COMBIEN DE SURVIVANTS JUIFS ?
Réponse à un lecteur

 

Lettre d'un lecteur à R.H.R

C. C.                                                                                                                                                         Le 18.5.1990
06800 Cagnes

Monsieur,

Si vous répondez à mes questions, je m'abonnerai à votre revue qui aborde les problèmes historiques avec un certain goût de la certitude, malheureusement !!!

1ère question : Combien de Juifs vivaient en 1939 dans les états qui furent occupés à partir de 1940 ?
2ème question : Combien en restait-il dans ces mêmes états fin 1945 ?
3ème question : La différence est de combien ?
4ème question : Pouvez-vous me donner ce chiffre pour la Pologne par exemple ?
5ème question subsidiaire : Où étaient en 1945 tous les Juifs qui avaient disparu ?

Salutations distinguées

 

Réponse de R.H.R à ce lecteur

R. H. R.                                                                                                                                                            Le 12 juin 1990
B .P . 122
92704 COLOMBES Cedex

                                                                                                                                                                        Monsieur C. C.

Monsieur,

Vous voudrez bien excuser le retard que nous apportons à répondre à votre lettre du 18/5/90 mais le démarrage de notre premier numéro ne nous a guère laissé de temps libre.
Si nous répondons aujourd'hui à vos questions, ce n'est nullement dans l'intention de vous obliger à respecter votre engagement et vous abonner : en effet, un abonnement doit être la manifestation d'une réelle curiosité intellectuelle et non pas le simple résultat d'un marché. Nous répondons essentiellement parce que nous avons senti que votre lettre, loin d'être une provocation, était celle d'une personne blessée et en même temps révoltée. Il faut reconnaître que le tableau que font des révisionnistes les différents médias est bien de nature à révolter quiconque contre les chercheurs que nous sommes.
Cependant, nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, sont troublés par le comportement des médias à l'égard de l'école révisionniste. D'abord le simple fait que, depuis onze ans, les historiens révisionnistes soient l'objet d'injures, de calomnies, de diffamations et même d'agressions, sans jamais avoir la possibilité de se défendre, commence à semer le doute dans les esprits : pourquoi, en effet, si ces gens-là sont des falsificateurs, ne les confondrait-on pas une fois pour toutes dans un débat, si court fût-il, à la télévision par exemple ? Ensuite, jusqu'à aujourd'hui, on pensait que les révisionnistes étaient condamnables puisque la justice les condamnait ; mais la confiance dans la valeur des décisions judiciaires vient d'être passablement ébranlée à la lumière de certaines affaires récentes et l'affaire de Katyn oblige désormais à remettre en cause la valeur même du jugement du Tribunal Militaire International de Nuremberg.
Vos questions sont intéressantes car elles rejoignent certainement les préoccupations d'un grand nombre de Français. C'est pourquoi nous sommes les premiers à déplorer que, dans l'état actuel des recherches entreprises, aucun historien ne soit en mesure de répondre aux trois premières que vous formulez et qui portent sur le total des morts juives en général. Le Tribunal International de Nuremberg (TMI) a, dans son jugement du 1er octobre 1946, déclaré sur ce point :

Adolf Eichmann, que Hitler avait chargé de ce programme, a estimé que cette politique [d'extermination physique programmée] avait causé la mort de six millions de juifs, dont quatre millions périrent dans les camps d'extermination (Procès des Grands Criminels de guerre, I, p. 266).

[Notez d'ailleurs que Eichmann n'a jamais fait la déclaration que lui prête le TMI, lequel s'est inspiré d'une déclaration écrite de Wilhelm Höttl. Le TMI a refusé l'audition de ce dernier, malgré l'insistance d'un avocat allemand.]

Le TMI a cité ces chiffres mais s'est abstenu de toute démonstration car une telle démonstration aurait été impossible à l'époque. Dans bien des pays d'Europe, il n'existait pas, avant la guerre, de recensement des juifs. Après la guerre, ce type de recensement aurait été très difficile pour de multiples raisons psychologiques, politiques et pratiques. Certains pays à forte concentration juive n'étaient plus du tout après la guerre ce qu'ils avaient été avant la guerre ; les frontières avaient été considérablement modifiées.
Ni Reitlinger, pour qui il serait mort environ 4 400 000 juifs, ni Hilberg, pour qui le chiffre serait de 5 100 000, ne justifient vraiment leurs chiffres par une soustraction à partir de données démographiques réellement établies. Encore en 1990, il n'existe, au moins du côté des tenants de la version autorisée de l'histoire, aucun travail statistique sur la question. La charge de la preuve (ils accusent l'Allemagne) leur revient.
Du côté des révisionnistes, il existe une tentative, celle de Walter N. Sanning : The Dissolution of Eastern European Jewry, Institute for Historical Review, 1983, 239 p. Mais l'ouvrage est ardu et les conclusions à la fois sur le total des morts juives (1 million 1/4 ) et sur les causes de ces morts peuvent être contestées pour les raisons mentionnées plus haut.
En revanche, il est à peu près sûr que le nombre approximatif des juifs morts dans les camps pourrait être facilement déterminé. Le Service International de Recherches (SIR), dépendant du Comité International de la Croix-Rouge à Genève mais sis à Arolsen-Waldeck près de Cassel en RFA, a les moyens de déterminer ce nombre. Ainsi que vous pourriez en avoir une idée par la lecture du premier numéro de la Revue d'Histoire Révisionniste, le SIR a fourni jusqu'en 1978 des éléments d'appréciation du plus haut intérêt mais, à partir de cette date, les autorités alliées et l'État d'Israël ont institué un contrôle d'accès aux gigantesques archives du SIR, ont interdit la publication de toute nouvelle statistique et clos le Service historique du SIR !
Votre quatrième question concerne la Pologne. Ce qui précède y répond déjà en grande partie mais nous compléterons cette réponse en donnant la parole à Arthur R. Butz, professeur à la Northwestern University :

Il faut reconnaître que le nombre de juifs recensés dans la Pologne d'après-guerre n'est qu'une petite fraction du nombre considérable (peut-être 3 millions) de juifs vivant en Pologne avant la guerre (le territoire n'est pas tout à fait le même). […]
Si l'on fait abstraction de tout contexte historique, on peut faire le raisonnement simple suivant : ils ne sont pas sur le territoire que nous appelons aujourd'hui la Pologne ; par conséquent ils ont été exterminés. Pour qui a quelques notions d'histoire, une déduction pareille est tout aussi aberrante que si l'on disait : comme il y avait plusieurs millions d'Allemands et d'ethnies d'origine germanique à l'Est de l'Oder-Neisse avant la guerre et qu'il n'y en a pour ainsi dire plus aujourd'hui, c'est qu'ils ont tous été exterminés. En réalité, on a assisté pendant cette période à d'énormes mouvements de population, et les juifs n'ont pas fait exception. Les Soviétiques en ont déporté un grand nombre vers l'intérieur de l'Union soviétique et, dans la période qui a suivi la guerre, on a beaucoup parlé de la question des juifs polonais qui se déversaient sur l'Allemagne de l'Ouest pour rejoindre les États-Unis, la Palestine ou d'autres régions
(conférence donnée à l'Institute for Historical Review de Los Angeles en 1982, The Hoax of the Twentieth Century, 6ème édition, février 1983, p. 365-366).

Pour ce qui a trait à votre cinquième question, que vous appelez "question subsidiaire", il est nécessaire de s'entendre sur le sens que l'on attribue au mot de "disparu". Un certain nombre de juifs ont disparu parce qu'ils sont morts, soit par faits de guerre, soit pour avoir été internés dans des camps de concentration, de travail ou de transfert, soit pour d'autres motifs. D'autres ont disparu parce qu'ils ont émigré en Palestine, en Union soviétique, aux États-Unis, en Argentine, au Canada, en Grande-Bretagne, en Suède, en Espagne, au Portugal, en Australie, en Chine, en Inde, etc. (la communauté juive a aujourd'hui 70 représentations à travers le monde). Il y a aussi les juifs qui ont disparu parce qu'ils ont été comptabilisés comme gazés, mais il existe des milliers de cas de faux gazés pour les seuls 75 721 juifs français, juifs étrangers ou juifs apatrides qui ont été déportés de France, les cas les plus célèbres étant ceux de Simone Veil, d'Henri Krasucki et de sa mère et de Gilbert Salomon, président de SOCOPA-International.
Aujourd'hui, les accusateurs de l'Allemagne devraient être enfin mis en demeure de préciser leurs accusations à la fois sur la dimension du crime perpétré et sur l'arme spécifique de ce crime. Ils n'ont plus le droit de laisser vos questions sans réponse, sinon pour l'ensemble de l'Europe, du moins pour les camps de concentration. Un statisticien suédois semble toutefois avoir découvert un moyen ingénieux de déterminer, par un procédé d'échantillonnage, le nombre très approximatif du total des morts juives. Nous attendons la publication du résultat de ses travaux et, là comme ailleurs, les révisionnistes souhaitent que s'ouvre un débat public (voy. R.H.R. n° 1, p. 174).

Nous espérons avoir répondu à vos questions sans vous heurter et vous prions de croire, Monsieur, à l'assurance de nos sentiments distingués.

La Rédaction

*

On trouvera, ci-dessus, aux p. 50-64, l'étude du statisticien suédois à laquelle il est fait allusion dans cette lettre.


Revue d’Histoire révisionniste, n° 2, août-septembre-octobre 2000, p. 178-181


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