AAARGH

| Accueil général | Accueil français |
***********

 LA GAZETTE DU GOLFE ET DES BANLIEUES


Nouvelle série



 

 Numéro 51 -- avril 2005

>gazettegb-à-yahoo.fr<

http://ggb.0catch.com

Nouvelles en français et en anglais

Créée en 1991 par Serge Thion

News in French and English

Established 1991 by Serge Thion

 

L'ÉTAT RACISTE COLONIAL DOIT DISPARAÎTRE!

 

COMME L'ALGÉRIE FRANçAISE, LA RHODÉSIE BLANCHE, L'AFRIQUE DU SUD DE L'APARTHEID, L’ISRAëL DES SIONISTES EST CONDAMNÉ

 

SIONORACISME ET NAZIONISME SONT LA HONTE DE L'HUMANITÉ

 

 

 

 

"From 1945 to 2003, the United States attempted to overthrow more than
40 foreign governments, and to crush more than 30 populist-nationalist
movements fighting against intolerable regimes. In the process, the U.S.
bombed some 25 countries, caused the end of life
for several million people, and condemned many millions
more to a life of agony and despair."

William Blum.

 

 Between April and September 2001, the Federal Aviation Administration
received fifty-two reports about Al Qaeda's plans to hijack airplanes.
Not one has any substance, of course.

 

The issue of the Holocaust is only being highlighted
to cover up Israel’s crimes in Palestine.

Tehran Times, January 26, 2005

 

The City of Jerusalem shall be established as a corpus separatum
under a special international regime and shall be administered
by the United Nations. The Trusteeship Council shall be
designated to discharge the responsibilities of the Administering
Authority on behalf of the United Nations.

Résolution 181 (II). Future government of Palestine
du 29 novembre 1947, instituant le partage de la Palestine en TROIS entités…

 

 

 

 

 

 

édito

 

L'Iran et l'archaïque notion d'indépendance

 

Autrefois, c'est-à-dire dans les années 1960, la France était dirigée par un général qui s'appelait de Gaulle. Ce vieillard singulier n'avait qu'un mot à la bouche: Indépendance. Il avait toujours lutté, disait-il dans ses Mémoires de Guerre, pour l'indépendance de son, de notre pays. Même et surtout contre les alliés qui faisaient peu de cas de notre hexagone riquiqui, et qui s'apprêtaient à lui fournir, au lendemain de la seconde guerre mondiale, une administration militaire américaine clés-en-main, dont le sigle était AMGOT, American Military Government of Occupied Territories. On a vue l'efficacité (?) et la gabegie de ces choses-là: deux millions de morts en Allemagne, on ne sait combien au Japon, et la ruine de l'Iraq, plus dure que dix Saddam Hussein. Si on devait être redevable au général de Gaulle d'une seule chose, ce serait de nous avoir épargné l'AMGOT, en travaillant les Alliés au corps, entièrement au bluff.

Pour de Gaulle, l'indépendance signifiait la force qui la garantit. un peu comme Hô Chi Minh et son célèbre slogan, Khong co gi quy hon Doc lap Tu do, "Rien ne vaut l'indépendance et la liberté". En conséquence, il avait fait pousser les feux de la construction de l'arme nucléaire, celle que nous, les opposants farouches à de gaulle, appelions la "bombinette". Le 13 février 1960, un samedi matin vers 7 h., la première bombe française explosait à Reggane, dans le Sahara algérien. Nous entrions donc dans l'ère de l'indépendance. Ni les Américains ni les Soviétiques ne pouvaient dicter une politique à la France, devenue quatrième puissance nucléaire. Allaient suivre les missiles et les sous-marins atomiques. Une politique extrêmement coûteuse qui allait freiner considérablement la modernisation du pays.

L'idée d'indépendance est morte et enterrée avec de Gaulle. Tous ses successeurs, de gauche comme de droitE, n'ont eu de cesse, après leur intronisation, que d'aller faire allégeance à Washington. Des SoViétiques, embourbés dans leur économie qui n'arrivait pas à fournir le marché intérieur, n'étaient, pour les gens informés, que des épouvantails. Les vrais maîtres étaient les Américains, qui riaient de notre bombinette, et qu'il ne fallait pas contrarier. Car ils disposaient d'une autre arme imparable, le dollar. De Gaulle réussit à empêcher, de son vivant, l'adhésion de l'Angleterre, véritable cheval de Troie américain, à la Communauté européenne. Ses successeurs se sont hâtés de faire le contraire, ce qui donne aujourd'hui cette Europe molle, flasque, énorme, parfaitement conforme à ce que demandait la City vers 1960, une vaste zone de libre-échange, un gigantesque espace de déploiement pour le plus féroce des libéralismes. Notre bombinette, nos jolis missiles, nos luisants sous-marins n'ont servi à rien. Notre indépendance a sombré dans l'oubli. Certes, Chirac a refusé de participer à l'équipée irakienne de Dubya Bush, mais il ne s'y est pas opposé non plus. L'indépendance n'est qu'un très vague souvenir et la race des gaullistes s'est éteinte, au profit d'un opportunisme de sous-préfecture, caractéristique du "chiraquisme". Le dernier liquidateur de cette étonnante hoirie sera sans doute l'affreux Sarkozy.

Il reste, clairsemés à la surface de cette planète, quelques régimes qui entendent maintenir leur indépendance, c'est-à-dire ne pas être à la botte des oligarques de l'Amérique du Nord. Ce seul fait suffit à leur donner mauvais réputation. Qu'on se souvienne des "abominations" du Nicaragua sandiniste avant qu'il cède à la pression yanki. Même si le régime est pire aujourd'hui, nul n'en parle plus. Qu'on observe les vastes campagnes à répétition contre le régime Castro à Cuba. Qu'on se souvienne de la chute du régime "socialisant" de Manguistu en Éthiopie, remplacé par des "maoïstes" heureusement devenus libéraux pro-américains le jour de leur prise du pouvoir… Pensons à la Corée du Nord, le dernier régime stalinien, certainement et réellement abominable, mais qui vit depuis cinquante ans, rappelons-le, sous la menace directe des bayonettes et des bombardiers nucléaires américains, qui disposent d'une soixantaine de bases dans le sud du pays. Pensons à l'Iran, qui a le bénéfice d'avoir été, sous le régime des shahs soi-disant "pahlevis", une semi-colonie des Anglais, remplacés dans les années 50 par les Américains. A la veille de la chute, il y avait 40.000 Américains dans le pays, dont un grand nombre chargé de gérer l'énorme armement américain, acheté par le Shah, et entreposé en Iran, pour faire régner la loi américaine au Moyen-Orient. C'est miracle que les Iraniens aient pu secouer en 1979 cette étouffante tutelle et, sous l'impulsion de l'imam Khomeyni, aient pu chasser cette clique non pas de "sangsues" mais de "pétroleuses".

Une génération plus tard, l'Iran, à qui personne n'a fait de cadeau depuis 79, a entrepris de fabriquer les instruments de son indépendance, en particulier une industrie nucléaire qui doit être prête à assurer les besoins énergétiques le jour, plus ou moins proche, où se tarira le pétrole des régions côtières. Les Iraniens veulent-ils se doter de l'arme nucléaire, comme le disent tant de gens, sans la moindre preuve pour l'instant, c'est possible. Ce serait dans la logique de l'indépendance telle que pratiquée par de Gaulle, qui n'était pas un dangereux islamiste, mais un père de famille à l'ancienne. Un moucheron nommé Boucheron, député socialiste et membre de la commission de la défense, le croit: il n'y a pas de preuve dit-il, mais cette preuve existe! (Le Monde, 22 février 2005, p. 15) Comprenne qui pourra! Ce qui est intéressant dans cet exercice de ramping, c'est qu'il donne la clé du retour de l'Iran dans le giron de la bienfaisante puissance occidentale: l'Iran doit "reconnaître" Israël, c'est-à-dire se soumettre au maître cruel qui génocide les populations arabes du Proche-Orient, la pointe avancée de l'occident dans ces terres barbares. Ce "socialiste" (le mot est franchement ridicule) est le fourrier de cette barbarie réelle de l'Occident qu'on voit à l'œuvre en Iraq, où même les plus serviles alliés se font flinguer par la soldatesque mercenaire de l'impavide Amérique, qui se rejoue la Conquête de l'Ouest et l'arrivée de la Cavalerie. Plus serviles, plus corrompus que les socialistes français, il n'y a pas. A part peut-être les Verts, qui rivalisent dans la soumission.

Le crime des Iraniens est là. On leur a fait une guerre atroce de huit ans, par Saddam Hussein interposé, souple défenseur des "valeurs occidentales", pour les confiner dans leur espace géostratégique. Ai lieu de se prosterner devant le Grand Satan et de remplacer leurs Iimousines par des Boeing, ils s'occupent à construire leur indépendance. Tout le monde, y compris, Chirac, qui court moins vite depuis qu'il a baissé le pantalon devant Bush, trouve ça scandaleux, et menaçant. Les relations internationales étant réglées autour du monopole de la puissance (armée+dollar) étatsunienne, tout pays qui se rebelle se voit aussitôt menacé de destruction.

Quand Israël a demandé à bénéficier de l'arme nucléaire, pour sauvegarder son "indépendance", les Occidentaux, et en tout premier lieu la France de la IVe République, lui ont fourni les techniques, les ingénieurs et le voile du secret. L'infime Boucheron, dans son élan idéologique, va jusqu'à dire que depuis lors Israël “n'a plus jamais fait l'objet d'attaques d'États voisins", ce qui est une bien grosse ânerie, toutes les guerres ayant été initiées par Israël depuis 1948, sauf, justement, celle dite du Kippour, en 1973, qui visait à reconquérir le territoire égyptien occupé, et qui s'est arrêtée sous la menace directe de l'emploi des armes atomiques sur le barrage d'Assouan. Ce Boucheron dit donc le contraire exact de la vérité. Le chantage nucléaire israélien n'est pas la paix et ne fera pas régner la paix, qui a besoin d'autres bases.

Il est évident que les Boucherons, et les trois Alliés (France,G-B et Allemagne) qui vont négocier pour leur maître américain, le Bush rond, une reddition complète et un abandon total de l'indépendance de l'Iran vont se heurter à la donnée anthropologique, civilisationnelle de base de tout l'Orient, le refus viscéral d'accepter l'écharde purulente que représente Israël dans le corps politique de toute la région. L'Iraq a été mis à feu et à sang pour créer les conditions de base de cet asservissement. Il reste l'Iran, qui est un morceau trop gros, pour l'instant, étant donné les déboires des mercenaires yanquis, dans la grande plaine, en contre-bas du plateau iranien.

S'ils veulent sauver leur indépendance, les Iraniens devraient bien s'impliquer davantage dans la résistance irakienne, où la puissance américaine, déjà enlisée, pourrait connaître une défaite à la viêtnamienne, qui nous donnerait à tous un peu d'air, pour quelques années, en tout cas…

 

6 mars 2005

 

 

 

Le 30 mars est un jour que commémorent les Palestiniens avec une particulière gravité. En 1997, Serge Thion, à la demande d'un collectif d'organisations militant pour le droit des Palestiniens à recouvrer leur terre, a pris la parole à l'université Paris-VIII pour exprimer les idées scandaleuses qui gardent toute leur actualité:

 

Un texte de 1997, pour le centenaire du sionisme.

 

 

UN NOUVEAU JOUR DE LA TERRE

 Cela fait cent ans. Cent ans que ça dure, avec des hauts et des bas, des moments d’activité et des moments de moindre intensité, mais ça dure, ça perdure. Tous les jours. Chaque jour que fait Dieu sur cette Terre. Chaque jour, des morceaux de cette terre sont volés. Chaque jour, depuis cent ans, un morceau, un fragment, un champ, un bord de route, un verger, quelques arpents de rocaille, sont soustraits à leurs légitimes propriétaires, des Arabes, des petits ou grands propriétaires fonciers, des bédouins, des collectivités locales, des grandes familles ou des fondations religieuses qu’on appelle wakf, pour devenir propriété légale d’une institution juive, soit l’État israélien directement, soit une de ces dix mille créations du sionisme qui, depuis cent ans, a multiplié les fonds, les fondations qui recueillent l’argent des millions de pauvres juifs dispersés dans le monde et qui, dans la joie, la piété religieuse, la ferveur du respect aux ancêtres, donnent leur obole pour permettre à ces bureaucraties avides de torturer la Terre et se l’approprier.

D’abord, on utilisait l’argent des riches banquiers juifs. Les Rotschild et d’autres pouvaient s’acheter une bonne conscience civique et rituelle en donnant de l’argent pour la colonisation juive en Palestine. Elle permettait de se débarrasser à bon marché de tout un tas de crève-la-faim qui hantaient les ghettos de Pologne et de Russie.

Cinquante ans de ce petit jeu, démultiplié par la cynique Déclaration Balfour, pendant la première guerre mondiale, avaient abouti à créer un domaine foncier juif qui était loin d’être négligeable dans la Palestine d’avant 1948. L’argent trouve partout des serviteurs obligeants. Mais le résultat restait dérisoire par rapport aux ambitions des dirigeants sionistes. Il fallut la guerre de 48 et toutes les manoeuvres pour chasser les habitants arabes. (On voit d’ailleurs quelques historiens révisionnistes hébreux qui commencent à reconnaître, bien timidement, qu’on a chassé du monde en 1948.) Le domaine foncier juif s’est alors vastement étendu. Mais ça ne suffisait pas encore. De nouvelles guerres ont suivi, la plus profitable étant celle de 1967 qui a soumis la quasi totalité de la Palestine à la dictature sioniste.

Alors on a vu se déployer des moyens nouveaux pour voler la terre. On a élaboré un arsenal de lois, de règlements et d’actions policières totalement monstrueux. Il suffirait d’exposer ces règles en vigueur pour montrer que les Nazis étaient des enfants de chœur, à côté de la ruse et de la saloperie juridiques déployées par la "justice" et la police israéliennes. Il n’y a que la construction juridique de l’apartheid qui puisse rivaliser.

Donc, chaque jour, légalement, réglementairement, des terrains qui appartiennent à des familles palestiniennes sont saisis, déclassés, reclassés et deviennent des "terres juives". Le prétendu "processus de paix" n’y a évidemment rien changé. La dépossession continue, comme elle le fait depuis cent ans.

Chaque année, les Palestiniens fêtent ce Jour de la Terre. Chaque années, elle s’est un peu rétrécie.

Mais chaque année montre que la revendication palestinienne est irrésistible. C’est sur elle que s’est brisée l’ambition sioniste. Le processus de domination et de dépossession s’est enrayé. Les dirigeants israéliens n’ont plus aucune marge d’initiative. Ils en sont à nous baratiner sur la paix. C’est l’amorce du recul. Ils ont tué Rabin pour nier ce recul. Mais il est là. Le glas d’Israël a commencer à sonner. Peu à peu, les juifs d’Israël reprendront la route de l’exil (New York, Miami, Sarcelles…). Ils commencent à se rendre compte que c'est beaucoup plus sûr que de rester sur une terre volée, le dos tourné vers celui qu’on a dépouillé.

 

AIDER LA PALESTINE?

ENVOYEZ DES COUTEAUX DE CUISINE

 

Serge Thion

12 mars 1997

 

Inutile de dire que le petit slogan de conclusion, d'une logique inévitable, a provoqué quelques crises nerveuses chez beaucoup de faux partisans de l'État palestinien. La présidence de Paris VIII a décrété Thion persona non grata. Ce qui lui était parfaitement indifférent.

 

 

 

1 - La Palestine martyrisée par les sauvages

 

TECHNIQUES DE L'INVASION

 

 Comment Israël a orchestré la colonisation "sauvage"

 

par Patrick Saint-Paulin

Jérusalem de notre correspondant - Les autorités israéliennes ont encouragé et financé en sous-main la construction de colonies dites «sauvages» en Cisjordanie, celles qui sont jugées illégales même au regard du droit israélien. L'affaire était un secret de Polichinelle. La publication, hier, d'un rapport officiel, commandé par le bureau du premier ministre, Ariel Sharon, a fait l'effet d'une bombe: le document met en lumière le système qui a permis les dérives. Il recommande d'examiner la possibilité de poursuivre en justice plusieurs responsables gouvernementaux. «Les violations de la loi sont devenues la norme au sein de plusieurs organismes officiels pour ce qui concerne ces colonies sauvages», a déploré Me Talia Sasson, une avocate auteur du document. Elle s'est plainte de ne pas avoir eu accès à tous les documents au cours de ses recherches. Me Sasson a recommandé de transmettre les résultats de son enquête au procureur général, afin qu'il décide d'éventuelles poursuites.

Le gouvernement doit se saisir du document dimanche lors du Conseil des ministres. L'exemple le plus marquant est celui de la colonie sauvage de Migron, à travers lequel la juriste décrit comment une fausse antenne de relais pour téléphone cellulaire s'est transformée en point de peuplement. En avril 2002, des colons ont réclamé la mise en place d'une antenne sur une colline. De nombreux Israéliens habitant en Cisjordanie étant victimes de tireurs isolés palestiniens sur les routes, l'armée a approuvé sans délai cette mesure visant à améliorer la communication. Un poteau a été dressé sur la colline, une propriété privée palestinienne. Un grillage a été installé pour protéger l'antenne. Un garde a été désigné pour prévenir tout sabotage. Un cabanon a été construit pour le confort du vigile. Une ligne électrique a été tirée pour l'éclairer. Puis une route a été construite, pour faciliter l'accès à la zone. Tout cela avec l'assentiment de l'armée, de l'administration civile et de la compagnie d'électricité israélienne. Au bout de quelques semaines, cinq caravanes se sont installées à Migron.

L'armée, qui s'est interrogée un temps quant à l'opportunité de les déloger, affirme que les caravanes ne disposaient pas de permis pour s'installer, mais qu'il n'existait pas non plus d'autorisation pour les chasser. Aujourd'hui, trois ans après les faits, plusieurs dizaines de familles vivent à Migron. Dans son rapport, Me Sasson note que «les fonds pour financer les infrastructures de Migron ont été fournis par le ministère de l'Habitat, qui a investi 4 millions de shekels (696 000 euros) pour aménager le terrain, y amener l'eau et le tout à l'égout et goudronner la route». Me Sasson a évalué à 105 le nombre de colonies sauvages, dont 22 ont été créées après l'accession au pouvoir d'Ariel Sharon, considéré comme le père de la colonisation, en mars 2002.

Elle affirme qu'aucune colonie sauvage, jugées illégales au regard du droit israélien alors que le droit international considère comme illégales toutes les colonies construites dans les Territoires palestiniens, n'a été évacuée. Pourtant dans six cas au moins, l'armée dispose de toutes les autorisations nécessaires. Mardi, l'Administration de George W. Bush a prévenu que si Israël ne respectait pas ses engagements de démanteler toutes les colonies sauvages construites depuis mars 2001, cela pourrait porter tort aux relations entre les deux pays et avoir un impact sur l'aide américaine à Israël. La secrétaire d'État, Condoleezza Rice, a demandé au gouvernement israélien de donner suite immédiatement aux recommandations formulées par le rapport. Me Sasson a suggéré toute une série de réformes et de procédures de contrôle qui permettraient de mettre fin aux pratiques illégales, recommandant notamment que le ministère de l'Habitat soit privé de toute autorité concernant la construction de colonies en Cisjordanie.

 

Le Figaro du jeudi 10 mars 2005

 

 

TRIPOTAGES

 

 

Un sioniste de la variété peccamineuse

 

 par Meron Benvenisti

 

Il y avait longtemps que le sionisme n’avait été tellement à l’ordre du jour. Tout le monde y va de son mot, affirmant les avis les plus contradictoires sur ce qui est censé incarner le cœur et l’âme du sionisme, à savoir: la «rédemption de la terre»… La décision prise par l’avocat général [d’Israël] de mettre un terme aux discriminations du Fonds National Juif [KKL] en matière de location de terres à des Arabes – et aussi, il faut le dire, le biais qu’il a trouvé afin de perpétuer cette discrimination en recourant à la notion de «terres de rechange» – a suscité les louanges de Yossi Beilin, qui y a vu rien moins qu’une «renaissance du sionisme» et qui a condamné les députés de droite à la Knesseth, qui avaient accusé cette décision d’être «antisioniste».Le ministre des Finances (Benjamin Netanyahou) est même allé jusqu’à mobiliser le sionisme pour rendre légitime l’injustice consistant à appliquer la loi sur les propriétaires absents à Jérusalem Est, qualifiant cette mesure de «décision authentiquement sioniste». Quand le sionisme est ainsi invoqué afin de justifier le vol et la discrimination, de les rendre légitimes, et lorsque des faits bien connus sont manifestement déformés, cela finit par devenir embarrassant et outrageant.

Les gens capables de se vanter d’agissements répréhensibles qu’il vaudrait mieux taire sont les premiers à s’insurger lorsque des contempteurs d’Israël et du sionisme excipent de leur exemple afin d’étayer leurs accusations. Prenons l’exemple de la «décision authentiquement sioniste» concernant le vol de propriétés d’habitants de la Cisjordanie, qu’on a définis «absents» de leurs terres, à l’intérieur de l’emprise territoriale de Jérusalem Est… A nouveau, le gouvernement israélien vient de tirer du fourreau le sabre rouillé jadis utilisé par l’État d’Israël qui n’avait alors que deux ans d’existence, afin de s’arroger plus d’un million de dounoms (soit plus de cent mille hectares, ndt) de propriétés abandonnées, et il a décidé derechef de recourir à la «loi» afin de continuer à «racheter la terre»…Comme en écho aux Palestiniens qui prônent «le retour», Netanyahou a déclaré que «Jérusalem ne diffère en rien de Jaffa, de Ramléh, de Saint-Jean d’Acre et de Haïfa», ouvrant ainsi la boîte de Pandore du supposé «absentéisme» des Arabes de Jérusalem-Ouest…Les données sont bien connues: elles sont sur la table, et personne ne les conteste. Entre 60 % et 70 % des terres de Jérusalem Ouest appartenaient à des Palestiniens «absents» (= non résidents), dont beaucoup étaient des Hyérosolomitains auxquels étaient revenues en mémoire leurs maisons situées dans les quartiers de Katamon, Baka et Malha. Si les juifs peuvent tirer de l’ «absence» de gens qui sont bel et bien là un «acte de souveraineté sioniste», alors leur reflet dans le miroir [= les Palestiniens partisans du droit au retour, ndt] peut considérer sans ambages le retour des absents comme un objectif national légitime.

L’approche consistant à dépeindre le «retour» [des réfugiés palestiniens, ndt] sous les traits d’une volonté terroriste de détruire Israël, tout en considérant que le vol de terres par la force et par la haute fantaisie juridique seraient de nobles hauts-faits sionistes, n’est acceptable que pour des gens qui pensent que les valeurs universelles s’appliquent à tout le monde, sauf à eux-mêmes! C’est précisément cette contradiction que les gens qui avaient décidé en 1968 de NE PAS appliquer la loi des propriétaires absents à Jérusalem Est s’efforçaient de neutraliser, en s’appliquant à démontrer que ce qui avait été admissible en 1948 – au plus fort de la tourmente de la guerre – était totalement exclu en 1967. Et ces gens n’étaient certes pas moins sionistes que Benjamin Netanyahou! Ils étaient assurément plus intelligents que lui: ils voulaient disjoindre le «cas» de 1948 du «cas» de 1967 et faire de la victoire [acquise] en six jours un levier grâce auquel les relations israélo-palestiniennes pourraient être tirées vers le haut, jusqu’à un nouveau palier: celui de la paix et de la réconciliation. Cette aspiration fut par la suite rapidement condamnée par ces gens qui ne voient dans le sionisme qu’une sorte de révolution permanente et donc, inéluctablement, une idéologie imposant [à autrui] une éternelle hostilité.Ce contexte justifie les discriminations racistes cleptomaniaques à l’encontre de l’ «ennemi» arabe, et il permet les déformations de l’histoire. Les détails sont déjà connus, concernant les fausses allégations du KKL selon lesquelles la terre aurait été acquise «contre des kopeks, des pennies et des centimes recueillis jour après jour dans les fameuses petites tirelires bleues».

Les Palestiniens déracinés, dont des dizaines de milliers de citoyens israéliens «absents-présents», n’ont pas perçu une seule agora [= centime de shekel, ndt] pour leur terre, qui fut donnée au KKL, alors même que le gouvernement israélien s’est vu dédommagé, en leur lieu et place, en vertu d’un marché dont l’illégalité a été avouée y compris par les responsables du KKL! Ce pacte entre voleurs a créé délibérément un écran de fumée à base d’acquisition volontaire de terres auprès de propriétaires [terriens palestiniens] à l’époque du Mandat britannique et de «rachat de la terre» par le gouvernement d’Israël. Le tout, pour la simple raison que David Ben-Gourion aurait nourri quelque inquiétude au sujet du pouvoir réel des Nations Unies. Il avait promis, conformément à la résolution de partage [de la Palestine – 1947, ndt] «qu’il ne serait procédé à aucune expropriation de propriétés arabes par l’État juif»: c’est donc par les voies détournées de ventes au Fonds National Juif qu’il avait décidé de contourner cette interdiction.Mais Ben-Gourion apprit très vite qu’il n’y avait absolument rien à craindre: le besoin de recourir au Fonds National Juif s’évanouit donc. Mais un fait accompli avait été posé: un mécanisme de discrimination à l’encontre des citoyens arabes de l’État [d’Israël] avait été institué… Et voici qu’aujourd’hui, en 2005, on voudrait le remettre à l’ordre du jour…Deux conclusions sont à retirer de cette éruption de sionisme exacerbé. La première sera personnelle: si c’est çà, le sionisme, il vaut mieux ne pas être sioniste! Quant à la seconde, la voici: une société ne saurait s’appuyer très longtemps sur une fondation pourrissante faite de vol et de tromperie: si elle n’en change pas totalement, elle est condamnée.

 

Ha'Aretz,i 10 février 2005. Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier.

 

 

L'ISRAÉLIFICATION DES ÉTATS-UNIS

 

 

The Israelification of the United States continues

 

Xymphora

 Had everything gone as planned, an American sniper would have assassinated Italian journalist Giuliana Sgrena with one shot, following the sniper's code of 'one shot, one kill'. The only independent witness to what happened would then be dead, as both her guardian, the heroic Nicola Calipari, the driver of the car, and the other two passengers were Italian secret service agents, thus worked for Berlusconi, and would be unable to say anything (on other accounts, the driver may have been an Iraqi, but he could easily be disposed of). The Americans obviously could have killed everyone in the car by simply blowing it up, but it would then have been impossible to claim that this was just another mistake made by a panicking speeding driver at a checkpoint. By firing lots of rounds, but with only one shot killing anybody, it is clear that either the Americans are terrible shots, or all the flying ammo was simply a ruse to hide the only shot that mattered, the one that would kill the person with the information on what happened in the chemical warfare attacks on Falluja. All the Americans, except for the sniper, were shooting to miss. The sniper had her lined up, only to be foiled by the heroic sacrifice of Nicola Calipari. Ironic that the neocons are stymied by a combination of altruism and duty, things they cannot possibly comprehend

All the American accounts I've read about this incident, including by those on the left, conclude that the Pentagon would never do such a thing as engage in this kind of assassination. This strikes me as being remarkable naive, but I guess you can believe what you want. The only independent witness who is speaking is Sgrena herself, and she is claiming that the basis for the Pentagon account is a lie. The Italians were not speeding, there was no checkpoint, there was no warning given, and the Americans almost certainly knew who was in the car

< http://www.startribune.com/stories/484/5275715.html >.

 

 Rather than help the wounded obtain help, the Americans delayed and cut off cellphone communication
< http://www.turkishpress.com/news.asp?id=38029 >. It's a clear choice: either she is lying, or the Pentagon officials are lying, and she has no motive to lie while they do.

Sgrena had been kidnapped by another one of these mysterious groups that seems to like to target those people who support their cause (kidnapping foreign pacifists just benefits the Americans, so you really have to wonder < http://weekly.ahram.org.eg/2005/732/in2.htm > about many of these incidents).

 It appears this was a kidnapping for money, with the kidnappers taking the highest amount offered. Before they let her go, they warned her that the Americans wanted to see her dead ("the Americans don't want you to go back" < http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4323361.stm >).

 How would they know that? Presumably because the Americans offered them so many dollars to have her returned dead. Fortunately for her, the Italians offered more to have her returned alive

< http://www.guardian.co.uk/Iraq/Story/0,2763,1432040,00.html >.

It is illegal and immoral to use incendiaries on civilians, and there is increasing anecdotal evidence that the Pentagon did just that in the assault on Falluja[1]. It starts to get a little tiresome to hear the same quibbling about what the Pentagon would or wouldn't do, given cluster bombs, Depleted Utanium, 'shock and awe' bombing of civilians, and the general attack on Falluja itself. The human rights standards of the Pentagon - and thus of the United States - are so incredibly low that it is impossible to give them the benefit of the doubt on anything. It is also odd that the Pentagon has clearly been blocking access of journalists to interview civilians in Falluja - the reason Sgrena was so important is that she is one of the first to be able to do so - and that there are claims that American soldiers have been taking steps to 'sanitize' the city by removing evidence < http://electroniciraq.net/news/1800.shtml >.

 We also know that after an initial

<http://reg.theage.com.au/login.do?status=FAIL&errMsg=&errCode=10001&site=AGE&server=http%3A%2F%2Fwww.theage.com.au&data=> outraged lie denying Pentagon use of napalm in the attack on Iraq, Pentagon officials eventually admitted that they did use a napalm-like substance, but it was not technically 'napalm' so their lies were not technically lies.

 < http://www.globalsecurity.org/org/news/2003/030810-napalm-iraq01.htm >

You really can't believe anything they say. Let's face it: the Pentagon was 'going medieval' on Falluja, both as a punishment for its failure to kowtow to Empire and as a warning to others, and they were attacking Falluja without restraints. Napalm or other incendaires would have fit right in. So would killing anyone who might be 'unembedded' long enough to discover the truth.

There was much made of the fact that the Israelis were going to be teaching the Americans their techniques on how to deal with insurgents. I don't know about that, but the Americans are clearly using Israeli torture techniques used by the Israelis against the Palestinians, and have also been using Israeli-style collective punishment. The 'sanitization' of Falluja is the same as IDF's removal of evidence of the massacre at Jenin, where the town was closed to international journalists for a few days so the worst evidence could be hidden. Shooting journalists is just like the Israeli shooting of journalists and international human rights monitors, and the entire Sgrena incident is just another Israeli-style 'targeted assassination'. The Israelification of the United States continues.

 

 

 

The address of this page is: www.uruknet.info?p=10221

 

 

 

CONNAIS TON ENNEMI (2)

 

 

Qu’est-ce que le post-sionisme? (deuxième et troisième partie)

 

 

Partie 2

 

Les post-sionistes définissent l’idéologie nouvelle

Nous présentons ici cinq extraits du livre d’Hazony - choisis parmi une multitude d’autres - qui permettent de saisir les intentions des post-sionistes israéliens.

 

Extrait 1, du livre de Yoram Hazony:The Jewish State, the Struggle for Israel’s Soul, p. 25:

 

“….Yehoshua..[has dedicated himself to] denigrating the ideas and symbols underpinning the Jewish state. Thus, he has, for example, announced that Israel has outgrown its political alliance with the Jews of the Diaspora ( “We don’t need you anymore…We do not need the money…except to buy ourselves candies…We do not need the political support”). He has announced that most Israelis no longer want greater Jewish immigration (“The majority of the public here is telling you this explicitly…It also doesn’t want more Jewish immigration. It is crowded enough here”). He has announced his distate for Jerusalem (“In recent years I have been building up my anti-Jerusalem ideology a bit”) and his contempt for the Western Wall as a Jewish symbol (“It broadcasts absurdity and frustration”). He has announced that conditions should be placed on the right of Diaspora Jews to receive Israeli citizenship (“No longer should citizenship be granted [to new immigrant Jews] automatically, but rather it should be suspended for a few years, up until the new Jewish immigrant can prove his belonging to the Israeli identity”). And recently he has argued that it would be best if Israeli Jews would convert to Christianity and Islam because this would serve to “normalize” Israel…”

 

A.B.yehoshua, un des écrivains israéliens les plus célèbres.

 

Extraits 2 et 3, du livre de Yoram Hazony: The Jewish State, the Struggle for Israel’s Soul, p. 22 , p. 32:

 

 “I would be more than happy to live in a world composed of dozens of civilisations…without any one emerging as a nation-state: No flag, no emblem, no passports, no anthem. No nothing. Only spiritual civilizations tied somehow to their lands, without the tools of statehood…To take pride in these tools of statehood?…Not I….Nationalism itself is, in my eyes, the curse of mankind.” […]

“A state cannot be Jewish, just as a chair or a bus cannot be Jewish… The state is more than a tool, a tool that is efficient or a tool that is defective, a tool that is suitable or a tool that is undesirable. And this tool must belong to all its citizens – Jews, Moslems, Christians…The concept of a “Jewish state” is nothing other than a snare.”

Amos Oz, un des écrivains israeliens les plus célèbres.

 

 On aurait pu ajouter à cette liste, les propos de l’écrivain israélien David Grossman. Nous sous sommes abstenus pour éviter des redites. Ces trois écrivains sont considérés comme les maîtres de la littérature israélienne, tant l’influence de leurs œuvres fut et reste incontestable.

Extrait 4, du livre de Yoram Hazony:The Jewish State, the Struggle for Israel’s Soul, p.12:

 

“…In this category is the Tel Aviv University philosophy department’s Adi Ophir, who has for the last ten years been editor of a highbrow journal called Theory and Criticism, published by the Van Leer Institute with the financial support of the Education Ministry, whose aim is the cultivation of “the new history” and other similar trends within Israel academia. Ophir’s own writings include a recent article in which he describes Israel as “ the garbage heap of Europe” a “ site of experiments…in ethnic cleansing,” “a regime that produces and distributes evil systematically.” He then identifies the cause of all this – Israel’s identity as a Jewish state:

 

“ They keep on telling us about the return of the Jews to history as a political and military power…and about the Jewish military strength that enables us to defend Jews wherever they may be…But Jewish sovereignty… has turned out to be the biggest danger to Jewish cultural and moral existence…They tell us that the only question left open, the only real question, is how to get “peace.”…They fail to realize that the real question lies in the very idea of national sovereignty…We envision a state that will not be a Jewish nation-state.

Adi Ophir, philosophe israélien, université de Tel-Aviv.

 

Extrait 5, du livre de Yoram Hazony:The Jewish State, the Struggle for Israel’s Soul, p. 20:

 

“…Most important among them was S. Yizhar…probably Israel’s most influential author, of whom the leading novelist Amos Oz has justly observed, ‘There is some Yizhar in every writer who has come after him.’….

In a story, ‘Hirbet Hiza’ , Yizhar portrays the Jewish soldiers in the war as arbitrarily cruel. Not only are the soldiers assigned to expel Arab civilians from their village, but Yizhar goes out of his way to emphasize that these joung Jews were morally repugnant even before getting the order: They swap stories about the donkeys they have been shooting for fun. They beg to get the machine gun so they can try to gun down the unarmed Arabs fleeing the village. When one Arab tries to leave the village with a camel bearing his possessions, they tell him if he does not leave the camel, they will kill him. ‘ They’re like animals’ , the Jewish soldiers keep telling one another. Here, too, the protagonist feels pangs of remorse, and when another soldier tries to cheer him by mentioning the homeless Jewish immigrants who may yet live there, he seethes with anger:

“Why hadn’t I thought of that?…We’ll house and absorb immigrants…We’ll open grocery, build a school, maybe even a synagogue…Fields will be plowed and sown and reaped, and great deeds will be done….Who will even remember that there was once some Hirbert Hiza here, which we drove out and inherited. We came, we shot, we burned, we detonated, we exiled. What the hell are we doing here?

S. Yizhar, fut un des premiers grands écrivains israéliens.

 

Partie 3

 

Actualité et définition précise du post-sionisme

 

1. Introduction - Mise en perspective du post-sionisme

 

On s’accorde généralement à qualifier la réalité israélienne de complexe.

Mais son originalité réside dans l’erreur qu’induit cette qualification. Je m’explique: avant d’être complexe, notre réalité est vicieuse, je veux dire délibérément trompeuse. Il n’existe aujourd’hui, aucune étude universitaire sérieuse – et publiée en hébreu -, visant à définir de manière précise l’idéologie post-sioniste, a en tracer la généalogie, les objectifs, ainsi que l’influence dans la société israélienne. Le post-sionisme serait-il de ces mouvements sans importance qui naissent, se développent à peine, et s’effondrent déjà sous la pression de leur propre vide idéologique? A en croire la bibliographie qui lui est consacrée, on serait tenté de le penser. On aurait pourtant tort. La société israélienne connaît certes une crise idéologique. Comme en Occident la société de consommation y a contribué. Mais cette crise qui est en fait celle du sionisme, pave le terrain du post-sionisme. On ne compte plus le nombre de professeurs à l’université de Jérusalem, de Tel-Aviv, ou de Haïfa, d’intellectuels, d’écrivains, et de journalistes qui s’en réclament. Il y a quelques jours seulement – 27 nov 2000 – vingt-six professeurs de l’université hébraïque de Jérusalem publiaient à l’instigation du Docteur Dani Rabinovitch une étude à l’attention de l’administration israélienne et dont l’objectif était d’initier ce qu’eux-mêmes nommaient la révolution post-sioniste. Mais la société juive-israélienne n’est pas bipolaire. Entre sionistes et post-sionistes, évolue une part importante de la population – la majorité peut-être. Car le post-sionisme, n’a jusqu’à présent essaimé qu’au sein de l’intelligentsia israélienne.

Les post-sionistes se veulent et se voient a l’avant-garde. Eux seuls sont capables de juger de ce qui est bon pour la nation. La conscience de leur appartenance a une classe d’intellectuels, leur donne tout le sens de leur mission. Éducateurs, éclaireurs du peuple. Philosophes des lumières? Et c’est parce qu’ils sont des précurseurs qu’ils savent qu’ils ne seront pas compris par le peuple. D’où la manipulation. D’où le manque d’ouvrages sur le post-sionisme. Il faudra dorénavant cacher ses objectifs finaux derrière des écrans de fumée, et user de subterfuges pour mieux conquérir le soutien populaire. Il faudra se faire passer pour Le Parti de la Démocratie, des Libertés, et de l’Égalité… donnant ainsi l’impression au public – à tort - que leurs adversaires politiques menacent ces idées mêmes. On se gardera bien d’expliquer, en quoi ces valeurs s’opposent à celles du sionisme. Car alors les masques tomberaient. Bref avec des slogans qui ratissent large, les post-sionistes réussissent à vendre au public de la marchandise dont il n’aurait jamais voulu. Sceptique? Le scénario que je décris ne serait-il pas semblable à ceux élaborés par les groupuscules néo-fascistes d’Europe? Notre pseudo complot - ou conspiration - des post-sionistes en Israël ne serait-il pas le pendant des judéo-sionistes dépeint par le Front National? La comparaison semble peut-être tentante. Elle serait pourtant fatale. Loin des théories grotesques sans fondement, ne visant qu’à attiser la haine, notre description du post-sionisme se veut réaliste. Elle ne se base pas sur des suppositions mais reprend fidèlement l’argumentation des post-sionistes eux-mêmes. Bref loin d’etre un scoup, notre analyse ne vise qu’à éclairer d’une intensité nouvelle ce qui est le plus souvent volontairement laissé en arrière-plan, dans un coin d’université, à l’abri des critiques.

Israël on le sait, est né parce que des sionistes – par l’intermédiaire du KKL - payèrent en dollars chaque centimètre-carré de la terre d’Israël à des propriétaires arabes, trop heureux de vendre à des prix largement surévalués, des terres marécageuses, impropres à la culture et infestées par la malaria. Mais c’était oublier le fameux statut que la tradition arabo-musulmane réserve aux juifs. Charmante condition que le Coran nomme pudiquement Dhimma, et qui reconnaît aux juifs le droit d’acheter, de payer mais pas de jouir du bien acquis. La suite de l’histoire est connue: les sionistes payèrent le prix du sang et continuent à le payer. Prix élevé? sans aucun doute. Jusqu’ici pas de débat, consensus chez les Juifs. Les deux mots contre lesquels la société israélienne se fracasse, se scinde et peut-être un jour explosera sont les suivants: prix justifié?

Les sionistes n’en doutent pas. Il fallait un État dans lequel les Juifs seraient majoritaires…Cet État ne pouvait naître qu’à l’endroit même où les Juifs vécurent près de 1500 ans, furent vaincus par l’empire romain, puis chassés de leur terre…L’idéologie sioniste est largement connue. Mais le post-sionisme – à l’inverse - demeure remarquablement obscur. Certes, le mot est aujourd’hui à la mode: on l’utilise avec profusion dans les journaux. Des intellectuels, des professeurs d’université, voire des hommes politiques s’engagent ouvertement du côté du post-sionisme. Mais paradoxalement, plus les médias en parlent, moins le public perçoit ses objectifs véritables. On aurait pourtant tort d’en conclure à une faiblesse idéologique. Le post-sionisme n’est pas un catalyseur de tous les déçus du sionisme. Loin d’être un fourre-tout, il a une logique interne qui rend homogène des propos a priori sans rapport. En fait, nouveaux historiens, nouvelle constitution, État des citoyens - medina chel kol ezrah’ea - participent d’un même front. Et de l’interrogation: Prix justifiés?, les post-sionistes usent et abusent à volonté. Mettre le doigt, précisément la où cela fait mal ; faire miroiter un médicament miracle ; voilà une arme terriblement efficace pour gagner le soutien de ceux qui hésitent.

 

2. Définition rigoureuse du post-sionisme – Tendances et objectifs.

Le post-sionisme postule l’immoralité originelle du sionisme. Nous présentons ici son argumentation.

Les juifs ont sans doute souffert. La Shoah n’est pas niee. Mais un malheur n’en justifie pas un second. La victime n’a pas d’excuse, lorsqu’elle se fait bourreau. Des etrangers – en l’occurrence les Juifs – vinrent s’installer sur une terre qui appartenait a d’autres – en l’occurrence, les Arabes de Palestine. En tentant d’imposer aux autochtones leurs modes de pensee et leur facon de vivre, ils essuyerent un echec cuisant. Les Arabes refuserent ce corps etranger. S’en suivit une guerre en 1948. Les Juifs bien mieux armes et mieux organises expulserent les Arabes apres les avoir vaincus. Les Juifs tenterent de justifier leur forfait, en travestissant leur identite: d’ou la creation d’un nombre de mythes que le post-sionisme tente de demasquer – derriere le pseudo-socialisme idealiste des premiers sionistes, Zeev Sternhel percoit la pointe d’un nationalisme qui ne dit pas son nom, Benny Morris boulverse l’image que l’on avait de Ben-Gurion, Tom Seguev nous decrit les premiers israeliens tels qu’ils etaient et non pas tels que l’historiographie traditionnelle nous les avait representes… Jusque la c’est simple. Apparaissent quatre tendances.

La premiere menee par Martin Buber est assez elaboree – Il fut, et reste bien que decede en 1965 une des personnalites intelectuelles israeliennes les plus respectees ; professeur de philosophie, il acquis une renomee internationale. Penetrons la logique du systeme: le peuple Juif existe. L’identite juive s’est constituee au fil des epreuves collectives que les Juifs ont du subir – Expulsion d’Israel par les Romains, Antisemitisme Chretien, Inquisition, Expulsion d’Espagne puis du Portugal, Nazisme et Shoah, Position de Dhimmis en Orient… Pour Buber cette position de martyre confere au peuple Juif a la fois une sensibilite unique a l’injustice ainsi qu’une responsabilite vis-a-vis du monde , en ce sens qu’il appartient aux Juifs d’ameliorer l’humanite. Or - et c’est ici seulement qu’apparait le lien direct qui lie Buber de maniere decisive au post-sionisme – selon lui, cette action redemptrice n’est possible qu’en diaspora. Du moins est-il indispensable que les Juifs demeurent des minorites sur leurs terres d’accueil. Car pour Buber la responsabilite politique salit voire corrompt. L’acte messianique ne saurait aller de pair avec la violence necessaire a l’État…C’est pourquoi Buber s’est toujours oppose a Ben-Gurion. Des les annees 30, il etait partisan d’un État binational tandis que le vieux lion luttait pour l’État Juif.

La seconde tendance du post-sionisme est moins spirituelle et donc plus facile a dechiffrer. Elle se rapproche des theses arabes. Le fait de ne pas pouvoir parler d’un peuple chretien ou musulman, mais de simples individus confessant telle ou telle religion, serait la preuve de la non-existence du peuple juif. Celui-ci ne serait qu’un mythe duquel on devrait apprendre a se liberer et dont la diversite juive attesterait l’origine douteuse – juifs d’Allemagne, de Pologne, de France… D’ou le refus d’un État pour le peuple Juif et la delegitimation de toute l’entreprise sioniste.

La troisieme tendance est d’inspiration communiste. Son influence fut considerable et demeure importante chez les membres des partis politiques se situant a la gauche des Travaillistes. Le temoignage d’Amnon Lord – aujourd’hui chroniqueur et realisateur de film - en fournit une description precise dans son ouvrage: ibadnou et kol acher aya lanou – al chorachav chel a smol a post-ieoudi. Je precise que je n’ai pas lu le livre – mon hebreu ne me le permettant pas. Je reproduis donc un extrait de l’article de Yossi Tal publie dans le Jerusalem Post (29 septembre 2000):

 

“………The Israeli Left: from socialism to nihilism - by Amnon Lord . (Tel-Aviv , tamouz publishers, 135 p )

Amnon Lord’s book is about the internal conflicts that led israel’s radical Left to abandon Zionism and embrace nihilism. Lord grew up on a Hashomer Hatzair Kibbutz, a Marxist movement… Pictures of Staline hung in the children’s rooms… During the Six Day War, Lord quotes one I.D.F (Tsahal) officer: “I cannot stand it”, wrote this officer worried that he could not fight Russians…After the Yom Kippur War, shorn of childhood Marxist doctrines, the Left looked elsewhere. Lord quotes the despair of one young man: “ Jews? Just another, ordinary nation. What’s so important about fighting about our existence? ” . “What could replace the smashed idol of Marxism? Not apparently, Judaism or Zionism. So Israel’s radical Left turned to the dogmas of the 1960s , and to the cause of Third-World revolution. It’s members read Sartre and Mao. They venerated Che. And they added the Palestinian-Arabs to their list of oppressed…Some went as far as to defend Palestian terror…" ”…Lord shows how the Left’s postulates paved our ideological roads: post-Zionism, obsessive secularism, and a messianic zeal for “peace”.

 

La derniere tendance, sans aucun doute, la plus fine et la plus reflechie, analyse l’histoire du peuple juif, comme etant une succession de quatre etapes decisives. Schematiquement, cela donne ceci: d’abord un groupe d’individus decide de se choisir certaines valeurs qui different de celles de leurs voisins – Naissance du peuple juif. Ensuite, du fait de leur difference, les juifs engendrent l’incomprehension et le mepris – Guerres bibliques. Troisieme etape, parce qu’on n’aime pas les juifs, on les tue – Temps de la diaspora: Inquisition…Shoah. Derniere etape: les juifs sont assassines, il leur faut donc un État - ce sera l’État d’Israel. La logique est simple. Elle est surtout juste. Les articulations sont a leur place. La premiere etape engendre la seconde qui declenche la troisieme pour rendre enfin necessaire la derniere. Ici, les universitaires font preuve de finesse. L’analyse en effet, est admirable. Certes, mais ou est le lien avec le post-sionisme? Il est pourtant la, dans ce court condense d’histoire. Car les post-sionistes veulent un État comme les autres! Ils constatent la fin du particularisme juif. L’ecrasante majorite des israeliens en effet, s’ils se sentent differents des autres peuples, c’est que la difference se situe dans leur israeliennite – situation geographique, langue, facon de se comporter, gouts… - et non pas dans leur judeite. Or c’est précisément le judaisme, qui rend possible la premiere etape, qui a son tour justifiera ultimement la dernière, c’est a dire l’État. Sans lui, l’État d’Israel n’est plus necessaire. De la, la conclusion est evidente: la pretention des israeliens laics a un État a caractere juif est immorale – compte tenu des combats a mener pour la realiser. Les post-sionistes marquent un point qui vaut cher. La problematique nous est maintenant familiere. Elle est complexe – se reporter aux paragraphes sur Levinas. Contrer le post-sionisme signifie donc rattacher les juifs laics au judaisme – il ne s’agit pas de les rendre h’ah’edi ni meme religieux mais d’au moins recreer un lien avec leur propre culture qui justifierait l’État juif. Mais comment faire comprendre a des juifs-laics, l’importance du judaisme, si cette comprehension meme, pressupose precisemment, la formation qui leur est proposee et sur laquelle ils doivent se decider? La situation decrite n’est pas, si inedite qu’elle en a l’air. L’etudiant en mathematiques, en physique ou en philosophie, ne se voit-il pas demander d’accepter pour vrai, certains postulats, theoremes ou formules qu’il n’est pas encore en mesure de comprendre, mais dont l’existence semblera pourtant evidente, dans plusieurs annees, apres coup, une fois l’eleve eduque? Cette situation ou “l’esprit se dresse sous la ferule du maitre pour s’elever a la comprehension” recèle le mystere de l’apprentissage. L’enseignement universitaire repose sur la confiance des etudiants en cette institution meme. Mais l’universite – d’essence grecque – est etrangere au judaisme et a son langage qu’elle ne comprend pas. Or, ni Ovadia Yossef, ni aucun autre Rabbin – et ce, quel que soit le degre de leur sagesse, puisque par definition, les laics ne sont pas capables d’en juger – ne dispose d’assez de credit dans le monde non-religieux, pour justifier la confiance dont le judaisme a pourtant tant besoin. Car cette confiance ne peut venir que de l’universite – seule institution reconnue par la societe laique. D’ou l’importance de l’oeuvre de Levinas – confere les paragraphes precedents . Citons a ce sujet, un extrait du texte qui suivit le decernement du titre de Docteur honoris causa a Emmanuel Levinas par l’universite religieuse Bar-Ilan:

 

“…Vous vous consacrez tout particulierement a la traduction des sources judaiques en “grec” [Le mot grec est une formule metaphorique qui designe le langage conceptuel - herite de la Grece Antique - utilise dans toutes les universites occidentales] , la langue generalement comprise des erudits en Occident. L’importance inestimable de cette traduction est qu’elle permet a un nombre croissant d’intellectuels juifs d’aborder le judaisme sous un angle neuf, judaisme qui leur serait inaccessible sans votre oeuvre remarquable. Vous etes le pionnier ayant, avant la lettre, defriche et enseigne a une generation perdue les penibles chemins de la liberte… Vous etes aux cotes d’Herman Cohen et de Franz Rosenzweig, un des rares philosophes juifs importants de ce siecle…”

 

L’œuvre de Levinas est la seule réponse sérieuse, au defi lance par cette derniere tendance du post-sionisme.

Bien qu’exacte, l’analyse que nous venons de mener des differents systemes de pensee post-sionistes ne rend pas reellement compte de ce qui guide un juif anime par cette ideologie. Car ces systemes ne sont pas hermetiques. Au contraire, la vision d’un individu est une combinaison unique - qui lui est propre -, de ces quatre systemes. Une sorte de salade ou chacun “deciderait” du choix des ingredients et de leur proportion.

 Mais ce qui donne au post-sionisme l’homogeneite d’une ideologie – qui constituera la plate-forme politique de certains partis - , ce sont les solutions qu’ils preconisent. Alors, toutes les tendances pour differentes qu’elles aient pu etre se fondent dans un tronc commun. Les post-sionistes aux analyses divergentent s’unissent. Les differences d’hier disparaissent, pour mieux preparer le combat de demain.

Le propos est generalement le suivant: de meme que l’on ne peut en vouloir aux jeunes allemands pour ce qu’ont commis leurs grand-parents, on ne peut pas considerer la nouvelle generation d’Israeliens, responsable des actes de celles qui l’ont precedee. Ces jeunes se sentent attaches a cette terre car ils y sont nes. L’hebreu est leur langue maternelle. Et a supposer que les pays desquels vinrent leurs familles, accepteraient leur retour, ceux-ci ne pourraient s’y sentir a l’aise. Car ils sont nes et se sentent israeliens. Les Arabes devraient donc les accepter, meme si leur presence recele la marque d’une injustice originelle. Aux Juifs de rompre avec les erreurs de ceux qui les ont precedes. En finir avec le sionisme - decouvrir le post-sionisme. En d’autres termes diluer le caractere juif de l’État dans son identite israelienne. Israel ne serait plus l’État juif voulu par les sionistes: État profondement juste et democratique evidemment – dont les minorites vivant en son sein jouiraient de l’egalite totale en droits et devoirs -, mais aussi et surtout État different de tout autre, car profondement impregne de valeurs juives. Ethique et mission d’Israel, defendues par cet État juif. En affirmant que l’État d’Israel se doit d’etre l’État de ses citoyens, c’est a dire de ceux qui y habitent, ce n’est pas a la defense d’un principe de liberte que se consacrent les post-sionistes. Car l’État Juif ne limite pas le champ de liberte et d’aspirations de ses communautes non-juives. Tout comme la France, il condamne la coercition religieuse – quand bien meme celle-ci ne serait que psychologique. Les musulmans d’Israel pourraient donc clairement s’identifier aux valeurs juives universelles, qui fondent l’État juif, sans pour autant renier leur propre tradition, comme l’aurait fait un juif religieux francais qui aurait fait sien les ideaux de la republique. S’ils refusent, ce qui est en cause, ce n’est pas leur manque de liberte, mais leur manque de tolerance. (La tendance qui prevaut dans l’islam d’aujourd’hui est basee sur le Djihad – la guerre sainte - , le Dar el salam – qui affirme l’impossibilite pour les musulmans de tolerer qu’une terre jadis musulmane soit entre les mains d’infideles. Enfin la paix d’Hudaibiya autorise les croyants a signer des traites temporaires si la victoire par la guerre n’est pas possible. A la premiere opportunite, il faudra rompre le traite et reprendre le djihad.)

Ce que veulent reellement les post-sionistes, ou plutot ce dont ils ne veulent vraiment pas, c’est du judaisme – qu’ils ne connaissent d’ailleurs pas. Et tous les moyens sont bons pour couper cet État de ses racines juives. D’ou les voix de plus en plus nombreuses a gauche – en particulier au Meretz – exigeant un amendement de l’hymne national, voir du drapeau israelien, ainsi que l’abrogation de la loi du retour puisque fortement marques d’empreinte juive.

Pour promouvoir leur ideologie, ils n’hesitent pas a noircir les faits, quitte a falsifier l’histoire, de sorte a culpabiliser les israeliens que l’on rend responsable de mefaits, inventes pour les besoins de la cause. C’est la mission des nouveaux historiens ou de ceux qui tentent de nous persuader de l’existence d’une discrimination patente de la societe israelienne vis-a-vis des Arabes israeliens.

Le concept qui resume cette vision d’Israel, c’est le post-sionisme qui avance masque derriere le concept d’État des Citoyens –medina chel kol ezrah’ea.

 

3. Actualite du post-sionisme – manifestations et strategies.

Notre realite n’est pas simplement complexe, elle est vicieuse. Car l’obscurite dans laquelle baigne l’ideologie post-sioniste, est voulue - c’est a dire organisee. Ici se situe le vice. Ce que je condamne n’est pas la pluralite des idees, mais cette facon devenue methode, d’avancer certaines idees, en prenant garde a ne pas devoiler les consequences inevitables et souhaitees, sur le moyen et long terme. Soyons plus precis. Les post-sionistes lorsqu’ils s’expriment - dans des livres, sur un plateau de television ou dans les studios des radios -, affirment clairement leur desir d’un nouvel Israel. Mais le vice, c’est par exemple, lorsque l’on dit qu’il faut absolument diviser Jerusalem pour arriver a un accord de paix, et que l’on ecrit par ailleurs – mais sans le rendre public cette fois-ci - que Jerusalem , capitale d’Israel et du peuple juif n’est qu’un mythe qu’il importe de detruire pour le plus grand bien du pays. Car tant que la capitale eternelle d’Israel demeure, aussi la capitale eternelle du peuple juif, l’oeuvre de dejudaisation du caractere de l’État reste difficile. J’affirme que le journaliste intervieweur, ainsi que l’homme interroge, trompent ceux qui les ecoutent. Car les auditeurs – lecteurs ou spectateurs…- prennent alors pour analyse geopolitique ce qui releve du combat ideologique. On ne peut pas diviser la pensee d’un individu en deux: l’une presentable, l’autre non parce que supposee trop en avance sur son temps. Soyons clair, je ne nie pas la sincerite de ceux qui ont reellement pense que la division de la ville etait la solution au conflit. Mon commentaire vise les autres: les post-sionistes pour qui le changement du caractere juif de l’État ne compte pas moins – et parfois meme plus - que le reglement israelo-palestinien ( Yossi Beilin en particulier ) et qui utilisent les problemes internationaux auxquels est confronte l’État pour faire avancer de maniere sournoise leur projet interieur.

Un exemple parmi tant d’autres: on tente de convaincre le public de la necessite d’elaborer une Constitution pour stabiliser les institutions du pays – bonne chose en soi -, tandis que l’objectif reel et non avoue de ceux qui menent cette campagne est d’organiser et d’officialiser la rupture du cordon ombilical qui existait jusqu’a present entre l’État d’Israel et le Peuple Juif - passage en douceur de l’État des Juifs a l’État des citoyens. Deuxieme exemple: en 1948, les Arabes israeliens ou palestiniens d’Israel constitutaient une population de 160 000 ames. 50 ans après il sont 1 200 000 personnes ce qui represente 7.5 fois le nombre qu’ils representaient en 1948. Chaque 18 ans leur population double du fait de leur tres forte natalite - fonction exponentielle. L’originalite de notre époque reside dans le fait que nous avons epuise tous les reservoirs de populations juives de la diaspora susceptibles d’etre candidat a l’alya. Les juifs americains ne viendront pas. Bref les arabes israeliens qui representent aujourd’hui 20% de la population et donc de l’electorat israelien representeront d’ici une vingtaine d’annees entre 30 et 40% de l’electorat….Bien que tres serieux - publication du departement de geographie de l’universite de Haifa – ces chiffres sont tabous. Pourquoi? sans rentrer dans les details, disons que la droite craint d’etre taxee de fascisante, en evoquant ces chiffres, tandis que la gauche est travaillee par deux tendances: l’une pragmatique, l’autre ideologique. La premiere (la tendance d’Ehud Barak) constate qu’elle a un besoin vital du vote arabe israelien pour gouverner, tandis que la seconde (la tendance de Beilin, Shah’ak, ainsi que des membres du Meretz) considere cette forte minorite comme un instrument vers un État des citoyens – medina chel kol ezrah’ea - , societe post-sioniste. Les chiffres evoques plus haut, bien que troublants, n’ont pas empeche la gauche d’employer des slogans douteux depuis 1993 – date des accords d’Oslo - “ Une terre, deux peuples! Un pays pour chaque peuple! Oslo va nous separer des Arabes! Un pays pour les Juifs et un pays pour les Arabes!”. La verite c’est que le pays pour les Arabes – autorite palestinienne - existe presque, tandis que celui pour les Juifs – a dissocier de celui des israeliens - devient chaque annee un peu plus problematique. J’entends deja des amis de gauches me hurler: “Mais quelle est ta solution? tu veux tuer les Arabes d’Israel ou les expulser!!”. Je pense qu’on aurait du transferer a l’autorite palestinienne le controle de toutes les grandes villes israeliennes arabes – action d’autant plus naturelle, que les arabes israeliens se considerent eux-memes palestiniens - et conserver sous controle israelien la moindre colline vide en judee-samarie ou a Gaza. Balkanisation de la region? Possible. Mais que l’on donne 95 ou 50 % des territories (Judee-Samarie et Gaza), le probleme des Arabes israeliens n’est pas resolu. Autrement-dit la balkanization de la region si elle devait avoir lieu ne serait pas liee au fait de garder des territories vides en Judee-Samarie. Il importe pourtant aux post-sionistes de se debarasser des territoires vides de Judee-Samarie quand bien meme ceux-ci seraient aisement defendables – (si certains posent en effet des problemes de securite, d’autres au contraire la renforcent ). Car ces territoires rappelent de maniere trop evidente les États Juifs des temps bibliques. Or couper l’État d’Israel des liens qu’il pourrait entretenir avec le peuple juif et son histoire, constitue la définition même de la Sainte mission de cette ideologie.

 

Le combat que menent les post-sionistes contre l’État d’Israel, n’est pas un combat qui jouit de la couverture mediatique dont “beneficient” les affrontements israelo-palestiniens. C’est pourtant un combat bien plus decisif, car il s’attaque aux consciences de l’intelligensia israelienne, penetre l’esprit des journalistes et brise les decideurs de demain. Le post-sionisme est une gangrene non diagnostiquee. A ce titre, il est mortel.

 

“Only an idea can move a people”

“….and this means that the present, difficult circumstances of the Jewish state may be altered by the same kind of effort that originally brought them about.” Yoram Hazony.

 

Mike Sumszyk, décembre 2000

CNEF - Centre National des Étudiants Francophones © Mike Sumszik

< http://www.jafi.org.il/cnef/opinions/opinions_post_sionisme.asp >

 

 

 

2 - L'Iraq des marais

 

 

COMMENT LES AMÉRICAINS S'Y PRENNENT POUR QUE LES JOURNALISTES ÉVACUENT L'IRAK, COMME PRÉALABLE AU GÉNOCIDE (VOIR FALLUJA, PROTOTYPE DU GÉNOCIDE EN PRÉPARATION): ILS ENLÈVENT LES JOURNALISTES!!!

 

 

 

OTAGES FRANÇAIS EN IRAK: Comment les sauver?

 

Le dimanche 29 aout 2004 à 13 heures, le journal télévisé de France 2 publie une interview en direct de Bertrand Coq, son envoyé spécial à Bagdad en Irak. A la fin de son interview, le journaliste précise qu'en Irak l'on pense que cette prise d'otage est une provocation, c'est-à dire une manipulation, "destinée à pousser la France à participer à l'effort de guerre américain". Cela laisse supposer que ce sont effectivement des marionnettes au service de la CIA qui détiennent les otages français, comme l'ont dénoncé diverses personnes.

On apprend que des Irakiens pensent que l'enlèvement des journalistes français pourrait être une provocation (c'est-à-dire une manipulation) de la part de gens qui voudraient impliquer la France dans le conflit irakien. Ce qui sous-entend bien sûr qu'en fait les otages seraient en réalité à la merci des Américains. A part l'avis de ces Irakiens, qui sert tout de même de conclusion à l'interview de Bertrand Coq, plusieurs remarques permettent de penser que le groupe qui détient les journalistes français en Irak est constitué de marionnettes manipulées par la CIA, ou, même, carrément membres de la CIA. Le Groupe qui détient les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot a déjà exécuté le journaliste italien antiguerre Enzo Baldoni. Ce qui tend à faire penser que ce groupe, qui se fait appeler "Armée islamique en Irak", travaille en fait pour l'impérialisme américain. Les Américains ont pris l'habitude de tuer les journalistes indépendants en Irak. Souvenez-vous par exemple du tir d'obus par un char américain sur l'hôtel Palestine de Bagdad qui abritait de nombreux journalistes.

[…] Le fait que TOUTES les autorités islamiques du monde, des plus modérées aux plus extrémistes (comme le Hamas palestinien), aient demandé que "l'armée islamique en Irak" relâche les otages, et que cela n'ait pas été fait, prouve aussi que les preneurs d'otages ne sont ni dans le camp de la résistance irakienne à l'occupation américaine, ni dans le camp des musulmans. Le fait que seul le Premier Ministre fantôche d'Irak (Iyad Allaoui) se soit réjoui de l'enlèvement des journalistes français, au point de faire des déclarations comme quoi la France devrait se ranger au côté de l'impérialisme américain en Irak, prend tout son sens quand on comprend que les otages français sont en réalité détenus par les Américains.

En fait, tout simplement, les Américains sont confrontés à une résistance irakienne qui se renforce de jour en jour. S'ils veulent la vaincre, il va leur falloir commettre un génocide. Ils ne veulent pas de témoins. C'est pourquoi ils font tout pour faire fuir tout étranger à l'Irak qui n'est pas inféodé à l'impérialisme américain, car un tel génocide ne peut pas se faire s'il y a des témoins. Les Américains veulent qu'il n'y ait plus, en Irak, ni journalistes indépendants, ni ONG, ni Croix-Rouge, ni ONU, etc. Et ils sont prêt à tout pour les faire fuir. Aussi, il faut être très reconnaissants envers les étrangers à l'Irak qui restent et resteront pour regarder et témoigner. Seuls eux (elles) peuvent empêcher un génocide. Et il faut souligner leur courage extrême! Les Américains comptent conserver les otages français longtemps, souffler tantôt le chaud tantôt le froid sur leur éventuelle libération. Puis ils les assassineront afin qu'ils ne puissent témoigner de ce qu'ils ont vu et qu'ils ne puissent pas dire QUI les ont pris en otage. Tout ça pour semer la terreur dans le crâne de tout étranger résidant encore en Irak ou qui voudrait s'y rendre.

La seule façon d'avoir une chance de sauver les otages français (et les deux otages Italiennes antiguerre) en Irak est de dire la vérité partout où l'on peut. Car si tout le monde sait que c'est en fait l'impérialisme américain qui les détient, et qu'il s'apprête à les assassiner, alors, ils n'oseront peut-être pas le faire. Surtout si les citoyens américains sont au courant aussi. Il faut faire vite.

Il est évident que Jacques Chirac sait qui détient les otages français. Au début, comme sa diplomatie a su chercher et trouver des alliés partout dans le monde arabo-musulman, cette affaire a énormément fait monter sa côte de popularité, et la rentrée scolaire a pu se faire sans encombre à propos de la loi sur le voile islamique.

Aussi, l'on peut se demander si par hasard ce ne serait pas Chirac lui-même qui aurait demandé aux Américains de faire cette prise d'otage des deux journalistes français. Mais si tel était le cas, alors, les otages seraient déjà libres. Mais maintenant, tout le monde peut constater l'impuissance de Chirac face à l'épreuve de faire libérer Georges Malbrunot et Christian Chesnot. Sa popularité va en prendre un sacré coup! Donc Chirac n'y est pour rien!

Il faut comprendre que si Chirac ne dit pas lui-même que ce sont les Américains qui détiennent les journalistes français, c'est parce que le faire reviendrait à dire que les manipulations du terrorisme qui sont dénoncées ici sont monnaie courante. Or, sur le sujet, tous les pouvoirs du monde sont solidaires pour tenter de faire croire à leur population que ce genre de manipulations n'existe pas. Sinon, comment pourraient-ils eux-mêmes l'utiliser quand ils en auront besoin?

Nous sommes dans une phase intense de manipulation de l'opinion publique mondiale.

 

Journal n° 88

< http://perso.cs3i.fr/do/journal/N88/8septembre2004.htm >

 

II -

 

Florence Aubenas, Hariri au Liban, Attentat de Tel-Aviv, Giuliana Sgrena.

 

Florence Aubenas

Les événements qui précédèrent la libération de Chesnot et Malbrunot, ainsi d'ailleurs que ceux qui suivirent, vinrent confirmer les thèses que je développais dans le N°88 de mon journal. Si les otages avaient été prisonniers de la résistance irakiene, c'est à elle qu'il aurait fallu faire plaisir pour obtenir leur libération; mais au lieu de ça, le gouvernement français qui, dans un premier temps, avait autorisé les émissions de la chaîne de télévision pro-palestinienne du Hezbollah (Al-Manar) finit, pour faire plaisir à l'impérialisme américain et à son avatar moyen-oriental (le sionisme) par interdire Al-Manar. Cette nouvelle est connue dès le 14 décembre 2004. Elle incline à penser que l'État français savait très bien que Chesnot et Malbrunot étaient détenus par les Américains. Croyant qu'après avoir cédé à ce chantage des Américains, il pourrait négocier avec eux la libération des otages, l'État français envoie Michel Barnier en visite aux USA les 15 et 16 décembre 2004. Il parle bien entendu de la Palestine et de l'interdiction d'Al-Manar.

Mais, c'est bien connu, les maîtres-chanteurs en veulent toujours plus; et les Américains, c'est-à-dire leurs chefs, ne voulurent toujours pas libérer Chesnot et Malbrunot. Aussi, il y eut changement de tactique: le 17décembre2004, Mohammed Al-Joundi annonce qu'il portera plainte contre les Américains pour détention abusive, pour mauvais traitement et… pour torture. Il ne portera pas plainte contre la résistance irakienne, mais bien contre les USA! Il faut croire que cette nouvelle tactique —"tu m'as pris un truc, alors je t'en prends un aussi, et je ne te le rendrai que quand tu m'auras rendu le mien"— fut plus efficace, car, le 19décembre 2004, Mohammed Al-Joundi annonce qu'il va retarder sa plainte. En échange, les Américains avaient évidemment promis de rendre Chesnot et Malbrunot car, le 20décembre2004, le gouvernement ose faire part de sa confiance dans la suite des événements. Le 21décembre2004, il annonce officiellement la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Dans cette chronologie, vous pourrez vérifier que c'est bien le 17décembre, après le voyage de Barnier aux États-Unis, que Mohammed Al-Joundi annonce qu'il va porter plainte et que le 20 il y a message d'espoir gouvernemental. Mais vous n'y trouverez aucune référence au fait que, peu avant ce message, Mohammed Al-Joundi avait "décidé" de reporter sa plainte. En voici une.

Il ne fait aucun doute que c'est en échange du report (considéré par les Américains comme un report sine die) de la plainte de Mohammed Al-Joundi contre les USA que l'impérialisme américain libéra les otages français(*).

D'ailleurs, c'est le 4janvier2005 que Mohammed Al-Joundiporte effectivement plainte pour torture contre les USA et c'est dès le lendemain, le 5 janvier2005, que Florence Aubenas fut enlevée! Comment pourriez-vous encore croire, après une telle démonstration, que c'est par la résistance irakienne ou par de simples mafieux qu'elle est détenue? C'est bien entendu pour se venger de la plainte de Mohammed Al-Joundi (du moins dans un premier temps) que les Américains ont pris un otage français!

Quant à Didier Julia, il semble être un allié du Mossad (service secret israélien), puisqu'il a confié au journal le Monde qu’il avait joué un rôle actif jadis dans l’affaire dite des vedettes de 1969 (cinq navires lance-missiles placés sous embargo à Cherbourg et «enlevés» par un commando israélien), assurant qu’au premier rang des complicités françaises dont avait alors bénéficié le Mossad il y avait la sienne! C'est sans doute pourquoi il a cru pouvoir jouer un rôle dans la libération de Chesnot et Malbrunot, puisqu'ils étaient détenus par les Américains. Et c'est sans doute pour redorer son blason, et parce qu'ils pensent pouvoir obtenir plus de choses avec lui, que les Américains veulent que ce soit Didier Julia qui négocie la libération de Florence Aubenas.

Les Américains mentent en prétendant au public que ce sont des résistants irakiens ou des mafieux qui détiennent Florence Aubenas. Comme je l'ai dit à propos de Chesnot et Malbrunot: «il faut bien comprendre que si Chirac ne révelle pas lui-même que ce sont les Américains qui détiennent les journalistes français, c'est parce que le faire reviendrait à dire que les manipulations du terrorisme qui sont dénoncées ici sont monnaie courante. Or, sur le sujet, tous les pouvoirs du monde sont solidaires pour tenter de faire croire à leur population que ce genre de manipulations n'existe pas. Sinon, comment pourraient-ils eux-mêmes l'utiliser quand ils en auront besoin.»

Ce que je disais pour la libération de Chesnot et Malbrunot vaut encore pour Florence Aubenas et son ami Hussein Hanoun:

La seule façon d'avoir une chance de les sauver est de dire la vérité partout où l'on peut. Car si tout le monde sait que c'est en fait l'impérialisme américain qui les détient, et qu'il s'apprête à les assassiner, alors, ils n'oseront peut-être pas le faire. Surtout si les citoyens américains sont au courant aussi. Il faut faire vite.

 

Giuliana Sgrena

D'ailleurs, à propos d'assassinat, les Américains n'ont pas laissé partir Giuliana Sgrena aussi facilement; ils ont cherché à l'assassiner pour empêcher les services secrets italiens de la libérer. Elle sait trop de choses, a révélé son compagnon Pier Scolari. Et quand les Américains nous disent que c'est par accident qu'il ont failli la tuer, ce n'est que pur mensonge. Ils appellent ça des "tirs amis", cela prouve qu'il vaut mieux ne pas être l'ami des Américains! En fait, tout simplement, les Américains sont confrontés à une résistance irakienne qui se renforce de jour en jour. S'ils veulent la vaincre, il va leur falloir commettre un génocide. Ils ne veulent pas de témoins. C'est pourquoi ils font tout pour faire fuir tout étranger à l'Irak qui n'est pas inféodé à l'impérialisme américain, car un tel génocide ne peut pas se faire s'il y a des témoins.

Les Américains veulent qu'il n'y ait plus, en Irak, ni journalistes indépendants, ni ONG, ni Croix-Rouge, ni ONU, etc. Et ils sont prêt à tout pour les faire fuir. Aussi, il faut être très reconnaissants envers les étrangers à l'Irak qui restent et resteront pour regarder et témoigner. Seuls eux (elles) peuvent empêcher un génocide. Et il faut souligner leur courage extrême!

Si vous décidez de vous rendre en irak, peut-être serait-il bon, dès que vous serez là-bas, de demander protection à la résistance irakienne afin d'éviter de vous faire enlever, et peut-être assassiner, par l'armée américaine.

 

Journal n° 93, 6 mars 2005

< http://perso.cs3i.fr/do/index1.htm >

 

 

L'ORDINAIRE DU SOLDAT: LE MASSACRE

 

 

"Nous ne sommes que des assassins"

 Patricia Lombroso

  «J’ai vu l’horreur de ce que nous faisons chaque jour en Irak, j’y ai participé. Nous ne sommes que des assassins. Nous tuons des civils irakiens en permanence, rien de plus. Je pense que tous les contingents militaires étrangers en Irak doivent être immédiatement retirés. Et je le dis aux autres soldats, qui pour éviter des punitions et des représailles de l’armée ne veulent pas parler et admettre que notre mission n’est pas de tuer des terroristes mais des civils innocents». C’est ainsi, dans l’interview à il manifesto, que Jimmy Massey, de Waynesville; une petite commune de Caroline du Nord, a décidé de déchirer le voile de silence qui enveloppe la «noble mission» en Irak. Congédié du corps des marines pour des raisons médicales, il a écrit un journal, Cow-boys from Hell, qui sera publié à la fin de l’été.

  Quelle était votre situation?

Jétais sergent dans le 3ème bataillon des marines pendant l’invasion, au printemps 2003.

  Combien de temps êtes-vous resté?

Du 22 mars au 15 mai. Quatre mois d’enfer. Ils ont dû me renvoyer aux Usa pour stress disorder. C’est le terme employé en jargon militaire pour dire que j’ai perdu la raison à cause de l’horreur que j’ai vécue.

 Avez-vous été dans les marines pendant longtemps?

Pendant douze ans.

 Aviez-vous déjà été à la guerre avant?

Jamais.

 Maintenant vous êtes membre du groupe «Vétérans d’Irak contre la guerre».

Oui. Au début, je me suis rendu en Irak avec la conviction de devoir éliminer les armes de destruction de masse. Mon expérience de marine m’a rapidement fait comprendre que la réalité était toute autre. Nous étions des «killer cow-boy». On tuait des civils innocents.

 Vous admettez, vous, que vous avez tué des civils innocents?

Oui. Et plusieurs.

 Comment est-ce arrivé?

A côté de notre base, au sud de Bagdad, avec tout mon peloton, nous avons donné l’assaut à un groupe de gens qui était en train de manifester pacifiquement. Pourquoi? Parce que nous avions entendu des coups de feu. Ça a été un bain de sang. Il n’y avait même pas l’alibi que ces civils puissent être engagés dans des «activités terroristes», comme notre intelligence voulait nous faire croire. Nous avons tué plus de trente personnes. Ça a été la première fois que j’ai dû affronter l’horreur d’avoir les mains couvertes de sang de civils. Ils étaient bombardés par les clusters bombs, les gens fuyaient et quand ils arrivaient aux check points où on se tenait avec les convois armés, les informations que nous donnaient les services étaient de toucher ceux qui pouvaient être présumés appartenir à des «groupes terroristes».

 Et vous que faisiez-vous?

On finissait par massacrer des civils innocents, des hommes, des femmes et des enfants. Avec notre peloton, quand nous avons pris le contrôle d’une station radio, nous ne faisions qu’envoyer des messages de propagande destinés à la population, en l’invitant à continuer dans sa routine quotidienne, à garder les écoles ouvertes. Nous ne savions pas que les ordres à suivre étaient au contraire de search and destroy, des irruptions armées dans les écoles, dans les hôpitaux, où pouvaient se cacher les «terroristes». C’étaient en fait des pièges tendus par notre intelligence, mais nous nous ne devions pas tenir compte des vies des civils qu’on aurait tué pendant ces missions.

 Vous admettez que pendant votre mission vous avez accompli des exécutions de civils innocents?

Oui. Mon peloton aussi a ouvert le feu contre des civils, moi aussi j’ai tué des innocents. Je suis un killer, moi aussi.

 Comment avez-vous réagi, après ces opérations, en pensant aux innocents que vous aviez tués?

Pendant quelques temps au début, j’ai nié la réalité: que j’étais un killer et pas un soldat qui sait faire la différence entre le juste et le faux; et puis un jour, en me réveillant le matin, j’ai repensé à un jeune, qui avait miraculeusement échappé au massacre des passagers de sa voiture et qui me demandait en hurlant: «Mais pourquoi tu as tué mon frère?». Ça devint une obsession. Je perdis le contrôle de mon équilibre psychique. J’étais incapable de bouger et de parler, je restais atterré, le regard fixe sur le mur.

 Quelles mesures ont prises vos supérieurs?

Pendant trois semaines, en Irak, on m’a bourré d’antidépresseurs, de psychotropes. C’est leur première réaction quand ils ont ces cas de «stress traumatique», quand les soldats sont pris dans ce refus de tuer.

 Votre entraînement aux USA ne fait-il pas de vous l’unité la plus violente et agressive utilisée par le Pentagone?

Oui. Dans le programme qu’ils appellent boot camp chacun de nous est soumis à des techniques de «déshumanisation» et de «sensibilisation à la violence». Mais ils ne m’avaient pas dit, à moi, que ça, ça voulait dire tuer des civils innocents.

 Trois semaines immobilisé par des anti-dépresseurs en Irak. Et après?

Comme ils ne savaient plus quoi faire, ils m’ont fait rentrer. Maintenant je suis inapte, congédié de l’armée avec honorable discharge.

 Y en a-t-il d’autres dans votre situation?

Beaucoup. Et ils sont encore au front. Ils les bourrent d’anti-dépresseurs et ils les renvoient se battre. C’est un problème qui a atteint des dimensions préoccupantes, mais il ne faut pas en parler dans les milieux militaires. En 2004, 31 marines se sont suicidés, 85 ont fait des tentatives de suicide. La plus grande partie de ceux qui ont préféré se suicider plutôt que de continuer à tuer a moins de 25 ans, 16 pour cent n’a pas 20 ans.

 

il manifesto, jeudi 3 mars 2005

Source: http://ilmanifesto.it

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

< http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2117 >

 

 

LE TEMPS DES JUIFS À BAGHDAD

 

 

King Feisal and Iraq's Jews

 

 

"I thank my Jewish citizens who are the
mainspring of the life of the people of Iraq"
King Feisal in Baghdad, August 1921

 

 With these significant words, King Feisal epitomised his address to Iraq's Jews on the historic occasion of a banquet they gave him on the eve of his ascendancy to the throne of Iraq. In the Jewish Chronicle of 50 years ago, September 23, 1921, it was reported that in order "to commemorate the proclamation of the Emir Feisal as King of lraq, the Jewish community of Baghdad gave a grand banquet which His Majesty honoured with his presence. The banqueting hall was decorated with Arab and English flags, and on the walls were inscriptions in both languages -- "Long live King Feisal', "Long live the free Arab people". The Baghdad Jewish Boy Scouts formed a guard of honour at the entrance of the hall, and along the streets in the proximity of the building were assembled the pupils of all the Jewish schools in the city. Among the guests who were invited to meet King Feisal .were the principal dignitaries cf the State and foreign consuls. On the arrival of the King, he was welcomed by the Chief Rabbi, who presented him with a copy of the Pentateuch in gold binding. In tendering his thanks for the welcome and the gift, the King said: "I thank my Jewish citizens, who are the mainspring of the life of the people of lraq.' "

First Finance Minister

In A History of the Jews in Iraq by Abraham ben Jacob, published in 1965 in. Jerusalem. by the Ben-Zvi Institute of the Hebrew University, it is stated that the banquet was in the hall of the Great Synagogue of which the head was Haham Ezra Dangoor and the guests included Sir: Sassoon Heskail the first Finance Minister Of lraq. (According to the Arab scholar, ArborS.. Hourani, he was also "the greatest Finance Minister Iraq ever had".) It was King Feisal, who as Emir FeJsal, concluded the significant, .now almost forgotten, agreement with Dr. Chaim Weizmann on January 13, 1919, which could be the precedent in our day of Arab- Jewish co-operation for the benefit of all in the Middle East. P.S.G.

 

The Scribe, (London) 1, sept.-oct. 1971.

Le dernier nuéro date d'octobre 2003…

 

 

3 - Le pays des faux-juifs

LES CINGLÉS DU TEMPLE

 

 US politician hopes to speed building of third temple

 

 Yaakov Katz

  Orly Benny-Davis has come a long way from her youth in Ramat Gan. Today a well-known US political activist, Benny-Davis ran for the senate last year in her home state of South Carolina. On Monday night, she was in Jerusalem to attend the 11th annual Temple Mount dinner and to help speed up the construction of the third temple.

 Close to 1,000 right-wing religious activists converged on the Jerusalem International Convention Center to celebrate Tu Bishvat and listen to speakers on various topics ranging from what the economy will be like in the time of the third temple to what type of government is ideal according to the Torah.

 "The temple is part of our history," Benny-Davis, who sponsored the festivities, told The Jerusalem Post. "When I argue with people who criticize us that we are occupying another nation, I explain to them that the land has been ours for thousands of years. Just look at the Temple Mount."

 The Jews, she says, deserve a temple just like the Christians and the Muslims.

 "Look at what the Italians did in Rome with the Vatican and how much money they make," Benny-Davis, who spent 15 years living in Italy, said. "The Muslims also have a temple, and we, who came back to our land 2,000 years later, don't have one, which is needed to initiate the final return to Israel."

 Calling her 2004 bid for the senate "a battle for God," Benny-Davis said she is in the process of lobbying congressmen to pass a resolution that would ensure Israel retains sovereignty over all of the holy sites, including the Temple Mount.

 The point of the festive dinner, she said, is to get people excited about their Jewish heritage. "We need to get the ball rolling and to get people excited to make things change," she said.

 Prior to the festive dinner, the Temple Mount Faithful met in the foyer to look at the most recent temple artifacts Rabbi Menahem Makover, of the Temple Mount Institute in the Old City, has constructed.

 Makover said his institute has already completed constructing all of the artifacts except for the altar, which needs to be physically constructed on the Mount.

 How will the temple be rebuilt while the Muslim mosques are currently standing?

 "No one knows how the temple will be built," he said. "But that is not the main issue. What we are here to do is to inform people of the importance of the temple and to show them it is not a theoretical idea but is real and alive."

 Not everyone agrees with Makover that the way to rebuild the temple is not known.

 "Maybe there will be a tsunami-like disaster similar to the one in Southeast Asia which killed hundreds of thousands of people," said Baruch Ben-Yosef, a member of the Temple Mount Faithful. "The mosques will be moved to Mecca where they should be, and we will climb the Mount to build an altar and conduct sacrifices."

 

The Jerusalem Post, Jan. 25, 2005

On se référera utilement au livre de Gershom Gorenberg, The End of Days - Fundamentalism and the Struggle for the Temple Mount, Oxford University Press, 2000.

 

 

COURRIER

 

From: Alastair Northedge, Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne)

E-mail: anorthedge@wanadoo.fr

 

 Dear Friends

  According to a report in the Washington Post on January 2nd, the U.S. military has occupied the Malwiya at Samarra, the world-famous spiral minaret of the Mosque of al-Mutawakkil, built in 849-852, as a firing position for snipers. According to the latest reports, return fire from resistance fighters has now damaged the minaret with holes from rockets.  While the minaret is robust, the very probable future increase in fire-power opposing the United States military may well seriously damage  the monument, if the U.S. position is not evacuated. Nearly all the masonry is of the original 9th-century construction.  The occupation of a position on the minaret is not necessary for military needs, and could easily be avoided. The use of a world-famous monument for military purposes is unacceptable, and in addition an insult to Muslims all around the world.

The relevant links are:

< http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A41373-2005Jan1.html >

< http://www.keralanext.com/news/indexread.asp?id=98304 >

For information on the site of Samarra, see:

< http://www.dur.ac.uk/derek.kennet/samarra.htm >

 

4 - Les mystères de New York

 

BONBOMBE?

 

 

Ci-joint une étonnante dépêche de l'AFP du 11 septembre 2001 trouvée grâce au programme de recherche LexisNexis Professional. Regardez la fin. Il y eut une bombe au Pentagone avant l'impact de l'objet volant. Aussi des "secours" furent-ils présents avant le crash. Cela expliquerait la présence sur de nombreuses photos d'un camion de pompiers endommagé près du trou. Mais y a-t-il eu un véritable incendie accidentel? Ou une manœuvre permettant d'y placer des bombes à faire exploser plus tard?

 

Agence France Presse

11 septembre 2001 mardi

RUBRIQUE: INFORMATION GENERALES

 

TITRE: Un avion s'écrase sur le Pentagone (témoin)

ORIGINE-DEPECHE: WASHINGTON 11 sept

 

Un avion de ligne s'est écrasé mardi sur le Pentagone, frappant violemment le bâtiment situé près de Washington au niveau du premier étage, a rapporté un témoin, le capitaine Lincoln Liebner. "J'ai vu ce gros avion d'American Airlines arriver rapidement et à basse altitude", a déclaré ce témoin.

"Ma première idée est que je n'en avais jamais vu si bas", a-t-il ajouté. "J'ai réalisé ce qui se passait juste avait qu'il ne percute" le bâtiment, a noté le capitaine en précisant qu'il avait entendu des gens crier sur le lieu du drame. […]

Selon le capitaine Liebner, blessé à la main alors qu'il garait sa voiture, l'avion d'American Airlines a d'abord heurté un hélicoptère et un camion de pompiers avant de frapper le bâtiment lui-même.

Au moment de la catastrophe, de nombreux curieux se trouvaient autour du Pentagone où un incendie s'était déjà déclaré après l'explosion, plus tôt dans la matinée, de ce qui serait une bombe, selon un porte-parole du Pentagone. Le département de la Défense avait commencé à être évacué après cette première déflagration.

DATE-CHARGEMENT: 12 septembre 2001

 

 

POLONAIS PAS LES NIAIS

 

Thanks to Polish website <lepszyswiat.home.pl> I had a chance to see the 52 min. long film of Dave von Kleist “In Plane Site” analyzing, in minute detail, official photographs and videos taken during these famous 9/11 events in New York and Washington, 3 years ago.

In particular, “In Plane Site” suggests us that:

— American military Authorities lied to the public maintaining that Pentagon was hit by a big passenger Boeing filled with more than 30 tons of kerosene. There is not a single trace of such an event, and such event was not even theoretically possible, according to photographs revealed to public by these “protecting the territory of USA” authorities.

— These same US Air Defence Authorities lied to public that the Northern Tower of WTC was hit by a passenger plane. The minute analyses of films taken at this moment (in particular the one made at www.letsroll911.org ) demonstrate that this was a windowless plane, which fired a missile into the building just prior to penetrating into it.

— New York mayor, and other top officials of NY, lied to the public maintaining that WTC 1 and 2 collapsed due to the fire. At videos taken at the moment of their implosion it is possible to see moving fast downwards “rings” of dust made by the cascade of explosions at consecutive flats, and this fact is verbally confirmed by firemen witnessing this process. (Both these 400 meters high skyscrapers were taken down in about 10 seconds, which is the time of free fall from 400 meters. Such velocity of implosion virtually excludes the possibility of spontaneous collapse of these buildings due to the fire.)

 

And so on. You can see this “anti-US government” film (with Polish undertitles, or without), preferably in morning hours, for later this web link is overcrowded (or jammed), at

< http://www.lepszyswiat.home.pl/modules.php?name=News&file=article&sid=212 >

 

The film of von Kleist provides one more confirmation that the power in USA was hijacked by a specific Crime Syndicate, which used 9/11 events as the pretext for their assault not only against Afghanistan and Iraq, but also against citizen rights of ordinary Americans. But how to name properly these “invisible bandits”, which systematically are pushing the world towards the New age of Slavery? As argued it already Aristotle, only the precise “prehensile notion” of an object permits to make valuable predictions about its expected behavior. Once we will be able to reveal the name of the present Global Monster, we will soon find methods of counteracting planetary ambitions of “servants” of this self-imposed “Lord”.

 

BOÎTES NOIRES

 

 

9/11 "black box" cover-up at Ground Zero?

 

by Will Bunch

 

This is a longer version of a story appearing in the October 28, 2004, Philadelphia Daily News.

<http://www.911truth.org/readingroom/whole_document.php?article_id=309>

 

Two men who worked extensively in the wreckage of the World Trade Center claim they helped federal agents find three of the four black boxes from the jetliners that struck the towers on 9/11 - contradicting the official account. Both the independent 9/11 Commission and federal authorities continue to insist that none of the four devices - a cockpit voice recorder (CVR) and flight data recorder (FDR) from the two planes - were ever found in the wreckage.

But New York City firefighter Nicholas DeMasi has written in a recent book -- self-published by several Ground Zero workers -- that he escorted federal agents on an all-terrain vehicle in October 2001 and helped them locate three of the four. His account is supported by a volunteer, Mike Bellone, whose efforts at Ground Zero have been chronicled in the New York Times and elsewhere. Bellone said assisted DeMasi and the agents and that saw a device that resembling a black box in the back of the firefighters ATV.

Their story raises the question of whether there was a some type of cover-up at Ground Zero. Federal aviation officials - blaming the massive devastation - have said the World Trade Center attacks seem to be the only major jetliner crashes in which the critical devices were never located. A footnote to the 9/11 Commission Report issued this summer flatly states: The CVRs and FDRs from American 11 and United 175 - the two planes that hit the Trade Center - were not found.

And officials for the FBI - which oversaw the cleanup at Ground Zero - and the New York City Fire Department repeated this week that the devices were never recovered. The black boxes - actually orange - could have provided valuable new information about the worst terror attack to ever take place on American soil. The cockpit voice recorder uses two microphones to capture the sounds of the cockpit for the last 30 minutes of a doomed flight on a tape loop. In the case of the hijacked 9/11 jetliners, the devices should have captured any conversations or actions involving the hijackers, as well as radio transmissions.

The flight data recorder records things like airspeed, heading, and altitude. Both devices - located in the tail of the airplane - emit loud pings so they can be located even in ocean jetliner crashes, like the 1996 explosion of TWA Flight 800 off Long Island. They are built to survive an impact of enormous force - 3400 Gs - and a fire of 1100 degrees Celsius for one hour, somewhat higher than official estimates of the World Trade Center blaze. It's extremely rare that we don't get the recorders back. I can't recall another domestic case in which we did not recover the recorders, Ted Lopatkiewicz, spokesman for the National Transportation Safety Board, told CBS News in 2002. However, officials said little of the jets was recovered.

DeMasi was with now defunct Engine Company 261 in 2001. He wrote up his recollections of the Ground Zero recovery in a glossy book self-published by a group that calls itself Trauma Recovery Assistance for Children, or the TRAC Team. The book was published in 2003 but received little notice. (There's more on the book and how people can get it at this site.) DeMasi, an all-terrain vehicles hobbyist - said he donated 4 ATVs to the clean-up and became known as the ATV Guy.

At one point, I was asked to take Federal Agents around the site to search for the black boxes from the planes, he wrote. We were getting ready to go out. My ATV was parked at the top of the stairs at the Brooks Brothers entrance area. We loaded up about a million dollars worth of equipment and strapped it into the ATV… There were a total of four black boxes. We found three. Efforts over several days to locate and interview DeMasi, who is now said to be with the FDNYs Marine Unit, were not successful. But his account was verified by another member of the so-called TRAC Team, recovery site volunteer Bellone. He recalled FBI agents arriving for the search one day in early October, setting up their equipment near Brooks Brothers. He said he didnt go out with them on the ATV but observed their search.

At one point, Bellone said he observed the team with a box that appeared charred but was redish-orange with two white stripes. Pictures of the flight recorders on the NTSB and other Web sites show devices that are orange, with two white stripes. There was the one that I saw, and two others were recovered in different locations - but I wasnt there for the other two, Bellone said. He said the FBI agents left with the boxes. If the account by DeMasi and Bellone is true, its not clear what motive federal authorities would have for claiming they werent found. By the same token, however, its not clear what incentive either man would have to lie.

An FBI spokesman in New York, Jim Margolin, said after checking with the leader of the Ground Zero investigation that none of the boxes were recovered. Frank Gribbon, the FDNY spokesman, also said no one in the Department is aware of the recovery of any of the airline "black boxes" at the WTC site. Bellone has encounted some unrelated problems in connection with the TRAC group, however. In April, the New York Post reported (story not available online) that TRAC owned money to a number of creditors, including the company that published the book. Fire officials also told Bellone, who was made an honorary firefighter by a New York engine company, that he couldnt wear an official uniform on school visits.

 

Posted by: Michael Kemper at October 27, 2004 11:49 PM

< http://www.pnionline.com/dnblog/extra/archives/001139.html >

Voir aussi:

< http://summeroftruth.org/images/GroundZeroCover-big.jpg >:

 

++++++++++++++++

LE MYSTÉRIEUX DÉCÈS DE HUNTER THOMPSON

 

 

Hunter Thompson was working on WTC collapse story before mysterious

sudden death, warned he'd be 'suicided'

 

 

Hunter telephoned me on Feb. 19, the night before his death. He sounded scared. It wasn't always easy to understand what he said, particularly over the phone, he mumbled, yet when there was something he really wanted you to understand, you did. He'd been working on a story about the World Trade Center attacks and had stumbled across what he felt was hard evidence showing the towers had been brought down not by the airplanes that flew into them but by explosive charges set off in their foundations. Now he thought someone was out to stop him publishing it: "They're gonna make it look like suicide," he said. "I know how these bastards think . . ."

Hunter S. Thompson … was indeed working on such a story.

Now check out this February 25 Associated Press

(http://www.cnn.com/2005/SHOWBIZ/books/02/25/thompsondeath.wife.ap/) story about Thompson's death. Sounds a lot like a professional hit with a silencer:

"I was on the phone with him, he set the receiver down and he did it. I heard the clicking of the gun," Anita Thompson told the Aspen Daily News in Friday's editions. She said her husband had asked her to come home from a health club so they could work on his weekly ESPN column…

 Thompson said she heard a loud, muffled noise, but didn't know what had happened. "I was waiting for him to get back on the phone," she said. (Her account to Rocky Mountain News reporter Jeff Kass is slightly different: "I did not hear any bang," she told Kass. She added that Thompson's son, who was in the house at the time, believed that a book had fallen when he heard the shot, according to Kass' report.)

 Mack White sums up the questions well: Thompson's family says he was not depressed, nor was he in enough to pain to kill himself. In fact, by all reports, he was quite happy. He was talking on the phone to his wife, getting ready to work on his column, when he decided it would be wise to kill himself, so that he could go out (we are told) while "still at the top of his form," even though this would mean not finishing his column or his expose on 9/11 (potentially the most important thing he would ever write) (?)…

 

http://www.prisonplanet.com/articles/march2005/020305thompsonwarned.htm

RELATED: Hunter S. Thompson thought 9/11 an inside job

(http://www.libertythink.com/2005/02/hunter-s-thompson-thought-911-inside.html

 

Dans l'interview orale évoquée plus haut, Hunter Thompson dit, à la fin, qu'il faut lutter pour les libertés en Amérique, qu'elles ne tombent pas du ciel et qu'il y a des risques.

 

Total 9/11 Info/Prison Planet | March 2 2005

< http://www.total911.info/2005/03/hunter-thompson-was-working-on-wtc.html >

Toronto Globe and Mail February 26, 2005:

< http://www.theglobeandmail.com/servlet/ArticleNews/TPStory/LAC/20050226/HUNTER26/TPFocus/ >

 

 

L'écrivain américain Hunter S. Thompson s'est suicidé

Hunter S. Thompson était un symbole de la contre-culture américaine, auteur notamment du roman "Las Vegas Parano".

 

L'écrivain et journaliste américain Hunter S. Thompson, auteur du roman culte Las Vegas Parano, est mort dimanche 20 février, à l'âge de 67 ans, après s'être suicidé avec une arme à feu à Woody Creek (Colorado, Ouest), a annoncé la police.

"Nous avons la confirmation que Hunter Thompson a été découvert mort ce soir, victime d'une blessure qu'il s'est infligée lui-même", a déclaré un porte-parole du shérif du Pitkin County. Le romancier, qui était âgé de 67 ans, était considéré comme l'inventeur du journalisme "gonzo", un genre à part mêlant fiction et enquête sous l'effet de drogues, loin des canons du journalisme factuel et "objectif".

"Le journalisme objectif est l'une des principales raisons expliquant pourquoi la politique américaine a pu être à ce point corrompu pendant si longtemps, disait Hunter S. Thompson. On ne peut pas être objectif avec Nixon. Comment peut-on être objectif avec Clinton?"

 

 "Tout est dangereux avec Hunter"

Né dans le Kentucky en juillet 1937, Thompson avait fait ses débuts dans le journalisme sportif en Floride avant de collaborer à des publications comme Esquire ou Rolling Stones. Las Vegas Parano (Fear & Loathing in Las Vegas) avait été adapté au cinéma en 1998 par l'ex-Monty Python Terry Gilliam, avec Johnny Depp.

Dans un entretien accordé au moment de la sortie du film au magazine de cinéma Studio, l'acteur américain racontait que, lors de sa première rencontre avec Thompson, ils avaient "construit une bombe ensemble". "Et puis on est allés dans son jardin pour tirer dessus avec un fusil. C'est la première chose qu'on a faite tous les deux", poursuivait-il, avant de souligner: "Tout est dangereux avec Hunter."

Amateur d'alcool et d'expériences limites, Thompson était également l'auteur de Rhum Express et de Hell's Angels, plongée dans le monde des bandes de motards de la Côte Ouest des États-Unis. Il vivait pratiquement reclus dans sa maison du Colorado et se laissait rarement photographier sans ses lunettes noires.

 

Le Monde, 21 février 2005. On ne se pose pas de question sur le décès.

 

Hunter Thompson 

Emilie Grangeray et Patrick Kéchichian

Une œuvre indissociable des années 1960 et du rêve américain

 

 LE JOURNALISTE et écrivain américain Hunter Thompson, auteur de Las Vegas Parano et inventeur du «gonzo journalism», s'est suicidé avec une arme à feu, dimanche 20 février, dans sa maison de Woody Creek, dans l'ouest du Colorado. Il était âgé de 67 ans.

Selon la légende, mais qui ne doit pas être très éloignée de la réalité, calfeutré chez lui, il accueillait ses visiteurs avec un Magnum 44. En 2000, il blessa ainsi accidentellement son assistante en voulant chasser un ours de sa propriété. Ce n'est là que l'un des traits saillants de cette pittoresque et violente figure de l'Amérique déjantée.

Né le 18 juillet 1937 à Louisville (Kentucky), Hunter S. Thompson commence sa carrière de journaliste comme reporter sportif, avant de devenir correspondant aux Caraïbes du New York Herald Tribune. En 1965, il rencontre les Hell's Angels et, au lieu du reportage qu'on attendait, il leur consacre un livre appelé à devenir culte.

Pendant un an, Hunter Thompson s'offre une virée avec ceux qu'il tient pour les derniers héros de l'Amérique. «Arborant la fameuse tête de mort ailée au dos de leurs blousons sans manches et roulant avec leurs mémés en croupe, plus la superbe arrogance inentamée et l'intime conviction d'être la plus redoutable horde motorisée de toute l'histoire de la chrétienté.»

L'écrivain prit pourtant conscience avec amertume que ces héros n'étaient que des brutes épaisses, militant en faveur de la guerre du Vietnam. D'ailleurs l'affaire tourna mal puisqu'il se fit tabasser alors qu'il refusait, le livre terminé, de partager ses droits d'auteur.

C'est la première application d'une méthode journalistique qui consiste à mêler fiction et réalité et à faire du reporter le personnage principal de ses articles qui deviennent récits hallucinés.

Drogue et alcool aidant. Il forgea à cette époque l'expression «gonzo journalism», dont il donna la définition suivante: «Le vrai reportage gonzo exige le talent d'un maître journaliste, l'oeil d'un photographe/artiste et les couilles en bronze d'un acteur.»

Cette méthode radicale, on la retrouve dans Las Vegas Parano, «voyage sauvage au coeur du rêve américain», son livre le plus célèbre. A l'origine commandé par Sports Illustrated, mais finalement récupéré par Rolling Stone qui le publiera dans deux numéros de novembre 1971, le reportage sur une course automobile du côté de Las Vegas se transforme, sous la plume exaltée par la drogue de Thompson, en descente hallucinée dans la capitale du jeu.

 

Démuni et blessé

Ce roman sera adapté au cinéma par Terry Gilliam en 1998, avec Johnny Depp. L'année suivante, alors que Hunter Thompson couvre la campagne électorale de Richard Nixon pour le magazine Rolling Stone, il dresse le constat de la fin d'une époque: c'en était fini des «anarchistes aux yeux fous, défoncés jusqu'à la moelle, qui écumaient le pays en décapotables rouges crachant le feu». Cette chronique de campagne paraît sous le titre La Grande Chasse aux requins.

Parmi ses autres livres publiés, Rhum Express, écrit à la fin des années 1950 mais seulement publié en 1998 aux États-Unis, reflète la veine (modérément) sentimentale et nostalgique de Thompson.

Un jeune journaliste qui travaille au San Juan Daily News s'aperçoit que Porto Rico, loin d'être «la preuve vivante que le capitalisme peut fonctionner en Amérique latine» (selon le souhait du département d'État), n'était qu'un «ramassis de ploucs, de voleurs et de jivaros hagards».

A l'époque, son rédacteur en chef juge le livre si mauvais, qu'il conseille à l'écrivain de le publier à titre posthume. Ce dont Thompson souffrira longtemps. De même, il acceptera difficilement, et avec raison, la reconnaissance plus large et immédiate de l'oeuvre de Tom Wolfe, directement issue de la même veine journalistique.

Les livres de Hunter Thompson (publiés en France chez Robert Laffont ou chez 10/18) peuvent sembler passés de mode, tant ils sont indissociables des années 1960 et du rêve américain, qui, pour l'écrivain, prend définitivement fin avec l'élection de Richard Nixon. Mais en fait, pour lui, «l'abominable effondrement du rêve américain (…) s'accélérait à un rythme soutenu depuis le XIXe siècle».

Ces dernières années, Hunter Thompson vivait retiré et farouche dans sa maison du Colorado. Dégoûté par «la simple idée de vendre quoi que ce soit (…) dans une nation dirigée par des porcs [où] tous les cochons veulent un morceau de gâteau», il aimait se «bourrer de mescaline et faire cracher 110 décibels à [son] ampli pour déguster un peu de «White Rabbit» quand le soleil se lève sur les sommets neigeux qui séparent le continent en deux».

Pourtant, la correspondance de Hunter Thompson (non encore publiée en français), comme beaucoup des reportages et des livres qu'il a publiés, montre qu'au-delà de l'irrévérence absolue cet ancêtre du «nouveau journalisme» sut dresser un tableau lucide d'une Amérique qu'il jugeait de plus en plus hypocrite et prude. Ses lettres montrent aussi un homme démuni et blessé parce qu'il ne fut jamais reconnu comme un véritable romancier.

 

Le Monde, 22 février 2005

Ces nouilles idolâtres entérinent la version du suicide, pourtant totalement invarisemblable, et négligent de dire qu'il travaillait sur les événements du 11 septembre, persuadé que la version officielle, partagée par les esclaves du Monde, faisait eau de toutes parts.

 

 

 

 

5 - Le Row

 

INDEX ON CENSORSHIP

 

Five questions to Professor Faurisson (France) from

journalist Hosein Amiri (Iran)

 

1) As you may be aware, the "Conseil supérieur de l'audiovisuel" (CSA) has banned the Iranian satellite television network Sahar from broadcasting in France. Is this an illegal act, and is it contrary to the principles of freedom of speech and of the media? What is your opinion?

RF: Yes, I am aware of that decision of February 10 and have read the wording of it. It is not an illegal decision since it is essentially based on two special laws that we have here in France: one against racism and anti-Semitism (1972), and the other against "historical revisionism" (1990), which the Jews call "denial of the Holocaust". Both laws are against the freedom of speech; the second is especially disgraceful since it is also against the freedom of historical research. The French Jewish organisations were instrumental in getting both laws passed -- especially the second one. 

 

2) We are all aware that this government Council called CSA have accused Sahar of anti-Semitism because of its broadcast of the series "Zahra's Blue Eyes" and "Al-Shatat". How do the CSA define the term "anti-Semitism"?

RF: The real reason of Sahar's ban is not the transmission of those series. They clearly stated that the reason was the fact that Sahar broadcast a ten-minute interview with yours truly on February 3. In that interview I said that there had been no extermination of the Jews by the Germans during World War II and that the gas chambers allegedly used to kill the Jews in the camps ("gas chambers" are not to be confused with the crematoria) never existed. The Jews call "anti-Semitic" anyone who, in their opinion, hates the Jews. I call "anti-Semitic" anyone that the Jews hate.

 

3) Given the fact that, as they are broadcast from the Eutelsat, all inhabitants of Europe, indeed, people all throughout the world, may view such programmes, why is that such accusations against them are made only in France?

 RF: I am not sure that such accusations are made only in France. I suppose that they are made in every country in which the Jewish power is in control of the public policy and the media of the country. In France the Jewish power is fantastic. The CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) holds, in January or February of every year, a dinner attended by our Premier and, at least, 15 of his ministers. Each time, the leader of the CRIF will deliver a speech in which he indicates what our government must do in the year ahead. That leader will be very rude and arrogant with our ministers. Usually the latter will bow, express their thanks and then obey.

 

4) Why is that the media can accuse all the nations, ethnic groups or religions -- the Germans, the French, the Italians, the Muslims, the Christians -- but not the Jews and the Zionists?

 RF: It has nearly always been the case in the Western World. Jews have the power. People in general and governments are afraid of displeasing them. People and governments also believe, more or less sincerely, that the Jews suffered so much during World War II that they deserve very special respect and, accordingly, enormous privileges.

 

5) By the way, it is necessary to call to mind that Mr Ernst Zündel is another victim of the suppression of freedom of speech. This German-born hero was kidnapped in the USA two years ago and deported to Canada where he had previously lived for 40 years. For two years he has been held near Toronto in solitary confinement. On February 24, 2005 a single judge (sitting without a jury and hearing secret witnesses whom it was impossible for the defence to cross-examine) decided that this pacifist was a threat to the national security of Canada, as well as to international security. In doing so, that judge has cleared the way for Zundel's deportation to Germany where the heroic man may well spend the rest of his life in prison. How do you evaluate the Jewish power in its struggle against freedom of speech, considering that other revisionists like yourself have already been the victims of such actions on the part of the Jews?

 RF: Yes indeed, Ernst Zündel is a hero. The only reason why he has been so persecuted and why, as we see, he may now have to spend the rest of his life (he is 66) in prison is that he has devoted his life to the defence of the reputation of his beloved country, Germany. He has for decades been fighting remarkably against the abominable "Holocaust" lies spread by Jewish propaganda against Germany. He is a revisionist. In the past he often tried to make the Arabs and the Moslems understand that the alleged "Holocaust of the Jews" was (and is) the sword and the shield of Israel. He would say: "If you really want to defend yourselves against Zionism, don't go and buy expensive weaponry but, with the help of the revisionist findings, go and destroy its monstrous lie, the lie of the "Holocaust"." It is time that Arabs and Moslems understood the importance of Revisionism and, to begin with, Sahar and all the media associated with Sahar ought to make known what Canada is doing right now to that hero. Ernst Zündel should not be deported to Germany. He should be freed and taken back to the USA, where his American wife has been waiting for him since February 5, 2003. Could Iranians go and protest at the Canadian Embassy in Tehran? It would be a good thing for freedom of speech, for freedom of historical research, for the Arab and Moslem World, and for Iran and Palestine.

 

26 février 2005

 

 

FICHES ET NOTES BLANCHES

 

L’ennemi du peuple

 

Israël Shamir

 

 

[Un important quotidien israélien de droite, Maariv, a publié un très long article m’attaquant, sous le titre «Un Ennemi de l’Intérieur» . L’auteur, Ben Dror Yamini, a fait une enquête sur ma personne, il a vérifié mes états de service, collecté des citations et m’a qualifié de «raciste antisémite» faisant la promotion d’une «théorie raciste répugnante».]

 

Ce jeune journaliste a juste oublié une chose. Qu’est-ce qu’Israël Shamir, cet ennemi du peuple, propose de faire des juifs qu’il déteste tellement, à en croire Ben Dror? Que prône-t-il? De les détruire? Le génocide? La discrimination? Pourquoi ses articles sont-ils traduits en plusieurs langues, depuis le français jusqu’au turc et depuis le russe jusqu’à l’espagnol? Pourquoi est-il invité à faire des conférences dans les universités les plus réputées, depuis la californienne Standford jusqu’à la norvégienne Trondheim et celle de Kuala Lumpur en Malaisie? Pour y appeler au génocide? La réponse à cette question n’est pas cachée à la vue de Ben Dror: il la connaît fort bien, car cela est écrit à chaque fois que mon nom est mentionné. Mais s’il l’écrivait, c’est l’échafaudage tout entier de son article qui s’écroulerait.

Depuis des années, j’en appelle, dans mes écrits, à l’égalité totale pour tous les habitants de la Palestine, à un seul État et à l’égalité des droits pour tous ses citoyens, dont le droit de vote, que ce soit pour un juif ashkénaze de Ramat Aviv ou pour un Palestinien de Naplouse, pour un juif marocain d’Ofakim ou pour un Russe de Haïfa. J’exhorte à casser toutes les lois qui établissent une discrimination entre un juif et un non-juif, en particulier l’infâme loi des «propriétaires absents» (qui a permis la confiscation des maisons et des champs des Palestiniens). Dans la page d’accueil de mon site, il est écrit en toutes lettres: «Avec Edward Said, Israël Shamir prône l’instauration du principe «Un Homme – Une Voix – Un État» dans notre Palestine bien-aimée (la Terre d’Israël), entière et indivise, sans ligne verte ni ligne violette, ni Mur de sécurité. Un État pour nous tous, indigènes et fils adoptifs de Palestine. «Vous aurez une seule loi», dit la Bible. J’appelle à ce que soit étendu le droit de vote, dès les prochaines élections, à l’ensemble des habitants de la bande de Gaza et de la Cisjordanie et à incorporer ces territoires dans un État unique.

C’est là l’essentiel de mon enseignement, tout le reste n’est que commentaires. Si ce à quoi j’appelle est du «racisme», alors la guerre éternelle s’appelle sans doute «paix et sécurité» et la redoutable Shabak (la police secrète israélienne) «Ministère de l’Amour»? Depuis des années, j’appelle les habitants de Sion à tendre la main à nos frères, les fils et filles de Palestine, et à vivre avec eux en paix et dans l’amour fraternel, comme nous le vivons, dans ma ville de Jaffa, sur la côte. Hélas, les directeurs des quotidiens israéliens refusent de publier cet appel. Ils fournissent une tribune à n’importe quel raciste. Ils servent d’amplificateurs à n’importe quel appel au transfert des Palestiniens et à la purification ethnique. Mais mes appels à l’égalité ne peuvent s’y exprimer.

Il ne s’agit pas seulement de mon opinion personnelle: un sondage du quotidien Ha’aretz a montré que 30 % des habitants du pays sont en faveur de cette solution, car il n’y en pas d’autre. Il n’y a aucune chance qu’un État palestinien puisse être créé dans des frontières telles qu’elles garantissent l’équité. Si c’était possible, il y a longtemps que cela aurait été fait. Tant qu’il n’y aura pas d’égalité pour les Palestiniens, il n’y aura pas d’égalité pour les autres communautés, ni pour les Juifs orientaux, ni pour les Russes. Le front électoral récemment constitué par l’alliance entre Russes et Palestiniens est le premier pas en direction de la nouvelle réalité: une Palestine pluraliste pour toutes ses communautés.

J’ai refusé de rencontrer ce jeune journaliste, car je préfère formuler mes opinions par moi-même, sans intermédiaire. Pour la même raison, je n’ai pas l’intention de polémiquer avec lui sur ses diverses affirmations erronées.Toutefois, une observation doit être faite: Ben Dror Yamini a décidé qu’une des expressions que j’utilise, celle de «paradigme juif» serait «antisémite». Remarquons toutefois qu’il la traduit, en hébreu, par «erkei yahadut», ce qui signifie «les valeurs juives», expression apparue dans les propos bien connus d’Ami Ayalon, ancien chef de la police secrète, qui avait critiqué la politique israélienne en ces termes: «Notre comportement est en contradiction avec les «erkei yahadut» (les valeurs juives)», ainsi que dans le discours d’autres hommes politiques israéliens, depuis le début, depuis la Déclaration d’Indépendance.

Le débat est en cours, en Israël, sur la question de savoir si notre comportement «contredit les valeurs juives», comme l’affirme la gauche israélienne (et aussi la gauche juive américaine. Mon opinion est celle de la droite israélienne (et aussi de la droite juive américaine), confirmée par les rabbins, à savoir que «notre comportement» est conforme aux «valeurs juives». Le problème est que «notre comportement» contrevient aux valeurs humaines universelles. Comme bien des penseurs juifs – du professeur humaniste Yeshayahu Leibovitch au rabbin nationaliste Meir Kahane – l’ont établi, les valeurs juives sont bien, effectivement, différentes des valeurs humaines universelles, celles de la civilisation chrétienne par exemple. L’opinion du journaliste du Maariv Dror Yamini est authentiquement antisémite, étant donné qu’il rejette, apparemment, jusqu’à l’existence même de valeurs juives, et qu’il considère que les juifs sont un «peuple sans valeurs»…

Et maintenant, posez votre verre, et veuillez répondre à la question: qu’est ce qui vous fait le plus de peine, si l’on vous dit:

 

A. Ta mère est une putain

B. Le Christ n’a jamais existé et la Résurrection est un mythe

C. Les juifs ont trop de pouvoir aux États-Unis.

 

Si vous cochez la troisième proposition, c’est que vous avez un problème, et que, ce qui est plus grave, vous faites partie du problème. Pendant longtemps, c’était le problème de la Palestine, mais depuis le début de la seconde Intifada, la confrontation entre les Palestiniens de souche et l’État juif fait partie de la Troisième Guerre mondiale. Que ce soit dans le domaine de la politique, de l’art, de la culture ou de la religion, et pas seulement en ce qui concerne la guerre en Terre sainte au Moyen Orient, mais aussi quant au déclin du christianisme, à la montée de la droite et à l’avènement de la globalisation, nous avons affaire à un seul et même problème. La guerre en Palestine peut s’arrêter aujourd’hui, il suffit de garantir la pleine égalité à ses habitants juifs et non-juifs. Et cette solution ne fait même pas l’objet d’un débat. L’auteur serait ravi de passer en revue les merveilleuses réalisations des juifs, si cela pouvait les amener à prendre dans leurs bras leurs voisins palestiniens. Mais cela a déjà été tenté, et l’échec a été spectaculaire. De mon point de vue, c’est l’hubris juive qui constitue l’obstacle principal à la solution, et c’est pourquoi les articles ci-dessous cherchent à déconstruire la judéité, à miner tout ce qui peut servir de prétexte à l’orgueil délirant. Cela peut faire de la peine à mes frères et sœurs juifs intoxiqués par le succès et piégés par le mantra du martyre juif. Mais il faut exorciser l’exclusivisme juif, pour réintégrer les Juifs dans la famille des nations. L’hubris était considérée comme le plus grave des péchés par les anciens Grecs, et elle débouchait toujours sur la catastrophe. Le rabbin Adin Steinlatz, moderne spécialiste et éditeur du Talmud, a décrit le christianisme comme «un judaïsme simplifié, adapté à l’esprit infantile des Gentils». Voilà qui appelle une bonne douche froide, et c’est un petit-fils de rabbin, Karl Marx, qui la lui administre: «Le christianisme est la quintessence sublime de la pensée juive, tandis que le judaïsme est une application utilitaire sordide du christianisme». Je préfère suivre l’enseignement de Rabbi Marx, parce qu’il offre une méthode pour déconstruire l’État juif et pour intégrer les descendants des juifs dans une nouvelle patrie et partout ailleurs.

Il s’agit aussi pour moi d’une histoire d’amour. Je suis profondément amoureux de la Terre sainte, de ses maigres cours d’eau et de ses oliviers, de ses habitants, les Palestiniens de souche et d’adoption. Cette terre est encore capable de restaurer le lien entre l’homme et l’esprit, grâce à ses tombeaux antiques et à sa nature unique. La destruction en cours de la Terre sainte, si elle se poursuivait, créerait un point de non retour et signifierait l’asservissement complet de l’humanité par les forces de domination. En sauvant la Terre sainte, nous sauverons le monde.

 

 

15/02/05

< http://www.voxnr.com/cogit_content/documents/Lennemidupeuple.shtml >

 

 

SILENCE DES AGNEAUX

 

 Il faut lire cet article en même temps que la lettre des députés russes au procureur général de Russie (13 janvier 2005) Il faut lire cet article en même temps que la lettre des députés russes au procureur général de Russie (13 janvier 2005), qui dans ce contexte que le lecteur français connaît sans doute mal (malgré l’optimisme de l’auteur !) prend tout son sens  (traduction française et texte russe sur le site).

Counter-Punch, 17 février 2005

Les Américains s’en moquent

La Russie, l’Israël et les omissions de la presse

Alison Weir

Comme cela arrive souvent à l’agence Associated Presse avec la publication des nouvelles qui concernent Israël, elle commet une grave omission dans sa couverture des relations entre la Russie et l’Israël, m quand l’affaire concerne le pétrole et les États-Unis.

Le lendemain du discours du président des États-Unis, « l’état de l’union », deux hommes recherchés par Interpol ont assisté au « petit-déjeuner de la prière nationale » qui s’est tenu à Washington (DC). La veille, ces personnes en fuite avaient été les invités  d’honneur d’une réunion qui a duré une heure de la commission des relations internationales sur la colline du Capitole à Whashington, où ils avaient été invités par un député démocrate de Californie, Tom Lantos.

On pourrait croire qu’une nouvelle de cette importance ferait la une de la presse : des hommes recherchés par la police européenne surgissent tout d’un coup aux États-Unis, sur la colline du Capitole à Washington, à des réunions auxquelles assiste le président des États-Unis.

Pourtant, aux États-Unis, il n’y a pas eu une seule dépêche de l’Associated press sur le sujet[2]. Les faits n’ont pas été mentionnés une seule fois, que ce soit par les radios ou par les chaînes de télévision nationales. Quatre jours après, les moteurs de recherche Google et Lexis-Nexis, interrogés, ne citaient que trois articles de journaux sur la question pour le pays tout entier[3].

Qui sont ces fugitifs recherchés par Interpol, qui rencontrent les hauts dirigeants américains ? Et pourquoi ne nous parle-t-on pas d’eux ?

C’est là le sel de l’histoire. Ces deux hommes ne sont que le sommet d’un énorme iceberg qui n’est pas caché à 90% mais presque entièrement submergé.

Il s’agit de Mikhaïl Broudno et de Vladimir Doubov, deux associés russo-israéliens du géant pétrolier russe Ioukos. Ils sont recherchés par Interpol, comme un certain nombre de leurs copains, pour avoir privé les citoyens russes de millions de dollars. Pour fuir les poursuites en Russie, ils ont élu domicile en Israël[4].

On lit dans le quotidien israélien Haaretz, « Ces dernières années, les autorités russes ont commencé à enquêter sur Ioukos, ses dirigeants et ses principaux actionnaires, dont beaucoup sont juifs. Les enquêtes ont provoqué la fuite de plusieurs dirigeants en Israël, et ont abouti à l’arrestation de Khodorkovski, le PDG, et à une attaque du Kremlin contre Ioukos. »

Il est un fait qu’Israël est un facteur important dans la lutte pour le pouvoir qui secoue actuellement toute la Russie. Cependant, l’Associated Press n’évoque jamais le fait dans ses dépêches ? par exemple, il y a quelques mois, dans une dépêche typique de l’agence sur la lutte pour le pouvoir « La Russie inculpe à nouveau Berezovski »[5], Judith Ingram, chef du bureau de l’AP à Moscou, ne disait nulle part que Berezovski a la nationalité israélienne ou qu’il a de nombreux liens avec Israël.

A cause de ces omissions de l’AP et de très nombreux organes de presse américains, les Américains sont sérieusement désavantagés pour comprendre ce qui se passe en Russie et saisir toute l’importance qont les événements de ce pays pour le monde entier.

Pour essayer de comprendre la lutte pour le pouvoir en Russie et son importance pour nous tous, il faut saisir le contexte israélien, généralement occulté. Une fois qu’on l’a saisi, l’amitié de dirigeants du Congrès pro-israéliens comme le député Lantod pour les magnats russes du pétrole en fuite prend tout son sens.

Pour étudier l’ensemble de la question, il est souvent utile de consulter la presse israélienne. En juillet, le Jérusalem Post, un des principaux journaux israéliens, a publié un article intitulé « Boris Berezovski déclare que la Russie de Putin est dangereuse pour Israël ». Avant de résumer son contenu, nous devons examiner l’arrière-plan.

Les oligarques

Boris Berezovski est l’un des sept oligarques, comme on les appelle en Russie et ailleurs : ce sont des manipulateurs immensément riches, très puissants, qui, par la violence, le vol et la corruption, se sont taillé la part du lion (on parle de 70 à 85%) dans l’économie russe, du pétrole à l’industrie automobile et à la presse.

En même temps, ce groupe s’est emparé de la quasi-totalité de l’appareil politique. Grâce à leurs ressources financières extraordinaires et leurs manipulations, ils choisissaient les premiers ministres et les dirigeants du gouvernement sans même prendre la peine de se dissimuler.

En 1997, Mikhaïl Khodorkovsi, que Putin a fait emprisonner l’année dernière, fondateur de Ioukos, oligarque et homme le plus riche de Russie pendant un certain temps (les oligarques vont et viennent sans cesse à ce poste), a déclaré à un journaliste :

« Si on classe tous les champs de l’activité humaine en fonction du profit, la politique est le domaine le plus lucratif. Quand il y a une situation critique au sein du gouvernement, nous prenons au hasard un membre de notre milieu qui va intervenir.[6] »

En fait, presque tous les oligarques ont des liens étroits avec Israël. Berezovski lui-même a la nationalité israélienne, et un énorme scandale a éclaté en Russie en 1996, lorsqu’un journal l’a révélé[7].

La double allégeance de Berezovskiaa-t-elle de l'importance ? Oui, car à l’époque de la domination mondiale, les intérêts de la Russie divergent beaucoup de ceux d’Israël. L’intérêt d’Israël veut qu’il y ait en Russie un gouvernement favorable à Israël, ce que n’est pas le gouvernement actuel de Putin, qui, les dirigeants israéliens le sentent bien, soutient ses ennemis. Récemment, Putin a rencontré les dirigeants syriens, ce qui a considérablement ému Israël.

Du point de vue israélien, l’idéal est d’avoir un citoyen israélien au plus haut niveau du gouvernement. C’était le cas avec Berezovski. L’article du Jérusalem Post que nous avons déjà cité est éloquent : il qualifie Berezovski de « parrain des Oligarques et rapporte l’opinion de Berezovski qui pense que « la Russie de Putin est dangereuse pour Israël ». Berezovski poursuit, affirmant que Poutine «soutient le terrorisme» au Moyen-Orient à travers ses relations anciennes avec l’Irak et ses relations actuelles avec l’Iran[8]. [7]

Si les Israéliens n’avaient que des motifs de satisfaction à voir la position occupée par Berezovski en Russie, il n’est en revanche nullement étonnant que les citoyens russes aient été un peu moins emballés. Découvrir qu’un dirigeant très puissant et un des membres du Conseil de Sécurité de la Russie était un citoyen israélien ne laissa pas de les déconcerter.

Résultat de la levée de boucliers dans la presse au sujet de la citoyenneté israélienne de Berezovski et d’autres événements connexes: les connexions entre les oligarques et Israël sont désormais bien connues en Russie et dans le reste du monde. En Israël, elles sont fréquemment évoquées par la presse, bien souvent avec adulation, comme ce feuilleton à succès de la télévision israélienne, intitulés: «Les Oligarques».

«Certains des épisodes [de ce feuilleton télévisé], explique l’écrivain israélien Uri Avnery, «sont tout simplement incroyables, ou plutôt seraient incroyables, si elles ne venaient pas directement de la bouche du cheval même: les héros de cette histoire, qui se vantent avec délectation de leurs exploits pendables. Le feuilleton a été produit par des Israéliens immigrés de Russie». Avnery écrit que les oligarques ont eu recours «au vol, aux pots-de-vin et aux assassinats», en «exploitant la désintégration du système soviétique afin de piller les trésors de l’État et d’amasser un butin de plusieurs centaines de milliards de dollars. Pour assurer la perpétuation de leurs affaires frauduleuses, ils ont pris le contrôle de l’État russe. Sur les sept [oligarques], six sont juifs[9]

D’après un article du Washington Post, sous la plume de David Hoffman, le groupe des oligarques a acheté et contrôlé des responsables russes au plus haut niveau. Après avoir financé l’élection de Poutine, en 1996, écrit Hoffman, «Les magnats se sont réunis et ont décidé de placer l’un des leurs au gouvernement. Ils ont débattu entre eux, puis ils ont choisi [Vladimir] Potanin, qui devint vice-premier ministre. Une des raisons de leur choix était que ce Potanin n’était pas juif, alors que la plupart des autres l’étaient, et qu’ils avaient peur d’un retour de manivelle contre les banquiers juifs[10]

En Russie, les oligarques sont profondément honnis, ils sont considérés comme des malfrats qui se sont ingéniés à saigner le pays à blanc; sous leur règne, beaucoup de citoyens russes ont vu les économies de toute leur vie disparaître du jour au lendemain. Un mot nouveau a été créé spécialement pour décrire leur domination: «semibankirchtchina» [= “la chienlit des sept banquiers“. N. du T.: erreur de l'auteur, le terme employé est semibojarchtchina, allusion à l'occupation polonaise et au détournement des finances publiques organisé par sept aristocrates, au début du XVIIe siècle], et tout le monde sait qu’ils ont mis sur pied des milices criminelles. Des rumeurs courent sur Berezovski, qui a fait l’objet d’un reportage plein de déférence de l’Associated Press, indiquant qu’il serait même responsable de l’assassinat d’un journaliste américain, Paul Klebnikov, rédacteur en chef de l’édition moscovite de la revue Forbes.

Même si personne n’a été inculpé pour l’assassinat de Klebnikov, auteur d’un ouvrage consacré à Berezovski, beaucoup soupçonnent une «Berezovski connection». Comme l’a écrit un ami de Klebnikov: «Les expatriés en Russie un peu au courant des dangers qu’ils encouraient avaient en partage une règle essentielle: «Ne croise jamais un de ces milliardaires brutaux, sinon tu rentreras sans doute chez toi dans un cercueil[11]

 

Les liens avec la Tchétchénie

Les indices d’une responsabilité encore bien plus grande de Berezovski dans la mort et la tragédie ne manquent pas.

«Berezovski se vante d’avoir causé la guerre en Tchétchénie», écrit Avnery, «une guerre dans laquelle des dizaines de milliers d’innocents ont été massacrés et un pays entier dévasté. Il était intéressé par les richesses minérales et un projet de pipeline dans cette région. Afin de les obtenir, il a fait capoter l’accord de paix qui accordait à la Tchétchénie un semblant d’indépendance. Les oligarques ont déboulonné et détruit Alexander Lebed, ce général très populaire qui avait mis sur pied l’accord de paix, et la guerre n’a jamais cessé depuis lors.»

«Enfin», poursuit Avnery, «il y a eu une réaction: Vladimir Poutine, l’agent taciturne et brutal de l’ex-KGB a pris le pouvoir, puis il a pris le contrôle des médias, il a mis un des oligarques [Mikhaïl Khodorkovski] en tôle, et il a contraint les autres à prendre la fuite [Berezovski en Angleterre, Vladimir Gusinski en Israël, tandis qu’un autre, Mikhaïl Tchernoï, se cache sans doute ici (en Israël, ndt)]»

Toutefois, mis à part le Washington Post, les médias américains n’en disent pratiquement rien. Au contraire: la couverture médiatique aux États-Unis portraiture largement Berezovski et sa bande comme des hommes d’affaires au sens américain, qui seraient pourchassés par un gouvernement russe dont les actions à leur encontre, pour reprendre la phrase type seraient «déterminées par des motifs (purement) politiques».

Les reportages publiés aux États-Unis, même quand ils abordent à l’occasion certaines pratiques douteuses, ont une fichue tendance à user d’expressions telles «de jeunes capitalistes fringants» lorsqu’ils parlent des oligarques[12]. Ainsi, une longue série coproduite par Frontline et le New York Times qualifie ces malfrats d’«hommes d’affaires avisés» et font mine de s’interroger: «Quelle impression cela fait-il d’être jeune, russe, et nouvellement richissime[13]?»  La violence massive, les loyautés duplices et le contrôle de secteurs entiers de l’économie russe ne sont pour ainsi dire jamais mentionnés.

La responsable du bureau moscovite de l’Associated Press, Ingram, interrogée sur l’article qui parlait de la citoyenneté israélienne de Berezovski, a affirmé qu’elle n’était pas au courant: bizarre de la part de la rédactrice en chef de l’AP à Moscou depuis 1999. Lorsqu’on lui a de nouveau posé la question, elle nous a raccroché au nez.

Un examen plus approfondi du reportage d’Ingram sur Berezovski (cité plus haut) soulève de sérieuses questions. Bien qu’elle réside à Moscou, Ingram n’a interrogé que deux personnes pour rédiger son article: Berezovski, qui vit pourtant à Londres, et Alex Goldfarb, associé de Berezovski qui habite, lui, à New York. On se demande bien pourquoi elle n’a interrogé aucun des oligarques russes qui habitent à deux pas de son bureau.

De la même manière, on se perd en conjectures sur les raisons pour lesquelles Associated Press n’a jamais fait la moindre allusions aux liens notoires de Berezovski avec Israël.

Plus grave: jamais l’article d’Ingram ne fait la moindre allusion à la brutalité des agissements des oligarques, ni à l’importance de leurs pouvoirs financiers, notamment sur la presse, qu’ils contrôlent. Passé inaperçu également, le fait que la vedette de son article et son collègue l’oligarque Vladimir Gusinski se trouvaient être les deux plus puissants magnats de la presse en Russie.

Avant le coup de torchon de Poutine, indique le Washington Post, les oligarques avaient réussi à prendre en main «les rênes de la presse écrite et parlée en Russie, vitale pour l’évolution de la démocratie chancelante dans ce pays et le développement de sa société civile naissante.» Le bras droit de Berezovski, Gusinski, ami intime de Rupert Murdoch, qui était sur le point de lancer un réseau de télévision par satellite, s’est enfui en Israël, lorsqu’il comprit qu’il allait être arrêté[14].

D’une manière ou d’une autre, tout cela semble avoir échappé à la responsable du bureau moscovite d’Associated Press…

En quoi cela concerne-t-il les Américains ?

Associated Press est la principale source d’information pour des milliers de publications, dans l’ensemble des États-Unis, qui ne peuvent se payer leurs propres correspondants. Quand Associated Press décide de ne pas diffuser une nouvelle, les conséquences se ressentent dans tout le pays. Quand des réseaux d’information, nationaux et autres, dissimulent un fait quelconque, il est presque totalement ignoré du pays.

La Russie, malgré son désordre actuel, recèle une puissance énorme. Ses ressources naturelles sont gigantesques: elle possède les plus grandes réserves de gaz naturel au monde, les secondes réserves de charbon, et les huitièmes réserves de pétrole. La Russie est le plus grand exportateur mondial de gaz naturel, le second exportateur de pétrole, et le troisième pays au monde en matière de consommation d’énergie. L’importance de la Russie aujourd’hui, sur la scène mondiale, n’est pas moins immense que par le passé[15].

En même temps, les États-Unis sont aujourd’hui le pays le plus puissant du monde. Il est par conséquent vital que leurs citoyens soient correctement informés des choses importantes. Les citoyens israéliens, russes et les citoyens de toutes les nations du monde connaissent bien ce que l’on vient d’exposer ici. Il est très regrettable que les citoyens américains soient moins bien informés que ceux des autres pays.

Pendant des années, la presse américaine a dissimulé le fait que les néocons poussaient à la guerre contre l’Irak. Depuis plus longtemps encore, les rapports étroits entre les néocons et Israël sont dans une très large mesure tus par la presse américaine officielle. Le résultat, c’est que très peu d’Américains savent à quel point de nombreux responsables de l’invasion et de l’occupation tragique de l’Irak par les États-Unis ont été poussés par des préoccupations essentiellement israéliennes.

Les omissions, dans la couverture médiatique de l’Irak, sont absolument désastreuses, tant pour le Moyen-Orient que pour les Américains. De fait, il est fort vraisemblable que seule l’histoire montrera quelle est la véritable étendue de ce désastre. Il est profondément dérangeant de constater le même genre de silence délibéré sur ce qui se passe actuellement en Russie.

 Alison Weir est directrice de If Americans Knew http://www.ifamericansknew.org/

 

< http://www.voxnr.com/cogit_content/etranger/LaRussieIsraletlessilences.shtml >

 

 

CENSURE ET EMPIRE:

 

 

Dieudonné et l'usage de l'«antisémitisme»

Diana Johnstone

 

 

Quand le pouvoir devient ouvertement criminel, il est temps de faire taire les gens. A travers l'Empire, ce moment semble arriver. La liberté d'expression est de plus en plus menacée, tant aux États-Unis que dans la «vieille Europe», bien que ces attaques viennent d'angles différents.

Aux États-Unis, l'assaut est clairement mené par des fanatiques d'extrême droite comme David Horowitz, qui incite les étudiants à dénoncer les professeurs qui osent tenter de leur enseigner des choses qu'ils ne pensent pas déjà savoir. Le but est clairement d'interdire toute critique de la politique guerrière des États-Unis.

Dans la vieille Europe, l'assaut est plus subtil et probablement moins lucide. Il est mené en partie par des gens qui se considèrent comme étant de gauche et qui semblent parfaitement inconscients du danger qu'il y a à limiter la liberté d'expression.

En Allemagne, il est depuis longtemps illégal de nier l'holocauste: le délit appelé «le mensonge sur Auschwitz» peut être puni de 3 ans de prison. La TV allemande ressasse sans arrêt des histoires sur Hitler et ses crimes comme s'il était caché quelque part et prêt à surgir. Ceci n'a en rien empêché la montée des groupes néo-nazis. Cela a même pu les renforcer, conformément à l'observation, faite dans la sphère soviétique, selon laquelle l'établissement d'une «vérité officielle» - aussi vraie soit-elle -peut être la meilleure façon d'amener les gens à croire le contraire. Mais plus que cela, l'extrême droite en Allemagne semble gagner du terrain suite à la désillusion, présente surtout en Allemagne de l'Est, face aux politiques néo-libérales, supposées amener la prospérité et qui n'ont produit que pauvreté et chômage.

En tout cas, le gouvernement de centre gauche formé par les sociaux- démocrates et les verts a entrepris de réagir aux manifestations de l'extrême droite en élargissant la loi contre le «Volksverhetzung» -un concept qui peut être traduit comme "incitation des masses" ou "empoisonnement de l'esprit du peuple". A l'avenir, pourraient être poursuivis non seulement ceux qui «approuvent, justifient, nient ou minimisent le génocide contre les Juifs et les Roms» d'une façon qui «trouble l'ordre public» mais aussi quiconque parle de la même façon d'un quelconque «génocide» que condamne toute cour dont la juridiction a été reconnue par le gouvernement de la République Fédérale Allemande.

Or l'histoire judiciaire est parsemée de verdicts célèbres que l'on a dû renverser après de longues batailles menées pour rétablir la vérité. Mais la loi allemande pourrait considérer comme un délit le fait de contester le Tribunal International pour la Yougoslavie, sponsorisé par les puissances de l'Otan pour contrôler et manipuler le conflit des Balkans, à partir du moment où des Serbes sont officiellement reconnus coupables de «génocide». Quiconque fait remarquer que la définition de «génocide» utilisée par ce Tribunal a été fabriquée pour des raisons politiques et que ses procédures sont manifestement biaisées, risquerait d'être arrêté.

S'il doit y avoir des limites à la liberté d'expression, elles ne devraient s'appliquer qu'à ce qui a rapport avec des actions. Ainsi, si un leader politique exhorte ses partisans à aller commettre des pogroms, cela peut légitimement être considéré comme un acte criminel. Mais la tendance actuelle élargit la criminalisation du discours bien au-delà de ce type d'incitations, incluant l'expression d'opinions, y compris des opinions sur des faits passés qui, de par leur nature, peuvent être débattus, mais ne peuvent être changés.

En France, la restriction de la liberté d'expression a commencé aussi avec la criminalisation du «mensonge sur Auschwitz». Et, comme en Allemagne, cela ne semble pas devoir s'arrêter là. L'incitation à la haine raciale ou à la discrimination est illégale en France depuis 1972. En juillet 1990, l'Assemblée Nationale a adopté un amendement qui étend la loi de 1972 aux personnes qui contestent l'existence de crimes contre l'humanité, ainsi que les définit le tribunal de Nuremberg et qui «ont été commis soit par des membres d'une organisation déclarée criminelle, (..) soit par une personne considérée comme coupable par la juridiction française ou internationale». Le but de cette loi vise clairement la punition des déclarations niant la réalité du génocide nazi contre les juifs. Cependant, la référence non spécifique à «une juridiction internationale» peut avoir ouvert involontairement la porte à la poursuite de personnes contestant les verdicts de tribunaux très différents, par exemple le Tribunal de La Haye, lié à l'Otan.

En 1990, l'amendement, connu sous le nom de «loi Gayssot» a été introduit par un député communiste. Il semble que la gauche française, particulièrement le Parti Communiste, dans son désir compréhensible de préserver l'héritage de la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, n'a pas vu de danger dans la création d'un précédent punissant des discours comme s'il s'agissait d'actes.

Dans les années récentes, le contexte a considérablement changé. Devant la protestation mondiale contre la façon dont sont traités les Palestiniens, des efforts croissants ont été faits pour étendre la définition de l' «antisémitisme», afin d' y inclure toute critique d'Israël. En insistant sur le fait qu'il n'y a pas de différence entre les juifs et l' «état juif» (proposition vigoureusement contestée par de nombreux français d'origine juive) et donc que la critique d'Israël s'identifie avec l' "antisémitisme", les ultra-sionistes semblent provoquer l'antisémitisme qu'ils dénoncent. Que ce soit délibéré ou non est discutable. La France a la plus grande population juive d'Europe, une population professionnellement qualifiée et assimilée, et Sharon essaie ouvertement de l'attirer en Israël en proclamant que les juifs ne sont en sécurité nulle part ailleurs, et surtout pas en France, à cause, soi disant, de l'antisémitisme.

Dès que la critique d'Israël est identifiée à l'antisémitisme elle devient taboue. Un des principaux spécialistes de cette intimidation morale est Roger Cukierman, un sioniste très à droite, qui préside le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) . En avril 2002, Cukierman a même applaudi le score surprenant de Le Pen au premier tour des élections présidentielles comme étant "une bonne leçon pour les Arabes". Cukierman ne représente sûrement pas les nombreux citoyens d'origine juive qui ne sont pas membres des organisations juives. Néanmoins, le dîner annuel du CRIF est devenu un «must» pour les leaders politiques français, qui, chaque année, écoutent docilement les imprécations de Cukierman les accusant de ne pas faire assez pour arrêter l'antisémitisme. (Une seule exception est venue lorsqu'un Vert, il y a deux ans, a quitté la salle, lorsque Cukierman a assimilé «les Verts et les Rouges» aux "Bruns" en raison de leur soutien aux Palestiniens). Cette année, 16 ministres baissaient la tête tandis que Cukierman attaquait la politique étrangère du président Chirac. Ce qui veut dire son opposition à la guerre en Irak et sa tentative de poursuivre une politique équilibrée au Moyen-Orient.

Ce qui illustre à quel point, et de façon croissante, «le combat contre l'antisémitisme» peut être injecté dans les discussions géopolitiques comme prétexte pour stigmatiser l'opposition croissante à la politique d'Israël et des États-Unis.

Cette stigmatisation a atteint un sommet avec la campagne visant à faire taire, légalement ou illégalement, l'humoriste Dieudonné. La campagne a commencé en décembre 2003, juste après un court sketch où Dieudonné, déguisé en colon des territoires palestiniens occupés, a appelé les jeunes à rejoindre «l'axe du bien americano-sioniste». Ce qui fut ponctué par l'expression «Isra-heil», qui suscita un tollé. Les organisations sionistes ont réussi à forcer les salles un peu partout en France à annuler les spectacles de Dieudonné, parfois en les menaçant de violences. Néanmoins, il a gagné tous ses procès. Quand il réussissait à trouver une salle pour son spectacle, elle était pleine et une «standing ovation» l'attendait.

Comme il arrive souvent, l'éducation catholique de Dieudonné en a fait un libre-penseur, critique acerbe de toutes les religions. Dans ses spectacles, il parodie régulièrement toutes les religions sans excepter l'animisme de ses ancêtres africains. L'insolence est une constante de l'humour français, qui n'hésite pas à ridiculiser le catholicisme comme l'Islam en des termes très offensants.

Insistant sur son engagement en faveur de l'égalité et des valeurs universelles, Dieudonné a refusé de se censurer comme le lui demandaient ses critiques. Ils l'ont attendu au tournant. Dans une conférence de presse à Alger le mois dernier, il a utilisé l'expression «pornographie mémorielle», forgée par l'historienne israélienne Idith Zertal, faisant référence à certains aspects de la commémoration de l'holocauste. D'après Dieudonné, aucun journaliste algérien n'a jugé bon de rapporter cette expression qui, dès lors, se réduisait à une expression d'opinion privée. Elle n'en fut pas moins saisie par un site sioniste, http://www.proche.orient.com, qui propagea l'expression, ajoutant que Dieudonné avait qualifié la Shoah de «pornographie mémorielle». Une nouvelle et très violente «affaire Dieudonné» était lancée.

Le fond de commerce des humoristes est souvent l'excès et le mauvais goût. Sur ces deux plans, Dieudonné est relativement bénin. Son personnage est plutot bonhomme, sans le venin qui caractérise certains présentateurs de talk shows américains. De retour à Paris, Dieudonné a donné une conférence de presse, pour dire que ses propos avaient été déformés, qu'il n'avait jamais mentionné la Shoah comme telle, et qu'il respectait les victimes de cette immense tragédie.

Mais il n'a pas suffit de corriger la citation inexacte. Quels que furent les mots prononcés, les journalistes hostiles voulaient savoir, «mais qu'avez-vous voulu dire»? En d'autres termes, «que pensez-vous»? La criminalisation des mots dits conduit inévitablement à la criminalisation des pensées non dites.

Expliquant sa position politique, Dieudonné affirme que son combat contre le racisme l'amène à s'opposer au "communautarisme exacerbé" qui dresse certaines communautés religieuses contre d'autres. Pourquoi n'existe-t-il pas de monument aux victimes de la traite des esclaves? Pourquoi existe-t-il des financements pour 150 films sur l'holocauste alors qu'il n'a pu obtenir aucun financement pour un film sur «le code noir», qui fut la base légale du commerce français des esclaves?

Ceci n'a en rien calmé ses critiques, et, dans les jours qui suivirent, les attaques dans les médias se firent encore plus virulentes. Bernard Henry Levy qualifia Dieudonné de «fils de Le Pen» - en dépit du fait bien connu que dans sa ville de Dreux, Dieudonné avait été un opposant actif au Front National de Le Pen.

Les annulations et les menaces de mort sont arrivées en masse chez Dieudonné. Même s'il gagne devant les tribunaux, comme ce fut le cas précédemment, les medias cherchent clairement à le détruire. La signification de cette campagne va bien au-delà de ses conséquences sur la carrière d'un artiste de talent. Deux conséquences plus générales sont à signaler.

Premièrement, la campagne contre Dieudonné s'avère être une tentative de réduire au silence une des principales voix de l'universalisme laïque qui a des partisans parmi les jeunes de toutes les communautés de France notamment - mais non exclusivement - parmi les enfants d'immigrants d'Afrique et des pays arabes. Beaucoup d'entre eux, contrairement à lui, sont croyants. Mais si des jeunes filles voilées peuvent rire de ses satires contre les extrémistes musulmans, pourquoi une satire similaire contre des colons sionistes orthodoxes est-elle interdite? Pourquoi le CRIF a-t-il plus d'influence qu'une quelconque organisation représentative de la communauté musulmane, bien plus nombreuse? L'universalisme laïc de Dieudonné n'est-il pas une saine réponse à la menace d'un conflit intercommunautaire religieux?

Deuxièmement, et ce qui est sans doute le plus important, la campagne contre le comique français est l'indice d'une tendance générale visant à utiliser l'accusation d' "antisémitisme" chaque fois qu'il s'agit de critiquer la politique des États-Unis au Moyen -Orient, y compris la conquête de l'Irak. C'est parfois flagrant, parfois plus subtil. L'expression «pornographie mémorielle» manque sans aucun doute de précision et de bon goût. Mais elle n'en exprime pas moins une certaine lassitude, qui existe aussi chez de nombreux lycéens juifs, devant la constante commémoration d'une terrible tragédie passée, à l'exclusion d'autres (le bombardement d'Hiroshima par exemple). On peut penser de plus en plus que cette répétition ne contribue nullement à empêcher que «cela ne se produise à nouveau». Au contraire, elle est exploitée pour faire taire toute opposition à la politique actuelle de guerre des États-Unis et de son principal partenaire au Moyen-Orient. C'est une telle opposition, après tout, qui était le sens de la parodie de Dieudonné sur «l'axe du mal», et qui concerne essentiellement le présent et le futur immédiat et non une quelconque négation du passé.

Sur le plan idéologique, la référence constante à l'holocauste, liée à la suggestion qu'une nouvelle persécution des juifs d'Europe pourrait commencer demain, crée un clivage subtil mais profond entre les États-Unis et l'Europe. Concernant l'Allemagne c'est évident ; mais également en France, où les justifications sont bien moindres, mais l'insistance des critiques américains tout aussi forte, la référence à l'holocauste maintient un sentiment de culpabilité, et disqualifie ces puissances européennes dans leur volonté de jouer un rôle géopolitique à l'avenir.

Au contraire, pour les États-Unis, l'holocauste est devenu la clef majeure d'une idéologie qui justifie ses interventions militaires pour «sauver les victimes» partout dans le monde. Ceci se base sur le mythe (qui ignore, entre autres, le rôle décisif de l'Armée Rouge dans la défaite du Troisième Reich) que ce sont les États-Unis qui sont finalement venus au secours des victimes de l'holocauste. L'implication de ce mythe, qui sous-tend l'énorme exagération du «retour de l'antisémitisme» en France, vise à faire croire que les Européens, laissés à eux-mêmes, recommenceront à persécuter les juifs. Et que seuls les États-Unis peuvent les en empêcher.

Ainsi, le mythe des interventions militaires bienveillantes des États-Unis est renforcé par l'exploitation idéologique de l'holocauste tout autant que la «vieille Europe» en est affaiblie. Ceci est une des raisons pour lesquelles les politiciens et les medias européens qui veulent voir leur pays suivre Washington - et qui sont loin d'être tous juifs -, trouvent politiquement utile de rappeler le plus souvent possible l'holocauste. Il ne s'agit pas ainsi de respecter les victimes mais de les exploiter. Par un perpétuel chantage implicite, les politiciens et les medias pro-Otan paralysent l'Europe et la disqualifient comme opposante aux guerres menées par les États-Unis afin de remodeler le Moyen-Orient.

Il semble qu'il y a eu bien plus d'indignation dans les medias français à propos d'un reportage douteux concernant quelques remarques de Dieudonné qu'à propos de la totale destruction de la ville de Fallujah en Irak. Dans un monde pareil, reste-t-il encore de la place pour un humoriste?

 

February 28, 2005. Traduit de l'anglais. Voir: www.counterpunch.org/

Diana Johnstone est l'auteur de «La Croisade des Fous: Yougoslavie, Otan et illusions occidentales», publié en anglais par Pluto Press et à paraître en français au Temps des cerises.)

 

 

 


NN

Notules du Net


 

@@**@@**@@ The invisible wounded

Injured soldiers evacuated to the U.S. never arrive in the light of day -- and the Pentagon has yet to offer a satisfactory explanation why.

By Mark Benjamin […]

Un type qui passe son temps à essayer de voir les soldats blessés qui rentrent d'Iraq, en particulier au Walter Reed Army Medical Center (pour l'infanterie) ou le Bethesda Naval Medical Center (pour les Marines) à Washington. Les autorités militaires ont réussi à cacher le retour de 25.000 soldats blessés et rendus inaptes, depuis deux ans. Ils arrivent de nuit, et la presse est interdite. Travail de pro.

< http://www.salon.com/news/feature/2005/03/08/night_flights/index_np.html >

 

 

@@**@@**@@ Comment devenir un leader juif, en quelques leçons

< http://www.mechinah.com/ >

C'est plutôt fastoche!

 

 

@@**@@**@@ Dans les grandes manœuvres anti-Dieudonné, on relèvera l'article d'Esther Benbassa, Les Noirs, les juifs et la victimisation, paru dans Le Monde du 17 mars 2005.

 

A part les insultes gratuites, qui sentent le rapport de classe entre l'intellectuelle bourgeoise installée et ce prolo noir qui fait des vagues, on pourrait approuver ce texte. Ce qu'il dit de la "mémoire", bien que timidement, va dans le sens de ce que nous essayons de dire depuis bien longtemps. La "mémoire" est une fabrication qui empêche de savoir ce qui s'est réellement passé. Elle s'interpose et obscurcit le tableau, en sorte que toutes les manipulations politiques deviennent possibles. Ceci est vrai, notons-le, aussi bien de la "mémoire juive" que de la "mémoire noire". Seul le travail de l'historien, armé de sa balayette révisionniste, peut nous donner une idée, souvent assez vague, mais probable, du passé. Le reste relève de la politique.

Nous recommandons l'ouvrage d'un jeune historien trop tôt disparu, Jean Mettas, Répertoire des Expéditions Négrières Françaises au XVIIIe siècle, Paris, Société française d'Histoire d'Outre-Mer, 2 vol.,1978 et 1984, ainsi que les travaux très bien documentés de Serge Daget.

 

 

@@**@@**@@ On trouvera beaucoup de trésors sur le site africa Maat (c'est le nom d'une déesse de l'Egypte antique) dans la lignée d'un homme pour qui nous avons grand respect et pas mal de tendresse, Cheikh Anta Diop, même si nous ne partageons pas toujours l'interprétation historique formulée par Diop et ses disciples. on lui reconnaîtra la vision et le courage d'un vrai défricheur et d'un explorateur du passé de l'Afrique, si tragiquement nié par la colonisation.

 

 

@@**@@**@@ DVD - Zionist War Crimes: The Case for Prosecution

Sur Amazon.com. Price: $18.00

 Several decades ago, people lived peacefully among one another in the Mid-East. Today, however, things have changed considerably. And the violence has spread considerably--far outside of the realm of the Palestinian-Israeli dispute. This video takes you back in time. It shows actual footage of Israelis and Arabs dancing together in the streets, when violence was uncommon. Traversing the time lines, this video then takes you on a journey from the days of Herzl to today, showing numerous scenes that many of us in the West are completely ignorant--such as what occurred in Deir Yassin, Jenin, Lebanon, and many other cities that raised the Arabs' ire. It also describes the Israelis' attack on the USS Liberty, which caused many innocent U.S. Navy crewmembers to die. The attack on the U.S. Library of Information in Egypt by the Israelis is also shown. You will see much rare footage, which has been previously unknown to most of us in the West. Most of this footage was taken by individuals with video cameras, since camera crews are often forbidden in the midst of these ongoing battles. This video is not for the timid, and condemns all acts of violence, whether these acts are from Israelis or Arabs. However, "Zionist War Crimes" is unique in that it offers an objective view of what has occurred in the Mid-East, and recognizes that violence begets violence--something which all people should avoid. American NTSC format. Region-coded "0" (everywhere). Approximately 1-hour.

 

Autre DVD - Rep. Paul Findley Dares to Speak Out Again

Rep. Paul Findley Dares to Speak Out Again: A 22-Year Veteran Congressman Exposes Israel’s Lobby. Paul Findley served on Capitol Hill on behalf of his constituents for a long period of time. While there, what he discovered was shocking: His fellow members of the House and Senate were more concerned about Israel’s interests than America’s. He raised his voice, causing Israel’s lobby to get him unseated. This led to him writing a book, "They Dare to Speak Out: People and Institutions Confront Israel's Lobby," which sold hundreds of thousands of copies and was on the Washington Post’s best-seller list. Hear what he has to say about Israel’s strong influence over Washington, and its effect on our current Mideast Wars. American NTSC format. Region-coded "0" (everywhere). Approximately 1-hour.

 

 

@@**@@**@@ Dans une interview au journal italien La Repubblica, (fin janvier) signée d'Anais Ginori, Miguel Benasayag, philosophe argentin, compagnon de Florence Aubenas, a dit qu'à sa connaissance elle enquêtait sur "les bandes islamistes payées par les Américain". Elle ennuyait tout le monde. Contactés, les milieux islamistes de la résitance ont décliné toute responsabilité.

 

 

@@**@@**@@ La pelle.

Texte de l’appel pour les Assises de l’anti-colonialisme post-colonial:

http://www.oumma.com/article.php3?id_article=1377

 

Ce texte a connu une large diffusion et nous ne le reproduisons donc pas, mais nous sommes entièrement d'accord avec lui et nous soutenons les initiatives qui vont en découler.

Voir la pétition et les signataires

< http://oumma.com/petition-colonisation.php3#sp1355 >

Serge Thion, militant anticolonialiste depuis 1960, a donné sa signature à l'appel. Curieusement, un mois plus tard, sa signature n'était toujours pas en ligne… Comme le disait Bernard Comte dans un rapport sur l'université lyonnaise, "Serge Thion, vient lui aussi de la nébuleuse Vieille Taupe, mais surtout de l'anticolonialisme féroce. Cela l'a conduit à un antisionisme encore plus féroce, d'où il a basculé dans un antisémitisme et un négationnisme fanatiques."

< http://www.phdn.org/negation/comte/IIA.html > Ce pauvre Comte finit pas exagérer!

Nous avons affaire à des chiffes molles, qui pensent survivre et faire carrière en léchant les bottes des puissants du jour. Avec ces dégonflés, la décolonisation n'est pas pour demain!

 

 

@@**@@**@@ Attendons voir

 

- Votre fondation, M. Ménargues, des 100 journalistes, s’agit-il d’un comité d’experts chargé du traitement de ce type d’accusation, de son décryptage et de son explication dans le contexte géopolitique de l’heure? - Non. Par expérience, c’est en étudiant les dossiers précédents que je me suis aperçu que les accusateurs mettaient en lumière les accusés d’antisémitisme et disparaissaient. Moi, je veux qu’ils restent à la lumière, c’est pourquoi je veux créer un site où je dirais M. Goldnadel c’est ceci et cela. Je veux démonter les processus. Il ne m’appartient pas et n’appartient pas aux journalistes le droit de dire ceci est bien et cela est mal, mais on peut dire qui est qui et qui fait quoi. Si vous prenez Dieudoné, il a eu_17 procès, en France. Je veux connaître les 17 personnes qui l’ont traduit en justice et mettre leurs photos sur internet. Que tout le monde les voie.

- Les journalistes qui vous ont rejoint partagent-ils tous vos opinions? - Ils partagent totalement mes opinions de ras-le-bol de cette pression et de ce terrorisme intellectuel.

- Ont-ils connu ou peuvent-ils connaître des frondes semblables? - Non, ils sont écœurés par cette espèce d’attaque sans consistance. Donc ils ont décidé de collecter toutes les informations. Par exemple, je dis Goldnadel, tout le monde va chercher qui est cette personne, où elle habite, qui est sa femme, dans quelle association milite-t-il, qui le paye, comment il le paye et on dit, M. Goldnadel, c’est lui. Croyez-moi, cela va changer beaucoup de choses. Quand les gens attaquent en étant sûrs de leur impunité, ils peuvent attaquer n’importe qui, mais quand ils seront simplement connus, cela va être différent. C’est une affaire de communication. Faisons de la communication.

- Cette fondation est-elle ouverte à tout le monde? - A tout le monde! Savez-vous que les premiers journalistes à adhérer à cette fondation sont des journalistes israéliens. J’ai des journalistes arabes et américains. C’est ouvert à tout le monde. Ce que je contrôle, c’est l’honnêteté des journalistes. Pour moi, c’est le critère ; objectif ne veut rien dire. Qu’ils disent ce qu’ils pensent comme ils le pensent, même s’ils ne sont pas d’accord entre eux.

 

Extrait d’Entretien avec Alain Ménargues: "Je suis viscéralement opposé à l’intolérance" propos recueillis par F. Amalou in La Nouvelle République (quotidien algérien) du mardi 15 février 2005.

 

 

@@**@@**@@ Toutes les résolutions de l'ONU sur la question de la Palestine (en anglais)

< http://www.un.org/Depts/dpa/qpalnew/resolutions_new_qpal.htm >

 

 

@@**@@**@@ Un nouveau Protocoles des Sages de Sion version 2005 vendu en Syrie

Une nouvelle édition d'un livre antisémite vient d'être autorisée à la vente par le gouvernement syrien. Il s'agit d'un ouvrage qui incite l'Autorité palestinienne à poursuivre ses actions terroristes contre Israël et qui prédit la disparition de l'État d'Israël. C'est en fait un nouveau "Protocoles des Sages de Sion", version 2005, qui a été présenté lors de la foire du livre du Caire. Le livre a été publié par la maison d'édition syrienne Dar Al Awael, avec une préface du ministère syrien de l'Information.

Boîte sioniste: Arutz sheva 8 mars 2005

 

 

@@**@@**@@ Calendrier palestinien. Toujours beaucoup de choses à remémorer. La "Maimoire"? Vous savez. il paraît qu'il faut beaucoup s'occuper de la "Mais-moi? Re". Alors pourquoi pas la mémoire palestinienne?

< http://www.palestinecalendar.org/ >

 

 

Agression de Dieudonné en Martinique, mardi 1er mars 2005

 

 Dieudonné a été agressé lors de son séjour en Martinique par quatre sbires sionistes dont voici les noms Jonathan Maimoun, Harie Sion, Julien Ziegler, Yoran Riahi. Deux étaient déjà fichés par la DST et les Renseignements généraux. Deux d'entre eux étaient depuis deux mois aux Antilles. Ils ont tous des passeports français et israéliens. Trois sont des soldats ayant effectué leur service en Israël, dont un avec le grade de sergent

Voyez comme les sionistes du CRIF organisent le battage des NÈGRES BLANCS contre Dieudonné:

<http://www.crif.org/index02.php?id=4505&type=Commentaires&menu=52&sm9=>

 

 

@@**@@**@@ Un coup de billard à 6 bandes: comme les sionards récupèrent un texte de la Gazette du Golfe et des banlieues critiquant le MRAP et ses manipulations. Chapeau l'arnaque:

Voir le site "Collectif contre tous les racismes", qui est un engin de guerre sioniste contre le MRAP et les antisionistes ramollos de la gauche molle, c’est-à-dire les sionistes "modérés" qui voudraient "redresser l'image" des Israéliens, légitimes propriétaires de la plus grande partie de la Palestine.

Le tour de cochon est assez stupéfiant:

 

 ATTENTION: SITE ANTISÉMITE ET NÉGATIONNISTE

 

 LA MOULINETTE SIONISTE

Si l’on voulait se représenter physiquement ce que le Père Ubu appelait une "machine à décerveler", [….]

< http://membres.lycos.fr/ifw/article.php3?id_article=26 >

 

L'internet est un lieu plein de diableries!

 

@@**@@**@@ Offensive sioniste conjuguée contre Oumma.com et l'AAARGH:

< http://www.sos-occident.org/html/r04/r04_t32.html >

 

Autre instrument de l'offensive sioniste:

Communiqué: la Rédaction de France-Echos condamne la reprise par la CNCDH des «rapports» truqués du MRAP

En consultant le rapport sur le racisme et antisémitisme en 2004 publié par la très officielle «Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme», nous sommes surpris qu'une organisation du gouvernement français y inclut les deux «rapports» issus de l'officine du MRAP, mouvement pro-islamiste et partisan, qui avaient été publiés en juillet 2004. Ces deux torchons signés respectivement par Gérard Kerforn et Sylvain Tirreau au nom du MRAP, et pompeusement rebaptisés «études» dans le rapport de la CNCDH, sont des ramassis de mensonges, de diffamations et de truquages destinés à combattre toute critique de l'islam et de l'islamisme sur Internet et à masquer le racisme et le terrorisme des fous d'Allah exprimés par des dizaines de sites web. […]

 

< http://www.france-echos.com/editorial.php?cle=4251 >

 

 

 

 

GRAND RASSEMBLEMENT DES CRIMINELS

Rassemblement des amis d'Israël à Paris

 

Israël je t'aime!

 

Dimanche 17 avril 2005 de 10 à 22 heures

 

 Paris Expo - Porte de Versailles

 A cette occasion, Monsieur Shimon Peres, Vice-Premier Ministre de l'État d'Israël et Monsieur Shaül Mofaz, Ministre israélien de la Défense et archi-criminel de guerre seront présents.

CONTACT PRESSE: SYLVIA 06 11 61 67 21 OU KAREN 06 12 44 46 05

 

 

Ces choses-là sont un abcès de fixation du fascisme qui vient.

Le fascisme qui vient sera

juif et pro-juif

pro-Amérique de Bush

recolonial

islamocide

anti-travailleurs immigrés

ignorantiste

totalitaire

 



[1] http://rense.com/general59/useit.htm

http://english.aljazeera.net/NR/exeres/24EBE5BB-CA3F-462B-8279-546BC1D9B7E6.htm

http://www.intarweb-master.com/index.php/2004/11/30/falluja-napalmed/

http://www.ilmanifesto.it/pag/sgrena/en/420dd721e0ff0.html

http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?SectionID=15&ItemID=6772

http://www.countercurrents.org/iraq-jamail301104.htm

[2] Curieusement, une dépêche qui mentionne les faits tout à fait à la fin a été expédiée sur le canal «Monde» de l’agence, c’est-à-dire en Europe, en Bretagne, en  Scandinavie, au Proche-Orient, en Inde, en Asie, en Angleterre [N. du T.: nous traduisons mot à mot cette étrange géographie], mais pas aux journaux étatsuniens.

[3] Le Washington Post: «Prayer Breakfast Includes Russian Fugitives» (le Washington Post, dans l’ensemble, est l’exception à ce silence total) ; le Seattle Times, qui a reproduit l’article du Washington Post, et le New York Times, dans un court article à la page 12 du numéro du dimanche, soit trois jours après les événements. Curieusement, l’article du New York Times venait de Moscou et non de Washington et citait un «porte-parole» des deux hommes, Charles Krause, ancien correspondant en Israël de l’émission «News Hour», avec Jim Lehrer; l’article déclare que si les Russes veulent poursuivre ces hommes, c’est pour  «des raisons politiques».

[4] C’est un choix raisonnable, car on sait qu’Israël n’extrade jamais les citoyens juifs, quel que soit le crime qu’ils aient commis. Même les demandes des États-Unis, qui donnent plus de dix millions de dollars par jour à Israël, sont ignorées du gouvernement Israël. Des individus poursuivis pour des crimes commis aux États-Unis ne sont pas extradés pour leur procès.

[5] Associated Press, Sept. 22, 2004.

[6] David Hoffman, "Tycoons Take the Reins in Russia," (Les oligarques s’emparent du pouvoir en Russie) Washington Post Foreign Service, vendredi 28 août 1998, page A01

[7] "Media and Politics in Transition: Three Models," Post-Soviet Media Law & Policy Newsletter, N° 35, Benjamin N. Cardozo School of Law, Feb. 27, 1997.

[8] Boris Berezovski: "Putin's Russia dangerous for Israel.', Bret Stephens, The Jerusalem Post, July 5, 2005

[9] "The Oligarchs, Uri Avnery, CounterPunch, Aug. 3, 2004

[10] Tycoons Take the Reins in Russia," By David Hoffman, Washington Post Foreign Service, Friday, August 28, 1998; Page A01,

[11] "Same Old Ruthless Russia," by Michael R. Caputo, Washingtonpost.com

[12] Washington Post, Aug 28, 1998

[13] October 2003, Sabrina Tavernise,

[14] "Powerful Few Rule Russian Mass Media," David Hoffman, Washington Post, March 31, 1997; Page A01

[15]  http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/russia.html

 

 


 This site contains copyrighted material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. We are making such material available in our efforts to advance understanding of environmental, political, human rights, economic, democracy, scientific, and social justice issues, etc. We believe this constitutes a 'fair use' of any such copyrighted material as provided for in section 107 of the US Copyright Law. In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, the material on this site is distributed without profit to those who have expressed a prior interest in receiving the included information for research and educational purposes. For more information go to:

 <http://www.law.cornell.edu/uscode/17/107.shtml>. If you wish to use copyrighted material from this site for purposes of your own that go beyond 'fair use', you must obtain permission from the copyright owner.

 


Si vous désirez recevoir OU NE PAS RECEVOIR la Gazette du Golfe et des banlieues, faites le savoir à >gazettegb-à-yahoo.fr<

If you wish to receive OR NOT RECEIVE the Gazette, please drop a note to >gazettegb-à-yahoo.fr<

Les anciens numéros sont en ligne à

>http://ggb.0catch.com<

Former issues are on line at the above URL.

LES AUTRES PUBLICATIONS MENSUELLES DE L'AAARGH

http://geocities.com/ilrestodelsiclo 

El Paso del Ebro

Das kausale Nexusblatt

The Revisionist Clarion

Il Resto del Siclo

Conseils de Révision


Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et d'Holocaustes (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational-à-hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.

Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


aaarghinternational-à-hotmail.com