Notes de lecture

Les prix sont donnés à titre purement indicatif. Les indications de pages figurent entre crochets. Le changement de page dans une citation est indiqué par la barre /. Le changement de paragraphe est indiqué par le signe //. Nous ne diffusons aucun des ouvrages mentionnés ci-dessous à l’exception de celui de Fernand van Langenhove, Comment naît un cycle de légendes. Aucune de ces notes de lecture ne possède un quelconque caractère publicitaire.

Fernand van LANGENHOVE. Comment naît un cycle de légendes. Francs-tireurs et atrocités en Belgique. Saint-Genis-Laval : Éditions Akribeia [45/3, route de Vourles, 69230 Saint-Genis-Laval], juin 1999 (1ère édition en 1916). 208 p. I5 x 21,5 cm. Couv. ill. en coul. Bibliographie. Index. ISBN 2-913612-01-6. 120 F franco. Août 1914. Les armées allemandes viennent à peine de pénétrer en Belgique que d’étranges bruits prennent naissance. Se répandant de proche en proche, ils sont reproduits par la presse et couvrent bientôt toute l’Allemagne. On raconte que la population belge, fanatisée par le clergé, participe perfidement aux hostilités, attaque par surprise les détachements isolés, signale à l’ennemi les positions occupées ; que les femmes, les vieillards et jusqu’aux enfants se livrent à d’horribles atrocités sur les blessés allemands sans défense, leur crèvent les yeux, leur coupent les doigts, le nez, les oreilles ; que les prêtres les exhortent, du haut de la chaire, à commettre ces crimes, leur promettant en récompense le royaume des cieux ; que, se mettant à leur tête, ils y prennent eux-mêmes une part active. Voici le sommaire de l’ouvrage de Fernand van Langenhove qui donnera une idée de la démarche suivie par ce dernier : objet, méthode et source du travail [9-16], motifs thématiques des légendes (actes de trahison, excitation au meurtre et au combat, attaques traîtresses, mitrailleuses sur les clochers, meurtres, empoisonnements, mutilations) [17-75], genèse des légendes (déformations inconscientes dans l’observation, psychologie du soldat allemand au début de la campagne, mécanisme de l’élaboration légendaire) [76-127], transmission et diffusion des légendes (transmission orale, transmission écrite, transmission par l’image, consécration officielle et pénétration dans la croyance collective) [129-168], caractère des légendes et unité de leur cycle [169-180]. On rappellera ici l’appréciation élogieuse portée sur cet ouvrage par l’historien Marc Bloch : « On ne saurait lire l’étude de Fernand van Langenhove sans émotion ; en tout temps la rigueur de sa méthode et la rare intelligence psychologique qui y brille en eussent fait une oeuvre de prix ; mais ce qui la rend proprement admirable, c’est qu’elle ait été écrite en 1917 [1916 ?], par un Belge. Si la légende des francs-tireurs, au lieu d’apparaître alors comme souillée d’un sang encore tout frais, avait été un de ces vieux mythes innocents dont sourient les folkloristes, M. van Langenhove n’eût pu en parler avec plus de probité et de calme. La bonne foi profonde qui anime ce petit livre ne lui a pas seulement donné, au moment où il a été composé, une force persuasive que l’art oratoire le plus consommé n’eût pu égaler ; elle l’a élevé au-dessus des circonstances où il naquit ; parmi les travaux de psychologie collective, il se place au tout premier rang » (Marc BLOCH. « Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre », Akribeia, n° 1, octobre 1997, p. 17).

Carlo MATTOGNO. Auschwitz : le premier gazage. Traduit de l’italien par Jean Plantin. [Anvers] Vrij Historisch Onderzoek [Postfach 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], [juin 1999]. 184 p. 13 x 20,3 cm. Ill. 100 F (+ 15 F de port). Il s’agit de la traduction d’un ouvrage paru en 1992 aux Edizioni di Ar (Padoue) et légèrement revu et augmenté. Le révisionniste italien Carlo Mattogno traite ici du premier gazage homicide dans le sous-sol du block 13 (plus tard : 11) d’Auschwitz qui constitue, selon les historiens, « l’acte de naissance des chambres à gaz homicides » [11]. Dans l’introduction, après avoir cité des passages du Kalendarium de Danuta Czech, Mattogno annonce qu’il se propose « de vérifier la vraisemblance historique de ce récit et donc la réalité du premier gazage homicide dans le sous-sol du block 11 du camp d’Auschwitz ». Au sommaire de cette étude fouillée : la genèse et la signification du premier gazage [17-36], le scénario du premier gazage dans le block 11 [37-45], une série de 33 photographies de différentes parties du block 11 [46-78], les sources qui mentionnent le premier gazage (les sources de la période de guerre (1941-1942), les sources de l’après-guerre [les témoignages des détenus, les témoignages des SS]) [79-112], l’analyse critique des sources (le lieu du premier gazage, la date du premier gazage, les préparatifs pour le premier gazage, les victimes du premier gazage, l’évacuation des cadavres des gazés, le gazage [les exécutants de l’évacuation, le début de l’évacuation, la durée de l’évacuation, le sort des cadavres évacués], le gazage [la localisation du gazage, la technique du gazage, la durée de l’agonie des victimes, le test du gaz résiduel, les témoins oculaires de cadavres d’hommes morts intoxiqués par de l’acide cyanhydrique], un jugement historique et critique sur les témoignages, la méthodologie historiographique de Danuta Czech) [113-136], les sources qui ignorent le premier gazage (les témoignages, les documents) [137-163). Au terme de son étude, Carlo Mattogno écrit : « La conclusion qui découle de l’analyse critique des sources disponibles examinées dans cette étude est sans équivoque : l’histoire du premier gazage homicide à Auschwitz – qui s’appuie uniquement sur les déclarations contradictoires de soi-disant témoins oculaires comme Bodgan Glinski – est [passage censuré par la rédaction] » [163].

Arthur R. BUTZ. Contesto storico e prospettiva d’insieme nella controversia dell’« olocausto ». Traduit par Ileana Cicerchia. Préface de Cesare Saletta. Gênes : Graphos [Campetto, 4, 16123 Genova, Italie], juin 1999. 78 p. 14 x 20,8 cm. Coll. Storia, 24. L. 22.000. Cet ouvrage est la traduction d’un texte d’une conférence prononcée par Arthur R. Butz en 1982 lors de la IVe conférence révisionniste internationale de l’Institute for Historical Review, texte paru dans le Journal of Historical Review, vol. 3, n° 4, hiver 1982-1983, sous le titre : « Context and Perspective in the "Holocaust" Controversy » (reproduit en annexe dans les éditions récentes du livre de Butz, The Hoax of the Twentieth Century. The Case Against The Presumed Extermination of European Jewry, constamment republié par l’Institute for Historical Review). Une version française avait été publiée il y a environ dix ans dans la RHR, n° 2, août-septembre-octobre 1990, p. 87-137, sous le titre ; « Contexte historique et perspective d’ensemble dans la controverse sur l’"Holocauste". » On rappellera que cette conférence de Butz a parfois été qualifiée de « conférence de l’éléphant » en raison d’un passage relatif à la politique suivie par le gouvernement national-socialiste pendant la guerre à l’égard de certaines populations déterminées. Qu’il nous soit permis ici de citer – sans le moindre commentaire – ce passage que le lecteur devra replacer dans son contexte pour sa bonne compréhension : « [...] Autant me raconter que, alors que je n’avais aperçu aucun éléphant en regardant dans ma cave, il s’y trouvait quand même un éléphant. Et puis, alors que j’étais assis dans mon salon, je n’ai pas remarqué que l’éléphant avait trouvé le moyen de monter à l’étage et de, s’y ébattre un moment : les escaliers à emprunter, les ouvertures des portes, les parquets étaient soudain devenus, par miracle, compatibles avec de telles activités. Puis l’éléphant s’était précipité dehors dans un quartier commerçant en pleine activité, en plein midi, et ensuite, à quelques kilomètres de là. i! avait réintégré son zoo, mais personne ne s’en était aperçu. »

Jürgen GRAF & Carlo MATTOGNO. Das Konzentrationslager Stutthof und seine Funktion in der nationalsozialistischen Judenpolitik. Hastings : Castle Hill Publishers [PO Box 118, Hastings TN34 3ZQ, Grande-Bretagne], août 1999. 144 p. 15 x 21 cm. Couv. ill. en coul. Ill. en n.b. Pl. h.t. en coul. Annexes. Bibliographie. Index. ISBN 1-9026I9-01-3. DM 19,80. Déjà auteurs d’une monographie sur Maïdanek (voir la note de lecture dans Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 206), Jürgen Graf et Carlo Mattogno s’intéressent dans la présente étude au camp de concentration de Stutthof, situé à une trentaine de kilomètres à l’est de la ville de Dantzig (Gdansk) (voir l’article de Mark Weber sur ce camp dans Akribeia, n° 2, mars 1998, p. 168-177). Après avoir donné un résumé de l’histoire du camp (divisée en quatre grandes périodes : septembre 1939 à février 1942, mars 1942 à juin 1944, juin 1944 à janvier 1945, évacuation et fin) [15-40] et exposé la « version officielle » du camp de Stutthof en tant que « Vernichtungslager » (notamment d’après un rapport soviétique rédigé quelques jours seulement après la libération du camp et des témoignages d’anciens déportés) [41-66], les deux révisionnistes en viennent à un examen critique des sources selon lesquelles le camp de Stutthof avait été un camp d’extermination. Sont abordées la question de l’« extermination indirecte » (indirekte Ausrottung) (brimades, mauvais traitements, maladies propagées intentionnellement) puis celle de l’« extermination directe » (direkte Ausrottung) (injections mortelles, exécutions) [58-66]. Le problème des gazages homicides fait l’objet d’une étude spéciale (chambres à gaz, wagons de gazage, analyse d’un cas individuel présumé de gazage) [75-96]. Quelques pages ont été consacrées aux crématoires [69-73] et les auteurs n’oublient pas de fournir une approche quantitative du nombre des décès, réels ou supposés, survenus dans le camp [73-74, 96-106]. Dans le dernier chapitre de l’ouvrage, Graf et Mattogno s’attachent à montrer quelle a été, selon eux, « la fonction réelle du camp à la lumière de la documentation » [107-114] : avant tout un réservoir de main-d’oeuvre destiné à alimenter en travailleurs aptes et valides les nombreux camps d’Auschwitz et de sa région. L’annexe documentaire en fin d’ouvrage [117-135] reproduit notamment quelques photographies prises sur le site du camp par Carlo Mattogno en mars 1999.

Ernst Zündel : Sein Kampf für Deutschland. Ein Lebenslauf in historischen Daten und Stichworten. Toronto : Samisdat Publisher [206 Carlton St., Toronto, ONT, Canada, MSA 2L1], avril 1999. 56 p. 8,4 x 23 cm. Couv. ill. en coul. Prix non indiqué. Cette brochure retrace sous la forme d’une chronologie les principales étapes de la vie d’Ernst Zündel et du combat révisionniste qu’il n’a cessé de mener au cours des dernières décennies. Elle rappelle notamment une bonne partie de ce que l’éditeur germano-canadien a dû subir depuis plus de vingt ans : campagnes de calomnie et de diffamation, boycottage total des services de la poste canadienne pendant un an, attaques violentes contre sa personne et celles de ses proches, incendies criminels dont l’un a détruit une grande partie de ses archives, de nombreuses procédures judiciaires à son encontre dont les grands procès de 1985 et de 1988, envois de paquets piégés, menaces téléphoniques, attaques électroniques contre le site Internet de Zündel. Cette liste est néanmoins loin d’être exhaustive et les ennuis d’Ernst Zündel ne semblent pas près de s’achever. C’est le combat quasi héroïque de toute une vie.

Jean-Jacques PAUVERT. Nouveaux (et moins nouveaux) visages de la censure suivi de L’Affaire Sade. Paris ; Les Belles Lettres [95, boulevard Raspail, 75006 Paris], juin 1994. 200 p. + 74 p. 13,5 x 21 cm. ISBN 2-251-44019-4. 105 F. Cet ouvrage publié il y a déjà cinq ans réunit divers textes de l’auteur traitant de la censure. Le premier texte est inédit et constitue une sorte d’exploration historico-lexicographique du mot « censure ». Est abordée notamment la question de la censure préalable [11-22]. Le second texte, « Le vrai problème de la censure » [23-43], reproduit un avant-propos de 1971 à un bref roman pornographique, L’Enfer du sexe. Ce texte est suivi d’intéressants « éclaircissements et commentaires » relatifs à cet avant-propos [45-60]. Le troisième chapitre de L’Enfer du sexe est ensuite reproduit [61-92]. Le recueil reprend ensuite, dans l’ordre, un texte de 1987 qu’on avait demandé à Pauvert en marge d’une exposition sur la censure à la Bibliothèque du Centre Georges-Pompidou [95-100], l’« histoire de Monsieur X » ou les moeurs très particulières d’un croisé de l’ordre moral dans les années 1940-1950 [103-107], les rapports de la Révolution française et de l’obscénité (texte remanié d’une préface à un album publié en 1989 sur les Estampes érotiques révolutionnaires) [111–130]. Le texte suivant est consacré à la loi Gayssot qui impose une histoire officielle. Sa première partie a été rédigée en juillet 1990 et sa seconde partie l’a été en juin 1994 [133-144]. En 1990, Pauvert se déclarait « extrêmement anxieux des réactions que la loi dite Gayssot ne va pas manquer de provoquer chez les historiens professionnels, et particulièrement chez les spécialistes de l’histoire contemporaine » [137]. Les quatre années qui se sont écoulées depuis 1990 lui ont permis de constater, comme il s’y attendait, que la loi Gayssot était dirigée contre une cible très précise, à savoir les révisionnistes en général et Robert Faurisson en particulier. Pauvert écrit que « les historiens français, dans leur écrasante majorité, refusent aux tribunaux le droit de faire l’histoire » et ajoute : « Pour m’en être personnellement entretenu avec Pierre Vidal-Naquet, je peux confirmer qu’il s’agit bien d’une attitude générale » [139]. C’était méconnaître le double langage de ce dernier (voir l’annexe 3 [« Pierre Vidal-Naquet en faveur du délit de révisionnisme historique »] dans : Éric DELCROIX, La Police de la pensée contre le révisionnisme. Du jugement de Nuremberg à la loi Fabius-Gayssot. RHR, Colombes, 1994) et c’était passer sous silence le fait qu’à notre connaissance aucun historien français n’a jusqu’à présent mobilisé ses confrères en vue de protester de manière vigoureuse et efficace contre l’application sans vergogne de la loi d’essence totalitaire Gayssot et contre les condamnations absolument scandaleuses qui ont frappé et continuent de frapper les révisionnistes français et plus spécialement le professeur Faurisson. Pauvert, qui semble mal connaître les arguments révisionnistes, parle des « outrances » de Faurisson et de la « rigidité » de son « parti pris » et affirme de façon péremptoire que le livre de Jean-Claude PRESSAC, Les Crématoires d’Auschwitz, la machinerie du meurtre de masse « met définitivement à mal la vision historique de Faurisson » [143]. Il n’avait manifestement pas eu connaissance de la Réponse à Jean-Claude Pressac sur le problème des chambres à gaz de ce dernier (publiée pourtant en janvier 1994) et, bien évidemment, il ne pouvait savoir que cet ouvrage de R. Faurisson allait être l’objet de poursuites judiciaires et donner lieu à un procès au cours duquel Pressac, appelé par la défense à la barre des témoins, allait perdre pied d’une façon pitoyable et au grand dam de la présidente du tribunal (voir R. FAURISSON, Écrits révisionnistes, t. IV, p. 1674-1682). Depuis, Pressac a été rejeté par la plupart de ceux qui l’avaient soutenu. Plus haut, Pauvert écrivait que « M. Faurisson, s’appuyant sur des travaux américains, [niait] tout simplement l’existence des chambres à gaz ». Il montrait par là son ignorance totale du rôle pionnier majeur que Faurisson a personnellement joué au sein de l’école révisionniste, notamment pour ce qui touche à l’argumentation physique et chimique de la question de l’existence des chambres à gaz et de leur mode de fonctionnement présumé. Plus récemment, Pauvert s’est malheureusement déconsidéré un peu plus. Lors d’un entretien accordé au magazine littéraire Lire dans le cadre d’un dossier sur la censure, il n’a pas hésité à déclarer la chose suivante ; « Un jour, [probablement vers la fin des années 1970], [Faurisson] m’annonce qu’il a en préparation un livre prouvant que les chambres à gaz n’ont pas existé. En fait de preuves, il me produisit des textes délirants inspirés des Protocoles des sages de Sion. Il avait les mains vides. Je refusai d’aller plus loin » (Lire, avril 1998, p. 47). Le texte sur la loi Gayssot est suivi d’un autre sur la question de la nocivité éventuelle des médias [147-160]. Vient ensuite une étude sur les origines et la formation de l’arsenal pénal français de la censure depuis le début du XIXe siècle [163-190]. Le décret du 6 mai 1939 (sur les publications d’origine étrangère) a malheureusement été oublié. Le petit essai qui clôt le recueil proprement dit s’intéresse à « l’importante question de l’enfance » et à sa « protection » [193-197]. En fin de volume est reproduit en fac-similé le texte de L’Affaire Sade qui est un « compte rendu exact du procès intenté par le Ministère Public, aux Éditions Jean-Jacques Pauvert » et qui « contient notamment les témoignages de : Georges Bataille, André Breton, Jean Cocteau, Jean Paulhan et le texte intégral de la plaidoirie prononcée par Maître Maurice Garçon ».

[Michael A. HOFFMAN II.] Tales of the Holohoax. Bande dessinée. Coeur d’Alene [Idaho] : The Independent History and Research Co. [PO Box 849, Coeur d’Alene, Idaho 83816, États-Unis d’Amérique], 1998. [20]p. 21 x 27 cm. III. Couv. ill. Dédié à la mémoire de Michael Servetus (1511-1553) et Reinhold Elstner (1920-1995). Mentions de la couverture : « A Journal of Satire » et « "The Extermination Gas Chambers Did Exist !" » Les dessins sont de « A. Wyatt Mann ». $ 5.00 (+ frais d’envoi). Il s’agit d’une réédition de plusieurs planches de dessins satiriques bien connues sur le sujet de l’Holocauste. Des allusions sont faites à divers témoignages peu crédibles de la littérature holocaustique : les seaux remplis de morceaux de chair humaine et qui bougent tout seuls, les flammes géantes sortant des cheminées des crématoires, les dix mille morts par jour d’Élie Wiesel à Buchenwald, l’épisode d’Abraham Bomba dans la chambre à gaz de Treblinka, les geysers de sang à Babi Yar, les abat-jour en peau humaine, le savon humain, etc. Cette nouvelle édition comporte en outre un texte inédit de Michael Hoffman où celui-ci rappelle quelques cas de persécutions contre des révisionnistes et où il souligne notamment l’importance et l’efficacité, selon lui, de la satire et de l’humour dans la lutte contre certains dogmes « sacrés ».

Peter PHILLIPS & Project Censored. Censored 1999. The News That Didn’t Make the News – The Year’s Top 25 Censored Stories. Introduction de Gary Webb. Illustrations de Tom Tomorrow. New York : Seven Stories Press [140 Watts Street, New York, NY 10013, États-Unis d’Amérique], 1999. 400 p. 14 x 21,5 cm. Couv. ill. Ill. Index. ISBN I-888363-79-7. $ 18,95. Comme l’indique le sous-titre, cet ouvrage est consacré aux nouvelles qui, malgré leur importance, n’ont pas fait l’actualité ou, en tout cas, auxquelles les médias – américains plus particulièrement – ne se sont guère intéressés. Le premier chapitre dresse la liste des 25 informations de l’année 1998 que la presse américaine a passées sous silence. Cette liste comporte nécessairement dans ses choix une certaine dose de subjectivité de la part des collaborateurs du livre. Parmi ces nouvelles occultées ou « censurées », on notera : les graines génétiquement modifiées et la menace qu’elles font peser sur la production mondiale, des métaux radioactifs recyclés dans la fabrication d’objets usuels, le développement continu de l’industrie carcérale américaine, des millions d’Américains contaminés par un vaccin contre la poliomyélite entre 1955 et 1963, la couverture médiatique biaisée de la guerre en Bosnie, les réserves mondiales de pétrole surestimées, etc. Le chapitre 2 revient sur certaines informations occultées de l’année passée. Les chapitres suivants abordent diverses questions relatives au fonctionnement des médias aux États-Unis et dans divers autres pays du monde. En fin d’ouvrage est donnée une liste de journaux et de revues qualifiées d’alternatifs ou d’activistes (souvent de gauche). Signalons que, dans l’édition de 1994 (concernant l’année 1993), l’une des histoires occultées traitait de l’inquiétant réseau d’espionnage mis en place en Amérique par la trop célèbre Anti-Defamation League of B’nai B’rith.

Pierre-André TAGUIEFF (s.d.), Grégoire KAUFFMANN, Michaël LENOIRE (avec la participation de Robert Belot, Annick Duraffour, Marc Knobel, Claude Singer, Patrick Weil). L’Antisémitisme de plume, 1940-1944, études et documents. Paris ; Berg International Éditeurs [129, boulevard Saint-Michel, 75005 Paris], mars 1999. 624 p. 16,5 x 24,8 cm. « L’étude de l’engagement d’écrivains, de journalistes et d’universitaires dans la propagande antijuive entre 1940 et 1944, au service du régime de Vichy, mais surtout dans l’orbite de la collaboration idéologique active, constitue l’objet de ce livre. // Depuis la fin du XIXe siècle, l’antisémitisme français s’est constitué en un genre politico-littéraire, avec son stock de stéréotypes, son code culturel et sa langue de métier. Le caractère répétitif de la littérature antijuive n’a pas empêché cette dernière de s’accommoder à la situation d’exception que constitue la période de l’occupation, en mettant l’accent soit sur la dénonciation du "complot judéo-maçonnique", soit sur celle du "complot judéo-bolchevique", souvent associée à celle du "complot judéo-capitaliste". Car l’imaginaire conspirationniste colore toute la production journalistico-littéraire orientée vers l’action antijuive. // L’antisémitisme de plume, poussé à son paroxysme par une minorité de propagandistes acquis à la cause nazie, n’avait jamais fait l’objet d’une recherche approfondie. Outre les études historiques, thématiques et biographiques qu’il comporte, cet ouvrage rend enfin accessibles des documents jusqu’alors réservés aux chercheurs. Il restitue dans leur contexte ces écrits qui, à côté des mesures d’exclusion, ont participé à la mise en condition psychologique de la population. Dénonçant, depuis Paris, l’"attentisme" du régime de Vichy en matière de lutte contre les Juifs, leurs auteurs s’appliquent en même temps à revendiquer l’antériorité et la paternité d’une tradition antisémite française qui, depuis Drumont, n’aurait rien à envier aux nazis. Qui étaient ces propagandistes dont les écrits atteignent un degré de violence parfois insoutenable ? // Les héritiers de l’antisémitisme d’État défini par l’Action française, tel que Xavier Vallat, se reconnaissent dans la politique antijuive de Vichy en 1940-1941, alors que les antijuifs racistes, se référant à une vision pseudo-scientifïque de la "race" ou de l’"ethnie juive", comme Montandon ou Darquier de Pellepoix, se retrouvent dans le champ du collaborationnisme. // En jouant Céline contre Maurras, Lucien Rebatet institue l’auteur de Bagatelles pour un massacre en refondateur de l’antisémitisme en France. // C’est sous la bannière des écrits de Céline que des plumitifs antijuifs tels que Jean Boissel ou Paul Riche agrémentent leur programme raciste de mesures eugénistes. La stérilisation totale est ainsi prônée par certains antisémites de plume pour "résoudre la question juive", par-delà les mesures, "insuffisantes" selon eux, prises par Vichy, voire par les autorités allemandes. // Ce livre constitue une somme sans équivalent sur la question. Il est autant destiné au lecteur en quête d’informations précises sur les acteurs, les auteurs et les textes, qu’au chercheur désireux de poursuivre l’investigation sur l’une ou l’autre des multiples pistes ouvertes » [4e de couv.].
En plus de la longue introduction de Taguieff, le corps de l’ouvrage se divise en quatre grandes parties. La première, rédigée par Taguieff, étudie l’antisémitisme à l’époque de Vichy [45-143]. La deuxième partie se subdivise en huit chapitres consacrés à des sujets précis : « Céline, un antijuif fanatique » (Annick Duraffour) [147-204], « Lucien Rebatet, ou l’antisémitisme comme événement littéraire » (Robert Belot) [205-231], « Henri Labroue, ou l’apprentissage de l’antisémitisme » (Claude Singer) [233-246], « les antijuifs parisiens et la mémoire de Drumont » (Grégoire Kauffmann) [247-217], « l’association des journalistes antijuifs » (Michaël Lenoire) [259-265], « Georges Mauco : un itinéraire camouflé. Ethnoracisme pratique et antisémitisme fielleux » (Patrick Weil) [267-276], « George Montandon et l’ethnoracisme » (Marc Knobel) [277-293], « la "science" du docteur Martial ou l’antisémitisme saisi par l’"anthropo-biologie des races » (P.-A. Taguieft) [295-332]. La troisième partie est composée de notices biographiques sur divers auteurs (Arrnand Bernardini, Jean Boissel, Robert Brasillach, Paul Chack, Pierre Clémenti, Pierre Costantini, Henry Coston et Jacques Ploncard, Robert Courtine, Pierre-Antoine Cousteau, Louis Darquier de Pellepoix, Jean Drault, Urbain Gohier, Georges Oltramare, Lucien Pemjean, Henri-Robert Petit, Paul Riche, Paul Sézille) [333-446]. La quatrième partie, intitulée « Documents », reproduit de nombreux articles des auteurs précédents parus pendant la guerre et s’articule autour de plusieurs sujets : « la mémoire de Drumont » [447-458], « Race, hérédité, sang » [459-497], « Le complot juif, ou la clé de l’histoire » [499-529], « les solutions de "la question juive" » [53I-562], « Réactions aux lois et mesures antijuives » [563-576], « Haines et conflits entre antijuifs » [577-592]. Des repères chronologiques et un index des noms de personnes complètent cet ouvrage volumineux.

Robert FAURISSON. Écrits révisionnistes (1974-1998). Tome I. De 1974 à 1983. [2]-LX-482 p. ; Tome II. De 1984 à 1989. 480 p. [numérotation de 465 à 944] ; Tome III. De 1990 à 1992. 552 p. [numérotation de 929 à 1480] ; Tome IV. De 1993 à 1998. 528 p. [numérotation de 1469 à 1996]. Édition privée hors commerce. [S.l.] : cop. Robert Faurisson [10, rue de Normandie, 03200 Vichy], février 1999 (45 – Pithiviers : Imprimerie de Pithiviers). 14,8 x 21,3 cm. Bibliographie. Index. Cet ouvrage étant diffusé de manière non commerciale, il ne comporte pas de prix. La plupart de ceux qui l’ont réservé ont envoyé entre 400 et 500 FF. Un cahier photographique devrait paraître en complément de ces volumes.
Ces quatre gros volumes totalisant plus de deux mille pages rassemblent la plupart des articles, essais, études et recensions (et des lettres) que le professeur Faurisson a rédigés en vingt-cinq années de son combat révisionniste pour l’histoire. Certains de ces textes avaient déjà été publiés au fil des ans mais beaucoup n’ont connu qu’une diffusion très restreinte ou bien sont totalement inédits. Les textes déjà publiés l’ont été, notamment, dans : Vérité historique ou vérité politique ? de Serge Thion, Mémoire en défense et Réponse à Pierre Vidal-Naquet de Robert Faurisson, les Annales d’histoire révisionniste, la Revue d’histoire révisionniste, Rivarol, Le Choc du mois, le Journal of Historical Review, Storia illustrata. On retrouve dans ces quatre volumes quelques thèmes principaux : les arguments révisionnistes de tous ordres (physiques, chimiques, topographiques, documentaires, historiques, etc.) concernant la question des chambres à gaz homicides et d’une manière générale la politique suivie par 1es Allemands à l’égard des juifs pendant la seconde guerre mondiale, quelques étapes clés de l’histoire du révisionnisme en France et dans le monde, la répression antirévisionniste, les différents procès que les auteurs révisionnistes et plus particulièrement le professeur Faurisson ont eu à subir depuis vingt ans, l’application de la loi totalitaire Gayssot par des magistrats sans pudeur et sans honneur, etc. Mais l’auteur aborde, en plus de ces grands sujets, une foule de questions que l’on pourrait juger périphériques ou annexes mais qui conservent toutes un rapport étroit avec la recherche du vrai et de l’exactitude en histoire. Comme l’écrit avec pertinence l’auteur du « mode d’emploi » de l’ouvrage, l’ensemble des textes réunis ici donne « une idée à peu près complète de ce qu’aura été l’intervention du professeur Faurisson sur la scène intellectuelle de cette fin de vingtième siècle ». Et il ajoute, faisant preuve d’un optimisme prudent : « On n’en mesurera les conséquences que dans le cours du siècle prochain » (tome 1, p. LVI). Pour finir, il convient de signaler la remarquable introduction, véritable manifeste du révisionnisme. Qu’on nous permette d’en extraire cette définition du révisionnisme, si éloignée des caricatures que l’on se plaît à donner de ce dernier : « Le révisionnisme est une affaire de méthode et non une idéologie. // Il préconise, pour toute recherche, le retour au point de départ, l’examen suivi du réexamen, la relecture et la réécriture, l’évaluation suivie de la réévaluation, la réorientation, la révision, la refonte ; il est, en esprit, le contraire de l’idéologie. Il ne nie pas mais il vise à affirmer avec plus d’exactitude. Les révisionnistes ne sont pas des "négateurs" ou des "négationnistes" ; ils s’efforcent de chercher et de trouver là où, paraît-il, il n’y avait plus rien à chercher ni à trouver. // Le révisionnisme peut s’exercer en cent activités de la vie courante et en cent domaines de la recherche historique, scientifique ou littéraire. Il ne remet pas forcément en cause des idées acquises mais souvent amène à les nuancer. Il cherche à démêler le vrai d’avec le faux. L’histoire est, par essence, révisionniste ; l’idéologie est son ennemie. Comme l’idéologie n’est jamais aussi forte qu’en temps de guerre ou de conflit, et comme elle fabrique alors du faux à profusion pour les nécessités de sa propagande, l’historien sera, en la circonstance, conduit à redoubler de vigilance : passant au crible de l’examen ce qu’on a pu lui / assener de "vérités", il s’apercevra sans doute que, là où une guerre a provoqué des dizaines de millions de victimes, la première des victimes aura été la vérité vérifiable : une vérité qu’il s’agira de rechercher et de rétablir. // L’histoire officielle de la seconde guerre mondiale contient un peu de vrai combiné avec beaucoup de faux » (tome I, p. XI-XII). Sont énumérés ensuite quelques reculs successifs de cette histoire devant les avancées du révisionnisme historique. Il pourrait se révéler dangereux de vouloir citer d’autres passages de cette introduction. Après avoir noté que le révisionnisme est, selon lui, un combat sans fin qui oppose d’une certaine manière la foi à la raison ou la croyance à la science et après nous avoir averti que la répression antirévisionniste allait certainement s’aggraver, l’auteur en appelle au « devoir de résistance » : « Quelles que puissent être les tempêtes et les vicissitudes présentes ou à venir, l’historien révisionniste doit maintenir le cap. Au culte d’une mémoire tribale fondée sur la peur, la vengeance et le lucre, il préférera la recherche obstinée de l’exactitude. De cette manière, sans même l’avoir voulu, il rendra justice aux vraies souffrances de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Et, de ce point de vue, c’est lui qui évitera toute discrimination de race, de religion, de communauté. [...] Sur quelque sujet que ce soit, l’historien en général et l’historien révisionniste en particulier n’ont pas d’autre mission que de vérifier si ce qu’on dit est exact. Il s’agit là d’une mission élémentaire, évidente, mais – l’expérience l’enseigne – périlleuse » [tome I, p. LV].

Non à la censure ! De la police de la pensée à la nouvelle inquisition. Actes du colloque national du GRECE. XXXIe colloque national, Paris, 30 novembre 1997/ Alain de Benoist, Philippe Conrad, Günther Maschke, Jean-Marie Paupert, Claude Rousseau. Paris : GRECE [Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne, 99-103, rue de Sèvres, 75006 Paris], novembre 1998. 128 p. 11 x 20 cm. 90 F. « Rues et universités débaptisées, journaux, revues et livres passés sous silence, chasses aux sorcières médiatiques, lynchages sur papier glacé des intellectuels et écrivains rebelles à l’idéologie dominante, campagnes orchestrées de délation et de "vigilance", absence totale de débats transversaux, généralisation de la "pensée unique" et du "politiquement correct", lecture rétrodictive et manichéenne de l’histoire... l’actualité n’en finit pas de révéler la mise en place, en France et dans d’autres pays occidentaux, d’une véritable police de la pensée, qui se manifeste par la généralisation de la censure. // Il ne s’agit nullement d’une conspiration ni d’une concertation. Cette Nouvelle Inquisition n’est jamais que l’addition de petites intolérances et de médiocres sectarismes exponentiellement dilatés par ces puissants outils de conformisme de masse que sont les médias. Héritiers indifférents de Jdanov ou de MacCarthy – dont ils ont répudié l’idéologie pour mieux en reprendre les méthodes – les policiers de la pensée s’activent dans tous les domaines : paléontologie, biologie, psychologie, histoire, économie, philosophie, sociologie, politique sont tour à tour "purifiées" de leurs déviants et hérétiques. Une doxa unique s’impose, et ses représentants excommunient tous ceux qui menacent leur confort intellectuel ou leur position sociale. // Face à cette chape de plomb de l’intolérance et de la censure qui étouffe le débat démocratique, il est grand temps de se lever pour défendre la liberté d’expression ! » [4e de couv.]. Cinq contributions figurent au sommaire de ces actes d’un colloque qui s’est tenu le 30 novembre 1997. La première, signée d’Alain de Benoist [9-50], expose les méthodes de la « Nouvelle Inquisition ». Nous avons noté plus particulièrement le passage suivant auquel nous adhérons totalement : « [...] à l’initiative du ministère public ou de groupes de pression, on voit se multiplier des procès dont l’objectif est, en frappant à la caisse, de faire taire ceux qui dérangent. On ne condamne plus seulement les actes, mais aussi les opinions, fussent-elles exprimées de manière indirecte ou allusive. On adopte des lois ad hoc, c’est-à-dire des lois de circonstance, explicitement dirigées contre des individus ou des groupes, qui instaurent des certitudes historiques légalement obligatoires, dont la contestation devient judiciairement sanctionnable. La vérité historique devient de la compétence du droit, tandis que les juges sont transformés en auxiliaires d’une "mémoire" supposée menacée. Des livres et des journaux sont interdits par un organisme qui – ô mânes de George Orwell ! – s’appelle la "direction des libertés publiques". Pour avoir cité Luther ou saint Thomas, des universitaires se retrouvent devant des tribunaux qui siègent sans désemparer. La législation sur le droit de réponse, définie par une jurisprudence constante comme un "droit général et absolu", n’est plus respectée. Statuant sur les préférences ou les exécrations, orientant les comportements et censurant les idées, bref instaurant un véritable code de conduite moral, la loi prétend ainsi régenter l’existence jusque dans le cadre privé. // Dans l’Université, des cabales montées de toutes pièces, à coups de pétitions et de dénonciations publiques, aboutissent à faire révoquer des enseignants suspectés de déviance par rapport à l’idéologie dominante. Des chercheurs sont rayés des listes de candidature au professorat pour n’avoir pas orienté ou modifié leurs travaux dans le sens qui convenait. Des universitaires sont victimes d’interdictions professionnelles, réduits au chômage pour avoir publié dix lignes jugées inacceptables dans une revue confidentielle. D’autres sont harcelés durant leurs cours, agressés physiquement, parfois roués de coups. D’autres encore se retrouvent privés de leurs droits civiques ou familiaux. Et l’on voit même des enfants chassés de leur collège pour punir leurs parents de leurs mauvaises pensées » [21-22]. Le deuxième texte est de l’historien Philippe Conrad et traite du gouvernement de Vichy et de la conception manichéenne qu’on en a trop souvent [51-77]. Le troisième est de Günther Maschke et expose quelques conséquences du « politiquement correct » dans l’Allemagne d’aujourd’hui [79-92]. Viennent ensuite un texte de Jean-Marie Paupert sur le « nouveau confort intellectuel » [93-103] et un autre de Claude Rousseau sur « la société libérale contre 1es libertés » [105-114]. En complément à ces différents textes, on lira également, de David BARNEY, Charles CHAMPETIER et C. LAVIROSE, La Nouvelle Inquisition. Ses acteurs, ses méthodes, ses victimes. Essai sur le terrorisme intellectuel et la police de la pensée, Le Labyrinthe, Paris, 1993.

[Alexander Baron]. Jews From the Sewers. « New Book » Searchlight, Same Old Poison. Londres : Anglo-Hebrew Publishing [distribué par Info Text Manuscripts, c/o 93c Venner Road, Sydenham, London SE26 5HU, Grande-Bretagne], [1999]. 8 p. 21 x 29,7 cm. Couv. ill. ISBN l-871473-49-7. £ 2.00. L’auteur traite ici de la nouvelle formule de la revue britannique Searchlight en revenant sur la personne de Gerry Gable et sur certains détails de sa carrière. Il parle également de la nature du pseudo-antiracisme contemporain et des pratiques des « antiracistes » britanniques.

Alexander Baron]. Adolf Hitler : Anti-Racist ! The Myth of Aryan Evil Exploded and the Real Roots of Racial Hatred Exposed. Londres : Anglo-Hebrew Publishing, [1999]. 14 p. 21 x 29,7 cm. Couv, ill. ISBN I-898318-49-2. £. 2.00. Au sommaire de cette brochure : une définition du racisme, l’antisémitisme en Allemagne sous les nazis, la politique de « discrimination positive » aux États-Unis d’Amérique, la répartition ou proportion des races dans les métiers, une comparaison avec la proportion de juifs en Allemagne dans diverses professions libérales en février 1933, le non-racisme d’Hitler selon l’auteur, une comparaison avec l’africanisation dans le Zimbabwe de Robert Mugabe, les nazis en faveur de l’intégrité raciale et culturelle des juifs, certains juifs vivent bien sous Hitler, quelques cas de condamnations de délits contre des juifs (notamment des profanations de cimetières et de tombes), les injures raciales punies dans l’Allemagne nazie (quelques exemples empruntés à la Jewish Chronicle), la suppression de certains numéros de la revue de Streicher, Der Stürmer, la collaboration ou le partenariat entre nazis et sionistes, des juifs dans l’armée allemande, les services de renseignement et dans la Gestapo, l’épisode des Jeux Olympiques avec Jesse Owens, les relations des nazis avec les Arabes, les Japonais et les Indiens, l’escroquerie du pseudo-antiracisme contemporain

Wilhelm STAEGLICH. Der Auschwitz-Mythos : Legende oder Wirklichkeit ? Eine kritische Bestandsaufnahme. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek [Postfach 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], [août ou septembre] 1998 [reproduction en fac-similé de l’édition publiée en 1979 par Grabert, Tübingen – sans les photographies]. XII-468 p. 14,5 x 20,5 cm. Bibliographie. Index. 3 annexes. Coll. Veröffentlichungen des Instituts für deutsche Nachkriegsgeschichte, IX. DM 50.

Walter N. SANNING. Die Auflösung des osteuropäischen Judentums. Trad. de l’américain par Eberhard Weber. Préf. d’Arthur R. Butz. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [août ou septembre] 1998 [reproduction en fac-similé de l’édition publiée en 1983 chez Grabert, Tübingen]. XV1-320 p. 13,3 x 19,9 cm. Tableaux. Bibliographie. Index. DM 40.

Ingrid WECKERT. Feuerzeichen : die « Reichskristallnacht ». Anstiften und Brandstiften, Opfer und Nutzniesser. Avant-propos de Wilfred von Oven. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [mars] 1999 [reproduction en fac-similé de l’édition parue en 1981 chez Grabert, Tübingen]. 304 p. 12,2 x 19,8 cm. Bibliographie. Index. DM 4S.

Paul RASSINIER. Das Drama der Juden Europas : eine technische Studie. Trad. par Marie-Adelheid, princesse Reuss-zur-Lippe. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [mars] 1999 [reproduction en fac-similé de l’édition parue en l965 chez Pfeiffer, Hanovre]. 274 p. 13,5 x 20,5 cm. DM 40.

Steffen WERNER. Die zweite habylonische Gefangenschaft : zum Schicksal der Juden im Osten seit 1941. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [mars] 1999 [reproduction en fac-similé de l’édition parue en 1990 chez l’auteur, Pfüllingen]. [4]- 202 p. 14,5 x 20,5 cm. DM 31.

Paul RASSINIER. Was ist Wahrheit ? Die Juden und das Dritte Reich. [Anvers] : [Vrij Historisch Onderzoek], [septembre 1999] [reproduction en fac-similé de la cinquième édition publiée en 1979 par Druffel-Verlag]. 288 p. 14,2 x 20,6 cm. Couv. ill. Index. 115 F. Traduction de : Le Véritable Procès Eichmann ou les Vainqueurs incorrigibles (1ère édition française en juin 1962 ; réédition en 1983 par la Vieille Taupe). Comporte 10 appendices dont 5 qui ne figurent pas dans la version française.

Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 1. Gisela Kaatz. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek [Postfach 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], [mars] 1999. 28 p. 14,4 x 21 cm.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 2. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [mai ?] 1999. 20 p. 14,4 x 21 cm.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 3. Werner Weinlein u.a. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 24 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 4. Käthe Schönmottel u.a. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 28 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 5. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 24 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 6. Walter Neuner. Teil I. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 24 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 7. Walter Neuner. Teil 2. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 24 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill.
Gegen des Vergessen. Erlebnisberichte von Überlebenden des Völkermords am deutschen Volk. Heft 8. Albert Steffen u.a. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, [septembre 1999]. 24 p. non numérotées. 14,4 x 21 cm. Couv. ill. Huit courtes brochures qui reproduisent les témoignages d’Allemands victimes des grandes épurations ethniques en Europe centrale et orientale après la seconde guerre mondiale.

Carlos PORTER & Vincent REYNOUARD. Injustice au procès de Nuremberg. Comment les 300 000 déclarations sous serment versées par la Défense au procès de Nuremberg ont été écartées par le Tribunal. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek [], [1999], [iv]- 124 p. 14,7 x 20,3 cm. III. Coll. Les cahiers du procès de Nuremberg, 2. 120 FF (+ 15 F). Les auteurs ont déjà consacré un premier cahier au procès de Nuremberg (voir la note de lecture à ce propos dans Akribeia, n° 3, octobre 1998, p. 214). La première partie du présent ouvrage [11-26] est consacrée à la définition de ce qu’est une « organisation criminelle » et au fait que, selon les auteurs, l’accusation n’a jamais précisé de quoi il s’agissait. Dans son introduction, Vincent Reynouard a d’ailleurs rappelé l’étonnant article 10 du Statut du TMI qui était ainsi rédigé : « Dans tous les cas où le Tribunal aura proclamé le caractère criminel d’un groupement ou d’une organisation, les autorités compétentes de chaque signataire auront le droit de traduire tout individu devant les tribunaux nationaux, militaires ou d’occupation en raison de son affiliation à ce groupement ou à cette organisation. // Dans cette hypothèse, le caractère criminel du groupement ou de l’organisation sera considéré comme établi et ne pourra plus être contesté » [4]. Et il ajoutait ce commentaire ; « Pour la première fois, donc, dans l’histoire du monde (dit) civilisé, le législateur instaurait la notion de culpabilité collective à l’encontre de personnes ayant appartenu à des organisations. Même les nationaux-socialistes, que l’on accuse de toutes les iniquités, n’avaient pas osé s’aventurer sur ce terrain mouvant » [4]. La seconde partie, la plus longue [27-123], traite du « sort réservé à Nuremberg aux 300 000 déclarations de la défense ». Quelques titres de paragraphes donnent une petite idée de leur contenu : la défense produit 102 témoins et verse 312 022 déclarations sous serment [27-30], mensonges à propos du témoin Sievers [43-47], témoins écartés parce qu’ils niaient avoir connu les atrocités nazies [52-56], la tactique de l’Accusation : opposer aux témoins des documents sur des crimes qui auraient été commis à des milliers de km d’où ils se trouvaient au moment des faits [90-92], l’Accusation verse des documents sans valeur probatoire [92], l’article 21 : une nouvelle pierre philosophale qui transmute des documents apocryphes en "preuves authentiques" [93-94], aucune vraie enquête, aucune fouille [103-104], l’Avocat Général américain porte au compte de l’Accusation les 300 000 déclarations de la Défense [105-106].

Carlos PORTER & Vincent REYNOUARD. Holocauste : le vide documentaire. Réponse à Robert Wolfe, auteur de la brochure : Holocauste. La preuve documentaire. [S.l.] : Diffusion V.H.O., avril 1999. 24 p. 14,3 x 21 crn. Ill. 25 FF (+ 5 F). En 1993, l’archiviste américain Robert Wolfe publiait une brochure d’une quarantaine de pages intitulée : Holocaust. The Documentary Evidence. Il s’agissait d’un recueil de 33 documents censés « prouver » l’Holocauste. Sur ces documents, 30 voire 31 datent de la période 1933-1945 et, sur ces 30, 20 sont d’origine allemande (saisis par les vainqueurs en 1945) et 10 d’origine alliée. Les deux auteurs, C. Porter et V. Reynouard, écartent d’emblée 17 documents qui n’évoquent ni les meurtres de masse, ni les chambres à gaz, ni les camions à gaz, ni les Einsatzgruppen [3-5]. Restent 16 pièces qui constituent, selon les auteurs, « un groupe hétérogène sans aucune valeur probatoire » [6]. Fait plus troublant encore et qui est ici qualifié d’« extrêmement révélateur » [6], « l’auteur n’a même pas commencé par le commencement, il n’a pas publié une seule photo de l’arme du crime : ni celle d’un local qu’il présenterait comme ayant été une chambre à gaz homicide (même à l’état de ruine), ni celle d’un camion à gaz » [6]. Sont ensuite examinés deux documents relatifs au camp de Mauthausen [6], la copie d’un télégramme « anodin » de Heydrich [6-7], le protocole de Wannsee (l’opinion de Yehuda Bauer à ce sujet a été passée sous silence par Wolfe) [7-8], le « rapport Korherr » [8-9], les camions à gaz et le document Becker [10-12], un exemple de fausse traduction (le terme Seuchenabwehr a été traduit par « extermination » !) [12-13], un rapport d’activité des Einsatzgruppen d’origine douteuse [13-15], des photographies aériennes [16-18], plusieurs discours connus d’Himmler à Posen et à Weimar à propos de la guerre contre les partisans, le triage de prisonniers russes qui se transforme en Holocauste [19-21]. En conclusion, les auteurs écrivent que, pour prouver ce qu’il voulait prouver, « R. Wolfe a fouillé des tonnes de papiers, retourné des milliers de liasses, examiné des centaines d’épais dossiers ; il n’a pu que rassembler un maigre ensemble hétérogène de documents sans rapport avec le sujet, sans valeur probatoire, apocryphes ou bien ridicules. Afin de sauver la thèse qu’il défend, il n’a pas hésité à tronquer les textes, donner de mauvaises traductions et rédiger de fausses légendes. Parmi les documents qu’il a produit, aucun n’a résisté à l’analyse » [22]. Voici en définitive une intéressante brochure qui, nous l’espérons, aura été adressée à Robert Wolfe.

Hubert de BEAUFORT (avec la participation de Michel Bergès). Affaire Papon : la contre-enquête. Préface de Léon Boutbien. Postface de Jean-François Steiner. Paris : François-Xavier de Guibert [3, rue Jean-François-Gerbillon, 75006 Paris], mars 1999. 358 p. 15,5 x 24 cm. Couv. ill, Pl. h.t. en n.b. bibliographie, ISBN 2-86839-S64-3. 130 F. « La France se veut un État de droit alors qu’elle a initié, avec l’affaire Papon, une erreur judiciaire qui ternira durablement son image ; mais tout homme épris de justice se doit de rechercher la vérité afin de ne pas entacher le souvenir de la Shoah. // L’instruction s’est étirée sur quinze ans, annulant les procédures, modifiant les jurisprudences, déplaçant les magistrats chaque fois qu’un non-lieu risquait de mettre fin aux poursuites engagées. Cette instruction fut, en outre, incomplète et partiale, car elle a écarté des documents essentiels et des témoins importants, pour construire un acte d’accusation qui se trouva pratiquement vidé de ses attendus, après six mois de débats. Faute de preuves, le plus long procès de notre histoire judiciaire s’est, alors, construit sur un émotionnel médiatique exigeant la condamnation d’un des derniers fonctionnaires résistants de la France occupée. // Les Allemands oubliés, la guerre et le gaullisme récusés tant par l’accusation que par les parties civiles, il devenait possible de condamner Maurice Papon, non pour des délits prouvés mais pour des motifs politiques fallacieux. Arno Klarsfeld a, d’ailleurs, clairement résumé les objectifs recherchés par certains "fous de la mémoire" : "Quand les règles judiciaires ne me paraissent pas fondées, c’est vrai, je les refuse ou j’essaie de les détourner. Je reste militant avant tout." (Journal du Dimanche du 1er février 1998). // Pour retrouver la vérité enfouie, Hubert de Beaufort place les déportations reprochées à Maurice Papon dans leur véritable contexte, analyse la politique de répression nazie, précise le rôle de la préfecture de la Gironde, fait parler les responsables allemands de la France occupée : Karl Oberg et Friedrich Dohse, grands absents de dix-sept ans de procédure. Le livre rapporte aussi, entre autres, les témoignages décisifs de René Mayer, de Roger Landes, chef du réseau de résistance du SOE britannique à Bordeaux, et du grand rabbin Cohen. // À quelles conclusions aboutit cette contre-enquête ? Maurice Papon n’a jamais collaboré ni facilité les déportations, bien au contraire. L’historien Michel Bergès, le meilleur connaisseur de l’affaire depuis les origines, démontre que les sabotages réels, initiés par la préfecture, ont permis de sauver environ 400 personnes des convois vers Auschwitz. Deux grands témoins, Léon Boutbien, président international de l’Union des Déportés et résistants, et Jean-François Steiner, auteur de Treblinka, préfacent et concluent ce document décisif : le procès était injustifié et la condamnation, inique » [4e de couv.].

Albert LONDRES. Au bagne. Paris : Le Serpent à Plumes [20, rue des Petits-Champs, 75002 Paris], 1998 [1923]. 262 p. 10 x 14,5 cm. Couv. ill. Coll. Motifs, 59. ISBN 2-84261-071-7. 35 FF. « Cayenne. Guyane française. Le bagne. C’est l’absolue folie d’une institution qu’Albert Londres, missionné par sa rédaction, va découvrir, entre l’Île du Diable et l’Île du Salut. // Dans cet espace d’exotisme et de misère crue, c’est derrière les barreaux que se rencontrent les hommes. Les tatoués, les parias, les bandits, innocents et criminels, ils sont tous là, inoubliables. // Enquête, reportage, Au bagne est un de ces livres majeurs qui, par sa vérité, force les choses. Un an après sa parution, la France fermait pour toujours les portes du bagne » [4e de couv].

Albert LONDRES. Dante n’avait rien vu. Paris : Le Serpent à Plumes, 1999 [1924]. 220 p. 10 x 14,5 cm. Couv. ill. Coll. Motifs, 67. ISBN 2-84261-100-4. 38 FF. « Le succès de son enquête sur le bagne de Cayenne publiée en 1923 dans Le Petit Parisien avait incité Albert Londres à s’intéresser à d’autres bagnes, militaires cette fois, situés en Afrique du nord et dépendant du ministère de la Guerre. Se détournant de l’actualité immédiate d’alors (guerre du Rif au Maroc ou mort de Lénine), il s’embarque à Marseille. Londres avait été impressionné par un témoignage célèbre, celui de l’écrivain Georges Darien, publié trente-cinq ans auparavant, en 1890, sous le titre Biribi, discipline militaire. // Louant une voiture avec chauffeur dès son arrivée en Afrique du Nord, Londres – muni des autorisations officielles – sillonne le Rif à la recherche des quelque trois mille cinq cents "pégriots" et recueille bientôt, malgré l’hostilité de la hiérarchie militaire locale, les doléances inimaginables des soldats-bagnards qui sont soumis à des régimes d’une incroyable dureté. // Son reportage s’étalant sur dix-neuf articles est publié au printemps 1924 dans Le Petit Parisien sous le titre Biribi. Londres se montre violemment critique, notamment pour les sous-officiers en charge des condamnés. Il clôt ses articles par une lettre solennelle au ministre de la Guerre dans laquelle il réclame des réformes radicales, voire une suppression de ces bagnes indignes de la France. L’opinion publique, ainsi prise à témoin, est impressionnée et, dès l’été 1924, le ministre de la Guerre doit envoyer sur place une commission d’enquête. Les "travaux publics" de ces bagnes seront bientôt supprimés. // Peu après, le reportage est édité en livre sous le titre Dante n’avait rien vu. Il vaudra à Albert Londres d’être déclaré lauréat des prix littéraires de l’Ordre universel du mérite humain, qui a son siège à Genève. Il vaudra également à Londres un pamphlet hostile rédigé par le journaliste pied-noir Francis Doré, tout dévoué aux autorités militaires et dont le livre est publié en 1930 sous le titre Albert Londres n’avait rien vu » (texte d’introduction de l’éditeur [7-8]).

Albert LONDRES. Chez les fous. Paris : Le Serpent à Plumes, 1999 [192S]. 176 p. 11 x 17 cm. Couv. ill. Coll. Motifs, 44. ISBN 2-84261-033-4. 3S FF. « En 1925, Albert Londres "trempe sa plume" dans une plaie méconnue : l’enfermement des malades mentaux tel qu’on le pratique à l’époque. Mêlant à sa manière toujours vivante et faussement naïve descriptions, portraits et interviews, Londres (après avoir même tenté, pour les besoins de son enquête, de se faire passer pour fou) dresse l’état des lieux des hôpitaux psychiatriques de la France de l’entre-deux-guerres : locaux vétustes, absence de soins, mauvais traitements... Le bilan que fait le reporter après sa tournée des asiles est lourd et provoquera un tollé dans le milieu de la psychiatrie » [4e de couv.].

Albert LONDRES. Terre d’ébène. (La traite des Noirs). Paris : Le Serpent à Plumes, 1998 [1929]. 280 p. 10 x 14,5 cm. Couv. ill. Coll. Motifs, 8. ISBN 2-908957-29-9. 35 FF. « En 1927, Albert Londres embarque pour un périple de quatre mois dans les colonies françaises d’Afrique. Il a déjà écrit quelques articles sur les "petits Blancs" de Dakar, mais s’engage cette fois dans une enquête d’envergure sur les pratiques des colons usagers du "moteur à bananes". Il en rapporte un récit virulent, caustique, dont le lecteur sort tour à tour réjoui et atterré, dénonçant les milliers de morts survenues au nom de l’exploitation des forêts et de la mise en valeur du territoire. // Par la violence de ses dénonciations, Terre d’ébène suscitera furieuses polémiques et démentis violents. "Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort ; il est de porter la plume dans la plaie", écrit Albert Londres » [4e de couv.].

Paul-Éric BLANRUE. Miracle ou imposture ? L’histoire interdite du « suaire » de Turin. Bruxelles : EPO [Chaussée de Haecht 255, B-1030 Bruxelles, Belgique] ; Villeurbanne : Éditions Golias [BP 3045, 69605 Villeurbanne cedex], 1999. 272 p. 15 x 22,4 cm. Couv. ill. en coul. Pl. h.t. en coul. Bibliographie. ISBN : 2-87262-152-0 (Belgique) et 2-911453-53-2 (France). Prix non indiqué. Président-fondateur du Cercle zététique, association qui étudie les phénomènes prétendument paranormaux, Paul-Éric Blanrue publie parallèlement Enquêtes Z, la revue des sceptiques français. Il est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages d’histoire remarqués. Il s’intéresse ici à la question controversée du « suaire de Turin », considéré par beaucoup de catholiques comme l’authentique linceul du Christ. C’est le fruit de dix ans d’enquête. Dès l’introduction, l’auteur prend soin de préciser que le suaire n’est pas un article de foi et que, par conséquent, son authenticité ou son inauthenticité ne saurait modifier en quoi que ce soit les dogmes chrétiens. Au sommaire de cet ouvrage, synthèse des arguments des opposants à l’authenticité qui devrait susciter de vives répliques, on retiendra : une « fiche technique » du linceul [11-12], un rappel de l’existence de nombreuses fausses reliques (os de saints, morceaux de la Croix, dent du Christ, etc.) [13-28], la question de la représentation physique du Christ (portraits « chiropoètes » ou « achiropoètes », l’image d’Édesse, etc.) [29-49], les linges du Sépulcre (définitions de différents termes du Nouveau Testament, l’ambiguïté des textes, divers autres suaires) [51-68], la première apparition du suaire de Turin à Lirey, au XIVe siècle (aveu des faussaires, les arguments des sindonologues pro-suaires à ce sujet, le premier propriétaire de la relique) [69-93], la datation du suaire par la méthode historique, les arguments des partisans de l’authenticité [95-145], la critique des arguments des partisans de l’authenticité (la question du négatif, l’étude technique du tissu, les arguments du Dr Barlet [les blessures de la flagellation, la couronne d’épines, la plaie de la main gauche, les plaies des pieds, le coup de lance], les pollens, l’effet 3-D, les traces « fantômes ». le sang présumé) [147-175], l’analyse du suaire par les scientifiques et l’arbitrage du carbone 14 [177-191], l’hypothèse la plus probable de ce qu’est le suaire et la façon dont il aurait été fabriqué [193-206]. L’auteur annonce un ouvrage dont le titre sera probablement : Jésus a-t-il existé ?

Convoi parti de Vught pour Auschwitz le 3 juin 1944. Fait l’objet d’un article de Jean-Marie Boisdefeu repris par ailleurs.

Gedenkbuch. Häftlinge des Konzentrationslagers Bergen-Belsen. Niedersächsische Landeszentrale für politische Bildung (Centrale d’État de Basse-Saxe pour l’éducation politique) : Lohheide (Allemagne), avril 1995 Environ 700 p. 21 x 29,7 cm. Ce Gedenkbuch (« mémorial ») est essentiellement constitué de la liste d’environ 25 000 noms d’anciens détenus du camp de Bergen-Belsen (entre 100 000 et 120 000 personnes seraient passées par ce camp). La cartothèque du camp ayant été volontairement détruite par les SS, selon les éditeurs de l’ouvrage, une liste a été reconstituée mais, comme on le voit, elle est encore très fragmentaire. Une seconde édition beaucoup plus volumineuse est en cours d’édition mais, comme la première, elle est financée par l’État de Basse-Saxe et est, en principe, réservée aux institutions spécialisées. Les particuliers pourront peut-être bien s’en procurer un exemplaire mais à un prix élevé (les personnes intéressées peuvent me contacter par l’intermédiaire de la revue). La liste reprend le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, la date et le lieu de libération ou de décès des détenus. Bien que cet ouvrage soit une oeuvre pie, son grand intérêt n’échappera pas aux chercheurs. [J.-M. Bdf.].

Henri de FERSAN. Le Racisme antifrançais et antichrétien. Rapport annuel 1998 (juillet 1996-juin 1997). Saint-Nectaire : Publications HdF [Treizanches, 63710 Saint-Nectaire], 1998. 368 p. 15 x 21 cm. Couv. ill. Bibliographie. ISBN 2-9512594-0-9. 149 F. Henri de Fersan a déjà publié en 1997 Le Racisme antifrançais, sorte de rapport annuel des actes à caractère souvent raciste (ou xénophobe) commis contre des « Français de souche » par des personnes issues de l’immigration ou immigrées de fraîche date. Le présent ouvrage constitue une suite à ce premier rapport et est construit sur le même schéma. Au sommaire : la France vers la guerre civile [26-86], insécurité et racisme antifrançais : les faits [87-133], crimes racistes et violences ethniques [134-157], le Front national, bouc émissaire idéal [158-200], immigration : fantasmes et réalité [201-243], le racisme antiblanc dans le monde [244-279], l’affaire des disparus d’Algérie [280-287]. Les documents en annexe [289-348] fournissent toute une série de statistiques et de chiffres sur différentes questions. L’auteur prépare un nouvel ouvrage sur L’Imposture multiraciste (120 F franco en souscription).

Bulletin trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 61, septembre-décembre 1998. Ce numéro est essentiellement constitué par le n° 2 de décembre 1998 du Cahier international sur le témoignage audiovisuel. On relèvera les articles suivants :
– [p. 35 sqq.] : Eva Lezzi, « Verfolgte Kinder Erlebnisweisen und Erzählstrukturen ». L’auteur relate notamment [52] l’interview de Kurt G., juif allemand né en 1927 à Krefeld. En 1939, le jeune Kurt fut autorisé par les Allemands à émigrer en Écosse avec un groupe d’autres enfants juifs [voir Jean-Marie BOISDEFEU, La Controverse sur l’extermination des Juifs par les Allemands, VHO, Anvers, 1996, tome 2, p. 30, note infrapaginale 22], il avait donc 12 ans ; à la fin de la guerre, on le retrouve engagé volontaire dans l’armée britannique. Ceci peut expliquer pourquoi les Allemands, une fois les hostilités déclenchées, ont interdit l’émigration des juifs.
– [p. 99 sqq.] : Nathan Beyrak, « Testimonies of Non-Jewish Witnesses in Poland ». En mars 1988, Beyrak et des collègues ont passé 6 jours en Pologne pour y enregistrer le témoignage de Polonais non juifs vivant à proximité des camps dans lesquels, selon les historiens officiels, les juifs furent exterminés. Beyrak avait déjà été en Pologne et il compte y retourner jusqu’en fin 1999. Sans attendre, il nous donne déjà un résumé – fort succinct – des premières interviews qu’il a réalisées. Il est à noter qu’un certain nombre des témoins interviewés avaient déjà témoigné dans le passé et sont connus des chercheurs. Ces témoins sont :
° Chelmno ; Zofia Szalek, Sabina et Tadeusz Wojtczak, Stanislawa Stryjkowska.
° Treblinka : – Stefan Kucharek, un cheminot qui conduisit des trains de juifs dans le camp de Treblinka. Si Kucharek accepte volontiers de témoigner, en revanche, certains témoins ne veulent pas témoigner, déplore Beyrak. On ne peut qu’approuver leur réticence car, de nos jours, il est devenu dangereux de témoigner (on l’a encore vu au procès intenté en Suisse à Jürgen Graf, au cours duquel un expert cité par la défense a été accusé par le procureur de violer la loi antirévisionniste et a donc été menacé de poursuites). Les déplorations de Beyrak sont d’ailleurs mal venues car il reconnaît lui-même les risques pris par les témoins. Ainsi dit-il à propos de ce Kucharek : « Comme il semble ne pas comprendre qu’il s’est compromis comme collaborateur [en conduisant des juifs à la mort], il parle librement de ses faits et gestes à l’époque de l’Holocauste, sans essayer de dissimuler le fait qu’il était bien au courant de ce qui se passait dans le camp. » On prendra donc connaissance avec intérêt du témoignage (55 minutes) de Kucharek lorsqu’il sera publié. Du peu qu’en dit l’auteur, relevons qu’il parle « d’un train de 24 voitures Pullman venant de France, dans lesquelles, après l’évacuation des passagers, on trouva des bouteilles d’alcool fin ». On avait déjà entendu des choses de ce genre dans le film Shoah de Claude Lanzmann. Or, pour les historiens, les juifs de France sont allés soit, pour un petit nombre, à Maïdanek, à Sobibor et dans les Pays baltes, soit, pour la plupart, à Auschwitz. Dès lors, si Kucharek a dit vrai – ce dont l’auteur ne semble pas douter – c’est que ces juifs de France – des vieux, des femmes et des enfants – venaient probablement d’Auschwitz et n’y avaient donc pas été gazés, contrairement à ce qu’affirment les historiens. Bien entendu, ces témoignages ne sont pas crédibles sur certains points mais tous les témoignages en faveur de la thèse exterminationniste sont plus ou moins de la même eau et, puisque les historiens n’en ont pas d’autres à nous proposer, on doit bien s’en contenter. Autres témoins interviewés : – Jerzy Skarzinski. On notera qu’un homonyme est déjà cité par Vassili Grossman dans L’Enfer de Treblinka [16]. D’après ce que dit l’auteur, ce Jerzy Skarzinski avait lui aussi déjà témoigné après la guerre alors qu’il était encore enfant (en mentant sur son âge lorsqu’il fut interrogé par les autorités communistes : il était moins jeune qu’il n’a réussi à le faire croire). – Eugeniusz Wejcik, dit l’auteur, a déjà témoigné sur la révolte de Treblinka mais, cette fois-ci, il refusa de témoigner à nouveau, du moins de se laisser filmer ou enregistrer car, précisa-t-il, « il gardait un souvenir amer de la visite de Claude Lanzmann dans la région ». Toutefois, il assista à l’interview de Skarzynski et il ne put s’empêcher d’intervenir et, de ce fait, ses dires furent tout de même enregistrés. Selon l’auteur, les deux témoins précités « aussi furent très impressionnés par un transport venant de France et ils se souviennent de wagons luxueux équipés de gramophones ». Puisque pareils propos n’émeuvent toujours pas l’auteur, il faudra donc finalement bien l’admettre : des juifs de France n’ont fait que transiter par Auschwitz. – Eugenia Samuel, selon la rumeur, était du dernier bien avec les gardes ukrainiens. Non seulement, elle leur rendait visite dans le camp mais elle les recevait même chez elle. Elle sait tout, mais à la façon d’un guide qui a appris sa leçon, se plaint Beyrak. Et les autres ? – Parmi les nombreux témoins qui ont refusé de témoigner, « un conducteur de train à Treblinka, qui a refusé de témoigner en niant avoir effectué ce travail durant la guerre ».
° Belzec :– Tadeusz Jarosz, enfant au moment des faits ; – Bronislaw Ragan : un des artisans qui construisit le camp et même, ainsi qu’il l’a répété sa vie durant à sa fille, travailla à la construction des chambres à gaz. Malheureusement, il est vieux et infirme et les interviewers n’ont rien pu en tirer. Il a toutefois témoigné jadis et Michael Tregenza possède une bande de son témoignage oral. Sa femme Rozalia Ragan a déclaré que son mari avait construit 2 baraquements du camp, dont l’un équipé de portes caoutchoutées. – Stefan Kirsz, conducteur de train de juifs à destination de Belzec. « Il donne les détails techniques de son travail mais, étant bien au courant de la nature réelle de son travail, il nie avoir eu connaissance du sort des gens qu’il amenait à Belzec. Il a été difficile de le persuader de parler et sa coopération a été limitée. » – Josef Swietojawski témoigne sur le camp de Kolo, camp d’abord réservé aux juifs – il y a vu des Juifs y arriver à pied – puis réservé ensuite aux Tziganes. – Bronislaw Czachor, charpentier qui participa aussi à la construction du camp. Il se souvient notamment de 2 baraquements, un de forme rectangulaire, l’autre de forme carrée dont les murs étaient recouverts de fer-blanc, les murs étaient composés de 2 parois et de sable entre elles. Le corridor entre le quai et la baraque était tapissé de branches d’arbre constamment renouvelées. « Ce témoignage est en réalité une description technique détaillée de la construction d’une des 2 chambres à gaz de Belzec. » [Voir déjà ce genre de détails dans le témoignage de Kozak, dans : Les Chambres à gaz. Secret d’État de Kogon et alii, p. 138.] – Gizela Cidula. – Eugeniusz Jacuch, un enseignant, alors enfant, qui est « un exemple de la conspiration du silence qui a prévalu à Belzec après la guerre et aujourd’hui encore ». Il nie toute participation polonaise à l’extermination mais il n’a pas réussi à tromper l’auteur car « l’expression de son visage révèle le fait qu’il ne dit pas la vérité ». L’auteur ne comprend d’ailleurs pas pourquoi il a accepté de parler : pour être agréable à Dorota Ragan ? s’interroge Beyrak. À noter que, d’après Jacuch, les juifs de Belzec furent envoyés à Sobibor. – Parmi les témoins qui ont refusé de parler, un des constructeurs du camp. Il avait accepté de témoigner mais sa femme, marié en premières noces avec un garde ukrainien du camp, l’en aurait dissuadé.
° Trawniki : – Alexandra Nizie habitait très près de la clôture du camp. Par sa fenêtre, elle a vu à 5O mètres la liquidation de 10 000 juifs en novembre 1943. Pour couvrir le bruit des fusils-mitrailleurs, les Allemands avaient ouvert un poste-radio à fond. Comme nous l’avons déjà signalé, ce genre de stupidités ne semble nullement déranger Beyrak. – Wiktoria Salega, soeur de Alexandra Nizie.
° Auschwitz : Beyrak et son équipe comptent y travailler lors d’un voyage en juillet 1999.
Adresse : Fondation Auschwitz, 65, rue des Tanneurs, B-1000 Bruxelles. Abonnement annuel : 1 000 FB pour 4 numéros. [J.-M. Bdf.].

Gerhart M. RIEGNER. Ne jamais désespérer. Soixante années au service du peuple juif et des droits de l’homme. Paris : Editions du Cerf [29, boulevard La Tour-Maubourg, Paris], septembre 1998. 688 p. Couv. ill. Pl. h.t. Index. Coll. L’histoire à vif. ISBN 2-204-06133-6. 185 F. Toute sa vie, Gerhart M. Riegner a travaillé au sein du Congrès Juif Mondial. D’abord responsable de l’antenne genevoise de l’organisation, il en devint secrétaire général, puis coprésident du conseil directeur et enfin vice-président d’honneur.
[La première partie de ce résumé porte sur le témoignage d’Izak L., juif belge réfugié en Suisse ; il fait l’objet d’un article de Jean-Marie Boisdefeu repris par ailleurs.]
Le livre de Riegner comporte, bien entendu, d’autres chapitres que nous ne pouvons pas résumer ni même citer, faute de place. Citons tout de même le chapitre sur l’Accord de Luxembourg entre l’Allemagne fédérale et les juifs [561 sqq.] et, pour démontrer – si c’était encore nécessaire – le manque total de sens critique de Gerhart M. Riegner (et de tous les siens), terminons sur le chapitre consacré au fameux rapport Vrba et Wetzler [129 et 130] : En 1944, Riegner reçut du Dr Kopecky, ministre tchèque auprès de la SDN (Société des Nations), le rapport Vrba et Wetzler, du nom de deux juifs évadés d’Auschwitz (rapport dont l’analyse a déjà été faite, notamment par Robert Faurisson et Enrique Aynat ; voir par exemple, de ce dernier, « Les "Protocoles d’Auschwitz" sont-ils une source historique digne de foi ? », dans Akribeia, n° 3, octobre 1998). En l’étudiant, Riegner fut, dit-il, frappé par le fait que les juifs de Theresienstadt avaient été envoyés à Auschwitz « pour subir une quarantaine de six mois », c’est-à-dire, selon l’histoire officielle, pour être gazés après six mois de... quarantaine. En d’autres termes, selon les historiens, les Allemands ne voulaient pas gazer des gens éventuellement porteurs de virus mais uniquement des êtres en bonne santé. Mais continuons : Riegner constata alors que la quarantaine de six mois allait expirer dans cinq jours pour l’un des groupes arrivés de Theresienstadt. « Aussitôt, j’ai sauté dans un taxi pour aller chez Kopecky. Je lui ai montré le rapport et lui ai dit ; "Tentons de sauver ces gens !" Kopecky l’approuva et remit aussitôt au correspondant bernois de la BBC un message urgent que, prévoyant, Riegner avait déjà rédigé dans le taxi, message destiné à mettre en garde les juifs de Theresienstadt en quarantaine à Auschwitz. La BBC diffusa le message à plusieurs reprises et comme l’aurait confirmé plus tard Erich Kulka, alors détenu à Auschwitz, le message fut reçu par le mouvement de résistance du camp, lequel s’empressa de faire disparaître le groupe des juifs de Theresienstadt du baraquement dans lequel il était en quarantaine. Malheureusement, Riegner ne sait toujours pas si son intervention a pu sauver ses coreligionnaires mais, enfin, il s’en console en se disant qu’au moins, il a fait preuve « d’imagination et d’initiative pour sortir de la routine ». Ce récit figure aux pages 130 et 131 de l’édition française des mémoires du vice-président d’honneur du Congrès Juif Mondial. Celui qui ne me croit pas n’a qu’à s’y reporter, il verra que je n’invente rien. Un comportement aussi niais prouve encore, si besoin en était, le peu de crédibilité que possèdent les informations transmises en 1942 par Riegner. Le fait que les historiens lui accordent encore à ce jour du crédit et continuent à célébrer son fameux télégramme les discrédite encore un peu plus. [J.-M. Bdf.].

Revue d’histoire de la Shoah / Le Monde juif, n° 165, janvier-avril 1999, 265 p. Ce numéro, consacré au « Devoir de désobéissance », contient surtout un article de Jochen Guckes intitulé : « Le rôle des chemins de fer dans la déportation des Juifs de France » [28-110]. Il s’agit d’une étude très fouillée sur l’organisation des chemins de fer allemands et plus particulièrement sur l’organisation et le financement des transports vers l’Est des juifs français. Le moins qu’on puisse dire est que cette étude est très compliquée mais très instructive. En définitive, les conclusions de l’auteur [104] concordent sur certains points avec celles qu’ont déjà exposées des révisionnistes comme R. Faurisson. Qu’on en juge :
– « Les convois de déportation n’ont pas été traités par un département spécialisé en la matière. » Et l’auteur précise même en note de bas de page : « Ce fait semble être une preuve de plus quant à l’absence d’un plan prémédité et bien organisé pour tuer tous les Juifs d’Europe. Il appuie la thèse structuraliste d’une réaction face aux besoins dans le cadre d’une radicalisation successive. » L’auteur poursuit : « Au contraire, la Reichsbahn a utilisé des procédures tout à fait routinières, comme pour n’importe quel train commercial : les mêmes fonctionnaires ont rempli les mêmes formulaires, ont donné les mêmes directives et ont facturé les mêmes tarifs. Par conséquent, les déportations n’étaient pas secrètes, contrairement aux mouvements de troupes. »
Analysant les raisons qui ont poussé les Allemands à exterminer les juifs et la relative facilité avec laquelle ils y sont arrivés, l’auteur n’hésite pas à affirmer [106] : « D’une part, l’assassinat des Juifs n’était pas en concurrence avec la victoire militaire pour les dirigeants nazis, mais une de ses conditions nécessaires. Pour eux, les Juifs étaient l’ennemi principal du peuple allemand et à l’origine de toutes les résistances contre les militaires allemands. Dans cette optique, la "Solution finale" devenait logique et indispensable à la victoire finale. » Et l’auteur de rappeler la lettre du 30 janvier 1943 de Himmler à Ganzenmüller : « [...] La base de la pacification du Gouvernement général [...] est l’évacuation de tous les soutiens des bandes et de tous leurs membres supposés. En premier lieu, c’est l’évacuation des Juifs. L’évacuation des Juifs de l’Ouest en fait également partie, parce qu’il faut, le cas échéant, là aussi y compter avec un nombre croissant d’attentats » [79]. L’auteur insiste sur ce point [103] : « Il est également à constater que la SS a justifié les déportations par la sécurité des troupes allemandes en France, un motif également avancé pour les massacres à l’Est et en parfait accord avec le fait que c’était le commandant militaire qui a initié la déportation en France. » En ce qui concerne la facilité avec laquelle les déportations ont été réalisées, Guckes dit [107] : « Mais surtout, la quantité de trains nécessaire à la déportation des Juifs d’Europe était finalement relativement faible ». Et encore : « Vu les effectifs utilisés, tant en personnel qu’en matériel ou capacité de transport, l’effort pour déplacer les victimes d’un bout de l’Europe à l’autre ne peut plus être maintenu comme la preuve d’un primat de la "Solution finale" sur l’effort de guerre. » En note de bas de page, l’auteur précise sa pensée : « Ces faits montrent que les vieux concepts des intentionnalistes et des fonctionnalistes ne suffisent plus à interpréter les connaissances d’aujourd’hui. Une synthèse des deux visions intégrant le poids de l’idéologie et celui de l’action individuelle dans l’analyse des structures a été tentée à plusieurs reprises, mais, à ce jour, elle n’a pas encore été formulée définitivement. »
– « Ces trains de déportation n’étaient pas non plus prioritaires devant d’autres trains. Tous les transports de la Wehrmacht et tous les trains importants et indispensables à la guerre passaient avant eux. De même, les responsables du RSHA n’étaient pas en position d’exiger des capacités de transport, ils ont seulement pu les demander. Mais dans la plupart des cas, ces demandes ont été satisfaites, en dépit des difficultés rencontrées par les chemins de fer. »
– La SNCF a collaboré avec les autorités allemandes et a tiré profit des déportations. Les cheminots résistants n’ont pas tenté d’entraver les déportations alors qu’ils se sont attaqué aux trains de la Wehrmacht. On notera [57] que l’implication de la SNCF, si ce n’est sa responsabilité, dans les déportations de juifs ne s’est pas limitée à la France. Ainsi, depuis l’armistice, la SNCF a loué aux Allemands des dizaines de milliers de wagons et de locomotives de sorte qu’« une utilisation de wagons français dans les trains de déportation [des juifs de toute l’Europe] devint pratique courante ».
– Les chemins de fer allemands ont donc adressé des factures au RSHA (Centrale SS) pour les transports de juifs en appliquant des tarifs ordinaires et le RSHA a dû les régler (en en laissant d’ailleurs quelques-unes impayées). « Or, il n’y a pas eu de poste de budget pour la "Solution finale" » [95] et la SS a dû recourir à l’« autofinancement » par les juifs (saisie de leurs biens) pour régler ces factures. L’État français a participé au financement des déportations en réglant indirectement (par le biais du règlement des frais d’occupation résultant de la convention d’armistice) la partie du parcours située en France [103]. Toutefois les frais de transport et de convoyage franco-français (des camps d’internement jusqu’à Drancy) ont été supportés entièrement par la France. On peut même citer le cas d’une facture en souffrance qui a finalement été réglée par l’État à la SNCF après la Libération [99].
L’importance de cette étude n’échappera pas au lecteur, Il est en outre remarquable qu’elle ait été publiée par l’organe du CDJC. Néanmoins, il est à craindre que ses commanditaires n’en retiennent qu’une seule chose : la SNCF a participé activement à la déportation des juifs et elle doit donc payer.
A signaler aussi les deux articles suivants :
– Yves Ternon, « La conscience perdue du docteur Münch, médecin SS à Auschwitz » [163-184]. Signalons que Münch vient d’être inculpé par la justice allemande et qu’il pourrait bien finir ses jours en prison. On apprend aussi que la justice française s’intéresse à lui pour des propos incorrects (voir Le Figaro, 8 septembre 1999, p. 25 ; Le Monde, 9 septembre 1999, p. 11).
– Freddy H. Abravanel, « Ma déportation (août 1943) jusqu’à mon retour en Grèce (août 1945) » [208-221]. Il s’agit de la relation d’un juif grec-espagnol déporté à Bergen-Belsen et envoyé en Palestine via l’Espagne et l’Afrique.
Adresse : Centre de Documentation Juive Contemporaine, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris Abonnement ordinaire : 225 F pour 1 an (3 à 5 numéros par an). [J.-M. Bdf.].

Revue d’histoire de la Shoah / Le Monde juif, n° 166, mai-août 1999, 264 p. Ce numéro, sous-titré en couverture sur fond noir : « Négationnisme. Le génocide continué », est pour moitié consacré au révisionnisme de la déportation des juifs par les Allemands : éditorial de Georges Bensoussan [4-6], suivi d’articles de Valérie Igounet (sur l’histoire du révisionnisme en France) [7-43], de Jacques Tarnero (pessimiste, l’auteur insiste notamment sur la progression fulgurante du révisionnisme dans le monde musulman à la suite de l’affaire Garaudy) [44-75], de Georges Bensoussan (sur les liens entre révisionnisme et antisionisme) [76-88], de Didier Daeninckx (« De Treblinka à Bordeaux », dans lequel l’auteur règle un solde de compte avec Jean-François Steiner et son ami Gilles Perrault) [89-99], de Wilhelm Lasek et Peter Mayr (sur le révisionnisme en Autriche) [100-120]. À signaler aussi des articles de Diane Afoumado (sur le mauvais accueil réservé par les juifs français – et occidentaux – aux juifs est-européens durant les années trente) [121-143] et de Jeanne List-Pakin (sur la liquidation du ghetto de Kielce) [166-194].
Les lois liberticides n’autorisant plus guère à analyser et répliquer à ce genre de littérature, on se bornera à renvoyer à la page 255 du même numéro ; résumant les mémoires de Gerhart M. Riegner, Madeleine Steinberg écrit : « Pourtant des lettres reçues de Pologne, ainsi que des réfugiés venant des pays de l’Est, avaient confirmé l’extermination des Juifs. En particulier, un Juif belge, déporté, avait été sauvé par un officier allemand qui lui avait confié : "Tous les Juifs inaptes au travail doivent être supprimés." Les témoignages existaient, mais personne, parmi les chefs alliés, n’y a vraiment cru. » Or, comme nous l’indiquons par ailleurs (voir note de lecture plus haut sur l’ouvrage de Riegner), tout ce que ledit juif de Belgique a rapporté à Riegner n’était que pure invention. On a ici une bonne illustration de la réalité du révisionnisme historique : être révisionniste n’est rien d’autre que douter des versions officielles de l’histoire (signe, disait l’historien Marc Bloch, d’une bonne santé mentale), éventuellement de dire non (c’est-à-dire penser, selon le philosophe Alain), puis dénoncer les erreurs et les inexactitudes et, enfin, tenter d’écrire une version honnête de l’histoire sans chercher à vouloir l’imposer à ses semblables de manière autoritaire, sans proscrire ses adversaires, sans les ruiner, sans les emprisonner, sans attenter à leur vie. Affirmer que le révisionnisme est la continuation d’un génocide est une outrance de plus qui n’honore pas la prêtraille qui en est l’auteur. Adresse : Centre de Documentation Juive Contemporaine, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Prix de ce numéro : 75 F + 16 F de port. [J.-M. Bdf.].

Het nederlandsche Roode Kruis (Den Haag, Pays-Bas). Auschwitz. Il s’agit d’une publication en 6 tomes (« Deel ») de la Croix-Rouge néerlandaise consacrée à l’étude de la déportation des juifs des Pays-Bas. Ces tomes ont été rédigés par différents employés du Département J (juifs) [« Afdeling J (Joodse personen) »] du Service d’Information (« Informatiebureau ») et diffusés peu après la fin de la guerre (texte le plus souvent dactylographié sur format A4).
l. Deel I : Het Dodenboek van Auschwitz, rédigé par A. de Haas et K. Selowsky et publié en juin 1947 ; 20 p. Il y est question du tome 22 des Sterbebücher d’Auschwitz (Erstbuch, 1942, Band 22, Nr 31501-33000) : ce tome a été rapporté aux Pays-Bas par A. Treurniet du Rijksinstituut van Oorlogsdocumentatie (RIOD) de La Haye, qui l’avait trouvé à Buchenwald.
2. Deel II : De deportatietransporten van 15 Juli 1942 tot en met 24 Augustus 1942, rédigé par H. Blokker et S. Broekman et publié en mai 1948 ; 52 p.
3. Deel III : De deportatietansporten in de zg. Cosel-periode (28 Augustus tot en met 12 December 1942), rédigé par J. Looijenga, chef du Bureau J et publié en octobre 1952 ; 97 p. + 12 p. d’annexes non numérotées. L’analyse du convoi du 9 octobre 1942 [72 sqq.] est l’occasion d’une interprétation tellement tordue du témoignage d’un rescapé qu’il vaut la peine de s’y attarder : voyez l’article de Jean-Marie Boisdefeu publié par ailleurs.
4. Deel IV : De deportatietransporten in 1943, rédigé par J. Looijenga et publié en octobre 1953 ; 70 p.
5. Deel V : De deportatietransporten in 1944, rédigé par J. Looijenga et publié en décembre 1953 ; 38 p.
6. Deel VI : De afvoertransporten uit Auschwitz en omgeving naar het Noorden en het Westen en de grote evacuatietransporten, rédigé par H. v. Zeppelin et publié en mars 1952, seconde édition en janvier 1953 ; 125 p + 10 p. d’annexes format A4+ 2 p. d’errata. [J.-M. Bdf.).

Christian TERRAS (s.d.). Les Faussaires de l’histoire. Villeurbanne ; Éditions Golias [BP 3045, 69605 Villeurbanne Cedex], septembre 1999. 112 p. 11,5 x 21 cm. Couv. ill. Coll. Les dossiers de

Golias. ISBN 2-911453-82-4. La couverture porte comme mention : Lyon, capitale du négationnisme. 49 F. Cet ouvrage autour de l’affaire Plantin publié vers le 7 septembre réunit plusieurs textes dont une bonne partie ont déjà été publiés. Dans le prologue, on peut lire que « le négationnisme est un mensonge sur l’histoire, sur notre histoire humaine, sur une histoire qui relate des faits qui sont l’essence même de l’inhumanité. Nier que cette période de l’histoire fut inhumaine, c’est nier toute l’humanité, c’est nier chacun des humains et les nier tous ensemble » [7]. Et aussi : « Le négationnisme est simplement une forme du discours raciste qui revendique le droit de s’épancher sans entraves, comme dans l’avant-guerre. À parcourir les publications telle Akribeia de Jean Plantin, leur obsessionnelle folie, les ressassements compulsionnels de faits tordus regardés avec des lorgnettes borgnes, on ne peut que constater leur terrifiante perversion : nier les morts juifs pour mieux atteindre les vivants. Frapper les Juifs vivants dans leur âme, dans leur famille, dans leur souvenir pour nous tuer tous qui avons l’humanité pour cause. Chaque ligne, chaque mot des négationnistes vise à détruire et nous ne pouvons qu’en réclamer justice » [9]. Le reste est à l’avenant. Viennent ensuite six articles parus dans le n° 66 (mai-juin 1999) de la revue Golias. Intercalés entre ces textes, des extraits d’un document, sous le titre : « Robert Faurisson mène campagne pour Jean Plantin aux États-Unis » [33-36]. Un certain Gérard Panczer traite ensuite des sites Internet révisionnistes qui ont, paraît-il, activement soutenu Jean Plantin [40-59]. L’humaniste Pierre-Jérôme Biscarat évoque l’Université Lyon III, véritable « repaire de nazis » selon l’expression de Pierre Vidal-Naquet [60-86]. L’établissement d’une chronologie sur Lyon et le révisionnisme a été confié à l’organisation totalitaire SOS Racisme, chronologie qui part de 1978 (éclatement de l’affaire Faurisson) pour aboutir à 1999 (éclatement de l’affaire Plantin) [87-108]. Pour clore le recueil, on a reproduit la tribune libre que le très stalinien D. Daeninckx avait donné au quotidien Le Progrès le 7 juin 1999 [109-111].

La Lettre des résistants et déportés juifs / Revue d’information historique, n° 43, mars-avril 1999, 16 p. À noter en page 7 la traduction d’extraits de l’article que Varian Fry a fait paraître dans la revue américaine The New Republic du 12 décembre 1942 (« The Massacre of the Jews »). Varian Fry avait été chargé par l’American Rescue Committee, présidé par Eleanor Roosevelt et Albert Einstein, de faire libérer les réfugiés allemands antinazis internés en France. Les Éditions Plon viennent de publier la traduction du livre que Fry a publié par la suite (La liste noire, 1999). Dans l’article (repris également en annexe de son livre), Fry rapporte tous les bruits qui circulaient à l’époque (dont l’élimination des juifs par l’électricité). Adresse : Union des Résistants et Déportés juifs de France (rédacteur en chef : Adam Rayski), 35, place Saint-Ferdinand, 75017 Paris. Abonnement annuel (6 numéros) : 200 F. [J.-M. Bdf.].

Après Auschwitz, n° 270, mars 1999, 12 p. À signaler en pages 8 et 9, la traduction partielle de l’interview donnée au Spiegel (1998, n° 40) par le Dr Hans Münch, ancien médecin SS à Auschwitz et célèbre « témoin de la couronne » dans de nombreux procès. Le lecteur jugera de sa crédibilité sur la base de l’extrait consacré à la graisse humaine et dans lequel Münch « décrit comment les détenus creusaient des tranchées autour des bûchers. La graisse coulait dedans et on arrosait les cadavres à l’aide de louches. Ils arrivaient à brûler plus facilement. Lorsqu’un détenu n’obéissait pas au quart de tour, il pouvait arriver qu’un SS le pousse dans cette soupe bouillante. » Adresse : Amicale des Déportés d’Auschwitz et des camps de Haute-Silésie (principaux animateurs : Henri Bulawko et Raphael Esrail), 73, av. Parmentier, 75011 Paris. Abonnement annuel (4 numéros) : 150 F. [J.-M. Bdf.].

Mauvais Temps / Débats et combats contre le fascisme et pour la démocratie, n° 4, avril 1999, 152 p. Au sommaire : la scission du Front national, le processus de la rupture, les résultats de l’explosion, les perspectives après le congrès de Marignane (entretien avec René Mouriaux, Éric Osmond, Christian Picquet) [9-36], le FN-MN et le congrès de Marignane (Patrick Le Tréhondat) [37-40], le mythe ethnique dans l’idéologie du FN (Jacques Breitenstein) [41-56], la « préférence nationale » (Alexis Corbière) [S7-6S], l’internationale négationniste sur le Net (Gérard Panczer, enseignant-chercheur à l’Université Lyon 1) [67-78], Céline et ses critiques (Pierre- Antoine Durand) [79-91], le Bulletin célinien (P. Le Tréhondat) [93-95], la Nouvelle Droite et son « antiféminisme différentialiste » (Claire Lesselier) [97-101], le journal de Victor Klemperer (Cornélia Essner) [103-114], l’« ethnicisation » des travaux statistiques à l’INED (Jean-Marie Pernot) [115-122], la façon de filmer le FN (Jean-Louis Comolli) [125-141]. Adresse : Éditions Syllepse, 42, rue d’Avron, 75020 Paris. Abonnement (5 numéros) : 240 F ; prix du numéro : 70 F.

Bulletin [« réservé aux Amis de la Vieille Taupe »], n° 12, 19 décembre 1998-14 avril 1999, [16]p. Au sommaire : Pierre Guillaume dresse un bilan désabusé des six derniers mois en revenant en particulier sur quelques affaires judiciaires le concernant : l/ Procès Garaudy : l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui a condamné Pierre Guillaume le 16 décembre 1998 à 6 mois de prison avec sursis, à 30 000 F d’amende, au titre de la loi Fabius-Gayssot, et à quelque 40 000 F de dommages-intérêts et frais d’avocats. P. Guillaume a renoncé à se pourvoir en cassation, n’ayant plus confiance en la justice française. 2/ Procès du tract Brigitte Bardot ; condamnation de P. Guillaume, sur plainte de Mouloud Aounit (du MRAP), pour provocation au meurtre, à 2 mois de prison avec sursis, 10 000 F de dommages-intérêts à M. Aounit, plus 8 000 F à son avocat. 3/ Relaxe dans l’accusation de vol du fichier de la ville de Paris. 4/ Condamnation à 20 000 F d’amendes pour négation de crimes contre l’humanité dans l’affaire de la lettre aux professeurs de français-philosophie en classes préparatoires aux concours des grandes écoles scientifiques au sujet de Georges Pérec. Appel a été interjeté. En p.[4] de ce bulletin était reproduit le communiqué de presse du 15 janvier 1999 signé des « Amis de Jean Plantin ». Divers tracts étaient joints à ce bulletin : sur la guerre des Balkans, sur le procès de B. Bardot (version légèrement modifiée), le dernier livre en quatre volumes du professeur Faurisson, le détail (texte de R. Faurisson).

V.H.O. France Informations... [« Bulletin confidentiel d’informations révisionnistes »], n° 5-6, 15 février 1999, 24 p. Au sommaire : une longue réponse de Carlos Porter au journaliste John Erler, auteur d’un article venimeux à son sujet dans le quotidien régional belge, Le Matin, le 22 octobre 1998 [1-22, 24], un communiqué de presse concernant l’Affaire Plantin [23]. + n° 7-8, 19 mars 1999, 24 p. Au sommaire : l’importance de comprendre le passé pour appréhender l’avenir [1-2], le décès de Jean Pierre-Bloch [2], des charniers d’Allemands [3-4], un article diffamatoire de Charlie Hebdo sur les Malgré nous à Oradour-sur-Glane [4-6], une peine de prison avec sursis confirmée pour le révisionniste suisse René-Louis Berclaz [6], selon certains hommes politiques, « la mémoire du génocide des juifs doit être un des fondements de [...] la construction européenne » [7], l’embrigadement croissant de la jeunesse dans le cadre du « devoir de mémoire » [7-10], le rôle pédagogique nul joué par les procès Barbie, Touvier et Papon, les « terroristes d’une mémoire reconstruite » [10-12], le quotidien Le Monde donne des leçons de « bidonnage » [13], Résistance et désobéissance [14-15], un rappel des activités du résistant communiste Georges Guingouin [15-20], la statue de Winston Churchill inaugurée en plein Paris [21-23, 24], une lettre de Robert Faurisson [23]. + n° 9-10, 30 avril 1999, 20 p. Au sommaire : le Kosovo et un rappel des expulsions massives d’Allemands en Europe orientale et centrale après la seconde guerre mondiale [1-7], la démocratie vue par les mondialistes [8-9], la fausse alternative « démocratie ou barbarie » [10-11], le « devoir de mémoire » selon un rabbin [11-13], la supériorité supposée du peuple juif [13-15], le procès du sang contaminé [16-17], un texte de Roger Dommergue de Ménasce sur la banalisation des crimes communistes et de l’avortement [18-19]. + n° 11-12, 15 mai 1999, 28 p. Au sommaire : la méfiance de la Thora à l’égard de l’image [1], les spoliations dont ont été victimes de nombreux Allemands après 1945 et le cas de Josef Korbel, père de Madeleine Albright [1-3], toujours plus de demandes de réparations de la part de la communauté juive (les banques autrichiennes, l’Allemagne doit-elle payer encore pendant 150 à 200 ans ?, les travailleurs forcés, les tziganes, les Russes) [3-4], des voix (dont celle de Raul Hilberg) s’élèvent contre ces demandes croissantes [5], la shoah, « une arme pour justifier toutes les agressions, tous les conflits, toutes les violences » (analyse d’un article de Philippe Val paru dans Charlie Hebdo) (Vincent Reynouard) [6-9], la shoah et la légitimité d’Israël [9], l’affaire du magazine britannique GQ [9-10], un rappel de l’affaire du témoignage d’Henry Bily [10-11], le témoignage de Raoul Swiecnik [11-12], la rééducation des enfants issus de villes dont le maire appartient au FN [12-13], un projet de mémorial près du camp du Struthof [13], le Struthof après la « Libération » [13-14], la réutilisation des camps de concentration allemands par les Alliés après la guerre [14-22], le camp de Tronçais [22-23], Internet, « le cauchemar des censeurs » [24-25], Yehudi Menuhin, coupable aux yeux de certains de ses coreligionnaires d’avoir été l’ami du révisionniste Roger Garaudy [26-27], selon un rabbin, la mémoire de la shoah est un instrument qui permet de justifier « le devoir d’ingérence » [28]. + n° 13-14, 12 juin 1999, 20 p. Au sommaire : l’intervention (reproduite intégralement) du révisionniste d’origine juive Henri Lewkowicz sur les ondes de la radio France-Inter le 3 juin 1999 à propos de la position de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz (affaire dite du détail) et ses propos censurés par le journaliste Stéphane Paoli [1-2], la presse occidentale passée au crible révisionniste au sujet de la « guerre du Kosovo » (quelques titres de paragraphes : « L’Holocauste dans le discours des bellicistes », « Le cynisme des Alliés », « Conflit des Balkans et propagande occidentale », « Pour une histoire objective du Kosovo ») (première partie d’une étude rédigée par Vincent Reynouard) [2-18]. + n° 15-16, 30 juin 1999, 24 p. Au sommaire : un instructif rappel des 6 000 Allemands massacrés en Pologne en septembre 1939 à ceux qui dénoncent les « atrocités serbes » au Kosovo. + 4 p. sur l’affaire Jean-Louis Berger et le film antirévisionniste de Francis Girod, Terminale. + n° 17-18, 26 juillet 1999, 24 p. Au sommaire : la quasi-totalité de cette livraison est consacrée à la scandaleuse affaire Jean-Louis Berger, du nom de ce professeur certifié de lettres classiques dans un collège de Lemberg (Moselle), actuellement suspendu pour révisionnisme. Les différentes étapes de cette affaire sont examinées, examen qui met en évidence une présentation tendancieuse des faits de la part des autorités, les fausses accusations dont l’enseignement a été l’objet, la transformation d’élèves en délateurs anonymes, l’incroyable partialité de l’inspectrice d’académie dans son rapport, etc. En conclusion, l’auteur écrit que cette affaire « illustre l’emprise toujours croissante de Big Brother sur nos sociétés. Aujourd’hui, nos gouvernants ne cachent même plus le fait qu’ils utilisent l’Éducation nationale afin d’embrigader les élèves et les transformer en citoyens "politiquement corrects" » [21]. Le second article, signé Vincent Reynouard, traite de la mise en accusation de Slobodan Milosevic par le Tribunal Pénal International [23-24]. + n° 19-20, 10 août 1999, 24 p. Au sommaire : un long entretien avec Vincent Reynouard (propos recueillis par Herbert Verbeke) sur le discours de Jacques Chirac lors de l’inauguration le 16 juillet 1999 du Centre de la Mémoire d’Oradour, le Centre lui-même, les origines de l’engagement révisionniste de Reynouard, ce qui a poussé ce dernier à effectuer des recherches sur le massacre d’Oradour, les causes de la seconde guerre mondiale, etc. Adresse ; V.H.O., BP 60, B-2600 Berchem-2, Belgique.

Dualpha/ Revue de politique, d’histoire et de littérature, n° 6, mars-avril 1999, 112 p. Au sommaire : à propos du sport et de ses dénaturations (Philippe Randa) [5-7], les jeux télévisés (Ph. Randa) [9-10], le niveau de vie des agriculteurs européens (Alphonse Stürer) [11-14], le nationalisme à la veille de l’an 2000 (2e partie) (Roland Gaucher) [15-20], le dictionnaire du politiquement correct (« F ») (Nicolas Gauthier) [21-25], les réflexions de Konk [27-29], une tribune libre sur la Shoah (Jean-Marc Brissaud) [31-44], le bon sauvage et les droits de l’homme (Jean-Pierre Blanchard) [41 48], le droit des peuples contre les droits de l’homme (Jean Mabire) [49-55], une revue de presse (Guillaume Mansart) [56-58], un entretien avec Yves Bataille sur les relations entre la Serbie et le Kosovo réalisé avant l’agression de l’Otan [59-71], les chroniques littéraires (Les Manipulateurs de la culture de Roland GAUCHER, Berlin 42-43... et aujourd’hui de Pierre VERDURIER, Présence germanique en France d’Hubert KOHLER [73-85], des notes de lecture [87-94], la reproduction d’un texte d’Alphonse de Châteaubriand paru dans la revue Notre combat de septembre 1942 [97-101], le courrier des lecteurs [106-112], le billet d’humeur de N. Gauthier [4e de couv.], + n° 7, mai-juin 1999, 112 p. Au sommaire : les élections européennes (R. Gaucher) [7-14], le colonial-socialisme (Jacques Borde) [20-26], le suicide (A. Stürer) [27-31], l’avenir du nationalisme (R. Gaucher) [32-34], le dictionnaire du politiquement correct (lettre « G ») [35-37], la littérature et l’écologie (Jean Mabire) [43-59], la Bible et le nettoyage ethnique (Pierre Vial) [61-64]. les agents provocateurs de la Licra contre la liberté d’expression (affaire de la radio Ici et maintenant) (Jean-Paul Bourre) [65-73], des entretiens avec Patrick Gofman [76-81] et Olivier Krafft [82-87]. des recensions de livres [89-93], le courrier des lecteurs [107-111]. Adresse : Dualpha, Centre MBE 302, 69, boulevard Saint-Marcel, 75013 Paris. Abonnement (6 numéros) : 450 F. Prix du numéro : 95 F.

Alain G. Le maître de go, n° 90-91, mai-juin 1999, 56 p. Au sommaire : la reproduction intégrale de l’ouvrage des frères Jérôme et Jean THARAUD, Petite histoire des Juifs (1927) [3-27], suivie de deux index [28-30], un article sur l’ouvrage de Nadine FRESCO, Fabrication d’un antisémite (Attila Lemage) [31-35], la guerre du Kosovo (Alain Guionnet) [36-40], le procès de Plantin et le contenu du n° 4 d’Akribeia (Jacques Moulin) [41-43], des nouvelles brèves [44-45], une table des matières des 91 premiers numéros de la revue Alain G. [46-55], le courrier des lecteurs [55].

Bulletin d’information de l’Association Vérité et Justice, n° 1, avril 1999, 2 p. Au sommaire : un article sur la censure, « argument faible » (René-Louis Berclaz) [1], la consultation populaire du 18 avril 1999 [2]. + n° 2, juillet 1999, 10 p. Au sommaire : des nouvelles de l’Association Vérité et Justice (R.-L. B.) [1], le compte rendu d’une conférence publique organisée par une loge maçonnique [2-3], le compte rendu d’une conférence publique de Pierre Vidal-Naquet à Lausanne [3-5], le compte rendu du procès en appel de Jürgen Graf (Xaver März) [5-9], un commentaire du bulletin sur la condamnation de Graf [9-10], les affaires Reynouard et Plantin [10]. Pour adhérer à l’Association Vérité et Justice, recevoir le texte de ses statuts et son bulletin d’informations, on peut écrire à : Association Vérité et Justice, Case postale 355, CH-1618 Châtel-Saint-Denis, Suisse.

V.H.O.-Info, [ne année], n° 3, 1er juillet 1999, 32 p. Au sommaire : diverses nouvelles brèves en flamand concernant surtout le révisionnisme [1, 3, 5-6] et reproduction en fac-similé de plusieurs articles de bulletins, revues ou publications révisionnistes ou non (V.H.O. France Informations…, Clickx, Les Extrémismes en Europe, le Journal of Historical Review, Gazet van Antwerpen, The Times, etc.). Adresse : V.H.O.-Info, Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique.

The Journal of Historical Review, vol. 17, n° 5, septembre-octobre 1998, 32 p. Au sommaire : l’influence judéo-sioniste dans les médias et le cinéma américains et la promotion des préjugés antiarabes et antimusulmans (Abdullah Mohammed Sindi) [2-9], la transformation de la compagnie Disney depuis l’arrivée de Michael Eisner à sa tête (Mark Weber) [10-13], l’énorme proportion de juifs dans l’industrie cinématographique américaine [14], les faux souvenirs de déportation de Binjamin WILKOMIRSKI, Fragments : Memoirs of a Wartime Childhood (M. Weber) [15-16], La liberté d’expression aux États-Unis face aux pressions juives, l’inégalité de traitement des chrétiens et des juifs (Joseph Sobran) [17-20], les Accords du Sinaï (Donald Neff) [22-24], la prétendue libération de Dachau et de Buchenwald par des soldats noirs américains (M. Weber) [26], la recension de : Michael BERENBAUM & Abraham J. PECK, The Holocaust and History : the Known, the Unknown, the Disputed, and the Reexamined (Robert Faurisson) [29-31], le courrier des lecteurs [32] + vol. 17, n° 6, novembre-décembre 1998, 64 p. Au sommaire : le texte de la conférence donnée par Arthur R. Butz lors de la conférence révisionniste internationale qui s’est tenue à Adelaide (Australie) du 7 au 9 août 1998 [2-5], une présentation générale des principales interventions lors de cette conférence (étaient présents physiquement ou ont parlé par téléphone ou par vidéo : Arthur Butz, John Sack, Jürgen Graf, Khalifa Bakhit Al-falasi, Geoff Muirden, John Bennett, Nigel Jackson, Robert Faurisson, David Brockschmidt, Andrew Gray, Olga Scully, William DeMaria, Doug Collins, Mark Weber, Friedrich Berg, Germar Rudolf, Robert Countess, Ernst Zündel, Ingrid Rimland, Charles Weber, Ahmed Rami, Serge Thion, Hans Schmidt, Robert Brock, Michael Hoffman II, Paul Fromm) [6-10], un texte de R. Faurisson sur la douceur d’être juif en cette fin du XXe siècle (d’après Alain Finkielkraut) [11-12], l’importante influence des juifs en Russie (texte d’Eduard Topol adressé à Boris Berezovsky et commenté par Daniel W. Michaels) [13-18], les réparations versées par l’Allemagne [19], l’Allemagne d’aujourd’hui [20], le procès du révisionniste Pedro Varela en Espagne et sa condamnation à 5 ans de prison pour crimes de la pensée (M. Weber) [21-23], les « bombes ethniques » développées par l’État d’Israël (M. Weber) [24-25], une réponse de M. Weber à un article publié dans New American (revue de la John Birch Society) contre l’Institute for Historical Review et le révisionnisme [26-28], un livre du journaliste canadien Doug Collins [29], une présentation de la revue Akribeia [31], le courrier des lecteurs [32-34], un index du Journal of the Historical Review de 1980 à 1998 (Greg Raven) [37-64]. + vol. 18, n° 1, janvier-février 1999, 40 p. Au sommaire : La carrière du général Percy Hobart (Trevor J. Constable) [2-13], Raul Hilberg dénonce le « chantage » juif contre la Suisse (M. Weber) [14], la théorie du génocide par télépathie selon Hilberg (R. Faurisson) [15-16], l’interdiction de tracts révisionnistes de l’IHR annulée en Allemagne (M. Weber) [17-18], quelques nouvelles publications révisionnistes à travers le monde [19-21], l’« alliance », paradoxale en apparence, entre sionisme et antisémitisme (Allan C. Brownfeld) [22-27], le tabou de l’influence judéo-sioniste dans les sphères dirigeantes des États-Unis (Joseph Sobran) [28-33], le bombardement de populations civiles pendant la seconde guerre mondiale (Sheldon Richman) [36-38], le courrier des lecteurs [39-40]. Adresse : Institute for Historical Review, PO Box 2739, Newport Beach, CA 92659, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www.ihr.org. Abonnement annuel (Europe, 6 numéros) : $50 ($70 par avion). Prix du numéro : $7,50 (+ $2 de frais d’envoi).

Revisionist History / The Magazine of the New Vision [le sous-titre disparaît à partir du n° 7], n° 6, été 1998, 20 p. Au sommaire : les camps de concentration pour les Américains de race blanche dans l’Idaho (article tiré d’un ouvrage à paraître de Michael A. Hoffman II, Great Rebellions of the White American Working Class) [3-10], le bogue de l’an 2000 et autres peurs millénaristes [11-13], le courrier des lecteurs [13], l’inquiétude de certains juifs devant certaines découvertes de la génétique les concernant [14-15], un échange de correspondance entre M. Hoffman et Jeffrey Sharlet, directeur de Pakn Treger, publication en anglais et en yiddish [15-16], une pièce de théâtre antirévisionniste (Denial de Peter Sagal) (A. R. Butz) [17], des brèves [18]. + n° 7, août-septembre 1998, 8 p. Au sommaire : une analyse critique du « Jewspeak », « langue du contrôle mental » (M. Hoffman) [1-6], le calcul biaisé des « crimes racistes » aux États-Unis (Robert Simmons) [7]. + n° 8, janvier-février 1999, 12 p. Au sommaire ; une recension très critique de l’ouvrage de Daniel J. GOLDHAGEN, Hitler’s Willing Executioners (M. Hoffman) [1-7, 12], Thomas Jefferson et l’affaire Sally Hemings [8-9], le « privilège de la peau noire » [10], des brèves [11]. Adresse : Independent History & Research, Box 849, Coeur d’Alene, Idaho 83816, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http;//www.hoffman-info.com. Abonnement (6 numéros) : $30 (+ 30 %) ; (12 numéros) : $50 (+ 30 %)

Smith’s Report on the Holocaust Controversy /America’s Only Monthly Revisionist Newsletter, n° 62, février-mars 1999, 8 p. Au sommaire : la vidéo de David Cole placée sur le site Internet du Codoh [1, 5], l’envoi programmé du texte de Samuel CROWELL, The Gas Chamber of Sherlock Holmes, à plusieurs dizaines de journalistes et personnalités américaines [1, 3-5], le bloc-notes de B. Smith [2-3], une vidéo involontairement révélatrice consacrée au révisionniste américain Fred Leuchter, spécialiste des chambres à gaz d’exécution [1-6], la légende d’une photographie modifiée par le Musée de l’Holocauste de Washington [6-7], le courrier des lecteurs [8]. + n° 63, avril-juin 1999, 8 p. Au sommaire : la campagne de publicité révisionniste dans les journaux étudiants américains a été un succès au cours de la dernière année scolaire écoulée [1, 5-6], le révisionnisme devient une menace pour les défenseurs du dogme [1, 4-5], le bloc-notes de Smith [2-3], quelques brèves révisionnistes (Canada, Espagne, Pologne, France, États-Unis) [3, 7], l’arrestation du révisionniste australien Fredrick Töben en Allemagne [6-7], la querelle entre l’IHR et Willis Carto [7-8], le courrier des lecteurs [8]. + n° 64, août 1999, 8 p. Au sommaire : le Kosovo et le Musée de l’Holocauste de Washington [1, 7], un entretien avec Germar Rudolf (sur les perspectives du révisionnisme) [1, 3-4], le bloc-notes de Smith [2-3], l’annonce du congrès révisionniste de Cincinnati [4-5], un nouveau service antirévisionniste de l’ADL sur Internet [5-7], le courrier des lecteurs [7-8]. Adresse : Bradley R. Smith, PO Box 439016/ P-111, San Diego, CA 92143, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www.codoh.com.

David Irving’s Action Report, n° 15, 20 juillet 1999, 24 p. Au sommaire de ce bulletin adressé aux donateurs du David Irving Legal Fighting Fund [PO Box 1707, Key West, FL 33041, États-Unis d’Amérique ou 81 Duke Street, London W1M SDJ, Grande-Bretagne] : la décision du gouvernement canadien de refuser l’accès de son territoire à David Irving [1-3], le courrier des lecteurs [2-3, 8], l’affaire Lewinsky [2, 24], un pseudo-scandale raciste aux États-Unis [3], un article du New York Times (26 juin 1999) sur David Irving [5-6], l’emprisonnement de Fred Töben en Allemagne [24], le « journal de bord » de D. Irving (« A Radical’s Diary ») qui contient malheureusement très peu si ce n’est aucun repère chronologique précis [passim]. Adresse : Focal Point Publications, 81 Duke Street, London W1M SDJ, Grande- Bretagne. Adresse Internet ; http://www.fpp.co.uk.

Adelaïde Institute [Newsletter], n° 89, mars 1999, 12 p. Au sommaire : le texte de la conférence de John Sack (sur Lola Potok et les camps de concentration pour Allemands en Pologne après la seconde guerre mondiale) lors du symposium révisionniste international d’Adelaide (Australie) en août 1998 [1-5], l’ouvrage de Sack, An Eye for An Eye [5-6], un communiqué de presse concernant l’affaire Plantin [7], un entretien entre Edward Topol et Boris Abramovich Berezosky [8-9], la mafia russe en Israël [9-10], des nouvelles brèves [10-12]. + n° 90, avril 1999, 8 p. Au sommaire : un texte de Peter Richards sur le syndrome des faux souvenirs [1-4], la recension de : Inga GLENDINNEN, Reading the Holocaust (Geoff. Muirden) [5-7], des nouvelles brèves [7-8]. + n° 91, mai 1999, 12 p. Au sommaire : Pie XII et les juifs pendant la seconde guerre mondiale (G. Muirden) [1-2], le récit d’une détention de quinze jours en Allemagne (Wolfgang Fröhlich) [5], le document Lachout [6-7], le texte de la conférence de Robert Countess lors du symposium révisionniste d’Adelaide en août 1998 [8-9], un texte du révisionniste américain Charles Weber [10], des nouvelles brèves [10-12]. + n° 92, juin 1999, 8 p. Au sommaire : la dissidence politique et idéologique en Australie (William DeMaria) [1-5], une critique du film de Spielberg, Saving Private Ryan [5], le naufrage du Wilhelm Gustloff (E. R. Fields) [6-7], les crimes communistes et le génocide ukrainien (Peter J. Lorden) [7-8]. + n° 93, juillet 1999, 16 p. Au sommaire ; la guerre du Kosovo (Jack King) [1-2], une protestation contre l’incarcération de Fred Töben en Allemagne [2-4], le sionisme et l’impérialisme pétrolier (Gertrude Elias) [6-7], la monographie de Graf et Mattogno sur Maïdanek (Robert Faurisson) [8-13], l’importance du révisionnisme [14-15]. + numéro spécial sur l’affaire Töben, [juillet 1999], 14 p. Au sommaire : les circonstances de la scandaleuse arrestation de Töben en Allemagne, les charges qui pèsent sur lui, la campagne pour le faire libérer, les tentatives de diverses organisations juives pour imposer une censure totalitaire mondiale sur Internet contre le révisionnisme et la liberté d’expression. + n° 94, août 1999, 12 p. Au sommaire : le refus d’Amnesty International d’aider Fredrick Töben, prisonnier en Allemagne [1-4], une lettre de Töben [4-5], la venue de l’historien allemand Hans Mommsen à Adelaide [5-7], une lettre de D. Brockschmidt au journaliste Phillip Adams [7-12]. + n° 95, septembre 1999, 14 p. Au sommaire ; des scientifiques nazis réfugiés en Australie après la guerre [1-3], un opéra d’enfants à Auschwitz [3-4], le Journal d’Anne Frank [5], une lettre de Paul Grubach à Michael Shermer [5-6], le résumé d’une conférence d’Edgar Bronfman (John Ball) [8-10], les droits de l’homme en Allemagne [10-14]. Adresse : Adelaide Institute, PO Box 3300, Norwood, 5067 Australie. Adresse Internet : http:/www.adam.com.au/ fredadin/adins.html. Aucun prix n’est indiqué.

Sleipnir / Zeitschrift für Kultur, Geschichte und Politik, 5e année, n° 2, [mars-avril] 1998, 52 p. Au sommaire : l’affaire Wilkomirski (Serge Thion) [11-18], une agression au Palais de Justice (Pierre Guillaume) [18-21], la suite de la traduction du livre de Roger Garaudy (Les Mythes fondateurs de la politique israélienne), chapitre intitulé : « Le lobby israélo-sioniste en France » [22-27], le mandat d’arrêt contre l’Australien Fredrick Töben [39-41]. + 5e année, n° 3, [mai-juin] 1999, 54 p. Au sommaire : l’US Holocaust Memorial Museum (Theodore J. O’Keefe) [21-24], une lettre au Parquet de Nuremberg (Klaus Huscher) [39-44]. Adresse : Verlag der Freunde, Postfach 350264, D-10211 Berlin, Allemagne. Abonnement annuel (6 numéros) ; DM 60 (pour l’Allemagne), DM 80 (pour l’étranger). Prix du numéro : DM 12.

Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung, 3e année, n° 1, mars 1999, 120 p. Au sommaire : l’historien allemand en 1999 (Germar Rudolf) [2-3], une analyse de la campagne de Crimée de la Wehrmacht en 1942 (Joel S.A. Hayward) [4-16], liberté d’expression, historiens dissidents et révisionnistes (2e partie) (David Botsford) [17-26], un coup d’oeil rétrospectif sur le révisionnisme et sur les raisons de sa difficile percée (Ernst Manon) [27-38], les crématoires d’Auschwitz-Birkenau dans la propagande de guerre et dans la description donnée par les Soviétiques après la guerre (Knud Bäcker) [39-63], l’analyse d’une conférence prononcée par l’Américain Michael Shermer en Allemagne le 12 octobre 1998 à propos de la « contestation de l’Holocauste » (Gernot Fuzinski) [64-68], une réponse aux arguments de M. Shermer concernant le révisionnisme (G. Rudolf) [68-74], le texte de la conférence d’Arthur Butz lors de la conférence révisionniste internationale qui s’est tenue à Adelaide (Australie) en août 1998 [75-77], le Rapport Rudolf et ses critiques (G, Rudolf) [77-82], le procès de René-Louis Berclaz en Suisse (Ferdinand Dupont) [83-85], deux « expertises » suisses concernant le Rapport Rudolf (le chimiste Henri Ramuz, l’historien G. A. Chevallaz) [86-87], quelques remarques critiques à propos de l’expertise de Chevallaz (G. Rudolf) [87], l’affaire Wilkomirski (Jürgen Graf) [88-90], quelques questions à l’UNESCO à propos d’Auschwitz (R. Faurisson) [91-94], quelques points d’histoire (John Sack et les chambres à gaz, l’émigration juive en Allemagne après 1933, quelques faits cachés à propos de la « liste Schindler », le terme « Ausrottung », etc.) [94-99], une pièce de théâtre antirévisionniste (Denial de Peter Sagal) (A. Butz) [99-100], des recensions des ouvrages suivants : Vincent REYNOUARD, Le Massacre d’Oradour. Un demi-siècle de mise en scène (René Schleiter) [100-103], Annett GRÖSCHNER, Jeder hat sein Stück Berlin gekriegt. Geschichten vom Prenzlauer Berg (Andreas Röhler) [103-104], Gerd R. UEBERSCHÄR, Lev A. BEZYMENSKIJ (éd.), Der deutsche Angriff auf die Sowjetunion 1941 (Sergej Subatow) [104-108], le courrier des lecteurs [108-114), 40 nouvelles brèves [115-120]. + 3e année, n° 2, juin 1999, 120 p. [Numéro paginé de 121 à 240.] Au sommaire : un bilan des activités de la revue VffG et divers projets intéressants à venir (G. Rudolf) [122-125], les causes des guerres (Kosovo et seconde guerre mondiale) (Wolfgang Pfitzner) [127-130], représailles et ordres supérieurs (Karl Siegert) [131-144], la guerre des partisans et les représailles (G. Rudolf et Sibylle Schröder) [145-153], les premiers « appels de fond » à propos d’un Holocauste (dans les années 1920) (Don Heddesheimer) [153-158], les pertes humaines en Pologne pendant la seconde guerre mondiale (Otward Müller) [159-164], la carrière d’un « partisan » tchèque (Josef Weikert) [164-167], le rôle de l’Otan (Karl-Heinz Schwind) [168], histoire et pseudo-histoire (2e partie), réponse aux arguments de Germar Rudolf sur le caractère scientifique du révisionnisme (Marian Kramer) [169-172], un essai de réponse aux thèses révisionnistes (Michael Shermer) [173-175], une réponse à M. Shermer et à ses « enfantillages » (G. Rudolf) [176-181], l’étoile de David, symbole de l’État d’Israël (Ysmael Rubinstein) [18l-182], les plans américains pour tuer le physicien allemand Werner Heisenberg (Gerhard Sommer) [182-186], erreurs et mensonges à propos de Richard Wagner (Andrew Gray) [187-192], le cas de l’ex-révisionniste d’origine juive David Cole et de son « reniement » du révisionnisme (M. Shermer) [192-194], liberté d’expression, historiens dissidents et révisionnistes (3e partie) (D. Botsford) [194-205], le cas de Gert Sudholt (Rolf-Josef Eibicht) [205-206], 1’impitoyable répression en Espagne contre le libraire révisionniste Pedro Varela (Nora Berger) [207-208], une analyse critique de l’ouvrage de Jürgen Graf et Carlo Mattogno sur le camp de concentration de Majdanek (R. Faurisson) [209-212], divers points d’histoire [213-219], les recensions des ouvrages suivants : Magnus BRECHTKEN, Madagaskar für die Juden. Antisemitische Idee und politische Praxis 1885-1945, Hans JANSEN, Der Madagaskar-Plan. Die beabsichtigte Deportation der europäischen Juden nach Madagaskar (Ingrid Weckert) [219-221], François FURET et Ernst NOLTE, « Feindliche Nähe » (G. Rudolf) [222-224], Rolf-Josef EIBICHT, Deutschlands Rechte. Ordnungs- und Gestaltungsauftrag (Andreas Röhler) [225], Otto SCHWERDT, Mascha SCHWERDT-SCHNELLER, Als Gott und die Welt schliefen (Moritz Bauer) [225-226], Rudolf Graf CZERNIN, Das Ende der Tabus – Aufbruch in der Zeitgeschichte (Werner Rademacher) [227], Wolfgang STRAUSS, Unternehmen Barbarossa und der russische Historikerstreit (Ernst Gauss) [227-229], le courrier des lecteurs [229-234], 44 nouvelles brèves [235-240]. Adresse : Stiftung Vrij Historisch Onderzoek, Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique. Rédaction : Castle Hill Publisher, PO Box 118, Hastings TN34 3ZQ, Grande-Bretagne. Adresse Internet : http://www.vho.org/VffG/index.html. Abonnement annuel (4 numéros) : DM 100. Prix du numéro : DM 30.

Aurora [organe de l’« Arbeitsgemeinschaft zur Erforschung der Zeitgeschichte » (AEZ)], n° 16, printemps 1999, [32]p. Au sommaire : la « guerre » entre juifs et Allemands de 1920 à 1945 [2-17], l’Holocauste, « religion mondiale du XXIe siècle » (Arthur Vogt) [18-20], le procès contre Gerhard Förster et Jürgen Graf à Baden le 16 juillet 1998 (Xaver März) [21-32]. Adresse : AEZ, Postfach 571, CH-8703 Erlenbach, Suisse. Prix du numéro : 8 FS (DM 10).

Bajo la Tirania / Una voz nacional socialista bajo la dictadura democrática, n° 4, avril 1999, 66 p. Au sommaire : la répression contre les révisionnistes en Europe (Deckert, Berclaz, Walendy, Garaudy, Porter, Burg, Faurisson, Graf, Irving, Kemper, Rami, Remer, Rudolf, Töben) [10-51]. + n° 8, août 1999, 62 p. À noter au sommaire de ce numéro : un long article sur l’extermination en masse des juifs vue par les juges de Nuremberg (Carlos Porter & Vincent Reynouard) [21-56], la scandaleuse justice allemande (le cas Töben) [58-62]. Adresse : Centro Unitario, RB, ap. de c. 14010, 08080 Barcelona, Espagne.

Randbemerkungen / Rezensionszeitschrift zur Gegenswartsforschung, 3e année, n° 3-4, 1998, 28 p. [numérotées de 35 à 62]. Ce bulletin est composé entièrement de notes de lecture à propos d’ouvrages ou de films. Le présent numéro mentionne les oeuvres suivantes : Wilhelm KEITEL, Mein leben. Pflichterfüllung bis zum Untergang ; Keitel, Der Gehilfe (film) ; Guido KNOPP et Christian DEICK, Der Gehilfe (chapitre du livre Hitlers Krieger). D’après le sommaire d’anciens numéros, ont également été recensés les ouvrages suivants : Gerhart SCHIRMER, Sachsenhausen-Workuta. 10 Jahre in den Fänqen der Sowjets ; Paul RASSINIER, Le Mensonge d’Ulysse ; Wiesenthal – Ende einer Legende ; Christian ZENTNER, Der Nürnberger Prozess. Dokumentation, Bilder, Zeittafel ; etc.

Letters to Ambrose Merton / A Quarterly Folklore Miscellany, n° 16, décembre 1998, 32 p. Au sommaire : un échange oral entre huit personnes à propos de diverses légendes urbaines (Ruth Lavery) [1-6], une bande d’escrocs d’origine écossaise (Sandy Hobbs) [7-8], une nouvelle liste de noms de boutiques de coiffure à base de jeux de mot (Brian McConnell) [9-10], une rumeur d’enlèvement d’enfants par un réseau pédophile [10-11], quelques références bibliographiques au sujet du « folklore des enfants » [11-13], quelques dessins animés autour de la fête d’Halloween (The Simpsons, South Park, King of the Hill) [14-18], une légende urbaine autour du sida (Bill Ellis) [18-19], des enfants au travail dans des chansons de nourrice (Sandy Hobbs) [19-23], des produits – imaginaires – dérivés du viagra (directa, projecta, childagra, complimenta, buyagra, nega-viagra, nega-sportagra, f1atulagra, flyagra, pryagra, liagra) [21-24], l’opinion d’Auguste Escoffier au sujet du suicide de Vatel [25], des erreurs dans le courrier électronique (Greg Volkman) [25-26], quelques articles de presse [27-29], une recension [30-l2]. Adresse : David Cornwell, Psychology Section, Department of Educational Studies, University of Strathclyde, Jordanhill Campus, 76 Southbrae Drive, Glasgow, G13 1PP, Grande-Bretagne. Abonnement annuel : £7.50.

Foaftale News/Newsletter of the International Society for Contemporary Legend Research, n° 44, mai 1999, 16 p. Au sommaire : une rumeur à propos d’un tueur potentiel dans un centre commercial de Columbus (Ohio) (Rosemary Hathaway, Larry Doyle) [2-4], une rumeur sur le caractère supposé dangereux d’une substance entrant dans la composition de shampooing en Turquie (Donna Wyckoff) [4-5], quelques définitions de la notion de légende contemporaine (Paul Smith) [5-6], un faux virus informatique (Philip Hiscock) [9], trois courriers électroniques relatifs à une (fausse) offre généreuse de Bill Gates, de Nike et de Disney (Wendy Welch) [9], la désillusion trompeuse d’une rencontre amoureuse arrangée [9-l0], des aiguilles infectées dans la fente à pièces de cabines téléphoniques [10], un appel de fonds pour un enfant cancéreux qui n’existe pas [10], une blague « pneumatique » [10], le tueur de cactus [11], une famille gelée au Canada en 1907 (Joe Cherwinski) [11], un chien sauveur de chat [11], des cobras protecteurs [11], des légendes autour de logiciels de traduction [11-12], des prénoms et des noms de familles en forme de calembours [12], la main collée au membre viril [12-13], une pièce de théâtre autour de l’homosexualité du Christ [13], des mythes dans le domaine de la science [13], un compte rendu des conférences de la réunion internationale de l’ISCLR qui s’est tenue en juillet 1998 à Innsbruck (Autriche) (Bill Ellis) [14-15]. L’adhésion à l’ISCLR est de US$25 ou de £15 à adresser à : Mark Glazer, Arts & Sciences, University of Texas – Pan American, Edinburg, TX 78539-2999, États-Unis d’Amérique. Les membres reçoivent la revue Contemporary Legend. Cette revue, théoriquement annuelle, a connu un très gros retard dans sa publication, retard qui, on l’espère, sera peu à peu comblé. Quatre numéros sont sortis jusqu’à présent. La plupart des anciens numéros de la lettre d’informations sont disponibles au prix de US$3.

Anomalies / L’Observateur des Parasciences, n° 5, mars 1999, 52 p. Au sommaire : le spiritisme et la science (texte de Gustave Le Bon datant de 1910) [6-7], un entretien avec le dessinateur italien Milo Manara sur le mythe du yéti et du phénomène ovni [8-10], La Guerre des mondes d’H.G. Wells (Raphaëlle Vinon) [11-14], un recueil critique de The Day After Roswell de Philip Corso (Karl T. Pflock) [15-19], la capture récente d’un coelacanthe (Benoît Grison) [20-23], la conférence de Pocantico sur les extraterrestres et le comité Sturrock (David F. Salisbury, Claude Maugé, Bruno Mancusi, Jacques Scornaux, Pierre Lagrange) [26-37], le mystère des « spires » lunaires (Robert Dehon et Michel Granger) [38-44], des notes de lecture [46-49], le courrier des lecteurs [50].

Enquêtes Z / Magazine d’investigation et de démystification/ Paranormal, mystères et art du doute, n° 13, [juin 1999], 28 p. Au sommaire de ce numéro entièrement consacré à la graphologie : quelques généralités sur la graphologie (ses origines, les principales affirmations des graphologues) [3-4], les bases scientifiques de la graphologie (les mécanismes intervenant dans l’écriture, les facteurs susceptibles de modifier l’écriture, les données déductibles de l’écriture manuscrite, les bases scientifiques de la graphologie selon les graphologues) [5-8], l’efficacité de la graphologie (évaluations empiriques de l’efficacité de la graphologie, l’effet graphologue, les principaux biais rencontrés dans les études prosélytes réalisées par les graphologues et leurs sympathisants, la graphologie considérée comme un art ou une science, la perception du diagnostic graphologique, quelle place pour la graphologie ?) [9-16], la graphologie appliquée au recrutement (généralités, quelques questions d’ordre éthique posées par l’utilisation de la graphologie, la graphologie en France et dans le monde, la graphologie et la législation française) [17-20]. Ce dossier sur la graphologie, réalisé par François Deumier, comporte de très nombreuses références (139 au total) à des ouvrages et articles de revues [22-24] ainsi qu’une bibliographie au sein de laquelle nous avons noté l’ouvrage de Barry L. BEYERSTEIN et Dale F. BEYERSTEIN, The Write Stuff. Evaluations of Graphology, the Study of Handwriting Analysis (Prometheus Books, Amherst, 1992, 515 p.). Un texte de Paul-Éric Blanrue sur Nostradamus clôt ce numéro [27-28]. Adresse : Cercle zététique, l 2, rue David-Dietz, 57000 Metz. Abonnement (5 numéros) : 200 F. Prix du numéro : 10 F. Adresse Internet : http://www. zetetique.ldh.org.


Akribeia, n° 5, octobre 1999, p. 129-159.


Akribeia
Directeur: Jean Plantin
45/3, route de Vourles
F-69230 Saint-Genis-Laval

Prix des n° 1 et 2 : 20,5 € fco ; des n° 3 et 4 : 21,5 € fco ; des n° 5 et 6 : 18 € fco.


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