Notes de lecture

Les prix sont donnés à titre purement indicatif. Les indications de pages figurent entre crochets. Le changement de page dans une citation est indiqué par la barre /. Le changement de paragraphe est indiqué par le signe //. Nous ne diffusons aucun des ouvrages mentionnés ci-dessous, à l’exception de la Préface au Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier d’Albert Paraz. Aucune de ces notes de lecture ne possède un quelconque caractère publicitaire.

Albert PARAZ. Préface au Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier. Préfacé par Robert Faurisson. Saint-Genis-Laval : Éditions Akribeia [45/3, route de Vourles, 69230 Saint-Genis-Laval], janyier 1999. 72 p. 14 x 21 cm. Couv. ill. ISBN 2-913612-00-8. 80 F (95 F franco). Les Éditions Akribeia rééditent ici en un tirage limité la préface que l’écrivain anarcho-pacifiste Albert Paraz avait donnée en octobre 1950 à l’ouvrage du déporté socialiste et révisionniste Paul RASSINIER, Le Mensonge d’Ulysse. Regard sur la littérature concentrationnaire (Éditions Bressanes, Bourg-en-Bresse). Ce texte avait été republié, avec quelques modifications mineures, dans le recueil parazien réalisé en 1958 par les Editions Connaître (Genève), Le Menuet du haricot. Il est évident que la plupart de ceux qui, aujourd’hui, s’intéressent à la question du révisionnisme historique, n’ont jamais lu ce texte et auront plaisir à en prendre connaissance. L’auteur anarchisant y aborde plusieurs sujets qui demeurent encore parfois tabous de nos jours : la Résistance et les individus qui la composaient, le rôle exact qu’elle a tenu, l’importance qu’elle a eue ou non dans la victoire finale des Alliés ; les légendes qui durent mille ans ; la Häftlingsführung (à propos des kapos dans les camps de concentration) ; etc. Bien sûr, Paraz évoque le sujet tabou par excellence, celui qu’il faut éviter à tout prix sous peine de voir la multitude des condés de la pensée vous demander des comptes : « Après les oubliettes, Torquemada, les jésuites et les francs-maçons, le masque de fer, il est une autre histoire à laquelle il ne faut absolument pas toucher : c’est celle des chambres à gaz. La croûte terrestre en est à vif pour des siècles. [...]. // Seul un extraordinaire masochiste peut s’aviser / d’écrire, maintenant, que les témoignages sur les chambres à gaz ne sont pas tout à fait assez concluants, pour son goût [...]. // C’est de la dynamite » [30-31]. L’éditeur a ajouté quelques repères chronologiques concernant Albert Paraz [15-17] pour mieux situer le personnage et quelques notes d’explication relatives à certains passages ou expressions de la préface de Paraz [59-66]. La préface (le terme d’« avant-propos » aurait été plus judicieux de la part de l’éditeur) à cette préface est rédigée par Robert Faurisson qui ne peut que souligner « l’audace de la pensée et la liberté de ton » du texte parazien, lesquels, selon lui, « ne sont plus aujourd’hui de mise » [7]. Il parle aussi de Jean-Paul Sartre, ce « faux résistant, vrai septembriseur », ce « calamiteux professeur tout crotté de philosophie », ce personnage « naïf, délateur, flagornant les puissants du jour » [8]. Par prudence, le préfacier s’abstient de commenter certains passages de Paraz et préfère s’attarder sur un article du psychanalyste Gérard Wacjman paru dans le quotidien oblique Le Monde du 3 décembre 1998 à propos du cinéaste Jean-Luc Godard et des chambres à gaz nazies et de leur représentation visuelle. En conclusion, et revenant à Albert Paraz, il écrit : « Pour moi, tout au long de cette préface, c’est un coeur français que j’entends battre. Par sa générosité, son panache, son style, mais aussi par une certaine forme d’inconscience, Paraz le pacifiste y ressemble, comme un frère d’armes, au cavalier, au cuirassier Destouches qui, on le sait, partit d’un si bon pas pour son voyage au bout de la nuit » [13].

Robert FAURISSON. Écrits révisionnistes (1974-1998). Mars 1999. Au moment où nous achevons la rédaction de ces notes de lecture, cet ouvrage n’est pas encore paru. Étant donné son importance considérable à tous points de vue nous en parlerons évidemment dans le prochain numéro d’Akribeia. À titre d’information, nous reproduisons ici le texte de la lettre (signée des « Amis de Robert Faurisson ») qui a été envoyée en janvier dernier aux anciens abonnés de la revue dont Henri Roques a été le directeur de publication. « Écrits révisionnistes (1974-1998) : c’est sous ce titre que, dans quelques semaines, doit paraître, en quatre volumes, un ouvrage de plus de deux mille pages où Robert Faurisson a rassemblé des articles, des essais, des études, des recensions et des lettres qu’il a rédigés en vingt-cinq années de son combat pour l’histoire. Seule une partie de ces écrits a déjà été publiée, ça et là, au fil des années ; la plupart n’ont circulé qu’en samizdat ou bien sont totalement inédits. // L’ouvrage paraîtra en édition privée, hors commerce et sans indication de prix. // En effet, les lois françaises sur la liberté de la presse, et en particulier la loi Fabius-Gayssot, interdisent la diffusion publique d’écrits contraires à certaines vérités officielles concernant l’histoire de la seconde guerre mondiale. // L’obligation où nous nous trouvons de procéder nous- mêmes à une sorte de censure et d’empêcher toute forme de diffusion publique nous contraint, à notre grand regret, à prendre des précautions que vous voudrez bien nous pardonner. // L’ouvrage ne sera adressé qu’à ceux qui en auront expressément fait la demande. // Chaque personne ne pourra recevoir qu’un exemplaire, et ce dans la limite du stock disponible. Mais vous avez tout loisir de reproduire le présent texte accompagné de la formule d’engagement pour les donner à ceux de vos amis qui seraient intéressés. » Toute demande d’ouvrage doit comporter le numéro de téléphone de la personne qui commande. Il n’est bien entendu pas interdit, à ceux qui voudraient obtenir cet imposant ouvrage, de contribuer par un don d’un montant librement fixé (envoyé à : Robert Faurisson, 10, rue de Normandie, 03200 Vichy) aux lourds frais d’impression et d’envoi. D’après notre évaluation, la fabrication et l’envoi d’un ouvrage de cette importance se situent entre 300 et 400 FF.

Vincent REYNOUARD. Réponse à Tahar Ben Jelloun. À propos de son livre : Le Racisme expliqué à ma fille. [Saint-Gildas-des-Bois] : Vincent Reynouard [c/o V.H.O.], septembre 1998. 40 p. 14 x 21 cm. Couv. ill. ISBN 2-9509607-1-5. 47,40 FF. En janvier 1998, les Editions du Seuil ont publié un ouvrage d’une soixantaine de pages de Tahar Ben Jelloun intitulé Le Racisme expliqué à ma fille et qui se présente sous la forme d’un dialogue entre l’auteur et sa fille au cours duquel il prétend expliquer notamment en quoi le raciste est un « salaud », un « malade » et que ses théories n’ont « aucune base scientifique ». Vincent Reynouard examine ici les arguments du romancier Ben Jelloun. Il évoque les généralisations abusives et la pseudo-argumentation que ce dernier utilise et le sentimentalisme dont il fait preuve. Il met en évidence les nombreuses contradictions de ses arguments et n’hésite pas à affirmer, exemples à l’appui [l’origine du ghetto juif, l’esclavage des Noirs en Amérique du Nord, l’Holocauste], que son livre « est truffé d’erreurs et de mensonges historiques » [7]. En conclusion et pour résumer sa critique, V. Reynouard écrit : « Dans son livre : Le Racisme expliqué à ma fille, T. Ben Jelloun fait preuve d’ignorance, de partialité et de mauvaise foi (exactement ce qu’il reproche aux "racistes"). De façon évidente, il n’a jamais lu dans le texte les auteurs racistes. En de nombreuses occurrences, il procède par généralisation abusive, recourt à des formules vides ainsi qu’à des arguments sans base scientifique, fondés uniquement sur le sentiment. L’auteur manie en outre le paradoxe avec aisance ; il se contredit aisément à quelques pages d’intervalle sur des sujets très importants » [30]. Plus loin, après avoir fustigé le mondialisme, il affirme : « Le révisionnisme historique n’est pas une affaire de rhétorique ; c’est une arme puissante contre les mensonges des mondialistes. On comprend dès lors que, dans un nombre croissant de pays, des lois soient votées afin de rendre illégale l’expression des thèses révisionnistes. Les mondialistes savent / qu’en cas de victoire des libres chercheurs, leur morale s’effondrerait. // Aujourd’hui, le combat pour la vérité est engagée. Avec l’aide de Dieu et sous la bannière du Christ, nous le mènerons avec courage et ténacité car il en va de la vie de notre peuple et de notre civilisation » [31-32]. En annexe sont reproduites en fac-similé quelques pages de Mein Kampf [33-40].

Quand Alain Decaux raconte l’histoire du SS Kurt Gerstein / Henri ROQUES, Vincent REYNOUARD. [Saint-Gildas-des-Bois] : Vincent Reynouard, septembre 1998. [2]-78 p. 13,9 x 21 cm. Couv. ill. Annexes. ISBN 2-9509607-2-3. 94,80 FF. Cette brochure est une réponse à l’académicien Alain Decaux. Ce dernier a publié récemment La Guerre absolue. 1940-1945 (Éditions Perrin, Paris, 1998), ouvrage dans lequel un chapitre (« Le SS qui hurlait contre le génocide ») est consacré à Kurt Gerstein et qui ne fait que reprendre, avec quelques suppressions et ajouts, un texte plus ancien publié en 1983 (chap. VII, « Obersturmführer Gerstein, "espion de Dieu" », dans ; L’Histoire en question, 2, Librairie Académique Perrin, Paris, p. 281-329). On le sait, Henri Roques connaît bien Gerstein et ses confessions. C’était en effet le sujet de la thèse qu’il a soutenue en 1985 à l’Université de Nantes. Ici, il aborde quelques points du texte de Decaux qui, selon lui, mérite rectification ou complément. Au sommaire : la culpabilité éventuelle de l’Église catholique dans la montée et la victoire du nazisme [5-8], le pasteur Niemöller, ami de Gerstein [8-10], l’euthanasie d’une relation de Gerstein et l’entrée de ce dernier dans la SS [11-14], la solution finale synonyme d’extermination ? [15-19], la question des cheveux recyclés en pantoufles [20-21], le baron suédois Goran von Otter [23-26], les « pérégrinations de l’acide cyanhydrique » ou l’épisode incroyable des 40 bouteilles d’acide dissimulées [27-35], le professeur Wilhelm Pfannenstiel avec une chronologie de l’« affaire Rassinier-Pfannenstiel » [37-49], le déclin irrémédiable des confessions du SS Kurt Gerstein [51-59]. Dans le chapitre VII, les deux auteurs écrivent que, pour eux, Gerstein a été un mythomane doublé d’un mégalomane, quelqu’un de « réceptif à toutes les rumeurs de guerre » et « tenaillé par l’ambition de jouer un rôle » [62]. Concernant la mort de Gerstein, ils penchent pour la thèse d’un passage à tabac par les F.F.I. de la prison du Cherche-Midi qui aurait mal tourné [64-65].

Heinrich WENDIG. Richtigstellungen für Zeitgeschichte. Cahier 11. Tübingen : Grabert-Verlag [Postfach 1629, D-72006 Tübingen, Allemagne], 1998. 64 p. 14,5 x 21 cm. ISBN 3-87847-169-6. DM 13,80. Au sommaire de cette brochure : le rôle des syndicats dans l’échec du putsch de Kapp [7-9], l’étoile jaune pour les juifs [10-12], un vainqueur allemand rend honneur à un commandant polonais en 1939 [13-14], les prodromes de l’entrée en guerre des États-Unis en 1941 [15-19], la « libération » de la France en 1944 [20-21], l’occupation en 1945 de la ville de Bamberg par les soldats américains [22-25], l’amiral Karl Dönitz et la stratégie maritime [26-27], le suicide présumé de Rost van Tonningen [28-29], les déclarations de Maximilian Freiherr von Weichs [30-31], les convois de juifs vers la Suisse en janvier 1945 [32-33], les exécutions d’otages en Italie et le cas Priebke [34-38], la religion du maréchal Rommel [39], l’incendie présumé de Rovaniemi (Finlande) par les Allemands en 1944 [40-41], la destruction de la ville de Crailsheim par l’armée américaine le 20 avril 1945 [42-43], le massacre d’Allemands des Sudètes à Prerau en 1945 [44-45], l’assassinat de prêtres de Silésie en 1945 par l’armée soviétique [46-48], quelques mensonges de l’exposition allemande contre les crimes présumés de la Wehrmacht [49-52], l’arme de la famine contre les vaincus après les deux guerres mondiales [53-54], le mythe de l’exécution de footballeurs russes en 1942 par les Allemands [55], l’ONU et les récits d’atrocités de la première guerre mondiale [56-57], la « libération » de Breslau en 1945 [58-59], un exemple d’arrogance de la part d’un journaliste allemand [60], une croix gammée sur une porte d’église remplacée par un fer à cheval sur un dépliant touristique [61-62].

Cedric MARTEL. Der Holocaust : Korrektur eines Zahlen-Mythos. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, novembre 1998 (2e édition). [4]-37 p. [imprimé et paginé seulement au recto]. 21 x 29,7 cm. Bibliographie. DM 25. Il s’agit de la seconde édition, avec quelques modifications mineures, d’un texte paru en mai 1997 et qui avait fait l’objet d’une courte note de lecture dans le n° 1 d’Akribeia, p. 197.

Cedric MARTEL. Der Holocaust : Korrektur eines Mythos. [Anvers] : Vrij Historisch Onderzoek, [novembre 1998]. [8]-v-89 p. [imprimé et paginé seulement au recto]. 21 x 29,7 cm. Ill. en coul. Bibliographie. DM 35. Cette épaisse brochure est une rapide synthèse de quelques arguments révisionnistes concernant la « solution finale de la question juive ». Dans son introduction l’auteur souligne notamment, s’il en était besoin, que la vérité n’a que faire de lois qui décideraient du faux et du vrai. La partie centrale du texte expose les arguments révisionnistes en 30 chapitres ou paragraphes de longueur variable [8-74]. Voici les sujets abordés : le chiffre de six millions [8], les journaux ou les discours de Joseph Goebbels, Hans Frank et Heinrich Himmler [9-11], les maladies des détenus dues à la guerre [11-12], Auschwitz, ville ouverte [13], aucune preuve de chambres à gaz lors de la libération d’Auschwitz [13-14], la capacité des fours crématoires et les Sterbebücher d’Auschwitz [14-17], les pseudo-témoins [17], l’introuvable témoin [18-19], les rumeurs de gazages dès 1916 [19-21], diverses atrocités [21-23], les mensonges soviétiques (Babi Jar, Katyn) [23-25], 500 000 victimes tziganes ? [25-26], le Journal d’Anne Frank [27-30], pas de chambres à gaz sur le territoire de l’Ancien Reich [3l], une extermination avec des moteurs Diesel ? [32], les modifications des bâtiments à Auschwitz [33], du Zyklon B arrivant par des pommes de douche ? [34], pas de chambres à gaz à Birkenau proprement dit [34-35], les photographies aériennes de Birkenau [36], la firme Topf [37-38], le rapport Leuchter [38-39], le rapport Rudolf [39], le procès-verbal de Wannsee [43-44], la véritable signification de la « solution finale » [44-47], quelques vérités holocaustiques (Vergasung, Gaskammer, Selektion, Sonderkommando, Endlösung, Holocaust) [47-51], les témoins [51-60, 61-65], l’Holocauste en tant que « théorie » [66], le procès de Francfort [66-68], les statistiques de l’Holocauste [68-74], la conclusion avec un rappel des principales positions des révisionnistes [75-79].

Roger GARAUDY. Le Procès du sionisme israélien. Paris : Éditions Vent du large [diffusion : Librairie nationale, 12, rue de la Sourdière, 75001 Paris], 1998. 176 p. 15 x 22 cm. ISBN 2-912341-20-5. 100 FF. « Ce livre démasque la mythologie sioniste fondant la politique israélienne. // Cette politique prétend justifier son nationalisme et son colonialisme en dénaturant l’admirable foi universaliste des grands prophètes juifs. // Cette mythologie conduit au crime : l’organisation sioniste représentait, à l’avènement d’Hitler, 5 % des juifs allemands. De 1933 à 1944, pour créer en Palestine un État sioniste fort, elle a collaboré avec les nazis en abandonnant au massacre raciste les multitudes de juifs européens qui demandaient seulement le respect de leur foi et de leur vie. // Aujourd’hui, dans l’État qu’ils ont ainsi créé, leur politique a assassiné Itzac Rabin, et avec lui, les espérances de paix. // En France leur lobby, que dénonçait déjà le Général de Gaulle, ne représente pas un dixième des juifs français. Il exerce pourtant une inquisition intellectuelle en traitant d’antisémite quiconque refuse la politique de guerre de Netanyahou. // Ce livre rejoint les efforts de nos frères juifs luttant en Israël pour la paix, et les nouveaux historiens qui, en Israël, ont le courage de déconstruire ces mythes générateurs d’antisémitisme. // Le choix est clair : bréviaire de la haine des dirigeants sionistes ; ou dialogue des civilisations de Garaudy comme de l’Abbé Pierre, du Père Lelong, du Pasteur Parmentier et de Yehudi Menuhin et de tous les amis de la paix » [4e de couv.]. Le contenu, qui reprend la plupart des arguments déjà développés dans Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, est le suivant : sionisme contre judaïsme (le projet colonial de Herzl, les conséquences politiques de la sacralisation du nationalisme [épuration ethnique des Palestiniens, collaboration des sionistes avec Hitler, la contradiction fondamentale du sionisme et sa politique terroriste]) [9-91], ceux qui minimisent réellement les crimes d’Hitler (note sur l’exemplarité du Tribunal de Nuremberg [avec, entre autres, des chapitres sur le refus d’un examen critique des témoignages et le refus de la critique des textes], l’échange d’un million de juifs contre 10 000 camions) [93-123], la politique israélienne, détonateur d’une nouvelle guerre mondiale [125-150].

Mark WEBER. La Face cachée de Nuremberg. Traduit par André Chelain. Coësmes : L’Autre Histoire [BP 3, 35134 Coësmes], juin 1998. 1 28 p. 14,4 x 22 cm. Couv. ill. Ill. Numéro hors-série de la revue L’Autre Histoire. 125 F. Le texte de l’historien révisionniste américain Mark Weber a paru initialement dans la revue américaine The Journal of Historical Review, vol. 12, n° 2, été 1992, p. 167-213. Une traduction française en a été publiée dans la revue de l’ANEC animée par Vincent Reynouard, Nouvelle Vision, n° 27, décembre 1992-janvier-février 1993, p. 3-47, sous le titre : « Les procès de Nuremberg et l’Holocauste. » La traduction de L’Autre Histoire est différente car il semble que le traducteur et éditeur André Chelain n’ait pas eu connaissance en temps voulu de l’existence d’une version antérieure (les notes originales publiées par Nouvelle Vision sont néanmoins reproduites aux p. 94-100). L’article de Weber est ici publié sous la forme d’un ouvrage et agrémenté de nombreuses illustrations (photographies, fac-similés de documents divers). Trois annexes donnent quelques « détails sur d’autres procès » [101-107], le texte de l’Accord de Londres du 8 août 1945 sur la poursuite et le châtiment des grands criminels de guerre des puissances européennes de l’Axe [109-113], le texte des 30 articles des statuts du tribunal militaire international [115-127]. On ne saurait trop insister sur l’intérêt et l’importance de cette étude de Mark Weber. Parmi les principaux sujets abordés, on notera : la question du procès de Nuremberg en tant que justice politique [15-30], une justice partiale rendue par des Alliés juges et parties [30-37], la question des preuves (des documents sont douteux) [37-47], des témoignages sujets à caution [49-58], l’usage indiscriminé de la torture [58-78], la question difficile du sort des juifs déportés vers l’Est [78-87], d’autres procès de l’après-guerre [87-92].

Samuel CROWELL. The Gas Chamber of Sherlock Holmes. An Attempt at a Literary Analysis of the Holocaust Gassing Claim. S.l. : s.n., [fin 1998]. 150 p. 21 x 29,7 cm. Il s’agit d’une sortie imprimante d’un texte qui a été mis sur le site Internet du CODOH et qui devrait connaître prochainement une publication sous la forme d’un ouvrage imprimé. Nous remercions l’auteur qui a bien voulu nous en adresser une copie. Le sujet de ce texte et surtout la manière dont il est traité ne peuvent manquer d’intéresser la revue Akribeia. De toute évidence, Samuel Crowell ne croit guère aux chambres à gaz. Aux arguments révisionnistes déjà bien connus, il y ajoute un certain nombre de considérations à propos de rumeurs ou de Croyances qui, selon lui, seraient à l’origine des allégations de gazages humains dans les camps de concentration nazis. Il serait intéressant de dresser la liste complète des arguments de l’auteur à cet égard. Nous nous bornerons ici à en énumérer les principaux, nous réservant d’y revenir plus longuement lorsque son texte aura été publié sous forme de livre. Samuel Crowell fait beaucoup référence aux procédures de désinfection mises en oeuvre par divers gouvernements (allemand, américain, polonais, etc.) pour lutter contre les épidémies de typhus. Des exemples sont donnés qui concernent le XIXe siècle, la première guerre mondiale et d’autres épidémies moins connues. L’auteur insiste sur les situations d’angoisse qu’entraînaient souvent ces désinfections collectives, angoisse qui est, comme les sociologues le savent bien, un terreau fertile pour les rumeurs. On rappellera au passage que de nombreux récits de déportés des camps de concentration allemands font clairement état de rumeurs en rapport avec des gazages. Certains refusaient même de se rendre aux douches ou à la désinfection, de peur d’être gazés. Voir, par exemple, Paul RASSINIER, Le Mensonge d’Ulysse, La Vieille Taupe, Paris, 1979, p. 77. Crowell évoque également le programme d’euthanasie des années 1939 et suivantes qui a pu faire naître quelques rumeurs autour de gazages d’êtres humains. Il parle aussi de la répulsion assez répandue suscitée par la crémation à une certaine époque. Il s’attarde en outre sur les craintes d’une guerre chimique tout au long de la seconde guerre mondiale et analyse quelques cas d’hystérie collective liés à la peur du gaz. Dans son chapitre 15, il mentionne des oeuvres de fiction dans lesquels il est question de gaz et de gazages, ce qui témoignerait de la prégnance des peurs liées au gaz bien avant la guerre de 1939-1945. Il fait allusion également à certains éléments des traditions juives qui pourraient expliquer, selon lui, l’origine des allégations de gazages homicides. On touche là au domaine de l’« âme collective » – faut-il dire de l’inconscient collectif ? – de certaines communautés humaines. Comment nous l’avons dit plus haut, nous espérons pouvoir détailler plus longuement le contenu de cette riche étude qui rejoint par divers côtés les préoccupations et les intérêts de la revue Akribeia. Pour nous, en effet, le problème des chambres à gaz et des gazages homicides dans les camps de concentration allemands ne peut se résoudre sans une étude des rumeurs et des peurs relatives au(x) gaz. Nul besoin ici d’un « complot juif mondial » ou d’un « mythe inventé par les sionistes ». Pour finir, nous soumettons à la réflexion du lecteur ces deux citations d’auteurs qu’il devrait déjà connaître (mais que S. Crowell ne connaît sans doute pas) : « Une fausse nouvelle naît toujours de représentations collectives qui préexistent à sa naissance ; elle n’est fortuite qu’en apparence, ou, plus précisément, tout ce qu’il y a de fortuit en elle c’est l’incident initial, absolument quelconque, qui déclenche le travail des imaginations ; mais cette mise en branle n’a lieu que parce que les imaginations sont déjà préparées et fermentent sourdement » (Marc BLOCH, « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre », Akribeia, n° 1, octobre 1997, p. 24) ; « Comment naissent et s’accréditent les légendes ? Ce ne sont pas des créations individuelles qui s’étendraient peu à peu ; ce sont de véritables formations collectives, dont on ne saurait retrouver les auteurs, parce que ceux-ci sont légions. Elles sont nées simultanément dans de nombreux cerveaux ; les mêmes causes, dans un milieu donné, provoquent les mêmes effets. Et ce qui produit leur succès, c’est précisément qu’elles correspondent à l’état d’esprit général » (Albert DAUZAT, « Faux bruits et légendes », Akribeia, n° 1, octobre 1997, p. 52).

Jürgen GRAF & Carlo MATTOGNO. KL Majdanek. Eine historische und technische Studie. Hastings : Castle Hill Publisher [PO Box 118, Hastings TN34 32 Q, Grande-Bretagne], juin 1998. 320 p. 15 x 21 cm. Ill. Pl. h.t. en coul. Cartes. Plans. Tableaux. Annexes. Bibliographie. Index. DM 45. Au sommaire de cet ouvrage : un bref résumé de l’histoire du camp de Majdanek dans son contexte historique [19-44], les différents convois vers le camp et le nombre des détenus [45-56], les conditions de vie [57-69], la mortalité [71-94], les crématoires de Majdanek [95-117], les chambres à gaz [119-159], les gazages d’êtres humains [161-193], les livraisons de Zyklon B au camp de Majdanek [195-210], l’opération « Erntefest » [211-232], les procès d’après-guerre (Lublin et Düsseldorf) [233-247], une bibliographie [251-255], une annexe documentaire [257-313]. On n’aimerait dire que du bien de cet ouvrage mais, certaines critiques parfois sévères ayant été formulées à son encontre par divers révisionnistes, nous souhaiterions nous en faire ici l’écho. Il faut tout d’abord rappeler que les historiens officiels ne semblent plus guère accorder d’importance au camp de Majdanek. Certains ont même écrit depuis longtemps que ce n’était pas un camp d’extermination (Léon Poliakov dès 1951, Gerald Reitlinger en 1953, Martin Broszat en 1960). Dès le 8 mai 1950, un tribunal de Berlin avait prononcé que le camp de Majdanek ne possédait pas d’installation de gazage. Ces divers points, plus quelques autres, ont malheureusement été passés sous silence par les auteurs qui auraient pu revenir également sur certaines positions récentes – quasi révisionnistes – de J.-C. Pressac sur Majdanek. En raison du peu d’importance accordée à Majdanek par les historiens officiels, les révisionnistes ne s’y sont guère attardés non plus. Graf et Mattogno auraient pu néanmoins rappeler les arguments que Dietlieb Felderer et surtout Robert Faurisson avaient développés à ce sujet dans toute une série d’études ou de dépositions lors de procès. Une autre critique sévère adressée aux auteurs est la façon dont ils parlent dans leur ouvrage du rapport Leuchter. Les arguments de ce dernier ne sont donnés qu’indirectement par le biais de la critique qu’en a fait J.-C. Pressac. Il ne s’agit pas vraiment d’une manière de procéder très appropriée, pour s’en tenir au seul plan de la méthode. Les auteurs vont jusqu’à employer du reste des termes très durs à propos du texte de Leuchter : « arguments fallacieux », « techniquement absurde », « manque de clarté, [...] de fondement », « superficialité et ignorance ». Tout ceci alors que Fred Leuchter a subi nombre d’épreuves à la suite de ses prises de position courageuses en faveur des révisionnistes et qu’il n’est plus du tout en mesure de répondre à ces critiques venant du camp révisionniste. En résumé, déplorent certains révisionnistes, ce livre pourrait bien constituer une première dans l’histoire du révisionnisme en ce que, pour la première fois, des révisionnistes s’en prennent avec virulence, sur la place publique, à d’autres révisionnistes...

Simon SHEPPARD. Anna Frank’s Novel. The « Diary » is a Fraud. Hull : The Heretical Press [PO Box 1004, Hull, Yorkshire HU3 2YT, Grande-Bretagne], 1998 (2e édition). 52 p. 13,5 x 18,5 cm. Couv. ill. Bibliographie. ISBN 1-901240-07-X. £ 3.60. Au sommaire : la nature de la controverse à propos du Journal, les manuscrits, les personnes citées dans le Journal, l’affaire de l’écriture au stylo bille, l’identité de Kitty Franken, les anecdotes imaginaires du Journal, la véritable nature du Journal, le comportement étrange des habitants de l’annexe, les gazages et autres mystères, le sort des huit personnes de l’annexe, la publication du livre, les différentes versions, éditions et traductions. L’auteur croit dans l’ensemble à l’authenticité du Journal.

Simon G. SHEPPARD. Social Psychology, Religious Belief, Censorship and the Holocaust. Hull : The Heretical Press, 1998. 28 p. 13,5 x 18 cm. Bibliographie. ISBN 1-901240-11-8. £ 1.80. Au sommaire de cette brochure : la naissance d’une nouvelle religion, l’holocaustianisme (Holocaustianity), beaucoup de scientifiques croient aux chambres à gaz (exemple de Paul Kurtz), la contagion de la croyance par la double interprétation de faits, les témoins survivants, les documents, la supériorité de l’homme occidental remis en question, la manipulation psychique des Occidentaux par les mass médias (télévision, cinéma) relativement à l’Holocauste, le révisionnisme est une hérésie aux yeux des croyants.

[Alexander BARON]. The Poisoned Chalice of « Holocaust Education ». How Racial Hatred Is Used To Indoctrinate Your Children : A Critique of Carrie Supple’s « From Prejudice To Genocide ». Londres : Anglo-Hebrew Publishing [distribué par Info Text Manuscripts, 93c Venner Road, Sydenham, London SE26 SHU, Grande-Bretagne], 1998. 28 p. 21 x 29,7 cm. Ill. ISBN 1-898318-19-0. Prix non indiqué. Cette brochure analyse un ouvrage de Carrie Supple destiné, selon A. Baron, à l’endoctrinement des enfants. L’auteur procède à une critique page par page. Voici une liste non exhaustive des points abordés : des usines construites par les nazis pour tuer des gens et des projets pour utiliser leurs cheveux, leur peau et leurs dents, un demi- million de tziganes exterminés, les Romains responsables de la mort du Christ, le meurtre rituel, les juifs usuriers, l’antisémitisme ou plutôt l’antijudaïsme de Martin Luther, le colonialisme et ses bienfaits ou méfaits, une définition du sionisme, les Protocoles des Sages de Sion, le juif « éternel bouc émissaire », l’inégalité des races selon Hitler, l’opinion de Hans Eysenck sur l’existence des races, le boycott de l’Allemagne par les organisations juives, la Nuit de Cristal, des Allemands condamnés par la justice allemande (sous Hitler) pour avoir commis des délits contre des juifs, Julius Streicher et son journal Der Stürmer, le programme d’euthanasie, le taux de suicide chez les juifs en 1932-34 en Allemagne et en Autriche, les menaces verbales de Hitler à l’encontre des juifs, Martin Gray, Babi Yar, les Einsatzgruppen, la « chambre à gaz » de Dachau, des « essais » de gaz à Mauthausen sur des prisonniers néerlandais (selon le Jewish Chronicle du 9 janvier 1942), les camions à gaz de Chelmno, les écrits de Rudolf Höss, l’utilisation de peau humaine, le commandant Koch du camp de concentration de Buchenwald, Ilse Koch, le Dr Mengele, l’homosexualité, le Journal d’Anne Frank, le témoignage de Rudolf Vrba, le camp de Bergen-Belsen, les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, l’organisation « antiraciste » Searchlight, l’épisode avec Jesse Owens aux Jeux Olympiques de 1936 de Berlin.

[Alexander BARON ?]. The Trial Of Shirley Bassey For The Heinous Crime of Anti-Semitism, In The Court Of World Opinion. A Play In One Act. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / Info Text Manuscripts, [5 novembre 1998]. 8 p. 21 x 29,7 cm. ISBN 1-898318-39-5. £ 1.99. Il s’agit d’une courte pièce de théâtre en un acte. La scène, située dans un tribunal, se déroule dans un futur indéterminé. La chanteuse Shirley Bassey est accusée d’antisémitisme. Plus précisément, on lui reproche notamment d’avoir eu des paroles offensantes et antisémites à l’encontre de son assistante personnelle Hilary Levy, à une date très approximative (vers 1994). L’inculpée est jugée en vertu du Protection of Jews Act, loi votée en l’an 2001 qui s’étend de manière rétroactive et indéfinie à tous les continents et à toutes les époques de l’histoire. Les deux juges se nomment Gerry Gable et Mike Whine. Au terme d’un procès éclair au cours duquel toute défense digne de ce nom a été impossible, l’accusée est condamnée à la pendaison. Renseignements pris auprès de l’auteur, sa courte pièce de théâtre est tirée d’un conflit judiciaire qui a bel et bien opposé la chanteuse Shirley Bassey à son assistante Hilary Levy. Dans la réalité, c’est la chanteuse qui a eu gain de cause (voir The Daily Mail, 15 janvier 1998, p. 3).

Niall FERGUSON (s.d.). Virtual History : Alternatives and Counterfactuals / John Adamson, Mark Almond, Michael Burleigh, Jonathan C.D. Clark, Niall Ferguson, Jonathan Haslam, Alvin Jackson, Diane Kunz, Andrew Roberts. Londres-Basingstoke : Papermac [Macmillan Publishers Ltd., 25 Eccleston Place, London SW1W 9NF, Grande-Bretagne], 1998 (lère édition en 1997 chez Picador). x-550 p. 13 x 19,5 cm. Couv. ill. Index. ISBN 0-333-64728-9. £. 10.00. Qu’est-ce que l’uchronie ? C’est, selon la définition du Nouveau Larousse Universel en 2 volumes (1949), l’« utopie appliquée à l’histoire ; l’histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être ». Le terme a sans doute été forgé en 1857 par le philosophe français Charles RENOUVIER, auteur de : Uchronie (L’utopie dans l’histoire). Esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne, tel qu’il n’a pas été, tel qu’il aurait pu être. (Bureau de la critique philosophique, Paris, 1876 ; une partie de cet ouvrage avait paru dès 1857). L’uchronie est la plupart du temps oeuvre d’imagination. La littérature sur le sujet est assez succincte. Signalons les articles ou chapitres que lui consacrent Jacques von HERP dans son Panorama de la science-fiction ([Bruxelles], C. Lefrancq, rééd. 1996) et Pierre VERSINS dans son Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction (L’Âge d’homme, Lausanne, 1972). Plus récemment, l’écrivain Emmanuel CARRERE a rédigé à ce propos un excellent essai : Le Détroit de Behring. Introduction à l’uchronie (P.O.L., Paris, 1986). Le Troisième Reich a inspiré nombre de romanciers qui ont tenté de répondre à la question suivante : comment serait le monde si Hitler avait gagné la guerre ? Certains romans sont célèbres : Philip K. DICK, Le Maître du Haut Château ; Norman SPINRAD, Rêve de fer ; Robert HARRIS, Fatherland. L’ouvrage Virtual History n’est pas l’oeuvre de romanciers mais d’historiens américains et britanniques qui se sont penché sur différentes périodes de l’histoire en les revisitant, nombreuses références – authentiques – à l’appui : l’Angleterre sans Cromwell (John Adamson) [91-124], une Amérique britannique (J.C.D. Clark) [125-174], une Irlande britannique (Alvin Jackson) [175-227], la non-entrée en guerre de la Grande-Bretagne en 1914 et une Union européenne sous domination allemande (Niall Ferguson) [228-280], une Angleterre allemande après son invasion en mai 1940 (Andrew Roberts) [281-320], la victoire du Troisième Reich sur l’Union soviétique (Michael Burleigh) [321-347], la guerre froide évitée (Jonathan Haslam) [348-367], John F. Kennedy n’a pas été assassiné (Diane Kunz) [368-391], le communisme ne s’est pas effondré en 1989 (Mark Almond) [392-415], une histoire virtuelle de 1646 à 1996 (N. Ferguson) [416-440]. La longue introduction de Ferguson [1-90] offre de stimulantes réflexions sur l’histoire et son écriture.

Fadia NASSIF TAR KOVACS. Les Rumeurs dans la guerre du Liban. Les mots de la violence. Paris : CNRS Éditions [15, rue Malebranche, 75005 Paris], mars 1998. 376 p. 15,5 x 24 cm. Bibliographie. Index. Coll. CNRS Sociologie. ISBN 2-271-05560-1. 170 FF. « Des armées de mercenaires géants qui attaquent et égorgent, des saints qui transforment les pierres en encens, la Vierge qui multiplie ses apparitions, des otages transformés en réservoirs d’organes humains, des complots pour l’exode des chrétiens, contre les Palestiniens, pour la partition du Liban et de tout le Moyen-Orient, une machination diabolique de Kissinger... // Interpellée par le très grand nombre de rumeurs circulant lors de la guerre du Liban, l’auteur a voulu, en analysant dans le détail les plus marquantes, percer le sens, la fonctionnalité et le fonctionnement de cette parole tourbillonnante qui paraissait n’être là que pour accroître encore l’effroi. L’ouvrage nous livre également une analyse de l’univers idéologique du monde arabe, de la structure de la société libanaise, de la guerre qui s’y est déroulée, et révèle la réactivation des mythologies maronite et arabo-musulmane. // Dans les temps de crise, ce qu’on nomme "masse silencieuse" est en réalité une masse très loquace, trouvant dans les rumeurs son mode d’expression privilégié. Celles-ci façonnent un univers peuplé de monstres et de héros, de complots et de contre-complots. Par là, elles s’avèrent être un outil formidable pour une radioscopie en profondeur du corps social, puisqu’elles mettent le chercheur en rapport direct avec l’inconscient collectif, les mythes profonds qui informent et actionnent les représentations du présent. Elles nous renseignent sur les mécanismes qui contribuent à la perpétuation d’une guerre, la représentation de soi comme victime, l’autocélébration et finalement la mobilisation. // Elles expriment la latence de la violence sociale et la propension de la collectivité à exhumer et cultiver, à fin d’extériorisation, les vieux mythes de persécution que toute société a en réserve. // Parole née de la crise, la rumeur en entretient la permanence » [4e de couv.]. Docteur en sociologie, Fadia Nassif Tar Kovacs est libanaise et réside à Paris depuis 1987. Elle suit les programmes de sciences humaines et sociales de l’UNESCO, et poursuit des recherches sur les rumeurs et les mécanismes de la violence.

Renaud DULONG. Le Témoin oculaire. Les conditions sociales de l’attestation personnelle. Paris : Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales [131, boulevard Saint-Michel, 75005 Paris], juin 1998. 238 p. 15 x 22,5 cm. Couv. ill. Bibliographie. Coll. Recherches d’histoire et de sciences sociales, 79. ISBN 2-7132-1246-4. 120 F. « Qu’est-ce qu’un témoin oculaire ? Selon le sens commun, c’est quelqu’un qui a vu un événement important et l’a enregistré en sorte de pouvoir le décrire exactement. Mais la psychologie judiciaire démontre que la perception et la mémoire humaines ne sont pas à la mesure de cette prétention. Cette faillibilité contredit la définition du témoignage et pourrait rendre suspecte une modalité pourtant très courante de garantie d’un récit. // Il importe d’élargir le cadre anthropologique de la description du témoignage oculaire. Le présent ouvrage propose de redéfinir celui-ci à partir de l’expérience de ses auditeurs. Sous cet angle un témoin est quelqu’un qui relate un événement en certifiant sa description sur la foi d’une expérience personnelle : c’est quelqu’un qui affirme avoir perçu un événement important. Cette rectification invite à inventorier le témoignage comme acte de parole, à considérer les conditions dans lesquelles est reçue une certification de cette sorte, et d’abord l’engagement de son auteur à raconter une histoire vraisemblable, à répondre de façon cohérente aux questions et à conserver une version stable des faits. // Surtout, le témoin est tenu de répondre moralement de sa réaction à l’événement, de ses sentiments et de son jugement. Cette exigence éthique, peu pertinente dans un contexte judiciaire, devient essentielle lorsqu’il s’agit de témoigner de ces catastrophes historiques que furent le front de la Grande Guerre ou les camps nazis. Figures nouvelles du témoignage historique, l’ancien combattant ou le rescapé des camps imposent, face aux tentatives négationnistes, la fonction "politique" du témoin comme dispositif de préservation de la vérité factuelle dans l’espace public » [4e de couv.]. L’auteur évoque à plusieurs reprises dans son texte ce qu’il appelle parfois la « menace négationniste » [10, 16, 61, 91, 117-121, 202]. Il ne craint pas d’écrire ceci, qui témoigne d’une bien faible connaissance du révisionnisme : « L’antisémitisme transparaît dans le discours de Rassinier comme dans celui des autres falsificateurs. Reprenant la formule magique du complot, les négationnistes ont inventé la thèse d’un mythe fabriqué par les "sionistes" et cherché à l’imposer aux opinions occidentales » [118]. Plus loin, il évoque la figure du pharmacien Jean- Claude Pressac qui aurait « trouvé [dans les archives allemandes détenues par les pays de l’Est] les pièces décisives prouvant de façon flagrante l’existence des chambres à gaz » [122]. Il renvoie à son ouvrage, Les Crématoires d’Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse, CNRS Éditions, Paris, 1993. Bien entendu, il ne dit pas un mot de la dévastatrice Réponse à Jean-Claude Pressac sur le problème des chambres à gaz que lui a consacrée Robert Faurisson (Diffusion R.H.R., Colombes, 1994). Renaud Dulong est sociologue et directeur de recherches au CNRS.

In Memoriam. Den Haag [La Haye] [Pays-Bas] : Sdu Uitgeverij Koninginnegracht, 1995 (2e édition de novembre 1995) (paginé de i à xv et de 1 à 858) ; supplément non daté de 3 p. 24,5 x 17,5 cm. Ill. ISBN 90-12091-78-5. Environ 350 FF. Cet ouvrage est essentiellement constitué de la liste des quelque 103 000 juifs des Pays-Bas morts après leur arrestation par les Allemands. Cette liste n’est précédée que d’une brève préface par un rescapé (1 page), la prière du Kaddiesj et une courte note d’explication de l’éditeur (une demi-page). Elle reprend le nom, le prénom, les date et lieu de naissance, les date et lieu avérés ou présumés du décès. L’ouvrage constitue donc essentiellement une oeuvre pie conforme à la tradition juive, laquelle demande de transmettre le souvenir de ceux qui n’ont pas de sépulture connue. Malgré quoi, il n’est pas interdit au chercheur d’en tirer quelques éléments propres à faire progresser la connaissance des circonstances de leur décès, encore qu’il atteindrait plus sûrement ce but en travaillant sur la liste de leurs coreligionnaires rescapés mais, apparemment, cette liste n’est pas disponible. S’il n’est pas douteux que ces 103 000 malheureux sont morts pour la plupart, par contre on peut exprimer des doutes sur l’exactitude des lieux et dates de décès, c’est-à-dire, en définitive, sur les circonstances de ces décès. En ce qui concerne les juifs a priori aptes au travail envoyés à Auschwitz, l’ouvrage est assez bien recoupé par les Sterbebücher (registres mortuaires) d’Auschwitz, bien que leur contenu, apparemment, n’avait pas encore été porté à la connaissance de l’éditeur de In Memoriam en 1995 (il y a le plus souvent une différence sur le jour du décès mais très rarement sur le mois : les autorités néerlandaises ont retenu le plus souvent le dernier jour du mois présumé du décès). On constate également que, très souvent, l’éditeur a eu connaissance du sort des aptes évacués d’Auschwitz dans les camps de l’Ouest (Buchenwald, etc.). En ce qui concerne les inaptes envoyés à Auschwitz, l’éditeur a repris la date de l’arrivée des convois, ce qui découle du dogme selon lequel tous ces malheureux ont été gazés à leur arrivée. Enfin, en ce qui concerne les aptes et inaptes envoyés à Sobibor, tous – du moins tous ceux dont le lieu de décès est présumé avoir été Sobibor mais y en a-t-il d’autres ? – sont déclarés morts le jour de leur arrivée, ce qui découle également du dogme (encore que les historiens admettent – du bout des lèvres – qu’une sélection des aptes était également pratiquée dans les camps du Bug : Belzec, Treblinka et Sobibor). Il est à noter que l’ouvrage reprend non seulement les juifs néerlandais déportés depuis leur pays mais aussi ceux qui ont été déportés d’ailleurs (Malines, Drancy, etc.) [Jean-Marie Boisdefeu].

US Holocaust Memorial Museum, Washington (USA). Interview des jumeaux Irène H. et René S. (RG-50.030*0320). Interview réalisée le 24 avril 1995 et diffusée sur disquette WP5 (44 p.).
Fait l’objet d’un article à part ; voyez le sommaire de ce n° d’Akribeia.

Jasper BECKER. La Grande Famine de Mao. Traduit de l’anglais par Michel Pencréach’h. Préface de Jean-Philippe Béja. Paris : Éditions Dagorno [7-9, passage Dagorno, 75020 Paris], juillet 1998. 524 p. 14 x 20 cm. Couv. ill. Bibliographie. Index. ISBN 2-910019-48-9. La couv. porte également : 30 à 50 millions de morts. 150 F. « En 1960, Mao est la nouvelle coqueluche de l’intelligentsia occidentale d’avant-garde : par son seul génie, ne transforme-t-il pas l’immense Chine, arriérée et féodale, en paradis communiste ? Tout le monde ignore alors que le pays est en proie à la plus terrible famine de l’histoire de l’humanité, 30 millions de morts au bas mot, peut-être 50, probablement plus de 40. // Ce désastre sans précédent est la conséquence directe de la politique menée par le Grand Timonier : instaurer une société modèle grâce à une industrialisation forcenée, la collectivisation radicale des terres et à des méthodes d’agricultures charlatanesques. Fruit d’une longue enquête auprès des survivants et d’une recherche minutieuse dans les documents disponibles de l’époque, ce livre est le premier à traiter de ce qui fut l’épisode le plus meurtrier de l’épopée communiste. Pendant plus de trente ans, ce drame majeur a été totalement ignoré. Aujourd’hui de même, la famine en Corée du Nord, qui a déjà fait plus de 3 millions de morts, se déroule dans une identique indifférence universelle. Un épilogue lui est consacré » [4e de couv.]. Jasper Becker a été correspondant à Pékin du quotidien britannique The Guardian, de 1985 à 1990, avant d’entrer à la BBC, comme spécialiste de la politique asiatique. De retour à Pékin, il y dirige actuellement le bureau du quotidien de Hong Kong South China Morning Post.

Jean-Yves CAMUS (s.d.).Les Extrémismes en Europe : état des lieux en 1998. Traduit par Catherine Garson, Iwonna Kloska, Priscilla Malraux, Patrick Quérillacq, Roxanne Sajut, Paul Schor, Danielle Vainunska. La Tour d’Aigues ; Éditions de l’Aube [Le Moulin du Château, 84240 La Tour d’Aigues] ; [Bruxelles] : Éditions Luc Pire ; s.l. : Centre européen de recherche et d’action sur le racisme et l’antisémitisme, août 1998. 472 p. 16 x 24 cm. Coll. Monde en cours. ISBN 2-87678-441-6 (France) et 2- 930088-95-8 (Belgique). 200 FF. Voici la nouvelle version actualisée d’un ouvrage auquel nous avions consacré une note de lecture dans le n° 1 (octobre 1997) de la revue Akribeia (p. 207-209). Certaines informations ont été reprises d’une édition à l’autre, d’autres sont inédites. Nous nous intéresserons ici aux seuls points qui traitent du révisionnisme et des révisionnistes. Le chapitre sur l’Allemagne est rédigé par Patrick Moreau et Uwe Backes [30-58]. Rien de vraiment neuf à propos du révisionnisme ; l’erreur concernant Germar Rudolf n’a même pas été corrigée [57]. Les deux auteurs du texte sur la Belgique, Manuel Abramowicz et Wim Haelstermann, veulent « insister sur le rôle de plaque tournante que représente encore la Belgique au niveau de la diffusion du révisionnisme et du négationnisme antisémite » [110]. Ils font allusion à l’activité intense de VHO. Le chapitre sur la France est rédigé par René Monzat et Jean-Yves Camus [176-200]. Dans un paragraphe sur les « négationnistes », la parution de la revue Akribeia est signalée en ces termes : « En octobre 1997 est paru Akribeia : histoire, rumeurs, légendes. Éditée à Lyon par Jean Plantin, cette revue copieuse est de présentation comparable à la Revue d’histoire révisionniste puis à la Revue d’histoire non conformiste, fondées par Pierre Guillaume, dans la filiation desquelles elle semble s’inscrire. Akribeia détourne la loi Gayssot (anti-négationniste) en publiant des textes de Marc Bloch et d’Albert Dauzat ainsi que des auteurs de gauche étudiant les rumeurs propagées au sujet de la Guerre de 1914-1918, pour mieux poursuivre par un long texte du négateur national-socialiste italien Carlo Mattogno » [193]. Nos deux auteurs sont bien mal renseignés. Ce n’est pas Pierre Guillaume qui a fondé les deux revues susmentionnées, la première ayant été créée par Henri Roques (avec d’autres) et la seconde ayant été animée par André Chelain. On notera aussi que les deux auteurs n’ont pas, à notre connaissance, été inquiétés pour avoir mentionné le titre d’une revue interdite de vente aux mineurs, de publicité et d’affichage en France. Le chapitre sur l’Italie est rédigé par Francesco Germinario [221-237]. Ce dernier n’a guère actualisé ses connaissances puisqu’il écrit que la maison d’édition La Sfinge (qui « s’est illustrée par la publication de textes de négationnistes ») « ne semble plus avoir d’activité ». Et pour cause, son responsable est décédé depuis au moins cinq ans ! Le chapitre sur la Suisse [363-376], rédigé par Urs Altermatt et Damir Skenderovic, comporte une page et demie sur les différentes affaires judiciaires, récentes ou non, où des individus soupçonnés de révisionnisme ont été mis en cause (Amaudruz, Paschoud, libraires ayant vendu l’ouvrage de Roger Garaudy sur Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, Max Wahl, Arthur Vogt, Bernhard Schaub, Andres J. W. Studer, Jürgen Graf) [368-369]. Le chapitre sur la Turquie est l’oeuvre de Rifat N. Bali [385-402). Un sous-chapitre est consacré aux publications islamistes. Il est en partie question du révisionnisme (ou de ce que l’auteur considère comme tel) dans le paragraphe sur les « journaux » : « Le négationnisme a été le sujet de quatre articles [dans la presse islamiste]. Le premier, le 28 janvier, un article intitulé "Le mur" est paru dans Yeni Safak, un journal islamiste modérément intellectuel. Dans cet article, l’auteur parlait de ses impressions sur sa visite au musée de l’Holocauste à Washington et concluait que "les juifs ont finalement fabriqué un des meilleurs mensonges de l’histoire". Lorsque le général Ismail Hakki Karadayi, le chef de l’état-major de l’armée turque, a visité le mémorial Yad-Vashem pendant son voyage en Israël, le journal islamiste Akit a rendu compte de la visite le 26 février comme "la visite du général Karadayi au soi-disant musée de l’Holocauste". Le 17 mars, Akit a de nouveau publié un article affirmant que l’Holocauste était une fabrication des banquiers juifs. Le 26 décembre 1997, après que le Premier ministre Mesut Yilmaz a reçu le prix d’"homme d’État de l’année" de l’ADL, un article est paru dans Cuma, un hebdomadaire publié par le groupe de presse Akit, dans lequel Harun Yahya, auteur d’un livre paru en 1995 sur le négationnisme, faisait un long résumé de ce livre. Il ajoutait que, dans The Journal of Historical Review, une publication révisionniste américaine célèbre pour son négationnisme, le livre avait eu un compte rendu élogieux disant que c’était "le premier livre à montrer la vérité sur l’Holocauste à une nation de 64 millions d’habitants". L’article annonçait également que le livre aurait prochainement un second tirage. // Dans le numéro de mai de Tarih ve Medeniyet, un magazine historique publié par le groupe Ihlas, qui publie également le quotidien Türkiye, figurait un article niant l’Holocauste, affirmant qu’il s’agissait d’un "mythe". Une lettre privée a été adressée à Tarih ve Medeniyet par Ishak Alaton, un homme d’affaires juif connu, dénonçant cet article, et un éditorial peu sévère publié par Salom a aussi critiqué cet article » [393]. On trouve trois « contributions thématiques » à la fin de l’ouvrage que nous sommes en train d’examiner [425-468]. La première, de Leonard Weinburg, s’intitule : « Comment la droite radicale américaine encourage le racisme en Europe occidentale » [427-432]. L’auteur mentionne au passage Fred Leuchter, « un négationniste, expert auto-proclamé qui a conduit des expériences truquées sur des résidus de Zyklon B à Auschwitz » [430]. À propos du réseau Internet, il écrit : « Si vous recherchez "Auschwitz" sur le World Wide Web, la première entrée qui apparaît provient d’un site australien qui soutient que le camp de la mort est une invention d’après-guerre de la CIA » [431].

Guy COQ & Charles CONTE (s.d.). « Le lynchage médiatique. » Panoramiques / Politiques, cultures et sociétés, n° 35, 1998. Condé-sur-Noireau : Éditions Corlet [ZI route de Vire, 14110 Condé-sur-Noireau] ; Paris : Marianne [10, passage de la Main-d’Or, 75544 Paris cedex 11], août 1998. 224 p. 17 x 24 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 2-85480-920-3. 90 F. Diverses affaires sont évoquées dans cet ouvrage dont un certain nombre concernent le révisionnisme historique. On distingue trois grandes parties : les mécanismes du lynchage médiatique [15-88], un abécédaire d’exemples caractéristiques [89-160], des cas limites [161-211]. On notera au sommaire : l’affaire Abbé Pierre (Jean-Pierre Denis) [94-99], l’affaire Georges Boudarel (Bernard Langlois) [100-103], le Front national (Philippe Cohen) [106-110], Maxime Rodinson (entretien) [123-128], l’affaire Gabor Rittersporn (Denis Peschanski, Karl Schlögel) [129-133], Pierre-André Taguieff (P. Cohen, Frank Adler) [134-143], l’affaire Kurt Waldheim (André Lewin) [148-158], l’affaire Alexis Carrel (Alain Drouard) [162-168], Jean Brière (B. Langlois) [169-174].

Robert Anton WILSON (avec Miriam Joan Hill). Everything is Under Control. Conspiracies, Cults, and Cover-ups. New York : Harper Perennial [HarperCollins Publishers, Inc., 10 East 53rd Street, New York, NY 10022, États-Unis d’Amérique], 1998. [vm]-440 p, 18,5 x 23,5 cm. Couv. ill. ISBN 0-06-273417-2. $15,00. Cet ouvrage d’une typographie aérée (il aurait facilement pu tenir dans 200 pages) se présente sous la forme d’un dictionnaire contenant plusieurs centaines de notices de longueur diverse (une page en moyenne) consacrées à des sujets traitant de manière plus ou moins directe de conspirations et de complots. Une bibliographie très succincte est donnée après la plupart des notices (livres ou site Internet). Certains thèmes sont assez connus, d’autres sont plus obscurs et par là même encore plus fantastiques ou fantaisistes. Voici un échantillonnage des notices abordant des sujets connus : diverses théories à propos des extraterrestres et des soucoupes volantes, l’assassinat de John F. Kennedy, les services secrets américains, l’Antéchrist, l’énigme de Rennes-le-Château, l’origine du sida et diverses théories sur cette maladie, l’abbé Barruel, Raymond Bernard, les Bilderberger, la John Birch Society, l’affaire Calvi, Noam Chomsky, le Council on Foreign Relations, Aleister Crowley, Philip K. Dick, la mort de la princesse Diana, Charles Fort, Licio Gelli, le Gemstone File, Gladio, l’ordre de la Golden Dawn, le syndrome de la guerre du Golfe, les Illuminés, l’Irangate, Jack l’Éventreur, Michael Jackson l’alien, les Templiers, H. P. Lovecraft, le meurtre de Marilyn Monroe, Pearl Harbor, Principia Discordia, David Rockefeller, Richard Shaver, ZOG. Une notice est consacrée aux « négateurs de l’Holocauste » (Holocaust Deniers), [231-233]). L’auteur écrit ainsi que, pour les révisionnistes, « ceux qui affirment que [l’extermination de 6 millions de juifs pendant l’ère nazie] a bien eu lieu font soit partie d’une conspiration internationale pour la truquer, soit sont des dupes de cette conspiration » [231]. Il résume ensuite à très grands traits les arguments des révisionnistes, en examinant le site Internet de l’Américain Arthur R. Butz, et conclut que, en dépit des critiques et de la colère qu’il suscite, « le professeur Butz conserve son poste à la Northwestern University, et continue de lutter vaillamment pour restaurer la bonne réputation d’Adolph [sic] Hitler » [232]. Une autre notice est consacrée aux « négateurs de la seconde guerre mondiale » [429]. Deux auteurs ont rédigé des écrits à cet égard. Selon eux ce sont les Illuminés qui auraient organisé une gigantesque mise en scène pour que les hommes prennent conscience des pouvoirs destructeurs dont ils disposent.

Robert F. BARSKY. Noam Chomsky, une voix discordante. Traduit de l’anglais par Geneviève Jublin. Paris : Éditions Odile Jacob [15, rue Soufflot, 75005 Paris], février 1998. 304 p. 14,5x 22 cm. Couv. ill. Bibliographie. Index. ISBN 2-7381-0547-5. 145 F. Il s’agit de la traduction de l’ouvrage Noam Chomsky : A Life of Dissent paru en 1997 aux États-Unis. L’auteur y retrace la vie et la carrière bien remplies du célèbre linguiste américain. Il évoque ses origines juives, ses années de formation intellectuelle, son intérêt pour la linguistique, ses engagements politiques et idéologiques, son anarchisme fondamental, son antisionisme, ses nombreuses prises de position en faveur de la liberté d’expression. Barsky consacre aussi plusieurs pages à l’« affaire Faurisson » [229-240]. Il revient sur le texte de Chomsky qui a servi de préface au livre de Robert FAURISSON, Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire et sur les réactions que la publication de ce texte a entraînées dans les milieux intellectuels français. Dressant le bilan de cette « affaire dans l’affaire », l’auteur écrit : « L’affaire Faurisson a été pénible pour Chomsky et l’a marqué de façon durable. Beaucoup de personnes ne le connaissent qu’au travers de cette polémique. Le fait qu’il ait écrit que, pour ce qu’il en savait, Faurisson était une sorte de "libéral apolitique", continue de le poursuivre. Les critiques / s’en sont servis pour prouver que Chomsky avait des sympathies pour Faurisson. Tout en ayant, pendant des années, réitéré sa condamnation du nazisme dans des dizaines de livres, des centaines de déclarations publiques et des milliers de lettres, Chomsky restait marqué : quand il est invité par divers organismes ou institutions, pour parler, recevoir un doctorat pro causa ou qu’il est appelé à participer à une quelconque haute fonction, on évoque très souvent l’affaire Faurisson (et/ou ses prises de position sur Israël ou sur le régime de Pol Pot). Chomsky a toujours refusé de faire marche arrière sur cette affaire, refusant même de reconnaître qu’il ait pu, un temps, manquer de discernement » [237-238J.

Giorgio PISANO. Gli ultimi cinque secondi di Mussolini. Milan : il Saggiatore [via Melzo, 9, 20129 Milano, Italie), 1996. 208 p. 14 x 21,5 cm. Couv. ill. Ill. Coll. Nuovi Saggi. ISBN 88-428-0350-2. L. 25 000. Cet ouvrage résume près de quarante années d’enquête journalistique sur la mort de Benito Mussolini et de Claretta Petacci. Les différentes versions officielles qui ont été fournies sur cet épisode depuis la fin de la guerre sont dans le meilleur des cas contradictoires et confuses. G. Pisano a retrouvé des témoins directs de l’événement, il les a fait parler malgré leur extrême réticence et leur peur. Il a surtout réussi à reconstituer, minute par minute, le déroulement précis de l’assassinat du Duce et de sa maîtresse par des partisans communistes italiens. Ses conclusions lui permettent de dévoiler l’identité exacte des meurtriers. L’ouvrage est abondamment illustré par des cartes, des plans et des photographies. En annexe est reproduit le texte de l’autopsie du corps de Mussolini.

Nadine FRESCO. Fabrication d’un antisémite. Paris : Éditions du Seuil [27, rue Jacob, 75006 Paris], février 1999. 804 p. 14 x 20,5 cm. Bibliographie. Index. Coll. La Librairie du XXe siècle. ISBN 2-02-021532-2. 180 F. Après l’ouvrage de Florent Brayard paru en février 1996 (Comment l’idée vint à M. Rassinier. Naissance du révisionnisme, Fayard, [Paris], 464 p.) vient de sortir une nouvelle biographie consacrée à Paul Rassinier, pionnier français du révisionnisme historique. Voici les principaux points auxquels s’est plus particulièrement intéressé l’auteur : les ancêtres de Paul Rassinier, ses parents, sa famille, la carrière politique de son père Joseph, le territoire de Belfort, la scolarité de Paul, son adhésion au parti communiste, sa carrière d’instituteur, sa vie de militant communiste, ses articles dans la presse du parti, son exclusion du PCF, sa vie privée, l’épisode de la Fédération Communiste Indépendante de l’Est, son adhésion au parti socialiste (SFIO), sa vie de militant socialiste, son attitude avant la guerre de 1940 et au début de celle-ci, l’article sur Charles Péguy qu’il a écrit dans la revue Le Rouge et le Bleu en mars 1942, la nature de ses activités dans la Résistance, son arrestation par la Feldgendarmerie, sa déportation, son retour de déportation, sa tentative de réintégration de la vie politique, son départ du territoire de Belfort, ses relations avec des individus classés à l’extrême droite, etc. Dans un dernier chapitre, intitulé « Autorévision », Nadine Fresco s’attarde longuement sur la façon dont Rassinier a parlé de lui au fil des ans. Elle voit en lui un « autorévisionniste » et ne craint pas d’écrire : « La corrélation est étroite, et fondamentale, entre l’entreprise négationniste et la fiction hagiographique fondée sur l’autorévision rassinienne. Pour accuser les "sionistes" d’avoir inventé la mort des juifs, il faut d’abord affirmer que cette mort est un / mensonge. Il faut prétendre que le réel n’a pas existé. Le négationnisme procède par l’exposition du réel comme fiction – le génocide n’a pas eu lieu – et de la fiction comme réel – un complot juif mondial a fabriqué l’escroquerie prétendant que le génocide a eu lieu. Or, ce procédé est celui-là même auquel recourait Rassinier dans son entreprise d’autorévision, où il exposait le réel comme fiction – il est faux que j’entretienne des liens avec des nazis – et la fiction comme réel – je suis un résistant de la première heure. Par un mécanisme massif de projection, promoteur des mensonges qu’il a fabriqués à son sujet, il a fait des juifs les promoteurs universels d’un mensonge à leur sujet. Corrélation dans la corrélation, sa démarche a consisté à tenter de légitimer sa négation du génocide par la légitimation de sa personne à laquelle n’a cessé d’oeuvrer son autorévision » [571-572]. L’ouvrage de Fresco est le fruit d’au moins dix années de recherches et d’enquête, sans doute davantage. Le lecteur qui s’intéresse à la vie de Paul Rassinier pourra peut-être y apprendre deux ou trois choses qu’il ignorait au sujet de l’ancien déporté. En revanche, il restera perplexe devant le titre que l’auteur, ou l’éditeur, a donné à ce travail. Comme cela a déjà été noté (voir l’article de Jessie AITKEN, « Paul Rassinier n’était donc pas antisémite », Rivarol, 19 février 1999, p. 9), N. Fresco n’offre en effet pas la moindre démonstration de l’antisémitisme présumé de Rassinier. C’est elle, au contraire, qui a « fabriqué » un antisémite. On notera enfin que l’auteur tente à plusieurs reprises de faire de Rassinier et des révisionnistes en général des adeptes de la théorie d’un « complot juif mondial » ; rappelons, à toutes fins utiles et au risque de nous répéter, que ce n’est en aucune manière la position de la revue Akribeia. Ainsi, p. 69 : « Malgré ses protestations toutes tactiques, selon lesquelles il procéderait de la seule révision de l’histoire, le négationnisme n’est qu’une des formes revêtues par l’antisémitisme. Réviser l’histoire, ainsi que le font constamment les historiens, qu’il s’agisse de celle de la Seconde Guerre mondiale, ou de tout autre événement, ne consiste pas à dénoncer quelque complot "sioniste" et escroquerie planétaire. Une telle conception dénonciatrice de l’histoire suppose que, conscient ou diffus, revendiqué ou masqué, le désir de dénoncer soit antérieur à la prétendue révision entreprise. Le désir de dénoncer comme fiction une réalité telle que le génocide est le fait d’un antisémite, fut-il déguisé en historien. Un négationniste est un antisémite » ; p. 502 : Paul Rassinier en est venu à « dénoncer un complot juif mondial et à mettre en doute l’existence des chambres à gaz » ; p. 506 : il est « devenu dénonciateur monomaniaque du complot juif mondial chez des éditeurs d’extrême droite » ; p. 571-572 : voir citation plus haut. Signalons pour finir que Nadine Fresco mentionne à au moins quatre reprises le titre de revues interdites de publicité (p. 58 et p. 594). Il est toutefois infiniment peu probable qu’elle subisse le même sort que le directeur de publication de la revue Akribeia.

Anita LASKER-WALLFISCH. La Vérité en héritage. La violoncelliste d’Auschwitz. Traduit de l’anglais par Jacqueline Lahana. Préface de Martin Gilbert. Paris : Éditions Albin Michel [22, rue Huyghens, 75014 Paris], décembre 1998. 240 p. 14,5 x 22,5 cm. Couv. ill. Pl. h.t. n.b. ISBN 2-226-10462-3. 98 F. L’auteur, violoncelliste de renommée internationale, appartient à une famille juive mélomane. Arrêtée à Breslau par la Gestapo, avec sa soeur et quelques autres personnes, alors qu’elle allait prendre un train pour Paris, elle est condamnée pour « faux », « aide à l’ennemi » et « tentative d’évasion ». Envoyée au camp d’Auschwitz, elle y intègre l’orchestre du camp dirigé par Alma Rosé (nièce de Gustave Mahler) en qualité de violoncelliste. Plus tard, elle est transférée à Bergen-Belsen où elle sera libérée. Ses parents ont été envoyés à Izbica, près de Lublin. D’après les recherches qu’elle a effectuées après la guerre à la bibliothèque Wiener de Londres : « À Izbica, les gens devaient creuser leur propre tombe et se déshabiller avant d’être fusillés directement dans les tombes » [63]. Divers passages de cet ouvrage méritent d’être mentionnés ou cités. Dans son avant-propos, l’auteur fait allusion aux révisionnistes dans des termes relativement modérés : « Beaucoup de gens, aujourd’hui, pas forcément stupides ou ignares, n’hésitent pas à affirmer que parler de l’Holocauste constitue une grave distorsion des faits, voire un total mensonge » [16]. Alors qu’elle était détenue au pénitencier de Jauer, après son procès, elle a eu vent de rumeurs concernant Auschwitz : « Même isolée dans l’un des pénitenciers les mieux gardés d’Allemagne, j’avais vent de rumeurs. Un jour où une rage de dents m’avait conduite chez le dentiste, je réussis à échanger quelques mots avec une autre prisonnière. Pour une obscure raison, elle avait été transférée d’Auschwitz à Jauer. C’est ainsi que j’appris, pour la première fois, ce que j’avais jusqu’alors refusé de croire : tout ce qu’on nous avait rapporté à propos d’Auschwitz était vrai dans les moindres détails » [94] ; « Toutes sortes de rumeurs couraient sur les camps, en particulier sur Auschwitz et les chambres à gaz, et je dus m’habituer à cette amère vérité : tel était le sort qui m’attendait » [97] ; « Comme Renate, j’étais très au fait de ce qui se passait à Auschwitz. Des femmes qui en venaient pour des interrogatoires complémentaires à la prison avaient également confirmé les rumeurs concernant les chambres à gaz. Le doute n’était plus de mise » [98]. Tout au long du livre, on trouve une quinzaine d’autres occurrences de termes comme « chambres à gaz » ou « gazer ». À son arrivée à Auschwitz, elle se retrouve dans un baraquement où ont eu lieu les formalités d’admission au camp. Une fois celles-ci effectuées, « [j]’attendis là, sans savoir quoi. Entre-temps, le Block s’était vidé et ressemblait horriblement à ce que, dans mon esprit, devait être une chambre à gaz : il y avait des douches au-dessus de ma tête... J’ignorais que j’étais, en réalité, dans le "sauna" où se faisait l’épouillage. J’étais persuadée que l’heure était venue de ce à quoi j’avais essayé de me préparer pendant toutes ces nuits d’angoisse en prison. Cette fois encore, tout se passa différemment. En ces premiers jours de déportation, je savais à peine que les chambres à gaz fonctionnaient. J’en appris beaucoup par / la suite » [101-102]. Plus loin, elle évoque ce qui s’est passé peu après le décès d’Alma Rosé : « Nous étions alors en mai-juin 1944. Des milliers et des milliers de Hongrois affluèrent au camp. La machine de mort ne parvenait pas à faire face à cet afflux – gazage, assassinat, crémation. Les fours crématoires fonctionnaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre. À la fin, les gens étaient jetés vivants dans les flammes. En une seule journée, les SS réussirent à assassiner 24 000 personnes » [122]. Au moment de partir pour Belsen, elle s’interroge : « Pourquoi se sont-ils préoccupés de nous faire traverser l’Europe alors qu’ils auraient pu aussi bien nous fourrer dans la chambre à gaz, cela restera à jamais un mystère. // Nous commençâmes notre voyage vers l’ouest. D’après la rumeur – il en circulait toujours –, notre destination était un "camp de repos", un Erholungslager, appelé Bergen-Belsen. Personne n’en avait entendu parler. [...]. Nous étions en train de nous éloigner d’Auschwitz et des chambres à gaz, ce qui suffisait à nous remplir de joie, si je puis dire » [126]. On trouve dans son récit de nombreuses références au typhus, elle-même a d’ailleurs été atteinte [111, 114, 132, 138, 14l, 142, etc.]. Autres points intéressants. P. 143 : après la libération de Belsen, les soldats britanniques distribuèrent de trop grandes quantités de nourriture : « Plus personne n’avait l’habitude de manger, et sûrement pas de la viande en conserve. Beaucoup moururent après cette ingestion brutale de nourriture. » P. 154 : sa haine des Allemands s’exprime dans une lettre datant de 1945 adressée à un proche : « Récemment, je suis allée à Hanovre et Hambourg. Je n’éprouve aucun plaisir à voir ces tas de décombres, malgré ma haine envers les Allemands – et je les hais sans exception, si tu comprends ce que haïr veut dire. Cette haine est si profonde que lorsque je dois leur parler (ce qui, en tant qu’interprète, m’arrive souvent), je dois me détourner pour m’empêcher de les frapper au visage : tous, même ceux qui ne m’ont rien fait personnellement, et disent tout ignorer des horreurs perpétrées dans les camps de concentration... » P. 158 : elle avoue avoir participé au pillage d’une maison d’un Allemand après la libération du camp de Belsen mais tient à préciser ; « Je suis repartie sans avoir rien pris. » L’ouvrage comporte 4 appendices dont l’un est la transcription du procès-verbal officiel britannique du procès de Lüneburg (camp de Bergen-Belsen) au cours duquel Anita Lasker a déposé comme témoin à charge. Répondant à une question sur les juifs hongrois en mai 1944 à Auschwitz, elle avait répondu : « Ils étaient si nombreux que presque chaque nuit une queue se formait devant le crématoire. La plupart d’entre eux sont allés à la chambre à gaz » [227].

Régine BEER. KZ A5148. Rédigé par Paul de Keulenaere. Traduit du néerlandais par Jean-François Maréchal. Bruxelles : EPO [10A, rue Houzeau de Lehaie, B-1080 Bruxelles, Belgique], 1992. 118 p. 15 x 22,5 cm. Couv. ill. ISBN 2-87262-074-5. Prix non indiqué.
Fait l’objet d’un article à part ; voyez le sommaire de ce n° d’Akribeia.

Charles VAN WEST B-3665. Témoignage d’un ressuscité 1913-1945. Bruxelles Auschwitz Bruxelles. 2 tomes. Bruxelles : Charles Van West [12, rue Léon Fourez, B-1081 Bruxelles, Belgique], [1996 ou 1997] (le premier tome est une seconde édition). Tome 1 : 192 p ; tome 2 : 255 p. 20,7 x 14,5 cm. 1 000 FB.
Fait l’objet d’un article à part ; voyez le sommaire de ce n° d’Akribeia.

La rumeur de Nîmes dix ans après l’inondation / Les élèves de ES du Lycée Montaury sous la direction de René Domergue. Collaboration de Jean-Michel Laszkewycz. Préface de Jean-Bruno Renard. Aix-en-Provence : Édisud [La Calade, RN 7, 3120 route d’Avignon, 13090 Aix-en-Provence], septembre 1998. 96 p. 13,5 x 22 cm. Ill. ISBN 2-7449-0048-6. 58 F. « Le matin du 3 octobre 1988, certains quartiers de la ville sont inondés à la suite d’un violent orage survenu dans la nuit. Considérant la soudaineté de l’arrivée des eaux, et au vu de l’importance des dégâts, tout le monde imagine un nombre considérable de noyés. // Une liste officielle est publiée dans les jours qui suivent. Elle annonce huit, puis neuf noms de morts par noyade. Information qui rencontre une forte incrédulité. Les mises au point réitérées par les autorités et les médias n’y changent rien, à supposer qu’elles ne provoquent pas l’effet inverse. La Rumeur de Nîmes est née. // Dès le mois d’octobre, une première enquête est menée auprès des élèves du lycée Montaury. Combien de lycéens doutent-ils de l’exactitude du chiffre officiel ? Sur quelles preuves se fondent-ils pour étayer leur point de vue ? Que valent ces preuves ? En novembre 1989, une enquête complémentaire porte sur la population nîmoise et celle des environs. Les résultats sont d’abord publiés dans un document polycopié, puis ils font l’objet d’un premier livre déjà intitulé La Rumeur de Nîmes » [19]. Une nouvelle enquête a été menée en 1998 pour examiner ce qu’il restait de la rumeur. Les lycéens auteurs rappellent l’évolution de la rumeur de 1988 [21-28] et décrivent la manière dont ils ont travaillé pour tenter de remonter aux sources de la rumeur, aux témoins de première main [29-42]. Le livre fait état de supposées procédures d’intimidation par les autorités et de positions de repli de la part de certains témoins interrogés et offre des premières tentatives d’explication [49-57]. Après avoir examiné diverses corrélations autour de la croyance en la rumeur (âge et classe sociale, situation géographique), la contre-rumeur (selon laquelle il y aurait eu moins de morts que ne le disent les autorités officielles) est brièvement abordée [68-71]. Dans sa préface, le sociologue et spécialiste des rumeurs et des légendes contemporaines Jean-Bruno Renard a souligné tout l’intérêt de ces investigations menées par les lycéens nîmois : « Ces études menées "à chaud", in vivo, au moment même où circulent les rumeurs, sont extrêmement précieuses. Elles fixent ces "paroles qui s’envolent" et les recueillent quand il en est encore temps, avant que les gens n’oublient ou se rétractent. Elles identifient sociologiquement les diffuseurs des rumeurs et les interrogent sur leurs raisons de croire. Cette recherche sur la rumeur de Nîmes s’inscrit dans la droite ligne du célèbre travail d’Edgar MORIN, La Rumeur d’Orléans, qui étudia "à chaud" en 1969 les allégations prétendant que des jeunes filles disparaissaient dans des magasins de vêtements féminins tenus par des juifs, afin d’alimenter un réseau de traite des Blanches. René Domergue et ses élèves ont / parfaitement pratiqué cette "sociologie événementielle", cette "sociologie du présent", prônée par Edgar Morin » [9-10]. À noter que l’ouvrage est illustré par une quinzaine de savoureux dessins d’humour.

Jean-Bruno RENARD & Véronique CAMPION-VINCENT. Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui. Paris : Éditions Payot & Rivages [106, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris], mars 1998. 364 p. 12,5 x 19 cm. Couv. ill. en coul. Bibliographie. Index. Coll. Petite Bibliothèque Payot, 338. ISBN 2-228-89160-6. 75 F. Il s’agit d’un reprint en format de poche d’un ouvrage paru fin 1992 aux Éditions Payot. Les auteurs sont tous deux sociologues et spécialistes des légendes contemporaines. L’introduction tente de définir ce que sont les légendes urbaines et ce qui les distingue des rumeurs classiques et d’autres notions voisines (mythe, fable, exemplum, histoire drôle, faits divers, etc.). Voici la liste des quelques légendes analysées par les auteurs : les alligators dans les égouts de New York [17-27], l’animal avalé vivant [28-44], les auto-stoppeurs fantômes [45-58], les avions casseurs de nuages [59-65], la baby-sitter hippie et l’enfant rôti [66-69], le cannibalisme involontaire (le doigt coupé dans le pain, le cadavre dans la cuve, le repas de chair humaine) [70-106], Craig Shergold et sa belle histoire [107-114], découvertes scientifiques et anecdotes légendaires [115-124], le jeune dévoyé et le dîner en ville [125-130], le cou de dinde [131-134], le doberman qui étouffe [135-139], les vérins hydrauliques de la tour Eiffel [140-147], l’éléphant assis sur une 2 CV [148-153], les félins-mystères [154-160], le fou au crochet [161-167], le chromo incendiaire [168-171], la grand-mère volée [172-176], l’effet Gremlins ou les dangers des nouvelles technologies [177-186], les lentilles de contact de l’ouvrier soudeur [187-194], les décalcomanies au LSD [195-205], les maniaques urbains [206- 215], la méprise tragique [216-222], le chat dans le four à micro-ondes [223-227], le monstre aux dents de fer [228-235], le plombier malchanceux [236-239], la Porsche maudite de James Dean [240-247], la Pyramide du Louvre et sa ’signification satanique [248-252], l’os de rat et autres animaux immondes mangés [253-271], le rein volé [272-279], le serpent de grand magasin [280-286], la vengeance à la superglu [287-292], les symboles cachés [293-301], la traite des Blanches [302-308], la jeune femme cuite aux UVA [309-314], les lâchers de vipères [315-322], le voleur dupé [323-332], le voyou à la chaîne [333-338]. Chaque chapitre est accompagné d’une utile bibliographie. La lecture de cet ouvrage excellent est vivement recommandée à tous les lecteurs d’Akribeia.

Jean-Bruno RENARD. Rumeurs et légendes urbaines. Paris : Presses Universitaires de France [12, rue Jean-de-Beauvais, 75005 Paris], février 1999. 128 p. 11,5 x 17,5 cm. Coll. Que Sais-Je ?, 3445. Une excellente synthèse sur les rumeurs et les légendes urbaines rédigée par celui qui est, en France, l’un des meilleurs spécialistes de la question. Dans l’introduction, l’auteur tente tout d’abord de donner une définition de la légende urbaine en prenant comme point de départ une légende très connue des lycéens (« Un jour, un professeur de philosophie a donné comme sujet de dissertation : "Qu’est-ce que le culot ?" Un élève a rendu une copie sur laquelle il avait écrit un seul mot : "Ça". Il a eu une très bonne note ») [3]. La définition qu’il propose est la suivante : « [Une légende urbaine est] un récit anonyme, présentant de multiples variantes, de forme brève, au contenu surprenant, raconté comme vrai et récent dans un milieu social dont il exprime les peurs et les aspirations » [6]. Le chapitre I examine brièvement les travaux de quelques folkloristes précurseurs (Paul Sébillot, Arnold Van Gennep, Pierre Saintyves, Wilhelm Mannhardt, etc.) [7-21], tandis que le chapitre II rappelle de quelle façon les légendes urbaines se sont peu à peu constituées en nouvel objet de recherche (émergence d’un nouveau champ de recherche, 1940-1980, et institutionnalisation d’un champ de recherche, 1981-1993) [22-44]. De nombreuses références bibliographiques sont données par l’auteur qui évoque les principaux spécialistes internationaux de la question. Le chapitre III examine la légende urbaine en la comparant à des genres voisins comme la légende traditionnelle, la rumeur, le mythe, le conte, le fait divers, la nouvelle littéraire, l’histoire drôle [45-67]. Le chapitre IV aborde l’analyse externe des légendes urbaines (le récit et ses variantes, le contexte de diffusion [géographique, sociologique, historique], le degré de véracité) [68-82] et le chapitre V fait de même pour l’analyse interne (le paratexte, la structure narrative et le modèle du double renversement, l’interprétation) [83-98]. Dans le chapitre VI, l’auteur présente les principaux « problèmes générateurs » des légendes urbaines [99-121]. Il les classe en six groupes : les nouvelles technologies, les étrangers, la Nature sauvage, la violence urbaine, l’évolution des moeurs, le surnaturel. En conclusion, l’auteur écrit que « les légendes urbaines sont une manifestation contemporaine de la pensée symbolique » [122], quel que soit le nom qu’on leur donne, et note avec pertinence que « [1]’impact des légendes sur le monde réel, pour le meilleur ou pour le pire, nous rappelle combien est fragile la séparation entre le réel et l’imaginaire, le vrai et le faux » [125]. Comme pour l’ouvrage précédent, la lecture de ce texte est vivement conseillée aux lecteurs d’Akribeia.

Alphonse BOUDARD. L’Étrange Monsieur Joseph. Paris : Robert Laffont [24, avenue Marceau, 75008 Paris], août 1998. 302 p. 15,2 x 24 cm. Couv. ill. Pl. h.t. ISBN 2-221-08489-6. 139 F. « C’est la formidable histoire d’un embrouilleur professionnel que nous raconte Alphonse Boudard. Né en Bessarabie de parents tués peu après dans un pogrom, Joseph Joanovici débarqua en France en 1925 et, par son travail et sa gouaille hilare, devint bientôt "Monsieur Joseph", un ferrailleur réputé. Et lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale, le ferrailleur comprend tout de suite que les Allemands vont avoir besoin de gens de bonne volonté pour leur vendre du métal, le nerf de la guerre... Avec eux, il deviendra milliardaire. // En 1949, son procès, retentissant, déchira un peu plus les Français déjà bien perdus ; telle grande résistante, tel passeur d’armes venaient certifier que sans lui ils seraient morts ; mais d’autres disaient l’avoir vu offrir des millions à la Gestapo ; un dernier s’avançait pour rappeler que Monsieur Joseph avait fourni la majorité des armes de l’insurrection de Paris à la Libération... La seule chose qu’on puisse tenir pour certaine, c’est qu’il a gagné beaucoup d’argent, mais ne s’est jamais fait payer pour sauver quelqu’un des camps. // Pour notre plaisir et pour notre mémoire, Alphonse Boudard soulève les masques de ce personnage ni blanc ni noir, qui réunit toutes les ambiguïtés de la société française à cette époque, ambiguïtés dont elle se ressent encore aujourd’hui » (4e de couv.).

Jacques NINIO. La Science des illusions. Paris : Éditions Odile Jacob [15, rue Soufflot, 75005 Paris], septembre 1998. 208 p. 18,5 x 23,2 cm. Couv. ill. en coul. Ill. en n.b. Pl. h.t. en coul. Bibliographie. ISBN 2-7381-0553-X. 159 F. « L’histoire des illusions débute avec les efforts des Anciens pour démêler, dans les bizarreries de la nature, celles qui découlaient de lois physiques de celles dues aux "tromperies des sens". Avec l’évolution des savoirs, des phénomènes tenus pour illusoires ont été légitimés, tandis que des apparences qui allaient de soi ont posé problème. // Pour le scientifique, l’illusion est l’indice qui révèle comment le cerveau traite les données sensorielles, elle apporte la preuve par l’erreur. De nouvelles illusions ont été créées ces dernières années dont celles, spectaculaires, où du mouvement se manifeste dans une image stable. // Ce livre est un guide raisonné des illusions, tant visuelles qu’auditives, des plus anciennes aux plus récentes. Il nous convie à un constant va-et-vient entre les images paradoxales, les effets auditifs familiers auxquels on ne prête plus attention et des curiosités naturelles que l’on remarquera, une fois alerté, en explicitant la logique commune à l’oeuvre dans tous ces phénomènes » [4e de couv.). Sur le même sujet, on lira également : J.-R. BLOCK & H. E. YUKER, Vous n’en croirez pas vos yeux. 250 effets d’optique et illusions visuelles, Éditions Solar, Paris, 1994.

Les Collections de l’Histoire, trimestriel hors série de la revue L’Histoire, n° 3, octobre 1998, intitulé : « Auschwitz. La solution finale », 114 p. Ce numéro est consacré à la Shoah. Il ne contient pas moins de 31 articles signés par des auteurs généralement connus et même à la mode. Faute de place, nous ne pouvons ni les citer ni résumer leurs articles ; d’autant moins qu’ils ne font le plus souvent que répéter un dogme constamment exposé par les pouvoirs publics au travers des médias et du système éducatif. À signaler tout de même quelques points intéressants dans un article [34-41] de Jean-Claude Pressac intitulé : « Enquête sur les chambres à gaz [d’Auschwitz] ». Pressac y fait part du résultat de ses recherches dans les archives de Topf, société qui fut, comme on sait, le constructeur des fours crématoires d’Auschwitz et qui, dans le même temps, fut chargée de transformer les morgues desdits crématoires en chambres à gaz homicides.
Premier point : Topf, dit Pressac, avait une « Division A » qui s’occupait de « gazage » de silos de céréales (les sacs de céréales infestées pouvaient être gazés dans des chambres séparées). Topf utilisait l’insecticide de marque Areginal (formiate de méthyle, liquide qui se gazéifie à 31° C) mais, comme ce produit, bon marché, était très hygroscopique, elle a employé le Cartox (gaz en bouteille plus coûteux que l’Areginal) à partir de 1938. Toutefois, en 1940, la Wehrmacht lui a demandé pour des raisons budgétaires de reprendre l’Areginal et Topf a mis au point un vaporisateur mixte valable pour les deux produits. Bien que Topf ne puisse passer pour un spécialiste de l’acide cyanhydrique (HCN), il convient toutefois de faire remarquer que son vaporisateur pouvait convenir également pour la vaporisation de cet acide sous sa forme liquide. À ce point de notre résumé, on notera que, parallèlement, Alain Guionnet rapporte dans le n° 88 (novembre 1998) de sa revue que, de l’avis des chimistes Bertrand Clair – un exterminationniste – et Germar Rudolf – un révisionniste –, l’HCN liquide aurait été une solution tout à fait indiquée pour une opération industrielle de gazage des juifs, beaucoup mieux indiquée en tout cas que la solution de l’HCN solide (sous forme de granulés de marque Zyklon B), ne fût-ce déjà que parce que l’usine d’IG Farben à Auschwitz III pouvait produire de l’HCN liquide.
Récapitulons. Chargée par Berlin d’exterminer des millions de juifs, la SS d’Auschwitz bénéficiait d’une conjonction d’éléments favorables : elle disposait de spécialistes expérimentés du gazage et de la crémation (Topf), un produit bon marché et abondant (l’HCN liquide) et un outil adéquat (le vaporisateur de Topf et les fours crématoires de la même Topf). Dès lors, une question vient toute seule à l’esprit : pourquoi diable la SS a-t-elle préféré une autre formule, celle de l’HCN solide (le Zyklon B) ?
D’une part, les historiens prétendent que c’est un SS subalterne d’Auschwitz qui aurait expérimenté le Zyklon B à des fins criminelles ; il l’aurait fait un peu par hasard, parce qu’il avait du Zyklon B sous la main. Puis, l’essai ayant été concluant, le commandant d’Auschwitz, Höss, aurait adopté cette solution. Cette version est difficile à admettre : en effet, dans un univers structuré et administratif comme la SS, la hiérarchie berlinoise s’occupait de tout et il est impensable que ses spécialistes (ceux de l’Institut d’Hygiène de la SS dirigé par Mrugowsky) aient pu entériné ce choix pour une opération industrielle de gazage aussi gigantesque.
D’autre part, comment concevoir que Topf, qui, rappelons-le, avait été chargée de transformer les morgues des crématoires en chambres à gaz homicides, n’ait pas cherché et réussi à imposer l’HCN liquide ne fût-ce que pour placer ses propres vaporisateurs ? On notera d’ailleurs que, à supposer qu’elle ait eu un bon motif de refuser l’HCN liquide au profit du Zyklon B (par exemple sa grande dangerosité, laquelle avait permis au Zyklon B de le supplanter dans l’épouillage), la SS aurait dû utiliser la cellule de gazage mise au point par Degesch, cellule qu’elle utilisa d’ailleurs pour l’épouillage. Il est donc impensable que la SS soit sortie du dilemme suivant : ou bien utiliser le couple HCN liquide + vaporisateur Topf ou bien utiliser le couple Zyklon B + cellule Degesch. L’adoption de la solution Topf aurait d’autant moins surpris que cette société était représentée par Prüfer, un homme habile qui, selon le mot de Pressac, roula la SS dans la farine tout au long de la construction des crématoires et de la transformation des morgues en chambres à gaz.
Non seulement le choix du Zyklon B était peu judicieux mais la méthode d’introduction finalement retenue relevait du bricolage et nous ne parlons pas de la vaporisation et de l’extraction de son HCN après gazage, opérations qui ne pouvaient qu’être aléatoires sans appareillage ad hoc. Par exemple, dans le cas des Kremas IV et V, il fallait qu’un SS, portant un masque à gaz, monte sur une échelle en s’aidant d’une seule main car son autre main tenait une boîte de Zyklon B, puis ouvre un fenestreau (en lâchant l’échelle mais sans lâcher la boîte), puis ouvre la boîte (sans en renverser le contenu et sans tomber lui-même) et en déverse le contenu par le fenestreau (pour autant qu’il ne se soit pas refermé entre-temps). La « prestation tenait du numéro de cirque », reconnaît Pressac. Alors qu’il était si simple d’installer des vaporisateurs Topf !
Deuxième point à relever dans cet article : Pressac a trouvé dans les archives de Topf des documents qui donnent raison aux révisionnistes (Faurisson, Marais et d’autres) et contredisent « les témoignages des survivants de Birkenau évoquant les colonnes de fumées et de flammes crachées par les cheminées des crématoires ». En effet, admet Pressac, les crématoires ne fument pas, ne fût-ce que parce que les constructeurs se sont imposés des normes strictes depuis longtemps. Topf pouvait se vanter avec raison dans sa publicité que ses foyers assuraient « une combustion complète et sans fumée ». C’est la raison pour laquelle, dit Pressac, les photographies prises en 1944 par l’US Air Force ne montrent aucune fumée, fait dont on ne peut déduire, comme le font les révisionnistes, que ces fours étaient à l’arrêt alors que, selon l’histoire officielle, l’extermination avait atteint son paroxysme. Cette révision va sans doute en indisposer certains mais, finalement, elle pourrait être acceptée car elle pourrait contribuer à classer sans plus de suite ces photos de l’US Air Force, photos qui, finalement, se sont révélées fort dérangeantes. En effet, d’une part, non seulement elles ne montrent aucune fumée sortant des crématoires mais elles ne montrent pas davantage de fumée sortant des fosses d’incinération en plein air, lesquelles fosses suppléaient des fours crématoires bien incapables d’incinérer une telle masse de déportés : en vérité, ces photos ne montrent même aucune fosse d’incinération (ce que conteste Pressac) ; d’autre part, les agrandissements de ces photos ont été maquillés par la CIA (pour faire apparaître dans le toit des chambres à gaz des grands Kremas II et III les ouvertures d’introduction du Zyklon B, ouvertures qui n’existent pas non plus : tous ceux qui ont visité Auschwitz ont pu le vérifier) et ce maquillage est si grossier que n’importe qui peut se convaincre de la supercherie ; il vaut donc mieux n’en plus parler.
Troisième point intéressant de l’article : Pressac cite un document inédit qu’il a trouvé dans les archives de Topf et qu’il produira dans son prochain livre (consacré à Topf) : il s’agit d’une note interne datée du 8 septembre 1942 de Prüfer à son supérieur ; cette note résumait un entretien téléphonique qu’il venait d’avoir avec un lieutenant SS du nom de Krone, lequel revenait d’une inspection à Auschwitz et lui faisait part de son inquiétude devant les carences et les retards du programme incinérateur. Prüfer ajoutait qu’il l’avait rassuré en faisant valoir qu’Auschwitz disposait déjà du Krema I (capacité de 250 corps/jour) ; qu’ensuite le Krema II était en construction (capacité de 800 corps/jour sur la base de l’expérience acquise a Buchenwald avec le trimoufle) ; que, de plus, les octomoufles destinés à Moghilev avaient été réaffectés aux Krema IV et V (chacun 400 corps/jour). Krone continuant à trouver que c’était insuffisant, Prüfer lui avait encore cité le projet du Krema III (800 corps/jour). Au total, Auschwitz allait donc disposer d’une capacité de crémation de 2 650 corps (capacité, admet Pressac, qui ne fut jamais atteinte mais qui atteste le caractère criminel du programme incinérateur). Prüfer demandait en conclusion l’autorisation de se rendre à Berlin pour en discuter avec la direction centrale de la SS et la rassurer. On notera déjà que cette capacité est deux fois moindre que celle que calculera Janisch le 28 juin 1943 et sur laquelle s’appuient encore la plupart des historiens. De plus, toutes ces capacités sont des prévisions et, en réalité, elles ne furent pas atteintes – Pressac en convient –, les fours se détraquant les uns après les autres parfois au bout de quelques jours de fonctionnement. J’ajoute que ces capacités étaient des capacités de pointe qu’on ne pouvait atteindre que sur une période courte : par exemple un seul jour au cours d’une opération d’incinération « en rafale » des corps accumulés dans des morgues froides au cours des jours ou semaines précédentes ; après quoi, il fallait arrêter les fours, les nettoyer et les laisser se reposer car cette cadence était de nature à les détériorer rapidement. La note découverte par Pressac est, certes, intéressante mais elle ne modifie pas la perception qu’on peut avoir de l’histoire d’Auschwitz : comme l’ont démontré Faurisson, Mattogno, Deana et d’autres, les fours d’Auschwitz et de Birkenau n’ont pu incinérer que les morts de mort naturelle d’Auschwitz (soit, dit Pressac par ailleurs dans cet article, 126 000 corps, chiffre qui « peut être considéré comme définitif »).
À signaler aussi un article d’Annette Wieviorka (« La gloire des justes ») [70-75] dans lequel est évoqué le témoignage du célèbre agent de liaison polonais Jan Karski, lequel affirma avoir visité en 1942 les « centres de mise à mort » de Belzec et Treblinka. Arrivé en Occident en novembre 1942, Karski témoigna abondamment sur ce qu’il avait vu. Son récit émut tant l’ambassadeur polonais aux Etats-Unis que celui-ci organisa une rencontre entre Karski et Roosevelt. En fait, pour les révisionnistes, Karski ne peut être considéré comme un témoin digne de foi et, apparemment, les historiens commencent à le reconnaître publiquement. Ainsi Madame Wieviorka écrit-elle : « Si sa description de Belzec pose problème (ce qu’il décrit ne correspond pas à ce que savent les historiens, et il est probable d’ailleurs qu’il rend compte non de Belzec, mais d’un autre camp), il n’en reste pas moins qu’il donna à Roosevelt, mais aussi au gouvernement polonais en exil et aux dirigeants des communautés juives un témoignage décisif sur la destruction des juifs de Pologne » [voir également, dans Akribeia n° 3, la note de lecture consacrée à l’ouvrage d’E. Thomas WOOD & Stanislaw M. JANKOWSKI, Karski : How One Man Tried to Stop the Holocaust, p. 223-224].
Ainsi, tandis que certains chercheurs ont entrepris dans la hâte de recueillir les témoignages des survivants, d’autres chercheurs, confrontés aux progrès des révisionnistes dans la critique de ces témoignages, ne peuvent leur répondre qu’en « évacuant » les témoins et en construisant une « histoire sans témoin » et même une « histoire contre les témoins ». La sauvegarde du dogme serait à ce prix. Comme Serge Klarsfeld l’aurait récemment proclamé à plusieurs reprises : « À présent, les déportés ne comptent plus ! » (selon Henry Bulawko, dans Après Auschwitz, bulletin de l’Amicale des déportés d’Auschwitz, n° 269, décembre 1998, p. 1, éditorial intitulé fort à propos : « De quoi surprendre ») [Jean-Marie Boisdefeu].
Outre les articles de Pressac et de Wieviorka, voici le sommaire de ce numéro spécial (divisé en trois parties : les mécanismes de l’extermination [7-42], spectateurs, résistants et complices [43-76], histoire et mémoire du génocide [77-109]) : « D’où vient l’antisémitisme allemand » (Jean-Claude Favez) [8-13], « Hitler et les juifs » (Saul Friedländer) [14-18], « La nuit de cristal : récit d’un pogrom » (entretien avec Saul Friedländer) [20-21], « Vers la solution finale » (Philippe Burrin) [22-25], « La science nazie » (Michael Pollak) [26-27], « Auschwitz : comment fonctionne un camp de la mort » (Jean-Pierre Azéma) [28-33], « Les Allemands, un peuple de bourreaux ? » (Ph. Burrin) [44-48], « Le silence du Vatican » (entretien avec Philippe Levillain) [49-51], « Italie : fascisme et antisémitisme d’État » (Marie-Anne Matard-Bonucci) [52-55], « Vichy a-t-il sauvé les juifs ? » (André Kaspi) [56-59], « Pierre Laval et les enfants juifs » (Michael R. Marrus) [60-63], « Les Alliés le savaient-ils ? » (A. Kaspi) [64-67], « L’insurrection du ghetto de Varsovie » (Annette Wieviorka) [68-69], « Comment écrire l’histoire du génocide » (François Bédarida) [78-81], « Le jour où les Alliés découvrirent les camps » (A. Wieviorka) [82-89], « Nuremberg : les nazis devant leurs juges » (A. Wieviorka) [90-95], « Adolf Eichmann ou la banalité du mal » (A. Wieviorka) [96-99], « Portrait d’un faussaire : Paul Rassinier » (Henry Rousso) [100-101], « Faut-il des lois contre les négationnistes ? » (Madeleine Rebérioux) [102-103], « Le siècle des génocides » (entretien avec Yves Ternon) [104-105], « Comment parler d’Auschwitz à l’école » (entretien avec Dominique Borne) [108-109]. La plupart de ces articles ont déjà été publiés dans la revue L’Histoire (voir les indications de la p. 114). C’est notamment le cas de l’article de Rousso consacré au révisionniste Paul Rassinier qui a été publié dans le n° 106 de décembre 1987 sous le titre : « La négation du génocide juif. » Rousso y résume à sa manière le parcours du pionnier français du révisionnisme et écrit notamment ceci : « Exclu de la SFIO, isolé, soutenu seulement par l’extrême droite, dont Maurice Bardèche à qui il rendra plusieurs fois hommage, Paul Rassinier s’enfonce dans un credo aux accents paranoïaques, qui constituera pour l’essentiel celui d’un Robert Faurisson vingt ans plus tard : les chambres à gaz et le génocide sont un mythe forgé par les vainqueurs alliés et par la propagande sioniste » [100]. Plus loin, il déclare que l’antisémitisme de Rassinier est patent : « En 1955 et 1956, il publiait dans Contre Courant de violentes diatribes contre "le caissier féroce" juif Pierre Mendès France, s’inspirant en cela d’une tradition antisémite de gauche qui a voulu amalgamer la figure du Juif à celle du Capital capable de tous les complots. Un Juif mythique, donc, capable aussi d’inventer la fable de sa propre extermination » [100]. Sur ce dernier point et plus particulièrement sur l’emploi de l’expression « caissier féroce », que l’on ne retrouve pas dans les écrits de Rassinier, on relira Pierre CHARBONNIER, « À propos de Paul Rassinier », Nouvelle Vision, n° 23, avril 1992, p. 11- 23.

L’Histoire de la Shoah. De la persécution à l’extermination des juifs d’Europe. CD-ROM. Paris : CDJC [Centre de Documentation Juive Contemporaine, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris], 1997. Prix : 406 FF franco (306 FF pour les amis du Centre). Il ne s’agit pas d’un livre mais d’un CD-ROM comportant les textes habituels sur la Shoah et qui n’apprendra donc rien à ceux qui se sont déjà intéressés à cette question. Toutefois, ce CD-ROM contient également un fichier établi par Serge Klarsfeld et reprenant l’identité des quelque 76 000 juifs déportés de France durant la seconde guerre mondiale : nom, prénom, nationalité, date et lieu de naissance, date de déportation, numéro du convoi ainsi que le sort connu par le déporté (avec quelques erreurs notables, d’ailleurs). Ce fichier n’est en fait rien d’autre que la transcription informatique du Mémorial de la déportation du même Klarsfeld. On regrettera simplement que cet intéressant fichier soit verrouillé et ne puisse donc être consulté « en liste », ce qui élargirait considérablement les possibilités de recherche [Jean-Marie Boisdefeu].

Bulletin trimestriel de la Pondation Auschwitz, n° spécial 60, juillet-septembre 1998, 352 p. Ce numéro spécial est consacré entièrement à La mémoire d’Auschwitz dans l’art contemporain.
Fait l’objet d’un article à part ; voyez le sommaire de ce n° d’Akribeia.

Bulletin [« réservé aux Amis de la Vieille Taupe »], n° 11, 14 septembre 1998, [12]p. Au sommaire : une manière d’éditorial de Pierre Guillaume sur les épreuves traversées par la Vieille Taupe [1-2], l’avis de décès du révisionniste Maurice Di Scuillo paru dans Le Monde du 4 septembre l998 [3], une lettre de P. Guillaume (30 novembre 1993) au journal Le Monde à propos d’un article sur Noam Chomsky [4], un échange de courrier entre P. Guillaume et N. Chomsky [5], la reproduction en fac-similé d’une interview de N. Chomsky dans Le Monde du 1er septembre 1998 [6-7], une lettre de P. Guillaume à N. Chomsky [8], un extrait d’un ouvrage de Chomsky [9], une lettre de P. Guillaume au Monde [10], une lettre de Jean-Marie Le Pen à P. Guillaume accusant réception de l’ouvrage de Roger GARAUDY, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne [11], les suites de l’envoi par P. Guillaume d’une lettre aux professeurs de français et de philosophie de certains lycées à classes préparatoires scientifiques [12]. Adresse : La Vieille Taupe, BP 98, 75224 Paris cedex 05.

Anec Informations... [« Bulletin confidentiel d’informations réservé aux lecteurs et aux lectrices de l’ANEC »], n° 25, 2 décembre 1998, 12 p. Ce numéro est consacré dans sa quasi-totalité à la condamnation de Vincent Reynouard, le 10 novembre 1998, par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire à 3 mois de prison ferme et à 10 000 FF d’amende pour avoir diffusé le texte du rapport d’expertise de Germar Rudolf malgré l’arrêté ministériel d’interdiction. Les arguments développés à la barre par le prévenu sont exposés. Dans le texte qui suit le compte rendu de l’audience, V. Reynouard déclare que la perspective d’aller en prison ne l’effraie pas : « Dans un Etat qui vit sur le mensonge et qui bafoue la liberté d’expression, aller en prison n’est pas une infamie, c’est un honneur... » [9].

V.H.O. France Informations... [« Bulletin confidentiel d’informations révisionnistes »], n° 1-2, 19 décembre 1998, 22 p. Au sommaire : les mémoires de Pierre Vidal-Naquet [1-2], le révisionnisme sur Internet ou le cauchemar des censeurs [3-5], l’endoctrinement des lycéens à propos de l’Holocauste [5-7], un article tendancieux sur Akribeia et Jean Plantin dans la revue Anomalies [7-9], l’exécution de John Amery en 1945 pour « trahison » [10-19], Steven Spielberg et l’histoire américaine [19-22]. + n° 3-4, 19 janvier 1999, 24 p. Au sommaire : ce que sont les révisionnistes et ce qu’ils ne sont pas (Ernst Zündel) [1], un bilan de l’année 1998 (l’arrêt de septembre 1998 de la Cour européenne des Droits de l’homme de Strasbourg élevant l’Holocauste au rang de dogme, l’interminable affaire Zündel au Canada, l’affaire Pinochet) (V. Reynouard) [1-13], R. Faurisson condamné par un tribunal néerlandais pour un texte vieux de vingt ans [13], les camps de concentration allemands selon l’hebdomadaire L’Express [13-20], Marek Halter et l’or nazi [20-24].

[revue publiée par quelqu’un], n° 88, novembre 1998, 28 p. Au sommaire : la reproduction d’un chapitre (« M. Roosevelt ou Rosenfeld ? ») de L’Amérique juive de Pierre-Antoine Cousteau (Paris, 1942) [3-8], suivi d’un commentaire de la revue [8-9], un article non signé sur le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau en 1942, qui s’appuie notamment sur les études du révisionniste espagnol Enrique Aynat (dont celle qui a été publiée dans le n° 2 d’Akribeia) [10-20], une série de nouvelles diverses [21-26], la chronique judiciaire [26-27], le courrier des lecteurs [27]. + n° 89, mars 1999, 28 p. Au sommaire : des considérations linguistiques sur Ki-en-gi (c’est-à-dire Sumer) [3], le retour des libertins (dans le sens d’incrédules) (article s’appuyant sur l’ouvrage de François-Tommy PERRENS, Les Libertins en France au XVIIe siècle, 1896) [5-12], le camp de Lublin-Majdanek (examen du livre de Jürgen GRAF & Carlo MATTOGNO, KL Majdanek. Eine historische und technische Studie, Hastings, Castle Hill Publisher, 1998) [13-14], le procès d’Alain Guionnet le 24 novembre 1998 et le jugement du 12 janvier 1999 [15-20], l’affaire Plantin (Jacques Moulin) [21-22], des nouvelles diverses [23-26], la chronique judiciaire [26-27].

Contre-Thèses, n° 1, juin 1998, 44 p. Au sommaire : vrais et faux souvenirs (Claude Grandjean) [5-6], Burgondes et Bourgognes (Bernard Mengal) [7-12], Albert Carasso, écrivain juif, écrivain raciste (avec de nombreuses citations tirées de trois de ses ouvrages) (Pierre Chassard) [13-27], des extraits en anglais, et leur traduction en français, tirés de : Benjamin DISRAELI, Tancred or The New Crusade (1904) [28-33], et des extraits en allemand, et leur traduction en français, tirés de : Martin BUBER, Drei Reden über das Judentum (1920) [33-39], une recension du Livre noir du communisme de S. COURTOIS et alii [40-43]. Adresse : Bernard Mengal, rue du Gouvernement provisoire 29, B-1000 Bruxelles, Belgique. Abonnement : « Cette publication est diffusée gratuitement. Pour la recevoir régulièrement, il suffit d’en faire la demande par écrit à l’adresse ci-dessus. Les dons d’un montant librement fixés sont acceptés pour financer cette publication. »

L’Autre Histoire, n° 11, septembre 1998, 48 p. Au sommaire : un long article sur la guerre hispano-américaine de 1898 (John Ries & Mark Weber) [3-24], Les « Antisémites » de gauche de Roland GAUCHER et Philippe RANDA [33-34], un portrait du maréchal Mannerheim (Henri de Fersan) [35-42], des brèves [25-26, 32], des notes de lecture [27-31], le courrier des lecteurs [43-48], + n° 12, octobre 1998, 48 p. Au sommaire : Mitterrand à Vichy (extraits d’un ouvrage de souvenirs à paraître de Pierre Gallet) [3-6], quelques zones d’ombre de l’affaire Dreyfus (André Galabru) [7-14], un entretien avec le pasteur Jean-Pierre Blanchard à propos de son ouvrage Aux sources du national-populisme : Maurice Barrès, Georges Sorel [15-16], le procès de Nuremberg vu par l’ancien procureur Telford Taylor [17], l’importance de la guerre aérienne au XXe siècle [21-26], les critiques adressées à l’anthropologue Steven Jay Gould (Philippe Rushton) [27-32], les prétendues attaques aériennes de réfugiés français par des avions italiens en 1940 (Paul Damville) [33-34], la nouvelle vague des jeux de simulation guerrière (Henri de Fersan) [37-38], des notes de lecture [18, 35-36, 39-40], des brèves [19-20], le courrier des lecteurs [41-48]. Adresse : L’Autre Histoire, BP 3, 35134 Coësmes. Abonnement (6 numéros) : 285 F. Abonnement de soutien : à partir de 500 F. Prix du numéro : 75 F.

Dualpha / Revue de politique, d’histoire et de littérature, n° 2-3, juillet-août-septembre-octobre 1998, 224 p. Au sommaire : Bill Clinton [11-12], Maurice Bardèche [14-18], l’abbé Cottard (Roland Gaucher) [22-27], le national-populisme (interview du pasteur Jean-Pierre Blanchard) [28-35], la coupe du monde de football (Nicolas Gauthier) [36-40], les confessions du nègre de Dominique Baudis (Jean-Paul Bourre) [43-52], Napoléon (Nicolas Raletz) [53-59], les déboires professionnels du dessinateur révisionniste Konk [61-67], Le Défi américain de J.-J. Servan-Schreiber (Maurice Bardèche, texte de mars 1968) [68-87], la revue de presse (Guillaume Mansart) [88-94], un dictionnaire du politiquement correct (de A à B) (N. Gauthier) [95-102], des entretiens avec Léon Cordier [105-112), Francis Bergeron [113-116] et Bernard Marillier [117-129], des notules littéraires et cinématographiques [131-147], la bataille de Dakar et la Force Y (Raymond Mariaux) [149-155], la reproduction intégrale de « L’Épuration, arme politique », Cahiers de la France libre n° l (1947) [163-207], les naufrages du Gustloff, du Steuben et du Goya (Vincent Reynouard) [210-214], le courrier des lecteurs [216-224], + n°4, novembre-décembre 1998, 112 p. Au sommaire : l’univers impitoyable de l’édition et de la presse (Philippe Randa) [5-71], l’Opus Dei (Jean Calmels) [8-12], les communistes antisémites (Roland Gaucher) [13-16], le dictionnaire du politiquement correct (de C à D) (N. Gauthier) [17-25], une déclaration remise à l’audience de la Cour le 4 novembre 1998 (Pierre Guillaume) [27-30], les taupes (Konk) [31-33], la révolution iranienne du point de vue des femmes (Jacques Borde) [35-40], des brèves de l’étranger [41-46], une interview de Richard Haddad, responsable des Éditions Godefroy de Bouillon [53-56], une interview d’Henri de Fersan, auteur du Racisme anti-français [57-61], une interview de Jean-Guy Moron, auteur de Souvenirs d’un J2 [62-64], des notes de lecture [65-72], la notice du Dictionnaire de la Politique française d’Henry COSTON sur le colonel de La Rocque [76-79], la reproduction d’une brochure de Jacques de LACRETELLE publiée en 1936 aux Éditions Flammarion, Qui est La Rocque ? [80-108], le courrier des lecteurs [109-112]. + n° 5, janvier-février 1999, 112 p. Au sommaire : la crise du FN (Ph. Randa) [3-10], Daniel Cohn-Bendit (Ph. Randa) [11-14], un entretien avec le pasteur Jean-Pierre Blanchard, président de l’Entraide nationale [15-20], le nationalisme à la veille de l’an 2000 (1ère partie) (R. Gaucher) [21-27], un dictionnaire du politiquement correct (E) (N. Gauthier) [29-33], la situation actuelle de l’Irak après )es diverses attaques américaines (J.-P. Bourre) [35-41], les accords de Wye Plantation (Jacques Borde) [42-52], des brèves de l’étranger [53-58], le 6 février 1934 (Marcel Déat, article de 1941) [59-62], un entretien avec André Bessière, ancien déporté à Auschwitz-Birkenau, Buchenwald et Flossenburg (auteur, entre autres, de : D’un enfer à l’autre, chez Buchet-Chastel) [64-68), un entretien avec David Gattegno, homme de théâtre et auteur de plusieurs ouvrages sur les symboles et l’héraldique aux Éditions Pardès [69-81], des notules bibliographiques [83-89], une analyse du film Couvre-feu (Charlotte Sawyer) [91-101], le texte d’une déclaration du Cardinal Baudrillart faite à Inter-France le 12 novembre 1940 [103-l10], le courrier des lecteurs [111], un communiqué de presse concernant l’affaire Plantin [112]. Adresse : Dualpha, Centre MBE 302, 69, boulevard Saint-Marcel, 75013 Paris. Abonnement (6 numéros) : 450 F. Prix du numéro : 95 F.

The Journal of Historical Review, vol. 17, n° 3, mai-juin 1998, 40 p. Au sommaire : Wilhelm Furtwängler et la musique sous le Troisième Reich (Antony Charles) [2-6], les conditions de vie des indigènes avant la venue des colonisateurs (civilisation aztèque, Amérindiens, Africains) (Kevin Beary) [7-11], la figure de l’Amérindien revisitée par l’écrivain Mark Twain [12-13], le procès Papon (Robert Faurisson) [14-17], une pièce de théâtre antirévisionniste (Arthur R. Butz) [18-19], une présentation du site révisionniste Internet de l’AAARGH [20-21], trois essais du journaliste canadien Doug Collins [22-24], la revue de langue allemande Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung [26-27], le compte rendu de : Kevin MACDONALD, Separation and its Discontents : Toward an Evolutionary Theory of Anti-Semitism (Peter Harrison) [28-37], le courrier des lecteurs [39-40]. + vol. 17, n° 4, juillet-août 1998, 40 p. Au sommaire : un long compte rendu du procès en Suisse (dans la ville de Baden) des révisionnistes Jürgen Graf et Gerhard Forster [2-10], un rappel de la répression croissante exercée contre les révisionnistes par les autorités suisses [11-12], la loi suisse « antiraciste » (Mark Weber) [13], l’emprisonnement du révisionniste Udo Walendy en Allemagne [14-16], David Irving et une équipe de la BBC interdits de visite au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau [16-17], un rapide compte rendu de la conférence révisionniste internationale qui s’est tenue à Adelaide (Australie) les 7-9 août 1998 (A. R. Butz) [18-19], le pape Pie XII et les juifs (A. R. Butz) [20-21], des avocats et des juristes juifs demandent un accroissement de la répression antirévisionniste au niveau mondial (M. Weber) [22], l’activisme révisionniste en Suède [22-23], l’historien Jacques Baynac et l’absence de preuves des chambres à gaz nazies (R. Faurisson) [24-28], la recension de Poslednyaya Respublika [La Dernière République] (TKO ACT, Moscou, 1996) de Viktor SUVOROF sur les plans de Staline pour envahir l’Europe en 1941 (Daniel W. Michaels) [30-37], le courrier des lecteurs [39-40]. Adresse : Institute for Historical Review, PO Box 2739, Newport Beach, CA 92659, USA. Abonnement annuel (Europe, 6 numéros) : $50 ($70 par avion). Prix du numéro : $7,50.

The Barnes Review / ... To Bring History Into Accord With The Facts, vol. IV, n° 2, mars-avril,1998, 72 p. Au sommaire : Napoléon en Russie (George Fowler) [3-7], Roger Casement (Gregory Douglas [9-12], John Garton & Moire O’Sullivan [13-17]), l’invasion de l’Irlande par l’Angleterre et les dégâts qu’elle a provoqués (Shaemus O’Sheel) [19-22], un texte de 1938 sur la neutralité américaine (Ralph Townsend) [23-30], le bombardement des villes allemandes (Christine Kluge) [31-32], la décolonisation en Rhodésie (Wayne Madsen) [33-39], les romans à clef (Michael Collins Piper) [41-44], l’énigme des dolmens (Fred Rydholm) [45-50], les offres de paix de Hitler à l’Angleterre (Léon Degrelle) [53-56], quelques mensonges de Churchill (Vivian Bird) [57-59], l’« empereur » des États-Unis Norton I (Hugo Tomassini-Paterno) [61-62], le savon juif (Udo Walendy) [63-64], pourquoi la question de l’Holocauste est importante (W. A. Carto) [65-67], le courrier des lecteurs [71-72]. + vol. IV, n° 3, mai-juin 1998, 72 p. Au sommaire : la préparation meurtrière du débarquement allié en Normandie (George Fowler & Vivian Bird) [3-11], l’espionnage allemand en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale (G. Douglas) [13-16], la Prusse (John Tiffany) [17-24], le plan Madagascar (1ère partie) (Ralph Grandinetti) [25-30], le procès d’Erich von Manstein (Udo Walendy) [31-33], l’implication des juifs dans le trafic d’esclaves noirs (H. Verbeke) [35-39], une recension de : Paul JOHNSON, A History of the American People (J. Tiffany) [41-42], une recension de : Jakob GRIMM, Germanic Mythology (Michael J. Beaver) [43-44], le rôle et le statut des femmes dans l’Allemagne de Hitler (Frank Thayer) [45-48], les relations de F. D. Roosevelt avec la mafia (M. C. Piper) [51-56], le foyer d’origine du peuple proto-indo-européen (Vera Stark) [57-60], l’Angleterre pousse à la guerre contre l’Allemagne de Hitler (L. Degrelle) [67-70], le courrier des lecteurs [71-72]. + vol. IV, n° 4, juillet-août 1998, 72 p. Au sommaire : l’éditorial sur les « prisonniers de conscience » en Allemagne [2], les « découvertes » soviétiques à Auschwitz (Udo Walendy) [3-8], 33 questions et réponses sur l’Holocauste et sur le révisionnisme (H. Verbeke) [9-12], les Scythes, nomades des steppes (John Tiffany) [13-18], le plan allemand pour installer les juifs à Madagascar (R. Grandinetti) [19-25], l’analyse d’un ouvrage de Roland G. Usher sur la première guerre mondiale (publié en 1919) (G. Fowler) [27-30], le journaliste américain Walter Winchell (M. C. Piper) [31-35], le Caucase en 1944 (Ataullah Bogdan Kopanski) [37-40], les relations germano-tchèques et les atrocités de 1945 (Max J. Schindler) [41-45], les atrocités commises par les Tchèques contre les Allemands en 1945 (V. Bird) [47-48], diverses informations historiques tirées de journaux américains et britanniques ou d’agences de presse [49-50], le terrorisme sioniste contre la Palestine et le Liban (Virginia L. Oldham) [51-54], l’attitude de la France à l’égard de l’URSS dans les années 1930 (L. Degrelle) [57-60], le texte d’un discours radiodiffusé du père Charles E. Coughlin (le 21 janvier 1934) [61-66], les socialistes américains du début du siècle et les questions d’immigration et de race (Robert Grooms) [67-70], le courrier des lecteurs [71-72]. + yol. IV, n° 5, septembre-octobre 1998, 72 p. Au sommaire : la Grande Pyramide d’Égypte (Tom Valentine) [5-10], les mystères mathématiciens de la Grande Pyramide (Keith P. Johnson) [11-14], la recension de : Graham HANCOCK, Fingerprints of the Gods : The Evidence of Earth’s Lost Civilization (Paul Tudor Angel) [15-26], Florentine S. Rost van Tonningen (Elisabeth Carto) [27, 32], les relations tendues des États-Unis avec la Grande-Bretagne et le Canada dans les années 1930 (V. Bird) [29-32], le rôle des sophistes dans le déclin d’Athènes (Mark Cotterill) [33-37], la tragédie des Souabes du Danube (Stefan Bastius) [39-42], Jefferson et la naissance de la tyrannie judiciaire (Robert C. Cheeks) [45-51], le patriote canadien Adrien Arcand (Gilbert Gendron) [53-58], le Plan Madagascar (3ème partie) (R. Grandinetti) [59-65], Hitler et la France (L. Degrelle) [67-71], le courrier des lecteurs [72]. + vol. IV, n° 6, novembre-décembre 1998, 72 p. Au sommaire : un résumé de la vie de Léon Degrelle (W. A. Carto) [5-11], Robert Brasillach (Erik Nordling) [13-14, 16], une interview de L. Degrelle à propos de R. Brasillach [15], les Avars (Sutton Kinter III) [17-21], le maj. George A. Forsyth [22], Ian Smith et Ivor Benson (Joan Benson) [23], la place de la culture portugaise en Europe (Michael J. Beaver) [25-32], le rôle de la France et de la Russie dans le déclenchement de la première guerre mondiale (Peter Hof) [33-38], des points d’histoire extraits de différents journaux américains ou britanniques [39-40], un texte du général Hugh Johnson contre l’entrée en guerre des États-Unis en Europe (1941) [41-47], le compte rendu de : Thomas GOODRICH, War to the Knife : Bleeding Kansas (1998) (J. Tiffany) [49-51], Georges Wallace (M. C. Piper) [53-58], le plan Madagascar (4ème partie) (R. Grandinetti) [59-67], le courrier des lecteurs [70], Theodore Roosevelt (J. Tiffany) [71-72]. Adresse : The Barnes Review, 130 Third Street, SE, Washington, D.C., 20003, États-Unis d’Amérique. Abonnement (6 numéros) (Europe) : $48 ($73 par avion). Prix du numéro : $8.

Smith’s Report on the Holocaust Controversy / America’s Only Monthly Revisionist Newsletter, n° 57, septembre 1998, 8 p. Au sommaire : le CODOH offre une somme de 250 000 dollars à celui qui réussira à organiser un débat sur l’Holocauste sur une grande chaîne de télévision américaine entre une équipe du CODOH et une équipe de l’Anti-Defamation League [1, 3-4], le bloc-notes de Bradley Smith [2-3], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde (la conférence révisionniste intemationale qui s’est tenue en Australie, à Adelaide, les 7-9 août 1998) [5], le site de discussion sur l’Holocauste mis en place sur Internet par le CODOH [5-7], le courrier des lecteurs [7-8]. + n° 58, octobre 1998, 8 p. Au sommaire : les suites de l’offre de 250 000 dollars du CODOH, sa publication dans des journaux étudiants américains, la réaction des organisations juives [1, 3-4], le bloc-notes de Smith [2-3], le procès de René-Louis Berclaz en Suisse [4-5], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [5-6], l’annonce de la prochaine publication d’un texte de Samuel Crowell sur une origine rumorale possible des chambres à gaz (annonce illustrée de deux articles de 1938 sur La Guerre des mondes, émission de radio élaborée par Orson Welles d’après l’ouvrage du même nom de H. G. Wells) [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. + n° 59, novembre 1998, 8 p. Au sommaire : AnswerMan répond à une question sur le gazage prétendu de la carmélite Edith Stein récemment canonisée par le pape Jean-Paul II [1, 5], les suites de l’offre de 250 000 dollars [1, 3-5], le bloc-notes de Smith [2-3], une brève rétrospective sur la création du site Internet du CODOH (Richard Widmann) [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. + n° 60, décembre 1998, 8 p. Au sommaire : une citation de Martin Niemöller mal reproduite à l’Holocaust Memorial Museum de Washington [1, 5], les efforts de l’ADL pour contrer la publication de publicités pour le CODOH dans certains journaux étudiants américains [1, 3-5], le bloc-notes de Smith [2-3], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [5-6], le site Internet du CODOH reçoit de plus en plus de visiteurs (David Thomas) [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. + n° 61, janvier 1999, 8 p. Au sommaire : l’annonce de l’« Operation Tabloid » pour une diffusion massive du révisionnisme dans la société américaine [1, 4-5], le bloc-notes de Smith [2-3], un tour d’horizon des activités révisionnistes dans le monde [6-7], le courrier des lecteurs [7-8]. Adresse : Bradley R. Smith, PO Box 439016 / P-111, San Diego, CA 92143, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www. codoh.com. Abonnement annuel (Europe, 11 numéros) : $39.

Adelaide Institute [Newsletter], n° 80, octobre 1998, 8 p. Au sommaire : Geoff Muirden présente la conférence révisionniste internationale qui s’est tenue à Adelaide du 7 au 9 août 1998 (la première du genre en Australie) et énumère la liste des principaux participants, présents physiquement ou non (Mark Weber, William De Maria, Michael Collins Piper, Hans Schmidt, Doug Collins, Olga Scully, Nigel Jackson, John Sack, Jürgen Graf, Geoff Muirden, John Bennett, Arthur Butz, Robert Faurisson, Andrew Gray, Michael Hoffman II, Robert Brock, Robert Countess, Friedrich Paul Berg, Ernst Zündel, Paul Fromm, Ingrid Rimland, Charles Weber, Peter Richards, Germar Rudolf, Ahmed Rami, Serge Thion, Frank Swoboda, Emil Lachout, David Brockschmidt, Fredrick Töben, Michael Mazur) (un ouvrage devrait paraître qui rassemblera les textes des principales interventions) [1-7], l’ancien prisonnier de guerre australien Alex McClelland dénonce les mensonges d’autres prisonniers sur de prétendues atrocités commises par les Allemands au camp de Theresienstadt dans son ouvrage The Answer : Justice (disponible à l’adresse suivante : Heritage Book Service, PO Box 27, Happy Valley, South Australia) [7-8]. + n° 81, octobre 1998, 12 p. Au sommaire : F. Töben examine l’ouvrage de Ron ROSENBAUM, Explaining Hitler, et notamment ce que l’auteur dit de David Irving [1-2], un bref compte rendu de la conférence révisionniste d’Adelaide par Andrew Gray [2] et par A. Butz [2-3], le silence des médias australiens sur le symposium révisionniste du mois d’août [3-4], diverses nouvelles (l’or des banques suisses, les poursuites contre le Lituanien Aleksandras Lileikis, le parti australien One Nation) [4-5], un intéressant compte rendu du livre d’Emilie SCHINDLER (corédigé par Erika Rosenberg, avec l’aide du B’nai B’rith de Buenos Aires), Emilie Schindler : A Memoir (Brockschmidt établit quelques comparaisons éclairantes avec de précédentes déclarations de l’ancienne femme d’Oskar Schindler) [5-7], le déclin moral des États-Unis et l’influence sioniste sur Clinton (D. Brockschmidt) [7], une discussion agitée lors d’une conférence du révérend Robert Anderson (D. Brockschmidt) [7-8], une série d’articles de la presse australienne (Clinton, One Nation et la question du révisionnisme, une affaire d’« antisémitisme », une agence matrimoniale pour les seuls juifs) [8-10], des lettres sur des sujets divers [10-11], la liberté d’expression au Canada (Ingrid Rimland) [11-12]. + n° 82, novembre 1998, 12 p. Au sommaire : le texte de la conférence donnée par A. Butz lors du symposium révisionniste d’Adelaide les 7-9 août 1998 (sur la répression antirévisionniste, son livre The Hoax of the Twentieth Century, la situation du révisionnisme aujourd’hui) [1-3], l’affaire Lewinsky d’un point de vue juif [3-4], le rôle de Hitler dans le Nouvel Ordre Mondial (Peter Myers) [4-5], la transcription d’échanges téléphoniques sur une radio australienne (avec F. Töben) [5-6], l’affaire des banques suisses (J. Graf) [6-9], la canonisation d’Edith Stein [9], une lettre de John Bennett, président de l’ACLU, au sujet de son rapport annuel Your Rights [10-11], deux corrections (Michael Hoffman II, Robert Faurisson) [11], divers articles de journaux [12]. + n° 83, novembre 1998, 8 p. Au sommaire : les poursuites judiciaires engagées par la communauté juive australienne contre la révisionniste Olga Scully [1-2], des lettres de protestation [2-5], une analyse (sous forme de lettre) de l’encyclopédie Encarta 97 sur CD-Rom de Microsoft et de quelques entrées (Anne Frank, Holocaust, Concentration Camp, Genocide, World War II) (Michael Murphy) [5-8]. + n° 84, décembre 1998, 12 p. Au sommaire : erreurs et mensonges à propos de Richard Wagner (Andrew Gray) [1-4], le camp de concentration de Majdanek (J. Graf) [4-11], la situation privilégiée des juifs à notre époque (R. Faurisson à propos d’un article d’Alain Finkielkraut) [11-12]. + n° 85, décembre 1998, 12 p. Au sommaire : qui est juif ? [1-3], la situation du révisionnisme en Australie et le cas de Nigel Jackson [3-9], John Bennett et l’Australian Broadcasting Corporation (Michael Duffy) [9-10], une critique de certains textes du révisionniste Samuel Crowell (Guillermo Coletti) [10-11], le faux récit de Benjamin Wilkomirski (Martin Daly) [11-12]. + n° 86, janvier 1999, 12 p. Au sommaire : réflexions au seuil de l’année 1999 (F. Töben) [1-2], une interview de Horst Mahler de Focus à propos d’Auschwitz et de la culpabilité allemande [2-3], un vol avec effraction dans les locaux et bureaux de la revue berlinoise Sleipnir [3], une interview de Michael Shermer sur les ondes de la radio ABC [4], le cas d’Helena Wolinska [5], l’attaque contre l’Irak [5-6], à propos de l’historien Joel Hayward [6-7], quelques Zgram d’Ingrid Rimland (sur Ilya Ehrenburg et l’affaire Zündel) [7-8], le chantage des juifs contre les banques suisses et tous autres (William Pierce) [8-10], une affaire de distribution de tracts antisionistes en Italie [10], l’invraisemblance de meurtres avec des moteurs Diesel (F. P. Berg) [11-12]. + n° 87, janvier 1999, 12 p. Au sommaire : Richard Wagner, L’Anneau joué à Adelaide (F. Töben) [1-4], divers articles de journaux reproduits en fac-similé [5-12]. + n° 88, février 1999, 12 p. Au sommaire : les raisons du mensonge dans la version officielle sur l’Holocauste et autres considérations relatives aux adversaires des révisionnistes en France (Serge Thion) [1-3], un Zgram à propos de textes révisionnistes sur Internet interdits en Allemagne [5-6], la condamnation de Pedro Varela en Espagne [6-7], l’affaire Pinochet [7-8], l’affaire Solomon Morel [8-9], divers points d’actualité et d’histoire [9-12]. Adresse : Adelaide Institute, PO Box 3300, Norwood, 5067 Australie. Adresse Internet : http://www.adam.com.au/fredadin/adins.html. Aucun prix n’est indiqué.

Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung, 2e année, n° 3, septembre 1998, 82 p. [Numéro paginé de 165 à 246.] Au sommaire : des archives de la Waffen-SS (Germar Rudolf) [165], une analyse d’un document controversé (à propos des capacités de crémation des fours d’Auschwitz-Birkenau) (Manfred Gerner) [166-174], le camp pour prisonniers de guerre allemands de Siershahn (mai à septembre 1945) (Ekkehart Guhr) [175-182], le naufrage du Titanic comparé à d’autres (ceux du Wilhelm Gustloff du General Steuben et du Goya en 1945) (Mark Weber) [l83), l’historien du Vatican Robert A. Graham et Pie XII (M. Weber) [184-185], Robert Graham et le révisionnisme (Arthur R. Butz) [185-186], sur certains mensonges au sujet de la division SS Götz von Berlichingen [186-187], une étude statistique sur la mortalité des juifs déportés de France à Auschwitz en 1942 (Enrique Aynat) [188-197], une réponse à Irena Strzelecka sur le taux de survie au camp d’Auschwitz-Birkenau (Gottfried Sänger) [198-203], les évaluations de la mortalité au camp d’Auschwitz-Birkenau (Thomas Ryder) [204-205], une troisième guerre mondiale contre l’Allemagne ? (Oliver Martens) [206-208], les archives soviétiques (à propos d’un ouvrage de Valentin FALIN, Konflikte im Kremlin (Doris Nordmann) [209-214], la spécialiste américaine du témoignage Elisabeth Loftus et le procès Demjanjuk (G. Rudolf) [214-217], les restrictions à la liberté d’expression en Allemagne (Günter Kaufmann [217-218] et Gottfried Dietze [219-221]), quelques points d’histoire (la découverte de charniers à Belzec, les statistiques sur les survivants de l’Holocauste [G. Rudolf], à propos d’un article de la Pravda de février 1945 [R. Faurisson, 16 juin 1998]) [222-226], des recensions des ouvrages suivants : Stephen TROMBLEY, The Execution Protocol : Inside America’s Capital Punishment Industry (M. Weber) [226-228], John CHARMLEY, Churchill : Ende eine Legende (Karl Aschenberger) [228-229], W. R. FRENZ, Der Verlust der Väterlichkeit oder Das Jahrhundert der Juden (Andreas Röhler) [229-230], Alexander RUZKOI, Vom Reich (Erhard Kemper) [230-231], George MORGENSTERN, Pearl Harbor 1941. Eine amerikanische Katastrophe (Angela Schneider) [234-236], le courrier des lecteurs [237-241], 37 nouvelles diverses [242-246). + 2e année, n° 4, décembre 1998, 82 p. [Numéro paginé de 247 à 328.] Au sommaire : les portes « étanches » des « chambres à gaz » d’Auschwitz (Hans Jürgen Nowak & Werner Rademacher) [248-261], les installations de désinfection à ondes courtes dans le camp de concentration d’Auschwitz (Hans Lamker) [261-273], liberté d’expression, historiens dissidents et révisionnistes (David Botsford) [273-283], l’analyse d’un ouvrage de Roland G. USHER, The Story of the Great War (1919) (George Fowler) [283-287], le Caucase en 1944 (Ataullah Bogdan Kopanski) [287-290], un article à caractère révisionniste de Christian Lindtner paru dans le journal danois Berlingske Tidenske du 24 janvier 1998 et la controverse qui a suivi [291-298], la pression contre les dissidents en Suisse (Tycho Brahe [298-299] et Erwin Kessler [299-300]), un bilan de la censure en Allemagne (Anton Mägerle) [300-307], une liste actualisée (12 octobre 1998) des ouvrages et numéros de revues mis à l’index en Allemagne [307-308], quelques points d’histoire (série de livres danois au sujet de la seconde guerre mondiale) (Historiens libres) [309-311], la controverse autour de l’ouvrage de Goldhagen (recension du livre de Norman G. FINKELSTEIN & Ruth Bettina BIRN, A Nation on Trial : The Goldhagen Thesis and Historical Truth (Richard A. Widmann) [311-313], un commentaire de Goldhagen sur ce livre [314-315], des remarques de Finkelstein [315-317], un article de Richard S. Levy [318-320]), des recensions des ouvrages suivants : Richard Chaim SCHNEIDER, Fetisch Holocaust. Die Judenvernichtung – verdrängt und vermarktet (Andreas Röhler) [320], Michael BERENBAUM & Abraham J. PECK, The Holocaust and History. The Known, the Unknown, the Disputed, and the Reexamined (Robert Faurisson) [322-323], Claus NORDBRUCH, Sind Gedanken noch frei ? Zensur in Deutschland (Michael Gärtner) [322-323], le courrier des lecteurs [323-325], 26 nouvelles diverses [326-328]. Rédaction : Castle Hill Publisher, PO Box 118, Hastings TN34 3ZQ, Grande-Bretagne. Adresse Internet : http://www.vho.org/VffG/index.html. Abonnement annuel (4 numéros) : DM 100. Prix du numéro : DM 30.

Sleipnir / Zeitschrift für Kultur, Geschichte und Politik, 4e année, n° 3, [mai- juin] 1998, 52 p. Au sommaire : un échange de correspondance entre Christian Worch, prisonnier politique, et Horst Lummert [11-19], la suite du texte du jugement du tribunal de Stuttgart contre Germar Rudolf (6) [19-23], les chambres à gaz dans les mémoires de Churchill, Eisenhower et de Gaulle (Robert Faurisson) [23-25], la suite de la traduction du livre de Roger GARAUDY (Les Mythes fondateurs de la politique israélienne), chapitre : « Le mythe d’une "terre sans peuple pour un peuple sans terre" » [26-33], un entretien avec Siegwart-Horst Günther sur la famine en Irak [39-44], une lettre ouverte de Frank Rennicke à l’office gouvernemental allemand qui s’occupe d’interdire des écrits « dangereux pour la jeunesse » [51-53]. + 4e année, n° 4, [juillet-août] 1998, 52 p. À noter au sommaire : le compte rendu d’un procès au sujet d’un article écrit dans une petite revue allemande (Hans Uwe Jünger) [4-6], l’idéalisme allemand (Reinhard Oberlecher) [7-14], Auschwitz ou le grand alibi [15-19], le génocide cambodgien (2) (Serge Thion) [19-25], les libres penseurs et la Libre Pensée (Pierre Guillaume) [25-30], autour de l’affaire Udo Walendy (Frederick E. Petermann) [41-42]. + 4e année, n° 5, [septembre-octobre] 1998, 52 p. Au sommaire : les origines de l’Etat d’Israël (David Brockschmidt) [1-2], la suite du récit de la vie d’Ahmed Rami (2) [4-9], l’emprisonnement en Allemagne du révisionniste Udo Walendy (3) (Eduard Peter Koch) [19-26], un échange de lettres entre Christian Worch (prisonnier) et Horst Lummert (2) [27-33], les libres penseurs et la Libre Pensée (2) (P. Guillaume) [33-39], l’emprisonnement des journalistes Hans-Christian Wendt et Frank Schwerdt (Hans Günter Eisenecker) [39-43]. + 4e année, n° 6, [novembre-décembre] 1998, 52 p. Au sommaire : le procès contre Gerhard Förster et Jürgen Graf à Baden (Suisse) (Xavier März) [9-17], la suite de la traduction du livre de Roger GARAUDY, chapitre intitulé : « Le lobby israélo-sioniste aux États-Unis » [18-24], un entretien avec Till Müller- Heidelberg de « l’Union humaniste » [24-31], une lettre d’Udo Walendy (Tomasz Gabis) [35-37], à propos du Livre noir du communisme (S. Thion) [42-43], diverses notes de lecture [43-51]. + 5e année, n° 1, [janvier-février] 1999, 54 p. Au sommaire : une lettre ouverte d’Andreas Röhler au Deutsche Rechtsbüro [1-3], Daniel Goldhagen, les lettres de soldats allemands et Norman Finkelstein (P. Töpfer) [6-11], la liberté d’expression au Canada (Doug Collins) [11-15], le jugement du tribunal cantonal de Münster contre Erhard Josef Kemper [20-2l], une lettre d’Eduard Peter Koch à E. J. Kemper [21-23], la controverse sur l’Holocauste et la nécessité d’un libre débat sur le sujet (Bradley Smith) [23-26], un échange de correspondance avec l’Américain Gerhard Lauck, emprisonné en Allemagne [27-29], des recensions de : E. R. CARMIN, Das Schwarze Reich. Geheimgesellschaften und Politik im 20. Jahrhundert (Martin Möller) [50-51], Franz W. SEIDLER, Verbrechen an der Wehrmacht. Kriegsgreuel der Roten Armee 1941/42 (Paul Strohner) [52]. Adresse : Verlag der Freunde, Postfach 350264, D-10211 Berlin, Allemagne. Abonnement annuel (6 numéros) : DM 60 (pour l’Allemagne), DM 80 (pour l’étranger). Prix du numéro : DM 12.

Mundo NS, n° 101, août 1998, 58 p. Au sommaire de ce numéro, le septième consacré au révisionnisme ; à propos des races, du racisme et de la xénophobie [2-7], un questionnaire humoristique à propos du racisme [8-11], le cas de Carlos Porter [12-13], la traduction en espagnol de l’ouvrage de C. Porter sur le procès de Nuremberg (paragraphes sur : Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Constantin von Neurath, Franz von Papen) [14-22], les camps de concentration pour les citoyens américains d’origine japonaise pendant la seconde guerre mondiale (Mark Weber) [23-34], un génocide oublié : le mouvement des Cristeros mexicains [36-44], l’historien juif américain Arno J. Mayer et son ouvrage sur la solution finale (Robert Faurisson) [45-50], les méthodes de la nouvelle inquisition (Alain de Benoist) [51-53], le cas de David Cole [54-57]. + n° 106, décembre 1998, 70 p. Au sommaire de ce numéro, le huitième consacré au révisionnisme : l’incroyable condamnation de Pedro Varela, responsable de la Libreria Europa à Madrid, à 5 ans de prison [4-5], les arguments de l’exterminationnisme en Espagne [14-19], le procès en Suisse contre Jürgen Graf et Gerhard Förster [20-32], la lettre d’un révisionniste juif (Roger Dommergue) contre l’inquisition antirévisionniste [33-36], l’incarcération en Allemagne du révisionniste Udo Walendy [37-39], les victimes de l’inquisition démocratique (avec de courtes et nombreuses notices consacrées principalement à des révisionnistes victimes de la répression dans le monde) [40-54], la poursuite de la traduction en espagnol de l’ouvrage de Carlos Porter sur le procès de Nuremberg (paragraphes sur : Erich Raeder, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Hjalmar Schacht, Baldur von Schirach, Arthur Seyss-Inquart, Albert Speer [55-66]), la fille de Himmler [67]. Adresse : Centro Unitario, RB, Apartado de correo, 14010, 08080 Barcelone, Espagne.

Bajo la tirania, n°1, janvier 1999, 74 p. Au sommaire de cette revue (conçue sous la forme d’une lettre privée) qui prend la suite de Mundo NS (suspendu de publication pour plusieurs années par son éditeur dans l’attente d’un avis du tribunal constitutionnel espagnol concernant la loi réprimant la « négation du génocide »), nous avons surtout noté un article sur l’affaire Pedro Varela [35-44]. Adresse : Centro Unitario, RB, Apartado de correo, 14010, 08080 Barcelone, Espagne.

Les Cahiers d’histoire sociale, n° 11, hiver 1998-1999, 200 p. Au sommaire de ce numéro consacré essentiellement à divers événements de 1948 et 1949 : un hommage à feu Christian Jelen [3-4], le Manifeste du parti communiste (Jérôme Sernin) [7-16], l’Algérie et la France en 1848 (Claude Harmel) [17-29], la mort du cinéaste soviétique Sergei Eisenstein (Michel Cintrat) [31-36], le « coup de Prague » [37-41], l’appel de Malraux aux intellectuels [43-46), l’Union des Femmes Françaises manifeste [47-50], une conférence de presse du RDR [51-54], Les Mains sales de J.-P. Sartre [55-68], l’entrée en vigueur du plan Marshall [69-72], le Congrès constitutif de Force ouvrière (Cl. Harmel) [73-89], la fondation de l’OECE (Jean Vial) [91-99], l’Histoire du socialisme européen d’Elie Halévy (Stephen Launay) [101-115], le blocus de Berlin [117-121], la rupture Tito-Staline [123-126], Le Grand Schisme de Raymond Aron (S. Launay) [127-142], le pacifisme dans la propagande communiste (Y. Santamaria) [143-157], le PCF et Lyssenko [159-162], les premiers numéros de La Nouvelle Critique [163-167], L’Enracinement de Simone Weil (J.-L. Panné) [169-171], le premier numéro du BEIPI [173-180], la fin de la guerre civile grecque (Ilios Yannakakis) [181-194]. Adresse : Institut d’histoire sociale, 4, avenue Benoît-Frachon, 92023 Nanterre cedex. Abonnement (4 numéros) : 250 F (France), 300 F (étranger). Prix du numéro : 80 F.

Bulletin Charles Maurras / Études. Documents. Notes critiques, lère année, n° 1, janvier-mars 1999, 12 p. Il s’agit d’une nouvelle publication trimestrielle animée par l’historien Yves Chiron. Celui-ci rappelle qu’il a déjà existé par le passé au moins quatre revues consacrées au célèbre théoricien royaliste : Les Amis du Chemin de Paradis (1955-1958), les Cahiers Charles Maurras (1960-1979), les Études maurrassiennes, une nouvelle série des Cahiers Charles Maurras (1983-1988). Cette première livraison comporte des documents sur la non-condamnation par le Vatican, en 1914, de plusieurs ouvrages de Maurras et de la revue L’Action française [4-6] et des notes de lecture sur des sujets qui touchent à Maurras, à l’Action Française, au nationalisme [7-12]. Adresse ; Bulletin Charles Maurras, 16, rue du Berry, 36250 Niherne. Abonnement d’un an (4 numéros) : 60 F. Prix du numéro : 15 F.

Enquêtes Z / Magazine d’investigation et de démystification / Paranormal, mystères et art du doute, n° 12, [janvier 1999], 28 p. Ce numéro est consacré dans son intégralité aux pseudo-médecines. Au sommaire : l’acupuncture (Jean Brissonnet) [2-7], la psychanalyse (J. Brissonnet) [8-13], l’homéopathie (J. Brissonnet) [14-20], l’effet Placebo (Jean-Jacques Aulas) [21-24], une enquête sur les guérisseurs (Laurent Puech) [25-26]. Adresse : Cercle zététique, 12, rue David-Dietz, 57000 Metz. Abonnement (5 numéros) : 200 F. Prix du numéro : 50 F. Adresse Internet : http://www.zetetique. /dh/org.

Steve MOORE (s.d.). Fortean Studies, volume 5. Londres : John Brown Publishing [The New Boathouse, 136-142 Bramley Road, London, W10 6SR, Grande- Bretagne], 1998 [reçu en février 1999]. 320 p. 16,5 x 23 cm. Couv. ill. Ill. Index. ISBN 1-902212-14-2. £ 19,99 (£ 22 franco). Au sommaire : l’éditorial de Steve Moore (qui revient notamment sur le « scandale » que constituerait la publication dans le n° 1 de la revue Akribeia de l’article de Nigel Watson et d’Oldroyd Granville au côté d’articles d’auteurs dits révisionnistes) [7], la réputation des scientifiques d’un point de vue fortéen (Colin Bennett) [8-72], la découverte de bateaux pétrifiés dans des lieux insolites ou improbables (Ulrich Magin) [73-95], les progrès de l’ufologie en tant que discipline depuis une vingtaine d’années (Neil Nixon) [96-121], l’existence après la mort dans les mythes et la religion indo-européens (Alby Stone) [122-135], le plagiat dans la littérature occultiste (Mark McCann & Gareth J. Medway) [136-151], le Grand Homme Gris de Ben Macdhui (Andy Roberts) [152-171], les récits d’enlèvements par des hommes-singes (Michel Meurger) [172-175], les apparitions d’hommes à tête de chien (Jonathan Downes & Richard Freeman) [176-201], les serpents géants d’Amérique du Sud (Gary S. Mangiacopra, Michel M. Raynal, Dwight G. Smith, David F. Avery) [202-207], un supplément à la liste de Bernard Heuvelmans sur les animaux cryptozoologiques (Karl P. N. Shuker) [208-229], l’index détaillé (douze catégories) des n° 94-105 (année 1997) du mensuel anglais Fortean Times (S. Moore) [230-320].

Anomalies / Ovnis, paranormal, animaux mystérieux..., n° 4, octobre 1998, 52 p. Au sommaire : une interview de Jacques Vallée (à propos, surtout, de la secte de l’Heaven’s Gate) [8-14], les conclusions du journaliste Nicolas Maillard sur la prétendue autopsie filmée d’un extraterrestre retrouvé à Roswell en 1947 [15-16], l’analyse d’un rapport de l’armée de l’Air américaine sur Roswell (Barry Greenwood) [17-20], quelques sites d’accidents d’avions et Roswell (Curtis Pebbles) [22-26], les résultats de l’enquête du pilote de ligne Kent Jeffrey sur l’affaire Roswell [27-42], des notes de lecture [43-45], le courrier des lecteurs [46-49]. Il convient de revenir un peu plus longuement sur l’article de Pierre Lagrange intitulé : « À propos d’une tentative de légitimation des thèses négationnistes » [6-7]. Il est question de la revue Akribeia et de son directeur de publication Jean Plantin. L’auteur accumule les erreurs et les inexactitudes. Il écrit par exemple que l’argumentation révisionniste est de nature conspirationniste et « tente de faire passer pour controversée une période de l’histoire de ce siècle dont la réalité ne se discute pas – et ne peut l’être qu’au prix de l’invention d’un complot juif mondial » [6]. Or il se trouve que, sur ce point précis, la position de la revue est exactement à l’opposé. Nous ne croyons en aucune façon à une prétendue « conspiration juive mondiale ». Plus loin, il accuse le directeur d’Akribeia d’avoir usé de subterfuges afin de pouvoir publier des articles dans le n° 1, ce qui est faux. Plantin est également accusé d’avoir eu et d’avoir des « motivations politiques » et des « buts politiques idéologiques extrémistes » [7], sans plus de précisions. En conclusion, P. Lagrange prétend carrément qu’ Akribeia n’est pas une revue de sociologie des rumeurs et légendes contemporaines, c’est une entreprise de propagande au service d’une idéologie monstrueuse » [7]. Une réponse à cet article a été adressée à la revue. Nous ne sommes pas certain qu’elle sera publiée. Adresse : L’Observatoire des Parasciences, BP 57, La Plaine, 13244 Marseille cedex 01. Abonnement annuel (4 numéros) : 140 FF (130 FF pour les nouveaux abonnés). Prix du numéro : 35 FF.

Letters to Ambrose Merton / A Quarterly Folklore Miscellany, n° 15, septembre 1998, 32 p. Au sommaire : des réactions excessives, réelles ou non, d’« amis des bêtes » devant certains faits impliquant des animaux (souvent il s’agit de méprises, d’animaux empaillés, etc.) (Paul Screeton) [1-4], les avocats sont-ils plus que d’autres à l’origine de légendes urbaines ? (un exemple est donné) (Brian McConnell) [5], un accident du travail où il est question d’une caisse remplie de briques au bout d’une poulie (histoire qui n’est pas sans rappeler un sketch de l’humoriste français Marc Jolivet) (Niamh Stack) [6-7], à propos de l’adjectif « argentin » en anglais (Argentine ou Argentinian ?) (Sandy Hobbs) [8-9], une arnaque téléphonique (phone scam) (Lois Hobbs) [9-10], des messages radio mal compris à l’origine de méprises ou de légendes (B. McConnell) [10-11], quelques titres d’articles concernant la princesse Diana dans une imaginaire revue sur la pensée post-moderne (exemples de titres : « Deconstructing Diana : On the Commodification of a Feminist », « Marx and Spencers : The Family in the Crisis of Late Capitalism », « Di and Elvis : An Analysis of Sightings at a Shopping Mall in Muncie, Indiana ») (Gillian Bennett) [13], une nouvelle chain letter (Véronique Campion-Vincent) [14-16], l’évolution des noms de salons de coiffure à Glasgow (dans les années 1950, il s’agissait souvent de noms de personnes, aujourd’hui beaucoup sont à base de jeux de mots : « Ahead », « The Cutting Edge », « Hair Port », etc) (S. Hobbs) [17-18], l’escargot découvert dans une boisson gazeuse au gingembre (Paul Smith) [19-20], des avis de décès ou de mariage (B. McConnell) [21-23], trois limericks (un limerick est un « poème humoristique et parfois scabreux en cinq vers », selon la définition d’un dictionnaire) sur les tendres relations de Bill Clinton et de Monica Lewinsky (il s’agissait ici d’un concours qui imposait aux candidats d’utiliser obligatoirement les noms « Lewinsky » et « Kaczynski » [alias le terroriste américain Unabomber] dans leur poème ; le texte gagnant fut le suivant : « There once was a gal named Lewinsky / Who played on a flute like Stravinsky / ’Twas « Hail to the Chief » / On this flute made of beef / That stole the front page from Kaczynski ») (via Chik Collins) [24], divers articles de la presse anglo-saxonne relatifs au « folklore contemporain » [25-30], des notes de lecture [31-32]. Adresse : David Cornwell, Psychology Section, Department of Educational Studies, University of Strathclyde, Jordanhill Campus, 76 Southbrae Drive, Glasgow, G13 1PP, Grande-Bretagne. Abonnement annuel : £ 7.50.


Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 201-236


Akribeia
Directeur: Jean Plantin
45/3, route de Vourles
F-69230 Saint-Genis-Laval

Prix des n° 1 et 2 : 20,5 € fco ; des n° 3 et 4 : 21,5 € fco ; des n° 5 et 6 : 18 € fco.


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