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A propos des jumeaux d'Auschwitz

Jean-Marie Boisdefeu

Il existe aux USA une association du nom de CANDLES qui regroupe un certain nombre de jumeaux juifs ayant été déportés à Auschwitz. Cette association a été créée en 1985 par l’un de ces jumeaux, Eva Kor née Mozes. Le site Internet de l’association (http://users.abcs.com/candles) contient beaucoup de cornichonneries, certes, [1] mais aussi de très intéressantes listes de jumeaux déportés à Auschwitz (en tout, 397 dont une très grande majorité sont Hongrois). On notera toutefois que Kor ne nous donne pas la preuve que tous ces jumeaux ont été sélectionnés comme jumeaux. De ces 397 jumeaux, 208 (des enfants) ont été libérés à Auschwitz (ce sont eux que montrent les célèbres photos prises par les Russes) ; 67 (des adultes) ont été libérés on ne sait trop où (probablement en Allemagne centrale) ; enfin, on ne sait rien du sort des 122 autres (sauf que quelques-uns sont morts à Auschwitz même). Kor indique pour la plupart de ces jumeaux la date de naissance et le numéro d’immatriculation.

1. Rappel de l’histoire de la déportation des juifs hongrois à Auschwitz

Le Dr. Mengele arriva à Auschwitz en mai 43 ; chercheur déjà chevronné en anthropologie, il voulut profiter de l’occasion extraordinaire offerte par la déportation massive des juifs par le sas d’Auschwitz pour en sélectionner les jumeaux. Mengele obtint de ses supérieurs les autorisations nécessaires et les crédits lui furent alloués le 18 août de la même année mais, apparemment, ce n’est vraiment qu’avec l’arrivée des juifs de Theresienstadt et surtout l’afflux massif des Hongrois à partir de mai 44 que les jumeaux furent sélectionnés en grand nombre. Pour les historiens, plus de 400.000 juifs hongrois arrivèrent en quelques semaines à Auschwitz et la plupart de ces malheureux -jusqu’à 90, voire 95 %- furent aussitôt gazés : c’est l’une des deux pages les plus sanglantes de l’histoire d’Auschwitz ; jusqu’à 20.000, voire 24.000 personnes étaient parfois gazées et incinérées sur la journée ! Si la « sélection pour le gaz » des inaptes avait bien lieu à l’arrivée, il n’en allait pas de même pour l’immatriculation des déportés jugés aptes au travail ; ils étaient si nombreux que l’administration du camp fut débordée et le plus souvent, les aptes étaient mis en « dépôt » (« Depot ») dans le camp de transit (« Durchgangslager ») de Birkenau. Par la suite, on les en sortit pour les envoyer dans les usines du Reich ou dans des camps de travail. L’entrée du Kalendarium la plus commune à cette époque est du type de celle-ci (datée du 17/5/44) : « Arrivés dans les convois hongrois du RSHA, 19 juifs –des paires de jumeaux ou des jumeaux séparés- sont sélectionnés et admis dans le camp sous les n° A-1419 à A-1437. Vraisemblablement une partie des jeunes et des bien-portants sont mis en ‘dépôt’. Les autres [les inaptes] sont gazés. » [« Aus den Transporten des RSHA aus Ungarn werden 19 Juden –Zwillingsbrüder und einzelne Zwillinge- selektiert und als Häftlinge ins Lager eingewiesen ; sie erhalten die Nummern A-1419 bis A-1437. Wahrscheinlich wird ein Teil der Jungen und Gesunden als sog. ’Depot-Häftlinge’ ebenfalls im Lager festgehalten. Die übrigen Menschen werden in den Gaskammern getötet. »]
On en retiendra donc ce point essentiel de la vulgate exterminationniste : à l’exception d’un certain nombre de jumeaux, tous les inaptes hongrois ont été gazés à l’arrivée ; pas une semaine ou une quinzaine après l’arrivée mais directement à la descente du train ; dans l’heure ou, en tous cas, dans les 24 heures. [2]
Il s’est trouvé un certain nombre de chercheurs pour mettre tout cela en doute. Ainsi, en ce qui concerne le nombre de Hongrois arrivés à Auschwitz, Carlo Mattogno avait exposé jadis que, s’il n’est guère douteux qu’à cette époque, 147 convois (environ 440.000 déportés) ont quitté la Hongrie vers Auschwitz, une partie seulement y est arrivée ; ainsi, la première mouture du Kalendarium ne mentionnait-elle l’entrée à Auschwitz que de 58 convois (173.000 déportés), ce qui donnait à penser que 89 convois (265.000 déportés) avaient été déroutés et n’y étaient pas entrés ; il s’ensuivait aussi que ces 265.000 déportés n’avaient pas pu y être gazés (pour autant qu’on y ait jamais gazé qui que ce soit). Certes, la deuxième mouture du Kalendarium opte finalement pour 147 trains mais on ne peut qu’en douter. Toutefois, on sait que, depuis, Carlo Mattogno a radicalement changé d’avis et qu’il estime que la grande majorité des juifs déportés de Hongrie sont bien descendus à Auschwitz. Jean-Claude Pressac, lequel cherchait à réduire le nombre de déportés entrés à Auschwitz pour rendre plus crédible la thèse des gazages, admit aussitôt sans discuter la première thèse de Mattogno et il réduisit à 53 convois de 3.000 déportés chacun, soit 160.000 déportés, le nombre de Hongrois descendus à Auschwitz, les autres ayant été déroutés ou n’ayant fait qu’y changer de train. Toutefois, ce point de vue n’a pas encore été admis par l’histoire officielle et il est toujours politiquement correct de croire que quelque 400.000 Hongrois ont été gazés et incinérés à l’été 44 à Auschwitz.

Il n’entre pas dans nos intentions de rouvrir le débat récent entre Arthur R. Butz, Jürgen Graf et Carlo Mattogno sur le nombre de Hongrois déportés et arrivés à Auschwitz ; néanmoins, on peut se demander s’il n’est pas possible d’y voir plus clair à la lumière des informations trouvées sur le site de CANDLES. Nous allons donc examiner 3 points, à savoir :

  1. Combien de trains de juifs hongrois ont-ils été réceptionnés à Auschwitz ?

  2. Combien de juifs hongrois sont-ils entrés dans le camp d’Auschwitz (éventuellement pour y être gazés) ?

  3. Est-il vrai que les inaptes hongrois (notamment les enfants) étaient systématiquement gazés à leur arrivée à Auschwitz ?

2. Nombre de trains de juifs hongrois entrés à Auschwitz

On ne peut pas se baser sur les dires du Kalendarium, car Czech a –malignement ?- confondu « convoi » et « liste d’immatriculation ». Il est facile de s’en convaincre par quelques exemples.

2.1. Premier exemple. Le Kalendarium indique (au milieu d’autres informations) :

Le Kalendarium donne ainsi à penser qu’il y eut un convoi le 17/5 et un autre le 18/5. (C’est en tous cas ce que tous les chercheurs ont compris.) [3] Or, on constate que, curieusement, il n’y a que des garçons dans la sélection du 17/5 et que des filles dans la sélection du 18/5. On est en droit de se demander si ces garçons et filles ne sont pas venus dans un seul et même convoi, l’employé chargé de l’immatriculation ayant réparti les jumeaux immatriculés par sexe dans deux états statistiques de dates différentes. Cette impression se renforce quand on constate, grâce aux listes de CANDLES, que les (faux) jumeaux Istvas et Agnes P. (12 ans) ont été respectivement immatriculés A-3630 le 17/5 et A-1437 le 18/5 ; or, à n’en pas douter, ces jumeaux étaient arrivés à Auschwitz en se tenant par la main dans un seul et même convoi.
Si le cas de ce couple mixte était isolé, on pourrait avoir des doutes mais on peut citer d’autres exemples :

2.2. Deuxième exemple : Le 7/6/44, à en croire le Kalendarium, il y eut 2 convois dont le sort fut réglé comme suit :

Comment peut-il donc se faire que dans le premier convoi, on n’ait pas trouvé de jumeaux et qu’on en ait trouvé 5 [cette fois-ci des deux sexes] dans le second [il en manque d’ailleurs un !] ? On peut raisonnablement penser que ces deux convois forment, eux aussi, un seul et même convoi.

On objectera peut-être que le préposé à l’immatriculation regroupait les jumeaux de différents convois ; peut-être bien mais, sachant ce qu’on sait de la façon fantaisiste dont est écrite l’histoire d’Auschwitz, on est aussi en droit de se demander si Czech n’a pas tout simplement inventé un convoi chaque fois qu’elle est tombée sur une liste d’immatriculés. [En effet, il n’y avait pas qu’une seule liste par convoi mais plusieurs : une pour les jumeaux hommes, etc.]

2.3. Comment en douter encore à la lecture du compte rendu de la sélection des 4 prétendus convois du 17/6/44 ? Qu’on en juge :

Tout cela n’est évidemment pas vraisemblable et il est probable qu’on n’a affaire qu’à un seul et même convoi dans lequel il y a eu 750 sélectionnés répartis sur 5 listes, ce qui, bien entendu, réduit déjà le nombre de gazés éventuels.

Finalement, on ne peut trouver ici d’indications sur le nombre de convois de juifs hongrois ; on peut par contre y trouver la preuve que la relation que fait le Kalendarium de l’arrivée desdits Hongrois est erronée : à défaut d’autres documents, Czech a procédé à une reconstitution macabre et elle a inventé un convoi avec un maximum de gazés à chaque fois qu’elle est tombée sur une liste d’immatriculation.

3. Combien de juifs hongrois sont-ils entrés dans le camp d’Auschwitz (éventuellement pour y être gazés) ? (extrapolation du nombre de jumeaux immatriculés)

On peut retenir qu’en Europe, il y avait jusqu’il y a peu un accouchement de jumeaux tous les 80 accouchements, d’où on peut conclure qu’il y a 2,5 % de jumeaux, plus précisément 2,38 % dans le cas de la Hongrie. Un tiers sont des vrais jumeaux ; nés d’un même œuf, les vrais jumeaux sont parfaitement ressemblants et de même sexe. Par contre, les faux jumeaux proviennent d’œufs différents : ils ne sont pas plus ressemblants que des frères et sœurs nés d’accouchements différents et ils peuvent être de sexe différent ; les deux tiers de ces faux jumeaux étant tout de même du même sexe, il s’ensuit que, sur 9 jumeaux (vrais ou faux), 7 sont de même sexe, soit 77,7 %. Cela signifie que sur une population homogène de 160.000 Hongrois (chiffre retenu par Pressac), on doit trouver quelque 1.900 paires de jumeaux dont 1.480 de même sexe. [4] Or, de tout ce que disent les historiens, on en est manifestement très loin [5] mais ce n’est pas étonnant car Mengele ne pouvait évidemment pas sélectionner tous les jumeaux de cette communauté.

De la sorte :

Il est évidemment tentant de calculer à quelle population correspond le nombre de jumeaux sélectionnés à Auschwitz bien qu’on sache qu’on ne puisse obtenir qu’un chiffre minimal, très inférieur à la réalité.
La liste de CANDLES contient 131 paires de jumeaux hongrois (41 masculines, 65 féminines, 25 mixtes) ; on pourrait tenter d’affiner le calcul en essayant de déterminer le nombre de vrais jumeaux mais le jeu n’en vaut pas la chandelle. De son côte, le Kalendarium indique qu’il a été immatriculé 162 paires de jumeaux hongrois et nous retiendrons ce chiffre. Notons que le chiffre du Kalendarium ne reprend pas un certain nombre de jumeaux figurant dans la liste de CANDLES : il doit donc être considéré comme inférieur à la réalité : il y a là une nouvelle raison pour laquelle on doit s’attendre à ce que notre extrapolation débouche sur un minimum. L’extrapolation donne donc 2 x 162 : 2,38/100 = 13.613 déportés hongrois. On n’est pas plus avancé et on se doutait bien depuis le début de ce paragraphe qu’il en serait ainsi. Encore fallait-il le faire et, nous semble-t-il, le faire savoir !
On pourrait ensuite tenter d’extrapoler le nombre de jumeaux trouvés dans la classe d’âge par sexe la mieux représentée (En l’occurrence, les filles de 12 ans : on en trouve 13 dans la liste de CANDLES.) ; compte tenu du fait que, actuellement en France, les femmes de 12 ans représentent 0,60 % de la population, ces 13 jumelles correspondraient donc à une population de 13 : 2,38/100 : 0,6/100 = 91.036 ; ce chiffre est le chiffre maximum qu’on puisse obtenir par extrapolation mais il reste, en bonne logique, un chiffre inférieur à la réalité ; malgré quoi on n’est guère plus avancé.
Il reste encore une possibilité à partir des jumeaux venus de Theresienstadt (Bohème-Moravie) qui constituent le second grand groupe sélectionné par Mengele. On sait que les juifs tchèques avaient été ghettoïsés dans la petite ville de Theresienstadt ; certes, des catégories privilégiées de juifs étrangers y avaient également été envoyées (juifs allemands âgés qui y étaient morts en grand nombre, etc.) mais, globalement, la population finalement déportée de ce ghetto vers Auschwitz reflétait bien la communauté judéo-tchèque avec, tout comme dans la communauté hongroise, un déséquilibre des sexes (les hommes ne représentant que 39 % des déportés) mais, en définitive, elle devait être en tous points comparable à la communauté judéo-hongroise qui fut déportée en 1944. Entre le 8/9/1943 et le 29/9/44, 7 grands convois de juifs de Theresienstadt arrivèrent à Auschwitz (dont 2 en pleine déportation des Hongrois) ; par la suite, il vint encore 10 convois, encore que plus petits, mais nous ne tiendrons compte que des 7 premiers convois pour les deux raisons suivantes :

On compte dans cette liste (après élimination de 3 cas douteux) 22 paires de jumeaux (14 masculines, 3 féminines, 5 mixtes) ; il y a donc un déséquilibre entre sexes mais dans l’autre sens que dans le cas des Hongrois et la question se pose de savoir si cette différence entre les deux déportations permet de poursuivre la comparaison. Nous pensons que oui mais nous comprendrions qu’on ne partage pas notre opinion. Il n’a donc été sélectionné que 22 paires de jumeaux alors qu’il devait y en avoir 237 (19.918 x 2,38/100 : 2) : il n’a donc été sélectionné que 9,3 % du nombre de jumeaux qu’il aurait dû ou pu s’y trouver. (Et peu importe les raisons pour lesquels il n’y a pas eu davantage de jumeaux sélectionnés.) On ne voit pas pourquoi la sélection des jumeaux dans les convois hongrois aurait été menée de façon différente ; le fait, notamment, que certains jumeaux hongrois ont été repérés longtemps après leur arrivée ne devrait rien y changer. Dans ce cas, il aurait pu arriver de Hongrie 162 : 9,3/100 = 1.742 paires de jumeaux correspondant à 2 x 1.742 : 2,38/100 = 146.386 déportés. Ce chiffre, qui ne constitue plus un minimum comme dans les extrapolations précédentes, est assez proche de l’estimation de Pressac (160.000) mais certains pourraient le contester de bon droit pour la raison que nous avons dite plus haut ; nous ne nous battrons d’ailleurs pas pour le défendre.

4. Est-il vrai que les inaptes hongrois (notamment les enfants) étaient systématiquement gazés à leur arrivée à Auschwitz ?

4.1. Reprenons le cas étudié ci-dessus des deux convois du 7/6/44 (s’il y a eu deux convois, ce dont on peut douter, avons-nous vu) ; le Kalendarium dit que le sort de ces deux convois fut réglé comme suit :

La chose est claire : qu’il y ait eu un ou deux convois, les enfants ont tous été immédiatement gazés sauf les jumeaux sélectionnés par Mengele. Or (et cela, le Kalendarium ne le signale pas.), on trouve au milieu des 2002 juifs [aptes] sélectionnés 2 jumeaux, en l’occurrence Aleksandor et Ernest G. (9 ans), immatriculés A-13202 et A-13203. Ces deux enfants ne furent donc pas sélectionnés comme jumeaux (peu importe le motif : loupé du sélectionneur, non-sélection parce que faux jumeaux, etc.) et ils ne firent d’ailleurs peut-être même jamais partie de la section de Mengele : ils ont donc reçu le même traitement que les enfants non jumeaux de leur convoi, lesquels sont censés avoir été gazés. Or, ils ne l’ont pas été et ils ont même survécu à leur internement. Alors, comment peut-on affirmer que les autres enfants ont été gazés à l’arrivée ? [6]

4.2. Il y a surtout les nombreux cas de jumeaux qui furent sélectionnés, certes, mais pas à leur arrivée comme les jumeaux de l’exemple précédent (Aleksandor et Ernest G.) mais plus tard, parfois beaucoup plus tard. Prenons un exemple : Peter et Wenzel (alias Tomas) S. (9 ans) sont arrivés, dit le Kalendarium, entre le 15/5/44 et le 30/6/44 mais ils n’ont été immatriculés (A-17454 et A-17455) que le 10/7/44, soit 10 à 55 jours après leur arrivée. Le Kalendarium n’avait pu que les déclarer gazés à l’arrivée, eux aussi, puisqu’ils n’ont pas été repérés comme jumeaux à ce moment-là, ce qui constituait, vu leur âge, la seule raison pour laquelle ils auraient pu être épargnés.
On relève d’autres cas tout à fait semblables à la même date :

Mais on relève aussi d’autres cas à peu près semblables :

5. Conclusions

Les deux premières analyses ne permettent donc pas de déterminer avec précision le nombre de juifs hongrois entrés à Auschwitz et, donc, éventuellement gazés. On y verra au moins la preuve que le Kalendarium n’est pas fiable.
Par contre, on ne peut contester les conclusions de la troisième analyse : il est clair que le Kalendarium et tous les historiens-théologiens (de Hilberg à Gayssot) ont tort d’affirmer que les juifs hongrois inaptes étaient systématiquement gazés à l’arrivée à Auschwitz. Et c’est le moins qu’on puisse dire !
On a donc ici une confirmation de plus de ce que l’histoire d’Auschwitz est constituée d’exagérations grossières et ridicules sur des points essentiels.


Notes

[1]

Nous ne pouvons résister à la tentation d’en citer une ; il s’agit d’une notice sur le célèbre Rudolf Vrba : « Evadé du camp [d’Auschwitz], il traversa l’Europe jusqu’en Suisse en possession d’un film pris clandestinement en vue de convaincre les autorités de ce que les Juifs étaient assassinés à Auschwitz. A la suite de ses efforts, la déportation des Juifs fut arrêtée après que le pape s’en soit plaint. ». Nous aimerions aussi raconter l’histoire de la petite fille de 9 ans qui échappa à la chambre à gaz parce qu’elle prétendit être « la meilleure éplucheuse de patates au monde » mais on n’en finirait pas.

[2]

Une seule exception : un convoi hongrois arrivé tardivement le 3/11/44 et dont tous les occupants (hommes, femmes et enfants dont les jumeaux Gaszpar et Uszn B., 6 ans, immatriculés B-14005 et B-14006) furent épargnés et immatriculés. Le Kalendarium n’en donne pas la raison.

[3]

On relèvera le tour de passe-passe de Czech : elle commence benoîtement par « Arrivés dans les convois hongrois du RSHA » [« Aus den Transporten des RSHA aus Ungarn »], ce qui n’est pas une formule propre à un convoi bien déterminé, mais elle poursuit par « une partie des jeunes et des bien-portants »  ein Teil der Jungen und Gesunden »] et termine par « Les autres » [« Die übrigen Menschen »], formules propres à un seul convoi.

[4]

Les juifs de Hongrie déportés à Auschwitz constituaient une population homogène, à ceci près qu’il y manquait une partie des hommes adultes (en fuite, incorporés dans les bataillons du travail de l’armée hongroise ou déjà en camp de travail). On peut toutefois estimer que cela est sans importance pour notre raisonnement. Pour le % de jumeaux hongrois, voyez J. Rostand et A. Tétry, Atlas de génétique humaine, SEDES, Paris, 1955.

[5]

Nous ferons grâce au lecteur des diverses estimations que nous avons trouvées mais nous les communiquerons bien volontiers à ceux qui nous en feraient la demande.

[6]

Parmi les rescapés d’Auschwitz, on trouve d’ailleurs de nombreux enfants, notamment hongrois : voir Jean-Marie Boisdefeu, « Des enfants rescapés d’Auschwitz », Akribeia, n° 6, mars 2000, p. 94-99.


Une première version de cet article a été publiée dans Etudes révisionnistes, Volume 1, sd (vers 2001), pp. 257-267.


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