Notes de lecture

Les prix sont donnés à titre purement indicatif. Les indications de pages figurent entre crochets. Le changement de page dans une citation est indiqué par la barre /. Le changement de paragraphe est indiqué par le signe //. Aucune de ces notes de lecture ne possède un quelconque caractère publicitaire.

Un procès politique au scanner. L’affaire Jürgen Graf / GastonArmand Amaudruz, Me Balder, René-Louis Berclaz, Philippe Brennenstuhl, Jürgen Graf, Xaver März. Châtel-Saint-Denis [Suisse] : Association Vérité et Justice [case postale 355, CH-1618 Châtel-Saint-Denis, Suisse], octobre 1999. [3]-39-[2] p. 14,5 x 20,5 cm. Prix non indiqué. Cette brochure s’intéresse aux poursuites judiciaires intentées, en Suisse, contre les révisionnistes Jürgen Graf et son éditeur Gerhard Förster. Elle met en évidence la dérive totalitaire de l’État de droit suisse. Elle s’ouvre, après un court avant-propos de Philippe Brennenstuhl, sur un bel hommage rendu par J. Graf à son éditeur, Gerhard Förster, décédé le 23 septembre 1998 à l’âge de 78 ans, deux mois après avoir été condamné à 12 mois de prison ferme et à une forte amende. Förster avait créé les éditions Neue Visionen qui avaient permis la publication d’un certain nombre d’ouvrages révisionnistes, parmi lesquels ceux de Graf lui-même. Xaver März rend ensuite compte de l’audience du 16 juillet 1998 du procès de première instance contre Graf et Förster au cours duquel le témoin de la défense, l’ingénieur chimiste Wolfgang Fröhlich, a été tout bonnement menacé de poursuites par le procureur Aufdenblatten. Le professeur Robert Faurisson, présent dans la salle, s’était vu interdire de déposer par le tribunal, pour le motif qu’ayant été condamné pour révisionnisme, son témoignage serait irrecevable. « La sentence tombe le mardi 21 juillet 1998. Jürgen Graf et Gerhard Förster sont condamnés aux plus fortes peines jamais prononcées depuis l’entrée en vigueur de la norme pénale contre le racisme en 1995. Le premier écope de 15 mois d’emprisonnement sans sursis, le second de 12 mois d’emprisonnement sans sursis également, malgré son âge et son état de santé. Tous deux devront en plus payer 8 000 francs d’amende chacun et restituer 55 000 francs provenant de la vente de leurs livres » [17]. Le texte qui vient après est signé de X. März et rend compte du procès en appel de J. Graf, dont l’audience s’est tenue le 23 juin 1999 devant le Tribunal cantonal du canton d’Argovie, à Aarau. Rappelons que le coaccusé de Graf, G. Förster, déjà malade lors du premier procès, est décédé le 23 septembre 1998. La condamnation de Graf est confirmée en appel. X. März écrit : « Ce nouveau jugement n’a surpris ni l’accusé, ni son défenseur, le Dr Urs Oswald. Tous deux étaient partis du principe que, lors de procès politiques, la sentence est déjà fixée d’entrée de cause : le déroulement de l’audience d’appel n’a fait que confirmer ce point de vue. Après une suspension d’audience d’une durée d’une heure, la Cour devant se concerter pour la bonne forme, le président lut à haute voix une sentence qui, du fait de sa longueur, ne pouvait avoir été rédigée pendant ce laps de temps. Une telle constatation confirme que la longue plaidoirie du défenseur, concise et engagée, de même que l’interrogatoire de l’accusé par le président et par le procureur n’ont pas eu la moindre influence sur le verdict. L’avocat Oswald aurait ainsi déployé toute sa force de persuasion, sans influencer le moins du monde un Tribunal ayant de toute évidence suivi à la lettre des consignes venues de très haut » [18]. Gaston-Armand Amaudruz retrace ensuite brièvement la « genèse de l’article 261 bis du Code pénal suisse » [25-27]. Me Balder traite après cela de la rééducation du peuple suisse par le biais des lois dites antiracistes [28-37]. Concernant le révisionnisme, il écrit ceci, qui pourrait également s’appliquer à la France : « La radicalisation des discours autour de la question révisionniste a profondément miné le terrain de l’objectivité sur lequel repose, en principe, tout débat historique à prétention scientifique. Le fanatisme de certains a figé les positions, tout en assignant à la Justice le rôle indigne de Tribunal de la pensée. En refusant, par lâcheté, d’assumer leur fonction, les historiens ont amplement participé à cette monstrueuse dérive vers la dictature sectaire, et contribué à l’instrumentalisation politique d’un épisode tragique de l’histoire contemporaine » [28]. Un petit texte de René-Louis Berclaz intitulé « le droit du plus fort » clôt l’ouvrage et s’achève par ce paragraphe : « Cela dit, n’oublions pas que la force, sous sa forme répressive, est un symptôme de déclin et de faiblesse, car elle ne peut plus qu’inquiéter, diviser et réprimer pour se maintenir, au contraire des forces positives, qui rassurent, rassemblent et permettent d’envisager l’avenir avec confiance. Comme le disait Stendhal dans une lettre adressée au baron de Mareste le 21 décembre 1819 : "Une collection de baïonnettes ou de guillotines ne peut pas plus arrêter une opinion qu’une collection de louis d’or ne peut arrêter la goutte". Ces forces positives et constructives resurgiront des décombres du mur des mensonges, ces mensonges que Jürgen Graf a dénoncés sans haine et sans crainte, avec courage, détermination et talent » [39].

Inquisitoren in Aktion. Zwei politische Prozesse in der Schweiz auf dem Prüfstand. Eine Dokumentation über die Verfahren gegen Jürgen Graf/ Gerhard Förster sowie René-Louis Berclaz wegen angeblicher Verletzung des « Anti-Rassismus-Gesetzes » / Gaston-Armand Amaudruz, René-Louis Berclaz, Felix Berner, Ferdinand Dupont, Jürgen Graf, Xaver März, Agnes Stauffacher. Châtel-Saint-Denis [Suisse] : Association Vérité et Justice, septembre 1999. 64 p. 14,5 x 20,5 cm. Cette brochure contient une partie des textes de la version française (Amaudruz, März, Berclaz) mais les textes de Philippe Brennenstuhl (avant-propos) et de Me Balder n’y figurent pas. On pourra y lire en revanche les contributions de Felix Berner sur la loi révisionniste du point de vue d’un juriste [10-15], d’Agnes Stauffacher sur le but de la loi antiraciste [16-22], d’A. Stauffacher, toujours, sur le rapport Rudolf et la justice suisse [53-56] et de Ferdinand Dupont, lequel rend compte du procès du révisionniste René-Louis Berclaz à Châtel-Saint-Denis, le 9 septembre 1998, pour, notamment, la diffusion de diverses publications à caractère révisionniste [57-62].

Jürgen GRAF. Riese auf tönernen Füssen. Raul Hilberg und sein Standardwerk über den « Holocaust ». Hastings : Castle Hill Publishers [PO Box 118, Hastings TN34 3ZQ, Grande-Bretagne], octobre 1999. 160 p. 14,8 x 21 cm. Couv. ill. en coul. Ill. Bibliographie. Index. ISBN 1-902619-021. Prix non indiqué. Jürgen Graf examine ici dans sa version allemande l’ouvrage « classique » de Raul Hilberg, La Destruction des juifs d’Europe, qui est, à sa manière, une « somme », fruit de nombreuses années de travail. L’auteur s’est notamment posé les questions suivantes au cours de son étude : quelles preuves Hilberg fournit-il que le gouvernement national-socialiste ait planifié l’extermination physique des juifs qui se trouvaient dans sa sphère d’influence ? quelles preuves Hilberg fournit-il de l’existence de camps d’extermination, c’est-à-dire de camps dont la fonction exclusive ou partielle était l’extermination des juifs dans des chambres à gaz ? quelles preuves Hilberg fournit-il pour le calcul du nombre de victimes juives de la politique nationale-socialiste (chiffre habituellement donné : 5,1 million) [12] ? Avant d’entrer dans le vif du sujet, Graf fait quelques remarques générales : Hilberg ignore les arguments et les auteurs révisionnistes, il n’y fait pas la moindre allusion [15-16] ; son ouvrage ne comporte aucune photographie, aucune représentation physique d’une chambre à gaz ou d’un camion à gaz, ce qui est pour le moins curieux [16-17] ; il existe une certaine « discordance » entre le titre de l’ouvrage d’Hilberg et le contenu véritable de ce dernier [17-19]. Après d’autres remarques [21-25], l’auteur aborde la question des documents concernant la politique d’extermination des juifs : leur absence (selon Poliakov, notamment) [27-29], la querelle entre intentionnalistes et fonctionnalistes [29-35], les erreurs et les confusions de Raul Hilberg (l’ordre d’Hitler d’exterminer les juifs [36-38], aucun service ou budget particulier pour la mise en oeuvre de la politique d’extermination [38-39], le langage codé des nazis en question [40-42], une citation d’Hitler pour prouver le génocide [42-43], deux problèmes insolubles [43-44], une décision d’extermination prise par télépathie [44-45]). Graf examine ensuite la manière dont Hilberg a abordé les massacres sur le front de l’Est [47-74] et les déportations [75-90]. On ne peut guère entrer ici dans les détails si l’on ne veut pas finir au poste de police. Graf parle ensuite des centres d’extermination [91-134], du chiffre des victimes donné par Hilberg, des camps de Majdanek, Auschwitz-Birkenau, Belzec, Sobibor, Treblinka et Chelmno. Si la méthode d’Hilberg est surprenante, les témoins qu’il invoque (Filip Friedman, Rudolf Höss, Rudolf Vrba, Olga Lengyel, Elie Wiesel, Miklos Nyiszli, Charles Sigismund Bendel, Gitta Sereny, Kurt Gerstein, Rudolf Reder, Yankel Wiernik, Filip Müller) ne le sont pas moins [103-123]. Ne parlons pas de la confrontation des arguments d’Hilberg avec les données de la technique, de la physique et de la chimie [123-134]. Pour finir, Graf aborde les statistiques d’Hilberg concernant les victimes juives [135-142] et ce qu’il appelle la « débâcle » de l’Américain au premier procès Zündel en 1985 [143-147]. Nous aurons sans doute l’occasion de revenir ailleurs sur cette étude de Graf.

Richard HARWOOD. Ne sono morti davvero sei milioni ? Breve introduzione al revisionismo olocaustico. [Traduit de l’anglais]. Gênes : Effepi, janvier 2000. 136 p. 14 x 21 cm. Index. Coll. Revisionismo, 1. L. 25 000. Il s’agit de la réédition, pour la première fois dans son texte intégral précise l’éditeur, d’un ouvrage du révisionniste britannique Richard Harwood (pseudonyme de Richard Verrall), Did Six Million Really Die ? La première édition italienne avait paru en 1978 aux éditions Le Rune sous le titre Auschwitz o della soluzione finale : storia di una leggenda. Les photographies de l’édition originale n’ont pas été reproduites dans la présente édition. Par ailleurs, conscient des erreurs et des imperfections du texte d’Harwood, l’éditeur a ajouté en fin de volume une liste partielle de rectifications ou corrections apportées par des révisionnistes ou des exterminationnistes lors du procès d’Ernst Zündel en 1985. Du côté de l’histoire officielle, ce sont les historiens Christopher Browning et Raul Hilberg qui sont cités. Ce volume est le premier de la collection Revisionismo de ce nouvel éditeur révisionniste italien qui vient ainsi rejoindre les éditions di Ar et les éditions Graphos. Des ouvrages de W. Stäglich, J. Graf, A. Ponsonby sont notamment annoncés.

Maurice BARDÈCHE. Norimberga ossia la Terra Promessa. [Traduit du français]. Gênes : Effepi [via Balbi Piovera, 7, 16149 Genova, Italie], janvier 2000. 132 p. 14 x 21 cm. Coll. Revisionismo, 2. L. 30 000. Norimberga ossia la Terra Promessa est la réédition d’un ouvrage de Maurice Bardèche déjà paru en Italie en 1949 chez Longanesi sous le titre I servi della democrazia. Comme l’indique le titre, c’est la traduction du célèbre Nuremberg ou la Terre promise. Dans sa préface, l’éditeur estime que l’ouvrage de Bardèche n’a pas subi l’outrage du temps, à la différence de bien d’autres. Il en vante les « lucides intuitions » et lui reconnaît le mérite d’avoir compris, des décennies à l’avance, toute la portée du « mythe de Nuremberg » [7]. Rappelons que Maurice Bardèche (1907-1998) peut être considéré, aux côtés de Paul Rassinier, comme l’un des pionniers du révisionnisme historique.

Arthur R. BUTZ. Der Jahrhundertbetrug. Traduit de l’anglais par Elsbeth Schade et Udo Walendy. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, 1999 [1ère éd. all. vers 1979 ; 1ère éd. angl. 1976]. XII-512 p. 14 x 20,5 cm. Couv. ill. Ill. Bibliographie. Index. DM 50. Après Der Auschwitz Mythos de Wilhelm Stäglich, Die Auflösung des osteuropäischen Judentums de Walter N. Sanning, Was ist Wahrheit ? et Das Drama der Juden Europas de Paul Rassinier, plus quelques autres classiques révisionnistes, V.H.O. republie l’ouvrage de l’Américain Arthur R. Butz, Der Jahrhundertbetrug, traduction allemande de The Hoax of the Twentieth Century, interdite, semble-t-il, en Allemagne. Cette édition ne comporte toutefois pas les 3 suppléments d’éditions plus récentes (« The International "Holocaust" Controversy » ; « Context and Perspective in the "Holocaust" Controversy » ; « Some Thoughts on Pressac’s Opus »).

Heinrich WENDIG. Richtigstellungen zur Zeitgeschichte. Cahier 13. Tübingen : Grabert-Verlag [Postfach 1629, D-72006 Tübingen, Allemagne], 2000. 64 p. 15 x 21 cm. ISBN 3-87847-185-8. DM 13,80. Au sommaire de cette brochure : une fausse citation du Kaiser Guillaume II [7], une pièce de théâtre de Carl Zuckmayer [8-10], Thomas Mann et la démocratie [11-14], Hitler et la parole donnée [15-17], le monastère du mont Cassin [18-19], la Wehrmacht dans les territoires occupés [20], la falsification d’un discours de Goebbels [21], un crime imputé aux Jeunesses hitlériennes [22], un crime de guerre au Bourget en août 1944 contre des soldats allemands [23-24], l’assassinat de prisonniers de guerre allemands [25-29], le massacre de Nachod [30-31], Tübingen occupé en 1945 par les troupes françaises [32-33], l’assassinat de Waffen-SS français à Bad Reichenhall [34-37], la prétendue exécution de travailleurs russes sur Helgoland [38-39], l’assassinat par erreur d’une Suédoise par la résistance danoise [40-41], le déminage à mains nues imposé aux prisonniers allemands au Danemark après la guerre [42-43], la mort de plus de 7 000 enfants allemands réfugiés au Danemark en 1945 [44], le Japon et sa capitulation [45], l’appel d’Hemingway pour la stérilisation des Allemands [46-47], les crimes de guerre américains en Corée [48], les réparations allemandes du traité de Versailles [49-51], Kohl et la frontière Oder-Neisse [52-53], le faux témoignage de Bruno Wilkomirski [54-56], les mensonges de l’exposition sur les crimes de guerre de la Wehrmacht [57-60], les soldats allemands en Ukraine pendant la guerre [61-62], l’historien Fritz Fischer et ses sources [63-64].

Vincent REYNOUARD (entretien avec Herbert Verbeke). Les Camps de concentration allemands, 1941-1945. Mythes propagés, réalités occultées. Anvers : [Vrij Historisch Onderzoek], octobre 1999. 44 p. 21 x 29,7 cm. Couv. Ill. Ill. Cartes. Bibliographie. Au sommaire : la nature exacte des camps de concentration allemands, les témoignages (objectivité, déformation par un désir de vengeance, la haine), leur valeur probante relativement faible, la question des faux témoignages, les photographies prises à la libération des camps, le cas de montages et les légendes erronées, le surpeuplement dans les camps à la fin de la guerre et la lente dégradation des conditions de vie (par exemple à Buchenwald et à Bergen-Belsen), les prisonniers utilisés comme main-d’oeuvre, les soins médicaux apportés aux détenus des camps, les mauvais traitements infligés aux détenus par d’autres détenus, les kapos, des soldats allemands sanctionnés pour avoir frappé des détenus, les pressions sur les témoins lors du procès de Nuremberg, l’exemple du maréchal allemand Erhard Milch, d’autres exemples tirés de l’ouvrage de Maurice Bardèche, Nuremberg II ou Les Faux-Monnayeurs, la peur des témoins, le cas de Thies Christophersen, une intéressante déclaration sous serment de Franz Krause, les difficultés faites aux avocats de la défense lors des procès de nazis, les responsabilités des horreurs concentrationnaires, la mortalité des camps, les fours crématoires. Rappelons que cette brochure a été interdite de vente en France le 27 mars 2000 en application de l’article 14 de la loi de 1881. Les lecteurs français n’ont sans doute pas été considérés assez intelligents ou assez mûrs pour pouvoir la lire.

Vincent REYNOUARD. Peut-on donner le nom de Jean Moulin à des établissements scolaires français ? [Anvers] : Vrij Historisch Onderzoek [Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], mars 2000. [2]-26 p. 14,5 x 21 cm. Couv. ill. 20 FF. L’auteur s’interroge dans cette brochure sur la légalité du combat armé de la Résistance. Il rappelle ainsi que celle-ci violait l’article 10 de la Convention franco-allemande d’armistice du 22 juin 1940 [4-12] ainsi que les articles 2, 4 et 23 (b, c, d) de la Convention de La Haye d’octobre 1907 [12-17]. Il pose la question de l’éventuel droit moral qu’aurait eu les Résistants de violer les textes en vigueur [18-21]. Sa conclusion est sans appel : « [...] les prétendus défenseurs du droit et de la Morale trahissent la mission qu’ils se sont donnée lorsqu’ils proposent de baptiser un établissement français du nom de Jean Moulin. Qu’on le veuille ou non, Jean Moulin symbolise la guerre illégale, menée pour des raisons idéologiques au mépris du Droit, génératrice de crimes et d’horreurs multiples. // A l’heure où des voix s’élèvent pour l’avènement d’un monde plus juste et plus humain, la seconde guerre mondiale devrait être présentée aux jeunes générations comme une folie meurtrière et un exemple à ne pas suivre. // Tant qu’il n’en sera pas ainsi, tant que la Mémoire restera sélective (donnant naissance à une histoire falsifiée), tant que les "héros" de la lutte antinazie seront glorifiés, même s’ils ont ouvertement enfreint le Droit et permis de nombreux crimes, on ne voit pas comment les jeunes pourront "tirer les leçons du passé" » [26].

Vincent REYNOUARD. Le Travail obligatoire en Allemagne. Ce que l’on cache cinquante après... [Anvers] : Vrij Historisch Onderzoek [Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], mars 2000. [4]-100 p. 14,5 x 20,5 cm. Ill. Prenant comme point de départ ce qu’il appelle le « scandale des réparations » versées aux victimes du nazisme et plus particulièrement aux anciens travailleurs obligatoires utilisés par le IIIe Reich, l’auteur examine tout d’abord les conditions dans lesquelles le travail obligatoire a été instauré et s’est généralisé [5-22]. Il traite ensuite de la vie des travailleurs sur le sol allemand [23-59] et s’interroge pour finir sur la légalité du travail obligatoire au regard du droit international [61-84]. En marge de cette longue étude sur le travail obligatoire sont évoquées en fin de volume deux récentes affaires révisionnistes en France : les poursuites judiciaires contre Jean-Louis Berger [89-90, 91] et surtout le procès d’Henri Lewkowicz qui s’est tenu le 2 mars 2000 à Paris et qui a révélé l’embarras du procureur, des juges et des parties civiles devant cet accusé d’origine juive qui revendique haut et fort son révisionnisme [90, 92-98].

L’Affaire Jorg Haider ou Quand la Shoah est utilisée contre toute tentative de résurrection nationale. [Anvers] : Vrij Historisch Onderzoek, 7 février 2000. 60 p. 14 x 20,8 cm. Ill. Début février 2000, Vincent Reynouard écrivait à ses lecteurs : « L’interdiction définitive de Nouvelle Vision en France a suscité des réactions chez de nombreux lecteurs français inquiets à l’idée de recevoir, à leur adresse, une revue désormais illégale. // Afin d’apaiser les esprits, le V.H.O. a choisi d’interrompre Nouvelle Vision. Désormais nous enverrons tous les mois à nos lecteurs une brochure petit format d’une soixantaine de pages dans laquelle ils trouveront, outre un article révisionniste de fond, diverses nouvelles liées à la libre recherche en Histoire. // Vous trouverez, jointe à la présente, la première d’entre elles, intitulée : "L’affaire Jörg Haider". Chaque brochure sera indépendante de la suivante, avec notamment un titre différent » (lettre aux clients du V.H.O., Berchem, le 9 février 2000, p.[1]). Les sujets abordés dans cette brochure sont les suivants : le lancement par l’Allemagne d’un mandat d’arrêt international contre Germar Rudolf, révisionniste allemand exilé en Grande-Bretagne et contraint depuis trois mo1s à la clandestinité [1-2], l’interdiction de la revue Nouvelle Vision en France par un arrêté ministériel, en vertu de l’article 14 de la loi de 1881 sur la « liberté de la presse » [sic] (voir le texte de cet article de loi dans Akribeia, n° 5, octobre 1999, p. 41-42) [2-4], un long article de Vincent Reynouard qui analyse sous divers aspects l’hystérie qui a entouré et suivi l’arrivée au pouvoir en Autriche de ministres appartenant au FPÖ (Parti de la Liberté) de Jörg Haider [5-45], les premières réactions après la diffusion massive de la brochure de V. Reynouard et H. Verbeke sur les camps de concentration allemands [45-47], quelques noms de « miraculés » dans Actualité juive et Shofar [revue belge] [47-48], une dénonciation du « shoah business » par une juive américaine (extraits tirés de The Jewish World Review, 12 octobre 1999) [49-50], le cardinal de New York demande pardon aux juifs [50-51], la conception juive du pardon [52-54], le savon juif et autres abat-jour en peau humaine [55-56], les témoignages, seul rempart contre le révisionnisme (selon Martine Goldberg et contrairement à l’avis de l’historien anti-révisionniste Jacques Baynac selon lequel « il n’est pas de témoignage acceptable comme preuve indiscutable ») [57], la réapparition du faux témoin Henry Bily [57-58], les mensonges impudents du Déporté pour la Liberté [59], un livre pour l’endoctrinement « antinazi » des enfants [60].

Orage sur la glèbe. [Anvers] : [Vrij Historisch Onderzoek], [février 2000]. [16]p. [la pagination inclut la couverture]. 14,6 x 21 cm. Il s’agirait de la réimpression, dans une nouvelle typographie et non en fac-similé, d’une brochure publiée en 1944. L’éditeur ne donne pas de précisions sur l’édition originale. La couverture porte en guise de sous-titre : « Va-t-on laisser assassiner les paysans ? On pille les fermes, on incendie les granges, on détruit le matériel agricole. C’en est assez ! » et en « surtitre » : « Quand la "Résistance" semait la terreur dans les campagnes. » L’essentiel du texte se compose d’une série de paragraphes qui évoquent autant de faits divers sanglants survenus dans les campagnes françaises sous l’Occupation et dont les paysans ont été les principales victimes. Les responsables de ces méfaits seraient pour la plupart des réfractaires au S.T.O. encadrés progressivement par des communistes expérimentés dont l’objectif est d’instaurer un climat de terreur.

Herbert VERBEKE. L’histoire, la vraie, sera écrite par les révisionnistes. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, mars 2000. 32 p. 14 x 20,5 cm. Couv. ill. Ill. L’auteur note dans l’introduction de sa brochure : « La déroute des exterminationnistes est telle qu’aujourd’hui, les chantres de la Mémoire ne supportent plus la moindre contradiction, le moindre questionnement. Leurs seules réponses consistent à pousser des cris d’indignation, à évoquer des menaces imaginaires, à pratiquer l’amalgame le plus éhonté et à exiger une répression accrue » [2]. Après avoir parlé brièvement de deux textes consacrés à l’affaire Berger, l’auteur examine les réactions qu’a provoquées la diffusion massive de la brochure intitulée Les Camps de concentration allemands, 1941-1945. Mythes propagés et réalités occultées. Diverses publications françaises en ont parlé, comme L’Arche, Le Journal de la Résistance et un journal de la Marne (non identifié ici). L’auteur passe en revue quelques critiques dont la brochure incriminée a fait l’objet et les réfutent. À la lecture du présent opuscule, on apprend (ou réapprend) en outre que le ministère de l’Intérieur s’apprête à interdire la vente sur le territoire français du texte du V.H.O. mentionné plus haut (Les Camps de concentration...) (fac-similé de la lettre de la « direction des libertés publiques » [sic] à Herbert Verbeke) [9], que le Premier ministre français Lionel Jospin a déclaré le 24 février 2000 au Mémorial de la Shoah à Yad Vashem : « [C]eux qui essaient de falsifier l’histoire commettent un nouveau crime. Pas un crime contre les corps, pas un crime physique, mais un crime de la pensée » [10-11], que Marie-Claude Vaillant-Couturier avait parlé d’une chambre à gaz à Ravensbrück, située « à côté du four crématoire », lors de sa déposition au procès de Nuremberg, le 28 janvier 1946 [17], que l’on est en train de réviser le nombre de déportés politiques partis de France entre 1940 et 1944 [19, 22], que Le Déporté pour la Liberté révise l’histoire du camp de Buchenwald [22-25], que l’intérêt de l’affaire Wilkomirski ne se situe pas tant sur le plan historique que dans la façon dont ce témoignage a pu tromper de grands éditeurs, les critiques littéraires et les membres de jurys littéraires [25, 28-31].

David DUKE. My Awakening. A Path To Racial Understanding. Mandeville [LA, Louisiane] : Free Speech Press [PO Box 188, Mandeville, LA 70470, États-Unis], 1999 [1ère éd. 1998]. [18]-718 p. 15 x 23 cm. Couv. ill. en coul. Ill. Index. ISBN 1-892796-00-7. $29,95. My Awakening peut être considérée en partie comme l’autobiographie de David Duke, homme politique américain. C’est surtout un ouvrage qui ose aborder, nombreuses références à l’appui, quelques sujets sensibles voire tabous de notre époque. Dans la première partie, l’auteur raconte son enfance et ses premières prises de conscience politiques et idéologiques [1-33]. La seconde partie [37-213] aborde en 10 chapitres les problèmes raciaux, les questions d’hérédité et d’intelligence, l’importance de la question raciale dans les sociétés. La troisième partie concerne la « question juive » [217-469]. D. Duke traite de sujets assez connus comme la participation de très nombreux juifs aux faits et aux méfaits du communisme (notamment en Russie), leur rôle considérable dans les médias américains (presse écrite, télévision, cinéma, etc.), leur influence dans la politique des États-Unis. Ce qui est remarquable dans cet ouvrage, c’est que l’auteur n’a pas craint de consacrer tout un chapitre au révisionnisme de l’Holocauste [396-439]. D’après ce que nous avons lu ici et là, l’historien britannique David Irving aurait prêté son concours à la rédaction de ce chapitre. Les principaux arguments révisionnistes sont rapportés et l’auteur s’interroge sur les raisons de l’absence de véritable débat à propos de certaines « questions disputées » de l’Holocauste. Il plaide en tous les cas pour la libre recherche. La dernière partie du livre est consacrée au combat politique de David Duke [473-674). Ce dernier est assez honnête pour ne rien dissimuler de son passage au Ku Klux Klan. Il s’en explique au contraire très longuement, dissipant bon nombre d’idées fausses à ce sujet. Il y aurait beaucoup à dire de My Awakening. Ce qui est malheureusement certain c’est qu’il serait impossible de publier en France un ouvrage semblable tant la liberté d’expression y est restreinte du fait de l’obscurantisme de quelques organisations totalitaires.

Klaus SOJKA. Bilder, die fälschen. Dubiose « Dokumente » zur Zeitgeschichte. Postface de David Irving. Munich : FZ-Verlag, 1999. 160 p. 14,7 x 21 cm. Couv. ill. Ill. Index. ISBN 3-9243309-46-9. DM 19,90. Tous les historiens le savent ou devraient le savoir, les images et les photographies peuvent mentir. Elles mentent surtout par leurs légendes erronées, tant il est vrai qu’il existe finalement peu de photographies truquées. Avouons-le, nombre des arguments d’Udo Walendy dans Des « documents » photographiques historiques ? nous ont toujours laissé assez sceptique. Klaus Sojka nous offre ici une petite collection de photographies relatives, pour la plupart, à la seconde guerre mondiale, terrain de prédilection des faussaires et des menteurs en tous genres. La grande majorité des exemples qu’il donne sont connus. Beaucoup se rapportent ainsi à des exécutions présumées de civils ou de partisans par des soldats allemands. Comme la polémique récente au sujet de l’exposition allemande sur les « crimes de la Wehrmacht » nous l’a appris, un grand nombre de ces exécutions ont été en réalité le fait des Soviétiques. Mais, pour ce qui est de l’hydre nazie, la falsification et le mensonge ont encore de beaux jours devant eux.

Allierte Kriegsverbrechen und Verbrechen gegen die Menschlichkeit. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek [Postfach 60, B-2600 Berchem 2, Belgique], 1999 [1ère éd. 1953]. 304 p. 15,8 x 22,7 cm. Ce volume a déjà connu plusieurs rééditions. Publié pour la première fois en 1953 à Buenos Aires par Dürer-Verlag, il a été réédité par Samisdat Publishers à Toronto. Actuellement, les éditions Arndt, de Kiel, offrent une autre édition, concurremment à celle qui a été réalisée par Vrij Historisch Onderzoek. L’ouvrage recense un grand nombre de crimes ou actes de brutalité commis par les Alliés contre des soldats allemands, pendant et après la guerre. Il se divise en trois parties : les États-Unis ; l’URSS ; la France, la Grande-Bretagne et les autres. La majorité des faits dénoncés se rapportent aux camps de prisonniers alliés pour soldats allemands. Concernant les Américains : en France (10 camps cités), en Autriche (5 camps), en Allemagne (9 camps) [9-100]. Mention spéciale est faite des camps d’internement pour prisonniers politiques [116-163]. Concernant l’URSS, la plupart des cas de mauvais traitements recensés contre des soldats allemands se situent pendant le déroulement de la guerre [165-230]. Concernant la France, il est fait mention de 30 camps, pour la Grande-Bretagne de deux seulement [231-277].

Alexander BARON. Holocaust Affirmers : Their Ideologies, Their Methodologies, Their Antecedents, Their « Raison d’être ». Londres : AngloHebrew Publishing/InfoText Manuscripts [93c Venner Road, Sydenham, London SE26 SHU, Grande-Bretagne], 1998. [4]-260 p. 14,5 x 20,5 cm. Couv. ill. Ill. Bibliographie. Index. ISBN 1-871473-29-2. Le révisionniste britannique Alexander Baron (dont nous avons déjà évoqué longuement les écrits dans Akribeia, n° 2, mars 1998, p. 206-212) s’intéresse dans le présent ouvrage à ceux qu’il appelle d’un néologisme les « affirmateurs » de l’Holocauste, pendant des « négateurs ». Il s’agit à la fois de ceux qui croient à la chambre à gaz et/ou de ceux qui s’opposent aux révisionnistes. L’auteur tente de cerner tout d’abord l’identité de ces derniers et la nature du révisionnisme, au-delà des mensonges et des déformations [6-15]. Les six chapitres suivants examinent différents « ennemis du révisionnisme ». Ce sont certaines organisations juives (le Board of Deputies, l’Institute of Jewish Affairs, l’ADL, l’AIPAC, la Jewish Defense League, le Centre Simon Wiesenthal, etc.) [16-35], certaines organisations politiques de gauche ou d’extrême gauche (l’ANAL, l’organisation Searchlight, etc.) [36-51], divers auteurs (Serge et Beate Klarsfeld, Deborah Lipstadt, Gill Seidel, Jean-Claude Pressac, Shelly Shapiro, Gitta Sereny, la revue Patterns of Prejudice, Arno Mayer, Roger Eatwell) [52-133]. Baron consacre un grand nombre de pages à l’examen et à la réfutation de l’ouvrage de Lipstadt sur les révisionnistes, Denying the Holocaust : The Growing Assault on Truth and Memory [73-106]. Nous avons relevé au moins une information intéressante, que l’on versera au dossier du révisionnisme des années quarante. Baron cite en effet un très court article paru dans la revue The Social Crediter du 11 mai 1946 qui met en doute le chiffre de six millions de morts juifs assassinés par les nazis [78]. Il existe très certainement d’autres exemples du même genre dans la presse de cette époque. Il serait intéressant d’en effectuer le recensement. Concernant Roger Eatwell, maître de conférences dans une université britannique, Baron nous apprend ou nous rappelle qu’il lui a consacré en 1995 un texte (sous la forme d’une brochure d’une vingtaine de pages) dont le titre est : I Don’t Believe In The Holocaust Either, But I’M Too Spineless To Admit It, Says Dr. Roger Eatwell Of Bath University – Shock Claim By Distinguished, Liberal Academic. Le chapitre 8 est consacré à l’attitude de certains auteurs sceptiques (ou zététiques, comme dirait le physicien français Henri Broch) à l’égard du révisionnisme [138-141]. Sont surtout évoqués les noms de Michael Shermer et de Joe Nickell. Shermer, qui dirige aux États-Unis la revue Skeptic, a publié il y a quelques années un dossier spécial de celle-ci sur le révisionnisme. Il a aussi accepté de participer à des débats publics avec des révisionnistes, ce qui mérite d’être salué. Rappelons qu’il avait abordé le sujet du révisionnisme dans trois chapitres d’un ouvrage paru en 1997, Why People Believe Weird Things (voir Akribeia, n° l, octobre 1997, p. 215-216). Il y a plus d’un an qu’il aurait dû faire paraître un livre exclusivement consacré au révisionnisme. Baron dit ensuite quelques mots du site Internet du Nizkor, mis sur pied pour répliquer aux révisionnistes [142-148]. Il évoque pour finir quelques récits de déportés peu crédibles que des éditeurs ont, honteusement selon lui, accepter de publier : Kitty Hart, Gisella Perl, Gena Turgel, Filip Müller, etc. [149-160].

[Alexander BARON]. Born in Bigotry : The Anti-Black Roots Of The ADL. Londres : Anglo-Hebrew Publishing / InfoText Manuscripts, 1999. 8 p. 14,5 x 21 cm. ISBN l-898318-93-X. L’auteur rappelle dans quelles circonstances a été fondée aux États-Unis l’Anti-Defamation League of B’nai B’rith, un équivalent de la Licra, cette organisation de nature totalitaire qui entend faire régner sa dictature de la pensée partout où elle le peut et surtout partout où les juges sont dociles ou complaisants. L’ADL est née de l’affaire Leo Frank, nom d’un juif américain accusé de meurtre et au procès duquel le témoignage à charge d’un Noir fut pour beaucoup dans la condamnation. Baron rappelle que les avocats de Frank exploitèrent sans vergogne le filon du racisme pour mettre en doute ce témoignage, preuve, s’il en était besoin, qu’on peut être juif et raciste. Ce qui n’étonnera que les naïfs.

Ernst ZÜNDEL. Understanding History, Manipulating History. Toronto : Samisdat Publishers Ltd. [206 Carlton Street, Toronto, ON., Canada, M 5A 2L1], [mars 2000]. 80 p. 13,5 x 21,5 cm. Mention de la couv. : « Ernst Zündel Responds to the Atlantic Monthly Article by D. D. Guttenplan Re : The Irving/Lipstadt Trial. » Comme l’indique la mention de la couverture, il s’agit d’une réponse de Zündel à un article d’un certain Guttenplan paru dans le mensuel Atlantic Monthly, un article de 19 pages qui serait le plus important jamais publié sur le sujet dans un important organe de presse [78]. Cet article comporte 150 paragraphes auxquels Zündel a décidé de répliquer. (La présente brochure ne comporte néanmoins que 137 réponses.) Chaque paragraphe est reproduit et suivi d’une réponse plus ou moins longue du révisionniste canadien, qui peut aller de la simple phrase à plusieurs paragraphes. Les sujets abordés par Guttenplan traitent avant tout du procès intenté par David Irving à Deborah Lipstadt et plus particulièrement de quelques arguments révisionnistes, de la personnalité d’Irving, de son passé, de ses ouvrages, de son goût pour les canulars et les farces, de la personnalité de Deborah Lipstadt, de son passé, de ses avocats, de la campagne internationale destinée à « censurer » Irving, de Fred Leuchter, de son rapport d’expertise, de Raul Hilberg, de sa carrière, de son oeuvre, et de quelques autres sujets annexes.

Rudolf CZERNIN. Das Ende der Tabus. Aufbruch in der Zeitgeschichte. Graz ; Stuttgart : Leopold Stocker-Verlag [Postfach 438, Hofgasse 5, A-8011 Graz, Autriche], 1999 [1ère éd. 1998]. 280 p. 15 x 23 cm. Ill. 3 séries de pl. h.t. Index. ISBN 3-7020-0832-2. DM 39,90. L’auteur appartient, paraît-il, à une famille aristocratique très connue en Autriche. Il aborde ici quelques points de l’histoire contemporaine relatifs à la seconde guerre mondiale. Les points examinés ont tous fait l’objet de controverses et certains d’entre eux sont mêmes quasiment tabous. Il peut s’avérer dangereux de les étudier avec une trop grande liberté d’esprit. Les principaux sujets traités sont les suivants : la rééducation des Allemands et le tribunal de Nuremberg [11-30], la réussite sociale et économique du IIIe Reich [31-45], les éléments principaux de la politique hitlérienne, l’antibolchevisme [47-56], la révision du Traité de Versailles (l’Anschluss, la question des Sudètes, le Protectorat de Bohème-Moravie) [57-80], la Pologne et les responsabilités dans le déclenchement de la guerre (le pacte germano-soviétique, la guerre à l’ouest, la politique de collaboration en France, les États-Unis dans la guerre, la mission de paix de Rudolf Hess, l’Opération Barbarossa) [81-139], l’antisémitisme (l’Accord Haavara, la Zentralstelle für jüdische Auswanderung, la conférence d’Évian, les déportations massives, la conférence de Wannsee, les « tâches blanches » dans les recherches sur l’Holocauste, le tabou des six millions) [141-204], les crimes des vainqueurs (les crimes présumés des Allemands, les bombardements de terreur des Anglo-Américains, les crimes de l’Armée rouge, l’Armée rouge en Allemagne, les crimes des Américains et des Français contre leurs prisonniers de guerre allemands, l’expulsion des Allemands des Sudètes, l’expulsion des Allemands de Prusse orientale) [205-269]. On notera que l’auteur n’hésite pas à faire référence à des auteurs révisionnistes dans son chapitre sur la politique suivie par le IIIe Reich à l’égard des juifs. Il fait d’ailleurs une sorte de résumé succinct et partiel des arguments révisionnistes en évoquant les noms et les écrits de Paul Rassinier, Robert Faurisson, Arthur R. Butz, Wilhelm Stäglich, Fred Leuchter, Walter Lüftl, Germar Rudolf [190-204].

Norberto R. CERESOLE. La falsificacion de la realidad. La Argentina en el espacio geopolitico del terrorismo judio. Madrid : Ediciones Libertarias [Bravo Murillo 37, 28015 Madrid, Espagne], mai 1998. 472 p. 14,5 x 21 cm. ISBN 84-7954-421-X. 2 800 Ptas. Né à Buenos Aires en 1943, Norberto Rafael Ceresole est sociologue et politologue. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages sur la stratégie, la géopolitique et la sociologie militaire. Il s’intéresse ici au terrorisme juif en Argentine. En 1992 et 1994, deux attentats à la bombe ont visé des bâtiments de la communauté juive : l’ambassade d’Israël et le siège de l’AMIA (Asociacion Mutual Israelita Argentina) et de quelques autres organisations sionistes. Au total, ces deux attentats ont provoqué la mort de plus de cent personnes. Mais, comme le souligne l’auteur, de nombreux mystères et zones d’ombre entourent ces explosions. Sait-on, par exemple, que la première explosion – nécessitant une quantité considérable d’explosifs – aurait eu lieu, d’après un rapport technique, à l’intérieur du bâtiment de l’ambassade ? N. Ceresole se livre ensuite à une enquête plus générale sur les juifs en Argentine et sur l’origine du terrorisme juif. Le dernier chapitre de l’ouvrage est intitulé : « Le mythe de l’Holocauste et la conscience occidentale » [333-413]. L’auteur y rapporte un certain nombre d’arguments révisionnistes (sur l’ordre d’exterminer les juifs, la lettre de Goering à Heydrich du 31 juillet 1941, la conférence de Wannsee, le nombre de morts à Auschwitz, l’arme du crime, etc.). Il mentionne des auteurs comme Roger Garaudy et Robert Faurisson. En annexe à ce chapitre sont reproduits deux textes de R. Faurisson : l’un sur le nombre de morts à Auschwitz selon différentes sources et auteurs [389-401], le second intitulé « Auschwitz, faits et légendes » [403-413].

Hartmut STERN. « Jïidische Kriegserklärungen an Deutschland ». Wortlaut, Vorgeschichte, Folgen. Munich : FZ-Verlag, janvier 2000. 408 p. 17 x 24 cm. Ill. Bibliographie. Index. ISBN 3-924309-50-7. DM 49,90. Au sommaire de cet ouvrage : les rapports plus ou moins conflictuels entre judaïté et germanité, le rôle des juifs dans la Révolution russe, les juifs contre Hitler sous Weimar, la « déclaration de guerre » des juifs en 1933 contre le IIIe Reich, la Nuit de Cristal, les juifs dans la guerre de partisans, le Comité judéo-soviétique pendant la guerre, les juifs américains en guerre contre Hitler, etc.

Jean-Marie BENJAMIN. Irak, l’apocalypse. Lausanne : Éditions Favre [29, rue de Bourg, CH-1002 Lausanne, Suisse ; bureau de Paris : 12, rue Duguay-Trouin, 75006 Paris], juin 1999. 192 p. 15 x 23,5 cm. Couv. ill. en coul. Bibliographie. ISBN 2-8289-0640-X. 119 F. « La dénonciation passionnée que contient ce livre en fait sans doute un document engagé, partisan. Mais il pose des questions réelles et graves, que les citoyens n’ont pas le droit d’ignorer. Surtout qu’une nouvelle guerre, en Serbie cette fois, reproduit en grande partie lo précédent irakien. // Fallait-il, au nom du droit international, décharger sur l’Irak durant la guerre du Golfe plus de 95 000 tonnes de bombes dont de nombreuses hautement toxiques à l’uranium appauvri – équivalent à six fois la bombe d’Hiroshima –, détruire les centrales d’épuration des eaux, démolir les réserves alimentaires, les raffineries, des écoles, les centrales de lait, les hôpitaux, les ponts et les administrations sociales, en envoyant dans le Golfe, pour libérer le Koweït, 1 700 avions, 2 500 chars, 150 navires de guerre et 700 000 hommes ? Fallait-il tout dévaster pour expérimenter les armes de la nouvelle technologie ? L’objectif des Américains de se libérer du régime de Saddam Hussein peut-il justifier d’affamer, de paupériser, de briser la santé, l’éducation et l’avenir de tout un peuple ? // Fallait-il ensuite reprendre massivement les bombardements, dès décembre 1998, et détruire le peu qui avait pu être reconstruit au prix de tant de sacrifices ? // Pourquoi imposer un embargo qui depuis plus de huit ans met à terre un pays, meurtrissant la population dans sa chair et sa dignité et alimentant ainsi sa haine de l’Occident ? Car ses terribles conséquences, il est temps de les regarder en face : un million et demi d’enfants morts suite au manque de soin, des proportions inadmissibles de malades décédés dans des hôpitaux privés de matériel et de médicaments, des blessés opérés sans anesthésie, une pénurie alimentaire qui affaiblit tout le peuple, des dizaines de milliers d’écoles détruites ou sans banc ni livre, des centrales électriques qui ne produisent que 40 % de l’énergie nécessaire à la population, des infrastructures sociales et économiques paralysées, un pays qui prend chaque jour du retard et handicape à long terme plusieurs générations à venir. Que cache une politique américaine aussi déconcertante ? S’agit-il, sur le plan militaire, d’expérimenter de nouvelles armes ? Sur le plan international, de démontrer la domination d’une superpuissance et la docilité des organisations internationales ? // Écrit par un témoin en qui se joignent les titres exceptionnels de fonctionnaire international, de reporter et de prêtre catholique, il ne se contente pas de montrer que l’Irak subit une sorte de génocide, il révèle qu’une arme de destruction massive de type radioactif a été employée. Cette même arme qui menace les Balkans. Et cela, sous le couvert du secret, de la désinformation, mais au nom des plus hautes valeurs morales et démocratiques. // C’est justement en vertu du principe de la démocratie, l’obligation de livrer aux citoyens des sources d’information parallèles, que nous jugeons important de publier ce témoignage » [4e de couv.].

Aimé BONIFAS. Détenu 20801 dans les bagnes nazis augmenté de Les déportés et le christianisme et les révisionnistes ou le « mythe » des camps. Paris : Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes [10, rue Leroux, 75116 Paris] ; Graphein [34-38, rue des Peupliers, 75013 Paris], février 1999 [1ère éd. 1946]. 204 p. 13 x 20 cm. Couv. ill. ISBN 2- 905697-01-6 (FNDIRP) ; ISBN 2-910764-18-4 (Graphein). 75 F. La première édition de cet ouvrage a été publiée en 1946 aux éditions Delachaux à Niestlé (Neuchâtel, Suisse). L’auteur, qui s’adonnait à des activités de résistance (contre-propagande, renseignement, camouflage de juifs), a été arrêté par les Allemands en juin 1943 alors qu’il tentait, avec un groupe, de franchir la frontière espagnole pour rejoindre l’armée d’Afrique du Nord. Sa captivité le conduira successivement dans les prisons de Saint-Girons et de Toulouse, dans le camp de Compiègne-Royallieu, dans les camps de Buchenwald, de Laura, de Mackenrode, de Wieda, d’Osterhagen. Il alterne dans ces différents camps le travail dans des kommandos et les séjours à l’infirmerie. Son récit semble honnête et sans exagération. Il nous rappelle, s’il en était besoin, que la masse des détenus a souffert de la faim, du froid, des coups, de l’épuisement physique dû à des tâches épuisantes, des poux. Pour ce qui est des poux, le paragraphe suivant fait écho à bien d’autres récits de déportation : « Les conditions d’hygiène sont tellement déplorables à Osterhagen, que nous sommes envahis de poux. Un véritable fléau ! De gros poux à croix noire qui se multiplient rapidement. Ils courent partout et se logent dans les moindres coutures des vêtements ; ils nous dévorent, particulièrement aux aisselles et à la ceinture. On se gratte jusqu’au sang. Le soir, au retour du travail, nous nous acharnons à les détruire. En vain ! On en tue cent, il en naît mille. On peut dire qu’on les saisit par grappes ; ils font leurs oeufs par milliers dans les mailles de mon pull-over. Jour et nuit, c’est un feu dévorant. On se gratte et on s’infecte. C’est sans espoir. Ils nous sucent le peu de vie qui nous reste encore ; nous ne sommes plus que des morts sursitaires. Je peux affirmer que des camarades sont morts véritablement dévorés par les poux » [118]. Si les SS distribuaient parfois des coups aux détenus, il semble cependant que les détenus redoutaient presque davantage les kapos et les autres prisonniers membres de la direction interne du camp. L’auteur en parle à de nombreuses reprises. Ainsi, entre autres exemples : « Nous voyons alors de nos yeux ce que sont les travaux forcés : sur de misérables loques rayées, à l’aspect fantomatique, rivées à leur pic, à leur pelle, à leurs pierres, s’acharnent avec la schlague kapos et vorarbeiters » [43] ; « Il y a beaucoup de monde pour assister à l’exécution sommaire de quatre kapos allemands. Le kommando de travail extérieur dont ils faisaient partie vient de rentrer après plusieurs mois d’absence et les Russes se vengent des mauvais traitements qu’ils leur ont fait subir » [45] ; « Un méchant petit kapo nous frappe chaque fois que nous levons la tête ou que nous nous arrêtons de travailler un instant » [55] ; « Les coups commencent à devenir inquiétants. Des SS aux kapos, chacun ne sait que frapper. Une contagion » [59] ; « [Jean Durand] est alors terriblement battu toute la nuit par Jupp, le kapo au cou tordu, un triangle rouge allemand que nous redoutons » [64] ; « Quant aux autres [membres du personnel du Revier], ce qu’ils connaissent de la médecine, et de la chirurgie, ils l’ont appris dans les camps ! C’est ainsi que le kapo se donne toute autorité en matière de diagnostics, et tente même les expériences qui me paraissent à moi les plus abracadabrantes sur les corps qui passent entre ses mains » [67] ; « Un jour, descendant par hasard dans la salle d’opération, j’ai l’occasion de voir comment on procède pour une appendicite. Le patient est un Russe. Je vois le kapo s’approcher, donner un coup de bistouri, farfouiller avec des pinces, et s’en aller en allumant une cigarette. Tandis que l’on parle bruyamment autour de la table, un Polonais / s’essaie à son tour en maniant divers instruments dans le ventre du garçon. Comme si c’était une façon de tuer le temps » [67-68] ; « Nos gardiens ne sont pas tous des SS ; il y a aussi plusieurs réservistes de la Luftwaffe, assez contrariés d’avoir été rappelés, qui ne font pas tous du zèle. Les coups sont rares, mais nous avons toujours à redouter les mauvais kapos » [100] ; « Les kapos nous avertissent : "Nous savons que nous serons pendus à la libération, mais auparavant nous vous le ferons payer cher." Et un tel se targue d’en tuer vingt en un jour, un autre trente » [126]. A. Bonifas évoque aussi le vol de la nourriture des malades du Revier (infirmerie) par des détenus [68]. Nous avons relevé deux références à des rumeurs en milieu carcéral et concentrationnaire. À la prison de Toulouse : « Beaucoup de bruits circulent parmi les prisonniers : on les fait circuler de fenêtre en fenêtre en les fredonnant sur des airs à la mode. La plupart du temps, ils sont sans fondement ; ils naissent on ne sait comment, ils ont tout l’aspect de la vérité jusqu’au moment où ils crèvent comme des bulles de savon. C’est le milieu qui veut cela, qui les sécrète, qui les demande, qui s’en nourrit » [21]. Au camp de Mackenrode : « La fin de la guerre est-elle proche ? Nous n’avons aucun moyen sérieux d’information, et les nouvelles que l’on se répète sont souvent inventées de toutes pièces. Mais telle est la psychologie des camps que trop d’oreilles complaisantes suscitent inconsciemment "Radio-bobards" : nous ne pouvons pas vivre sans nouvelles, alors la fonction crée l’organe ! » [97]. Il n’y a qu’une seule référence – très générale – dans tout le récit aux chambres à gaz [120]. On notera que la phrase « Quand on me parle de culture, je sors mon revolver ! » est attribuée à Goebbels (et non à Goering) [115]. Cette cinquième édition a conservé les deux postfaces de la précédente édition. La première, qui est le texte de la communication faite lors du colloque national sur « Églises et chrétiens dans la IIe guerre mondiale » (Lyon, 1978), traite du comportement des chrétiens dans les camps [163-179]. La seconde, texte d’une communication faite à l’Académie de Nîmes le 4 novembre 1983, aborde le sujet du révisionnisme [180-200]. Elle se divise en deux parties : une histoire du révisionnisme [182-191], les principaux points controversés par les révisionnistes [191-200]. L’auteur tente de réfuter les arguments révisionnistes sur trois sujets principaux (l’ordre d’extermination, le nombre des victimes, l’existence des chambres à gaz). Aimé Bonifas a également abordé la question du révisionnisme dans sa communication à la Conférence d’Oxford (Grande-Bretagne) en juillet 1988. La liste de ses oeuvres (en début d’ouvrage) mentionne une participation à un ouvrage américain : In Answer (réponses aux négationnistes), Sylvan Publisher, West Chester, Pennsylvanie, 1988 [4]. Peut-être s’agit-il du même texte.

Éric B. HENRIET. L’Histoire revisitée. Panorama de l’uchronie sous toutes ses formes. Préface d’Éric Vial. Amiens : Encrage Éditions [BP 0451, 80004 Amiens cedex 1] [diffusion : Les Belles Lettres, 95, boulevard Raspail, 75006 Paris], novembre 1999. 224 p. 16 x 23,4 cm. Couv. ill. en coul. Ill. Coll. Interface, 3. ISBN 2-911576-16-0 (Encrage) et 2-251-74103-8 (Les Belles Lettres). 220 F. Nous avons déjà évoqué dans un précédent numéro d’Akribeia le sujet de l’uchronie (voir Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 207-208). Éric B. Henriet offre avec L’Histoire revisitée l’ouvrage dûment référencé (670 notes de bas de page) que les amateurs de ce genre littéraire attendaient depuis longtemps. Il tente tout d’abord de donner une définition du récit uchronique et de trouver des limites à sa classification [15-48]. Il en explore également les origines [61-74]. Il énumère quelques grands thèmes assez souvent abordés par les auteurs uchronistes (Empire romain, la mise à mort de Jésus de Nazareth, la grande peste noire du Moyen Âge, la découverte du Nouveau Monde, l’Invincible Armada, la Révolution française et la période napoléonienne, la Guerre de Sécession, la première guerre mondiale et la Révolution russe, la période récente, etc.) [91-130]. La période de prédilection des uchronistes semble bien être la seconde guerre mondiale [131-164]. Outre de nombreux récits plus ou moins connus, l’auteur passe en revue quelques classiques tels que Le Son du cor (1952), de Sarban, Rêve de fer (1972), de Norman Spinrad, ou Fatherland de Robert Harris (traduction française chez Presses-Pocket n° 4485). Ce dernier ouvrage est digne d’intérêt pour les lecteurs révisionnistes. L’action se situe en 1964, dix-huit ans après la victoire du IIIe Reich. Ce dernier est en quête de respectabilité et a entrepris d’éliminer discrètement quelques témoins gênants du passé qui ont participé à la mise en oeuvre du programme d’extermination des juifs, notamment lors de la fameuse conférence de Wannsee. À lire. Éric B. Henriet examine ensuite le steampunk, un sous-genre très récent de l’uchronie [165-169]. Il nous apprend aussi que le genre uchronique est apprécié dans de nombreux pays tels que le Canada, le Brésil, le Japon [170-173] et qu’il n’est pas exclusivement littéraire. Il s’exprime dans les bandes dessinées et les dessins animés, les films et les séries télévisées, voire dans les jeux de simulation et d’autres objets divers [174-196]. Il s’attarde enfin sur un texte peu connu d’Auguste Blanqui, L’Éternité par les astres. Hypothèse astronomique, difficile à classer mais qui présente des liens avec l’uchronie [197-200]. En annexe, l’auteur mentionne quelques ouvrages qui n’ont pas été examinés dans le cours de son étude. Il dresse la liste des principaux articles, études et essais sur l’uchronie dans le monde. Les textes en langue française sont en majorité mais il ne faut pas s’y tromper : l’uchronie est connue et reconnue en tant que genre littéraire à part entière aux États-Unis où elle a d’ailleurs fait l’objet d’une thèse de doctorat d’Ed McKnight en 1994, publiée sous le titre Alternative History : The Development of a Literary Genre. C’est la même chose en Allemagne où, dès 1987, Jörg Helbig soutenait à l’Université libre de Berlin une thèse sur Der parahistorische Roman. Ein Literarhistorischer und Gattungs-typologischer Beitrag zur Allotopieforschung. Il existe bien évidemment quelques sites Internet consacrés à l’uchronie [202-217]. Dans une autre annexe, l’auteur fait l’ébauche d’une chronologie du genre uchronique jusqu’à 1939 [218-219]. Il termine en répertoriant les uchronies de langue française [220-222]. Autre chose à présent. Ainsi que Pierre Guillaume l’a naguère écrit, « un spectre hante l’Europe : le spectre du révisionnisme » (Annales d’histoire révisionniste, n° 3, automne-hiver 1987, p. 5). Le fait se vérifie avec le présent ouvrage. Dès la première page de sa préface, Éric Vial attaque : « Si être universitaire était une garantie, cela se saurait. Et les abus (restons polis) d’un littéraire lyonnais faisant subir divers sévices à l’histoire et aux simples faits – on aura peut-être reconnu le sieur Faurisson, dont il est question dans le deuxième chapitre – ne sont guère de nature à donner confiance dans les propos d’un historien grenoblois parlant de littérature – encore que je souhaiterais que nul ne pousse plus loin la symétrie » [7]. Ailleurs, Henriet évoque les « affabulations révisionnistes » [130]. Surtout, il consacre plusieurs pages à la question du révisionnisme et de ses rapports supposés avec l’uchronie. P. 4748, un passage est intitulé « Le révisionnisme ». L’auteur écrit que la raison d’être du révisionnisme « n’a absolument rien à voir avec les domaines littéraires qui nous intéressent ici. Le révisionnisme n’a pas pour but d’imaginer un monde fondé sur l’hypothèse "et si..." Au contraire ! Il nie la raison d’être même de cette hypothèse en proclamant comme vérité vraie une histoire différente de celle enseignée. Il cherche à se poser en victime d’un complot généralisé mais son but ne se résume pas uniquement à réhabiliter une certaine idéologie ou des criminels patentés. Il vise également, en créant le doute dans les esprits ou plus simplement en tablant sur l’ignorance du public, à réinstaurer les éléments propices au développement futur d’une situation qui soit favorable à son idéologie. Sa meilleure arme : "Le temps finit par tout effacer" de la mémoire des gens y compris les crimes les plus abjects » [48]. Après quelques réflexions sur le même registre, il conclut : « L’Histoire ne serait donc jamais vérité ? C’est ce que croit un Faurisson, un Staline ou un Goebbels qui la manipule à son gré pour parvenir à ses fins personnelles ou imposer son point de vue. L’uchroniste, lui, se contente de la considérer comme douteuse et de jouer avec ce doute mais, lucide, il n’a pas la prétention, plus que quiconque, de détenir la vérité, sa vérité. » [48]. Plus loin, p. 159-161, il revient sur le sujet dans un passage intitulé « Le danger du révisionnisme ». Il articule sa courte réflexion autour du livre de N. Spinrad, Rêve de fer, et en profite pour critiquer un article de l’hebdomadaire Le Point à ce sujet. Il écrit que ledit article « ne permet malheureusement pas d’aborder le problème de fond de la récupération et de la double lecture [de récits uchroniques] par des milieux extrémistes et autres révisionnistes, problème néanmoins fort épineux » [161]. Plus anecdotique, il signale p. 129 l’ouvrage de Maurice Goldring, La République Populaire de France 1949-1981. De l’assassinat du général de Gaulle (12 juin 1949) au coup d’État du général Massu (10 mai 1981) (Belfond, 1984). De Gaulle y a donc été assassiné en 1949, Maurice Thorez et les communistes ont pris le pouvoir en France. L’ouvrage contient un « clin d’oeil » : « Faurisson "révisionne" cette fois le nombre des victimes juives du stalinisme » [129]. Le texte de Goldring semble malheureusement épuisé et nous n’avons pu vérifier ce qu’il en était. Pour finir, signalons deux autres récits uchroniques non mentionnés dans l’ouvrage d’Henriet. Le premier est de Pierre Hervieux et s’intitule Deux condors sur Paris (Académie Européenne du livre, diffusion Bagueca, BP 429, 86, rue François Hanriot, 92004 Nanterre). L’auteur imagine ce qui ce serait passé si Lord Halifax avait été élu Premier ministre le 10 mai 1940 à la place de Winston Churchill. Le second est de Randolph D. Calverhall et s’intitule Serpent’s Walk (National Vanguard Books, PO Box 330, Hillsboro, WV 24946, États-Unis d’Amérique). Ce roman de 450 pages imagine que des survivants de la SS n’ont pas abandonné le combat après la fin de la guerre. L’action se passe près d’un siècle après celle-ci.

Sérgio OLIVEIRA (éd.). A Propaganda de atrocidades è uma propaganda de mentiras, dizem os proprios judeus alemaes. Porto Alegre : Revisao Editora [caixa postal, 10466 CEP 90-001-970, Porto Alegre, RS, Brésil], [1999]. [2]-66-142-[2] = 212 p. 15,7 x 21 cm. Couv. ill. en coul. ISBN 857244-110-7. $23. Après l’arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes en 1933, une campagne de propagande à base de récits d’atrocités fut lancée aux États-Unis par certains milieux et organisations. Les principales victimes de ces atrocités présumées auraient été des juifs. Sur l’initiative, semble-t-il, d’un éditeur juif berlinois, Jakow Trachtenberg, la question suivante fut posée à différentes personnalités et organisations : les communiqués publiés sur les mauvais traitements dont les juifs seraient victimes sont-ils faux ou exacts ? Les réponses reçues, plus quelques autres textes ou extraits de textes, firent l’objet d’une publication trilingue (allemand, anglais, français) reproduite ici en fac-similé et précédée d’une traduction en langue portugaise. Les titres respectifs des trois parties (allemand, anglais, français) sont les suivants : Die Greuelpropaganda ist eine Lügenpropaganda sagen die deutschen Juden selbst ; Atrocity Propaganda is based on Lies say the Jews of Germany themselves ; La propagande d’atrocités n’est que mensonges déclarent les Juifs allemands eux-mêmes. Le texte est divisé en quatre parties qui contiennent les réponses ou les déclarations : l/ du gouvernement du Reich et de la direction du parti national-socialiste (Hitler, von Papen, von Neurath, Goering, Goebbels) ; 2/ de certaines organisations juives (Association du Reich des combattants juifs, Association israélite séphardique, le comité directeur de la communauté israélite de Berlin, l’Association prussienne des communautés orthodoxes des synagogues, la communauté religieuse israélite de Dresde, la Ligue de défense contre l’antisémitisme de Berlin, l’Association des Juifs nationaux de l’Allemagne, l’Union sioniste pour l’Allemagne, l’Avant-garde allemande [Union de la Jeunesse juive en Allemagne], l’Union centrale des citoyens allemands de religion israélite) ; 3/ de personnalités juives (le rabbin E. Munk, le Dr Max Naumann, le Dr Léo Baeck, le banquier Wallach, Oscar Wassermann, le Dr Ludwig Freund, le Dr Alfred Tietz, le Dr Kurt Singer, etc.) ; 4/ de la presse (le Berliner Tageblatt, la Vossiche Zeitung, la Berliner Morgenpost, la Frankfurter Zeitung, la C.-V. Zeitung, Israelitisches Familienblatt, la Jüdische Rundschau, la Jüdische Zeitung). L’ensemble des textes contestent, sinon la réalité de mauvais traitements, en tous les cas leur fréquence et leur gravité.

Pierre MAXIMIN. Une encyclique singulière sous le IIIe Reich. Anvers : Vrij Historisch Onderzoek, 1999. 128 p. 14,5 X 22 cm. Couv. ill. 90 FF. L’ouvrage prend comme point de départ la publication en mars 1937 de l’encyclique en langue allemande Mit brennender Sorge. Loin d’y voir une condamnation du national-socialisme comme idéologie contraire aux valeurs chrétiennes, l’auteur estime, pour sa part, que « l’intention du Magistère était d’enrayer le noyautage des milieux dirigeants du gouvernement et du parti national-socialiste par un clan. Ce clan tendait à leur instiller une idéologie antichrétienne » [12]. Replaçant la publication de l’encyclique dans son contexte (la guerre d’Espagne notamment), P. Maximin effectue d’utiles rappels concernant les relations entre le IIIe Reich et le christianisme. La réalité est bien entendu plus complexe qu’on ne le pense aujourd’hui. Ce qu’il est particulièrement intéressant d’examiner c’est la différence de traitement réservée par le Vatican, pendant et après la guerre, aux Allemands d’une part et aux Alliés d’autre part. Les crimes de ces derniers ne pesaient pas bien lourds dans la balance. Là encore, l’Église s’est montrée et se montre toujours « de son temps ». Tout au long de son ouvrage, l’auteur en profite pour faire justice d’innombrables bobards, empruntant les arguments de sa démonstration à de nombreuses sources souvent peu accessibles au lecteur français. Un livre à recommander, donc. En annexe figurent des traductions de l’encyclique Mit brennender Sorge, de la note du Reich du 12 avril 1937, de la réponse de Mgr Pacelli du 30 avril 1937 et de l’allocution au Sacré-Collège du 2 juin 1945.

Thierry CREPIN, Thierry GROENSTEEN (s.d.). « On tue à chaque page ! » La loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Avant-propos de Jean-Paul Gabilliet. Paris : Éditions du Temps [70, rue Hermal, 75018 Paris], octobre 1999. 256 p. 16 x 24 cm. Couv. ill. Index. Coll. Musée de la bande dessinée. ISBN 2-84274-098-X. 95 F. L’Université commence à s’intéresser sérieusement à la loi de juillet 1949 « sur les publications destinées à la jeunesse ». En décembre 1981, lors d’un colloque sur « La France en voie de modernisation 1944-1952 », Pascal Ory avait présenté un texte sur les origines et le vote de la loi de 1949. Son intervention n’avait été publiée qu’en octobre 1984, dans le numéro 4 de la revue Vingtième Siècle, sous le titre : « Mickey Go Home ! La désaméricanisation de la bande dessinée (1945-1950). » Ory fait figure de pionnier. Récemment, en 1998 ou 1999, l’historien Thierry Crépin a soutenu, sous la direction du même Pascal Ory, une thèse de doctorat d’histoire contemporaine intitulée : « Haro sur le gangster ! » La presse enfantine entre acculturation et mobilisation (1934-1954) (Université Paris I-Panthéon-Sorbonne). Le présent ouvrage réunit les communications délivrées lors du colloque « Cinquante ans de censure ? » qui s’est tenu le 30 janvier 1999 au Centre national de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, dans le cadre du vingt-sixième Festival international de la bande dessinée. Parmi les participants figurent Christophe Chavdia, qui a soutenu en 1997 un mémoire de DEA consacré à « La loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Le sexe des anges, ou l’Enfance Philosophale », et Jean-Matthieu Méon, qui a soutenu en 1998 un mémoire de DEA intitulé « Une tentative de régulation de la morale par le droit. Les logiques de l’élaboration et de la mise en muvre de la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse ». Preuves, comme nous le disions en préambule, que l’Université s’intéresse au sujet. L’ouvrage est publié sous la direction de Thierry Crépin, déjà cité, et de Thierry Groensteen, directeur du Musée de la bande dessinée à Angoulême et rédacteur en chef de la revue 9e Art. Il a pour ambition « de proposer au lecteur le panorama le plus complet possible sur la loi du 16 juillet 1999 » [5]. C’est pourtant loin d’être le cas tant la matière est abondante et c’est ainsi que les divers intervenants ont notamment passé entièrement sous silence l’application de la loi de 1949 aux publications révisionnistes. Voici la liste des différentes contributions de ce recueil dont la lecture se révèle néanmoins fort intéressante : la loi du 16 juillet 1949 et la liberté d’expression (Patrick Wachsmann) [7-14], la croisade de l’abbé Bethléem contre les illustrés étrangers (aux origines de la loi du 16 juillet 1949) (Jean-Yves Mollier) [17-33], Mathilde Leriche, une des fondatrices de la bibliothèque l’Heure Joyeuse (Françoise Levèque) [35-42], le mythe d’un front commun (l’élaboration et le vote de la loi de 1949) (Thierry Crépin) [43-51], la mise en cause de l’éditeur Paul Winkler (avant le vote de la loi de 1949) (Thierry Groensteen) [53-60], le contexte politique dans lequel la loi de 1949 a été votée (Jean-Pierre Rioux) [63-70], la reproduction du texte de P. Ory paru en 1984 (voir plus haut) [71-86], l’article 14 de la loi du 16 juillet 1949 (du contrôle des publications enfantines à la surveillance de la presse) (Jean-Matthieu Méon) [87-91], le travail de la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse entre 1950 et 1954 (T. Crépin) [95-104], l’installation de la Commission de surveillance et de contrôle (les commissaires et la mise en forme de leur institution (1950-1965)) (J.-M. Méon) [105-116], les éditeurs belges et l’article 13 de la loi de 1949 (de 1949 à 1967) (Stanislas Faure) [117-129], l’éditeur Elvifrance et le dépôt préalable (Bernard Joubert) [131-135], les diverses interdictions de la revue Hara-Kiri (Ch. Chavdia) [137-148], la presse prépare le terrain pour le vote de la loi de 1949 (Alain Fourment) [151-160], une présentation et un commentaire du film documentaire On tue à chaque page (1951) (P. Ory) [161-168], une exposition de la presse enfantine en 1948 (T. Crépin) [169-176], la Belgique et la presse illustrée (Michel Defourny) [179-188], la criminalisation des crime comics au Canada et en Grande-Bretagne (Jean-Paul Gabilliet) [189-197], le comics code aux États-Unis (J.-P. Gabilliet) [199-208], la Commission de surveillance aujourd’hui (questions posées à Mme Jacqueline de Guillenschmidt, président) [211-216], la transcription des principaux échanges d’une table ronde [217-233].

Henry de LESQUEN et le Club de l’Horloge. Penser l’antiracisme. Paris : Godefroy de Bouillon [113-119, rue Lecourbe, 75015 Paris], octobre 1999. 232 p. 15 x 21,5 cm. ISBN 2-84191-090-3. 145 F. Cet ouvrage est issu d’un colloque du Club de l’Horloge qui s’est tenu à Paris les 23 et 24 juin 1988 et dont les travaux ont été complétés et actualisés dix ans après. Son but est de « rétablir la doctrine nationale et républicaine sur la question des races et de la dégager des détournements dont elle a été l’objet » [22]. Les divers auteurs s’attachent tout d’abord à « démystifier le discours ordinaire de l’antiracisme, en montrant ce que sont les mythes et les réalités du racisme dans le monde contemporain » [22]. S’y emploient des auteurs comme François-Georges Dreyfus, Michel Leroy, Jules Monnerot et Jean-Yves Le Gallou. La question de la nature de l’antiracisme est ensuite posée. Henry de Lesquen examine la notion de responsabilité collective : existe-t-il des peuples bourreaux et des peuples martyrs [89-114] ? Julien Freund montre ensuite que l’étude du socialisme laisse apparaître l’existence d’une « affinité entre la lutte des classes et la lutte des races » [124]. Georges Berthu aborde les rapports entre antiracisme et libéralisme [129-140] et Georges-Paul Wagner s’interroge sur la nécessité d’une législation antiraciste [141-146]. Dans une troisième partie sont traités les liens entre l’antiracisme et l’immigration. Didier Maurepas analyse avec pertinence les origines du « lobby de l’immigration » [149168]. Yvan Blot lance un avertissement : « Les sociétés hétérogènes sont violentes » [173]. Il rappelle, s’il en était besoin, que la « société multiculturelle est toujours le lieu de tensions ethniques ou communautaires, qui engendrent la haine sociale » [176]. Il appartient aux classes dirigeantes de faire des choix clairs et de savoir si elles veulent la paix civile ou la guerre des ethnies [169-181]. Alain Bourdelat plaide pour finir « contre la société multiculturelle, pour l’identité nationale » [183-196].

Yves TERNON. Du négationnisme. Mémoire et tabou. Paris : Desclée de Brouwer [76 bis, rue des Saint-Pères, 75007 Paris], novembre 1999. 160 p. 12 x 19 cm. ISBN 2-220-04646-X. 90 F. « La nomination en février 1999 de Gilles Veinstein à une chaire d’histoire turque et ottomane au Collège de France a été précédée d’un mouvement d’opinion et d’une campagne de presse qui, au-delà de la personne d’un enseignant, posaient la question de l’usage du mot "négationnisme" et des limites de la liberté d’expression. La gravité de l’accusation de négationnisme nécessite un minimum d’accord sur le sens que l’on prête à ce mot et sur son usage en dehors du génocide juif. // Est-on en droit d’appeler négationniste un auteur qui refuse aux massacres des Arméniens en 1915 et 1916 le qualificatif de génocide, sans pour autant assimiler cet auteur aux négationnistes du génocide juif, avec la connotation raciste que suppose cette négation ? // L’auteur de ce livre pense que, avec les méthodes du comparatisme historique, on peut répondre positivement à cette question. Il reconstitue les temps de cette affaire, sans polémique ni provocation. Il permet ainsi de clarifier utilement le concept de négationnisme » [4e de couv.]. Ternon aborde brièvement la question du révisionnisme de l’Holocauste juif [12-18]. On y lit par exemple que les révisionnistes sont « des menteurs et des imposteurs » [13], que « le négationnisme est un fléau. Son principal argument porte sur la négation de l’existence de chambres à gaz. À partir de là, la négation s’étend à la réalité de la destruction des Juifs pour aboutir, par une série de sophismes, à la fabrication d’un complot juif qui aurait construit "l’imposture du XXe siècle" afin de préparer une domination du monde que les nazis avaient justement empêchée ! À ce degré d’incohérence, toute critique est exclue » [14].

Françoise REUMAUX (s.d.). Les Oies du Capitole ou les raisons de la rumeur. Paris : CNRS Éditions [15, rue Malebranche, 75005 Paris], juin 1999. 232 p. 15,5 x 24 cm. Bibliographie. Index. Coll. CNRS Communication. ISBN 2-271-05641-1. Prix non indiqué. « La rumeur peut-elle fonder un monde commun ou par défaut de jugement ou de communication avec l’autre, est-elle seulement apte à subvertir tout échange social ? // Cet ouvrage reprend la question dans la perspective de la philosophie politique, du droit, des sciences humaines et sociales. Chaque discipline, définissant son "objet", analyse la rumeur à partir de ses catégories et de ses matériaux propres, ce qui exclut une lecture univoque du phénomène et lui restitue une dimension socio-anthropologique et politique trop souvent méconnue. // Des contributions dégagent les capacités discursives, réalistes ou innovantes du phénomène. D’autres approches relient la rumeur à une perte d’autonomie ou, sur les traces du mythe, la relèguent dans les apories d’un secret non partageable. Est également cernée la capacité subversive du bouche à oreille, dès lors que le pouvoir, ou la fiction, tentent de l’utiliser comme outil d’information ou de manipulation. // Le lecteur a le choix entre se laisser guider par les modèles de la rumeur (hystérique, paranoïaque, pervers, schizoïde, hystérophobique) et les figures qui s’y cristallisent un moment ou suivre à travers espaces et temps sociaux les cadres de pensée qui les restituent » [4e de couv.].

Georges MOUSTAKI & Siegfried MEIR. Fils du brouillard. Paris : Éditions de Fallois [22, rue La Boétie, 75008 Paris], décembre 1999. 80 p. 13,2 x 20 cm. Couv. ill. ISBN 2-87706-380-1. 65 F. L’essentiel de ce petit ouvrage est constitué par le récit de déportation de Siegfried Meir, né à Francfort le 4 mai 1934, de mère allemande et de père roumain, juif pratiquant. Sa famille est déportée à Auschwitz-Birkenau à une date qui n’est pas clairement précisée (« quand la Roumanie a été envahie ») [28]. Sa mère attrape le typhus au bout de deux mois et en meurt. Il apprendra plus tard que son père est mort également dans un kommando de travail. À l’arrivée au camp d’Auschwitz, des détenus, « venus aider à faire le tri, arrivaient à nous avertir à voix basse de ne pas nous mettre dans tel ou tel rang qui menait à la chambre à gaz, de cacher nos bijoux ou les leur remettre, dissimuler les dents en or, etc. » [29] S. Meier pense qu’il a dû à son « apparence de petit blond très aryen » d’être resté en vie et d’être devenu la « mascotte du camp » [31, 32]. La nuit, au début, il dormait « dans la baraque des jumeaux que le docteur Mengele utilisait pour ses expériences » [33]. Un jour, il a vu les SS qui pourchassaient les Tziganes à travers le camp. « Les Tziganes savaient qu’on les menait aux chambres à gaz. Ils hurlaient et se débattaient comme des fous. // Le lendemain, plus personne dans le camp » [34]. Il a lui aussi contracté le typhus mais en a guéri « dans la baraque des jumeaux ». « Les mêmes docteurs qui donnaient la mort au cours des expériences sur les enfants m’ont sauvé. Après ça je n’ai plus été malade. Je n’ai pas eu d’autre maladie jusqu’à la Libération » [40]. Vers la fin 1944, il est envoyé au camp de Mauthausen. Il crie quand on veut lui tondre les cheveux à son arrivée. « Le chef du camp de Mauthausen, intrigué par mes hurlements, s’est approché et m’a demandé de raconter mon histoire. Il a été très ému et a même pleuré. J’ai pu garder mes boucles. C’est lui qui a eu le seul comportement d’humanité que j’aie rencontré chez les Allemands. Par ailleurs il faisait tuer les prisonniers et les donnait à dévorer à ses chiens – il a été lynché à la Libération par les détenus. Il s’appelait, je l’ai su après, Bachmaier » [43]. On note une allusion rapide au révisionnisme : « On est en train de mettre en doute l’idée de l’holocauste. Peut-être que dans mille ans on va / croire la version de la non-existence de l’holocauste » [4950]. Et peut-être même avant cela. L’Allemagne l’insupporte. Il refuse d’y aller. Il parle de « répulsion » et d’« allergie » pour ce pays [62]. La langue allemande elle-même « s’est transformée en langage de haine » [62].

Elena LAPPIN. L’homme qui avait deux têtes. Traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. Paris : Éditions de l’Olivier [5, rue Jacques Callot, 75006 Paris], février 2000. 128 p. 14 x 20,5 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 2-87929249-2. 79 F. « En 1995 paraît un petit livre, Fragments, Une enfance (1939-1948). Ce livre raconte la bouleversante histoire de Binjamin Wilkomirski, séparé à l’âge de trois ans de ses parents au cours du massacre des Juifs à Riga, et les horreurs qu’il a endurées dans les camps de concentration nazis. // Chaleureusement accueilli, ce récit autobiographique obtient en France le prix Mémoire de la Shoah et des récompenses similaires en Angleterre et aux États-Unis. // Et puis, petit à petit, le doute s’insinue. Et si l’auteur avait menti ? En 1998, l’hebdomadaire suisse Weltwoche publie une longue enquête sur "Wilkomirski" et conclut à l’imposture. "Wilkomirski" serait en fait Bruno Dössekker, un psychotique, abandonné par sa mère, qui se serait forgé une identité imaginaire. // Elena Lappin a longuement rencontré "Wilkomirski" et procédé à sa propre enquête. La jeune romancière y livre ses conclusions, lesquelles, on le verra, n’ont rien d’un réquisitoire. Non, "Wilkomirski" n’est pas un imposteur. C’est un malade de l’Histoire, un être brisé, et nul d’entre nous ne peut rester insensible à son incroyable histoire. [...] » [4e de couv.]. Le texte original de cet ouvrage est paru dans la revue Granta, en 1999, sous le titre : « The Man with Two Heads. »

Michael POLLAK. L’Expérience concentrationnaire. Essai sur le maintien de l’identité sociale. Paris : Éditions Métailié [5, rue de Savoie, 75006 Paris], janvier 2000 [2e éd.]. 348 p. 12,2 x 18,7 cm. Bibliographie. Index. Coll. Suites Sciences Humaines, l. ISBN 2-86424-333-4. 75 F. « L’expérience extrême est révélatrice des constituants et des conditions de l’expérience "normale", dont le caractère familier fait écran à l’analyse. L’expérience concentrationnaire est prise ici comme révélateur de l’identité. La volonté de témoigner de beaucoup de déportés n’a finalement produit qu’un nombre restreint de témoignages. Le silence délibéré est sans doute l’indicateur le plus saillant du caractère doublement limite de leur expérience : limite du possible et, de ce fait, limite du dicible. // À partir de trois récits exemplaires – Margareta, Ruth et Myriam – l’auteur nous invite à suivre la constitution du langage de l’indicible et à mieux comprendre les relations entre survie physique et maintien de l’identité » [4e de couv.].

Laird WILCOX. The Watchdogs. A Close Look at Anti-Racist « Watchdogs » Groups. Olathe : Laird Wilcox, Editorial Research Service [PO Box 2047, Olathe, KS 66051, États-Unis d’Amérique], 1999 [1ère éd. l998]. [2]-90 p. 21,5 x 28 cm. Ill. ISBN 0-993592-96-5. $ 19,95. Aux ÉtatsUnis comme en France, les organisations qui se proclament « antiracistes » sont également malhonnêtes dans leurs agissements. Ce sont encore et toujours les mêmes impostures, les mêmes amalgames, les mêmes mensonges et les mêmes hypocrisies. Laird Wilcox le montre bien dans cette brochure où il examine quelques grandes organisations tels que l’Anti-Defamation League (ADL) of B’nai B’rith, le Southern Poverty Law Center, le Center For Democratic Renewal, les Political Research Associates. La démonstration est excellente. On rappellera aux lecteurs français que le B’nai B’rith et ses diverses activités ont fait l’objet d’un ouvrage très complet présenté par Emmanuel Ratier, Mystères et secrets du B’nai B’rith. Sont à lire en particulier les chapitres sur : la Ligue Anti-Diffamation [= ADL], « bras armé » du B’nai B’rith ; l’ADL, le plus grand réseau d’espionnage privé aux États-Unis ; les liens de l’ADL avec la Licra. Pour se procurer cet ouvrage de 416 p., s’il n’est pas épuisé, on peut écrire à : Faits & Documents, BP 254-09, 75424 Paris cedex 09.

Pierre CHANDELIER. De Gaulle, 1939-1946. Entre légende et réalité. Paris : Lettres du Monde [142, Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris], 1999. 224 p. 14,5 x 22,5 cm. ISBN 2-7301-0127-6. 120 F. « L’histoire de la France Libre toute remplie de coups de génie – et d’abord celui de son chef en juin 1940 – d’actes de bravoure, d’actions d’éclat, etc. ne pouvait après la guerre qu’être magnifiée par ceux qui, en ayant été les héros, allaient entreprendre de la raconter. // Avec le temps, cependant, les faits vont être embellis, ce qui va donner naissance à une légende, laquelle, aujourd’hui, tend à se confondre avec l’histoire-officielle. // L’intention de l’auteur a été de revenir à la vérité historique en s’en tenant aux faits à propos des principaux épisodes de l’action du général de Gaulle au cours de la seconde guerre mondiale. // Ainsi, en découvrant la réalité, le lecteur distinguera en même temps ce qui n’appartient qu’à la légende qui a été construite, comme l’a écrit Raymond Aron, afin que les Français se dissimulent à eux-mêmes la vérité » [4e de couv.].

Didier DAENINCKX. Éthique en toc. [S.l.] ; Éditions Baleine [diffusion : Le Seuil, 27, rue Jacob, 75006 Paris], mars 2000. 168 p. 11,5 x 17,5 cm. Couv. ill. Coll. Le Poulpe, 185. ISBN 2-84219-250-8. 39 F. Ce volume est le 185e de la série Le Poulpe. Le principe de cette série à caractère policier veut que chaque aventure du personnage principal, Gabriel Lecouvreur alias le Poulpe, soit écrite par un auteur différent. Exceptionnellement, c’est la seconde fois que Didier Daeninckx rédige un épisode. Il s’inspire ici librement des affaires Plantin et de l’incendie de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon 2-Lyon 3. L’un des personnages centraux d’Éthique en toc se nomme André Béraut. Certains de ses « traits » sont empruntés à Jean Plantin : son diplôme de DEA (inspiré par Alexis Carrel) a disparu, il est né en 1965 ou 1966, il habite Saint-Genis-Laval ; d’autres le sont à Régis Ladous : il fume la pipe ; d’autres à François Robert : il travaille au Centre Gabriel-Roux, avenue Berthelot (dans la réalité : au Centre Pierre-Léon). L’identité du professeur Hubert Hynkel, président du CEHRA (Centre d’Études Historiques RhôneAlpes), est transparente. Il s’agit bien sûr d’Yves Lequin (« Lek-hyn » /« Hynkel »), professeur d’histoire et directeur de la Maison Rhône Alpes des Sciences de l’Homme (MRASH). Autre clin d’oeil de l’auteur, si l’on peut dire, une prostituée dont ce professeur avait utilisé les.services et les sévices dans le passé se nomme Julie la Douce, fine allusion à Régis Ladous (souvent prononcé « Ladousse »). Il serait trop long de raconter l’« intrigue » du livre. Disons que Daeninckx, en accord avec ses préjugés, attribue l’incendie criminel de la bibliothèque inter-universitaire de Lyon à une opération visant à supprimer de ses rayonnages des thèses et des mémoires gênants pour certaines personnes, politiquement très à droite, cela va sans dire.

Daniel EASTERMAN. Le Jugement final Traduit de l’américain par Arlette Stroumza. Paris : Pocket [12, avenue d’Italie, 75627 Paris cedex 13], février 1999 [éd. originale chez Harper Collins en 1996 ; 1ère éd. fr. chez Belfond en 1998]. 320 p. 10,8 x 17,8 cm. Couv. ill. Coll. N° 10526. ISBN 2-26608688-X. Env. 37 F. Cet ouvrage peut être classé dans la catégorie des thrillers politiques. L’intrigue, assez invraisemblable au demeurant, intéressera tous les révisionnistes. Une redoutable organisation de néonazis et de néofascistes tentent de retrouver un certain Otto Krämer, un des principaux responsables et artisans de l’extermination des juifs. Ce Krämer est un authentique repenti qui a pris conscience de sa très grande faute. Un groupe clandestin d’activistes juifs le cache et le protège en Italie dans l’attente du jour où il pourra témoigner pour l’accusation dans le procès d’un révisionniste qui doit se tenir à Milan. En effet, « [a]ujourd’hui, des partisans de la droite la plus extrême nient l’Holocauste. D’autres ont prétendu que Hitler n’était pas au courant de l’extermination des Juifs, et que la solution finale avait germé dans l’esprit de Himmler et de Heydrich, qui l’auraient mise en oeuvre seuls. On voudrait nous faire croire que le IIIe Reich était un État bien géré, où tous les hommes étaient heureux et libres. // Otto Krämer est l’un des rares hommes encore vivants qui sache que ce sont là des mensonges ; son esprit n’a rien perdu de sa vivacité, ni sa mémoire de sa précision. Otto Krämer connaît la vérité sur l’Holocauste. C’est un témoin oculaire de la routine des camps de la mort. Il possède des documents signés de la main d’Hitler ordonnant la poursuite du processus d’extermination. Son témoignage, librement accordé après cinquante ans de vie dans la clandestinité, fait toute la lumière. Il connaissait les hommes qui ont ordonné le massacre de millions de Juifs, il les a aidés à bâtir leur sinistre empire. // Une voix peut réduire au silence les plus farouches des révisionnistes : celle d’Otto Krämer » [248]. Au cours de leur traque, les très méchants néonazis n’hésitent pas à tuer un certain nombre de juifs en les... gazant chez eux à l’aide d’acide cyanhydrique. L’auteur ne semble guère connaître les propriétés chimiques du Zyklon-B. Le héros du roman, le courageux Yosef, un Israélien, regagne à un moment la maison de sa soeur et de son beau-frère après une mission de repérage. Il a comme qui dirait un mauvais pressentiment. La domestique, bâillonnée sur une chaise dans la cuisine, lui fait signe que sa soeur et son beauf sont à l’étage. Il grimpe les marches cinq à cinq. « En haut de l’escalier, il trébucha comme un aveugle. Ils auraient pu le tuer, à ce moment-là. Mais ils étaient partis depuis longtemps. // On avait fermé la porte et scellé les interstices avec une sorte d’enduit qui durcissait rapidement. D’un violent coup de pied, Yosef l’ouvrit, et recula brusquement sous l’effet d’une bouffée de gaz qui le prit à la gorge. // Il s’éloigna à grand-peine en vacillant, puis trouva la porte de la salle de bains, l’ouvrit à la volée et s’effondra sur le carrelage. Après s’être relevé avec peine, il attrapa une serviette de toilette, la passa sous l’eau et se l’appliqua sur le nez et la bouche, en guise de filtre, avant de retourner sur le palier. // Le gaz s’échappait par la porte entrouverte de la chambre, ses mortelles émanations allaient se répandre dans toute la maison. Yosef trouva la force de refermer la porte et descendit au rez-de-chaussée en toussant. Il avait le vertige, sa poitrine brûlait, son coeur se convulsait tel un chien battu. ses malaises s’atténuèrent peu à peu : heureusement, il n’avait pas été longtemps exposé aux effets du gaz. Mais, sans nul doute, Chaya et Arié n’avaient pu survivre » [57]. « Les meurtriers avaient utilisé du Zyklon-B, un gaz fabriqué par la société Degesch pour les camps d’extermination nazis. Sur ordre des SS, les chimistes en avaient supprimé l’odeur caractéristique, qui risquait d’alerter les victimes avant qu’elles ne succombent à ses effets puissamment toxiques » [63]. Comme il a été dit plus haut, un procès doit se tenir à Milan. Le principal accusé est « Pier Maria Pacchia, député de Florence, à la droite de la Nouvelle Alliance. On va le juger pour négationnisme. Et il y a de bonnes raisons pour cela. Il a écrit un livre qui s’appelle L’olocausto che non era mai, "L’Holocauste qui n’a jamais existé". Rien de bien neuf là-dedans, il se fonde sur la littérature révisionniste de base : Faurisson, Irving, App, Carto, toute cette clique ! Le problème, c’est que, comme Faurisson en France, Pacchia bénéficie de certains appuis dans le pays. Il est membre du Parlement, et son parti le soutient. Ils prétendent qu’il ne s’agit pas de vérité historique, mais de liberté d’expression. // Pacchia s’est même débrouillé pour être soutenu par des écrivains de gauche, sous prétexte qu’il ne faut interdire aucun livre et que la censure étouffe tout débat public sérieux. [...] si Pacchia et son éditeur gagnent leur procès, cela établira un précédent, et nous allons voir déferler toute une littérature de haine. [...] L’Holocauste est un tel symbole que remporter une bataille sur ce front donnerait le feu vert à toutes les vilenies imaginables. La droite en profiterait pour infiltrer le prochain gouvernement de coalition » [196]. En compagnie du dénommé-Pacchia sont également jugés Enrico Butti et Guido Gentileschi, respectivement éditeur et libraire. Las ! ils sont tués tous les deux alors qu’ils gravissent les marches du tribunal. Supprimés – en tant que « maillons les plus faibles de la défense de Pacchia » [234] – par les fascistes révisionnistes eux-mêmes qui tentent de faire porter la responsabilité de cet assassinat sur des juifs et sur Yosef en particulier. Car la conspiration nazie est puissante et possède de nombreuses complicités. Un coup d’État serait d’ailleurs en préparation. « L’Italie est le royaume des coups montés. La droite l’a démontré au cours des années 70, quand elle a mis sur le dos de l’extrême gauche les attentats à la bombe qu’elle avait elle-même commis. À côté de ça, l’histoire d’aujourd’hui est un jeu d’enfant ! » [234]. Bien entendu, certains juges du procès Pacchia sont remplacés à la dernière minute par des « bons » juges présumés favorables à l’accusé. Arrive le procès. « [L]es sympathies du public penchaient vers la défense. Pacchia avait réuni un prétendu comité d’experts qui affirmaient légitime de mettre en doute les théories communément admises sur l’Holocauste. Le procureur n’était pas à la hauteur de la situation, il laissait s’exprimer les experts de Pacchia sans répliquer. Un certain nombre de témoins de l’accusation s’étaient désistés au dernier moment. On n’entendait donc qu’un son de cloche. Seule la présence à la barre d’Otto Krämer pourrait bouleverser ce rapport de forces » [298]. Viendra-t-il ? Il est venu : « La cour écoutait dans un silence religieux. [...] Tous étaient conscients de l’importance de ce qui allait être dit. [...] // "Monsieur Krämer", dit le procureur qui regardait du coin de l’« il le visage tendu de Pier Maria Pacchia, dont l’assurance s’était évaporée en quelques minutes, car il savait, lui aussi, l’importance de ce que la cour et le monde entier s’apprêtaient à entendre. "Monsieur Krämer, venons-en maintenant aux faits. Pier Maria Pacchia, que vous voyez ici, est accusé d’avoir rédigé des écrits révisionnistes niant l’Holocauste, c’est-à-dire l’extermination virtuelle des Juifs européens dans les camps de la mort et les ghettos du IIIe Reich. Vous êtes en mesure, de par votre expérience personnelle, de nier ou corroborer ses allégations. Je vous poserai donc une question simple : M. Pacchia dit-il oui ou non la vérité ?" // Krämer leva les yeux sur le procureur, puis sur Pacchia. Leurs regards se croisèrent brièvement, et Pacchia se détourna, dédaigneux et craintif à la fois. // "Je jure par ce qu’il y a de plus sacré que non seulement cet homme ment, mais que son objectif est de rallumer les flammes d’un second holocauste sur ce continent. Ni lui ni personne n’a le droit de répandre ce genre de men-/songes. Ce qui est arrivé est arrivé. Il n’y était pas. Moi, oui. Et j’y ai participé" » [315-316]. Fermez le ban et tirez l’échelle !

Nicholas GOODRICK-CLARKE. Savitri Devi, la prêtresse d’Hitler. Traduit de l’anglais par Jean Plantin. Saint-Genis-Laval : Éditions Akribeia [45/3, route de Vourles, 69230 Saint-Genis-Laval], mars 2000. 336 p. 15 X 21,5 cm. Couv. ill. Pl. n.b. h.t. Index. ISBN 2-913612-02-4. 180 F (210 F franco). « Dans cet ouvrage sur les racines et l’évolution du néonazisme international, Nicholas Goodrick-Clarke dévoile l’impact puissant d’un des esprits les plus féconds du fascisme. // L’influence de Savitri Devi sur le néonazisme et sur d’autres variétés hybrides de fascisme mystique n’a cessé de croître depuis le milieu des années soixante. Ses ouvrages ont été réédités et diffusés par le canal de différents réseaux néonazis et elle a été célébrée comme une éminente représentante de l’idéologie nazie. La séduction qu’elle exerce auprès des néonazis repose sur le caractère atypique et original de sa pensée – qui mêle la suprématie des Aryens et l’antisémitisme avec l’hindouisme, le darwinisme social, les droits des animaux et une conception de l’existence fondamentalement biocentrique – et a abouti à des alliances curieuses mais efficaces en termes d’idéologie radicale. // Savitri Devi, qui fut très tôt une révisionniste de l’Holocauste et sans doute le premier écrivain à considérer Adolf Hitler comme un avatar – dieu descendu sur Terre sous forme humaine pour restaurer l’Âge d’Or –, fait désormais partie intégrante du monde à la fois mystérieux et ténébreux du néonazisme » [4e de couv.].

Valérie IGOUNET. Histoire du négationnisme en France. Paris : Éditions du Seuil [27, rue Jacob, 75006 Paris], mars 2000. [2]-702 p. 14 x 20,5 cm. Bibliographie. Index. ISBN 2-02-035492-6. 180 F. Le texte de cet ouvrage est issu d’une thèse de doctorat d’histoire soutenue par l’auteur il y a deux ou trois ans. Nous nous limiterons ici à quelques remarques. Examinons le titre tout d’abord. Il est question d’une Histoire du négationnisme. Le terme de « négationnisme », nous rappelle l’auteur, a été créé par Henry Rousso en 1987. Selon cet historien, le « négationnisme » relèverait d’un « système de pensée, d’une idéologie et non d’une démarche scientifique ou même simplement critique » [14]. Il s’agit là d’une opinion pour le moins très contestable mais néanmoins reprise par V. Igounet qui emploie les termes de « négationnistes » et de « négationnisme » tout au long de son ouvrage. Et, bien sûr, elle en arrive à des absurdités d’expression comme celle de la page 548 où l’on peut lire avec quelque ahurissement la phrase suivante : « La quatrième génération des négationnistes appelle à une négation globale de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. » Le terme de « négationnisme » est donc avant tout un terme polémique que les adversaires du révisionnisme appliquent à ce dernier. Par les temps qui courent, ceux qui utilisent le terme de « révisionnisme » en viendraient presque à être suspects. Toujours est-il que l’emploi de ce terme dans le titre d’un ouvrage consacré au révisionnisme permet d’emblée de se faire une idée de l’esprit fort peu objectif dans lequel le sujet sera abordé. C’est, mutatis mutandis, comme si un historien, écrivant l’histoire du clergé, avait intitulé son étude Histoire de la calotte. V. Igounet se place donc résolument dans le camp des adversaires des révisionnistes. Cela fait d’ailleurs déjà plusieurs années que l’on peut noter son engagement en ce sens. Igounet a collaboré par exemple à la revue Golias ainsi qu’au recueil Négationnistes : les chiffonniers de l’histoire (éd. Golias) aux côtés de divers personnages qui ne sont guère réputés pour leur tolérance et leur ouverture d’esprit intellectuelle. Elle n’a pas hésité non plus à s’acoquiner, dans des conférences ou des réunions, avec le misérable Daeninckx (par exemple à Romans [Drôme], le 27 mars 1998, lors de la « semaine d’éducation contre le racisme »). Son ouvrage constitue par conséquent une nouvelle pièce versée au dossier de l’accusation antirévisionniste et ce, au moment où, en France et dans divers pays d’Europe, les révisionnistes sont soumis, dans l’indifférence totale des défenseurs patentés des droits de l’homme, à une répression sans cesse accrue (gardes à vue, perquisitions, saisies de matériel, lourdes amendes, peines de prison fermes, incarcération de ressortissants étrangers [en Allemagne], poursuites judiciaires pour les motifs les plus futiles, etc.) Or, que l’on nous corrige si nous faisons erreur, il nous semble bien que jamais l’historienne que prétend être V. Igounet ne prenne clairement position contre la loi Gayssot alors qu’on relève de sa part de nombreuses tentatives ou velléités de réfutation des arguments révisionnistes. Quand on y songe et quand on pense dans le même temps à ce que subissent ou ont subi des dizaines de révisionnistes depuis au moins 10 ans, on ne peut que trouver cette attitude accablante du point de vue intellectuel. Passons. V. Igounet ne manifeste guère de sympathie pour son sujet d’étude, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle fait souvent un usage immodéré des guillemets, reproche qu’on a parfois formulé à l’encontre de certains révisionnistes. Ainsi, p. 204, Faurisson n’a pas effectué des recherches mais des « recherches » ; p. 205, ses thèses sont des « thèses » ; p. 214, il est question de son « argumentation » et de ses « recherches historiques » ; p. 348, on parle d’un « congrès » et des « actes » de ce congrès ; p. 476, on parle des « travaux » de Faurisson ; etc. Quelle est la raison d’être de tous ces guillemets ? L’ouvrage se concentre autour de la personne des cinq principaux révisionnistes français : Maurice Bardèche, Paul Rassinier, Robert Faurisson, Pierre Guillaume, Henri Roques. V. Igounet considère Bardèche comme le premier révisionniste français. C’est une opinion qui peut éventuellement se discuter. D’un point de vue chronologique, on ne saurait sans doute lui donner tort. D’un point de vue qu’on qualifiera d’historiographique, la balance pencherait plutôt en faveur de Rassinier. L’auteur consacre proportionnellement peu de pages à Rassinier, le sujet ayant déjà été exploré en profondeur, sinon avec justesse, par Florent Brayard et Nadine Fresco. Nous n’examinerons pas ici ce que V. Igounet dit des uns et des autres. Elle s’intéresse un peu trop, à notre goût, soit aux traits de caractère et à la psychologie des individus étudiés, soit à leurs accointances politiques et/ou idéologiques réelles ou supposées. La véritable histoire du révisionnisme sera celle qui nous fera découvrir les arguments des divers auteurs révisionnistes, français et étrangers, dans la controverse sur les chambres à gaz et la « solution finale de la question juive », leur évolution au fil du temps, la façon dont leurs adversaires y ont ou non répondu, etc. Ici, on est loin du compte. Le postulat de départ est que les révisionnistes ont tort sur toute la ligne ou presque. C’est pourquoi, une fois la lecture de l’ouvrage terminée, on a envie de dire que, décidément, V. Igounet n’a rien compris au film. Mais enfin, ce n’est pas la première et ce ne sera certainement pas la dernière. En annexe de l’ouvrage figure le texte d’un entretien avec Jean-Claude Pressac [613-652]. Le professeur Pressac y donne quelques cours d’histoire à sa façon et en profite pour distribuer les bons et les mauvais points. Il a pris soin en tout cas d’envoyer le mauvais élève Faurisson au piquet. Prière de ne pas déranger le professeur Pressac. Ce dernier évoque aussi la « stupéfiante versatilité » de Pierre Vidal-Naquet [646], « girouette creuse tournant au vent des publications et de l’actualité » et auteur de « déclarations péremptoires et moralisatrices » [647]. On en redemanderait presque. Et comment voyez-vous l’avenir, professeur ? Eh bien, comme l’avait déclaré l’ancien déporté de Mauthausen Michel de Boüard, « le dossier [du système concentrationnaire] est pourri. D’une part, le ressentiment et la vengeance, ont primé sur l’apaisement. Puis la mémoire sur l’histoire. D’autre part, la mainmise des communistes sur les principaux organes de commande dans les camps, la formation après la libération d’associations sous leur contrôle et l’établissement durant cinquante ans d’une histoire des camps "démocratiquement populaire", ont introduit le virus de la langue de bois antifasciste. Approxima-/tion, exagération, omission et mensonge caractérisent la majorité des récits de cette période. Le discrédit unanime et sans appel dont sont frappés les écrits communistes ne peut que déteindre sur une expérience concentrationnaire viciée par leurs idées et l’annihiler. // Peut-on redresser la barre ? Il est trop tard. Une rectification générale est humainement et matériellement impossible. Tout changement historique entraîne une dévalorisation de cette mémoire fixe et présentée comme définitive. Or, de nouveaux documents surgiront inévitablement et bouleverseront de plus en plus les certitudes officielles. La forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l’univers des camps est condamnée. Qu’en sauvera-t-on ? Peu de choses. En effet, magnifier l’univers concentrationnaire revient à résoudre la quadrature du cercle, à transmuter le noir en blanc. La conscience des peuples n’aime pas les histoires tristes. La vie d’un zombi n’est pas "porteuse", d’autant que la douleur subie a été ensuite exploitée et monnayée : décorations, pensions, postes, influence politique. On ne peut à la fois être victime et privilégié, voire bourreau à son tour. // De toute [sic] ces faits, terribles parce qu’ayant provoqué la mort de femmes, d’enfants et de vieillards, ne survivront que ceux établis. Les autres sont destinés aux poubelles de l’Histoire » [651-652]. Un entretien avec Robert Faurisson aurait dû également figurer en annexe mais, « pour des raisons juridiques », nous dit-on [28], cela n’a pas été possible. Un peu plus précis, Vidal-Naquet nous apprend dans sa recension du Monde des Livres du 24 mars 2000 qu’« une association antiraciste a exercé un chantage sur l’éditeur et [que] le texte de Faurisson a disparu » (p. 1). Pour finir, signalons que V. Igounet mentionne au moins à 75 reprises les titres de revues révisionnistes interdites aux mineurs et interdites de « publicité » : 30 fois les Annales d’histoire révisionniste, 17 fois la Revue d’histoire révisionniste, 28 fois la revue Revision. Bel exemple pour la jeunesse !

Reinhard UHLE-WEITLER (s.d.). Wagnis Wahrheit. Historiker in Handschellen ? Festschrift für David Irving. Kiel : Arndt-Verlag [Postfach 3603, 24035 Kiel, Allemagne], 1998. 288 p. 17 x 24 cm. Couv. ill. en coul. ISBN 3-88741-199-4. DM 39,80. Il s’agit d’un recueil de textes publié en hommage à l’historien David Irving à l’occasion de son soixantième anniversaire. Certains de ces textes ont déjà paru dans diverses revues ou publications. Les noms des auteurs sont les suivants : Helmut Schröcke, Richard W. Eichler, Günter Maschke, Tomislav Sunic, Franz Uhle-Wettler, Rüdiger Proske, Ernst Topitsch, Emil Schlee, Fritz Becker, Joachim Hoffmann, Lothar Höbelt, Heinz Magenheimer, Wolfgang Strauss, Fritz Tobias, Hans W. Bracht, Heinz Schön, Günter Zehm, Armin Mohler.

Jan Harold BRUNVAND. Too Good to Be True. The Colossal Book of Urban Legends. New York : W. W. Norton & Company Inc. [500 Fifth Avenue, New York, N.Y. 10110, États-Unis d’Amérique] ; Londres : W. W. Norton & Company Ltd. [10 Coptic Street, London WC1A 1PU, GrandeBretagne], 1999. 480 p. 17,5 X 23,5 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 0-393-04734-2. $29,95. Jan Harold Brunvand est le spécialiste américain des légendes urbaines le plus connu. Il a déjà publié plusieurs recueils de ces légendes : The Vanishing Hitchhiker, The Choking Doberman, The Mexican Pet, Curses ! Broiled Again !, The Baby Train. Les quelque 200 légendes rapportées dans Too Good to Be True sont reprises de ces cinq recueils. Chacune d’elles est suivie d’une note qui tente d’en déterminer brièvement les origines et/ou la première apparition et signale quelques variantes. La plupart seront familières à ceux qui s’intéressent au sujet. En voici une liste très partielle : la Cadillac remplie de ciment, l’erreur de la coiffeuse, le vol du portefeuille, le lapin ressuscité, le doberman qui s’étouffe, le cadavre de la grand-mère qui disparaît, la Porsche à $50, l’homme au crochet, les conducteurs décapités, le tueur sur le siège arrière, l’éléphant assis sur la Volkswagen, le bébé sur le toit de la voiture, la fausse dent perdue dans la mer, la souris dans le coca-cola, les alligators dans les égouts de New York, les araignées dans le cactus, la vengeance à la colle, la baby-sitter hippie, l’auto-stoppeur qui disparaît, le chat dans le four à micro-ondes, etc. Rappelons qu’il existe en français au moins un autre recueil de légendes semblables. Il s’agit de Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui de Jean-Bruno Renard & Véronique Campion-Vincent. Voir la note de lecture dans Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 221.

Richard ROEPER. Urban Legends. The Truth Behind All Those Deliciously Entertaining Myths That Are Absolutely, Positively, 100 % Not True ! Franklin Lakes : The Career Press [3 Tice Road, PO Box 687, Franklin Lakes, NJ 07417, États-Unis d’Amérique], 1999. 288 p. 14 x 20,5 cm. Index. ISBN 1-56414-418-6. $ 18,00. Richard Roeper est chroniqueur au Chicago Sun Times. Il a rassemblé ici plusieurs dizaines de rumeurs ou de légendes urbaines qui ont cours aux États-Unis. Certaines sont connues de longue date, d’autres semblent plus éphémères, en tous les cas moins familières pour un public non américain. L’auteur les a classées en sept grandes catégories et en autant de chapitres. La première regroupe les légendes « classiques » : le vol d’un rein, le chien qui avale le téléphone portable, une poupée Barbie déterrée et envoyée dans un musée, les rites d’initiation de certains gangs, les seringues infectées dans les cabines téléphoniques, l’histoire de Craig Shergold, le 30 février 2000, le voleur de voiture écrasé dans le tremblement de terre, les propos mystérieux de Neil Armstrong sur la Lune, les torches électriques qui explosent, les voleurs et la brosse à dents, « bienvenue dans le monde du sida », le clown Bozo. La seconde catégorie concerne des mythes relatifs aux campus universitaires et aux étudiants : un voyant prédit un massacre sur un camp universitaire, la lettre d’une fille à ses parents, les secrets des rites de fraternités étudiantes, la séance de hurlements du campus, les tricheries aux examens. La troisième se rapporte à des légendes relatives à des films : Trois hommes et un couffin (version américaine), Retour vers le futur II, Twister, Titanic, les messages secrets dans des dessins animés de Disney, les snuff movies, etc. Le quatrième chapitre se rapporte à des mariages annulés pour cause d’infidélité, à un voleur dans une noce trahi par une vidéo, etc. Le cinquième chapitre s’intéresse aux rumeurs qui ont touché des vedettes plus ou moins connues de la pop music comme Phil Collins, le groupe 311, les Beatles, Dave Matthews, Grand Funk Railroad, Alanis Morissette, les Ohio Players, Tupac Shakur, Meat Loaf, etc. Le sixième chapitre rassemble quelques mythes ou canulars qui sont apparus sur Internet. Le septième et dernier chapitre concerne des légendes et rumeurs à propos de gens « riches et célèbres » comme Richard Gere, Mariah Carey, Tiger Woods, Keanu Reeves, Paul Newman, Barbra Streisand, Marilyn Manson, etc.

Steve MOORE (s.d.). Fortean Studies. Volume 6. Londres : John Brown Publishing [The New Boathouse, 136-142 Bramley Road, London, W10 6SR, Grande-Bretagne], 1999 [reçu en mars 2000]. 320 p. 16,5 x 23 cm. Couv. ill. Ill. ISBN 1-902212-20-7. £ 19,99 (£. 22 franco). Au sommaire : l’éditorial de Steve Moore [7], une enquête sur un papyrus égyptien qui parlerait de soucoupes volantes (Ülrich Magin) [8-38], une vague d’objets volants non identifiés en Grande-Bretagne en 1909 (David Clarke) [39-63], une « panique morale » en Suède en 1946 à propos de fusées fantômes (Robert Bartholomew, Glenn Dawes, Anders Liljegrin, Clas Svahn) [64-74], des réflexions sur Roswell et l’ufologie (Colin Bennett) [75-105], l’ufologie en Australie (Mark Moravec, Keith Basterfield, John Auchettl, Bryan Dickeson, Bill Chalker) [106162], une analyse des milieux fortéens (Neil Nixon) [163-177], l’histoire du mystère Shaver (Bruce Lanier Wirght) [178-188], les théories conspirationnistes autour de la mort de la princesse Diana (Paul Chambers) [189-237], la légende du Kraken revisitée (Michel Meurger) [238-244], une approche transdisciplinaire de l’astrologie (Alain Négre) [249-257], des extraits fortéens du Gentleman’s Magazine (revue fondée en 1731) (Peter Christie) [258-266], deux nouvelles contributions à l’énigme des enfants verts de Woolpit abordée dans un numéro précédent des Fortean Studies (Paul Harris [267-269], John Clark [270-277]), un index partiel des Fortean Times de 1998 (n° 106-117) (Ian Simmons) [278-317].

Mémorial de l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, Paris, 1999, 2 tomes (946 p. au total), 21 x 29,7 cm. Le contenu est le suivant :
– p. 39-44 : liste et index des Kommandos (Kdos) ;
– p. 45-60 : cartes ;
– p. 61-112 : description des Kdos (notice intéressante pour chaque Kdo). À relever : – d’une façon générale, le grand nombre de juifs et de juives de Hongrie dans ces Kdos. Ceci renforce l’idée que la déportation des Hongrois fut avant tout une opération destinée à rafler de la main-d’nuvre pour les usines du Reich ; – dans la notice du Kdo Gelsenkirchen : l’effectif de ce Kdo était constitué de « 2 000 femmes juives hongroises sélectionnées à Auschwitz pour partir vers Gelsenkirchen » (Gelsenkirchen Benzin AG). Sur ces 2 000 femmes, 1 216 venaient de Sighet, petite ville de Hongrie, patrie d’Elie Wiesel. La population juive de Sighet, explique encore le Mémorial, fut déportée à Auschwitz « dans sa presque totalité ». Le 11 septembre 1944, 150 de ces femmes moururent dans un bombardement et 150 autres furent blessées. Les rescapées valides furent envoyées dans les Kdos de Sömmerda (société Rheinmetall Borsig) et Essen 2 (Krupp) (évacué le 17 mars 1945 pour Bergen-Belsen). Si l’on extrapolait à l’ensemble des déportés de Hongrie, on pourrait en déduire qu’Auschwitz n’a pu en gazer autant que le prétend l’histoire officielle. Enfin, ceux que l’histoire de la famille d’Elie Wiesel intéresse feraient peut-être bien de rechercher dans ces deux Kdos la trace éventuelle de sa mère et de sa soeur cadette.
– p. 113 et suivantes : liste des détenus français, des femmes et des étrangers (sauf exceptions, tous déportés de France). Cette liste donne pour chaque déporté, les nom et prénom, les date et lieu de naissance, la date d’arrivée, le numéro d’immatriculation, la date et le lieu de transfert éventuel et, enfin, mais uniquement pour les Français, son sort.
À signaler aussi la publication par la même association d’un Mémorial des Français non juifs déportés à Auschwitz-Birkenau répertoriant les 4 500 non-juifs déportés de France et qui n’ont pas été repris dans le Mémorial de Serge Klarsfeld, lequel a été réservé aux seuls juifs.
Adresse de l’association : 68, rue des Martyrs, 75009 Paris. Prix : Mémorial Buchenwald, 350 F les deux volumes ; Mémorial Auschwitz, 125 F. [J.-M. Bdf.]

Bulletin de la Fondation Auschwitz, n° 63, avril-juin 1999. Ce numéro est essentiellement constitué du Cahier international sur le témoignage audiovisuel, n° 3, juin 1999, consacré à la « Troisième Rencontre Internationale sur le témoignage audiovisuel des survivants des camps de concentration et d’extermination nazis », Bruxelles, 11-12-13 juin 1998. À signaler : p. 34, Joanne RUDOF, « What next ? Preserving recorded Testimonies for the Future ». Mme Rudof rappelle notamment que, d’après Business Week du 20 avril 1998, p. 128, la Nasa a perdu 20 % des informations rapportées lors de la mission Viking de 1976 à cause de l’obsolescence des moyens de stockage. P. 84 et suivantes : voir supra l’article sur les enfants rescapés d’Auschwitz. Fondation Auschwitz, 65, rue des Tanneurs, B-1000 Bruxelles. Abonnement annuel : 1 000 FB pour 4 numéros. [J.-M. Bdf.].

Bulletin [« réservé aux Amis de la Vieille Taupe »], n° 13, 15 juillet 1999-12 avril 2000, [2] p. Pierre Guillaume fait le point sur les activités de la Vieille Taupe et donne quelques (mauvaises) nouvelles. Avec ce bulletin étaient joints divers textes : un texte de réflexions d’Henri Roques (12 p.) à propos de l’ouvrage de Nadine Fresco sur Paul Rassinier, Fabrication d’un antisémite (Le Seuil, Paris, 1999), un autre sur l’affaire de la croix de Nancray (texte actualisé et augmenté) (20 p.), un troisième, signé de Christian Cotten, sur les massacres de l’Ordre du Temple Solaire. Ce texte, explosif si son contenu s’avère fondé, porte en guise de titre : Vercors, décembre 95, 16 morts. Du faux suicide collectif au véritable meurtre politico-mafieux commandité au plus haut niveau de l’État Français et couvert par le silence des autorités gouvernementales et judiciaires. Adresse : La Vieille Taupe, BP 98, 75224 Paris cedex 05. Se renseigner pour les modalités d’abonnement ou d’adhésion.

V.H.O. France Informations... [« Bulletin confidentiel d’informations révisionnistes »], n 21-22-23, 10 septembre 1999, 36 p. Au sommaire : les responsabilités des vainqueurs de 1918 dans la montée du national-socialisme, les réparations demandées, le démembrement territorial du Reich, la révision des traités réclamée par Hitler, le problème de Dantzig et du corridor, la guerre germano-polonaise prévue dès 1919-1920, l’entente germano-soviétique contre la Pologne dès 1919 [1-30], la plainte déposée par le MRAP contre Henri Lewkowicz [31], vers un ministère de la mémoire et contre le révisionnisme [31-32], la « Mémoire » utilisée à des fins politiques [33], le procès, en Croatie, de Dinko Sakic [34], les crématoires du cimetière du Père-Lachaise et leurs capacités de crémation [35], quelques informations tirées du bulletin Le Déporté pour la Liberté [36]. Adresse : V.H.O., BP 60, B-2600 Berchem-2, Belgique.

Nouvelle Vision [« Bulletin confidentiel d’informations révisionnistes »], n° l, 16 octobre 1999, 56 p. Au sommaire : ce premier numéro (dont le titre reprend celui d’une précédente revue animée par Vincent Reynouard au début des années quatre-vingt-dix) se présente sous la forme d’un entretien entre Herbert Verbeke, qui pose les questions, et Vincent Reynouard, qui y répond. Les différentes questions de l’entretien prennent comme point de départ une plaquette de 40 pages diffusée en 1999 par l’organisation totalitaire SOS-Racisme et intitulée Le Train pour la Mémoire et pour l’Égalité du 12 au 21 février l999. Selon V. Reynouard, cette « plaquette est très intéressante car elle éclaire les mécanismes de la propagande politico-historique que l’État orchestre en direction des adolescents » [3]. Les principaux points abordés ici sont les suivants : le débat entre « fonctionnalistes » et « intentionnalistes », la place tenue par la « poésie » dans la diffusion de la « Mémoire », l’idéologie nationale-socialiste, l’antislavisme des nazis, le massacre de Bromberg, les soldats allemands capturés mutilés par les Soviétiques, Julius Streicher, l’extermination prétendument prévue de 30 millions de Slaves par les nazis, la politique menée par Alfred Rosenberg en Europe orientale, les femmes sous le IIIe Reich, l’arrivée des nazis au pouvoir, les réalisations économiques du IIIe Reich, l’influence juive dans la société allemande après 1918, les lois de Nuremberg, la Nuit de Cristal, l’exclusion des juifs des activités économiques sous le IIIe Reich, les attentats de la Résistance en France, le décret Nacht und Nebel. Une feuille A 4 de 2 pages recto verso évoquant les affaires Berger, Plantin et Lewkowicz était jointe à ce numéro. + n° 2, 16 décembre 1999, [paginé de 57 à 120]. Au sommaire : un compte rendu du colloque révisionniste du 6 novembre 1999 à Paris (avec les interventions de Philippe Gautier, RenéLouis Berclaz, Jürgen Graf, Éric Delcroix, Jean-Louis Berger, Robert Faurisson, Vincent Reynouard) [57-60], le texte que Roger Dommergue Polacco de Menasce, absent ce jour-là pour cause de maladie, aurait dû prononcer au colloque du 6 novembre [61-63], la faillite lamentable de l’exposition sur les crimes de la Wehrmacht en Allemagne (Herbert Verbeke) [64-84], ces pogromes à l’Est qui n’étaient pas le fait des Allemands [85-87], l’histoire selon le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane [88-108], le texte d’un discours d’Hitler prononcé le 22 juin 1941 [109-113], les réparations sans fin [114120]. Cette revue a fait l’objet, dès son premier numéro, d’une interdiction de vente et de circulation sur le territoire français en vertu de l’article 14 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse (sic) (voir supra le texte de l’arrêté). Adresse : V.H.O., BP 60, B-2600 Berchem-2, Belgique.

Dualpha / Revue de politique, d’histoire et de littérature, n° 8-9, juillet-août-septembre-octobre 1999, 226 p. Au sommaire : un entretien avec Samuel Maréchal [9-15], un entretien avec Jean-Pierre Rondeau (maire-adjoint en banlieue parisienne) sur l’immigration [17-44], une lettre ouverte de Rondeau [45-50], l’avenir du nationalisme en France (Roland Gaucher) [54-58], l’alimentation moderne (Charlotte Sawyer) [59-64], l’avenir des nationalistes français (Georges de Maleville) [68-71], le dictionnaire du politiquement correct (lettre « h ») (Nicolas Gauthier) [72-74], occupants et résistants (Jean-Paul Bourre) [79-82], le réseau d’écoute américain Echelon (Guillaume Faye) [89-97], un entretien avec Robert Steuckers sur l’état de la Belgique [107-112], un entretien avec Jelto Burmeister sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne [113-120], des nouvelles brèves de l’étranger (Jacques Borde) [124-136], le Troisième Empire américain (Dragos Kalajic) [l37-143], le PKK (Yag Bazhdid) [144-148], un entretien avec Arnaud Guyot-Jeannin sur le libéralisme [150-155], un entretien avec Jean-Claude Rolinat [156-160], un entretien avec Pierre Monnier [161-164], des notices sur des ouvrages récents [165-180], les oppositions américaines à la guerre de Roosevelt (Robert Steuckers) [187-202], un article de Robert Brasillach sur La Gerbe des forces d’Alphonse de Châteaubriant [202-213], un article de Xavier Vallat sur la franc-maçonnerie [214-217], le courrier des lecteurs [218-224]. + n° 10, novembre-décembre 1999, 112 p. Au sommaire : le concept de souverainisme (J. Borde) [7-16], l’avenir des nationalistes en France (R. Gaucher) [17-36], un entretien avec Maud Marin, avocate radiée du barreau [37-43], les néo-Vikings (J.-P. Bourre) [47-52], le dictionnaire du politiquement correct (lettres « i, j, k ») (N. Gauthier) [53-57], un entretien avec Peter Sichrovsky, député autrichien du FPO [59-62], un entretien avec Henry de Lesquen, président du Club de l’Horloge [64-68], un entretien avec Henri de Fersan [69-78], un entretien avec Christophe Dungelhoeff, directeur du Chêne [76-79], les livres [81-84], quand l’armée américaine pillait les trains d’or juif en Bavière en 1945 [92-96], le courrier des lecteurs [102-112]. + n° 11, janvier-février 2000, 112 p. Au sommaire : l’héritage gaulliste (Jean-Marc Brissaud) [5-8], l’avenir du nationalisme (R. Gaucher) [9-13], la victoire de Jörg Haider et ses conséquences (dossier) [15-32], l’an 2000 et les nationalistes (Philippe Ploncard d’Assac) [35-40], le dictionnaire du politiquement correct (lettre « l ») (N. Gauthier) [41-43], une polémique autour du livre de Jean-Paul BOURRE, Les Profanateurs [44-49], la mondialisation forcée (J. Borde) [50-59], des brèves de l’étranger (Y. Bazhdid) [60-64], un entretien avec Olivier Dard sur Frithjof Schuon [66-72], un entretien avec Jean-Pierre Besse sur la boxe [73-88], les livres [91-98], le film Independence Day (Ch. Sawyer) [102-109], le courrier des lecteurs [110-112]. + Hors-série n° 3, février 2000, 182 p. Au sommaire : un dossier sur l’affaire Pinochet avec des textes, parfois repris d’autres revues, de J. Borde, Alain de Benoist, R. Gaucher, Jean-Claude Rolinat, Henri de Fersan, Serge de Beketch, Jean Cuny, A. Stürer, Y. Bazhdid, Hughes Kéraly, Ch. Sawyer, Ch. Bouchet, N. Gauthier, Youri Korolev, Seamus Lordis. Adresse : Dualpha, Centre MBE 302, 69, boulevard Saint-Marcel, 75013 Paris. Abonnement (6 numéros) : 450 F. Prix du numéro : 95 F.

L’Autre Histoire, n° 13, janvier 2000, 48 p. Au sommaire : les nouvelles armes de destruction massive (bombe atomique et armes bactériologiques) [54-19], la guerre de l’OTAN contre la Serbie [20-21], des brèves [22, 36, 40], l’actualité des revues [23-26], la condamnation de l’Action française (Philippe Prévost) [27-35], l’Inquisition espagnole (Marthe Jans) [37-39], l’actualité des livres [41-44], le courrier des lecteurs [45-47]. Adresse : L’Autre Histoire, BP 3, 35134 Coësmes. Abonnement (6 numéros) : 285 F. Prix du numéro : 75 F.

Le Gars d’Issy, n° 92, décembre 1999, 24 p. Au sommaire : Henry Rollin, maître espion (Alain Guionnet) [3-9], des extraits du discours d’investiture du nouveau grand-maître du Grand Orient de France [10-15], les affaires judiciaires de Revision et d’Akribeia [15-17], des brèves [18-22), la chronique judiciaire [22-23]. + n° 93, avril 2000, 36 p. Au sommaire : l’entretien de l’historien polonais Bogdan Musial paru dans Die Welt am Sonntag à propos de la très controversée exposition sur les crimes présumés de la Wehrmacht [3-4], un long article sur quelques affaires de terrorisme en France (association SOS-France, Michel Lajoye, attentats contre des foyers Sonacotra) [526], la cour de cassation rejette un pourvoi d’Alain Guionnet [26], le procès de Huy Decloedt (Attila Lemage) [27-30], des brèves [31-33], la chronique judiciaire [33-34], le courrier des lecteurs [34-35].

Les Cahiers d’histoire sociale, n° 12, été 1999, 232 p. Au sommaire : deux hommages à Christian Jelen (Pierre Rigoulot [7-31], Ilios Yannakakis [33-41]), l’exclusion de Boris Souvarine du PCF (Jean-Louis Chaigneau) [4357], l’introduction de Souvarine à la brochure de Léon Trotsky, Cours nouveau [59-66], le document Ercoli (Morvan Duhamel) [67-76], les entretiens d’Auguste Lecoeur avec Henri Barbé [77-142], la réception italienne du Livre noir du communisme (Philippe Baillet) [143-166], les crimes communistes sont-ils des crimes contre l’humanité ? (Daniel Cartier) [167-172], des recensions de : P. RIGOULOT & I. YANNAKAKIS, Un pavé dans l’histoire (Stephen Launay) [173-177], Alain BESANCON, Le Malheur du siècle (P. Rigoulot) [179-182], Nicolas MILETITCH, Trafics et crimes dans les Balkans (S. Launay) [183-190], Jasper BECKER, La Grande Famine de Mao (P. Rigoulot) [191196], Jean-Jacques MARIE, Le Goulag (P. Rigoulot) [197-201], Le Verbe et le Mirador (Laurent Migairou) [203-205], Joël KOTEK, La Jeune Garde, la jeunesse entre KGB et CIA, 1917-1989 (Gabriel Faber) [207-210], Jean-Marie BOUVIN, L’Organisation internationale du travail (S. Launay) [211-218], la revue des revues (P. Rigoulot) [219-223], une notice nécrologique sur Roger Codou (Michel Cintrat) [225-228]. + n° 13, hiver 1999-2000, 192 p. Au sommaire : les actes d’un colloque sur les communismes, les post-communismes et les para-communismes [7-90], un entretien avec Jean-François Revel [91102], la Corée, les recensions de livres, etc. Adresse : Institut d’histoire sociale, 4, avenue Benoît-Frachon, 92023 Nanterre Cedex. Abonnement (4 numéros) : 250 F. Prix du numéro : 80 F.

Bulletin d’information de l’Association Vérité et Justice, n° 3, décembre 1999, 12 p. Au sommaire : le bilan de la première année d’activité de l’Association [1-2], le texte d’une conférence de Jürgen Graf sur la loi-muselière suisse, « instrument de la répression politique » [3-8], un écho du colloque révisionniste du 6 novembre 1999 à Paris [8], deux lettres adressées par l’Association à des responsables politiques [9-11], pour un révisionnisme total [12]. Pour adhérer à l’Association Vérité et Justice, recevoir le texte de ses statuts et son bulletin d’informations, on peut écrire à : Association Vérité et Justice, Case postale 355, CH-1618 Châtel-Saint-Denis, Suisse.

V.H.O.-info, n° 5, décembre 1999-n° 1, 1er janvier 2000, [64]p. Au sommaire : les premières pages donnent de brèves informations sur des événements et publications de nature révisionniste et sont suivies de la reproduction en fac-similé d’articles de presse (en flamand, anglais et allemand pour la plupart) sur divers sujets (le révisionnisme sur Internet, le révisionniste Germar Rudolf en Grande-Bretagne, l’annulation de l’exposition sur les crimes prétendus de la Wehrmacht, des atrocités nazies dénoncées dès 1933, l’extrême droite en Suisse, le Livre noir du communisme traduit en néerlandais, les exécutions sommaires commises par le NKVD à l’approche des troupes allemandes en juin 1941, l’emprisonnement du révisionniste australien Fredrick Töben en Allemagne, etc.). D’autres textes sont manifestement tirés de sites Internet (l’emprisonnement en Allemagne pendant 4 ans du citoyen américain Gary Lauck, le procès d’un universitaire polonais accusé de révisionnisme, etc.). Nous avons également noté la reproduction d’un texte de Robert Faurisson sur Edith Stein et celle du supplément gratuit au premier numéro de Nouvelle Vision (revue dirigée par Herbert Verbeke et Vincent Reynouard) consacré à diverses affaires (Reynouard, Plantin, Delcroix). + n° 1, mars 2000, 50 p. Au sommaire : comme dans le numéro précédent, les premières pages donnent de brèves informations révisionnistes suivies de nombreuses reproductions en fac-similé d’articles de presse sur le procès intenté à Deborah Lipstadt par David Irving, sur le journal d’Eichmann, l’exposition suspendue sur les crimes de la Wehrmacht, etc. Nous avons noté également un texte de Germar Rudolf sur le Rapport Leuchter et les réponses que les adversaires des révisionnistes ont tenté d’y apporter. Aussi : un texte enthousiaste d’Ingrid Rimland sur l’avenir radieux du révisionnisme, l’annonce du prochain congrès révisionniste, en mai 2000, aux États-Unis, la reproduction du bulletin n° 251 de Germania (Samisdat Publishers). Adresse : V.H.O.-Info, Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique.

The Journal of Historical Review, vol. 18, n° 2, mars-avril 1999, 40 p. Au sommaire : la Belgique et ses juifs pendant la guerre (Mark Weber) [2-5], la figure de Ralph Bagnold (Trevor J. Constable) [6-23], pour une histoire équilibrée des Amérindiens (Zoltan Bruckner) [24-28], les ennuis du révisionniste espagnol Pedro Varela (M. Weber) [29-31], les armes biologiques des Soviétiques pendant la seconde guerre mondiale (M. Weber) [32], les opinions racialistes du général Montgomery [33], la croix gammée bannie des modèles réduits [34-35], une citation de l’historien Ernst Nolte [36], la guerre de sécession américaine (Doug Bandow) [37-38], le courrier des lecteurs [39-40]. + vol. 18, n° 3, mai-juin 1999, 40 p. Au sommaire : les installations d’épouillage à ondes courtes dans le camp de concentration d’Auschwitz (M. Weber) [4-12], la guerre des Boers (M. Weber) [14-27], un nouveau mensonge d’Elie Wiesel (Robert Faurisson) [28], « pas de lumière, pas de fumée, pas de puanteur, pas de trous » (R. Faurisson) [28], une bibliothèque londonienne retire un ouvrage révisionniste de ses rayons [29], la visite de John Kennedy en Allemagne en 1945 [30-31], un professeur polonais accusé de révisionnisme et poursuivi en justice [31], le film de Spielberg sur le débarquement allié en Normandie, le livre de James Bacque sur l’après-guerre en Allemagne, le père Coughlin (Joseph Sobran) [32-35], une notice bio-nécrologique sur le révisionniste suisse Gerhard Förster [35], (le révisionniste) Gamal Abdel Nasser (Donald Neff) [36-38], une recension de l’ouvrage d’Adolf von Thadden sur l’Opération Barbarossa, Stalins Falle : Er wollte den Krieg (Daniel W. Michaels) [40-45], le courrier des lecteurs [47-48]. + vol. 18, n° 4, juillet-août 1999, 40 p. Au sommaire : les tribulations du révisionniste australien Fredrick Töben [2-5], la fureur médiatique aux États-Unis autour de la diffusion massive de la revue The Revisionist dans un journal étudiant universitaire [6], les abris anti-aériens en Allemagne pendant la guerre (Samuel Crowell) [7-30], l’affaire Garaudy (texte de la préface à la future édition américaine des Mythes fondateurs de la politique israélienne à paraître à l’Institute for Historical Review) (Theodore J. O’Keefe) [31-35], le « politiquement correct » en Allemagne (Claus Nordbruch) [36-38], le courrier des lecteurs [39-40]. + vol. 18, n° 5-6, septembre-décembre 1999, 72 p. Au sommaire : l’éditorial sur la présence grandissante du révisionnisme dans les esprits [2-3, 5], la falsification d’une photographie d’Auschwitz sur Internet par le Centre Simon Wiesenthal [4-5], la controverse autour de l’exposition allemande sur les « crimes de guerre de la Wehrmacht » (M. Weber) [6-11], la chambre à gaz d’Auschwitz I (R. Faurisson) [12-13], l’annonce de la 13e conférence de l’IHR en mai 2000 [14], les mensonges de la propagande de guerre britannique [15], le texte de la déclaration de David Irving à l’ouverture du procès en diffamation qu’il a intenté contre l’éditeur Penguin Books et l’universitaire Deborah Lipstadt [16-35], les origines de l’occupation du Golan [36], l’Holocauste en tant qu’« industrie politique » [37], un chapitre du livre de R. Garaudy [38-46], les poursuites pour révisionnisme contre un professeur d’histoire polonais et son acquittement [47], l’intervention occidentale au Kosovo [48-49], les entretians du journaliste américain Lothrop Stoddard avec d’importants dirigeants du IIIe Reich [50-56], quelques textes de J. Sobran [57-61], un compte rendu du film documentaire d’Errol Morris, Mr Death : The Rise and Fall of Fred A. Leuchter, Jr. (G. Raven) [62-69], le courrier des lecteurs [71-72]. Adresse : Institute for Historical Review, PO Box 2739, Newport Beach, CA 92659, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www.ihr.org. Abonnement annuel (Europe, 6 numéros) : $50 ($70 par avion). Prix du numéro : $7,50 (+ $2 de frais d’envoi).

IHR Update, n° 3, mai 2000, 4 p. C’est la troisième livraison de ce bulletin d’informations très épisodique. Le n° l a été publié en février 1995 et le n° 2 en juillet 1995. L’essentiel de ce n° 3 est consacré au congrès révisionniste des 27-29 mai 2000 qui doit marquer le retour à une pleine activité de l’Institute for Historical Review. De grands noms du révisionnisme sont annoncés pour ce congrès : Robert Faurisson, Arthur Butz, Ernst Zündel, Germar Rudolf, Bradley Smith, Fred Töben. Seront également présents Charles Provan, John Sack, Glayde Whitney et un ancien représentant du Congrès américain, Paul McCloskey. Ainsi que l’écrit le rédacteur du bulletin, de plus en plus de gens s’intéressent au révisionnisme à travers le monde, en Occident aussi bien qu’en Orient. C’est ainsi qu’un ouvrage américain sur des livres interdits publié par un éditeur connu consacre six pages au cas de The Hoax of the Twentieth Century d’Arthur Butz [3-4] et qu’une anthologie d’essais autour du roman Fahrenheit 451 et de la censure a inclu un texte de Richard Widmann sur la suppression des travaux révisionnistes [4]. Décidément, la vérité est en marche. L’adresse est la même qu’à la note précédente.

Revisionist History, n° 9 [sous-titré : The Newsletter of Radical Research & Investigative Journalism], mars-avril 1999, 16 p. Au sommaire : la réalité sur l’esclavage dans les États du sud des États-Unis [1-5], le journaliste américain Christopher Hitchens accusé de révisionnisme [10], le journaliste Doug Collins condamné par la justice canadienne pour délit d’opinion [12], un citoyen canadien d’origine ukrainienne, Johann Dueck, accusé à tort de crimes de guerre [13-15], etc. + n° 10 [sans sous-titre], [ ?] 1999, 12 p. Au sommaire : une recension de : William N. GRIMSTAD, Talk About Hate : A Brief for the Defense in the New Era of Thought Crime Trials [1-8], des brèves et des notes de lecture [8-9], John Wesley Hardin [10-12]. + n° 11 [sans sous-titre], octobre 1999, 12 p. Au sommaire : une mutinerie d’esclaves blancs [2-5], des réflexions d’Hoffman II [6-9], etc. + n° 12 [sans sous-titre], janvier 2000, 16 p. Au sommaire : quelques aspects de la politique américaine [4-5], la vie de Jack Parsons [6-11], des nouvelles révisionnistes (Töben, Rudolf, Ratajczak) [12-14]. + n° 13 [sous-titré : A Bi-Monthly Letter Dedicated to the Publication of Facts Suppressed by the Establishment Press], mars 2000, 12 p. Au sommaire : le drapeau américain [10], les moeurs très spéciales de certains rabbins [2-3], la recension d’un livre sur F. D. Roosevelt et Pearl Harbour [8], le procès Irving-Lipstadt [8-9], etc. Adresse : Independent History & Research, Box 849, Coeur d’Alene, Idaho 83816, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www.hoffman-info.com. Abonnement (6 numéros) : $30 (+ 30 %) ; (12 numéros) : $50 (+ 30 %).

Smith’s Report on the Holocaust Controversy, n° 65, novembre 1999, 8 p. Au sommaire : le lancement de la revue The Revisionist [1-4], Bradley Smith et son expérience des interviews de radio ou de télévision [4-5], la campagne du CODOH à la Hofstra University [6-8], le courrier des lecteurs [8]. + n° 66, décembre 1999, 8 p. Au sommaire : la reproduction de trois articles de The Review, journal étudiant de l’Université du Delaware, sur le scandale suscité par la campagne révisionniste du CODOH dans certaines universités [1-8]. + n° 67, février 2000, 8 p. Au sommaire : la campagne de diffusion de The Revisionist dans les universités [1-2], le procès intenté à Deborah Lipstadt par David Irving [l, 6-7], diverses autres informations sur la campagne de diffusion du révisionnisme dans les journaux universitaires [3-6], le site Internet du CODOH de plus en plus visité (une moyenne de 90 000 visites par semaine) [7-8]. + numéro spécial, mars 2000, 4 p. Après un bilan rapide de la campagne de propagande révisionniste sur les campus, ce bulletin spécial reproduit le texte de trois éditoriaux de journaux étudiants à propos de la controverse suscitée par la publication d’annonces du CODOH dans leurs journaux [2-3]. + n° 68, avril 2000, 8 p. Au sommaire : la diffusion de The Revisionist sur plusieurs campus américains et la reproduction d’articles à ce sujet parus dans The Chronicle (St. Cloud University, MN) [2-3], The Courrier (College of DuPage, IL) [4], le San Diego Union-Tribune [7], le procès Irving-Lipstadt [4-6], le courrier des lecteurs [7-8]. Adresse : Bradley R. Smith, PO Box 439016/ P-111, San Diego, CA 92143, États-Unis d’Amérique. Adresse Internet : http://www.codoh.com. Abonnement : $29 ; étranger : $39.

The Revisionist / A Journal of Independent Thought, n° 1, novembre 1999, 24 p. Au sommaire : le pseudo-témoignage de Jan Karski sur le camp de Belzec (Theodore J. O’Keefe) [1-3], l’Holocaust Memorial Museum de Washington, conçu comme une réponse aux révisionnistes (T. J. O’Keefe) [59], David Irving et la question des chambres à gaz (Ernst Sommers) [10-12], la liberté intellectuelle et la controverse sur l’Holocauste (Bradley R. Smith) [13], la diffusion du révisionnisme sur les campus américains et la réaction de l’Anti-Defamation League (B. Smith) [14-16], Norman Finkelstein, Daniel J. Goldhagen et le révisionnisme (Richard A. Widmann) [17-18], l’ouvrage de Peter NOVICK, Holocaust in American Life (William Halvorsen) [19-20], la campagne du Centre Wiesenthal pour interdire la vente de Mein Kampf via Internet (R. Widmann) [21-22], l’ouvrage de Richard J. EVANS, In Defense of History (E. Sommers) [22-24]. + n° 2, janvier 2000, 28 p. Le sous-titre de ce numéro est : An Independent Journal. Au sommaire : la situation de Germar Rudolf en Grande-Bretagne (Georges Brewer) [2-3], la libération de Fredrick Töben [3], l’exposition sur les crimes de la Wehrmacht annulée en Allemagne (W. Halvorsen) [4], l’ouvrage de Pat BUCHANAN, A Nation, Not an Empire (W. Halvorsen) [7-9], Pat Buchanan et la controverse sur l’extermination à l’aide de moteurs Diesel (F. P. Berg) [10-12], la guerre menée contre le révisionnisme et les révisionnistes (R. Widmann) [14-17], le Musée de l’Holocauste à Washington (2e partie) (T. J. O’Keefe) [18-22], le scandale suscité par l’insertion du n° 1 de The Revisionist dans une édition de The Hofstra Chronicle (journal étudiant) [23], un procès contre un révisionniste en Pologne [24], l’ouvrage de Niall FERGUSON, The Pity of War [25-26], le texte d’un fax de Robert Faurisson adressé à Ludwig Bock, avocat allemand de F. Töben [27]. + n° 3, mars 2000, 24 p. Le sous-titre de ce numéro (plus étroit en largeur) est : Encouraging an Open Debate on the Holocaust Question. Au sommaire : le courrier des lecteurs [2], le svastika [3], le procès IrvingLipstadt (E. Sommers) [5-8], une brève introduction au révisionnisme (A. R. Butz) [8-9], les procès pour crimes de guerre et les conventions de La Haye (Carlos W. Porter) [10-11], l’Office of Special Investigation (OSI) (Andrew Allen) [12-14], un extrait du livre à paraître de B. Smith sur sa vie et son oeuvre [l, 14-18], une recension du roman The Revisionist (New York : Crown Publishers, 1998) (R. Widmann) [18-19], le film de Morris sur Leuchter (W. Halvorsen) [19-20], les efforts de l’ADL pour contrer le révisionnisme (G. Brewer) [22], Robert Jan van Pelt et ses « certitudes morales » (E. Sommers) [24, 20-21]. + The Revisionist / Encouraging an Open Debate on the Holocaust Controversy, Campus Edition, [mars 2000], 24 p. Cette édition spéciale destinée à être insérée dans des journaux étudiants reproduit un certain nombre de textes des n° l et n° 2 et en ajoute un ou deux inédits (dont un de Smith tiré de son ouvrage à paraître) [1, 16-21]. Adresse : Bradley R. Smith, PO Box 439016/ P-111, San Diego, CA 92143, États-Unis d’Amérique. Abonnement couplé avec le Smith’s Report.

David Irving’s Action Report, n° 16, 16 octobre 1999, 12 p. Au sommaire de ce numéro : le procès à venir contre Deborah Lipstadt [1], le journal de David Irving (sur, en particulier, la convention révisionniste de Cincinnati des 24-26 septembre 1999 au cours de laquelle ont pris la parole Bradley Smith, Peter de Margaritis, Joseph Bellinger, John Sack, Brian Renk, Russ Granata, Germar Rudolf, Charles Provan) [passim], le décès d’Ignatz Bubis, chef de la communauté juive d’Allemagne [2]. Adresse : Focal Point Publications, 81 Duke Street, London W1M 5DJ, Grande-Bretagne. Adresse Internet : http://www.fpp.co.uk.

Power, n° 243, 6 juin 1999, 10 p. Au sommaire : la bataille judiciaire d’Ernst Zündel, une importante décision d’un comité des droits de l’homme des Nations Unies qui pourrait bénéficier à Zündel, la prochaine projection au Canada d’un documentaire sur Fred Leuchter. + n° 244, 23 juillet 1999, 10 p. Au sommaire : la bataille judiciaire de Zündel et ses nombreux épisodes, le viol massif des femmes allemandes après la seconde guerre mondiale. + n° 245, 20 août 1999, 10 p. Au sommaire : la bataille judiciaire de Zündel, la controverse à propos de la publication des mémoires d’Eichmann, des nouvelles révisionnistes à travers le monde. + n° 246, 12 septembre 1999, 10 p. Au sommaire : la bataille judiciaire de Zündel, le texte d’une décision d’un comité des droits de l’homme des Nations Unies, le film documentaire d’Errol Morris sur Fred Leuchter. + n° 247, 12 octobre 1999, 10 p. Au sommaire : la bataille judiciaire de Zündel, le documentaire sur Fred Leuchter fait sensation au festival international du film de Toronto. + n° 248, 17 novembre 1999, 8 p. Au sommaire : quelques considérations sur l’alimentation et la santé, les activités de Zündel, le film sur Leuchter. + n° 249, 17 décembre 1999, 8 p. Au sommaire : la libération de F. Töben, une émission sur le révisionnisme à la télévision allemande, la bataille judiciaire de Zündel, le film sur Leuchter. + n° 250, 11 janvier 2000, 10 p. Au sommaire : la presse américaine parle abondamment du film sur Leuchter, Zündel assiste à la première à Los Angeles, des modifications ont été apportées au film, une rencontre et un entretien avec John Sack, une rencontre avec Bradley Smith. + n° 251, 7 février 2000, 8 p. Au sommaire : le procès Irving-Lipstadt à Londres, ce qu’en dit la presse, la personnalité controversée de David Irving, diverses nouvelles révisionnistes du monde entier. + n° 252, 13 mars 2000, 10 p. Au sommaire : la continuation du procès Lipstadt à Londres, la couverture médiatique de ce procès, le documentaire de Morris sur Leuchter, le texte de la déclaration écrite de Kevin MacDonald en faveur d’Irving au procès Lipstadt. + n° 253, 11 avril 2000, 10 p. Au sommaire : un épisode de la bataille judiciaire de Zündel, les déclarations du Grand Mufti de Jérusalem lors de la visite du pape en Israël, les initiatives de paix d’Hitler en 1939-1940, le procès Irving-Lipstadt et son aboutissement. Adresse : Samisdat, 206 Carlton St. Toronto, Ontario, Canada, MSA 2L1.

Germania, n° 243, 7 juin 1999, 6 p. + n° 244, 21 juillet 1999, 6 p. + n° 245, 19 août 1999, 6 p. + n° 246, 14 septembre 1999, 6 p. + n° 247, 14 octobre 1999, 6 p. + n° 248, 19 novembre 1999, 6 p. + n° 249, 13 décembre 1999, 6 p. + n° 250, 11 janvier 2000, 6 p. + n° 251, 8 février 2000, 6 p. + n° 252, 10 mars 2000, 6 p. + n° 253, 12 avril 2000, 6 p. Germania est la version allemande de Power. Autant que nous avons pu en juger, le contenu des textes est à peu près identique dans les deux lettres d’informations. Adresse : Samisdat, 206 Carlton St. Toronto, Ontario, Canada, MSA 2L1.

Randbemerkungen / Rezensionszeitschrift zur Gegenswartsforschung, 4e année (1999), cahiers 1-2, 20 p. Au sommaire : des recensions de Patrick AGTE, Jochen Peiper. Kommandeur Panzerregiment Leibstandarte ; Ernst KLEE, Persilscheine und falsche Püsse. Wie die Kirchen nach dem Krieg den Nazis halfen (film) ; les volumes XXV-XLII des transcriptions (en allemand) du procès de Nuremberg. Adresse : Institut für Gegenwartsforschung, B.P. 59, L-6601, Wasserbillig, Luxembourg.

Ganpac Brief/The Newsletter for Politically Astute Americans, n° 203 (vol. 17, n° 9), septembre 1999, 8 p. Au sommaire : l’affaire Walendy, les prisonniers allemands après la seconde guerre mondiale. + n° 204 (vol. 17, n° 10), octobre 1999, 8 p. Au sommaire : l’or dans l’économie, le décès de JFK Jr. + n° 205 (vol. 17, n° 11), novembre 1999, 8 p. Au sommaire : les souvenirs de prisonnier de guerre d’Hans Schmidt. + n° 206 (vol. 17, n° 12), décembre 1999, 8 p. Au sommaire : le passage à l’an 2000 et ses dangers potentiels. + n° 207 (vol. 18, n° 1), janvier 2000, 8 p. Au sommaire : l’engagement d’H. Schmidt dans la Waffen-SS. + n° 208 (vol. 18, n° 2), février 2000, 8 p. Au sommaire : une lettre de protestation du GANPAC adressée au Musée de l’aviation de Dayton (Ohio). + n° 209 (vol. 18, n° 3), mars 2000, 8 p. Au sommaire : le procès intenté par David Irving à Deborah Lipstadt (avec la reproduction en fac-similé d’un article du Los Angeles Times), les souvenirs de guerre de Schmidt. + n° 210 (vol. 18, n° 4), avril 2000, 8 p. Au sommaire : les relations entre races, un texte de William Pierce sur l’Autriche. + n° 211 (vol. 18, n° 5), mai 2000, 8 p. Au sommaire : la question des vols d’oeuvres d’art par les nazis et par les Alliés, un article du Washington Jewish Week sur le renouveau de la culture juive en Allemagne, les souvenirs de guerre de Schmidt. Adresse : GANPAC (German-American National Public Affairs Committee), P.O. Box 11124, Pensacola, FL 32524, États-Unis d’Amérique. Abonnement : $60 (Europe, par avion) ; anciens numéros : $4 le numéro.

Adelaïde Institute [Newsletter], n° 96-97, octobre-novembre 1999, 48 p. Au sommaire : le rôle prépondérant des juifs dans la révolution russe (reproduction du texte de Maurice Pinay, The Plot Against The Church) [441], la reproduction du texte Why Don’t You Believe What We Tell You ? (petit recueil de citations) [41-48]. + n° 98-99, octobre-novembre 1999, 16 p. Au sommaire : le procès imminent de Töben à Mannheim [1-2], une lettre à Amnesty International à propos du cas Töben [2-3], un communiqué de presse d’Andreas Röhler [4-5], des extraits d’une lettre de Töben [6], le massacre de Waco revisité [8-9], les reconstructions d’après-guerre au camp d’Auschwitz [10], Fred Leuchter fait sa réapparition [10-11], une lettre d’Arthur Butz à George Ryba à propos d’Auschwitz [11-12], un crime raciste antiblanc en Louisiane [13], les premiers habitants sur le sol américain [13-14], la guerre des Boers exploitée politiquement par le gouvernement sud-africain [14-15], une lettre de Yehuda Bauer à Michael Mazur [16]. + n° 100, décembre 1999, 12 p. Au sommaire : la libération de Töben après sa condamnation [l], son avocat Ludwig Bock menacé de poursuites pour cause de révisionnisme [2], le parquet de Mannheim fait appel de la condamnation de Töben [2-3], la censure sur Internet [5], la secte des Loubavitch [6-8], le bunker d’Hitler [9], la nouvelle revue du CODOH, The Revisionist [10-11]. + n° 101, janvier 2000, 8 p. Au sommaire : une lettre de David Brockschmidt à Colin Rubenstein [l3], un texte d’A. Butz sur l’affaire Töben (avec la reproduction du texte de la réponse négative d’Amnesty International à John Bennett concernant une éventuelle adoption de Töben comme « prisonnier politique ») [3-6], des chambres à gaz de désinfection en Australie [7-8]. + n° 102, février 2000, 8 p. Au sommaire : des commentaires d’Ingrid Rimland sur le procès Irving contre Lipstadt [2], deux textes sur ce procès [2-3], un article de Kim Murphy reproduit du Los Angeles Times sur les révisionnistes à partir du cas Irving [3-5], une sorte de réponse à l’article précédent par Michael Berenbaum parue dans The Jewish Journal [5-7], un article sur le procès Lipstadt de Douglas Davis reproduit de The Australian Jewish News [7], l’opinion de Robert Faurisson sur les positions révisionnistes exactes de David Irving « en ce moment » [8]. + n° 103, février 2000, 8 p. Au sommaire : une présentation de Germar Rudolf par lui-même [1], la reproduction d’une douzaine de lettres ou textes souvent en rapport avec le révisionnisme [2-8]. Parmi ces lettres, l’une est adressée à Amnesty International à propos de son refus d’adopter Töben comme prisonnier de conscience, deux autres concernent les positions de l’historien néozélandais Joel Hayward à l’égard du révisionnisme. + n° 104, mars 2000, 12 p. Au sommaire : la condamnation d’un éditorial révisionniste d’un journal officiel syrien (reproduction de plusieurs textes à ce sujet) [1-3], la conférence de Stockholm sur l’Holocauste [3-4], un compte rendu du procès Lipstadt par James Dalrymple de l’Independent [4-6], deux autres textes sur le procès Lipstadt [6-8], une manifestation anti-Haider en Australie [9-10]. + n° 105, mars 2000, 12 p. Au sommaire : la tournée de conférences de Töben à travers l’Australie (24-31 janvier 2000) [1-2], la reproduction en fac-similé de divers articles de journaux australiens sur cette tournée [3-12], précédée de quelques commentaires [2]. + n° 106, avril 2000, 8 p. Au sommaire : la reproduction de la 5e partie (sur le camp de concentration d’Auschwitz) de la déclaration finale (d’environ 80 pages) prononcée par David Irving le 15 mars 2000 lors du procès intenté contre Penguin & Lipstadt [1-8]. + n° 107, avril 2000, 8 p. Au sommaire : la suite de la déclaration finale d’Irving (fin de la 5e partie et 6e partie) [2-4], la reproduction d’un article de Rela Mintz Geffen sur le procès Lipstadt paru dans The Jewish Telegraphic Agency [4-5], quelques articles de la presse australienne sur des menteurs et des imposteurs [6-7], une lettre de Michael Murphy (de l’Adelaide Institute) à D. Irving au sujet des camions à gaz [8]. + n° 108, mai 2000, 8 p. Au sommaire : une lettre de Fred Steiner, ancien déporté à Auschwitz et la réponse de D. Brockschmidt [1], un diplomate chinois, sauveur de juifs [2], un court extrait des transcriptions du procès Irving [4], un extrait du mémoire en défense de Richard Rampton, avocat de D. Lipstadt [5-6], le procès d’Andreas Röhler [7], le cas Kalejs [7], une recension de : Vivian BIRD, Auschwitz : The Final Count (R. Widmann) [8]. + n° 109, mai 2000, 8 p. Au sommaire : une lettre ouverte de Paul Grubach à Michael Shermer, directeur de la revue Skeptic [2-3], les objets-souvenirs de l’Holocauste [3-4], le regain d’intérêt en Allemagne pour l’art nazi [5], une polémique dans la presse australienne à propos d’un article sur D. Irving [7-8]. + n° 110, juin 2000, 8 p. Au sommaire : les camions à gaz (R. Faurisson) [2], le faussaire Peter Longerich (R. Faurisson) [2-3], une note complémentaire des défenseurs de Lipstadt [3-6], E. Wiesel s’inquiète de l’« antisémitisme » ambiant [6-7], l’affaire Ratajczak en Pologne [7], etc. + n° 111, juin 2000, 8 p. Au sommaire : quelques réflexions de F. Töben à l’occasion d’un voyage en Australie [1-7]. Adresse : Adelaide Institute, PO Box 3300, Norwood, 5067 Australie. Adresse Internet : http:/www.adam.com.au/fredadin/adins.html. Aucun prix n’est indiqué.

Sleipnir / Zeitschrift für Kultur, Geschichte und Politik, 5e année, n° 4, [juillet-août] 1999, 52 p. Au sommaire : des textes de Noam Chomsky, Rolf-Josef Eibicht, Geoff Muirden, etc. + 5e année, n° 5, [septembre-octobre] 1999, 52 p. Au sommaire : des textes d’Ahmed Rami, Tomasz Gabis, Eduard Peter Koch, Horst Mahler, K. Zaverdinos, etc. + 5e année, n° 6, [novembre-décembre] 1999, 52 p. Au sommaire : des textes de Reinhold Oberlecher, Barry Chamish, Matthew Pringle, etc. Adresse : Verlag der Freunde, Postfach 350264, D-10211 Berlin, Allemagne. Abonnement annuel (6 numéros) : DM 60 (pour l’Allemagne), DM 80 (pour l’étranger). Prix du numéro : DM 12.

Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 47e année, n° 3, septembre 1999, 44 p. Au sommaire : des textes de Hans Werner Woltersdorf, Emil Schlee, Gotz Eberbach, Konrad Pingel, etc. + 47e année, n° 4, décembre 1999, 44 p. Au sommaire : des textes de Rudolf Künast (sur l’exposition photographique sur la Wehrmacht), Germanus, Gotz Eberbach, etc. + 48e année, n° l, février 2000, 44 p. Au sommaire : des textes de Frederick E. Peterman, Vincent Reynouard (sur ses recherches concernant le massacre d’Oradour), etc. Adresse : Grabert-Verlag, Postfach 1629, 72006 Tübingen, Allemagne. Abonnement : DM 47 (étranger). Prix du numéro : DM 13,80.

Vierteljahreshefte für freie Geschichtsforschung, 3e année, n° 3, septembre 1999, paginé de 241 à 360. Au sommaire : le camp de concentration de Stutthof et sa fonction dans la politique nationale-socialiste concernant les juifs (Jürgen Graf) [243-244], le vol des brevets d’invention allemands après la seconde guerre mondiale (John Nugent) [245-250], l’Armée Vlassov (Wolfgang Strauss) [250-256], les changements dans le nombre des décès d’Auschwitz (Werner Rademacher) [256-267], le nombre des morts d’Auschwitz (Robert Faurisson) [268-272], le sort des juifs allemands entre 1939 et 1945 (Richard Kloes) [273-274], la famine en Inde entre 1942 et 1945 (Wolfgang Pfitzner) [274-278], la falsification de photographies par les Soviétiques (Jan Kuras) [278-282], la propagande britannique pendant la seconde guerre mondiale (George Fowler) [284-288], l’aviateur Charles A. Lindbergh (Gerhard Sommer) [288-294], le « décret Benès » et la privation des droits des Allemands des Sudètes (Rolf-Josef Eibicht) [294-296], Konrad Henlein et la question des Allemands des Sudètes (Lubomir Duda) [296-298], les limites des sciences physiques et naturelles (Rolf Wiesenberg) [298-307], la question du souvenir dans les témoignages (Ernst Manon) [307-313], liberté d’expression, historiens dissidents et révisionnistes (David Botsford) [314-322], la condamnation en appel du révisionniste suisse Jürgen Graf (Xaver Marz) [322-325], à propos des crématoires de Birkenau (réponse aux thèses de Knud Backer) (Carlo Mattogno) [325-327], une lettre ouverte au professeur Robert Faurisson (J. Graf) [327-330], une réponse à Jürgen Graf (R. Faurisson) [330-332], quelques points de recherche (divers auteurs) [332-335], l’enregistrement sur vidéo de témoignages de déportés par le cinéaste Steven Spielberg (Georg Wiesholler) [335-336], l’enfant du ghetto de Varsovie (David Irving) [336-337], les falsifications de l’exposition sur les crimes de la Wehrmacht [337-338], des recensions de : Niall FERGUSON, The Pity of War (Randulf Johan) [339], Thomas E. THOMPSON, Early History of the Israelite People, from the Written and Archeological Sources (Alexander Jacob) [340344], James Ronald KENNEDY & Walter Donald KENNEDY, The South Was Right (Geoff Muirden) [344-346], Colin RUSHTON, Spectator in Hell. A British Soldier’s Extraordinary Story (Robin Masters) [346-348], le courrier des lecteurs [348-354], 46 nouvelles brèves [354-359]. + 3e année, n° 4, décembre 1999, paginé de 361 à 480. Au sommaire : les travailleurs étrangers sous le IIIe Reich (Hans-Jürgen Witzsch) [363-372], le travail forcé des prisonniers allemands après la guerre et leur dédommagement (Emil Schlee) [372-376], les internés allemands et européens dans les camps de concentration américains (John Tiffany) [376-378], la colonisation de l’Amérique il y a 250 000 ans (Virginia Stern-McIntyre) [379-386], les premiers occupants de l’Amérique (John Nugent) [386-390], le folklore amérindien et des traces de la présence ancienne d’une race caucasienne en Amérique du Nord (Steve McNallen) [390-392], le contexte historique et les perspectives dans la controverse sur l’Holocauste (Arthur R. Butz) [393-410], la religion de l’Holocauste (Tomasz Gabis) [410-417], les victimes du communisme (Ernst Manon) [417-425], le camp de Chelmno (Ingrid Weckert) [425-437], les Tziganes, faits et légendes (Otward Müller) [437-442], Peenemünde et Los Alamos (Donald E. Tarter) [442-453], la faible influence des expulsés allemands [454], comment on écrit l’histoire en Allemagne (Michael Gärtner) [455-458], les publications « dangereuses pour la jeunesse » en Allemagne (Frank Weidenfeld) [458460], le révisionnisme sur Internet vu par les autorités allemandes (Bettina Brockhorst) [460-462], une réponse à Bettina Brockhorst (Germar Rudolf) [462-463], des recensions de : Museum Auschwitz-Birkenau, Memorial Book. The Gypsies at Auschwitz-Birkenau/Gedankbuch. Die Sinti und Roma im Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau (Ilse Schirmer-Vowinckel) [464-466], Claus NORDBRUCH, Der Verfassungsschutz. Organisation, Spitzel, Skandale (Ernst Gauss) [466-467], Mario SPARATO, Del caso Priebke al Nazi Gold (J. Graf) [467-469], le courrier des lecteurs [469-472], 39 nouvelles brèves [473-479]. Adresse : Castle Hill Publisher, PO Box 118, Hastings TN34 3ZQ, Grande-Bretagne. Adresse Internet : http://www.vho.org/VffG/index.html. Abonnement annuel (4 numéros) : DM 100. Prix du numéro : DM 30.

Letters to Ambrose Merton / A Quarterly Folklore Miscellany, n° 17, printemps 1999, 32 p. Au sommaire : la présentation d’un ouvrage polonais sur les légendes contemporaines (Dionizjusz CZUBALA, Nasze Mity Wspolczesne [Nos mythes modernes]) [1-4], une rumeur à propos d’un garçon irakien emprisonné et à laquelle des membres du gouvernement britannique ajoutent foi [4-5], une légende sur les tests de recrutement de l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale (William S. Verplanck) [6], une blague concernant la future langue officielle de l’Union européenne (Bill Ellis) [7-8], quelques anecdotes apocryphes sur différentes personnalités dans la presse (Paul Screeton) [8-12], vingt mots qui devraient exister (il s’agit pour la plupart de « mots-valises » ; exemples : ELECELLERATION : l’idée fausse que plus on appuie sur le bouton de l’ascenseur, plus vite il arrivera ; TELECRASTINATION : l’acte de toujours laisser sonner le téléphone au moins deux fois avant de décrocher, même si l’on est seulement à vingt centimètres) [13-15], la chasse aux éléphants selon diverses professions (Mecca Chiesa) [15-17], des petits axiomes ou adages (Niamh Stack) [17-18], la définition de ce qu’est une « organisation » (N. Stack) [18], l’ange et le diable sur les épaules (exemples tirés de films et de bandes dessinées) (Sandy Hobbs) [19-20], un interrogatoire imaginaire lors d’un procès (Bill Scott) [21-22], le guide de la bonne épouse [23-24], des observations sur la langue anglaise [25-26], le folklore informatique [26-27], la traduction en langage clair des appréciations « codées » portées sur le travail des employés dans une entreprise [27-30], des nouvelles étranges (mais, bien entendu, vraies) [31-32]. + n° 18, été 1999, 32 p. Au sommaire : la quasi-totalité de ce numéro est consacré au « folklore » contemporain dont le support sont des feuilles photocopiées (on parle, en anglais, de « xerox-lore » ou de « photocopy-lore ») [1-7], avec douze textes reproduits en annexe [8-27], des Anglaises kidnappées et envoyées en Afrique (David Sivier) [28-29], à propos du mot anglais « niggardly » et de son emploi controversé par un fonctionnaire de la mairie de Washington (Mike Turner) [30], quelques commentaires et appréciations d’élèves sur les cours dispensés au M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) [31-32]. + n° 19, automne 1999, 32 p. Au sommaire : les questions posées à l’examen d’entrée de l’Université du Nebraska (pour les joueurs de football américain) (Bill Ellis) [1-3], des slogans commerciaux amusants (Brian Mc Connell) [3-5], l’ange et le diable sur vos épaules (suite) (Jacqueline Simpson [6-7], Sandy Hobbs [78]), une coutume funèbre en Pennsylvanie (Bill Ellis) [8-9], « monter un cheval mort » (Greg Volkman) [9-10], divers extraits de la presse anglo-saxonne [11-15], la lettre d’un Irlandais sur une serviette de table [16], des textes sur Internet (un cerveau qui explose pendant une partie d’échecs, deux négations valent une affirmation, des textes parodiques) [20-29], deux recensions : Jean-Bruno RENARD, Rumeurs et légendes urbaines ; Eliane DAPHY & Diane REY-HULMAN (éd.), Paroles à rire [30-32]. + n° 20, hiver 1999, 32 p. Au sommaire : l’ange et le diable sur vos épaules (suite) (Simpson, Renard, Hobbs) [1-4], la lettre de la grand-mère [4-5], quelques pensées pour 1999 [6-8], un test d’intelligence pour les blondes [9], l’identité du père de l’enfant [10-11], contraints de manger du saumon (S. Hobbs) [11], le « test bêta » de Microsoft (G. Bennett) [12], un exemple de xerox-lore [13], des commentaires de Bill Scott sur les exemples de xerox-lore donnés dans le dossier du numéro 18 (été 1999) [14-15], un exemple d’humour noir de la presse britannique après la mort d’une chanteuse (S. Hobbs) [16-17], la Bible en cinquante mots (P. Screeton) [18], le folklore moderne dans des films [19-21], l’erreur de l’ingénieur qui se suicide (S. Hobbs) [21], une chain prayer [22-23], des extraits de la presse anglo-saxonne [24-25], diverses publications [26-27], la conférence de l’ISCLR de juillet 2000 [28-29], un index thématique partiel des vingt premiers numéros des Letters to Ambrose Merton [30-32]. Adresse : David Cornwell, Psychology Section, Department of Educational Studies, University of Strathclyde, Jordanhill Campus, 76 Southbrae Drive, Glasgow, G13 1PP, Grande-Bretagne. Abonnement annuel : £ 7.50.

Foaftale News / Newsletter of the International Society for Contemporary Legend Research, n° 45, novembre 1999, 24 p. Au sommaire : les bourses d’études à l’Université du Nebraska (Steve Siporin) [2-4], la justice dans la poésie et le meurtre de Mitys d’Argo (William Hansen) [4], des aiguilles (pour seringues) trouvées sur un fauteuil de cinéma et ailleurs (Philip Hiscock) [5], les suites judiciaires d’une rumeur propagée contre Procter & Gamble [5], des variantes de légendes connues (Douglas M. Jole) [5-6], une liste de références (articles de journaux, dépêches d’agences de presse) [6-8], des rumeurs autour de la pièce de théâtre Corpus Christi [8], la rumeur d’une taxe sur Internet (P. Hiscock) [8], un long compte rendu de la 17e conférence de l’ISCLR qui s’est tenue à St John’s (Newfoundland), les 18-23 mai 1999 [9-20]. Un résumé des principales interventions est donné : « Gringos e Latinas » (Anita M. Barrow) [10-11], la légende du Windigo (John Bodner) [11], une encyclopédie des légendes urbaines à paraître (Jan Harold Brunvand) [11-12], l’hiver 1906-1907 (W. J. Cherwinski) [12], la légende de l’homme au crochet et ses interprétations (Bill Ellis) [12-13], le motif folklorique de la « sorcière blessée » (Holly Everett) [13], une analyse de sites Internet sur les légendes et le folklore (Larisa Fialkova & Maria N. Yelenevskaya) [13-14], la légende des vols d’organes dans une région du Texas (Mark Glazer) [14], des légendes autour de la contamination volontaire du sida et leurs interprétations (Diane E. Goldstein) [14-15], le clonage entre faits et légendes (Jessica Grant & Jenna Olender) [15], l’empoisonnement partiel d’un arbre chargé d’histoire à Austin (Texas) et ses suites (Sylvia Grider) [15-16], le calmar géant, légende ou réalité ? (Anna Kearney Guigné) [16], les légendes d’enfants maudits (Alvard Jivanian) [16], le thème de la maison hantée dans les médias populaires (Julia Kelso) [16], le Golem du folklore juif dans un épisode de la série XFiles (Mikel J. Koven) [16-17], les mythes et les rumeurs qui ont entouré le pogrome de Kielce (Pologne) en 1946 (Anna Milerska & Dionizjusz Czubala) [17], les légendes sur les moyens de communication et d’autres outils technologiques modernes (Peter Narváez) [17], les jeux de rôle (Bodil Nildin-Wall) [17-18], le sexe à la Maison blanche (Michael J. Preston) [18], le côté sombre des légendes contemporaines (Paul Smith) [18-19], la poupée Barbie (Jeannie B. Thomas) [19], l’étude des légendes contemporaines en Bulgarie (Michaela Todorova) [19], les légendes urbaines et les raconteurs d’histoires professionnels (Wendy Welch) [19], Mustapha Kémal pour les Turcs d’aujourd’hui (Donna Wyckoff) [20]. Vient enfin une liste de publications récentes (livres et articles) autour des sujets intéressant l’étude des légendes et des rumeurs [2023]. L’adhésion à l’ISCLR est de US$25 ou de £15 à adresser à : Mark Glazer, Arts & Sciences, University of Texas – Pan American, Edinburg, TX 78539-2999, États-Unis d’Amérique. Les membres reçoivent également la revue Contemporary Legend. Cette revue, théoriquement annuelle, a connu un très gros retard dans sa publication, retard qui est en voie d’être comblé.

Contemporary Legend / The Journal of the International Society for Contemporary Legend Research, vol. 5, 1995 [publié en mars 2000], [2]206 p. Au sommaire : les variantes, anciennes et modernes, de la légende du « matériau amélioré » (verre incassable, ampoule électrique inusable, tissu indéchirable, etc.) (Henrik R. Lassen) [1-37], les rumeurs autour de l’incendie de Londres en 1666 (Cathy Lynn Preston) [38-75], la création de mythes autour des kibboutzim en Israël (Haya Bar-Itzhak) [76-100], la bière qui tue au Québec (Robert M. MacGregor) [101-114], la fausse dent perdue en mer et miraculeusement repêchée (à partir d’un fait divers dont le point de départ se révèle être un canular) (Eric Venbrux & Theo Meder) [115-131], le changement de concepts dans l’étude des légendes contemporaines allemandes (Rainer Wehse) [132-153], de nombreux comptes rendus d’ouvrages relatifs, pour la plupart, aux croyances, aux rumeurs et aux légendes : Patrick HARPUR, Diamonic Reality : A Field Guide to the Otherworld ; John & Anne SPENCER, The Encyclopedia of Ghosts and Spirits ; Kenneth GRANT, Aleister Crowley and the Hidden God ; Kenneth GRANT, Remembering Aleister Crowley (J. S. Ryan) [154-159] ; Debbie NATHAN & Michael SNEDEKER, Satan’s Silence : Ritual Abuse and the Making of a Modern American Witch Hunt ; Colin ROSS, Satanic Ritual Abuse : Principles of Treatment ; Daniel RYDER, Breaking the Circle of Satanic Ritual Abuse (Jeffrey Victor) [160-168] ; Gillian BENNETT & Paul SMITH, Contemporary Legend : A Folklore Bibliography (M. Glazer) [169-172] ; Simon J. BRONNER, Piled Higher and Deeper : The Folklore of Campus Life (W. F. H. Nicolaisen) [172-173] ; Linda DÉGH, American Folklore and the Mass Media (G. Bennett) [174] ; Tom CHEESMAN, The Shocking Ballad Picture Show : German Popular Literature and Cultural History (G. Bennett) [174-175] ; Robert C. DOYLE, Voices from Captivity : Interpreting the American POW Narrative (J. S. Ryan) [175-178] ; Diane E. GOLDSTEIN, Talking AIDS : Interdisciplinary Perspectives on Acquired Immune Deficiency Syndrome (Joseph P. Goodwin) [178-183] ; Arthur GOLDSTUCK, The Rabbits in the Thorn Tree : Modern Myths and Urban Legends of South Africa, The Leopard in the Luggage : Urban Legends from Southern Africa, Ink in the Porridge : Urban Legends of the South African Elections (Ph. Hiscock) [183-186] ; Steven Swann JONES, The New Comparative Method : Structural and Symbolic Analysis of the Allomotifs of « Snow White » (W. F. H. Nicolaisen) [187-188] ; Arthur MYERS, A Ghosthunter’s Guide to Haunted Landmarks, Parks, Churches, and Other Public Places (Robert James Smith) [188-190) ; Axel OLRIK, Principles for Oral Narrative Research (W. F. H. Nicolaisen) [190-192] ; Ethel PORTNOY, Broodje Aap Met ; Peter BURGER, De Wraak van de Kangoeroe ; Ulrich MAGIN, Trolle, Yetis, Tatzelwürmer : Ratselhafte Erscheinungen in Mitteleuropa (W. F. H. Nicolaisen) [192-195] ; Marion SHERGOLD & Pamela COCKERILL, Craig Shergold : A Mother’s Story (Anna Kearney Guigné) [195-201] ; Sally K. SLOCUM, Popular Arthurian Traditions (J. S. Ryan) [201-203] ; Robert E. WHEELER, Dragons for Sale : Studies in Unreason (J. S. Ryan) [203-204]. L’adresse est la même que pour Foaftale News.


Akribeia, n° 6, mars 2000, p.109-156.


Akribeia
Directeur: Jean Plantin
45/3, route de Vourles
F-69230 Saint-Genis-Laval

Prix des n° 1 et 2 : 20,5 € fco ; des n° 3 et 4 : 21,5 € fco ; des n° 5 et 6 : 18 € fco.


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