AAARGH
La recherche historique ne rendrait certes pas la vie aux victimes, mais elle couperait court au rabâchage de la vulgate propagandiste dominante
Au cours des dix années écoulées, j'ai discuté avec des dizaines de politiciens, de journalistes et d'universitaires occidentaux de l'embargo imposé à l'Irak, cet embargo qui représente tout à la fois une catastrophe humanitaire d'une ampleur mondiale encore jamais vue, une marque de honte portée au front des Arabes et une tache noire au coeur de la civilisation occidentale, en particulier américaine. J'ai retiré de mes conversations avec tous ces interlocuteurs qu'ils ont en général peur du programme nucléaire irakien, ainsi que des armes de destruction massive dont dispose(rait) ce pays... J'ai régulièrement demandé à chacun d'entre eux où ce trouvaient ces fameuses «armes de destruction massive» et quelles étaient les preuves dont ils disposaient leur permettant d'en affirmer l'existence ? Je me posais, avec eux, également, la question suivante : l'Irak aurait-il hésité un seul instant à utiliser de telles armes contre les puissances qui l'ont détruit, en 1991, s'il en avait disposé ?
En fin de compte, tous mes interlocuteurs finissaient par s'avérer incapables d'apporter une quelconque preuve irréfutable du danger que représentait, soi disant, l'Irak en raison des armes dont il aurait disposé ou (variante) de l'expérience et des capacités matérielles qu'il aurait pu conserver... La majorité des analystes politiques et des gens des médias me disaient que l'Irak avait utilisé des armes chimiques tant contre son propre peuple que contre l'armée iranienne au cours de la première guerre du Golfe, et la majorité d'entre eux avait gardé en mémoire le nom de la localité de Halabja... Aucun d'entre eux n'hésita une seule minute à me citer des nombres de victimes (de Halabja) au petit bonheur la chance, ou correspondant à ce qu'il avait pu entendre colporter ou lire dans les quotidiens et les revues, à l'époque. Leurs «informations» sur les victimes de Halabja étaient des plus variables, le nombre des victimes évoluant dans une fourchette allant d'un millier à vingt mille.
L'insistance mise sur l'affirmation du recours (irakien) à l'arme chimique à Halabja n'est pas sans évoquer les campagnes de désinformation à l'encontre de Gamal Abdel Nasser, dans les années soixante, au cours de la guerre du Yémen. Les forces hostiles à ce dirigeant arabe avaient distribué, à cette époque, des milliers de photos et de communiqués destinés à frapper l'opinion, contenant des «informations» des plus fantaisistes et contradictoires entre elles sur le nombre de victimes «présumées» d'armes chimiques «utilisées par l'armée égyptienne» au Yémen. Mais cette campagne n'eut pas le succès escompté, après que diverses parties arabes et les Américains se soient rendu compte du fait que Gamal Abdel Nasser ne représentait plus la même «menace», après la défaite de 1967...
La plupart des personnes concernées ou des responsables politiques dans des pays relativement marginaux par rapport au Moyen-Orient ne savent faire qu'une chose: répéter ce que disent les Américains au sujet des dangers que l'Irak représenterait pour ses voisins, en raison des armes de destruction massive qu'il aurait en sa possession. Il n'est pas douteux que les multiples apparitions, à la télévision, du chef de la mission d'inspection des Nations Unies, Richard Butler, ont fini par impressionner l'opinion publique en Australie comme ailleurs, car il s'est à plusieurs reprises exprimé avec une hargne (dont la raison évidente était son dépit d'avoir été expulsé hors du pays par les autorités irakiennes en raison de sa partialité) dénoncée même par son collègue Scott Ritter (qui a révélé les relations constantes entre la dite mission et Israël, ses membres se rendant eux-mêmes régulièrement dans ce pays aux fins d'y rendre compte et d'y recevoir leurs consignes...)
J'ai repris les informations diffusées par les médias arabes au cours des dix années écoulées, afin de recenser les accusations portées contre l'Irak, concernant sa «possession d'armes de destruction massive». «Halabja» revenait toujours en première ligne, en dépit du fait que les événements qui s'y sont produits datent de trois ans avant la guerre du Golfe (qui a débuté en janvier 1991)...
L'information arabe, avant comme après la deuxième guerre du Golfe, accable d'une même voix l'Irak, se laissant aller à une propagande délirante, si bien qu'elle semble tirer ses informations d'une source unique, à de rares exceptions près. Autant cette information arabe s'est divisée sur la question de la reconnaissance -- ou non -- d'Israël et de la paix avec ce pays, autant elle est restée «unie» dans son agressivité à l'encontre de l'Irak... Je dis bien: l'Irak, et non: «le régime irakien», car ce qui s'est passé et continue de se passer affecte le peuple irakien et non son gouvernement.
L'information arabe, semblant obéir aux ordres d'un unique «big boss», est allée jusqu'à attaquer délibérément l'Irak, se transformant en organe d'expression des rêves secrets et des ambitions des différents gouvernements (arabes).
Après avoir réuni une collection suffisante d'articles accusateurs (plusieurs centaines) sur «Halabja» et l'utilisation de l'arme chimique (par les Irakiens), ainsi que sur les victimes dont le nombre variait du simple au centuple suivant les auteurs, j'ai pensé utile d'adjoindre à cet échantillon un ensemble d'informations dont j'avais été amené à disposer peu après les événements de Halabja, survenus il y a plus de treize ans.
En septembre 1988, j'ai rencontré, à Baghdad, chez un ami palestinien, un officier supérieur de l'armée irakienne. Au cours de la soirée, il nous a dit revenir de Halabja, où il s'était rendu à l'occasion du retour des habitants dans cette localité, six mois après en avoir été évacués.
Cet officier supérieur était peu loquace, comme tout responsable militaire, mais j'ai retenu de notre conversation certaines informations importantes, en particulier à travers le dialogue qui s'était instauré entre le militaire et un responsable politique qui figurait au nombre de notre petit groupe d'amis.
Sans doute, le plus important de ce que j'ai pu entendre, est le fait qu'une bataille acharnée s'est déroulée entre les forces irakiennes et les forces iraniennes qui avaient occupé Halabja, localité irakienne, le 16 mars 1988. Les deux armées avaient eu recours à l'arme chimique, ce qui avait entraîné la mort de victimes civiles, civils dont certains collaboraient ouvertement avec les forces iraniennes, mais dont la plupart n'avaient pu s'enfuir des zones bombardées...
A la suite de quoi, j'ai continué à rassembler, au fil des années, des informations relatives à «Halabja», informations à la diffusion mondiale desquelles l'Iran a consacré des sommes énormes, afin de porter atteinte à l'image de l'Irak, pays contre lequel avaient été propagées des «informations» selon lesquelles il aurait eu recours aux gaz de combat contre l'armée iranienne. L'Iran avait envoyé dans divers hôpitaux européens un petit nombre de ses soldats atteints de blessures, mais surtout de brûlures, en prétendant que ces dernières résultaient du recours, par l'armée irakienne, aux gaz de combats (arme «prohibée»). Le but de cette gesticulation était plus la propagande que la recherche de soins plus appropriés pour ces malheureux soldats.
Sans doute la version donnée par le général Muhammad Fawzy, ex-ministre de la défense égyptien, au cours d'une conférence de presse, est-elle la plus satisfaisante pour la raison, parmi toutes celles en circulation... Il avait notamment déclaré: "L'Irak était déterminé, dès 1988, à mettre un terme à la guerre irako-iranienne, de manière décisive (sur le plan militaire), en recourant aux missiles, qui ont effectivement atteint Téhéran et détruit les objectifs visés avec une précision remarquée. Les experts militaires notèrent alors que la guerre était vraisemblablement entrée dans sa phase ultime, après huit années d'enlisement dans les tranchées... C'est alors que l'état-major irakien a été stupéfait de voir l'Iran tenter d'étendre le champ de bataille vers le nord, en s'emparant de la ville de Halabja, située dans une région montagneuse et quasi désertique. Les forces iraniennes, comme nulle autre armée d'ailleurs, n'auraient jamais pu investir Halabja sans la collaboration des directions des mouvements kurdes, qui s'étaient rangées aux côtés de l'Iran, contre leur propre pays (l'Irak) et, cela, dès le début du conflit..."
Le général Fawzy continue: "L'Irak devait réagir vigoureusement et immédiatement. Les Iraniens ont défendu avec acharnement l'avant-poste de Halabja, mais les routes d'approvisionnement iraniennes furent coupées, par un mouvement d'encerclement irakien, et l'Iran perdit cette bataille décisive." Le général Fawzy n'a pas fait allusion, dans ses déclarations, à l'utilisation d'armes chimiques, limitant son analyse au déroulement des opérations militaires et à l'équilibre des forces, dans le conflit irako-iranien, tant au plan stratégique que politique.
On peut regretter qu'aucune analyse n'ait jamais été publiée, en arabe, sur les combats de Halabja, et qu'aucune instance universitaire, ni même militaire, n'ait publié d'étude sérieuse sur l'utilisation des armes chimiques dans la région.
De ce fait, les seules sources disponibles sont des sources occidentales. Plusieurs études portant sur l'utilisation des armes chimiques au Moyen-Orient ont été publiées, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Bien que les études et les rapports américains soient clairement orientés dans le sens du service des intérêts des Etats-Unis et de leurs objectifs stratégiques, ils représentent pratiquement la seule source exploitable en la matière.
Le premier rapport concernant l'utilisation de l'arme chimique durant la guerre irako-iranienne et, plus particulièrement, à Halabja, a été publié par le ministère de la défense américain en juin 1990. On y lit que les deux armées, l'iranienne comme l'irakienne, ont utilisé les armes chimiques et, cela, durant toute la durée du conflit.
Mais l'ouvrage le plus documenté sur ce conflit est sans doute celui, co-écrit par MM. les Professeurs Majid Khaddoury et Edmond Ghorayyeb et intitulé La guerre du Golfe -- 1990-1991, publié par les presses de l'Université d'Oxford, à Londres et à New York, en 1997. On y trouve les analyses les plus approfondies et les plus documentées sur ce conflit. Le chapitre douze de cette somme (qui n'a jamais été traduite en arabe, ce qui n'étonnera personne) est consacré aux Kurdistan et à Halabja, ainsi qu'à l'utilisation de l'arme chimique.
Les deux auteurs, Américains d'origine arabe, sont considérés comme faisant partie des plus éminents spécialistes de l'histoire politique moderne du Moyen-Orient, en particulier en ce qui concerne l'Irak. Leurs écrits sont des ouvrages de référence mondialement reconnus en matière de politique moyen-orientale, et plus particulièrement irakienne. Ils apportent bien des éclaircissements à des événements jusque-là entourés d'ombres et de questionnements... c'est notamment le cas en ce qui concerne ce qui nous intéresse: les événements survenus en 1988 dans la localité (irakienne) de Halabja.
Dans leur chapitre douze, à la page 200, donc, ces deux spécialistes nous expliquent que les deux dirigeants (nationalistes) kurdes, Mas'ud Barzani et Jalal Talabani, s'étaient rangés aux côtés de l'Iran dès l'éclatement de la guerre entre ce pays et son voisin irakien, en 1980, dans l'espoir, sans doute, qu'une victoire iranienne leur permettrait d'exercer des pressions accrues sur Baghdad, afin de lui arracher des concessions supplémentaires... A la page suivante, les auteurs nous rappellent que Jalal Talabani, responsable des relations internationales du Front kurde s'était rendu à Washington, après l'entrée de l'armée irakienne au Koweït, en 1990, afin de proposer aux dirigeants américains de leur fournir du renseignement militaire, précieux pour leurs opérations contre l'Irak, en échange d'un soutien politique apporté aux Kurdes. Les Américains avaient refusé de reconnaître une entité kurde, mais en précisant qu'ils apporteraient une aide financière et en armement aux Kurdes, afin de les aider dans leur lutte contre Baghdad.
Ces réalités montrent bien que les diverses directions kurdes ont, pratiquement en permanence, toujours tout fait afin de créer une tension extrême avec Baghdad, ainsi par conséquent qu'avec la majorité du peuple irakien, en prenant constamment parti, de manière ouverte, pour les ennemis de l'Irak, aux moments les plus délicats et les plus décisifs... Ceci confirme que l'armée iranienne n'aurait sans doute jamais osé, et jamais pu, s'emparer de Halabja, située dans une région montagneuse, semi-désertique et isolée de tout, si elle n'avait pas disposé du soutien des mouvements kurdes que nous avons mentionnés, qui n'ont cessé au cours de l'histoire (et ils continuent à le faire) d'entraîner leur peuple dans des impasses successives et des situations de crise extrêmement graves.
Revenons aux informations sur Halabja, dans le même ouvrage. Nous donnons ci-après une traduction littérale de la fin de la page 200: «Il n'y a aucun doute sur le fait que Halabja ait été la cible de bombardements à l'arme chimique. L'Irak a été considéré comme le pays responsable du recours à ce type d'armement. Mais il n'a pas été clairement établi, jusqu'à ce jour, quel était le pays responsable, de l'Iran ou de l'Irak. Une étude du ministère américain de la défense, publiée par le Washington Post, indique que tant l'Irak que l'Iran ont eu recours aux gaz durant le conflit, mais que des "informations militaires irréfutables" montrent que l'Iran a été le premier à utiliser des projectiles contenant du gaz cyanhydrique au cours des combats de Halabja. Les équipes médicales qui ont porté secours aux personnes atteintes et ont examiné les morts, ont conclu que les victimes avaient été atteintes par ce gaz. Pour les responsables militaires américains, l'Irak n'a pas utilisé de tels projectiles. En revanche, ils affirment détenir les preuves de l'utilisation de ce gaz par l'Iran.
Une autre étude, réalisée par l'Institut militaire des Etudes stratégiques (dépendant de l'armée américaine), avance, quant à elle, qu'il est probable que les deux armées, iranienne et irakienne, aient utilisé des projectiles chimiques à Halabja. "L'Irak a été accusé de l'attaque à l'arme chimique menée à Halabja, mais on sait que l'Iran a eu recours, à plusieurs reprises, à l'arme chimique dans ses offensives. Il n'est absolument pas exclu que le bombardement chimique qui a causé un nombre très élevé de victimes, kurdes pour la plupart, à Halabja soit le fait de l'armée iranienne."' (Fin de la traduction).
Ce dernier passage s'appuie sur des informations données par une étude sur 'les capacités militaires irakiennes et la sécurité nationale américaine au Moyen-Orient', étude réalisée par les experts en stratégie reconnus : Stefen Belletary, Douglas Johnson et Liv Rozenberger. Elle a été publiée en 1991 par les éditions Carlyle Baraks.
L'apport d'éclaircissements sur les événements de Halabja n'innocente pas plus l'Irak que l'Iran ni les directions nationalistes kurdes qu'il ne saurait ramener à la vie les malheureuses victimes innocentes ni alléger les souffrances des Kurdes d'Irak.
Mais le temps est venu, pour les universitaires et les intellectuels arabes de sortir du cercle du rabâchage stupide et de l'anesthésie qui nous éloignent de la recherche historique documentée et ouvrent une brèche devant la falsification et l'élimination de preuves, comme jamais par le passé.
Halabja par ci... Halabja par là... La vérité est occultée à un point tel que certains auteurs sont allés jusqu'à écrire que ces événements se seraient produits en... 1991 (!), «l'Irak se vengeant (d'après nos «historiens») contre cette localité (kurde) de la destruction (américano-«alliée») quasi-totale dont il était victime» (...) La plupart des auteurs arabes (bénéficiant quant à eux d'un certain niveau minimal de crédibilité) évitent scrupuleusement d'évoquer les combats acharnés autour (et à l'intérieur) de Halabja, entre les armées iranienne et irakienne, car cela leur permet de faire passer la «thèse» selon laquelle ce qui s'est passé à Halabja serait le résultat d'une volonté du gouvernement irakien de se venger sur les Kurdes...
Après une décennie de falsification, il est temps de faire la lumière sur ces événements et de procéder à une analyse historique étayée, en suivant l'exemple des deux spécialistes éminents Khaddoury et Ghorayyeb, qui, pour ce qui les concerne, n'ont innocenté personne, mais se sont efforcés d'apporter des éclaircissements sur tous les aspects de l'événement. On pourrait sans doute expliciter des aspects demeurés jusqu'à ce jour inconnus en posant des questions telles: pourquoi l'Irak aurait-il attaqué la localité de Halabja, entre mille localités kurdes irakiennes ? On pourrait s'attacher également à l'étude du rôle joué par les dirigeants nationalistes kurdes irakiens, dans leur collaboration et leur collusion affichées avec l'Iran, contre l'Irak, au cours de la guerre entre ces deux pays (1980-1988). Ce sont ces mêmes dirigeants qui ont ensuite collaboré avec les Etats-Unis, Israël et les autres pays hostiles à l'Irak durant la guerre du Golfe et après la guerre du Golfe, exposant le peuple kurde irakien à un supplément de malheurs, comme ceux qu'il est en train de subir du fait des incursions incessantes de l'armée turque, notamment.
La persistance (qui frise l'entêtement) des auteurs et des responsables politiques arabes à traiter du sujet de Halabja sans aucunement essayer de découvrir la vérité est éminemment déplorable. Elle ne peut qu'aboutir à introduire du légendaire dans l'historiographie arabe.
Nous ne tentons nullement de défendre qui que ce soit, ni de justifier le massacre de civils, comme à Halabja et ailleurs, mais nous nous efforçons simplement de présenter avec un minimum de sérieux les faits et les documents relatifs à un problème, dont la dimension fantasmatique qu'il a acquise est telle qu'elle a pu «endormir» plus d'un intellect et parvenir dans le monde occidental sous des oripeaux démagogiques dont le caractère insidieux colle bien avec une vague internationale (et arabe, il convient de le rappeler) d'hostilité anti-irakienne, dont la longévité (onze années sont une durée qui tient du record) ne s'explique pas sans cela.
J'ai suggéré à un universitaire arabe en poste aux Etats-Unis, spécialisé dans les questions irakiennes et iraniennes, de réaliser une étude sur les événements de Halabja, si possible basée sur les documents et les preuves historiques disponibles, afin de faire apparaître la vérité.
Mal m'en a pris: cet universitaire m'a répondu qu'aborder un tel sujet de manière objective mettrait sa carrière en danger... Il m'a même précisé que lancer des accusations contre le régime irakien est sa mission première, «car il ne faut pas quitter des yeux le but ultime: le changement, et la chute de ce régime...» (!)
Il est vraiment affligeant et humiliant de voir l'esprit académique s'enfoncer dans de tels abysses. J'ai appris, l'année dernière, que le professeur Edmond Ghorayyeb avait été en butte à certaines tracasseries à cause de son ouvrage La guerre du Golfe -- 1990-1991, co-écrit avec le professeur Majid Khaddoury, bien que rien dans cette somme ne puisse sembler favorable à l'Irak. Simplement, son très grand tort est d'avoir osé livrer au public des documents qu'il urge de mettre au pilon, à l'ère de l'hégémonie et de l'américanisation.
Point d'information Palestine > numéro 176 du 16/11/2001
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