Quelques cas de violences et de menaces physiques
contre des révisionnistes

Nous avons souhaité répertorier ci-dessous de manière assez sommaire quelques cas de violences physiques exercées contre des révisionnistes ou contre des individus et des lieux (librairies, maisons d’édition, imprimeries) soupçonnés d’avoir partie liée avec ces derniers. La frontière n’est pas toujours facile à établir. Il convient de préciser que nous nous sommes contenté pour ce faire de lire ou de relire quelques ouvrages et d’en extraire les éléments qui nous intéressaient. La liste qui suit n’a donc aucune prétention à l’exhaustivité non plus, d’ailleurs, qu’à l’exactitude rigoureuse. Beaucoup de points restent à rechercher, à compléter et à vérifier. L’historien futur du révisionnisme y puisera néanmoins, nous l’espérons, d’utiles informations qui lui permettront de replacer le combat révisionniste dans un de ses « contextes », celui de la violence exercée en toute impunité contre les historiens et penseurs dissidents. Faut-il rappeler que nous n’avons connaissance d’aucune agression d’adversaires du révisionnisme par des révisionnistes ? D’un côté : des arguments ; en face : les injures, les coups, les bombes, les incendies criminels, les menaces physiques. Et le silence complice de la plus grande partie des médias et des intellectuels patentés. Nous permettra-t-on aussi d’ajouter, pour finir, que la plupart des auteurs des agressions ou attaques mentionnées ici n’ont jamais été retrouvés ou, s’ils l’ont été, n’ont fait l’objet que de bien légères condamnations ? De cela également, il faudra bien reparler un jour. En attendant, nous remercions les lecteurs qui pourraient nous aider, documents et références à l’appui, à compléter la liste qui suit.

ABRÉVIATIONS

ZTN 1 : The Zionist Terror Network. Background and Operations of the Jewish Defense League, IHR, 1985.
ZTN 2 : The Zionist Terror Network. Background and Operations of the Jewish Defense League and other Criminal Zionist Groups, IHR, 1993.
ER
: Écrits révisionnistes (de Robert Faurisson), s.l., 1999.

18 mars 1978, France, Caudebec-en-Caux (Seine-Maritime). Membre de la direction du Front national, auteur et diffuseur d’écrits révisionnistes, François Duprat est tué dans sa voiture par l’explosion d’une bombe sophistiquée. Sa femme est grièvement blessée. L’attentat est revendiqué par un « Commando du souvenir ». En accord avec Serge et Beate Klarsfeld, l’escroc Patrice Chairoff avait publié, dans Dossier néo-nazisme, le nom et l’adresse de F. Duprat ainsi que de plusieurs autres personnes suspectées de fascisme, de néo-nazisme ou de révisionnisme. L’enquête n’a jamais permis d’identifier les coupables [ER, IV, p. 1695 ; Le Choc du Mois, n° 41, juin 1991, p. 7].

20 novembre 1978, France, Lyon. L’affaire Faurisson a éclaté depuis quelques jours. Le 17 novembre, le journaliste juif Bernard Schalscha écrit dans le quotidien Libération : « N’y aura-t-il que les étudiants habituels du cours de littérature française du vingtième siècle pour écouter lundi [20 novembre 1978] M. Faurisson à la faculté du quai Claude-Bernard, en salle 12, à 14 heures ? » « Le même jour, le président Bernardet suspend "provisoirement" les cours de Faurisson à partir du 20 rnais se garde de le prévenir. Le 20, celui-ci se rend donc à l’université. Le guet-apens souhaité par Libération est tendu. Des "étudiants", étrangers à la faculté, attendent le professeur sacrilège. Peut-on discuter des chambres à gaz et de Proust ? À l’évidence, non. Faurisson est assailli dans son bureau. Il se dégage. Il court dans les couloirs, la meute aux trousses. Les appariteurs montrent un contrôle d’eux-mêmes admirable. Ils ne bronchent pas. Rattrapé à la sortie, il est rossé. Un de ses étudiants est blessé. Un matraqueur lui crie : "Maintenant que l’on connaît ta gueule, t’es foutu" » [François BRIGNEAU, Mais qui est donc le professeur Faurisson ?, Publications FB, Paris, 1992, p. 68]. Une plainte sera déposée et classée sans suite. On note parmi les manifestants la présence du Dr Marc Aron.

9 janvier 1979, France, Lyon. Reprise des cours à la faculté. L’Union des Étudiants juifs distribue un tract : « Il ne s’agit pas pour nous de polémiquer avec M. Faurisson ni aucun fanatique de son espèce mais nous devons tirer la leçon des récents attentats antisémites car Faurisson n’est pas seulement un personnage dont le délire fait hausser les épaules, c’est un homme dangereux [...]. C’est pourquoi nous demandons son exclusion définitive de l’université Lyon 2 et sa radiation du corps enseignant. » « Le président de l’université s’étant déclaré incapable d’assurer la sécurité, Faurisson renonce à faire son cours. Il réussit à s’éclipser par une porte dérobée » [François BRIGNEAU, op. cit., p. 68].

15 janvier 1979, France, Lyon. « [C]a recommence, en mieux organisé. Ca se rode. À l’Union des Étudiants juifs se sont joints l’A.G.E.L., l’U.N.E.F., l’A.N.A.R., les Cercles Barricades, le Comité de Coordination des organisations juives de Lyon, le Comité de la Résistance, la Ligue communiste, et M. Emmanuel Hamel, député U.D.F. de la deuxième circonscription du Rhône » [François BRIGNEAU, Op. Cit., p. 69].

22 janvier 1979, France, Lyon. « Robert Faurisson reçoit des informations concordantes : un commando spécial descend de Paris pour lui faire la peau. À l’université, ça se confirme. Il arrive. Faurisson n’insiste pas. Comme il s’en va, il croise les tabasseurs. Ils ne le reconnaissent qu’après l’avoir dépassé. La chasse à l’homme démarre. Rien n’allonge plus la foulée que le danger de mort. Faurisson maintient la distance. Voici un chantier providentiel. Il s’y lance, sème définitivement les zélotes et s’écroule, épuisé, derrière un muretin. "Qu’est-ce qu’il y a donc contre toi ?" lui demande un ouvrier arabe. Faurisson n’a pas de souffle pour lui répondre » [François BRIGNEAU, op. cit., p. 69].

5 novembre 1980, Grande-Bretagne, Sussex. Un incendie criminel détruit les bureaux, l’entrepôt et l’imprimerie de l’entreprise qui avait imprimé la brochure Did Six Million Really Die ? et d’autres publications révisionnistes de l’Historical Review Press (HRP). Les dégâts sont estimés à £ 50 000. Un journaliste de gauche, Manny Carpel, est reconnu coupable du crime et condamné à deux et demi de prison. Il en fera un peu plus d’un an [ZTN 2, p. 16 ; non mentionné dans ZTN 1].

Janvier 1981, États-Unis, Torrance (Californie). Une bombe incendiaire (firebomb) est lancée par la fenêtre d’un bureau de l’Institute for Historical Review (IHR), endommageant une partie du bâtiment [déclaration de Thomas J. Marcellus ; ZTN 1, p. 7, 9 ; non mentionné dans ZTN 2 ; cette date est douteuse, cf. 25 juin 1981].

29 janvier 1981, France, Courbevoie (Hauts-de-Seine). Michel Caignet, vingt-six ans, étudiant préparant un doctorat de linguistique anglais-allemand, quitte son domicile de Courbevoie pour se rendre à l’Université lorsqu’il est abordé par quatre individus à proximité de son immeuble. Ceux-ci le renversent, l’immobilisent. L’un des quatre individus lui arrose de vitriol le visage et la main droite. M. Caignet avait appartenu à la FANE et il était révisionniste. Il avait traduit en français la brochure de Thies Christophersen, Le Mensonge d’Auschwitz. À la suite du vitriolage, son visage est devenu si atroce que seuls deux journaux ont osé en publier la photographie. L’auteur principal de l’agression, Yves Aziza, étudiant en médecine, fils de Charles Aziza (préparateur en pharmacie à Montreuil), a été connu de la police dans l’heure même qui a suivi l’agression mais la police et la justice françaises ont, dans des conditions scandaleuses et dont le détail est connu, laissé tout le temps à Y. Aziza de s’enfuir vers l’Allemagne et vers Israël. Au ministère de la Justice, un dénommé Main, appartenant à la direction des Affaires criminelles (directeur Raoul Béteille), élude sur un ton sarcastique toute question sur le retard considérable (quatorze jours !) apporté à l’ouverture d’une instruction judiciaire. Parmi les correspondants d’Y. Aziza, on découvre le nom de Daniel Ziskind, fils de Michèle Ziskind, soeur de Jean-Pierre Pierre-Bloch, lui-même fils de Jean Pierre-Bloch [ER, IV, p. 1698 ; Commission d’actes de barbarie, document qui reproduit le texte d’un arrêt de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Versailles en date du 8 février 1985 renvoyant le nommé Yves Aziza devant la Cour d’assises des Hauts-de-Seine].

19 mars 1981, États-Unis, Torrance (Californie). Pendant une manifestation de la JDL (Jewish Defense League) devant les bureaux de l’IHR, le chef de la JDL, Mordechai Levy, et d’autres manifestants attaquent la voiture du représentant du propriétaire venu sur les lieux pour assurer la sécurité des locaux. Levy fracasse la vitre droite côté passager de la voiture de l’homme alors qu’il démarrait et profère des menaces contre les biens du propriétaire [The Daily Breeze, 20 mars 1981, p. 1 ; ZTN 1, p. 7].

5 avril 1981, États-Unis, Torrance (Californie). La JDL organise une manifestation devant les bureaux de l’IHR pendant laquelle un membre de l’Institut est jeté au sol et battu [ZTN 1, p. 7 ; ZTN 2, p. 10 ; informations fournies par Tom Marcellus].

25 juin 1981, États-Unis, Torrance (Californie). Une attaque à la bombe se produit aux premières heures du matin contre les bureaux de l’IHR. L’engin incendiaire, semblable à un cocktail Molotov, ne cause que de légers dégâts. Un homme affirmant appartenir aux « Jewish Defenders » [les Défenseurs juifs] revendique la responsabilité de l’attaque dans des appels téléphoniques à des agences de presse. ZTN 2 affirme qu’il s’agit de la première attaque à la bombe contre l’IHR. L’indication concernant l’attentat de janvier 1981 (mentionné dans ZTN 1 mais pas dans ZTN 2) serait donc erronée [ZTN 2, p. 10 ; non mentionné dans ZTN 1].

Avril 1982, États-Unis, Californie. Deux briques sont lancées contre une fenêtre de la maison de George Ashley, professeur d’histoire révisionniste, dans la banlieue de Los Angeles [ZTN 2, p. 8].

25 avril 1982, États-Unis, Torrance (Californie). Une nouvelle attaque incendiaire se produit contre les bureaux de l’IHR. Une photocopieuse, des meubles et des documents sont endommagés. Dans un appel téléphonique à une agence d’informations locale, un groupe se faisant appeler « les Défenseurs juifs » revendique la responsabilité de l’attentat [ZTN 2, p. 10].

27 mai 19S2. États-Unis, Californie. La maison de George Ashley, un professeur d’histoire ayant exprimé des opinions révisionnistes concernant certains points de l’Holocauste, est l’objet d’une attaque à la bombe par la JDL [ZTN 1, p. 7 ; ZTN 2, p. 8].

5 septembre 1982, États-Unis, Torrance (Californie). Les bureaux de l’IHR sont la cible de tirs (gunfire). Deux fenêtres sont démolies et la porte d’entrée est endommagée. Les locaux visés étaient éclairés mais heureusement vides à ce moment-là. En outre, un engin incendiaire cause quelques légers dégâts à la façade avant des bureaux. Plus tard dans la journée et pendant une semaine l’Institut reçoit de nombreux appels téléphoniques anonymes accompagnés de menaces de mort. À en juger par sa voix, l’auteur des appels semble être Mordechai Levy. Néanmoins, aucune arrestation ou interpellation n’a été effectuée dans cette affaire [ZTN 1, p. 7 ; ZTN 2, p. 10].

8 décembre 1982, États-Unis, Californie. La maison de George Ashley est mise à sac. Du goudron est versé sur sa machine à écrire, des meubles sont détruits et des slogans sionistes sont inscrits à la peinture sur les murs et les tapis. Les dégâts sont évalués à $20 000 [ZTN 1, p. 7] ou $26 000 [ZTN 2, p. 8]. Après cela, Mordechai Levy a déclaré à propos du Dr G. Ashley, un actif historien révisionniste : « Nous l’avons averti que s’il continuait ses activités, il en paierait le prix [...]. Nous avons averti que si la direction de l’école [school board] ne stoppait pas Ashley, c’est nous qui le stopperions » [ZTN 2, p. 8].

1983. Grande-Bretagne. L’Historical Review Press, le principal éditeur de Grande-Bretagne d’ouvrages anti-establishment et révisionnistes, est totalement détruit par un incendie criminel. Dans un film produit en coopération avec la revue Searchlight et diffusé aux ÉtatsUnis par l’ADL, l’attentat de l’HRP est approuvé [ZTN 1, p. 7-8 ; non mentionné dans ZTN 2. Cf. également le 5 novembre 1980].

Décembre 1983, Canada, Toronto. Le propriétaire de Samisdat Press, Ernst Zündel, éditeur de la brochure Did Six Million Really Die ?, est frappé sur les marches du Old City Hall de Toronto par un groupe de la Jewish Defense League [ZTN 1, p. 8].

6 février 1984, Canada, Toronto. Un groupe de la Jewish Defense League attaque une nouvelle fois l’éditeur dissident Ernst Zündel. Enragés par la présence d’un cordon de policiers qui les empêche de frapper Zündel, les membres de la Jewish Defense League tournent leur colère contre des cameramen de la TV filmant la scène, cognant sur des journalistes et détruisant leur matériel [ZTN 1, p. 8].

4 juillet 1984, États-Unis, Torrance (Californie). L’Institute for Historical Review est ravagé par un incendie criminel aux premières heures du matin. Les dégâts sont estimés à près de 400 000 dollars. Dans une édition spéciale de l’IHR Newsletter d’août 1984, Thomas Marcellus, le directeur de l’Institut, écrit : « En tant qu’entité physique, l’Institute for Historical Review a pour ainsi dire cessé d’exister. Quatre-vingt-dix pour cent de notre stock de livres et de cassettes – la plus importante collection d’ouvrages historiques révisionnistes qui existe – ont été détruits. Tout notre équipement matériel – les bureaux, les chaises, les dossiers et les rayonnages – n’est plus qu’un tas calciné et informe de détritus. Des manuscrits, des documents, des oeuvres d’art, des épreuves et des négatifs de films – résultat de plus de six années d’efforts incessants pour faire connaître au monde des données historiques occultées – n’existent plus. » Deux jours plus tard, Irving Rubin, le chef de la Jewish Defense League, se montre sur les lieux de l’incendie en approuvant publiquement l’incendie criminel. Il affirme même connaître l’auteur de cette action. Aucune arrestation ne sera effectuée dans le cadre de cette affaire. La nature sophistiquée de l’attentat fait penser à certains qu’il pourrait s’agir de l’oeuvre d’une équipe d’agents entraînés d’un pays étranger. Les médias américains observent un silence quasi absolu sur cet incendie criminel, le pire exemple de terrorisme contre des livres de toute l’histoire des États-Unis [ZTN 1, p. 8 ; ZTN 2, p. 10-11].

27 juillet 1984, États-Unis, Californie. Le professeur George Ashley reçoit des appels téléphoniques répétés qui menacent de commettre un attentat à la bombe contre sa maison. Un membre de la JDL est identifié et arrêté. Il s’agit de Michael S. Canale [ZTN 2, p. 8-9].

Septembre 1984, Canada, Toronto. La maison de l’éditeur Ernst Zündel est l’objet d’une attaque à la bombe qui projette des éclats dans un quartier fréquenté par des femmes et des enfants. Un groupe se faisant appeler « the People’s Liberation Army of the Jewish Defense League » (Armée de libération populaire de la Ligue de défense juive) en revendique la responsabilité dans un appel téléphonique à la City TV de Toronto [ZTN 1, p. 8].

Janvier 1985, Canada. Un groupe de la Jewish Defense League attaque Ernst Zündel, son avocat et la secrétaire de ce dernier à l’entrée du tribunal du Comté d’York. Selon le sergent Michael Thompson, de la Toronto Metropolitan Police, le chef de la JDL Marvin Weinstein (alias Meir Halevi) a donné des coups de poing et des coups de pied à des membres du groupe de Zündel. Le juge Hugh Locke accuse Zündel et son équipe d’avoir provoqué la JDL en portant des casques de chantier [ZTN 1, p. 8].

Avril 1985, États-Unis, Tulsa. Deux fois en un mois, la voiture du Dr Charles Weber, un universitaire révisionniste de Tulsa (Oklahoma), est l’objet de détériorations. La seconde fois que sa voiture est vandalisée, une note de la JDL est laissée qui menace d’utiliser des bombes [ZTN 1, p. 8].

15 mai 1985, États-Unis, Northbridge (Californie). Une bombe explose devant la porte d’entrée de la maison de George Ashley. Personne n’est blessé mais les dégâts matériels s’élèvent à environ $2 000. Les lettres « JDL » ont été peintes dans la contre-allée. Le chef de la JDL Irving Rubin déclare, à propos de cet attentat, qu’il « est dommage que Mr Ashley n’ait pas sauté » [ZTN 1, p. 8 ; ZTN 2, p. 9].

5 juin 1985, États-Unis, Santa Monica (Californie). Attentat à la bombe de la Jewish Defense League contre les bureaux du German-American National Political Action Committee (GANPAC). Les dégâts sont estimés à 50 000 dollars [ZTN 1, p. 8].

30 juillet 1985, États-Unis, Torrance (Californie). Irving Rubin de la Jewish Defense League exige que les responsables de la mairie de Torrance, ville qui abrite le siège de l’IHR, adopte un arrêté « visant à expulser » l’Institut de la commune. Rubin menace d’organiser des émeutes si l’arrêté n’est pas adopté [ZTN 1, p. 8].

30 juillet 1986, France, Paris. Henri Roques tient une conférence de presse sur l’affaire de la thèse de Nantes en compagnie de son éditeur et de l’enseignante suisse Mariette Paschoud. Entre vingt et trente membres de l’organisation totalitaire SOS-Racisme investissent les lieux pour les empêcher de s’exprimer. Après une heure et demie d’obstruction, la police alertée se décide à faire quitter la salle aux perturbateurs. La conférence de presse peut enfin se dérouler normalement [André CHELAIN, La Thèse de Nantes et l’affaire Roques, Polémiques, Paris, 1988, p. 16-17].

12 juillet 1987, France, Vichy. Nicolas Ullmann, né en 1963, agresse violemment le professeur Robert Faurisson au Sporting-Club de Vichy [ER, IV, p. 1701].

12 décembre 1987, France, Paris. Au colloque de la Sorbonne, « des membres d’une milice juive ont attaqué Henry Chauveau (grièvement blessé), Michel Sergent, Pierre Guillaume et Freddy Storer (Belge) ainsi que le professeur Faurisson, tous blessés. Les gardes de la Sorbonne ont appréhendé / l’un des agresseurs. Un responsable, en civil, de la police a fait relâcher l’agresseur et a utilisé la violence pour expulser le professeur de l’enceinte de l’université » [ER, IV, p. 1700-1701].

14 janvier 1988, France, Lyon. Le professeur Jean-Paul Allard est hospitalisé à la suite d’une attaque en groupe revendiquée par l’Organisation Juive de Combat (OJC) qui lui avait tendu une embuscade sur le parking de l’Université Lyon 3. Le professeur Allard avait présidé en juin 1985 le jury de la thèse du révisionniste Henri Roques sur « les Confessions de Kurt Gerstein », thèse dont la soutenance avait été annulée [ER, IV, p. 1702].

10 février 1988, Allemagne, Berlin-Ouest. Des inconnus mettent le feu à la voiture de l’historien Ernst Nolte, considéré comme semi-révisionniste, pendant la nuit. La voiture était garée sur le parking de l’Université libre de Berlin-Ouest, où Nolte est professeur. Une lettre anonyme, signée d’une étoile à cinq branches et envoyée à une agence d’informations de Berlin, revendique l’attaque contre Nolte en accusant notamment ce dernier de constituer un lien entre le fascisme et la République Fédérale d’Allemagne et d’avoir cofondé une organisation anticommuniste [IHR Newsletter, n° 59, juillet 1988, p. 5].

18 juillet 1988, Canada, Eckville (Alberta). Des inconnus mettent le feu à la maison de James Keegstra à 4 h 15 du matin. Keegstra et sa famille sont en mesure d’éteindre l’incendie peu de temps avant l’arrivée des pompiers. Personne n’a été blessé. Le toit de la maison, gravement endommagé, devra néanmoins être remplacé. Deux bidons d’essence ont été retrouvés à proximité [IHR Newsletter, n° 60, août 1988, p. 6].

Mi-février 1989, États-Unis, Californie. La JDL menace par téléphone la direction d’un hôtel qui doit accueillir prochainement dans ses locaux une convention révisionniste de l’IHR. Le contrat qui avait été conclu avec l’IHR est annulé par l’hôtel. Après quelques autres ennuis du même ordre, la conférence a néanmoins pu se tenir dans un autre endroit [IHR Newsletter, n° 65, avril 1989, p. 1-3].

16 septembre 1989, France, Vichy. Robert Faurisson est agressé près de son domicile alors qu’il promenait son petit chien de race toy. Un commando de 3 jeunes juifs lui projette du gaz lacrymogène sur le visage, le jette à terre et lui donne de violents coups de pieds dans la face et la poitrine. Sans l’intervention d’un passant, il aurait été achevé à coups de pieds dans la tête. Il devra subir une opération chirurgicale de 4 heures et demie. Un groupe se faisant appeler « Les Fils de la Mémoire juive » revendique l’agression et menace : « Le professeur Faurisson est le premier mais il ne sera pas le dernier. » Aucune arrestation ou interpellation n’a été effectuée à ce jour. La juge d’instruction chargée du dossier manifeste de l’hostilité à la victime et demande un non-lieu. Serge Klarsfeld justifie l’agression, à l’instar de quelques autres personnalités comme François Léotard et Jean Kahn [ER, IV, p. 1701 ; François BRIGNEAU, op. cit., p. 6-12].

6 février 1990, France, Paris. Le révisionniste Olivier Mathieu est roué de coups par des membres de l’OJC lors d’une émission de télévision animée par Christophe Dechavanne (« Ciel, mon mardi ! ») pour avoir lancé : « Faurisson a raison. » Sa fiancée ainsi que Marc Botrel sont également frappés. Jean-Pierre Pierre-Bloch et Moshe Cohen, responsable du Tagar, sont présents. Les agressions continuent en dehors du plateau et jusque dans la rue. Un agresseur sera interpellé par la police et relâché quelques heures plus tard sur l’intervention de Pierre-Bloch [ER, IV, p. 1699].

1er mars 1990, France, Lyon. Plusieurs dizaines de personnes dont des membres de l’UEJF (Union des Étudiants juifs de France) envahissent la salle de l’Université Lyon 3 où Bernard Notin donne un cours à une vingtaine d’étudiants. Figurent parmi les perturbateurs Marc Rochman, président national de l’UEJF, Daniel Drai, secrétaire de la section lyonnaise, Jean Lévy, président du CRIF lyonnais, le Dr Marc Aron et deux déportées, Mmes Lagrange et Klebinder. B. Notin est violemment pris à partie par des leaders juifs et injurié. La presse fait état de « menaces de certains nervis » [Le Progrès (Lyon), 2 mars 1990, p. 14]. Dans les semaines ou les mois qui suivent, « Mme Notin allait de justesse sauver de la mort leur chien presque achevé à coups de couteau ; six semaines plus tard, elle allait trouver le cadavre de leur chat achevé à coups de couteau. Pratique courante. Encore récemment, aux États-Unis, le responsable d’un journal accusé par le B’nai B’rith d’avoir publié un texte révisionniste a reçu le cadavre d’un animal avec un couteau fiché dans le corps (The Houston Chronicle, 20 février 1993, p. 31A) » [ER, IV, p. 1477, note 1].

21 mars 1991, France, Paris. Ouverture du procès de Robert Faurisson et de Patrice Boizeau, directeur du mensuel Le Choc du Mois, pour une interview publiée dans cette dernière revue en septembre 1990. Il se déroule dans des conditions scandaleuses du fait du Bétar, du Tagar et d’anciens déportés ou présumés tels. Plusieurs révisionnistes ont été blessés. Les gardes du Palais de justice ont laissé se multiplier les agressions et ont soustrait les agresseurs contre lesquels plainte aurait pu être déposée. Le professeur Faurisson a reçu coups et crachats. Il devra subir, au mois de juillet 1991, une opération chirurgicale nécessitée par des coups reçus à la jambe droite [ER, III, p. 1252, 1299, 1324, 1327].

18 avril 1991, France, Paris. La XVIIe chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris rend son jugement dans le procès contre R. Faurisson et P. Boizeau. Pierre Guillaume, présent, est frappé par des nervis juifs qui lui brisent ses lunettes [ER, III, p. 1332].

22 janvier 1992, États-Unis, Los Angeles. Le révisionniste David Cole est attaqué par des membres de la JDL lors d’une réunion organisée à l’Université de Californie de Los Angeles (UCLA). Avant le début de la réunion, Rubin, chef de la JDL, avait tenté de pousser Cole au bas d’un escalier. D’autres voyous s’en étaient également pris à Robert Morrissey, l’organisateur de la réunion. Au cours de cette réunion, des membres de la JDL tentent d’interrompre les intervenants et jettent de la nourriture sur Cole. Ce dernier se fait ensuite frappé sur le nez, qui saigne, par un voyou de la JDL [IHR Newsletter, n° 85, février 1992, p. 5 ; n° 86, avril 1992, p. 1 ; ZTN 2, p. 14].

17 mars 1992, Suède, Stockholm. Robert Faurisson se rend en Suède à l’invitation d’Ahmed Rami, responsable de Radio Islam. À son arrivée à l’aéroport, Ahmed Rami, deux jeunes Suédois et lui-même manquent d’être lynchés par un groupe d’hommes armés de bâtons, de couteaux et de bombes lacrymogènes et emmenés par des responsables d’un club d’étudiants juifs. La communauté juive suédoise porte une grave responsabilité dans les pressions, les mensonges, les outrages et les violences physiques dont Faurisson a été victime lors de son bref séjour à Stockholm. C’est elle, en particulier, qui a obtenu par la menace l’annulation de toutes les conférences qu’Ahmed Rami avait organisées pour lui donner la parole [ER, III, p. 1375].

28 octobre 1992, Belgique, Bruxelles. Un cocktail Molotov est lancé à 23 h 10 contre une librairie tenue par le prêtre Jean-Marie Borbouse, causant pour plus de 250 000 FF de dégâts. Le 25 octobre, le propriétaire avait déjà reçu des menaces d’individus qui lui avaient déclaré qu’après avoir « eu la peau de la Vieille Taupe », ils auraient celle de sa librairie. Cette librairie, qui ferme à minuit, présente la particularité de vendre une dizaine d’ouvrages révisionnistes (sur environ 19 000 proposés). L’attaque, non revendiquée, s’est produite en présence du fils du libraire qui n’a pas été atteint par l’engin incendiaire [Nouvelle Vision, n° 27, décembre 1992-janvier-février 1993, p. 83-84].

3-6 décembre 1992, Suède, Stockholm. Second séjour de Robert Faurisson en Suède. Malgré l’appel à la mobilisation des médias suédois, il n’y a que deux manifestants pour l’attendre à l’aéroport. Durant ce séjour, deux agressions nocturnes seront néanmoins commises contre le domicile d’Ahmed Rami [ER, III, p. 1459].

22 avril 1993, États-Unis, Washington. Le jour de l’inauguration officielle du Musée de l’Holocauste, environ 150 personnes se réunissent pour protester contre l’ouverture controversée de ce bâtiment. Ils sont attaqués par des membres de la Jewish Defense Organization. L’une des victimes se nomme David Willcox et est âgée de 52 ans. Willcox est frappé à la tête et aux jambes à coups de barres de fer. Son état nécessite son hospitalisation et la pose de 12 points de suture sur le crâne [ZTN 2, p. 8].

30 mai 1993, France, Paris. L’Union des athées réunit son congrès annuel et envisage, pour la quatrième fois depuis 1987, l’exclusion du professeur Faurisson. Pour la quatrième fois, cette exclusion a été refusée. Au cours du congrès, un dénommé Pierre Courson, ancien interné à Buchenwald, s’est approché du professeur pour lui demander son nom, puis l’a violemment frappé à l’aide de sa canne-épée. Le perturbateur a été aussitôt ceinturé et a choisi de quitter les lieux [ER, IV, p. 1515].

7 mai 1995, Canada, Toronto. Incendie de la maison d’Ernst Zündel vers 5 h 30 du matin. Le film de la caméra d’observation, remis à la police, montre un homme à chapeau de cow-boy déversant de l’essence au pied de la maison. Un incendie, très puissant, a dévasté une bonne partie de la salle de documentation qui occupait le devant de la maison et a complètement détruit le toit. Une bonne partie de la documentation a été détruite soit par le feu, soit par l’eau (déversée par les pompiers). Trois jeunes gens d’une maison voisine ont échappé de justesse à l’incendie. Quelques heures après, des manifestants (« communistes », « trotskistes », « antiracistes ») sont venus manifester leur joie. Un groupe qui se fait appeler le « Jewish Armed Resistance Movement » (Mouvement armé de la résistance juive) a revendiqué l’incendie. Le 12 mai, plusieurs membres de la Jewish Defense League, parmi lesquels Meir Halevi et Irv Rubin, tentent de pénétrer par effraction au domicile de Zündel. Ils sont pris en chasse et appréhendés par la police qui les relâche peu de temps après [ER, IV, p. 1674 ; Michael SHERMER, Why People Believe Weird Things, W. H. Freernan, New York, p. 185].

Vers le 20 mai 1995, Canada, Toronto. En son absence, Ernst Zündel a reçu un paquet suspect dont, après enquête rapide, l’expéditeur se révèle inconnu. Le révisionniste canadien emporte le paquet à la police qui découvre à l’intérieur une bombe puissante qui aurait pu tuer dans un rayon de 90 m. La police la fait exploser dans une carrière [Ernst Zündel : Sein Kampf für Deutschland, Samisdat Publishers, Toronto, 1999, p. 38-39].

16 juillet 1996, France, Paris. Une agression brutale est commise contre la Librairie du Savoir (Librairie roumaine antitotalitaire) au cours de laquelle des milliers de livres roumains sont maculés de peinture rouge, le téléphone, le fax, le Minitel, l’ordinateur et l’imprimante sont détruits, deux personnes présentes molestées et le libraire sévèrement frappé (nez cassé, sinus frontal fracturé et enfoncé) [ER, IV, p. 1794 ; Dualpha, n° 1, mai-juin 1998, p. 36-44].

Début septembre 1996, Grande-Bretagne. Les locaux de l’Historical Review Press sont endommagés par un incendie criminel [Richard WIDMAN, « How Fahrenheit 451 Trends Threaten Intellectual Freedom », The Revisionist, n° 2, janvier 2000, p. 15 ; Evening Standard, 6 septembre 1996].

7 septembre 1996, France, Paris. Quatre jeunes juifs agressent Patrick Hélin, bouquiniste des bords de Seine, parce qu’il vendait quelques ouvrages révisionnistes. Certains ont cru noter la présence d’Arno Klarsfeld à leurs côtés [ER, IV, p. 1793].

30 novembre 1996, France, Paris. Trois jeunes juifs brisent la vitrine de la Librairie du Savoir [ER, IV, p. 1794].

15-16 janvier 1997, France, Bordeaux. Au cours de la nuit du 15 au 16, un ou plusieurs malfaiteurs ont cassé la vitrine de la Librairie Ulysse, dont le responsable est Jean-Luc Lundi, et dérobé des disques, des cassettes et le contenu de la caisse. La presse fait état de « sérieuses dégradations ». M. Lundi avait été condamné le 27 juin 1996 pour exposition de revues révisionnistes interdites aux mineurs en vertu de la loi de juillet 1949 [Sud-Ouest, 17 janvier 1997].

23 mai 1997, France, Paris. Georges Piscoci-Danesco, libraire à l’enseigne de la Librairie roumaine antitotalitaire, est victime d’intimidations de la part de quatre juifs, dont une certaine Marie Fainberg, qui pénètrent dans son magasin à l’heure de la fermeture. Pour se défendre, il exhibe discrètement un pistolet d’alarme. Quelques heures plus tard, il est interpellé par la police et emmené au commissariat suite au dépôt d’une plainte par la dénommée Fainberg. La librairie et son logement font l’objet d’une perquisition approfondie. Le libraire sera condamné en première instance à deux mois de prison avec sursis et à plusieurs milliers de francs d’amende et de dommages et intérêts, peine scandaleuse heureusement allégée en appel [Dualpha, n° 1, mai-juin 1998, p. 36-44].

15 janvier 1998, France, Paris. Procès de Roger Garaudy et de Pierre Guillaume. Les milices juives font régner la terreur dans l’impunité la plus totale. Plusieurs personnes sont blessées [ER, IV, p. 1852].

27 février 1998, France, Paris. Le juge Monfort rend son jugement dans le procès Garaudy. Les milices juives font à nouveau régner la terreur dans l’impunité la plus totale. Plusieurs personnes sont blessées cette fois encore. Plusieurs voyous juifs exhibent des couteaux [ER, IV, p. 1852-1853].

16 janvier 1999, Espagne, Barcelone. Plusieurs organisations politiques de gauche manifestent contre l’existence de la Libreria Europa, dirigée par Pedro Varela. Le rideau de fer de la devanture est forcé, l’intérieur de la librairie est ravagé et détruit, les vitrines sont brisées, les livres sont déchirés et maculés de peinture. Certains manifestants jettent des livres et des papiers dans la rue pour y mettre le feu. Le 16 novembre 1998, Pedro Varela avait été condamné à 5 ans de prison ferme pour révisionnisme et mauvaises opinions politiques et idéologiques [Cartas, n° 12, 1999].

4 juin 1999, France, Lyon. Lors d’une garde à vue, Jean Plantin, directeur de publication de la revue Akribeia, est insulté par le commissaire principal de police Philippe Justo qui lance une sorte d’appel au meurtre contre lui (« Il faut le tuer ! », « Tuez-le ! »). C’est le même Justo qui, lors d’une précédente garde à vue, le 14 janvier 1999, l’avait insulté en le traitant notamment de « connard » [Akribeia, n° 5, octobre 1999, p. 11, 28].

25 novembre 1999, France, Paris. Attaque contre la librairie La Licorne bleue à Paris par une vingtaine d’assaillants. La vitrine est brisée. Des rayonnages de livres à dix francs sont renversés devant le magasin. Le libraire reçoit des coups. Le 20 novembre, il y avait eu une manifestation regroupant 80 personnes [Faits & Documents, n° 80, 1er-15 décembre 1999, p. 11 ; source privée].

3 décembre 1999, France, Paris. Attaque éclair contre la librairie La Licorne bleue par une quinzaine d’assaillants, sans doute des activistes sionistes, qui tentent de briser la vitrine. Une étoile subsiste.

Nous donnons à présent quelques informations très sommaires sur certaines agressions glanées dans diverses publications. Tous ces renseignements, la plupart non datés, seraient bien entendu à vérifier.


Akribeia, n° 6, mars 2000, p. 81-93.


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