Le camp de concentration de Stutthof

Mark Weber

L'article suivant, traduit de l'américain par Jean Plantin, a paru initialement dans la revue révisionniste américaine The Journal of Historical Review, vol. 16, n° 5, septembre-octobre 1997, p. 2-6.

Bien que le camp de Stutthof ne soit pas aussi bien connu que d'autres camps allemands ayant fonctionné pendant la guerre, un examen minutieux de cet important centre d'internement en dit en fait davantage sur la réalité de la politique de « solution finale » du Troisième Reich que l'étude de camps beaucoup mieux connus comme Dachau ou Buchenwald. En particulier, un examen impartial de la manière dont étaient organisées les déportations de juifs vers ou hors de ce camp et la façon dont les détenus y étaient traités, ne peut tout bonnement pas être concilié avec un programme ou une politique allemande d'extermination des juifs.
Stutthof (Sztutowo en polonais) était situé à 36 kilomètres à l'est de la ville de Dantzig (aujourd'hui la ville polonaise de Gdansk) dans une clairière boisée près de la côte balte, à l'embouchure de la Vistule. Installé à la hâte comme un centre d'internement d'urgence en septembre 1939, alors que les forces allemandes étaient en train de soumettre la Pologne, il fut bientôt établi sur une base plus permanente et, en 1942, fut officiellement désigné comme un camp de concentration [1].
En 1943 et en 1944 il fut considérablement agrandi jusqu'à inclure trois vastes divisions couvrant une zone de 2,5 par 1,2 kilomètre. L'ensemble du camp de Stutthof finit par comprendre plusieurs douzaines de petits camps satellites disséminés sur une large zone de la Prusse orientale et occidentale. En plus du travail d'administration et d'entretien général dans le camp lui-même, les détenus étaient employés dans des ateliers et usines proches qui produisaient du matériel et des vêtements pour les forces armées allemandes. D'autres internés travaillaient dans une briqueterie et dans une serre, et à proximité à des tâches agricoles, dans des carrières, dans des ports et sur des terrains d'aviation. Les détenus pouvaient envoyer des lettres et recevoir des paquets. À la fin de 1943, un nouveau règlement interdit les punitions par bastonnade [2].
Jusqu'en 1944 il y eut relativement peu d'internés juifs. La plupart des prisonniers étaient des Polonais. À l'automne 1943 plusieurs centaines de juifs découverts dans des cachettes dans le ghetto de Bialystok (après la répression d'un soulèvement là-bas) furent transférés à Stutthof [3]. À partir de juin 1944, un grand nombre de juifs commencèrent à arriver à Stutthof depuis Auschwitz. Le premier convoi de 2 500 juives d'Auschwitz-Birkenau fut bientôt envoyé dans plusieurs centaines d'usines dans la zone balte. Entre juin et octobre 1944, de 20 000 à 30 000 juives, originaires de Hongrie, arrivèrent à Stutthof en provenance d'Auschwitz. De plus, des juives originaires du ghetto de Lodz arrivèrent également à Stutthof depuis Auschwitz [4].
Pendant l'été et l'automne 1944, comme les forces soviétiques avançaient en direction de la zone balte, des milliers de juifs, parmi lesquels des mères juives et leurs enfants, furent évacués vers Stutthof à partir de plus d'une douzaine de camps et des restes de ghettos de Lituanie, de Lettonie et d'Estonie. Les juifs furent notamment transférés des camps de Riga (Lettonie) et de Kaunas (Lituanie) et du ghetto de Siauliai (Lituanie) en juillet 1944. La plupart furent évacués par la mer sur de rares embarcations [5].
Durant la seconde moitié de l'année 1944, comme les forces soviétiques continuaient leur avance en direction de l'ouest, les Allemands transférèrent de nombreux juifs, dont des centaines d'enfants juifs, depuis la Lituanie et l'Estonie en direction d'Auschwitz via Stutthof [6]. Beaucoup de ces évacués étaient des juifs qui avaient auparavant été déportés d'Allemagne vers les régions baltes dans le cadre de la politique de « solution finale » de déportation massive vers des territoires soviétiques occupés dans l'« Est » [7].
Il est difficile, sinon impossible, de concilier ces transports vers Stutthof avec une politique allemande d'extermination des juifs d'Europe. S'il y avait eu une politique d'extermination, il est particulièrement difficile de comprendre pourquoi les juifs de la région balte - dont la totalité était, dit-on, condamnée à un sort tragique - furent évacués au moyen du système de transport saturé de l'Allemagne au lieu d'être tués sur-le-champ. Le fait qu'une grande partie des juifs évacués par les Allemands à Stutthof depuis la zone balte étaient des enfants inaptes à travailler est particulièrement difficile à concilier avec une politique d'extermination globale [8].
Ce nouvel afflux modifia de façon spectaculaire la physionomie du camp. À la fin de 1944, les juifs constituaient environ 70 pour cent de la population des détenus. Les Russes en constituaient environ 20 pour cent et les autres nationalités composaient les dix pour cent restants [9]. Le camp était divisé en secteurs séparés pour les hommes et pour les femmes. La plupart des détenus étaient jeunes, d'après ce qu'on rapporte, et il y avait surtout des jeunes filles et des jeunes femmes juives entre 13 et 22 ans. Il existait un bloc de baraques à l'écart pour les garçons juifs en dessous de 17 ans. En règle générale, les juifs n'avaient pas à travailler, bien que certains aient été de temps en temps affectés à un travail de ferme à l'extérieur [10].
A la suite du chaos et du surpeuplement terrifiant provoqués par l'agravation de la situation militaire, les conditions dans le camp se détériorèrent sérieusement au cours de 1944. Bien que les nouveaux arrivants aient été soumis de façon routinière à une période de quarantaine de deux à quatre semaines, une épidémie de typhus éclata dans la seconde partie de l'année. Le taux de mortalité s'accrut de façon spectaculaire et atteignit un pic à la fin de cette année-là lorsque, estime-t-on, neuf pour cent de la population détenue totale mourut pendant le mois de décembre 1944. En plus du typhus, les détenus furent victimes de la fièvre typhoïde et de la faim [11].
Les responsables du camp firent ce qu'ils purent pour sauver des vies dans des conditions presque impossibles. Les installations hospitalières pour les détenus furent considérablement agrandies et finirent par occuper tout un ensemble de baraques. Les médecins et les infirmières détenus, ainsi que le personnel médical SS, travaillèrent dans ces installations qui étaient divisées en 12 services. Malheureusement, le soin des internés malades était strictement limité par un sérieux manque de médicaments et d'instruments appropriés [12]. À la mi-janvier 1945, il y avait environ 50 000 détenus à Stutthof dont à peu près la moitié se trouvait dans le camp principal. Il y avait 29 000 internés juifs parmi lesquels près de 26 000 femmes [13].
Le 25 janvier 1945, alors que les forces soviétiques n'étaient qu'à quelques kilomètres et qu'on entendait au loin le son des tirs d'artillerie, le commandant du camp, le SS-Sturmbannführer Paul-Werner Hoppe, agissant sur instructions supérieures, ordonna une évacuation générale des internés vers l'intérieur du Reich. Les détenus malades, ainsi qu'un groupe nécessaire pour la dissolution du camp, devaient rester en derrière, ajouta-t-il [14]. L'historien de l'Holocauste israélien Yehuda Bauer a reconnu la difficulté de concilier cet ordre d'évacuation avec une politique d'extermination. Lors d'une conférence en 1991, il s'interrogea pour la forme : « Quelle était [l'] intention [des Allemands] ? Pourquoi les SS firent-ils marcher ces gens ? [...] Pourquoi le commandant du camp de Stutthof donna-t-il un ordre en janvier 1945 pour que tous se mettent en marche à l'exception des malades ? [15] »
Se produisant au milieu de l'hiver, cette évacuation massive par groupes de quinze cents constitua une terrible épreuve qui coûta la vie à des milliers d'individus. La marche de dix jours fut conduite dans la neige et par des températures glaciales, avec très peu de nourriture ou d'abris appropriés. Un historien polonais a estimé que 30 000 prisonniers sont morts pendant cette marche d'évacuation [16]. Un groupe d'évacués fut secouru par les forces soviétiques en février 1945 mais nombreux sont ceux dans ce groupe qui sont morts après leur libération [17].
Les prisonniers de Stutthof ne furent pas les seuls à subir cette terrible calamité. Au cours de la même période, des centaines de milliers de civils allemands, pour la plupart des femmes et des enfants, ainsi que des civils d'autres nationalités, faisaient lentement route vers l'ouest dans la neige et par un temps glacial. Beaucoup de ces gens sont également morts au cours de cette migration hivernale [18].
En mars et en avril 1945, les avions soviétiques attaquèrent à plusieurs reprises le camp de Stutthof. Une bombe qui toucha l'hôpital juif le 26 mars 1945 tua 28 personnes et en blessa 35 [19]. Pendant les semaines suivantes, les frappes de l'aviation et de l'artillerie soviétiques devinrent plus fréquentes. Le 20 avril 1945, se rappela plus tard un ancien détenu juif [20],

Stutthof fut bombardé depuis les airs et depuis le sol. Le bombardement se prolongea jour et nuit. [...] Le camp de Stutthof était immense et brûlait d'un bout à l'autre en raison des attaques aériennes. D'innombrables Katzetler [détenus] furent tués par les bombes. J'ai moi-même été chanceux, car une bombe a touché notre salle [à l'hôpital] et les trois-quarts des malades furent tués ou blessés.

Evacuation par la mer

Fin avril 1945, Stutthof étant à présent isolé de l'Allemagne non occupée, sauf par la mer, on décida finalement d'évacuer les quelque 3 000 juives qui restaient encore dans le camp. Une détenue qui fut évacuée sur un cargo se rappela par la suite sa terrible épreuve [21] :

Nous avons beaucoup navigué et nous sommes allés longtemps de port en port. Je ne peux me souvenir lesquels. Mais aucun port ne voulut nous laisser accoster car un drapeau jaune flottait au sommet, ce qui voulait dire que le bateau était supposé transporter des gens atteints de maladies contagieuses. [...] Dans chaque port, le capitaine déclarait qu'il transportait des réfugiés et demandait l'autorisation de les débarquer.

Mais chaque fois ils étaient repoussés, ce qui n'empêcha cependant pas des soldats allemands de leur donner un peu de pain dans un port. Avec presque aucune eau ni nourriture, le bateau alla à la dérive de port en port pendant onze jours. Pendant cette terrible période, les avions alliés attaquèrent à deux reprises le vaisseau désarmé, tuant un grand nombre de juifs à bord. Au cours d'une troisième attaque, qui se produisit alors que le bateau était ancré à l'extérieur du port de Kiel et un jour seulement avant l'arrivée dans cette ville des troupes britanniques, le vaisseau prit feu et coula. Nombreux sont ceux qui moururent dans les flammes ou dans la folle bousculade pour arriver sur le pont, et d'autres se noyèrent. Une survivante se souvient que 2 000 juives à bord périrent à l'exception de 33 d'entre elles [22].
L'évacuation finale de Stutthof eut lieu le 27 avril 1945. Sous les assauts des avions militaires soviétiques, les prisonniers furent chargés sur des barges dans le port voisin d'Hela, puis furent remorqués vers l'ouest sur un territoire encore sous contrôle allemand. Une barge, chargée de détenus malades, était en route pour Kiel. D'autres furent emmenées vers la ville portuaire de Neustadt, près de Lübeck [23]. Un historien polonais a estimé que, parmi les internés de Stutthof qui ont été évacués par la mer, 3 000 ont perdu la vie dans cette épreuve [24].
Les détenus de Stutthof ne furent pas tous évacués. Plusieurs centaines, incapables de se déplacer, furent laissés dans le camp qui demeura entre des mains allemandes, en tant que partie de l'enclave farouchement défendue de Dantzig, jusqu'à la reddition de celle-ci aux forces soviétiques le 10 mai 1945 [25].

Allégations à propos d'une chambre à gaz

Certains historiens ont affirmé que des prisonniers ont été tués à Stutthof dans une chambre à gaz du camp [26]. Selon une déclaration faite en 1985 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich, « plus d'un millier » de personnes ont été tuées dans une chambre à gaz de Stutthof [27]. Néanmoins, les preuves qu'on avance pour des gazages homicides à Stutthof sont maigres et pas très dignes de foi. Le bâtiment de la « chambre à gaz » du camp, qui est encore intact, est une petite construction en briques d'environ deux mètres et demi de hauteur, cinq mètres de long et trois mètres de large. L'historien américain Konnilyn Feig a écrit qu'il ressemble « presque à un jouet ». Des responsables polonais ont affirmé sérieusement que les Allemands gazaient cent personnes à la fois dans la chambre à gaz (ce qui revient à dire qu'il y aurait eu six ou sept personnes par mètre carré). Des gazages homicides à l'aide de Zyklon auraient été effectués par intermittence dans cette chambre entre juin et décembre 1944 [28].
L'historien polonais Krzysztof Dunin-Wasowicz croit que ce bâtiment n'a été ni conçu ni construit comme une installation de gazage homicide. Dans un essai publié dans un ouvrage semi-officiel à propos des présumées « chambres à gaz » homicides, il écrit que ce bâtiment fut construit comme une chambre à gaz (non homicide) pour la désinfection des vêtements. Cependant, il poursuit en prétendant qu'il était parfois également utilisé de manière improvisée pour tuer des gens. (« À l'origine, la chambre à gaz fut construite pour servir de salle d'épouillage des vêtements, et on continua à l'utiliser aussi à cet effet pendant toute la durée de son existence. [29] »)
Détail intéressant : le bâtiment de la « chambre à gaz » n'est pas du tout caché ou camouflé en douche. Par conséquent, s'il avait réellement été utilisé comme une installation de gazage homicide, les futures victimes n'auraient manifestement eu aucune illusion au sujet du sort qui les attendait. Il est à noter que les Allemands qui dirigeaient le camp ne firent jamais aucun effort pour détruire ou démanteler l'« installation d'extermination » supposée de Stutthof, ce qui est difficile à croire si elle avait été en fait une chambre à gaz d'exécution [30].
Un tribunal d'Allemagne de l'Ouest qui entendit des « témoignages oculaires » à propos des gazages homicides à Stutthof déclara en 1964 dans son verdict que, « concernant les gazages, il n'a pas été possible également de déterminer de manière positive leur existence ». Les preuves fournies par plusieurs témoins supposés de gazages se sont révélées douteuses ou non dignes de foi [31]. Raul Hilberg ne mentionne pas de gazages homicides à Stutthof dans son ouvrage détaillé en trois volumes sur l'Holocauste. Deux autres importants historiens de l'Holocauste, Lucy Dawidowicz et Nora Levin, n'ont rien dit non plus à propos des installations présumées d'extermination du camp.

Estimation des victimes

Selon l'historien polonais Czeslaw Pilichowski, directeur de la « Commission centrale pour la recherche des crimes allemands » de Pologne, sur les      120 000 personnes (juifs et non-juifs) qui ont été internées à Stutthof ou dans ses camps satellites à un moment ou à un autre, 85 000 sont mortes [32]. L'historien polonais Krzysztof Dunin-Wasowicz a estimé que sur les 120 000 détenus du camp, « environ 80 000 sont morts ou ont été assassinés » [33]. Un autre historien polonais donne une estimation « prudente » de 65 000 victimes de Stutthof [34].
Au total, plus de 52 000 juifs ont été internés à Stutthof et dans ses camps satellites, selon l'historien juif Martin Gilbert et l'Encyclopaedia Judaica. Ils estiment que seuls quelque 3 000 ont survécu et ajoutent que peut-être 26 000 des victimes juives sont mortes ou se sont noyées pendant l'évacuation en 1945 [35].
Bien qu'il soit difficile de déterminer le nombre réel de décès avec une quelconque précision, il est important à cet égard de garder présent à l'esprit que la grande majorité des victimes de Stutthof furent les victimes directes et indirectes de la guerre, parmi lesquelles plusieurs milliers perdirent la vie dans des attaques aériennes alliées au cours des dernières semaines de combat. Comme cela a également été le cas pour Dachau, Buchenwald et d'autres camps allemands, une partie considérable de ceux qui sont morts dans le camp principal de Stutthof furent des victimes du typhus et d'autres maladies qui ont succombé pendant les derniers mois de la guerre.
Comme nous l'avons vu, la plupart des victimes de Stutthof ont manifestement perdu la vie dans les évacuations impitoyables et hâtivement organisées par la route ou par la mer. Aussi dures qu'elles aient été, ces évacuations ne faisaient pas partie d'un programme d'extermination. En dépit de son taux élevé de mortalité, Stutthof n'était certainement pas un « camp d'extermination» et les nombreux décès qui s'y sont produits ne furent pas le résultat d'une politique ou d'un programme.


[1]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, « Stutthof », dans : Y. GUTMAN (s.d.), Encyclopedia of the Holocaust, New York, Macmillan, 1990, p. 1421, 1423.

[2]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, Gdynia, 1966, p. 253-254 (résumé en anglais) ; « Stutthof », Gedenkbuch, Coblence, Bundesarchiv [Archives fédérales], 1986, p. 1772.

[3]

« Stutthof », Encyclopaedia Judaica, New York-Jérusalem, Macmillan-Keter, 1971, vol. 15, p. 464 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, New York, William Morrow, 1993, p. 194-195.

[4]

Jean-Claude PRESSAC, Die Krematorien von Auschwitz : Die Technik des Massenmordes, Munich, Piper, 1994, p. 199. (Dans la version française primitive, Pressac parle de la déportation de 40 000 à 50 000 juives hongroises d'Auschwitz vers Stutthof et la région environnante. Jean-Claude PRESSAC, Les Crématoires d'Auschwitz : la machinerie du meurtre de masse, Paris, CNRS Éditions, 1993, p. 147.) ; «Stutthof», Encyclopaedia Judaica, op. cit., vol. 15, p. 464 ; Martin GILBERT, The Holocaust, New York, 1986, p. 686 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, op. cit., p. 194.

[5]

« Stutthof », Encyclopaedia Judaica, op. cit., vol. 15, p. 464 ; Roman HRABAR, et al., The Fate of Polish Children During the Last War, Varsovie, 1981, p. 72 ; Martin GILBERT, The Holocaust, op. cit., p. 705, 722 ; Encyclopaedia Judaica, op. cit., vol. 6, p. 917 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, op. cit., p. 200, 207, 208, 209 ; Benjamin B. FERENCZ, Less Than Slaves, Harvard, 1979, p. 107 ; «Stutthof », Gedenkbuch, op. cit., p. 1772 ; Raul HILBERG, The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 985.

[6]

Y. GUTMAN & M. BERENBAUM (éd.), Anatomy of the Auschwitz Death Camp, Bloomington, Indiana University Press, 1994, p. 417, 420.

[7]

Justiz und NS-Verbrechen, Amsterdam, Univ. Press Amsterdam, 1968 et ssq., vol. 20, p. 600, ou p. 585-6 (jugement du tribunal de Tübingen (1964) : Ks 5/63).

[8]

Roman HRABAR, et al., The Fate of Polish Children During the Last War, op. cit., p. 72.

[9]

Olga M. PICKHOLZ-BARNITSCH, « The Evacuation of the Stutthof Concentration Camp », Yad Vashem Bulletin [Israël], n° 17, décembre 1965, p. 37.

[10]

Idem, p. 36.

[11]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, op. cit., p. 252, 255 ; Olga M. PICKHOLZ-BARNITSCH, « The Evacuation of the Stutthof Concentration Camp », art. cité, p. 37 ; Justiz und NS-Verbrechen, vol. 20, p. 600 ; Central Commission for Investigation of German Crimes in Poland [Commission centrale pour la recherche des crimes allemands en Pologne], German Crimes in Poland, Varsovie, 1946-1947, vol. 2, p. 112.

[12]

Krzysztof DUNIN-WASO)WICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, op. cit., p 252.

[13]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, op. cit., p. 253-254 ; « Stutthof », Encyclopaedia Judaica, vol. 15, p. 464.

[14]

Ordre de Hoppe, 25 janvier 1945. Document de Nuremberg NO-3796.

[15]

Brewster CHAMBERLAIN & M. FELDMAN (éd.), The Liberation of the Nazi Concentration Camps 1945, Washington, DC, USHMC [United States Holocaust Memorial Council], 1987, p. 92.

[16]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, op. cit., p. 257 ; Konnilyn FEIG, Hitler's Death Camps, New York, Holmes & Meier, 1981, p. 202 ; « Stutthof », Gedenkbuch, op. cit., p. 1772 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, op. cit., p. 216-217.

[17]

Martin GILBERT, The Holocaust, op. cit., p. 783.

[18]

Voir : Alfred-Maurice de ZAYAS, Nemesis at Potsdam : The Expulsion of the Germans From the East, Lincoln, University of Nebraska Press, 1989, 3e édition revue, et Alfred-Maurice de ZAYAS, The German Expellees : Victims in War and Peace, New York, St. Martin's Press, 1993.

[19]

Martin GILBERT, The Holocaust, op. cit., p. 786.

[20]

Isaiah TRUNK, Jewish Responses to Nazi Persecution, New York, Stein & Day, 1982, p. 322-323.

[21]

Idem, p. 323-326.

[22]

Ibidem.

[23]

Raul HILBERG, The Destruction of the European Jews, op. cit., p. 985 ; Olga PICKHOLZ-BARNITSCH, « The Evacuation », art. cité, p. 37 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, op. cit., p. 228-229.

[24]

Roman HRABAR, et al., Fate of Polish Children During the Last War, op. cit., p. 74. Voir également : Martin GILBERT, The Holocaust, op. cit., p. 806.

[25]

« Stutthof », Gedenkbuch, op. cit., p. 1772 ; Konnilyn FEIG, Hitler's Death Camps, op. cit., p. 203.

[26]

Eugen KOGON, et al., Nazi Mass Murder, New Haven [Connecticut], Yale University Press, 1994, p. 190-193, et, dans l'édition originale en allemand, Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas, Francfort-sur-le-Main, S. Fischer, 1986, p. 263-266. [Tr. fr. Eugen KOGON, Hermann LANGBEIN, Adalbert RÜCKERL (s.d.), Les Chambres à gaz, secret d'État, Paris, Points-Seuil, 1987, p. 239-242. - N.D.T.] L'article de K. DUNIN-WASOWICZ dans l'Encyclopedia of the Holocaust, op. cit., p. 1423, parle (au pluriel) des « chambres à gaz du camp».

[27]

Déclaration par l'Institut für Zeitgeschichte (Hellmuth Auerbach), 6 mars 1985. Fac-similé dans : Ingrid WECKERT, « "Massentötungen" oder Desinformation ? », Historische Tatsachen, n° 24 (revue publiée par Udo Walendy), p. 21.

[28]

Eugen KOGON, et al., Nazi Mass Murder, op. cit., p. 191 (p. 263 dans l'édition allemande de 1986, Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas ) [tr. fr., p. 239-240] ; Justiz und NS-Verbrechen, op. cit., vol. 20, p. 600 ou p. 585-6 (jugement du tribunal de Tübingen (1964) : Ks 5/63) ; Konnilyn FEIG, Hitler's Death Camps, op. cit., p. 192-193, 200 ; Central Commission ..., German Crimes in Poland, op. cit., vol. 2, p. 118-119.

[29]

Eugen KOGON, et al., Nazi Mass Murder, op. cit., p. 191 (p. 263 dans l'édition allemande de 1986, Nationalsozialistische Massentötungen durch Giftgas) [tr. fr., p. 239].

[30]

On a également affirmé que les juifs étaient gazés à Stutthof à l'aide de Zyklon dans un wagon de chemin de fer. Voir : Eugen KOGON, et al., Nazi Mass Murder, op. cit., p. 192-193 [tr. fr., p. 241) ; Central Commission ..., German Crimes in Poland, op. cit., vol. 2, p. 119.

[31]

Justiz und NS-Verbrechen, op. cit., vol. 20, p. 615.

[32]

Czeslaw PILICHOWSKI, No Time Limit for These Crimes, Varsovie, Interpress, 1980, p. 156-157.

[33]

Krzysztof DUNIN-WASOWICZ, Oboz Koncentracyjny Stutthof, op. cit., p. 255.

[34]

Szymon DATNER, et al., Le Génocide nazi, 1939-1945, Varsovie, 1962, p. 218.

[35]

« Stutthof », Encyclopaedia Judaica, op. cit., vol. 15, p. 464 ; Martin GILBERT, Atlas of the Holocaust, op. cit., p. 195, 217. Selon l'historien polonais K. DUNIN-WASOWICZ, « [s]ur les cinquante mille juifs qui ont été amenés à Stutthof, presque tous sont morts ». Source : Encyclopedia of the Holocaust, op. cit., p. 1423.


Akribeia, n° 2, mars 1998, p. 168-177


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