Le camp de Bergen-Belsen : l’histoire occultée

Mark Weber

L’article suivant, traduit de l’américain par Jean Plantin, a paru initialement dans la revue révisionniste américaine The Journal of Historical Review, vol. 15, n° 3, mai-juin 1995, p. 23-30.

En grande partie en raison des circonstances dans lesquelles s’est produite sa libération, le relativement peu important camp de concentration allemand de Bergen-Belsen est devenu, avec Dachau et Buchenwald, un symbole international de la barbarie allemande.
Les troupes britanniques qui libérèrent le camp de Belsen trois semaines avant la fin de la guerre furent bouleversées et indignées par les nombreux cadavres non enterrés et les détenus mourants qu’elles y découvrirent. D’horribles photographies et films des corps émaciés et des détenus mortellement malades du camp furent rapidement diffusés à travers le globe. Quelques semaines plus tard, le journal de l’occupation militaire britannique proclamait : « L’histoire du plus grand exemple de "traitement inhumain de l’homme par l’homme" qu’est le camp de concentration de Bergen-Belsen est connue du monde entier » [1].
Les images épouvantables saisies par les photographes alliés à Belsen à la mi-avril 1945 et largement reproduites depuis ont grandement contribué à la réputation du camp comme un centre d’extermination de triste notoriété. En fait, les morts de Bergen-Belsen furent, avant tout, les malheureuses victimes de la guerre et de ses désordres, non d’une politique délibérée. On peut même dire qu’ils ont été autant victimes des Alliés que des mesures allemandes.
Le camp de Bergen-Belsen était situé près de Hanovre dans le nord-ouest de l’Allemagne à l’emplacement d’un ancien camp de l’armée pour les prisonniers de guerre blessés. En 1943 il devint un camp d’internement (Aufenthaltslager) pour les juifs européens qui devaient être échangés contre des citoyens allemands détenus par les Alliés.
Plus de 9 000 juifs détenteurs de papiers de citoyenneté ou de passeports de pays d’Amérique latine, de visas d’entrée pour la Palestine, ou d’autres documents leur permettant d’émigrer, arrivèrent à la fin 1943 et en 1944 de Pologne, de France, des Pays-Bas et d’autres parties de l’Europe. Pendant les derniers mois de la guerre, plusieurs groupes de ces « juifs pour l’échange » furent transportés hors de l’Europe occupée par l’Axe. Les autorités allemandes en transférèrent plusieurs centaines vers la Suisse neutre, et au moins un groupe de 222 détenus juifs fut transféré de Belsen (par le biais de la Turquie neutre) vers la Palestine sous contrôle britannique [2].
Jusqu’à la fin 1944 les conditions furent en général meilleures que dans les autres camps de concentration. Marika Frank Abrams, une juive de Hongrie, fut transférée d’Auschwitz en 1944. Des années plus tard elle se rappela son arrivée à Belsen : « [...] On donna à chacune d’entre nous deux couvertures et une écuelle. Il y avait l’eau courante et des latrines. On nous donnait de la nourriture qui était mangeable et nous n’avions pas à rester des heures debout pour être comptées. Les conditions étaient tellement supérieures à Auschwitz que nous avions l’impression d’être pour ainsi dire dans un sanatorium. [3] »
Les détenus recevaient normalement trois repas par jour. Le café et le pain étaient servis le matin et le soir, avec du fromage et du saucisson, en proportion des quantités dont on disposait. Le principal repas de midi consistait en un litre d’un ragoût de légumes. Les familles vivaient ensemble. Autrement, les hommes et les femmes étaient logés dans des baraques séparées [4]. Il y avait également des enfants là-bas.
Il y avait environ 500 enfants juifs dans la section du « camp pour femmes n° 1 » de Belsen lorsque les forces britanniques arrivèrent [5].
Pendant les derniers mois de la guerre, des dizaines de milliers de juifs furent évacués vers Belsen à partir d’Auschwitz et d’autres camps de l’Est menacés par l’avance soviétique. Belsen devint fortement surpeuplé à mesure que le nombre des détenus augmenta de 15 000 en décembre 1944 à 42 000 au début de mars 1945 et à plus de 50 000 un mois plus tard [6].
Un grand nombre de ces prisonniers juifs avaient choisi d’être évacués vers l’ouest avec leurs geôliers allemands plutôt que de rester dans les camps de l’est pour attendre leur libération par les forces soviétiques [7].
Les conditions pendant les derniers mois de la guerre étaient devenus si catastrophiques qu’environ un tiers des prisonniers évacués vers Belsen en février et en mars 1945 périrent durant le voyage et étaient morts à l’arrivée [8].
Comme l’ordre s’effondrait à travers l’Europe pendant ces derniers mois chaotiques, les livraisons régulières de nourriture et de médicaments au camp cessèrent. On envoya des camions de fourrage à la recherche des provisions de pain, de pommes de terre et de navets disponibles dans les villes voisines [9].

Épidémie

On contenait la maladie en désinfectant de manière routinière tous les nouveaux venus. Mais, au début de février 1945, un important convoi de juifs hongrois fut admis à un moment où l’installation de désinfection ne fonctionnait pas. À la suite de cela, le typhus se déclara et se répandit rapidement sans qu’on puisse le contrôler [10].
Le commandant Josef Kramer mit le camp en quarantaine afin de sauver des vies, mais la direction administrative SS des camps à Berlin insista pour que Belsen reste ouvert afin qu’il puisse recevoir encore davantage d’évacués juifs en provenance de l’Est. Le taux de mortalité s’éleva bientôt à 400 par jour [11].
Le plus meurtrier fut le typhus mais la fièvre typhoïde et la dysenterie firent également de nombreuses victimes. La situation s’aggrava du fait de la politique des derniers mois qui consista à transférer les détenus malades d’autres camps à Belsen, qui était alors désigné officiellement comme un camp pour malades ou de convalescence (Krankenlager). Les femmes malades d’Auschwitz, par exemple, furent transférées à Belsen en trois groupes en novembre-décembre 1944 [12].
Lorsque le chef de la SS Heinrich Himmler eut connaissance de l’épidémie de typhus à Bergen-Belsen, il donna immédiatement l’ordre à tous les officiers concernés pour que « tous les moyens médicaux nécessaires pour combattre l’épidémie soient employés [...]. Il ne saurait être question de lésiner sur le nombre de médecins ou sur les fournitures médicales. » Cependant, l’écroulement général de la situation qui se produisit en Allemagne à ce moment-là rendit impossible l’exécution de cet ordre [13].

« Belsen était le pire »

Violette Fintz, une juive qui avait été déportée de l’île de Rhodes à Auschwitz au milieu de l’année 1944, puis à Dachau et, finalement, à Belsen au début 1945, a comparé plus tard les conditions dans les différents camps [14] :

Belsen était supportable au début et nous avions des couchettes pour dormir et une petite ration de soupe et de pain. Mais, comme le camp se remplissait, on donna à notre groupe et à de nombreux autres une baraque qui accueillit environ sept cents détenus reposant sur le sol, sans couverture et sans nourriture ou quoi que ce soit. Cela faisait pitié de voir le camp attaqué par les poux et la plupart des gens avoir le typhus et le choléra [...]. Beaucoup parlent d’Auschwitz – c’était un camp horrible. Mais Belsen, aucun mot ne peut le décrire [...]. D’après mon expérience et mes souffrances, Belsen était le pire.

Le détenu le plus célèbre de Belsen a sans doute été Anne Frank qui avait été évacuée d’Auschwitz fin octobre 1944. Elle succomba au typhus en mars 1945, trois ou quatre semaines avant la libération.

Kramer parle d’une « catastrophe »

Dans une lettre du 1er mars 1945 adressée au Gruppenführer (Général) Richard Glücks, chef de l’office administratif SS du camp, le commandant Kramer rendit compte dans le détail de la situation catastrophique de Bergen-Belsen et plaida en faveur d’une aide [15] :

Si j’avais des logements suffisants à ma disposition, l’installation des détenus qui sont déjà arrivés et de ceux qui restent à venir apparaîtrait alors davantage possible. En plus de cette question, une épidémie de typhus a maintenant commencé, qui s’étend de jour en jour. Le taux de mortalité quotidien, qui était encore aux alentours de 60-70 début février, a entre-temps atteint une moyenne de 250-300 et augmentera encore étant donné les conditions actuelles.
Approvisionnement. Quand j’ai pris possession du camp, on avait passé commande de provisions d’hiver pour 1 500 internés ; certaines avaient été reçues mais la plus grande partie n’avait pas été livrée. Cela était dû non seulement à des difficultés de transport mais également au fait que pratiquement rien n’est disponible dans cette région et que tout doit être amené de l’extérieur de la région [...].
Au cours des quatre derniers jours il n’y a pas eu de livraison [de nourriture] depuis Hanovre en raison des communications interrompues, et je serai contraint, si cet état de choses se poursuit jusqu’à la fin de la semaine, d’aller chercher du pain, également par camion, à Hanovre. Les camions attribués à l’unité locale ne sont en aucune manière suffisants pour cette tâche et je suis obligé de demander au moins trois ou quatre camions et cinq ou six remorques. Pour peu que j’ai les moyens de les tirer, je pourrai alors envoyer les remorques dans la région environnante [...]. La question de l’approvisionnement doit, sans faute, être résolue dans les prochains jours. Je vous demande, Gruppenführer, une répartition des transports [...].
État sanitaire. Les cas de maladies sont très importants ici, proportionnellement au nombre des détenus. Lorsque vous m’avez interrogé le 1er décembre 1944, à Oranienburg, vous m’avez dit que Bergen-Belsen devait devenir un camp pour malades de tous les camps de concentration du nord de l’Allemagne. Le nombre de malades a beaucoup augmenté, en particulier du fait des convois de détenus qui sont arrivés de l’Est ces derniers temps – ces convois ont parfois passé huit ou quatorze jours dans des wagons découverts [...].
La lutte contre le typhus est rendue extrêmement difficile par l’absence de moyens de désinfection. En raison d’une utilisation continue, la machine d’épouillage à air chaud est à présent en mauvais état de fonctionnement et tombe parfois en panne pendant plusieurs jours [...].
Une catastrophe est en train d’avoir lieu dont nul ne souhaite endosser la responsabilité [...]. Gruppenführer, je peux vous assurer que tout sera fait cette fois pour venir à bout de la crise actuelle [...].
À présent, je demande votre aide, dans la mesure où cela repose en votre pouvoir. En plus des points mentionnés plus haut j’ai besoin ici, avant tout, de logements, de lits, de couvertures, d’ustensiles de cuisine – tout cela pour environ 20 000 internés [...]. J’implore votre aide pour venir à bout de cette situation.

Dans des conditions aussi terribles, Kramer fit tout ce qui était en son pouvoir pour réduire les souffrances et empêcher la mort parmi les détenus, y compris en faisant appel à l’armée allemande aux abois. « Je ne sais pas quoi faire d’autre », déclara-t-il à des officiers de haut rang. « J’ai atteint la limite. Des masses de gens sont en train de mourir. La canalisation d’eau potable s’est rompue. Un train chargé de nourriture a été détruit par des avions de guerre [alliés] volant à basse altitude. Il faut faire quelque chose immédiatement. [16] »
Travaillant en collaboration avec le commandant Kramer et le principal représentant des détenus Kuestermeier, le colonel Hans Schmidt répondit en s’arrangeant pour que le département local des pompiers volontaires fournisse de l’eau. Il s’occupa également de ce qu’on amène au camp des provisions de nourriture qui se trouvaient dans des wagons de chemin de fer abandonnés. Schmidt se souvint plus tard que Kramer « ne donnait pas du tout l’impression d’un criminel. Il agissait comme un homme intègre et plutôt honorable. Il ne m’est pas non plus apparu comme quelqu’un ayant mauvaise conscience. Il travailla avec un grand dévouement pour améliorer les conditions dans le camp. C’est ainsi qu’il rassembla des véhicules tirés par des chevaux pour apporter de la nourriture au camp depuis des wagons de chemin de fer qui avaient été mitraillés. [17] »
« J’étais débordé », expliqua plus tard Kramer aux enquêteurs militaires britanniques incrédules [18] :

À vrai dire, le camp n’était pas inefficace avant que vous [les forces britanniques et américaines] ne traversiez le Rhin. Il y avait l’eau courante, des repas réguliers de plus ou moins bonne qualité – je devais accepter la nourriture qu’on me donnait pour le camp et la distribuer de la meilleure façon que je pouvais. Mais c’est alors qu’ils commencèrent soudain à m’envoyer des trains entiers de nouveaux prisonniers de toute l’Allemagne. Il était impossible de s’en occuper. J’ai lancé un appel pour plus de personnel, plus de nourriture. On me dit que c’était impossible. Je dus continuer avec ce que j’avais.
Pour comble de malheur les Alliés bombardèrent la centrale électrique qui pompait notre eau. Des chargements de nourriture ne pouvaient atteindre le camp à cause des chasseurs alliés. Les choses se mirent alors réellement à nous échapper. Pendant les six dernières semaines, j’ai été réduit à l’impuissance. Je n’avais pas de personnel suffisant pour enterrer les morts, sans parler d’isoler les malades [...]. J’ai essayé d’obtenir des médicaments et de la nourriture pour les prisonniers mais en vain. J’étais débordé. On m’a peut-être haï mais je faisais mon devoir.

La conscience tranquille de Kramer ressort également du fait qu’il ne fit aucun effort pour sauver sa peau en s’enfuyant. Au lieu de cela il attendit sereinement les forces britanniques qui approchaient, naïvement convaincu d’être correctement traité. « Lorsque les Alliés prirent finalement possession du camp de Belsen », déclara-t-il plus tard, « j’étais vraiment satisfait d’avoir accompli tout mon possible dans ces circonstances pour remédier aux conditions dans le camp » [19].

Transfert négocié

Comme les forces britanniques approchaient de Bergen-Belsen, les autorités allemandes cherchèrent à remettre le camp entre les mains des Britanniques afin qu’il ne devienne pas une zone de combat. Après une série de négociations, il fut pacifiquement transféré moyennant un accord aux termes duquel « les troupes britanniques et allemandes feraient tout pour éviter de s’affronter dans la région » [20].
Un récit révélateur des circonstances dans lesquelles les Britanniques prirent le contrôle parut dans un numéro de 1945 du Journal of the American Medical Association [21] :

Grâce à des négociations entre officiers britanniques et allemands, les troupes britanniques remplacèrent la SS et la Wehrmacht dans la tâche de garder le vaste camp de concentration de Belsen, à quelques miles au nord-ouest de Celle, qui contient 60 000 prisonniers, dont beaucoup sont des prisonniers politiques. On a procédé ainsi car le typhus sévit dans le camp et il est vital qu’aucun prisonnier ne soit relâché avant que l’infection soit enrayée. Les Britanniques en train de progresser acceptèrent de s’abstenir de bombarder par voie aérienne ou depuis le sol la zone du camp, et les Allemands acceptèrent de laisser des gardes armés qui seraient autorisés à retourner dans leurs lignes une semaine après l’arrivée des Britanniques.
L’histoire des négociations est curieuse. Deux officiers allemands se présentèrent aux avant-postes britanniques et expliquèrent qu’il y avait 9 000 malades dans le camp et que tout effort d’hygiène publique avait échoué. Ils proposèrent que les Britanniques occupent le camp immédiatement car la responsabilité était internationale du point de vue sanitaire. En échange du retard occasionné par la trêve les Allemands offrirent de rendre intacts les ponts sur la rivière Aller. Après une courte réflexion, l’officier supérieur britannique rejeta les propositions allemandes, déclarant qu’il était nécessaire que les Britanniques occupent une zone de dix kilomètres autour du camp afin d’être certains de garder leurs troupes et leurs lignes de communication éloignées de la maladie. Les Britanniques prirent finalement possession du camp.

Brutalités et mauvais traitements

Le 15 avril 1945, ceux qui commandaient Belsen remirent le camp aux troupes britanniques qui se mirent aussitôt à maltraiter le personnel SS du camp. Les Allemands furent battus avec des crosses de fusil, à coups de pied et poignardés avec des baïonnettes. La plupart furent fusillés ou frappés à mort [22].
Le journaliste britannique Alan Moorehead a décrit la façon dont furent traités certains membres du personnel du camp peu de temps après sa prise de contrôle [23] :

Comme nous approchions des cellules des gardiens SS, les propos du sergent [britannique] se firent féroces. « Nous avons eu un interrogatoire ce matin », dit le capitaine. « J’ai peur qu’ils ne soient pas beaux à voir. » [...] Le sergent déverrouilla la première porte et... pénétra dans la cellule à grandes enjambées, donnant un coup de pointe en métal devant lui. « Debout », cria-t-il. « Debout. Debout, sales bâtards. » Il y avait une demi-douzaine d’hommes étendus ou à demi étendus sur le sol. Un ou deux furent capables de se mettre debout immédiatement. L’homme le plus proche de moi, la chemise et la figure éclaboussées de sang, fit deux tentatives avant de se mettre sur ses genoux puis, peu à peu, sur ses pieds. Il demeura les bras étendus devant lui, tremblant fortement. « Allez. Debout », cria le sergent [dans la cellule voisine]. L’homme reposait sur le sol, ensanglanté, il avait un visage massif avec une grosse tête et une barbe couverte de boue [...]. « Pourquoi ne me tuez-vous pas ? », murmura-t-il. « Pourquoi ne me tuez-vous pas ? Je ne peux plus le supporter. » Les mêmes phrases sortaient sans trêve de ses lèvres. « Il a dit ça tout le matin, ce sale bâtard », dit le sergent.

Le commandant Kramer, vilipendé dans les presses britannique et américaine sous les noms de « Bête de Belsen » et de « Monstre de Belsen », fut jugé puis exécuté en compagnie du médecin-chef Fritz Klein et d’autres responsables du camp. Lors de son procès, le défenseur de Kramer, le commandant T. C. M. Winwood, prédit : « Une fois que le rideau se sera refermé sur ce procès, Josef Kramer sera, selon ma thèse, non pas "la Bête de Belsen" mais "le bouc émissaire de Belsen". [24] »
Dans un « acte de vengeance », les libérateurs britanniques expulsèrent les habitants de la ville voisine de Bergen, puis permirent aux détenus du camp de piller les maisons et les bâtiments. Une grande partie de la ville fut incendiée [25].

Décès après la guerre

Il y avait environ de 55 000 à 60 000 prisonniers à Bergen-Belsen quand les Britanniques prirent le contrôle du camp. Les nouveaux administrateurs ne se révélèrent pas plus capables que les Allemands de maîtriser le chaos et ce sont près de 14 000 détenus juifs qui moururent à Belsen dans les mois qui suivirent la prise de contrôle par les Britanniques [26].
Bien qu’il soit encore parfois qualifié de « camp d’extermination » ou de centre de « meurtre de masse », les spécialistes ont discrètement reconnu la vérité au sujet de Bergen-Belsen [27]. Dans son ouvrage de 1978 sur l’histoire allemande, le professeur à l’université d’Erlangen Helmut Diwald s’est exprimé à propos du [28]

[...] camp de concentration tristement célèbre de Bergen-Belsen où 50 000 détenus auraient été assassinés. En fait, environ 7 000 détenus sont morts pendant la période d’existence du camp, de 1943 à 1945. La plupart d’entre eux sont morts au cours des derniers mois de la guerre à la suite de maladie et de malnutrition – conséquences des bombardements qui avaient complètement interrompu les livraisons normales de fournitures médicales et de nourriture. Le commandant britannique qui prit le contrôle du camp après la capitulation attesta que des crimes sur une vaste échelle n’avaient pas été commis à Bergen-Belsen.

Martin Broszat, directeur de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, écrivit en 1976 [29] :

À Bergen-Belsen, par exemple, les soldats britanniques découvrirent des milliers de cadavres de prisonniers juifs le jour de la libération, ce qui donna l’impression qu’il s’agissait d’un des tristement célèbres camps d’extermination. En fait, de nombreux juifs à Bergen-Belsen aussi bien que dans les camps satellites de Dachau sont morts dans les dernières semaines avant la fin de la guerre en raison des retransferts et des évacuations rapidement improvisés de travailleurs juifs depuis les ghettos encore existants, les camps de travail et les camps de concentration dans l’Est (Auschwitz) [...].

Le Dr Russell Barton, un médecin anglais qui passa un mois à Bergen-Belsen après la guerre avec l’armée britannique, a également expliqué les raisons des conditions catastrophiques qu’on y rencontra [30] :

La plupart des gens ont attribué les conditions dans lesquelles se trouvaient les détenus à une intention délibérée de la part des Allemands en général et des responsables du camp en particulier. Les détenus désiraient vivement citer des exemples de brutalité et de négligence et les journalistes de différents pays qui visitèrent le camp interprétèrent la situation en fonction des besoins de la propagande intérieure.
Un journal souligna par exemple la perversité des « maîtres allemands » en faisant remarquer que certains des 10 000 morts non enterrés étaient nus. En fait, lorsque les morts étaient enlevés d’un baraquement et laissés à l’air libre avant l’inhumation, d’autres prisonniers prenaient leurs habits [...].
Des médecins militaires allemands m’ont dit qu’il avait été de plus en plus difficile d’acheminer de la nourriture au camp pendant plusieurs mois. Tout ce qui se déplaçait sur les autobahns courait le risque d’être bombardé [...].
J’ai été surpris de trouver des registres, remontant sur une période de 2 à 3 ans, de grandes quantités de nourriture cuisinées quotidiennement pour être distribuées. Je devins convaincu, contrairement à l’opinion commune, qu’il n’y avait jamais eu une politique de famine délibérée. Cela a été confirmé par les grands nombres de détenus bien nourris. Pourquoi alors tant de gens ont-ils souffert de malnutrition ? [...]. Les principales raisons de l’état de Belsen furent la maladie, le grossier surpeuplement dû aux autorités centrales, l’absence de règle et de discipline à l’intérieur des baraquements, ainsi que l’insuffisance de nourriture, d’eau et de produits pharmaceutiques. Si l’on veut avoir quelque chance de découvrir ce qui a conduit à l’état dans lequel on a découvert Belsen, on doit être conscient du formidable spectacle visuel, exploitable par la propagande, qu’offraient des masses de cadavres morts de faim.

Mythes à propos de chambres à gaz

D’anciens détenus et quelques historiens ont affirmé que les juifs étaient mis à mort dans des chambres à gaz à Bergen-Belsen. Par exemple, un ouvrage faisant « autorité » publié peu de temps après la fin de la guerre, A History of World War II, informait ses lecteurs : « À Belsen, [le commandant] Kramer avait un orchestre qui lui jouait de la musique viennoise tandis qu’il regardait les enfants arrachés à leurs mères pour être brûlés vifs. Les chambres à gaz faisaient disparaître des milliers de personnes chaque jour. [31] »
Dans Jews, God and History, l’historien juif Max Dimont a parlé de gazages à Bergen-Belsen [32]. Un ouvrage semi-officiel publié en Pologne en 1981 prétendait que les femmes et les enfants étaient « mis à mort dans des chambres à gaz » à Belsen [33].
En 1945, l’agence d’informations Associated Press rapporta [34] :

À Lueneburg, Allemagne, un médecin juif, déposant lors du procès de 45 hommes et femmes pour des crimes de guerre commis dans les camps de concentration de Belsen et d’Oswiecim [Auschwitz], déclara que 80 000 juifs, représentant la totalité du ghetto de Lodz, Pologne, avaient été gazés ou brûlés en une seule nuit au camp de Belsen.

Cinquante ans après la libération du camp, Robert Daniell, capitaine de l’armée britannique, se souvenait y avoir vu là-bas « les chambres à gaz » [35].
Des années après la guerre, Robert Spitz, un juif hongrois, se rappelait avoir pris une douche à Belsen en février 1945 : « [...]. Elle était délicieuse. Ce que je ne savais pas alors c’est qu’il y avait d’autres douches dans le même bâtiment où du gaz sortait à la place de l’eau. [36] »
Un autre ancien détenu, Moshe Peer, s’est souvenu de la façon dont il avait miraculeusement échappé à la mort alors qu’il avait onze ans au camp. Dans une interview donnée en 1993 à un journal canadien, Peer, qui est né en France, prétendit qu’il « [avait] été envoyé au moins six fois à la chambre à gaz du camp [de Belsen] ». L’article du journal poursuivait ainsi : « Chaque fois il a survécu, observant avec horreur les nombreuses femmes et enfants gazés avec lui s’effondrer et mourir. Jusqu’à présent, Peer ne sait pas comment il a été capable de survivre. » Essayant d’expliquer ce miracle, Peer déclare d’un ton songeur : « Peut-être les enfants résistent-ils mieux, je ne sais pas. » (Bien que Peer ait affirmé que « Bergen-Belsen était pire qu’Auschwitz », il a reconnu que lui ainsi que son frère et sa soeur plus jeunes, qui furent déportés au camp en 1944, ont tous survécu d’une manière ou d’une autre à leur internement là-bas. [37])
Ces récits de chambres à gaz sont totalement imaginaires. Dès 1960, l’historien Martin Broszat avait publiquement démenti l’histoire des gazages à Belsen. Aujourd’hui, aucun spécialiste digne de ce nom ne la soutient [38].

Estimations exagérées des décès

Les estimations du nombre des personnes qui sont mortes à Bergen-Belsen ont grandement varié au fil des ans. Nombre d’entre elles ont été des exagérations irresponsables. Typique à cet égard est un article de 1985 du Daily News de New York qui informait ses lecteurs que « probablement 100 000 personnes [étaient] mortes à Bergen-Belsen » [39]. Une publication officielle du gouvernement allemand éditée en 1990 déclara que « plus de 50 000 personnes avaient été assassinées » dans le camp de Belsen sous contrôle allemand et que « 13 000 autres [étaient] mortes dans les premières semaines après la libération » [40].
Plus proche de la vérité est l’Encyclopaedia Judaica qui soutient que 37 000 détenus ont péri dans le camp avant la prise de contrôle par les Britanniques et 14 000 supplémentaires après [41].
Quel que soit le nombre réel des décès, les victimes de Belsen n’ont pas été « assassinées » et le camp n’était pas un centre d’« extermination ».

Un centre de marché noir

De 1945 à 1950, date à laquelle il fut finalement fermé, les Britanniques conservèrent Belsen comme un camp pour juifs européens déplacés. Pendant cette période il connut une nouvelle notoriété en tant que centre principal européen pour le marché noir. Le « roi sans couronne » des 10 000 juifs de Belsen était Yossl (Josef) Rosensaft, qui amassa d’énormes profits du commerce illégal. Rosensaft avait été interné dans différents camps, y compris Auschwitz, avant d’arriver à Belsen au début du mois d’avril 1945 [42].
Le général de division britannique Frederick Morgan, chef des opérations pour les « personnes déplacées » dans l’Allemagne d’après-guerre pour l’organisation de secours des Nations Unies UNRRA se rappela dans ses mémoires que [43]

sous les auspices sionistes avait été organisée à Belsen une vaste organisation de commerce illégal disposant de ramifications dans le monde entier et s’occupant d’une grande variété de marchandises, principalement des pierres et des métaux précieux. Une bourse s’occupait d’une grande variété de monnaies. Les marchandises étaient importées dans des containers secrets expédiés avec des envois de l’UNRRA à des agences juives de volontaires [...].

Héritage

Une espèce de centre mémorial attire à présent de nombreux touristes chaque année sur le site du camp. Ce n’est guère une surprise mais les 13 000 habitants de Bergen ne sont pas très heureux de la mauvaise réputation de leur ville. Des habitants rapportent avoir été traités de « meurtriers » lors de visites dans des pays étrangers [44].
La réalité historique telle qu’elle a été occultée, bien qu’elle soit sinistre, offre un contraste saisissant avec l’image couramment acceptée de Belsen qui est essentiellement un produit de la propagande haineuse du temps de guerre. À la vérité, l’histoire de Bergen-Belsen peut être considérée comme l’histoire de l’Holocauste en miniature.


NOTES

[1]

Walter LAQUEUR, The Terrible Secret : Suppression of the Truth about Hitler’s « Final Solution », Little Brown, Boston, 1980, p. 1 [tr. fr. : Le Terrifiant Secret. La « solution finale » et l’information étouffée, Gallimard, Paris, 1981, p. 8].

[2]

Déposition du commandant Kramer dans : Raymond PHILLIPS, éd., Trial of Josef Kramer and Forty-Four Others (The Belsen Trial), William Hodge, Londres, 1949, p. 160 ; « Bergen-Belsen », Encyclopaedia Judaica, Macmillan & Keter, New York & Jérusalem, 1971, vol. 4, p. 610. Selon cette déposition, un groupe de 136 de ces « juifs pour l’échange » fut déporté de Belsen pendant la guerre vers la Suisse neutre et un autre groupe de 222 fut transféré en Palestine. Selon un article d’un journal israélien, un groupe de 222 juifs « pour l’échange » aurait, dit-on, quitté Bergen-Belsen le 29 juin 1944 et serait arrivé en Palestine le 10 juillet en passant par Istanbul (Israel Nachrichten, cité dans : D. National-Zeitung [Munich], 23 septembre 1994, p. 5).

[3]

Sylvia ROTHCHILD, éd., Voices from the Holocaust, NAL, New York, 1981, p. 190. 

[4]

Déclaration de Josef Kramer (1945) dans : R. PHILLIPS, op. cit., p. 731-737. Cité dans : Arthur R. BUTZ, The Hoax of the Twentieth Century, Institute for Historical Review, Newport Beach, 1993, p. 272-274. [On trouvera une traduction française des deux dépositions de Kramer dans : L’AIGLE NOIR [Alain Guionnet], Mémoire en défense. Josef Kramer contre Josef Kramer, Polémiques, Paris, 1988, p. 81-125 et p. 127-131. – N.D.T.] 

[5]

R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 19, 32, 33 ; Roman HRABAR, avec Zofia TOKARZ et J. E. WILCZUR, The Fate of Polish Children During the Last War, Interpress, Varsovie, 1981, p. 76. 

[6]

Encyclopaedia Judaica, vol. 4, p. 610 ; Gedenkbuch : Opfer der Verfolgung der Juden unter der nationalsozialistischen Gewaltherrschaft, Bundesarchiv, Coblence, 1986, 2 vol., p. 1761-1762. 

[7]

Déposition du Dr Russell Barton, le 7 février 1985, lors du premier procès d’Ernst Zündel. Transcriptions officielles du procès, p. 2916-2917. Voir également la déposition de Barton lors du second procès Zündel en 1988 dans : Barbara KULASZKA, éd., Did Six Million Really Die ?, Samisdat, Toronto, 1992, p. 175, et : Robert LENSKI, The Holocaust on Trial : The Case of Ernst Zündel, Reporter Press, Decatur [Alabama], 1990, p. 159.

[8]

Déposition du commandant Kramer dans : R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 162. 

[9]

Déclaration de Josef Kramer (1945) dans : R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 731-737. Également dans : A. R. BUTZ, op. cit., p. 274. 

[10]

Derrick SINGTON, Belsen Uncovered, Londres, 1946, p. 117-118. Cité dans : A. R. BUTZ, op. cit., p. 34-35 ; Gerald REITLINGER, The Final Solution, Sphere Books, Londres, 1971, p. 504 (note). 

[11]

R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 152-153, 166-167, 734, 736 ; Tom BOWER, Blind Eye to Murder, Granada, Londres, 1983, p. 224 ; Dr Ernst von BRIESEN, « Was passierte in Bergen-Belsen wirklich ? », D. National-Zeitung [Munich], 13 janvier 1984, p. 4, 5, 8.

[12]

G. REITLINGER, op. cit., p. 497 (et 638, note 23). 

[13]

Andre BISS, A Million Jews to Save, A. S. Barnes, New York, 1975, p. 242, 249-250 ; Felix KERSTEN, The Kersten Memoirs, 1940-1945, Macmillan, New York, 1957, p. 276. 

[14]

Martin GILBERT, The Holocaust, Holt, Rinehart & Winston, New York, 1986, p. 722, 785-786.

[15]

R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 163-166. 

[16]

Rapport signé du colonel en retraite (Oberst a.D.) Hanns Schmidt à Kurt Mehner et au Lt-colonel Bechtold, Braunschweig, 3 mars 1981. L’auteur en possède une photocopie.

[17]

Rapport signé de Hans Schmidt à Kurt Mehner et au Lt-colonel Bechtold, 3 mars 1981. L’auteur en possède une photocopie. 

[18]

Texte d’Alan MOOREHEAD, « Belsen », dans : Cyril CONNOLLY, éd., The Golden Horizon, Weidenfeld & Nicolson, Londres, 1953, p. 109-110. 

[19]

Déclaration de Josef Kramer (1945) dans : R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 737. Cité également dans : A. R. BUTZ, op. cit., p. 275 ; texte d’Alan MOOREHEAD, « Belsen », dans : Cyril CONNOLLY, éd., op. cit., p. 109-110 ; Dr Russell BARTON, « Belsen », History of the Second World War (éditeur : Barrie Pitt, Copyright BPC Publications, 1966), partie 109, 1975, p. 3025.

[20]

R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 396-397. 

[21]

« Typhus Causes a Truce », The Journal of the American Medical Association [Chicago], 19 mai 1945, p. 220.

[22]

Leonard O. MOSLEY, Report from Germany (1945). Cité dans : Montgomery BELGION, Victor’s Justice, Regnery, Hinsdale [Illinois], 1949, p. 80 (et p. 81) ; le magazine Time, 29 avril 1985, p. 21 ; voir également le texte d’A. MOOREHEAD, « Belsen », dans : Cyril CONNOLLY, éd., op. cit., p. 105-106.

[23]

Texte d’A. MOOREHEAD, « Belsen », dans : Cyril CONNOLLY, éd., op. cit., p. 105-106.

[24]

R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 156. 

[25]

« Bergen-Belsen », Der Spiegel [Hambourg), n° 30, 1985, p. 71, 72. 

[26]

« Holocaust », Encyclopaedia Judaica, vol. 8, p. 859 ; M. GILBERT, op. cit., 1986, p. 793-795. Voir également : R. PHILLIPS, éd., op. cit., p. 20, 46-47. Selon une dépêche de 1992 de l’Associated Press, plus de 60 000 prisonniers étaient détenus dans le camp de Belsen quand il a été libéré. Alors, « dans les cinq premiers jours de la libération, 14 000 prisonniers sont morts et 14 000 autres ont péri dans les semaines suivantes ». Graham Heathcote, AP de Tostock, Angleterre, « 2 hours changed me for the rest of my life », Orlando Sentinel [Floride], 20 décembre 1992, p. A 29, et : « Journey into Hell », The Spokesman-Review [Spokane, Washington], 20 décembre 1992. 

[27]

Le magazine Time, 29 avril 1985, p. 21, fait référence à Belsen comme à un camp créé pour l’« extermination » du « peuple juif ». 

[28]

Helmut DIWALD, Geschichte der Deutschen, Propylaen, Francfort, 1ère éd., 1978, p. 164-165.

[29]

M. BROSZAT, « Zur Kritik der Publizistik des antisemitischen Rechtsextremismus », supplément B 19/76 du 8 mai 1976 à l’hebdomadaire Das Parlament [Bonn], p. 6. Version revue du texte dans le n° 2, l976, des Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte [Munich]. 

[30]

Dr R. BARTON, « Belsen », art. cité, partie 109, 1975, p. 3025-3029. Barton confirma cette analyse dans ses dépositions lors des deux procès, en 1985 et 1988, intentés à Toronto contre l’éditeur germano-canadien Ernst Zündel. Sur la déposition de Barton pendant le premier procès de 1985, voir : « View of Belsen was propaganda, trial told », The Globe and Mail [Toronto], 8 février 1985, p. M1, M5, et : « Disease killed Nazi’s prisoners, MD says », Toronto Star, 8 février 1985, p. A2. Sur la déposition de Barton lors du second procès Zündel en 1988, voir : Barbara KULASZKA, éd., op. cit., p. 175-180, et : R. LENSKI, op. cit., 1990, p. 157-160. Parmi les autres postes qu’il a occupés après la guerre, Barton fut surintendant et psychiatre consultant au Severalls Hospital (Essex, Angleterre), ainsi que directeur du Rochester Psychiatric Center (New York).

[31]

Francis Trevelyan MILLER, A History of World War II, John C. Winston Co., Philadelphie, 1945, p. 868. 

[32]

M. DIMONT, Jews, God and History, Signet/NAL, New York, [1962 ?], p. 383. 

[33]

R. HRABAR, et al., The Fate of Polish Children During the Last War, op. cit., p. 76. 

[34]

The Associated Press News Annual : 1945, p. 404. 

[35]

M.HOLLAND, « The horrors of Belsen », Sunday Herald Sun [Melbourne, Australie], 22 janvier 1995, p. 93 ; M. HOLLAND, « Man who uncovered the horror of Belsen », Sunday Times [Perth, Australie occidentale], 5 février 1995, p. 2.

[36]

S. ROTHCHILD, éd., Voices From the Holocaust, op. cit., p. 197.

[37]

K. SEIDMAN, « Surviving the horror », The Gazette [Montréal, Canada], 5 août 1993. Reproduit en fac-similé dans : The Journal of Historical Review, vol. 13, n° 6, novembre-décembre 1993, p. 24. 

[38]

Die Zeit [Hambourg], 19 août 1960, p. 16. (Édition américaine : 26 août 1960.) Fac-similé et traduction dans : The Journal of Historical Review, vol. 13, n° 3, mai-juin 1993, p. 12. 

[39]

« Bergen-Belsen », Daily News [New York], 20 avril 1985, p. 3. 

[40]

« Ceremony Recalls Victims of Bergen-Belsen », The Week in Germany [German Information Center, New York], 27 avril 1990, p. 6. Un chiffre de 50 000 est également donné dans le magazine Time du 29 avril 1985, p. 21. D’après un mémorial en pierre sur le site du camp de Belsen, 30 000 juifs furent « exterminés » là-bas. Un récit polonais semi-officiel publié en 1980 parla de 48 000 « victimes » à Belsen. Czeslaw PILICHOWSKI, No Time Limit for These Crimes, Interpress, Varsovie, 1980, p. 154-155. 

[41]

« Bergen-Belsen », Encyclopaedia Judaica, 1971, vol. 4, p. 610-612. Le colonel Schmidt, l’officier allemand qui s’employa à adoucir les conditions de vie à Belsen pendant les dernières semaines et organisa également la reddition du camp aux Britanniques, a estimé que, « en tout, environ 8 000 personnes » sont mortes dans le camp. (Cependant, il se peut que ce chiffre n’inclut que les victimes des dernières semaines chaotiques, quand le camp était encore sous contrôle allemand.) Source : rapport signé de l’Oberst a. D. Hans Schmidt à Kurt Mehner et au Lt-colonel Bechtold, Braunschweig, 3 mars 1981. (Cité plus haut.) L’auteur en possède une photocopie. 

[42]

L. DAWIDOWICZ, « Belsen Remembered », Commentary [American Jewish Comm., New York], mars 1966, p. 84, 85 ; D. National-Zeitung [Munich], 21 mars 1986, p. 4 ; M. GILBERT, op. cit., p. 690, 793. 

[43]

F. MORGAN, Peace and War, Hodder & Stoughton, Londres, 1961, p. 259,

[44]

« Bergen-Belsen », Der Spiegel, n° 30, 1985, p. 71, 72.


Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 20-36


Akribeia
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