, il signale l’utilisation dès 1933 par ce journal du terme « extermination » (ou d’un dérivé) pour décrire la situation des juifs allemands. Ainsi, le 28 avril 1933, un article est intitulé : « Exterminating German Jewry Nazi Grip Tightens » [« L’étreinte nazie se resserre en exterminant les juifs allemands »]. Commentaire de Baron : « Cette "extermination" était en grande partie économique. » Un autre article, paru le 2 juin 1933, commençait ainsi : « Il n’y a toujours aucun signe de changement en Allemagne. Bien au contraire, la machinerie de l’extermination [the machinery of extermination] est en train de se renforcer et les persécutions individuelles se poursuivent sans rencontrer d’obstacles. » Le 1er septembre 1933, un article intitulé « The Growing Torment Of German Jewry  » [«  Les tourments grandissants des juifs allemands »] signalait qu’un juif roumain avait été condamné (en Allemagne) à deux ans d’emprisonnement pour avoir répandu de faux récits d’atrocités (probablement au sujet des camps de concentration). Une dernière remarque : outre le texte de Michael Philips, le révisionnisme historique a suscité l’ironie de plusieurs auteurs. On rappellera ou signalera ici les deux textes suivants : Fabrice BOUTHILLON, « Comme quoi Napoléon n’a jamais existé », Lignes, n° 2, février 1988, p. 111-130 ; un texte sans nom d’auteur, que nous n’avons pas lu, reproduit dans : Dennis PEARCE, « News from the Net », Kases File [lettre d’informations de la Kentucky Association of Science Educators and Skeptics], juillet 1993. Ce dernier texte, signalé par Joe NICKELL dans : Camera Clues : A Handbook for Photographic Investigation, Lexington, The University Press of Kentucky, 1994, p. 200-201, essaierait de démontrer sur un mode parodique que l’État américain de l’Idaho est un « mythe sans fondement ».

Alexander BARON. The Holocaust Needs A Liberal Imagination : A Critique Of Kushner’s Chutzpah. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, [juin 1995J. 12 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-898318-82-4. £ l,99. L’auteur examine ici un ouvrage de l’historien britannique Anthony KUSHNER, The Holocaust and the Liberal Imagination : A Social and Cultural History, Basil Blackwell, 1994. Kushner y reproche notamment aux gouvernements libéraux britanniques des années 1980 et 1990 de ne pas avoir pris de mesures légales énergiques contre la diffusion des arguments révisionnistes, afin de protéger « l’une des minorités les plus vulnérables » du pays, parce que le révisionnisme historique perturbe beaucoup de « survivants » et que ses « pourvoyeurs » sont motivés par l’antisémitisme [2]. A. Baron entreprend de réfuter point par point cette argumentation en évoquant le témoignage souvent fantaisiste de Kitty Hart, en montrant le faible nombre d’incidents antisémites dans la Grande-Bretagne contemporaine, en soulignant qu’il n’y a pas que les juifs qui ont souffert pendant la seconde guerre mondiale, que les révisionnistes viennent d’horizons très divers et qu’ils sont loin d’être tous antisémites [2-4]. En marge de sa réfutation, il mentionne un ouvrage publié en 1951 par Douglas REED, ancien correspondant du Times de Londres, Far and Wide. Dans cet ouvrage, Reed rejetait la version des six millions de morts et déclarait : « À mon avis, le chiffre de six millions était une exagération grotesque qu’une presse non intimidée n’aurait jamais publiée, si ce n’est pour la dénoncer. » Et Baron ajoute : « Plus de quatre décennies après, l’exagération est toujours grotesque et l’intimidation augmente tous les jours » [4]. Baron parle ensuite du livre hostile que Deborah Lipstadt a consacré aux révisionnistes [Denying The Holocaust], « livre incroyablement vénal et malhonnête » [4] et réfute toute une série d’arguments et de points du texte de Kushner [4-6]. En conclusion, Baron estime que beaucoup si ce n’est la totalité de ceux qui étudient le sujet de l’Holocauste «  connaissent la vérité » et « s’en moquent » [6-7]. À noter enfin que l’auteur a été interdit d’accès à la Wiener Library par son directeur David Cesarani [6, 7].

Alexander BARON. A Revisionist History Of The 1960s Synagogue Arsons. The Truth About Harry Bidney And The 62 Group Laid Bare Further Documentation On The Lies And Libels Of « Searchlight » Head Honcho Gerry Gable. Londres ; Anglo-Hebrew Publishing/Info Text Manuscripts, [octobre] 1994 (seconde édition revue et augmentée). 20 p. 21 x 29,7 cm. 111. ISBN 1-898318-02-6. £ 2,99. L’auteur revient sur l’hommage qui a été rendu à un certain Harry Bidney par Gerry Gable en septembre 1984 dans les colonnes du magazine « antiraciste » Searchlight. Il écrit une fois encore que, selon lui, loin de combattre l’antisémitisme, les groupes qui prétendent lutter contre ne font que l’attiser par leurs méthodes éminemment contestables. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le passé peu reluisant de Bidney et le rôle qu’il aurait joué, en compagnie de Gable, dans l’arrestation des incendiaires de synagogues dans les années 1960. Baron examine point par point l’article d’hommage de Gable et réfute de manière précise la plupart de ses affirmations, Une fois de plus est confirmé le fait que la revue Searchlight distille plus souvent le mensonge que la vérité.

Alexander BARON. Searchlight On The « Jewish Chronicle  ». How The Diseased Organ Of « British » Jewry Spreads The Fantasies, Paranoia And Poison Of Arch-Liar Gerry Gable. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1995. 8 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-871473-43-8. £ 1,99. L’auteur prend comme point de départ le numéro du 17 mars 1995 de la Jewish Chronicle où l’on célèbre le vingtième anniversaire de la revue « antiraciste » et « antifasciste » Searchlight. C’est l’occasion pour A. Baron de réfuter un grand nombre de mensonges et d’inexactitudes qui entourent la personne de Gerry Gable, directeur de Searchlight. Sont abordés ici les points suivants : la vague d’incendies criminels contre des synagogues en 1962-64, les causes et les auteurs de ces incendies, le rôle – inexistant – qu’aurait joué Gerry Gable dans l’arrestation des coupables, un rappel des attaques contre des mouvements nationalistes à la même époque, les agents provocateurs antinationalistes en Grande-Bretagne, le père de Gerry Gable, la femme de ce dernier et son passé d’ancien membre de partis nationalistes, la lettre piégée que Gable aurait reçue, etc. [1-5]

(Alexander BARON]. (How Not To Write) The History Of The « Protocols Of Zion ». Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, [septembre 1996]. 12 p. 15 x 21 cm. 1SBN 1-898318-63-8. £ 2,99. L’auteur rappelle tout d’abord que les Protocoles des Sages de Sion sont un des faux les plus célèbres de l’histoire, qu’ils sont « presque illisibles et inintelligibles » [1], qu’ils sont sans cesse réédités, qu’ils ont même connu deux éditions en Grande-Bretagne pendant la seconde guerre mondiale et qu’ils ont été analysés « jusqu’à la nausée » [2]. Il examine ensuite une édition de 1996 traduite et annotée par l’historien américain Richard S. Levy, auteur également de l’introduction. Il met en évidence un certain nombre d’erreurs commises par Levy dans son introduction et ses annotations. Pour finir, il a noté ceci : « À la page 38, citant Deborah Lipstadt, Levy lance une affirmation totalement fausse, selon laquelle le Journal of Historical Review [principale revue révisionniste américaine] tire son inspiration des Protocoles. Ce mensonge est répété sans cesse par les propagandistes juifs et sionistes et par les historiens de cour, même s’il n’a aucun fondement dans la réalité. Aucun révisionniste important n’accorde le moindre crédit aux Protocoles, alors que cela a été et continue d’être le cas de nombreuses personnes qui ne remettent pas en question la version orthodoxe de l’Holocauste » [5]. Est ensuite examinée brièvement une petite brochure d’une vingtaine de pages publiée en Grande-Bretagne par un groupe anarchiste. Quelques erreurs sont signalées [5-6].

Hoist With Their Own Petard : A Moral Tale. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, [mai 1995]. 12 p. 14,7 x 21 cm. Couv. ill, ISBN 1-898318-77-8. Prix non indiqué (brochure en voie d’épuisement). Il s’agit d’une courte nouvelle (9 pages de texte) que l’on pourrait sans doute qualifier en partie de révisionniste. La scène de départ dans laquelle un vieux juif (membre ancien ou actuel du Jewish Defence Bureau) est contrôlé par un soldat sert de prétexte pour brosser un tableau d’une Grande-Bretagne dans un futur pas très éloigné. Des musulmans fondamentalistes ont pris le pouvoir, ils appliquent les lois antiracistes contre les juifs que ceux-ci avaient fait voter, ils dénoncent le « mensonge de l’Holocauste juif » et ont mis en place une nouvelle législation qui punit la négation des «  Holocaustes » que sont par exemple Sabra, Chatila et Hebron (villes de l’ancien État d’Israël). Le swastika est à présent le symbole du Parti islamique de Grande-Bretagne et l’étoile de David a été interdite car elle symbolise de vrais holocaustes plutôt que le faux holocauste. Sur les murs d’une pièce d’un bâtiment officiel, la photographie d’Abu Nidal côtoie celle de Colin Jordan, ancien dirigeant nationaliste, et celle de Willis Carto, le populiste américain, est au côté de celle du colonel Khadafi.

Alexander BARON. Bringing History Into Accord With The Facts : The Carto Way. A Critique Of « The Barnes Review ». Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1995. 6 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-898318-13-1. Épuisé. A. Baron consacre ici quelques pages à la revue lancée en 1994 par Willis Carto, The Barnes Review, dont le sous-titre est : To Bring Historv Into Accord With The Facts. Le titre fait référence à l’historien américain Harry Elmer Barnes (1889-1968), considéré généralement comme le père fondateur du révisionnisme historique (voir Arthur GODDARD (éd.), Harry Elmer Barnes, Learned Crusader. The New History in Action, Colorado Springs, Ralph Myles, 1968). Il passe en revue quelques articles parus dans le n° 10 de juillet 1995. L’un de ces articles est d’un disciple du poète Ezra Pound, Eustace Mullins, auteur notamment, rappelle Baron, de deux célèbres faux antisémites (sur ce sujet, voir la brochure, épuisée, de BARON, Not The Protocols Of Zion ! Shining A Searchlight On Three Updates Of The Infamous Jewish Master Plan : The Zunder Letter, The Israel Cohen « Racial Program For The Twentieth Century » Hoax And The Speech Of The Non-Existent Rabbi Rabinovich, Londres, Anglo-Hebrew Publishing, juillet 1994 ; et Paul F. BOLLER, Jr. & John GEORGE, They Never Said It : A Book of Fake Quotes, Misquotes, and Misleading Attributions, New York-Oxford, Oxford University Press, 1989, p. 14-16 et 107-108) [l]. L’autre article plus longuement examiné est un chapitre emprunté à un ouvrage de Léon Degrelle sur Hitler. Baron en conteste certains passages relatifs à l’attitude de Hitler à l’égard des juifs et de la démocratie et l’influence supposée des juifs dans la presse britannique. Il s’attarde également sur les origines juives supposées de Hitler auxquelles il ne croit pas du tout [1-3]. Il termine en faisant allusion à deux lettres de lecteurs qui, toutes deux, concernent les juifs ou l’antisémitisme [3-4]. C’est cette obsession des juifs que Baron reproche en définitive à Willis Carto et à sa revue.

John BRYANT. Political Correctness, Censorship and Liberal-Jewish Strongarm Tactics in High-IQ/Low-Morals Mensa. A Case Study. St Petersburg Beach : The Socratic Press [PO Box 66683, St Petersburg Beach, FL 33736-6683, États-Unis], 1997. [4]-64 p. 14 x 21,6 cm. ISBN 1-886739-37-4. $ 4,9S. L’auteur fait partie de la branche américaine de l’organisation Mensa (« table » en latin). Cette organisation regroupe des personnes dont le niveau d’intelligence (en fait le quotient intellectuel) est supérieur à celui de 98 % de la population. Ce petit livre rapporte les réactions qu’a provoquées la publication dans le numéro de novembre 1994 de Tampa Bay Sounding (lettre d’informations de la section locale de Mensa) d’un court article assez provocant de l’auteur sur l’antisémitisme, les juifs, l’État d’Israël, les nombreux musées de l’Holocauste. Il reproduit ici plusieurs lettres qu’il a adressées à des membres de l’organisation Mensa qui font apparaître divers exemples de censure et de suppression de l’information de la part de cette organisation censée encourager la réflexion et la libre discussion. Révisionniste, John Bryant évoque à plusieurs reprises la «  version juive orthodoxe de l’Holocauste ».

John BRYANT. Everything You Always Wanted to Know About Jews But Were Afraid to Ask Because You Thought You’d Be Called « Antisemitic  » : A Special-Subject Compilation of The Mortal Words of JBR Yant Volumes 1 Thru 5 Plus Additional Sources. St Petersburg Beach : The Socratic Press, 1995. 128 p. 13,5 x 21,6 cm. ISBN 1-886739-02-1. $ 9,95. Cet ouvrage reprend un certain nombre de textes qui avaient déjà paru dans la série Mortal Words. Ici il est question des juifs et des nombreuses accusations dont ils ont fait l’objet et dont ils continuent de faire l’objet. L’auteur examine ces accusations ou reproches les uns après les autres, énonce des formules, des réflexions, des paradoxes. Il revendique pour tous le droit à une critique entière à l’égard d’un groupe humain remarquablement organisé et puissant. Son attitude n’est pas hostile, son but est seulement, dit-il, d’améliorer les relations entre juifs et non-juifs. On trouvera ici de nombreuses allusions aux révisionnistes et au révisionnisme. Le chapitre 7 est d’ailleurs entièrement consacré à ce sujet [115-120]. L’auteur commet parfois certaines erreurs : selon lui, Paul Rassinier « était probablement juif » [116], The Drama of the European Jews [Le Drame des juifs européens] est « le premier livre sur le sujet » du révisionnisme [116], il renvoie au livre The Confessions of Kurt Gerstein [d’Henri ROQUES] à propos des tortures d’accusés lors du procès de Nuremberg [119]. Il semble par ailleurs accorder un rôle suréminent au révisionniste juif David Cole [20]. Il n’avait évidemment pas connaissance de l’abjuration de ce dernier. On signalera d’autres titres publiés par The Socratic Press et signés de John Bryant : Information, Free Speech, Censorship and Truth ; Nasty Letter-Bombs : 150 Politically-Incorrect Unfit-to-Print Explosive Guided Missives That Shook the St Petersburg Times ; Bryant’s law and Other Broadsides : Recent Controversial Essays of John Bryant.

Gitta SERENY. Albert Speer : son combat pour la vérité. Traduit de l’anglais par William Olivier Desmond. Paris : Éditions du Seuil [27, rue Jacob, 75006 Paris], octobre 1997. 756 p. 15,2 x 24 cm. Couv, ill. Ill. Bibliographie. Index. ISBN 2-02- 025025-X. 160 F. La journaliste Gitta Sereny a travaillé pendant dix ans à la rédaction de cette imposante biographie d’Albert Speer, architecte et ministre des Armements et des Munitions de Hitler, condamné à Nuremberg à vingt ans de réclusion. Comme l’a observé l’historien britannique Hugh Trevor-Roper : « À aucun moment le récit ne perd de vue l’objectif qu’il poursuit : sa détermination à résoudre l’énigme de Speer, ses faux-fuyants, son angoisse personnelle, son obsession de l’assassinat des Juifs » [4e de couverture]. Et, en effet, l’auteur, qui a rencontré Speer à plusieurs reprises, revient souvent sur la « solution finale ». Le cas de Speer est exemplaire de quelqu’un qui, en dépit de sa position éminente au sein du régime nazi, n’a rien su sur le sort « véritable » des juifs pendant la guerre et qui, rongé par un remords à la mesure de l’admiration qu’il avait éprouvée pour Hitler, en est venu à croire plus ou moins, on ne sait pas trop en définitive, à la thèse de l’extermination, notamment par la réinterprétation a posteriori de toute une série de propos, de faits et d’événements. Ce qui est certain c’est qu’Albert Speer ne saurait être tenu pour un témoin direct de l’Holocauste ou de ce que certains entendent par là.

Thierry WOLTON. L’Histoire interdite. Paris : Éditions Jean-Claude Lattès [17, rue Jacob, 75006 Paris], janvier 1998. 224 p. 14x 22,5 cm. ISBN 2-7096-1787-0. 110 F. Cet ouvrage se divise en trois grandes parties ; l’histoire mythifiée [15-39], l’histoire occultée [41-120], l’histoire interdite [121-184]. Dans la première partie, l’auteur, écrivain et journaliste, distingue trois mémoires de la seconde guerre mondiale : la mémoire gaulliste, qui tend à s’affaiblir, la mémoire communiste et la mémoire juive. Il n’hésite pas à parler des « tenants de l’histoire officielle » [22] et de la « belle histoire de la Résistance » [22]. Après avoir évoqué les nombreuses recherches d’ordre documentaire dont la Résistance a fait l’objet, il écrit : « Pas plus que lors des étapes antérieures, ce stade documentaire n’a pour l’heure réussi à rendre compte de ce qu’a vraiment été la Résistance. L’épopée continue de souffrir d’un vice d’origine : histoire à nulle autre pareille dans l’imaginaire français, elle doit garder son utilité politique. À force de dresser un tableau de la Résistance haut en couleur, version Noguères, ou de la présenter sur un mode légendaire avec Jean Moulin dans le rôle de l’archange de la rédemption nationale, le vernis a fini par craquer sous la double poussée de nouvelles archives et d’une nouvelle génération d’historiens. / L’enjeu est de taille car une fois ces arrangements de l’histoire dévoilés, l’esprit même de la Résistance s’en est trouvé ébranlé et, par-delà, les fondements de la République qui en est issue. Preuve que tromper un peuple sur son passé est une pratique à courte vue tant le temps érode les mythes. Cesser de travestir cette part de notre mémoire en commençant par la débarrasser de la gangue politique qui l’emprisonne est une nécessité dont on ne peut plus faire l’économie » [26]. T. Wolton évoque ensuite la «  psychose vichyste » qui a gagné la France ces dernières années et rappelle que le nombre de juifs victimes de la solution finale en France a été moindre que dans la plupart des autres pays [29]. Dénonçant l’utilisation politique qui est faite des événements de la seconde guerre mondiale, il écrit que le « complexe de Vichy qui encombre la conscience française tend de plus en plus à devenir une arme morale fondée sur un manichéisme primaire, une basse manoeuvre de propagande qui sert à désigner l’ennemi et surtout à le stigmatiser, hors de toute réalité historique et d’une vraie lucidité politique sur les dangers actuels » [33]. Dans une section intitulée « La bête immonde » [33-39] où il est notamment question du Front national, il écrit : « Invoquer la Résistance pour lutter contre Le Pen, parler d’un retour de Vichy pour stigmatiser le Front national, c’est se tromper d’époque et ne rien comprendre à l’évolution de l’extrême droite /en France, ni voir ce qu’elle représente réellement. Cet archaïsme idéologique n’aidera certainement pas à s’attaquer aux racines du mal. Pareille pensée, qui sent la naphtaline, est une resucée du bon vieux terrorisme intellectuel qui a réussi jusqu’à présent à verrouiller le savoir historique et qui sert à massivement discréditer ceux qui tentent de soulever la chape de plomb pesant sur notre passé » [38-39]. La deuxième partie est essentiellement consacrée au communisme et, dans une moindre mesure, au nazisme. « L’intention n’est pas toujours exprimée mais le dispositif est d’ores et déjà en place / pour que les dizaines de millions de morts du communisme à travers le monde finissent par passer pour pertes et profits de la quête de ce Graal moderne qu’est l’émancipation du genre humain promise par le marxisme-léninisme » [44-45]. Il évoque la notion d’un génocide communiste et note : « Dans l’horreur, toutefois, le communisme n’a pas été aussi loin que le nazisme qui a poussé sa logique / d’extermination à l’extrême par l’usage "industriel’’ des chambres à gaz. Il est d’ailleurs significatif que ce soit ce "détail" que les négationnistes contestent afin de rejeter l’unicité de la Shoah, car là se tient précisément la différence avec les autres crimes du siècle » [64-65]. On le voit, l’auteur n’est pas révisionniste au sens où nous l’entendons et cet état de fait limite nécessairement la portée de son argumentation. Après avoir mis en évidence le processus de stalinisation de l’enseignement français après la guerre (par l’exemple d’une cinquantaine de manuels d’histoire) [75], il rappelle une série d’affaires ou de cas (Artur London, Georges Boudarel, Georges Orwell, Louis Aragon, Emil Cioran, Milan Kundera) très révélateurs du détestable climat intellectuel de la France contemporaine [82-94]. Il fustige la nostalgie diffuse dont le communisme fait l’objet (ainsi Che Guevara) et note avec pertinence que « [l]’idéal communiste survit à la faillite du socialisme réel en ce qu’il perdure sous sa forme protestataire, cultivant un mythe révolutionnaire qui, lui, renvoie à l’utopie si nécessaire aux hommes » [120]. Dans la troisième et dernière partie, l’auteur aborde ce qu’il appelle l’« histoire interdite ». Il s’agit surtout pour lui d’analyser les diverses réactions qu’ont provoquées un certain nombre d’ouvrages (véritables « crimes de lèse-histoire ») qui remettaient en cause la version officielle ou courante de quelques événements ou épisodes du passé récent. Ces ouvrages sont les suivants : Thierry WOLTON, Le Grand Recrutement (1993) ; Karel BARTOSEK, Les Aveux des archives (1996) ; Gérard CHAUVY, Aubrac, Lyon 1943 (1997) ; Le Livre noir du communisme [collectif] (1997). L’auteur s’en prend à quelques personnages (qu’il qualifie de « procureurs ») et à la façon très révélatrice dont ils ont réagi à l’un ou l’autre de ces ouvrages : Daniel Cordier, Alexandre Adler, Gilles Perrault, Pierre Vidal-Naquet, Serge Berstein, Lily Marcou, Henry Rousso, Eric Conan, Marc Ferro, etc. Il discerne plusieurs catégories de « procureurs » mais le « gros de la troupe » est formé par « certains fonctionnaires de l’histoire plus préoccupés par leur plan de carrière que par la recherche de la vérité » qui « s’épanouissent surtout à l’ombre de quelques bastions universitaires : l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), le CNRS ou pour une partie d’entre eux à Sciences-Po [...] » [137]. Il distingue pour finir cinq grandes méthodes utilisées pour se débarrasser des historiens qui ne sont pas dans la norme : l’analogie, l’amalgame, la méthodologie, l’insulte (« Wolton est un falsificateur du genre de Faurisson » [Pierre VIDAL-NAQUET, L’Événement du Jeudi, 30 septembre 1997]), la banalisation.

Le Livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression / Stéphane COURTOIS, Nicolas WERTH, Jean-Louis PANNE, Andrzej PACZKOWSKI, Karel BARTOSEK, Jean-Louis MARGOLIN (avec la collaboration de Rémi Kauffer, Pierre Rigoulot, Pascal Fontaine, Yves Santamaria et Sylvain Boulouque). Paris : Éditions Robert Laffont [24, avenue Marceau, 75008 Paris], novembre 1997. 848 p. 15,4 x 24 cm. Ill. Index. ISBN 2-221-08204-4. 189 F. On a déjà beaucoup parlé dans les médias de ce livre traduit à présent en plusieurs langues et qui fera date davantage par la somme des informations qu’il renferme et la perspective adoptée par le coordinateur (Courtois) que par une quelconque nouveauté des sujets abordés. Il se divise en cinq grandes parties : l’Union soviétique (Nicolas Werth) [43-295], le Komintern et la révolution mondiale (Stéphane Courtois, Jean-Louis Panné, Rémi Kauffer) [297-394], les pays communistes d’Europe de l’Est (Andrzej Paczkowski, Karel Bartosek) [395-496], les communismes d’Asie (Jean-Louis Margolin, Pierre Rigoulot) [497-704], le communisme dans le tiers-monde (Pascal Fontaine, Yves Santamaria, Sylvain Boulouque) [705-791]. À ces cinq parties, il faut ajouter une introduction et une conclusion rédigées par Stéphane Courtois. De nombreuses critiques ont été adressées à cet auteur pour son introduction dans laquelle il esquisse une comparaison entre les politiques et les pratiques exterminatrices du communisme et du nazisme. Or, s’il est une critique qu’on peut adresser à Courtois c’est qu’il ne prend pas du tout en compte les arguments révisionnistes relatifs à la « solution finale de la question juive  » et à la mortalité dans les camps de concentration nazis. Tant que les historiens ne prendront pas sérieusement en considération ces arguments, toute comparaison entre les deux grands totalitarismes de ce siècle se révélera biaisée et incomplète. Nous souhaiterions pour terminer revenir sur un passage du texte de P. Rigoulot sur la Corée du Nord. Rapportant le témoignage d’un ancien gardien, nommé An Myung Chul, d’un camp de la zone de Hoiryong, il écrit : « An affirme avoir entendu une conversation entre le chef de la garde et deux autres membres du personnel d’encadrement du camp n° 13 où étaient évoquées des pratiques qu’on croyait réservées aux seuls exterminateurs des camps nazis. "Camarade, dit l’un d’eux, sous-chef d’escouade, j’ai vu hier des fumées à la cheminée du Troisième Bureau. Est-il vrai qu’on comprime les corps pour en extraire de la graisse ?" » [609]. Ce témoignage intéressant, qui rappelle bien sûr une rumeur ou une « légende urbaine » européenne, a déjà été publié par Pierre Rigoulot dans son article « Un camp... des camps » dans : Les Cahiers d’histoire sociale, n’ 7, automne-hiver 1996, numéro spécial Corée, [143-155], p. 150.

Martin MONESTIER. Les Animaux-soldats. Histoire militaire des animaux des origines à nos jours. Paris : Le Cherche Midi éditeur [23, rue du Cherche-Midi, 75006 Paris], mai 1996. 256 p. 19 x 27,9 cm. Couv. ill. Ill. Coll. Documents. ISBN 2-86274- 438-7. 196 F (225 F franco). « Il manquait, pensons-nous, un ouvrage général, à tendance exhaustive, qui témoignerait du rôle prépondérant que les animaux-soldats ont tenu au cours des siècles et qui se perpétue aujourd’hui encore. Un livre qui recenserait depuis les origines, les péripéties, les missions, les actes d’héroïsme les plus significatifs, démontrant ainsi les liens puissants qui n’ont cessé d’unir l’homme et l’animal dans l’art de la guerre » [11]. M. Monestier nous offre là une remarquable synthèse illustrée sur l’utilisation d’animaux à des fins militaires. De nombreuses époques sont abordées et plus particulièrement les deux conflits mondiaux : « Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 14 millions d’animaux furent enrôlés dans les armées belligérantes, et 120 000 d’entre eux décorés pour faits de guerre. Le second conflit mondial verra trente millions d’animaux servir sur tous les terrains d’opération » [4e de couverture]. Parmi les animaux étudiés, citons : les mouettes antisous-marins, les chauves-souris bombardiers, les oies et autres oiseaux guetteurs, les insectes, les rats et les souris, les crocodiles, les moutons et les singes démineurs, les sangsues, etc. [12-27], les chiens et leurs différentes fonctions ou utilisations (sentinelle, patrouilleur, sanitaire, porteur, estafette, d’attelage, télégraphiste, dératiseur, parachutiste) [28-73], les pigeons voyageurs, utilisés depuis la plus haute antiquité [74-119], les ânes, les mulets, les boeufs [120-133], les éléphants de guerre [134-163], les chameaux et les dromadaires dans les guerres du désert [164-187], les chevaux [188-237], les phoques, les otaries et les dauphins [238-251]. On regrettera l’absence de toute bibliographie. Signalons chez le même éditeur d’autres ouvrages intéressants récents du même auteur ; Peines de mort : histoire et techniques des exécutions capitales des origines à nos jours (1994), Suicides : histoire, techniques et bizarreries de la mort volontaire, des origines à nos jours (1995), Histoire et bizarreries sociales des excréments des origines à nos jours (1997).

Raymond JUILLARD. La Caisse de grenades. Préf. de Pierre Sudreau. Bussières : Raymond Juillard [Les Cornins, 71960 Bussières], 1997. 198 p. 14,5 x 20,8 cm. Couv. ill. Ill. 100 F (125 F fco), Dans son avant-propos (en deux parties, la première ayant été rédigée il y a une vingtaine d’années et ne se rapportant donc pas au livre de Juillard), Pierre Sudreau, ancien de Buchenwald et ministre du Général De Gaulle, après avoir évoqué les « crématoires rougeoyants » [2] d’Auschwitz, écrit que les crimes nazis « sont tellement monstrueux que certains admirateurs d’Hitler, surnommés "négationnistes" [,] s’efforcent de les occulter afin d’essayer de disculper leurs idoles nazies » [5]. Né en 1926, Raymond Juillard a été arrêté en août 1943, un mois après son père. Ces arrestations sont liées à des activités de résistance. Parmi les prisons et les camps où il a séjourné figurent le Fort Montluc à Lyon, le camp de Compiègne, les camps de Buchenwald, d’Ohrdruf, de Sachsenhausen, de Bergen-Belsen, de Neuengamme, de Sandbostel. Nous avons relevé cinq références à des gazages [34, 124, 135, 143, 170], L’auteur ne prétend dans aucun cas avoir vu des chambres à gaz. Sa connaissance n’est qu’indirecte. Sur Bergen-Belsen, il écrit : « On vit peu de jours à "BERGEN BELSEN", un camp soit [sic] disant de repos. Les déportés sont gazés ou meurent à la suite de piqûre au phénol. Mais la plupart meurent de dysenterie, du typhus ou plus simplement de la famine » [170]. Le chapitre X évoque le bombardement de Buchenwald le 24 août 1944 [125-130] : « Plus de 350 déportés sont morts, beaucoup de SS aussi, la femme du lieutenant SS chargé de l’appel du camp a été tuée » [129]. À l’approche de la libération du camp-stalag de Sandbostel, il évoque les centaines de morts : «  La plupart tués par les postens, d’autres étouffés par la nourriture pillée et immédiatement ingurgitée. L’organe déshabitué n’a pas tenu » [185]. On notera plusieurs allusions au typhus [87, 147, 184, 185].

Grégoire DUMITRESCO. L’Holocauste des âmes : relation inopportune d’un crime contre l’humanité. Traduit du roumain par Daniel Dimitriu. Publié avec le concours d’Y. Cauchois. Paris : Librairie Roumaine Antitotalitaire [5, rue Malebranche, 75005 Paris], décembre 1997. 264 p. 14 x 21 cm. Coll. L’Holocauste démasqué. ISBN 2-908029-10-3. 120 F. Fils d’officier, l’auteur est né en 1923. Il est mort à Munich en 1983, En 1946, il étudie le droit à l’Université de Bucarest. « Le 7 février 1948, moins de deux mois après l’abolition de la monarchie, il est arrêté pour activité anticommuniste et nationale-royaliste. [...] Il connaît alors l’horreur des geôles de Pitesti, de Jilava, de Pitesti à nouveau, pour y subir le tristement célèbre arrachage des masques, enfin du mortifère Canal Danube-Mer Noire » [11]. Par « arrachage des masques », il faut entendre une « rééducation » par lavage de cerveau, à l’image de ce qui se pratiquera plus tard dans la plupart des communismes asiatiques. Mais ici la torture physique et morale est au centre du dispositif et le but de l’entreprise est d’amener les détenus à se torturer les uns les autres. Pour l’éditeur, l’opportunité de faire connaître ce témoignage au public français « vient de ce qu’il dénonce par anticipation posthume, pourrait-on dire, une entreprise très actuelle d’étouffement de la mémoire. / Il est, en effet, nécessaire, il est urgent, de combattre l’étrange séduction que le pire des extrémismes exerce présentement sur nos compatriotes » [7]. Sur le même sujet on rappellera l’ouvrage récent de Virgil IERUNCA, Pitesti, laboratoire concentrationnaire (1949-1952), Paris, Michalon, 1996. Précisons que l’ouvrage de G. Dumitresco a également constitué le n° 10 de la revue hors commerce La Vieille Taupe.

Sylvain S. SALVINI, « Le mythe de l’aviation italienne en France sur les routes de l’exode en juin 1940 : la solution de l’énigme », La Vieille Taupe / Organe de critique et d’orientation postmessianique, n° 9, automne 1997, hors commerce, 160 p. L’auteur, Sylvain Silvio Salvini, est né à Milan en 1929. Ingénieur commercial en retraite, il a été très tôt passionné par la recherche historique, principalement sur les sports et les arts de combat de l’Antiquité à nos jours. Il a d’ailleurs publié plusieurs articles sur ces sujets dans diverses revues spécialisées. La présente étude porte sur un épisode de la débâcle de juin 1940 en France au cours duquel des avions italiens auraient bombardé et mitraillé des colonnes de civils en fuite. C’est du moins ce qu’affirmèrent des centaines de témoins en 1946 au cours d’une enquête officielle. L’Italie avait démenti avant même la fin de la guerre. « Les résultats de l’enquête de 1946 et les travaux ultérieurs de quelques historiens, conclurent à un mythe engendré par une psychose collective sans objet réel. Le but de cette étude est de porter toute cette affaire à la connaissance du public, et de rechercher quel pourrait être le fond de vérité qui, dit-on, est à la base de toute légende... La fin de cette étude montrera que nous pensons avoir trouvé la clef de l’énigme, et qu’elle ouvre maintenant de nouvelles voies de recherche » [8]. Sont abordés au fil des pages : les relations franco-italiennes jusqu’au 10 juin 1940 [9-16], les opérations militaires, terrestres et aériennes, en mai-juin 1940 [17-23], l’aviation italienne en France du 11 au 24 juin 1940 et la psychose qui s’est emparé d’une partie de la population française à propos des bombardements et des mitraillages de civils [24-31] par des avions [supposés italiens], «  parfaitement reconnaissables à leurs cocardes, vert-blanc-rouge (vert à l’extérieur, rouge au centre) » [29], les protestations italiennes [32-41] dès le 7 décembre 1944 (« le ministère de l’Air du Royaume d’Italie avait démenti officiellement le survol d’un quelconque avion italien au-delà du Rhône pendant les quatorze jours de la guerre franco-italienne » [35]), les signes distinctifs des avions belligérants en 1940 (les avions français, allemands, britanniques, italiens) [42-56] avec de nombreuses illustrations [46-56], l’ouverture d’une enquête début 1946 auprès du Service Historique de l’Armée par le ministère français de l’Intérieur à la suite d’une protestation officielle du gouvernement italien en décembre 1945 et les conclusions plutôt sceptiques de cette enquête [57-71], un examen des témoignages de 1946 avec des extraits de certains d’entre eux [72-90]. L’auteur examine ensuite la littérature et les « médiats » (selon la graphie archéo-talpinienne) de 1945 à 1990 et met en évidence la persistance de la croyance aux mitraillages italiens (« les travaux des quelques historiens qui se soient intéressés à la légende des avions italiens et ont démontré [démonté ?] le mythe, resteront totalement ignorés du grand public » [92]) [91-100]. Il évoque les « acquis du révisionnisme historique » qui se sont manifestés dans les articles et les études de plusieurs auteurs (Maurice Vassard, Léon Noël, Félix Debyser, Georges Daux, Henri de Mollans) [101-120] et nous entretient de ses propres recherches et réflexions sur le problème qui l’occupe [121-139]. L’hypothèse qu’il avance est qu’il ne se serait pas agi d’avions allemands ou italiens mais d’avions britanniques qui auraient attaqué des colonnes allemandes auxquelles des civils français se seraient retrouvés mêlés. L’auteur voit là en tout cas de nouvelles voies de recherche, notamment dans les archives britanniques. Parmi la série de cinq notes additionnelles en fin d’ouvrage on retiendra la mention d’une étude peu connue du colonel de Mollans et d’un chapitre d’un ouvrage italien publié par l’Istituto per gli studi di politica internazionale. A noter que cette étude a été refusée par une dizaine d’éditeurs sans qu’on connaisse les raisons exactes de ce refus [148]. Adresse : La Vieille Taupe, B.P. 98, 75224 Paris cedex 05. Abonnement ou, plus exactement, participation aux activités de la Vieille Taupe : 250 F.

Bulletin [réservé aux abonnés de La Vieille Taupe], n° 8, novembre 1997, [2]p. Dans ce court bulletin, Pierre Guillaume écrit : «  Depuis le début du procès Papon, le révisionnisme a fait des progrès gigantesques en France. Des yeux se d[e]ssillent. Des forteresses tombent, comme à aucun moment depuis que l’affaire Faurisson a éclaté dans les médiats, il y a dix-neuf ans » [1]. Il rappelle ensuite la lourde condamnation qui a frappé Robert Faurisson à la suite de son procès du 25 septembre 1997 (au total 120 000 F d’amendes et de frais divers) [1] et fait une mise au point au sujet de la création autour de Roger Garaudy d’une association pour le dialogue des cultures. Concernant le procès Garaudy, il déclare : « Une condamnation ne pourrait résulter que d’une interprétation abusive de la loi, et serait le signal du déclenchement d’un mouvement de protestation infiniment plus vaste que le révisionnisme, mais dans lequel le révisionnisme vivrait comme un poisson dans l’eau. Au contraire, un acquittement équivaudrait, après les délires médiatiques, à un droit d’entrée officiel pour le révisionnisme dans la plupart des têtes » [1]. Au verso de ce bulletin n° 8 est reproduit un texte de Georges Piscoci-Danesco, propriétaire de la Librairie du Savoir ou « Librairie roumaine antitotalitaire  » (5, rue Malebranche, 75005 Paris), rédigé au lendemain d’une cinquième agression contre sa librairie (13 novembre 1997, un pavé dans la vitrine latérale, à 2 heures du matin). Il est surtout question de l’agression qui a été commise le 16 juillet 1996 « par un commando de jeunes hommes se revendiquant explicitement de la "Mémoire juive", dans le but avoué d’intimider le libraire, M. Georges Piscoci, pour faire cesser la diffusion du livre de Roger GARAUDY, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Deux personnes présentes ont été légèrement molestées. Le libraire, durement frappé au visage à l’aide d’un gant de frappe (gant de cuir, renforcé de pièces métalliques et rempli de sable pour alourdir l’impact) a eu le sinus frontal fracturé. Le matériel téléphonique et informatique a été saccagé. Des milliers de livres ont été maculés sur les rayonnages arrosés de peinture rouge. Radio Shalom, une radio FM sioniste militante, le jour même de l’attentat, manifestait sa satisfaction ! » Le texte annonce la création, au début de l’année 1998, d’un comité d’organisation d’une manifestation commémorative le 1er juillet 1998 devant la Librairie du Savoir (contre la récupération et l’exploitation à des fins politiques partisanes des souffrances des victimes du 16 juillet 1942 et contre les agressions répétées à l’encontre de librairies). + n° 9, décembre 1997, [4] p. Ce bulletin a été adressé aux amis de La Vieille Taupe en même temps que le n° 8. Pierre Guillaume appelle à la mobilisation de tous dans le cadre du procès conjoint de Roger Garaudy et de Pierre Guillaume : «  Il faut en tout cas donner un maximum d’écho à ce procès incroyable. Le seul fait qu’il puisse avoir lieu constitue un symptôme de la décomposition de la justice et du droit. C’est aussi la raison pour laquelle ce procès crée une situation nouvelle qui donne enfin aux révisionnistes une opportunité pour dévoiler la réalité totalitaire dans laquelle nous vivons. Réalité totalitaire dont la principale force était précisément de demeurer occulte » [1]. Diverses affaires suisses sont ensuite brièvement rappelées (affaires de deux libraires genevois condamnés pour la vente du livre de Garaudy, affaire Berclaz, affaire Ferraglia) [1-2] ainsi qu’une affaire de mise sous séquestre d’ouvrages (dont celui de Vincent Reynouard sur le massacre d’Oradour) en Belgique (cela concerne la Fondation pour la Libre Recherche Historique d’Anvers) [2]. Pierre Guillaume revient sur un colloque du GRECE [Groupement de recherche et d’études sur la civilisation européenne] sur la censure qui s’est tenu (à une date non indiquée) et au cours duquel le sujet du révisionnisme n’a pas du tout été abordé ni même évoqué [3] et annonce la parution du n° 1 de la revue Akribeia, parution qualifiée pour diverses raisons de « miracle ». Ce bulletin se termine par la reproduction d’un communiqué de la Vieille Taupe à propos de deux faits divers. Les bulletins n° 8 et 9 étaient accompagnés d’une réfutation de 4 pages (non numérotées) de la lettre des « membres de la section de Chimie de l’Académie des Sciences » concernant Le Rapport Rudolf parue dans le courrier des lecteurs du mensuel scientifique français La Recherche, n° 300, juillet-août 1997, p. 7. Ce texte est différent de celui qui avait été envoyé en même temps que le bulletin n° 7. Il s’agit ici d’une lettre datée du 28 octobre 1997 qui a été envoyée personnellement par Pierre Guillaume à chacun des 39 membres constituant le section Chimie de l’Académie des Sciences (membres dont la liste, avec adresses, est donnée en p. 4). Adresse : La Vieille Taupe, BP 98, 75224 Paris cedex 05

Revision / Pour le prolétariat français, [attention, cette revue est interdite de vente aux mineurs, de publicité et d’affichage en France], n° 84, septembre-octobre-novembre 1997, 24 p. Au sommaire de ce numéro ; un examen étymologique des termes « prolétariat » et «  extermination » [2], un long article sur l’« extermination des juifs de France et de Belgique » qui comporte un passage sur le « subconscient des races françaises » où il est question des origines des principaux révisionnistes français (Alain Guionnet) [3-12], une étude du révisionniste espagnol Enrique Aynat sur les « données statistiques sur la mortalité des juifs déportés de France à Auschwitz en 1942 » (tirée de Estudios sobre Auschwitz, paru en 1997) [12-17], des nouvelles brèves (le « rapport Martin », le nombre des juifs dans le monde avant guerre, les victimes d’Oradour, le décès d’Otto Ernst Remer, le journal de rue Le Réverbère, Pierre Vidal-Naquet, une perquisition chez Alain Guionnet, une lettre de Roger Garaudy au quotidien Le Monde [9-10 novembre 1997, p. 9]) [18-22], la chronique judiciaire (le procès Faurisson du 25 septembre 1997 et la sévère condamnation du professeur à 120 000 F d’amendes et frais divers, les ennuis judiciaires de Carlos Porter en Allemagne, l’arrestation et l’emprisonnement d’Udo Walendy en Allemagne le 12 octobre 1997) [22-23]. + n° 85, janvier-février-mars 1998, 28 p. Au sommaire : la circoncision, « crime contre l’humanité » (Alain Guionnet) [3-12], un compte rendu du procès de Roger Garaudy en janvier 1998 (Jacques Moulin) [13-18], David Cole abjure le révisionnisme (Attila Lemage) [19-20], les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz (Robert Faurisson) [21], des nouvelles brèves (la disparition du magazine WOTAN, l’assassinat du préfet de Corse, l’affaire G. Rittersporn, etc.) [22-25], la chronique judiciaire (quelques procès récents d’Alain Guionnet) [25-27].

L’Autre Histoire, n° 9, octobre 1997, 48 p. Au sommaire : l’éditorial sur l’interdiction en France du livre de Vincent REYNOUARD, Le Massacre d’Oradour : un demi-siècle de mise en scène [2], une longue étude (tirée de la revue américaine American Renaissance, PO Box 527, Oakton, Virginia 22124, États-Unis) de Jared Taylor sur les inconvénients des sociétés multiraciales [3-14]. Jared Taylor a également publié en 1992 un ouvrage de 416 p. sur le même sujet : Paved With Good Intentions : The Failure of Race Relations in Contemporan America (Carroll & Graf Publishers, Inc., 260 Fifth Avenue, New York, NY 10001, États-Unis). Également : de nombreuses brèves (chasse aux sorcières contre Fabrice Le Quintrec, journaliste de la radio France Inter, Henri Roques débouté d’une demande de dédommagement pour l’annulation de sa thèse, Jürgen Graf et les archives soviétiques, les activités révisionnistes de Bradley Smith, l’acharnement contre la librairie Ulysse à Bordeaux, l’historien juif italien Renzo de Felice, etc.) [15, 23-24, 30, 38-39], de courts comptes rendus de livres [16-17] et de revues [18], un article de Bradley Smith sur Elie Wiesel, l’homme-obus (tiré du Smith’s Report, n° 42, avril 1997, p. 3-4) [19-22], un article sur la trahison de Churchill à propos de Pearl Harbour (qui s’appuie sur l’ouvrage de James RUSBRIDGER & Eric NAVE, Trahison à Pearl Harbour. Comment Churchill entraîna Roosevelt dans la Seconde Guerre mondiale, Paris, Éditions Pygmalion / Gérard Watelet, 1992) [28-29], un très intéressant entretien avec le révisionniste belge Siegfried Verheke, cofondateur (avec son frère Herbert) de la Stichting Vrij Historisch Onderzoek (VHO) [Fondation pour la libre recherche historique] [31-37], le très abondant courrier des lecteurs [41-48]. + n° 10, février 1998, 48 p. Au sommaire ; un article sur Le Livre noir du communisme (Henri de Fersan) [3-9], de courtes notices sur des revues [10-11] et des livres [23-27], la presse communiste française et ses outrances staliniennes (à partir de l’ouvrage de Claude COEURJOLY, Les Escroqueries, mensonges et outrances de la presse stalinienne française) [13-21]), des brèves [12, 22, 28, 38-40], Eisenhower dit non à Israël (Donald Neff) [29-33], le complexe militaro-industriel américain pendant la seconde guerre mondiale (Robert Higgs) [34-37], le courrier des lecteurs [41-48]. Le bulletin mensuel de 4 pages Les Nouvelles du Front est adressé à ceux qui ont souscrit un abonnement de soutien. Adresse : L’Autre Histoire, BP 3, 35134 Coësmes. Prix de l’abonnement (6 numéros) : 285 F. Abonnement de soutien : à partir de 500 F. Prix du numéro : 75 F.

ANEC Informations... [Lettre d’informations confidentielle réservée aux lecteurs et aux lectrices de l’ANEC], n° 7, 23 octobre 1997, 6 p. Au sommaire : les ennuis de Michel Adam, professeur d’histoire-géographie à Montoir-de-Bretagne [1-2], Vincent Reynouard convoqué à la gendarmerie pour son ouvrage sur le massacre d’Oradour [3], le décès d’Otto Ernst Remer [4], la condamnation du professeur Faurisson à 120 000 F d’amende et frais divers en octobre 1997 [5-6). Un supplément de 4 p. était joint à ce numéro et se composait de la lettre ouverte qu’Henri Roques a adressée à l’avocat Serge Lorach qui l’avait notamment traité de « suppositoire ». + n° 8, 3 décembre 1997, 12 p. Au sommaire : la convocation de Michel Adam devant une commission de discipline [1-2], l’histoire comme outil de propagande mondialiste [3-4], les ravages du « politiquement correct » dans le mensuel Inter-CDI (revue qui s’adresse aux documentalistes des centres de documentation et d’information des collèges et lycées) [4-5], l’Éducation nationale somme V. Reynouard de payer un trop perçu [6], des menaces et des agressions contre des libraires français vendant le l’ouvrage de Roger Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne [7], un exemple de malhonnêteté journalistique [8], l’interdiction d’une messe à la mémoire du Maréchal Pétain [10], un exemple de mémoire sélective à Saint-Méloir-des-Bois [11], une lettre ouverte, non signée, adressée à l’historien américain Robert Paxton [12], + n° 9, 25 janvier 1998, 14 p. Au sommaire : des considérations sur la publication du Livre noir du communisme et certaines répercussions dans la vie politique française [1-6], l’affaire Adam [6], une perquisition dans les locaux du VHO d’Anvers [6], l’Institut d’études indo-européennes de l’Université Lyon III sur la sellette [7], les historiens Ruth Bettina Birn et Norman Finkelstein contre Daniel J. Goldhagen [7-8], une lettre de lecteur dans le quotidien Ouest-France à propos de « repentance » [9-10], des questions à propos d’Oradour [10-12], le magazine L’Inconnu et la « solution finale » [12-13], Amistad, le nouveau film de Steven Spielberg [13-14]. Adresse : ANEC, B.P. 21, 44530 Saint-Gildas-des-Bois.

Le Nouveau Messager [Bulletin confidentiel de l’ANEC réservé aux abonnés], n° 1, automne 1997, [2]-62 p. Au sommaire : la note de lecture (13 juin 1997) de Jean-Jacques Fouché, responsable du projet du Centre de la Mémoire d’Oradour, rédigée à la demande des autorités, concernant l’ouvrage collectif, Le Massacre d’Oradour : un demi-siècle de mise en scène [13-22], une réponse à Jean-Jacques Fouché qui réfute les affirmations et accusations de ce dernier (collectif) [23-37], des commentaires additionnels de Vincent Reynouard sur la note de J.-J. Fouché [37-58], trois nouvelles hypothèses au sujet des événements qui ont pu provoquer l’explosion du clocher [59-62]. + n° 2, hiver 1997, 64 p. Au sommaire : un long article sur la réception de l’ouvrage sur le massacre d’Oradour dans la presse française et plus particulièrement la presse régionale [7-30], des réflexions sur la note de lecture de Fouché (Hervé Saite) [31-36], une analyse de l’arrêté du 2 septembre 1997 portant interdiction sur l’ensemble du territoire français de l’ouvrage sur Oradour [37-49], la politique des vaccinations en France (Michel A.) [51-57]. Adresse : ANEC, B.P. 21, 44530 Saint-Gildas-des-Bois. Abonnement (4 numéros) : 195 F ; (4 numéros + les 6 numéros d’Anec Informations...) : 249 F.

The Journal of Historical Review, vol. 16, n° 5, septembre-octobre 1997, 40 p. Au sommaire : le camp de concentration de Stutthof (Mark Weber) [2-6], comment l’historien britannique Martin Gilbert falsifie et invente (Robert Faurisson) [7-8], un film sur la mission de Joseph Davies en Union soviétique à la fin des années 1930 et l’affaire d’espionnage Alger Hiss (Joseph Sobran) [9-12], le président Truman et la partition de la Palestine (Donald Neff) [13-15], les organisations juives font la loi dans l’affaire Notin (texte du I 8 juin 1996) (Robert Faurisson) [17-18], les faux crimes et affaires racistes, le terrorisme sioniste et israélien, les juifs dans la Wehrmacht (Doug Collins) [19-21], la vision du monde complexe de l’écrivain juif Gertrude Stein (Mark Weber) [22-23], les détecteurs de gaz dans le crématoire II d’Auschwitz-Birkenau (Arthur R. Butz) [24-30], un article sur l’ouvrage de John SACK, An Eye for an Eye [sous-titre de la couverture : The Untold Story of Jewish Revenge Against Germans in 1945] (New York, Basic Books, 1993) et sa réception dans les médias américains (Richard H. Curtiss) [31-33], une recension de : Lawrence BIRKEN, Hitler as Philosophe : Remnants of the Enlightenment in National Socialism (Westport [Connecticut], Praeger, 1995) (Mark Weber) [34-37], le courrier des lecteurs [38-40]. + vol. 16, n° 6. novembre-décembre 1997, 40 p. Au sommaire : la place de Pearl Harbor dans l’histoire (réflexions sur les origines et les conséquences de la guerre du Pacifique) (James J. Martin) [2-6], l’attaque de Pearl Harbor (John Mueller) [7], Claude Lanzmann et Shoah (Serge Thion) [8-10], comment 1’historien de l’Holocauste Gerald Fleming manipule les faits [11-12], le « fascisme » est omniprésent aujourd’hui selon les tenants du « politiquement correct » (Jaroslaw Zadencki) [13-15], les bombardements de la Suisse neutre pendant la guerre (Joachim Hoffmann) [15], l’historien israélien Benny Morris dénonce les mythes de la naissance de l’État d’Israël (Rachelle Marshall) [16-19], le grand succès du site révisionniste Internet de Greg Raven [19], la politique favorable du président américain Lyndon B. Johnson à l’égard d’Israël (Donald Neff) [20-21], des recensions de : Viktor SUVOROV, Icebreaker : Who Started the Second World War ? (version française parue en 1989 sous le titre : Le Brise-Glace. Juin 1941 : le plan .secret de Staline pour conquérir l’Europe, Paris, Olivier Orban) (Joseph Bishop) [22-27], Viktor SUVOROV, Der Tag M (Stuttgart, Klett-Cotta, 1995) (Daniel W. Michaels) [28-34], Edward L. BEACH, Scapegoats : A Defense of Kimmel and Short at Pearl Harbor (Annapolis, Naval Institute Press, 1995) (John Weir) [35-40]. + vol. 17, n° 1, janvier-février 1998, 40 p. Au sommaire : la victoire du journaliste canadien Doug Collins dans la procédure judiciaire qui avait été engagée contre lui par le Congrès juif canadien [2-3], Doug Collins arrête le journalisme, le procès de Nuremberg, l’imposteur et auteur australien de faux souvenirs Donald Watt (Doug Collins) [4-6], le décès d’Otto Ernst Remer en exil en Espagne (Mark Weber) [7-8], un tribunal japonais refuse de prendre position sur l’existence des chambres à gaz [10], trois courts articles autour de la Constitution américaine (Joseph Sobran) [12-15], une très longue étude sur la « question juive » due à Goldwin Smith (1823-1910), historien américain né en Grande-Bretagne [16-36], une longue recension de : David IRVING, Nuremberg : The Last Battle, Londres, Focal Point, 1996 (Daniel W. Michaels) [38-46], le courrier des lecteurs [47-48]. Adresse : Institute for Historical Review, PO Box 2739, Newport Beach, CA 92659, USA. Abonnement annuel (Europe, 6 numéros) : $ 50 ($ 70 par avion). Prix du numéro : $ 7,50.

Smith’s Report / America’s Only Monthly Revisionist Newsletter, n° 47, octobre 1997, 8 p. Au sommaire : le faux témoignage d’un membre fondateur de l’Holocaust Memorial Museum de Washington, le Dr Hadassah Bimko Rosensaft [voir aussi : Carlo MATTOGNO, « Auschwitz : deux faux témoignages », Annales d’histoire révisionniste, n° 5, été-automne 1988, p. 141-165] [1, 3-5], le bloc-notes de Smith [2-3], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [5], un nouveau revers judiciaire de Willis Carto [5-6], une opération de police en Allemagne au domicile des beaux-parents de Germar Rudolf (Richard Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs (lettres de F. P. Berg et de Lou Rollins) [7-8], + n° 48, novembre 1997, 8 p. Au sommaire : la publication d’une nouvelle brochure (86 p.) de l’Anti-Defamation League, High-Tech Hate : Extremist Use of the Internet [1, 3-5], le bloc-notes de Smith [2-3], de nouvelles questions posées par le décès de Hadassah Rosensaft [5-6], les ennuis de Carlos Porter avec la justice allemande (Richard Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs (Robert Faurisson et Samuel Crowell) [7-8]. + n° 49, décembre 1997, 8 p. Au sommaire : de nouveaux succès pour le CODOH dans la diffusion du révisionnisme dans les journaux et sur les campus universitaires [1, 4-5], le bloc-notes de Smith [2-3], une intéressante réflexion sur les récits de déportés et leur degré de sincérité et d’exactitude (Samuel Crowell) [5-6], Churchill et Hitler et la question des « gazages » (Richard Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs (James J. Martin, Arthur R. Butz) [7-8]. + n° 50, janvier 1998, 8 p. Au sommaire : plus de quarante journaux universitaires publient des annonces du CODOH ou des articles de collaborateurs du CODOH [1, 3-4], le bloc-notes de Smith [2-3], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [4], la reproduction d’un article de Martin Henry paru dans le journal universitaire The Review (État du Delaware) [5], la première édition, en yiddish, de l’ouvrage d’Elie Wiesel, La Nuit [5-6], le nouveau maccarthysme des antirévisionnistes (Richard A. Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. Avec ce numéro, Bradley Smith proposait une offre spéciale aux lecteurs : les cinquante numéros du Smith’s Report pour la somme de $49 (prévoir un peu plus pour l’Europe). + n° 51, février 1998, 8 p. Au sommaire : le procès de Roger Garaudy à Paris, l’intérêt croissant du monde arabo-musulman pour le révisionnisme et le soutien apporté au révisionniste français par diverses associations et organisations arabes ou musulmanes (dont : l’Organisation des droits de l’homme de Jordanie, une centaine de députés du Parlement iranien, une centaine d’écrivains palestiniens, le Parti du Travail égyptien, la Société koweitienne des droits de l’homme, l’Ordre des avocats soudanais et syriens, le prix Nobel égyptien de littérature (1988) Naguîb Mahfouz) [1, 4-5], le bloc-notes de Smith [2-3], l’activisme révisionniste d’un étudiant à la Washington State University [5-6], quelques publications à caractère révisionniste [6], Internet et le procès Garaudy [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. + n° 52, mars 1998, 8 p. Au sommaire : les conséquences de la publication d’une publicité pour le CODOH dans le journal universitaire du Swarthmore College (Pennsylvanie) [1, 3-4], le bloc-notes de Smith [2-3], des critiques aux États-Unis, au Canada et en Allemagne contre divers Musées de l’Holocauste [4-5], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [5-6], le Centre Simon Wiesenthal et la multiplication des sites révisionnistes Internet (R. Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs [7-8], le procès Garaudy [8]. Adresse ; Bradley R. Smith, PO Box 439016 / P-111, San Diego, CA 92143, USA. Adresse Internet : http://www.codoh.com. Abonnement annuel (Europe, 11 numéros) : $39.

Revisionist History / The Journal of the New Vision, n° 2, été 1997, 16 p. Au sommaire : une historienne, Ruth Bettina Birn, accuse Daniel GOLDHAGEN d’avoir effectué un travail très sélectif de citations dans son ouvrage sur Les Bourreaux volontaires de Hitler (Tim King) [2-3], l’opération d’intoxication des services secrets britanniques pour faire croire aux Allemands que le débarquement allié dans le sud de l’Europe aurait lieu en Sardaigne et non en Sicile [3-7], une présentation du révisionniste Lou Rollins qui s’est fait une sorte de spécialité d’écrire aux journaux pour effectuer des mises au point concernant les sujets touchant au révisionnisme (Miranda Bryant) [8-10], une affiche provocante à l’égard des musulmans en Israël [11-12], la parution d’un volumineux ouvrage de l’historien allemand Hans Mommsen sur la firme automobile Volkswagen et ses ouvriers sous le Troisième Reich [12-13], le courrier des lecteurs [13-14], l’orpheline noire adoptée par la reine Victoria [15], John Milton [16]. + n° 3, [automne] 1997, 8 p. Au sommaire de ce numéro qui ne comporte plus de sous-titre de revue ; une recension de l’ouvrage de James BACQUE, Crimes and Mercies : The Fate of German Civilians Under Allied Occupation, 1944-1950, Londres, Little Brown & Co., 1997 (Michael A. Hoffman II) [1-4], la politique terroriste menée par l’État d’Israël et les assassinats de dirigeants palestiniens (M. A. Hoffman II) [4-6], les viols homosexuels des esclaves blancs en Angleterre et en Australie au XIXe siècle [7-8], + n° 4, décembre 1997, 8 p. Au sommaire : diverses considérations ésotérico-occultistes autour du décès de la princesse Diana (Michael A. Hoffman II) [1-6, 8], le père John Drumgoole, bienfaiteur des enfants sans abri dans le New York des années 1880 [6-7], le dernier film de Steven Spielberg, Amistad (autour de la traite des esclaves noirs), accusé de plagiat [7]. + n° 5, [février ?] 1998, 8 p. Au sommaire : le communiste américain Armand Hammer (M. A. Hoffman II) [1-4], le film de SPIELBERG, Amistad [5-6], l’ADL veut interdire ou empêcher la puhlication d’un livre de Ruth BIRN et de Normann FINKELSTEIN (A Nation on Trial: The Goldhagen Thesis and Historical Truth) qui répond de manière très critique aux arguments de Daniel Goldhagen [6-7], les ennuis judiciaires de Lady Jane Birdwood en Angleterre et le procès de Roger Garaudy en France [7]. Adresse : The Independent History & Research Co., Box 849, Coeur d’Alene, Idaho 83816, États-Unis. Adresse Internet : http://www.hoffman-info.com. Abonnement (Europe) pour 6 n° : $39 ; 12 n° : $65. Prix du numéro : entre $6 et $7.

Michael A. Hoffman II’s Campaign for Radical Truth in History, Politically Incorrect, Revisionist & Conspiracy Books, Pamphlets, Newsletters and Tapes. 1997 Catalog n° 2. Au sommaire de ce catalogue : des cassettes audio (la philosophie de l’histoire selon M. A. Hoffman II, le Talmud, le libéralisme, Unabomber, la mentalité juive, l’oeuvre d’Edgar Allan Poe, etc.), des cassettes vidéo (le massacre de l’esplanade des Mosquées par Baruch Goldstein, le procès Zündel de 1985, les nombreuses photographies prises par Ditlieb Felderer au camp d’Auschwitz-Birkenau, des interviews de Thies Christophersen, Hans Von der Heide, Ditlieb Felderer), d’anciens numéros de revues ou bulletins publiés par M. A. Hoffman II, divers ouvrages de ce dernier (Secret Societies and Psychological Warfare, Masonic Assassination, The Great Holocaust Trial, They Were White and They Were Slaves : The Untold History of the Enslavement of Whites in Early America, Hate Whitey : The Cinema of Defamation). Adresse : The Independent History & Research Co., Box 849, Coeur d’Alene, Idaho 83816, États-Unis.

Adelaide Institute [Newsletter], n° 62, octobre 1997, 8 p. Au sommaire ; un article sur le cas de Konrad Kalejs, « criminel de guerre  » australien présumé, et sur l’invasion et l’occupation des trois pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie) par les Soviétiques, les déportations massives qui ont eu lieu et le rôle joué par certains juifs dans la répression (Michael Murphy) [1-2], deux communiqués de presse de l’Adelaide Institute au sujet de Konrad Kalejs et sur un changement de loi demandé par quelques responsables juifs australiens [2], le cas de trois Australiens soupçonnés de crimes de guerre, Ivan Polyukhovich, Mikolay Berezowski et Heinrich Wagner (Fredrick Toben) [2-4], un échange de correspondance entre F. Toben et la Commission australienne des droits de l’homme [4-5], un récit de l’occupation allemande en Union soviétique (Michael Kirilov) [5-7], plusieurs lettres de lecteurs (adressées à The Age) dont une d’une Lettonienne qui rappelle que les juifs ne sont pas les seuls à avoir souffert pendant la guerre [7-8], les triangles roses dans les camps de concentration (Jim Floyd) [8]. A ce numéro étaient jointes 4 pages non numérotées de textes et de dessins autour du sionisme et de l’Holocauste (provenant de Counterbias, organisation australienne). + n° 63, octobre 1997, 8 p. Au sommaire : un article sur les « visions cornues de l’"Holocauste" » ou l’Holocauste considéré comme une nouvelle religion (Robert Faurisson) [1-2], un article repris du numéro du JHR de l’hiver 1986-1987 (Robert A. Hall) [2-3], le révisionniste suisse Jürgen Graf pose quelques questions à ceux qui croient à la version officielle sur l’existence de chambres à gaz homicides dans le camp de concentration d’Auschwitz [3-4], un compte rendu de l’ouvrage d’Israel SHAHAK, Jewish History, Jewish Religion : The Weight of Three Thousand Years (traduit en français dans La Vieille Taupe, n° 3, été 1996) [4-5], Robert Faurisson envoie un fax à Michael Shermer pour rectifier quelques erreurs commises par ce dernier dans son livre Why People Believe Weird Things [5], Sigmund Freud, les erreurs et les errements des théories psychanalytiques (Geoff Muirden) [6-7], un compte rendu de : Tom SEGEV, The Seventh Million (John Small) [7-8], un article de la presse australienne sur les ennuis de F. Toben et de son site révisionniste Internet [8]. + n° 64, novembre 1997, 12 p. Au sommaire : la ville de Berlin et ce qu’elle est devenue aujourd’hui (David Brockschmidt) [1], un camp australien pour prisonniers de guerre (Fredrick Toben) [2-3], les épreuves d’Ezra Pound après la guerre (Johnny Reb) [3-4], divers articles de la presse australienne [4-9] dont plusieurs sur Richard Wagner, une lettre de Keith Rex sur les enjeux actuels du révisionnisme [9-10], le sort des juifs en Allemagne (le démographe suédois Carl O. Nordling) [10-11], divers articles de la presse australienne [11-12]. + n° 65, novembre 1997, 12 p. Au sommaire : un communiqué de l’Adelaide Institute sur la liberté d’expression mise en danger par les organisations juives australiennes [l], la transcription d’une émission de radio (concernant l’Adelaide Institute et son site Internet) avec, intervenant par téléphone, Fredrick Toben, Ron Samuel, Doron Ur, Henk Beerepoot [2-6], la transcription d’une autre émission de radio autour du cas Konrad Kalejs (avec notamment Isi Liebler et Fredrick Toben) [6-8], deux articles de la presse australienne dont un sur le décès d’Otto Ernst Remer [8-9], David Irving et le Premier ministre australien John Howard [9-10]. + n° 66, décembre 1997, 12 p. Au sommaire : un bilan de l’année 1997 pour l’Adelaide Institute (F. Toben) [1-2], un article de juifs antisionistes paru dans le New York Times du 30 septembre 1997 [3], Samuel Crowell et ses arguments concernant les portes d’abri antiaérien (Robert Faurisson) [4], un échange de correspondance entre Fredrick Toben et la Commission australienne des droits de l’homme au sujet de David Irving [5-6], la plainte déposée par F. Toben contre Jeremy Jones [6-7], divers articles de la presse australienne et internationale (la mort de Diana, le Hamas et Israël, etc.) [7-12] et de courts commentaires sur des sujets variés [8-12]. + n° 67, janvier 1998, 12 p. Au sommaire : un bilan à propos de la plainte déposée le 28 mai 1996 par Jeremy Jones contre Fredrick Toben [1], la demande de visa de David Irving a été refusée par Philip Ruddock, ministre australien de l’Immigration et des Affaires multiculturelles [2], le texte de la déposition de David Irving en faveur de F. Toben [2-3], la déposition de Robert Faurisson en faveur de Toben et son rejet par la « commissaire » Kathleen McEvoy, la réponse de R. Faurisson à une déclaration de Jeremy Jones [3-5], la réponse de F. Toben à un texte de Jeremy Jones [5-6], le Racial Hatred Act (David Brockschmidt) [6], le décès du Dr Hadassah Rosensaft [7], l’hypocrisie des organisations juives (F. Toben) [7], divers articles de la presse australienne [8], la reproduction en fac-similé de plusieurs articles relatifs à des affaires de révisionnisme (affaires Collins, Zündel, Toben) [9-12]. + n° 68, février 1998, 12 p. Au sommaire : un regard critique porté sur la Commission australienne pour les droits de l’homme et l’égalité des chances et l’utilité de l’antisémitisme selon certains juifs (Michael Murphy) [1], deux textes de John Bennett dont un sur le révisionnisme et la censure à ce sujet [2-3], un texte adapté de The Barnes Review de février 1997 portant sur la première guerre mondiale et sur les pertes juives pendant cette période avancées par certains journaux, affirmations qui préfigureraient de manière troublante la version des six millions de morts juifs de la seconde guerre mondiale [3-5], des réflexions de D. Brockschmidt sur l’Etat d’Israël [6], l’affaire des avoirs juifs en Suisse (Ian V. Macdonald) [7-8], Emil Lachout dépose plainte en Autriche à propos d’un rapport qui avait conclu à l’inauthenticité du « document Müller » [8-10], la transcription d’une audition de F. Toben par téléphone par la Commission australienne pour les droits de l’homme et l’égalité des chances [10-12]. + n° 69, mars 1998, 12 p. Au sommaire : un texte (tiré d’un numéro du Courier-Mail de janvier 1998) sur les excuses, clés de la réconciliation selon Danny Ben-Moshie [1], une opinion différente de l’anthropologue Ron Brunton [2], les excuses du gouvernement australien aux aborigènes (Frank Devine) [2-3], diverses possibilités d’excuses dans le monde (Keith Dunstan) [3], l’« éducation » des enfants, clé de la lutte contre le révisionnisme (Catherine Ford) [5], les chambres à gaz, détail pour certains auteurs (Robert Vaurisson) [7], la « chambre à gaz » d’Auschwitz I (R. Faurisson) [8], le texte de la « fatwah » lancée par la Jewish Defense League contre le révisionniste juif américain David Cole [9], le texte de la déclaration de David Cole, effectuée devant notaire, dans laquelle ce dernier abjure le révisionnisme [11-12]. Adresse : Adelaide Institute, PO Box 3300, Norwood, 5067 Australie. Adresse Internet : http://www.adam.com.au/ fredadin/adins.html. Aucun prix n’est indiqué.

Sleipnir / Zeitschrift für Kultur, Geschichte und Politik, 3e année, n° 4, [juillet-août] 1997, 52 p. Au sommaire de ce numéro, on notera : une courte lettre ouverte de Brigitte Bardot au gouvernement français [1], un article sur l’occupation allemande en Pologne (Wladyslaw Studnicki) [12-18], la suite de la traduction d’un chapitre du livre de Roger GARAUDY (Les Mythes fondateurs de la politique israélienne), « Le mythe de la justice de Nuremberg » (parties b, « Les témoignages », et c, « L’arme du crime  ») [19-28], une « contribution critique » de Thomas R. Engelhardt à propos d’un chapitre de l’ouvrage de Garaudy traduit dans un numéro précédent de Sleipnir [28-32], la traduction de la lettre ouverte de Pierre Guillaume adressée le 25 mai 1997 à Lionel Jospin, nouveau Premier ministre français [32-34], une réponse à Jürgen Schwab par Hans Christian Wendt autour de la notion de nationalisme [37-43], un entretien avec Jürgen SCHWAB au sujet de son ouvrage Die Meinungsdiktatur. Wie « demokratische » Zensoren die Freiheit beschneiden (Coburg, Nation Europa Verlag, 1997) [43-46], une lettre au directeur de la publication de la Frankfurter Allgemeine Zeitung concernant l’or nazi en Suisse (Wolfgang Zeman) [47-48], une réflexion d’Andreas Rohler sur la « justice politique » [48-50]. + 3e année, n° 5, [septembre-octobre) 1997, 52 p. À noter au sommaire de ce n° : une lettre ouverte adressée par Andreas Röhler au maire de Berlin (?) Helios Mendiburu à la suite d’une manifestation d’un groupe « antifasciste » contre les Éditions der Freunde [1-2], un article sur le complexe militaro-industriel américain pendant la seconde guerre mondiale (traduit du Journal of Historical Review) (Robert Higgs [15-17], un texte de Georges Piscoci-Danesco autour de la Librairie Roumaine à Paris (traduit du français) [18-20], un texte de Serge Thion qui nous raconte comment il n’a pas tué Maurice Papon au cours des années 1960 [20-24], la suite du jugement du tribunal de Stuttgart contre Germar Rudolf [25-37], d’« indispensables explications » adressées à quatre personnes (Horst Jürgen Schäfer, Hans-Dietrich Sander, Horst Lummert et Karl Adelung) et qui s’appuient notamment sur les oeuvres d’Ananda K. Coomaraswamy et de René Guénon (Harun Abd el-Nur) [44-48]. Adresse : Verlag der Freunde, Postfach 350264, D-10211 Berlin, Allemagne. Abonnement annuel (6 numéros) : DM 60 (pour l’Allemagne), DM 80 (pour l’étranger). Prix du numéro : DM 12.

Deutschland in Geschichte und Gegenwart / Zeitschrift für Kultur, Geschichte und Politik, 45e année, n° 3, septembre 1997, 44 p. Au sommaire de ce numéro : Walter Döring, ministre de l’économie du Bade-Wurtemberg, et la censure en Allemagne (Jürgen G. Sperling) [8-9] le « politiquement correct » et les relations entre les races (Günther E. Conradi) [10-16], le problème de la natalité (Alfred Keck) [18-21], le plan Marshall (Hans Werner Woltersdorf) [22-23], les périodes noires de l’histoire tchèque (Hans Fritz Gross) [24-25], la fin de la haine héréditaire entre Français et Allemands (Manfred Hartkopf) [29-33], des notes de lecture [40-42], des brèves [42-45]. + 45e année, n° 4, décembre 1997, 44 p. Au sommaire : le plan Marshall (Karl Bassler) [1-10], la dictature du «  politiquement correct » (Hans Werner Woltersdorf) [11-13], la répression antirévisionniste impitoyable en Allemagne (Friedrich Finke) [14-16], la perquisition chez un éditeur allemand pour un livre paru en 1953 [17], le nom des rois de l’Atlantide (Gert Meier) [34-37], des notes de lecture [40-41], des brèves [42-45]. + 46e année, n° 1, février 1998, 44 p. Au sommaire : les cent millions de victimes du communisme (d’après Le Livre noir du communisme, dont une traduction en allemand est en préparation) (Rolf Kosiek) [1-4], la politique intérieure de l’Allemagne [5-6, 7-8, 10-11, 12-14, 15-21], la diffamation de la Wehrmacht (Wolfgang Hackert) [22-29], les responsabilités dans le déclenchement de la seconde guerre mondiale (Paul Bochius) [30-36], l’alphabet runique primitif (Gerhard Hess) [37-39], des notes de lecture [40-41], des brèves [42-45]. Adresse : Grabert-Verlag, Postfach 1629, 72006 Tübingen, Allemagne. Abonnement annuel (France, 4 numéros) ; DM 47. Prix du numéro : DM 13,80.

Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung, 1ère année, n° 4, décembre 1997, 80 p. [Numéro paginé de 223 à 303.]. Au sommaire : l’éditorial d’Herbert Verbeke (sur l’interdiction en France du livre de Vincent REYNOUARD, Le Massacre d’Oradour, et le révisionnisme comme objet de la psychiatrie) [223], une analyse de la lettre parue dans la revue française La Recherche, n° 300, juillet-août 1997, à propos du Rapport Rudolf (Pierre Guillaume) [224-225], un long article sur les bunkers de protection contre les gaz en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et une réfutation des arguments de Jean-Claude Pressac (à propos des « traces criminelles ») (Samuel Crowell) [226-243], un retour sur l’ouvrage de KRAUS et KULKA, Die Todesfabrik (1958), et le Sauna d’Auschwitz-Birkenau (Werner Rademacher) [245-247], ce qui est arrivé aux 75 000 juifs déportés de France (Carl O. Nordling) [248-251], les juifs de Kaszony (Ukraine actuelle) pendant la guerre (Carl O. Nordling) [251-254], le nombre des prisonniers conduits à Auschwitz (critique des données statistiques de F. Piper et de J.-C. Pressac) (Goran Holming) [258-259], l’ordre d’Himmler d’arrêter le gazage des juifs (Goran Holming) [258-259], quelques remarques sur le langage et le vocabulaire des nazis contre les juifs (Germar Rudolf) [260-261], la déposition de Christopher Browning lors du procès Zündel de 1988 et ses nombreuses erreurs (Ingrid Rimland) [262], les souvenirs d’un soldat allemand à Auschwitz et à Buchenwald (anonyme) [263-264], divers résultats des travaux révisionnistes (Andreas Niepel, Michael Gärtner, Werner Rademacher) [265-267], l’ignorance des élites allemandes (à propos de l’« Aktion Troja ») (échange de correspondances) [267-270], les organisations de défense des droits de l’homme (la Société Internationale pour les Droits de l’Homme, Human Rights Watch, Amnesty International) et le révisionnisme (Germar Rudolf) [270-273], une liste actualisée (octobre 1997) des ouvrages et numéros de revues mis à l’index en Allemagne [273-275], des recensions d’ouvrages suivants : Robert van PELT et Deborah DWORK, Auschwitz : 1270 to the Present (David Irving), Rüdiger PROSKE, Vom Marsch durch die Institutionen zum Krieg gegen die Wehrmacht (Angela Schneider), A. E. EPIFANOW et H. MAYER, Die Tragödie der deutschen Kriegsgefangenen in Stalingrad, E. PETER et A. E. EPIFANOW, Stalins Kriegsgefangene (Germar Rudolf), Völkermord der Tito-Partisanen 1944-1948, S. JENDRYSCHIK, Zgoda. Eine Station auf dem schlesischen Leidensweg (Rudolph Markert), le CD-Rom Gegen das Vergessen. Eine Dokumentation des Holocaust (Frank Weidenfeld) [275-285], le courrier des lecteurs (avec notamment une longue lettre de Robert Faurisson) [285-288], 105 nouvelles diverses [288-303]. Stiftung Vrij Historisch Onderzoek, Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique. Abonnement annuel (4 numéros) : DM 100. Prix du numéro : DM 30.

Les Cahiers d’histoire sociale, n° 9, automne-hiver 1998, [2]-206 p. Au sommaire de cette revue semestrielle : un compte rendu du Livre noir du communisme par Carmen Duverbois qui, tout en insistant sur l’importance de l’ouvrage à de nombreux points de vue, met en évidence quelques insuffisances (sur l’Europe centrale et du Sud-est, les guérillas du Salvador ou de Colombie, le Laos, les mouvements communistes en Inde, etc.) [7-14], François Furet, analyste du communisme (Stephen Launay) [15-28], l’histoire de los nios, enfants de républicains espagnols envoyés en URSS pour être mis à l’abri des affres de la guerre civile entre 1937 et 1939 et qui ne sont sortis de la patrie du socialisme que de nombreuses années plus tard (Elena Vicens) [29-44], des comptes rendus de : Michel HELLER, Histoire de la Russie et son empire (Jean-Marc Négrignat) [45-47], Boris SOUVARINE, L’URSS en 1930 (Pierre Rigoulot) [49-54], Alexis BERELOWITCH et Michel WIEVIORKA, Les Russes d’en bas. Enquête sur la Russie post-communiste (Bruno Villalba) [55-58], Charles URBANOWICZ, L’Empire nucléaire éclaté (B. Villalba) [59-61], Jean-Paul ROUX et Olivier ROY, L’Asie centrale, pré- et post-communiste (P. Rigoulot) [63-67], Mikhaïl GORBATCHEV, Mémoires (Laurent Migairou) [69-71]. Pierre Rigoulot revient ensuite sur l’ouvrage de Christophe BOURSEILLER, Cet étrange Monsieur Blondel, et sur une réponse du « Parti des Travailleurs » intitulée Un faussaire nommé Christophe Bourseiller [73-81]. Claude Harmel consacre une longue étude aux origines de la CGT-FO (autour de la question du dirigisme économique et de l’indépendance syndicale) [83-116]. La revue publie enfin la cinquième et avant-dernière partie des Mémoires inédits d’Albert Vassart [117-191], une chronique cinéma (Charles-Michel Cintrat) [193-199] et une revue des revues (P. Rigoulot) [201-204]. Adresse : Institut d’histoire sociale, 4, avenue Benoît-Frachon, 92023 Nanterre Cedex. Abonnement (4 numéros) : 250 F (France), 300 F (étranger). Prix du n° : 80 F.

DG-Aktuell [édition spéciale de Deutsche Geschichte], Patrioten Verfolgung. Berg am Starnberger See : VGB-Verlagsgesellschaft [Postfach, 82328 Berg am Starnberger See, Allemagne], [1997]. 112 p. DM 19,80. Il s’agit d’un numéro spécial sur la persécution des nationalistes, des révisionnistes et d’une manière générale de tous ceux qui « pensent mal  » en Allemagne. Il est question notamment de diverses affaires révisionnistes (en particulier l’affaire Erwin Adler [71-81], de la loi dite sur le «  mensonge d’Auschwitz » [39-41], de la confiscation d’ouvrages d’histoire et de numéros de revues entre mai 1949 et décembre 1994 (seize) et entre décembre 1994 et mars 1997 (vingt-neuf). On lira en outre des articles sur la Constitution allemande, les scientologues, la campagne autour des crimes imputés à la Wehrmacht, des affaires anciennes, une interview avec Franz Schönhuber, etc.

NS Mundo, n° 90, septembre 1997, 66 p. Au sommaire de ce numéro, le cinquième consacré au révisionnisme : un article sur la vie et la carrière de Julius Streicher, responsable du journal antisémite bien connu, Der Stürmer. L’auteur rappelle aussi les nombreuses brutalités dont Streicher a été victime en marge du procès de Nuremberg (sur ce sujet, rappelons l’article de Keith STIMELY, « The Torture of Julius Streicher : A Documentary Exposé », The Journal of Historical Review, vol. 5, n° 1, printemps 1984, p. 106-119) [4-19]. Est ensuite reproduit un article paru dans la revue chilienne Ciudad de los Césares (n° 45, automne 1997, p. 8-19), « Crimen atrox : una introduccion a la teologia dogmática del Holocausto [y a sus contumaces heresiarcas] » [20-47]. Mundo NS annonce qu’elle va entreprendre la traduction et la publication en espagnol de I’ouvrage de Carlos Whitlock Porter sur le procès de Nuremberg. Est ici traduit le passage concernant Julius Streicher [48-53]. On peut enfin lire de courts articles sur Katyn ou les mensonges du Système [54-57], Rudolf Hess [58] et les causes de la seconde guerre mondiale [59-63]. Adresse : Centro Unitario, RB, Apartado de Correo, 14010 Barcelone, Espagne. Aucun prix n’est indiqué.

The Hoover Hog / A Review of Dangerous Ideas, n° 2, automne [1996]-hiver 1997, 80 p. Au sommaire : le problème du quotient intellectuel et les différences d’intelligence entre races [5-18], l’attirance sexuelle exercée sur les hommes par les jeunes filles pubères et les adolescentes (article tiré de Uncommon Desires Newsletter) [19-22], la controverse sur l’Holocauste (reproduction du fameux texte de Bradley Smith) [23-26], un texte de David Cole sur son engagement révisionniste qui reprend par endroits des extraits de ses articles parus dans Salon, n° 22, [1994] [27-28], un texte du même Cole sur le Zyklon B [29], une présentation assez objective du révisionnisme et des révisionnistes par le rédacteur en chef de The Hoover Hog (Richard Smith) [30-37], un athée libertaire prend position contre la légalisation de l’avortement [41-49], des recensions d’ouvrages [50-70], des recensions de revues et bulletins divers [71-76]. Adresse ; The Hoover Hog, PO Box 7511, Cross Lanes, WV 25356-0511, États-Unis. Prix du numéro : $ 4.

Guinea Pig Zero / A Journal for Human Research Subjects, n° 4, 15 juin 1997, 44 p. Au sommaire de cette petite revue exclusivement consacrée aux expérimentations médicales sur des êtres humains, on notera : un cas de décès à la suite d’un essai de médicament [8-11], une expérience qui a mal tourné (Robert Helms) [12-14], les expériences médicales au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (R. Helms) [15-17, 34], Ambroise Paré, « père de la chirurgie moderne » [18-19], une expérience sur le sommeil (Jay Sand) [20-21, 28], l’unité 731 dirigée par les Japonais en Chine occupée (Philippe Pons, Laurent Zecchini) [22-26], le tannage de la peau du cobaye [36], des recensions de revues et bulletins [38-41] et d’ouvrages [42-43]. Adresse : Guinea Pig Zero, P,O. Box 42531, Philadelphia, PA 19101, États-Unis. Abonnement (4 numéros, Europe) : $20. Prix du numéro (Europe) : $5.

Journal of Unconventional History / Clio, diabolo suadente, veritatem dicit, vol, 9, n° 1, automne 1997, 92 p. Au sommaire ; un entretien avec Peter Mensing et Virginia Waller à propos du chancelier Konrad Adenauer [9-27], un essai sur la conception traditionnelle de la danse (Huynh Sanh Thông) [28-53], une approche psychologique de la résolution des conflits dans le Tiers monde (Antoine J. Abraham) [54-59], des prisonniers de guerre américains qui sont restés volontairement avec leurs geôliers nord-coréens (Steven Levi) [60-75], des recensions d’ouvrages (Hillel Schwartz) [76-89]. Adresse : Journal of Unconventional History, P.O. Box 459, Cardiff-by-the-Sea, CA 92007, États-Unis. Abonnement (3 numéros, Europe) : $27,50. Prix du numéro (Europe) : env. $12.

Bulletin trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 57, octobre-décembre 1997, 128 p. Ce numéro est pour l’essentiel consacré à l’index des articles publiés depuis le n° 1 (décembre 1982) jusqu’au n° 56 (septembre 1997). L’index, établi dans l’ordre alphabétique des auteurs, est brièvement présenté par le baron Paul Halter (président), Yannis Thanassekos (directeur) et Anne Van Landschoot (collaboratrice scientifique). La Fondation Auschwitz est une ASBL (association sans but lucratif de droit belge) créée au début des années 1980 par d’anciens détenus d’Auschwitz pour transmettre le souvenir de l’extermination des juifs par les Allemands, extermination dont la contestation était relancée à l’époque par certains historiens et chercheurs (parmi lesquels le professeur Robert Faurisson). La Fondation s’est donné des tâches d’information, de pédagogie, de documentation et de recherche : ces dernières années, elle a notamment organisé annuellement des voyages d’études à Auschwitz pour les enseignants belges, présenté au Parlement européen une exposition intitulée L’univers concentrationnaire et la politique nazie d’extermination dans leur contexte historique, 1914-1945 et réservée aux seuls parlementaires et fonctionnaires européens, publié les actes du congrès international Histoire et mémoire des crimes et génocides nazis qu’elle avait organisé en novembre 1992 à Bruxelles et les actes de la Rencontre audiovisuelle internationale sur La captation audiovisuelle des témoignages des rescapés des camps de concentration et d’extermination nazis qu’elle a organisée en septembre 1994 à Paris avec la Fondation pour la Mémoire de la Déportation-France. À côté d’articles d’un intérêt documentaire bien réel, son Bulletin trimestriel est en grande partie consacré à une réflexion philosophique de haut niveau qui doit en déconcerter plus d’un. Henri Bulawko a pu parler ailleurs, sans se référer d’une manière spéciale à la Fondation Auschwitz, de « divagations métaphysiques, prenant la "Shoah" comme prétexte, et aboutissant à en faire une abstraction" » (avant-propos de : Les Matricules tatoués des camps d’Auschwitz-Birkenau, FFDJF, 1992). Adresse : Éditions du Centre d’Études et de Documentation, 65, rue des Tanneurs, B-1000 Bruxelles, Belgique. Abonnement : 1 000 FB (env. 160 FF) pour 4 numéros [J.-M. B.].

Foaftale News / Newsletter of the International Society for Contemporary Legend Research, n° 43, février 1998, 24 p. Au sommaire : le « satanisme » en Norvège et son traitement par les médias (Asbjorn Dyrendal) [2-5], des systèmes de pyramides en Roumanie (Nicolae Constantinescu) [5-7], des fabriques de saucisses humaines et des « vampires » (bloodsuckers) en Estonie et dans l’ancienne Union soviétique (un récit fait également état de savon humain) (Mare Koiva) [7-9], les portes de garage automatiques et les implants de pénis (Brian Chapman) [9], les chaînes magiques (chain letters) (Daniel Van Arsdale) [10], diverses légendes urbaines et contemporaines (vols de reins, enlèvements d’enfants, conducteurs sobres, Scunthorpe et son nom, la mort de la princesse Diana et certains ouvrages conspirationnistes parus à ce sujet dans le monde arabe, le corps dans ou sous le lit, la gelée contraceptive, le voleur de biscuits, le chien au téléphone, le paquet volé, la lumière du phare, les paroles mystérieuses de Neil Armstrong sur la Lune, la vache qui tombe de l’avion, les propos présumés racistes du couturier Tommy Hilfiger, la viande de lama, etc.) [11-22], l’annonce de la prochaine conférence internationale de l’ISCLR à Innsbruck (Autriche) les 21-24 juillet 1998 [21-22], une liste de publications récentes (livres et articles) [23-24]. L’adhésion à l’ISCLR est de US$ 25 ou de £ 15 à adresser à : Dr. Mark Glazer, College of Arts & Sciences, University of Texas – Pan American, Edinburgh, Texas 78539, États-Unis. Les membres reçoivent également la revue Contemporary Legend. Cette revue, théoriquement annuelle, a connu un gros retard dans sa publication, retard qui devrait être peu à peu comblé. La plupart des anciens numéros de la lettre d’informations sont disponibles au prix de US$ 3.

Scientifictions / La Revue de l’imaginaire scientifique, vol. 1, n° 2, novembre 1997, 256 p. Revue de la collection Interface dirigée par Joseph Altairac aux Éditions Encrage, B.P. 0451, 80004 Amiens cedex 1. ISBN 2-906389-84-6. Prix du numéro : 250F (237,50F en commandant ce numéro par correspondance à l’éditeur). Le second volume de cette copieuse revue est enfin paru. Trois études sont au sommaire : dans la première, Sherrill Mulhern aborde le sujet du satanisme aux États-Unis par le biais de la psychiatrie et de l’existence controversée des personnalités multiples [11-28]. Dans la seconde, Joseph Altairac explore un mythe technologique, la légende du V 7 nazi. Il reproduit notamment une quinzaine de documents fondateurs du mythe, parfois inédits en français, avant d’examiner en détail la littérature sur la mythique arme secrète. À noter que l’on rencontre le nom du révisionniste canadien Ernst Zündel au cours de la lecture de cette étude fouillée [29-134]. Si l’on en croit la revue Anomalies (n° 3, 2e trimestre 1997, p. 43), l’historien Michel Knittel devrait consacrer prochainement un ouvrage aux mythes liés aux armes secrètes allemandes et notamment aux pseudo-projets nazis en matière de soucoupes volantes. Dans une troisième étude d’une grande densité, Michel Meurger procède à une exploration à la fois zoologique et culturelle des origines du mythe du monstre du Loch Ness [135-254].

Anomalies / L’Observateur des Parasciences, n° 3, 2e trimestre 1997 [publié en février 1998], 52 p. Au sommaire : la série télévisée de science-fiction Dark Skies (Bruno Mancusi) [6-7], le film Contact (B. Mancusi) [8], un futur parc d’attractions en Suisse sur le thème des anciens astronautes et des ovnis [10], un document de la CIA concernant l’entomologiste français Rémy Chauvin [11], un enlèvement extraterrestre présumé près de Venise (B. Mancusi) [12-13], Will Eisner, sans doute premier auteur d’une bande dessinée sur les soucoupes volantes [14-16], un cadavre d’hominien présumé présenté dans une baraque foraine à Bourganeuf (Creuse) (Gérard Jean) [17-25], la première apparition de soucoupes volantes en juin 1947 (Pierre Lagrange) [26-39], le premier entretien radio de Kenneth Arnold [28-29], un entretien avec le journaliste américain Bill Bequette, un des « inventeurs » de l’expression « soucoupe volante » [32-33], le V-7 ou la soucoupe volante à croix gammée (Joseph Altairac) [40-43], des recensions dont celle, particulièrement stimulante, du livre de Marie-Thérèse DE BROSSES, Enquête sur les enlèvements extraterrestres (Paris, J’ai lu, 1997) (Bertrand Méheust) [44-47], le courrier des lecteurs [49-51]. Adresse : Anomalies, BP 57, La Plaine, 13244 Marseille Cedex 01. Abonnement annuel (4 numéros) ; 140 F (130 F pour les nouveaux abonnés). Prix du numéro : 35 F.

Steve MOORE (éd.). Fortean Studies. Volume 4. Londres : John Brown Publishing (The New Boathouse, 136-142 Bramley Road, London, WIO 6SR, Grande-Bretagne], 1998. 320 p. 16,3 x 22,9 cm. Couv, ill. Ill. Index. ISBN 1-870870-96-4. £ 19,99 (£ 22 franco). Au sommaire de ce volume des études fortéennes : une exploration du milieu littéraire dans lequel évoluait Charles Fort et des relations qu’il entretenait avec ses contemporains, chapitre extrait d’un ouvrage à paraître de l’auteur sur Fort, Politics of the Imagination (Colin Bennett) [8-49], l’énigme de la disparition de trois gardiens de phare à Eilean Mor au début du siècle et son explication la plus vraisemblable (Mike Dash) [50-80], les enfants verts de Woolpit, un mystère du XIIe siècle et sa probable solution (Paul Harris) [81-95], les mystérieuses ornières de charrettes (cart-ruts) dans des roches sur l’île de Malte et sur l’île de Gozzo et dans de nombreuses localités européennes et extra-européennes (Ulrich Magin) [96-112], Pendle Hill et sa région, lieu d’apparitions (Mark McCann & Gareth J. Medway) [113-131], un ovni en Nouvelle-Angleterre en 1907 (Joseph Trainor) [132-150], l’apparition d’un aéronef supposé allemand au-dessus de Sheerness (dans le comté de Kent) en 1912 (Granville Oldroyd & Nigel Watson) [151-159], les dimensions religieuses et politiques de l’ufologie à la fin des années 1990 (Neil Nixon) [160-170], le musée des curiosités de Walter Potter, à Cornwall, composé de scènes plus ou moins amusantes avec de petits animaux empaillés (cobayes, chiens, chats, canards, crapauds, écureuils, etc.) (Jonathan Downes) [171-189], le « ver de la mort de Mongolie » (allghoi khorkhoi) (Karl P. N. Shuker) [190-218), la bête (la hyène ?) du Gévaudan, récits de témoins et stéréotypes culturels (Michel Meurger) [219-229], l’impact social des « bêtes-mystère » dans la France contemporaine avec une liste d’apparitions ou d’observations de divers animaux mystérieux en France depuis 1945 (Jean-Louis Brodu) [230-248], un index très détaillé (douze catégories) des n° 85-93 (année 1996) du mensuel anglais Fortean Times (Steve Moore) [249-320].

Letters to Ambrose Merton / A Quarterly Folklore Miscellany, n°11, septembre 1997, 32 p. Au sommaire : un intéressant article de Jean-Bruno Renard sur le « langage des sigles » qui concerne la réinterprétation populaire, le plus souvent sur un mode humoristique, d’abréviations et sigles répandus. Une bonne partie des exemples donnés sont en français, Ainsi RATP (Régie autonome des transports parisiens) peut également signifier : « Rentre avec tes pieds », CRS (Compagnies républicaines de sécurité) : « Camions remplis de singes », PTT (Postes, télégraphes et téléphone) : « Petit travail tranquille », etc. L’auteur offre aussi divers exemples en langue anglaise ainsi qu’une amusante série d’anecdotes, réelles ou imaginaires, d’inscriptions pseudo-latines dont la véritable signification se révèle bien souvent assez prosaïque. En marge de ces exemples de « folklore interprétatif », on rappellera ici deux cas d’interprétations erronées qui ont eu cours pendant et après la seconde guerre mondiale. Le premier concerne l’inscription « RIF » portée par certains savons et dont le sens aurait été : « Rein Jüdisches Fett », soit pur savon juif, alors que le sens véritable de ces initiales était en fait Reichstelle für industrielle Fettversorgung (Office du Reich pour l’approvisionnement industriel en matières grasses) (voir sur ce point : Robert FAURISSON, « Le savon juif », Annales d’histoire révisionniste, n° 1, printemps 1987, p. 155 et p. 157). Le second concerne les fameuses initiales N.N. R. Faurisson a fait justice de l’interprétation que la plupart des historiens en donnent : « Nacht und Nebel est une expression inventée d’après les initiales N.N. couramment utilisées dans l’administration allemande (et aussi italienne) pour désigner soit l’anonymat de fait soit l’anonymat de contrainte. Dans le premier cas, il s’agit de Nomen Nescio (nom inconnu) et, dans le second, il s’agit de Nomen Notetur (nom à censurer). L’équivalent français en est soit Inconnu, soit X, soit sans autre renseignement. Référence : Deutsches Wörterbuch de Jakob Grimm et Wilhlem Grimm, 1889, à l’article N. Le livre de Walter Gorlitz sur Keitel, traduit par R. Moreigne (Fayard, 1963), sans entrer dans ces explications, rappelle, p. 247, que la traduction de N.N. par Nuit et Brouillard n’est qu’une habitude qu’on a prise » (dans : Serge THION, Vérité historique ou vérité politique ?, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 81 ; cette précision avait été apportée dès novembre 1975 dans le courrier des lecteurs de la revue Historama) [1-8], Les autres articles traitent de la tooth fairy en Australie (Bill Scott) [8-10], de la loi dite de Murphy (Sandy Hobbs) [11-14], des chaînes magiques (chain letters) [14-17]. De nouveaux éléments sont apportés à propos de certaines légendes [18-21], suivis de quelques extraits d’articles de presse [22-24] et de recensions d’ouvrages, notamment sur le mythe ufologique des «  hommes en noir » (Sandy Hobbs) [24-32]. + n° 12, décembre 1997, 32 p. Au sommaire : des extraits d’anciens numéros (fin XIXe-début XXe siècle) de la revue britannique Folk-Lore autour des coutumes du mois de novembre [1-11], l’origine du mot gremlin (« mauvais génie », « lutin ») (Sandy Hobbs) [11-13], les alcotots (boissons énergisantes ?) et les teletubbies (série ou émission télévisée pour les très jeunes enfants) (Paul Screeton) [13-17], une série de blagues autour de la mort accidentelle de la princesse Diana [17-22], de nouveaux exemples de « folklore interprétatif  » (dans le « langage des sigles ») [23-24], la tooth fairy (David Cornwell & Sandy Hobbs) [24-25], divers articles de la presse britannique relatifs au « folklore contemporain » [28-32]. Adresse : David Cornwell, Psychology Section, Department of Educational Studies, University of Strathclyde, Jordanhill Campus, 76 Southbrae Drive, Glasgow, G13 1PP, Grande-Bretagne. Abonnement annuel : £ 7,50.

Magonia/Interpreting Contemporary Vision and Belief, n° 61, novembre 1997, 20 p. Au sommaire : un nouvel examen d’une affaire de crash présumé d’ovni dans la forêt de Rendlesham (Jenny Randles) [3-6], une réponse à Peter Brookesmith (David Sivier) [7-11], deux ouvrages anciens (1948 et 1950) sur les « soucoupes volantes » (Philip Taylor) [12-13], des recensions d’ouvrages [15-19]. + n° 62, février 1998, 20 p. Au sommaire : les ovnis et les illusions mentales qu’ils génèrent (Matthew J. Graeber) [3-7], les origines du stéréotype de la créature extraterrestre du « petit gris » (Martin Kottmeyer) [8-11], des recensions d’ouvrages [12-17], le courrier des lecteurs [18]. La publication d’une nouvelle lettre d’informations ufologique est annoncée : Abduction Watch, rédigée par l’ufologue anglais Kevin McClure (3, Claremont Grove, Leeds, LS3 1AX, Grande-Bretagne). Adresse : John Rimmer, John Dee Cottage, 5 James Terrace, Mortlake Churchyard, London, SW 14 8HB, Grande-Bretagne. L’abonnement annuel (Europe, 4 numéros) est de £ 6. Il est possible pour le lecteur français d’envoyer de l’argent français à raison de 10 F pour £ 1.

Alexander BARON. Exploding The « Psychic Detective » Myth. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1993. 28 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-871473-18-7. £ 2,50. Ce texte examine le mythe des «  médiums détectives », lesquels auraient aidé la police à résoudre de nombreuses enquêtes criminelles. La première partie s’attache à montrer par quelques exemples de quelle façon ce mythe est accrédité auprès du grand public. L’auteur mentionne ici un téléfilm américain, To Catch A Killer, qui relate l’enquête ayant abouti à l’arrestation du tueur en série John Wayne Gacy, auteur de plus d’une trentaine d’assassinats dans la région de Chicago. Dans le film, un médium propose ses services aux policiers et permet d’avancer dans la localisation des cadavres des disparus. Dans la réalité, les choses ont naturellement été bien différentes [2-5]. Baron cite d’autres films mettant en scène un « médium détective », comme The Hillside Stranglers et The Boston Strangler [5]. Le plus souvent, ce sont les médiums eux-mêmes qui, dans leurs ouvrages, prétendent avoir aidé à la résolution d’énigmes policières ou à la découverte de criminels. Mais, chaque fois que des vérifications ont été faites, ces allégations se sont révélées fausses. L’auteur s’est lui-même renseigné auprès de divers services de police des États-Unis et a reçu des réponses négatives dans tous les cas [8]. La seconde partie examine un ouvrage d’Arthur LYONS & Marcello TRUZZI, The Blue Sense : Psychic Detectives and Crime (New York, The Mysterious Press-Warner Books, 1991). Un certain nombre de « médiums » ou de « voyants  » sont notamment cités comme Uri Geller, Marinus B. Dykshoorn, Gerard Croiset et, bien sûr, le célèbre Peter Hurkos qui aurait déclaré entre autres que Hitler était toujours vivant en 1952 et qu’il parcourait l’Espagne déguisé en moine (10-19]. Dans l’annexe, l’auteur fait une rapide recension d’un livre de Richard BROUGHTON, Parapsychology : The Controversial Science [20-21]. Sur le sujet des médiums détectives, on consultera également : Melvin HARRIS, Sorry, You’ve Been Duped (Londres, Weidenfeld & Nicolson, 1986) ; Joe NICKELL (éd.), Psychic Sleuths : ESP and Sensational Cases (1994) ; James RANDI, Flim-Flam ! Psychics, ESP, Unicorns and Other Delusions (1982) ; James RANDI, The Truth about Uri Geller (1982). Ces trois derniers livres ont été publiés par Prometheus Books, 59 John Glenn Drive, Amherst, New York 14228-2197, États-Unis.

Alexander BARON. Skepticana : Ten Skeptical Essays (1991-6). Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, 1996. 44 p. 14,5 x 21 cm. ISBN 1-871473-09-8. £ 2,99. L’auteur écrit en introduction : « Je suis un sceptique. Quand quelqu’un déclare avoir vu un fantôme, il y en a qui vont chercher leur magnétophone ; moi, je vais chercher un alcotest. Quand un tordeur de cuillères [a spoon-bender] déforme un bout de métal ou démarre une montre en panne, il y en a qui se précipitent sur leur appareil photo ; moi, je déniche un illusionniste qui pourra effectuer le même tour. Quand un survivant prétend avoir / perdu 77 membres de sa famille dans l’Holocauste, il y en a qui sortent leur mouchoir ; moi, je lui demande : où sont les cendres ? » [2-3] Au sommaire de cette brochure : une séance de spiritisme à Londres en 1991 et la présence probable d’un compère dans la salle [4-5], une arnaque commerciale [6-16], la difficulté d’arriver à des statistiques exactes dans certains domaines (viols, assassinats « sataniques », causes de cancer) [17-20], divers cas de coïncidences plutôt amusantes [21-26], le suicide d’un millionnaire [27], un exemple de bon sens populaire [28], une prédiction à propos de la loterie nationale anglaise [29-30], les miracles, les menteurs, les probabilités [31-32], le comportement humain [33-34], des légendes urbaines autour de la contamination par le sida [35-38].

Enquêtes Z / Magazine d’investigation et de démystification, n° 9, [1997 ?], 28 p. Au sommaire de cette revue anciennement intitulée Les Cahiers zététiques : un dossier sur Suzel FUZEAU-BRAESCH, auteur de plusieurs ouvrages à prétention scientifique sur l’astrologie dont L’Astrologie (Paris, PUF, coll. Que Sais-Je ?, 1989) et Astrologie : la preuve par deux (Paris, R. Laffont, 1992). Henri Broch, docteur ès sciences, professeur à l’Université de Nice, met ici en pièces les arguments de celle qu’il appelle « Miss Astro » (3-10, 12-27). On lira aussi deux textes de Laurent Puech sur le même sujet [11, 24]. + n° 10, [1998 ?], 28 p. Au sommaire : un cas présumé de maison hantée à Montpellier (Jacques Exertier, Laurent Puech) [2-4], le récit d’une enquête sur un phénomène présumé de poltergeist en Charente-Maritime (Paul-Éric Blanrue) [5-12], des phénomènes dits paranormaux à Nice et leur explication probable (Patrice Bony, Vincent Labbé) [13-16], les prédictions d’Élisabeth Tessier sur des séismes (Henri Broch) [17-19], des révélations sur le Cercle Allan Kardec par un ancien membre [20-22], l’effet placebo, les limites et les dérives d’un concept (Patrick Seibert) [23-25], un compte rendu du livre de Conan DOYLE sur les « fées de Cottingley », Les Fées sont parmi nous : une enquête inédite (Paris, J.-C. Lattès, 1997) (Paul-Eric Blanrue) [25-28]. Sur ce dernier point, on lira également : James RANDI, « Fairies at the Foot of the Garden », dans : Flim-Flam ! Psychics, ESP, Unicorns and Other Delusions, Buffalo, Prometheus Books, 1982, p. 12-41. Adresse : Le Cercle Zététique, 12, rue David-Dietz, 57000 Metz. Abonnement (5 numéros) : 200 F. Prix du numéro ; 50 F.

Paranoia / The Conspiracy Reader, vol. 4, n° 1 (n° 12), printemps 1996, 56 p. Au sommaire ; la publicité subliminale (Robert Guffey) [2-6], le terrorisme italien des années 1970 (Miguel Martinez) [8-10], l’autopsie de John F. Kennedy (James Folliard) [12-20], les chupacabras de l’île de Porto Rico (Jorge Martin) [28-32], des cas de mutilations d’êtres humains en Amérique du Sud (Scott Corrales) [33-35]. les révisionnistes (article tiré de la revue Salon, n° 22, 1994) (Pat Hartman) [46-49]. + vol. 5, n° 3 (n° 18), hiver 1997-1998, 56 p. Au sommaire : un article sur la Grande-Bretagne et la famille royale (tiré de la London Psychogeographical Association Newsletter) [2-6], la mort de la princesse Diana [6-11], les objets sous-marins non identifiés (Scott Corrales) [12-15], le dernier livre (roman) de Malachi Martin sur le Vatican [16-21], les nouveaux moyens électroniques de contrôle des esprits (Steven DeLeno) [22-25], les expériences nucléaires avec des êtres humains aux États-Unis (Alan R. Cantwell) [32-36], la nouvelle législation contre la pornographie pédophile (Joan d’Arc) [38-43]. Adresse : Paranoia, PO Box 1041, Providence, RI 02901, Etats-Unis. Abonnement (4 numéros, Europe) : $ 30. Prix du numéro : $ 5 (port en sus).


Akribeia, n° 2, mars 1998, p. 192-232


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