AAARGH
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trimestrielle |
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Numéro 58 -- été 2006 http://revurevi.net
Nouvelles en français et en anglais
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SOMMAIRE
édito
1 Israël ne vit que de la guerre
2 Le retour de la Question noire
1 - La Palestine martyrisée par les sauvages
Gaza: Des souris et des hommes, par Israel Adam Shamir
COMMUNIQUE DE PRESSE DE DIEUDONNE MBALA MBALA : Le terrorisme Israélien et ses relais doivent être combattus dans l’union par les hommes libres de ce pays
Le prétendu «Holocauste» des juifs se révèle de plus en plus dangereux, Robert Faurisson
2 -- Le Liban sous le marteau américano-sioniste
"Le Hezbollah ne cédera pas!" La liberté retrouvée, Entretien avec Walid Charara, propos recueillis par Olfa Lamloum
Une opération à somme nulle - Extrait d'une interview du jeune Weisz par les sionistes ultra de "primo"
"UNE VIE EN ÉCLATS", par Gideon Levy
Israelis Adopt Poison Gas “Fashion”, Kurt Nimmo
Passage d'Erez, Nabil El-Haggar
Les Vrais Israël Mondher Sfar
LES FACHOS TROTZ -- Ginette Hess Skandrani
«Si on repart au Liban, on va mourir», Par Annette LEVY-WILLARD
The Racist Nature of Zionism and of the Zionist State of Israel, Israel Shahak
Les Etats-Unis accélèrent la livraison d'armements sophistiqués à Tsahal, Eric Leser
La fin est proche, mais d'abord une page de publicite, William Blum
3 - Guantanamo ou le déni du droit
Irak, polygone d’armes au laser, Stefano Chiarini
4 - L'Iraq des marais
Handwritten letter from President Saddam Hussein to the American people
La poursuite du conflit pourrait affaiblir durablement l'armée américaine, Eric Leser
Been there, done that, By Zbigniew Brzezinski
In Their Own Words: Reading the Iraqi Insurgency
La Résistance est confiante en la victoire finale
Conflicts between Kurds and the Shabak, By Dr.Hunain Al-Qaddo
Des Shabak manifestent pour leurs droits dans la Constitution irakienne
5 - La Somalie, le beau pays où l'on châtre les soldats américains
U.S. Secretly Backing Warlords in Somalia, By Emily Wax and Karen DeYoung
6 - Le piège afghan
Afghanistan: Kaboul s'embrase après une bavure américaine
A Taliban Comeback? Ahmed Rashid
7 - Le pays des faux-juifs
Operation Solomon: The Daring Rescue of the Ethiopian Jews. By Stephen Spector
BLACK EGO Par Patrick Williams
Brèves réflexions sur l'article de Robert Fisk, par Mondher Sfar
En France, "Alliance Base" cible les terroristes, Par Dana Priest
Juifs-Noirs / Le grand malentendu, Benoît Hopquin
JUIFS-NOIRS LE GRAND MALENTENDU, COMME ILS DISENT.
La Tribu Ka a été dissoute mercredi 26 juillet 2006 sur décision du conseil des ministres
Ahmadinejad says Germans exploited by 'greedy Zionists'
Un nouveau lobby pro-israélien chrétien ambitionne de coiffer l’Aipac au poteau, par Shlomo ShamirNouvelle victoire des Chagossiens contre les Britanniques, par Abdoollah Earally
Le procès Shamir: devant le tribunal de Nanterre, un plaidoyer pour l’antisémitisme, L'Arche
Les témoignages de la défense au procès Alqalam-LICRA
Le discours intégral de Peter Handke sur la tombe de Milosevic
Handke, une affaire salutaire, par Louise L. LAMBRICHS
(Mazda, Vidéo Hoffman / Lipstadt, Dr Tony Martin sur la Secret Relationship, Elsässer, J.-P. Chevènement, Bernard Cornut, Külbel Hariri, harkis, Mossad, Moussaoui, double allégeance, RABKIN, Michael Neumann, 9-11…)
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Ce numéro de la Gazette a été réalisé grâce à la collaboration, directe ou indirecte, de Serge Thion, Israël Adam Shamir, Dieudonné, Robert Faurisson, Walid Charara, Johan Weisz, Gideon Levy, Kurt Nimmo, Nabil el-Haggar, Mondher Sfar, Ginette Hess Skandrani, Annette Lévy-Willard, Eric Leser, William Blum, Stefano Chiarini, le Président Saddam Hussein, Zbignew Brzezinski, la Résistance irakienne, le docteur Hunain el-Qaddo, Emily Wax, Karen DeYoung, Ahmed Rashid, Stephen Spector, Patrick Williams, Dana Priest Benoît Hopquin, le Président Ahmedinejad, Shlomo Shamir, Abdoolah Earally, Peter Handke, Louise Lambrichs, Yakov Rabkin, Michael Neumann, et beaucoup d'autres... Nous saisissons l'occasion de saluer un nouveau collaborateur de la Gazette, le président de l'Iraq Saddam Hussein. Nos colonnes seront toujours ouvertes pour ceux qui résistent à la mainmise judéoaméricaine sur leur pays, en Iraq, en Palestine, au Liban et ailleurs. |
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1 Israël ne vit que de la guerre
A chaque fois, le prétexte est ridicule. En 1982, un "diplomate" israélien avait été la cible, en Angleterre, de plusieurs balles. En 2006, deux soldats en opération ont été fait prisonniers sur le champ de bataille. Et on envahit le Liban. Auparavant, l'aviation, régulièrement renouvelée par les Américains qui paient eux-mêmes le coût de ces oiseaux de mort, aura attaqué systématiquement toutes les infrastructures de ce pays, en prenant un soin particulier des ponts, innombrables dans ce pays de collines et de torrents. Ensuite tout ce qui ressemble à une usine ou à un atelier, tout ce qui permet une production, industrielle ou agricole, a été rasé. Les Israéliens commencent toujours par ça. Pendant la Guerre du Kippour, en 1973, la première chose qu'ils ont bombardée, en Egypte, a été l'aciérie d'Hélouan, dans la banlieue du Caire. La seule aciérie du monde arabe! La première cause et le premier effet de ces campagnes de bombardement sans opposition n'ont rien de militaire. Il s'agit de faire reculer le pays bombardé en détruisant ses capacités de production. "Ramener le Viêt-Nam à l'âge de pierre", réclamait le général Curtis Le May pour faire pression sur le président Johnson. Le May était un orfèvre en la matière. Il avait été un de ceux qui avaient planifié le bombardement de Tokyo en 1945. Par un savant dosage de bombes incendiaires et de bombes soufflantes, les Américains avaient réussi à causer plus de morts et plus de dommages en une journée que les bombes atomiques lâchées quelques mois plus tard sur Hiroshima et Nagasaki.
La technique a changé. Avec le système de localisation par satellite (GPS) on peut diriger les bombes avec une précision de quelques mètres. On ne bombarde plus en tapis. Du coup, les ojectifs apparaissent avec précision. Quand les avions "israéliens" rasent des immeubles d'habitation (couramment 8 à 10 étages, à Beyrouth), on voit qu'ils le font exprès, ce n'est plus un dommage collatéral. Le fait qu'ils s'attaquent délibérément aux civils apparaît donc même aux plus myopes, comme Human Rights Watch.
Ces énormes bombes guidées avec précision ne sont pas fabriquées en Israël qui a pourtant une grosse industrie d'armement. Les derniers crédits alloués par le Congrès prévoyaient un stock de 250 de ces grosses bombes guidées par laser. Il a fallu mettre en place un pont aérien pour puiser dans les stocks de l'armée des USA. A chaque guerre lancée par Israël, il faut qu'un pont aérien fournisse les munitions et les pièces en urgence. Sans cela, la machine militaire de l'entité juive s'arrêterait au bout de trois-quatre jours. Idem pour le pétrole, garanti par les USA. L'état-major israélien doit donc faire un choix judicieux pour l'emploi de ces bombes. Au delà, il faudra se contenter des munitions "stupides", sans guidage.
La guerre aérienne, les bombardements massifs, c'est quelque chose que les Américains comprennent. Ils la font depuis 1942, en ayant commencé dans le Pacifique sud, Guadalcanal, Midway et la suite; en passant par la seconde guerre mondiale, l'Allemagne rasée, la Corée rasée (il ne restait pas un bâtiment debout en 1953), le Viêt-Nam, le Cambodge (en six mois de bombardement sur ce pays rural, il est tombé un tonnage supérieur à celui de toute la seconde guerre mondiale), l'Iraq en 1991 et à nouveau en 2003. C'est la guerre confortable. Dans son avion hors de portée de la défenses anti-aérienne, le pilote laisse l'ordinateur de bord calculer quand il ouvre sa soute. Un petit job de bureaucrate. Il est secondé par d'autres bureaucrates qui lancent les missiles de croisière, des petits bijoux à un million de dollars pièce.
Seulement, malgré l'aspect spectaculaire des bombardements et des piles de débris, ils ne règlent rien. Les gens, en dessous, survivent. Ils se débrouillent, ils ont des morts, certes, mais ils fuient ou survivent comme des fourmis. Les gens ont une incroyable capacité de survie. Pensez aux millions d'Allemands, de Japonais qui ont resurgi de dessous les ruines à la fin de la guerre. Aux Viêtnamiens des villes évacués en hâte vers les campagnes quand les porte-avions de la Sixième flotte déversaient leurs cargaisons de mort sur Hanoi et Haiphong.
Les bombes détruisent le béton, mais pas le bambou ni surtout pas les hommes et les femmes. Celui qui veut s'imposer par la guerre doit y aller à pied. Les blindés ne suffisent pas. C'est à pied que l'on conquiert le terrain. Et quand on y va à pied, comme les jeunes conscrits des prétendues unités d'élite (Golani et autres fantoches), on se retrouve nez-à-nez avec un résistant, en uniforme, équipé, avec des chaussures cirées, qui vous tient en joue. Sale surprise. Les bombardements rapprochés permettent tout juste de foutre le camp, en essayant de ne pas se faire mettre une balle dans le cul. Voyez les récits recueillis, à l'arrière, par les journalistes. Ils ne s'attendaient pas à ça! Faire la guerre à pied, mais c'est très dangereux!
Elle prend alors un autre visage. C'est une guerre entre des hommes, entre des volontés affrontées. Dix-huit ans de guerre et de présence israélienne au Sud Liban, dix-huit ans d'espionnage, de tortures, de guet-apens, de prisons atroces, ont forgé un moral à toute épreuve chez les combattants de la résistance, encadrée par le Hezbollah. Ils ont appris à s'organiser, ils connaissent les vertus du secret et de la discipline, du courage face à une armée de fauves, équipée, financée et dirigée par la plus grande puissance du monde. Ils savent que le combat sera long, mais que déjà la relève se prépare, dans toutes les périphéries et à l'intérieur d'Israël, des centaines de milliers de jeunes savent qu'ils n'ont qu'un avenir: la guerre. Harb! Ce n'est pas exactement ce que recouvre le mot djihad, qui est plutôt synonyme d'effort, de mobilisation des énergies. La Guerre est une idée plus crue, plus directe. Elle résume toutes les missions qui attendent les jeunes hommes. Puisque rien d'autre ne leur est jamais donné, que sous condition et sous le contrôle de l'entité juive, envahissante, totalitaire, absurde et, finalement, d'une immense stupidité parce que tout ce qui anime la politique des sionistes est une racisme primaire, aveugle, bouillonnant de rage et de peur. Les juifs d'Israël, à peine dégagés de la gangue culturelle des ghettos, ne peuvent rien comprendre à ce qu'ils appellent dédaigneusement les "Arabes" alors que les Arabes, pétris de leur culture humaniste et universaliste, d'origine néo-platonicienne, comprennent très bien ce qui se passe dans la têtes des envahisseurs, de ces nouveaux "Peuples de la Mer", de ces nouveaux "Croisés" qui sont incapables d'entrer dans le paysage.
Des guerres faites par Israël, soi-disant pour sa survie, on n'arrive plus à faire le compte. Si on néglige les très graves incidents du temps du mandat anglais, on commence par 1948. Le refus des Arabes était fort, il fallait une guerre pour créer une entité appelée, grâce à un contre-sens historique, "Israël". (Il eût fallu l'appeler "Juda"). Ensuite 1956 et 1967, pures agressions israéliennes. 1973 a été la seule lancée par un pays arabe, l'Égypte, au premier chef pour récupérer son territoire occupé. Et ensuite 1982, pure agression israélienne et les dix-huit ans de guerre qui ont suivi et se sont terminés, si l'on peut dire, par l'évacuation du Sud-Liban par les soudards juifs, ou supposés tels. Israël s'est constitué par la guerre, survit par la guerre et périra par la guerre.
Le retour des génocideurs au Liban est le signe qu'ils tournent en rond. Ils ne peuvent pas faire la paix puisqu'elle limiterait leurs ambitions territoriales et les obligerait sans doute à des concessions. Hors de question. Donc la seule alternative, c'est la guerre. C'était bien la pensée de l'abominable Sharon. Ses successeurs appliquent la politique qu'il a tracée. Évacuation de Gaza puis étranglement de Gaza. Retour au Sud-Liban pour effacer l'humiliation de l'évacuation, mais, plus encore, pour prendre le contrôle des eaux en remontant jusqu'au Litani. C'est classique. On trouve cette doctrine dès le début de l'invasion sioniste, à la suite de la Déclaration Balfour (1917). Plus les dirigeants israéliens affirment qu'ils ne veulent pas réoccuper le sud Liban, plus il faut comprendre qu'ils vont le faire, qu'ils vont se réinstaller, rouvrir la prison de Khiam, et mener à nouveau une guerre de pressions militaires dans tout le Liban. Ceci est clair comme de l'eau de roche. Ce ne sont pas quelques garçons en short blanc et en casque bleu qui pourront les en empêcher. Une invasion, ça se fait en un mois. Une évacuation, ça prend dix ans. Voyez l'Iraq.
Mais il y a UNE nouveauté. Les roquettes, les fusées. Artisanales comme les Qassam de Gaza, ou industrielles comme celles du Hezbollah. On les appelle Grad ou Katioucha parce que la conception est soviétique. En fait, c'est une invention des savants allemands, pendant la période nazie. Tirées à des distances qui sont au moins de dix kilomètres mais peuvent atteindre la centaines de kilomètres, ces engins ne portent pas de très grosses charges explosives et sont beaucoup moins destructrices que les bombes des avions. La différence entre une ou deux dizaines de kilos et plusieurs quintaux est sensible sur le terrain. Ce qui est très puissant, c'est le bruit de l'explosion. Comme un gigantesque coup de marteau qui fait vibrer le sol. L'effet de terreur est inévitable, même quand les dégâts matériels sont peu marqués. Or ce qui est "frappant", c'est l'incapacité des militaires israéliens à contrer ces fusées, à les empêcher de quitter leur rampe de lancement. Les Américains avaient eu les mêmes difficultés quand les Viêtcongs tiraient des roquettes de 122 mm sur Saigon, Danang et les grandes bases militaires. Les contre-mesures électroniques ne fonctionnent pas. Les rampes de lancement sont mobiles et faciles à dissimuler. Bref, c'est une arme qui montre mieux que toutes les autres l'inanité de la politique d'expansion sioniste. Dorénavant, la technique est maîtrisée. Plus le champ d'action de l'armée génocideuse s'étendra, plus la portée des fusée augmentera et il n'y aura bientôt plus un pouce de terrain de la Palestine occupée qui pourra se croire abrité de cette pluie de feu.
Nous entrerons alors dans une période nouvelle. Les Londoniens ont résisté au blitz et aux V-2. L'Allemagne était aux abois. Mais les occupants de la Palestine? Ils tâtonnent, dans l'obscurité des abris, pour chercher leur second passeport, polonais, étazunien, français… Ils vont rappliquer. Ça ne fait pas un pli. Tout le monde aux abris!
NB. Remarquons en passant que la radio française, la télévision et les autres média ont consacré 95% de leur temps au point de vue des génocideurs israéliens. Voilà où nous en sommes.
2 Le retour de la Question noire
Pour l’inauguration du Musée du branlycotage de Jacques Chirac: 23 juin 2006 (après pillage des autres musées et démantèlement du Musée de l’Homme)
«Il eût mieux valu, à tout prendre, n'avoir pas eu besoin d’ouvrir [ces musées]; que l'Europe eût mieux fait de tolérer à côté d'elle, bien vivantes, dynamiques et prospères, entières et non mutilées, les civilisations extra-européennes; qu'il eût mieux valu les laisser se développer et s'accomplir que de nous en donner à admirer, dûment étiquetés, les membres épars, les membres morts; qu'au demeurant, le musée par lui-même n'est rien; qu'il ne veut rien dire, qu'il ne peut rien dire, là où la béate satisfaction de soi-même pourrit les yeux, là où le secret mépris des autres dessèche les cœurs, là où, avoué ou non, le racisme tarit la sympathie; qu'il ne veut rien dire s'il n'est destiné qu'à fournir aux délices de l'amour-propre .»
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, Présence africaine, 1955. p. 62-3.
La Tribu Ka est venue en cortège au musée Branly en disant haut et fort qu'il fallait rendre tout ça aux peuples à qui ces objets ont été volés. Gueule de Chirac! Personne en leur a rien répondu...
C'est aux États-Unis qu'elle s'est imposée au premier plan, il y a maintenant une cinquantaine d'années. Ceux qui avaient réussi à fuir l'incroyable misère qui s'était abattue sur les Noirs du Sud après la fin de la Guerre de Sécession (1865) et avaient trouvé des emplois dans l'industrie du Nord avaient vite compris qu'il s'agissait de faire d'eux des prolétaires, c'est-à-dire des esclaves modernes. Mais alors que leurs collègues, immigrés d'Europe, se voyaient ouvrir les premiers échelons de l'ascension sociale, les ouvriers noirs étaient condamnés à rester tassés au pied de l'échelle. Toutes les portes leurs restaient fermées. Dans le Sud, la ségrégation battait son plein. Les Noirs ne pouvait pas occuper les places de devant, dans les bus. Les écoles étaient séparés, et ainsi de suite. Jusque dans les années 1960. On oublie cela. Dans les États du Nord, qui ne pratiquaient pas la ségrégation ouverte, un racisme aussi puissant que sournois obtenait, et obtient encore, les mêmes résultats, à savoir la concentration des Noirs dans des zones d'habitat nommés ghettos, où les services sont de mauvais qualité, quand ils existent. Le "chacun pour soi" qui tient lieu de liberté dans cette Amérique puritaine, assure que le "chacun" doit rester à sa place.
Nous n'avons pas la place ici de retracer les étapes de la revendication noire qui, de celle de l'égalité, en est arrivée à celle d'un destin particulier, mais il suffit de comprendre qu'elle a menacé et qu'elle menace toujours la société américaine puisqu'elle en sape la hiérarchie interne. Le potentiel de subversion et d'explosion était et est énorme: La prochaine fois, le feu!, tel était le titre d'une roman de James Baldwin. L'État fédéral a développé des politiques de prévention de cette subversion. Des programmes dits de "discrimination positive" ont abouti à la formation d'une petite classe moyenne noire qui contribue au maintien de l'ordre précaire qui règne dans le pays.
Les mouvements les plus militants, comme celui des Black Panthers, si éloquemment défendu en France par Jean Genet, ont été physiquement détruits, les militants étant abattus un à un par ceux qu'ils appelaient les "pigs", les cochons de flics. Ce fut aussi le sort de celui qui était un génie politique, Malcolm X, dont l'Autobiographie explique tout. Une bonne partie du mouvement a choisi, pour rompre avec la société ambiante, de passer à l'islam. Il faut bien se rendre compte que dans les années 1960 c'était un acte de subversion inouïe qui faisaient frissonner d'angoisse tout le bon peuple blanc qui se rendait au temple toutes les semaines pour rendre grâce à Dieu de les avoir fait gras et replets, et surtout blancs, donc plus près de la porte du Paradis.
Depuis une vingtaine d'années, ce qui incarne ce retour à une fierté autonome et à une société égalitaire et fraternelle, c'est le mouvement "Nation of Islam", dirigé par son charismatique leader, Louis Farrakhan. La lutte contre la ségrégation avait été totalement pervertie par la pénétration des mouvements qui l'animaient. Des militants juifs ont tout fait, au nom de la solidarité, pour en prendre le contrôle et l'empêcher de devenir une menace pour les intérêts juifs, eux-mêmes, dans les années 30-40, victimes d'une ségrégation non-avouée et d'un racisme pervers. C'est l'époque où tous les magnats juifs de Hollywood et de la presse se hâtent de se convertir au protestantisme!
En passant à l'islam, Elijah Muhammad, Farrakhan et des millions de Noirs américains pratiquaient une rupture, culturelle et surtout politique. Avec cet instrument, Farrakhan a mis un million d'hommes dans la rue à Washington. Personne d'autre ne pourrait le faire.
En Europe, il n'y a que deux pays où la présence des Noirs, antillais et africains, est une évidence: l'Angleterre et le France. Dans notre pays, la revendication noire de l'égalité s'est traduite d'abord par le mouvement des étudiants africains dans les années 60, rassemblée en partie dans la FEANF, qui réclamait l'indépendance des pays africains, et une véritable indépendance, et ensuite dans une agitation idépendantiste qui s'est fait jour aux Antilles. Or Paris n'a jamais relâché l'étroite surveillance exercée sur le continent noir, y compris la sanglante répression de l'insurrection kamerunaise et le boycott de la Guinée de Sékou Touré. Les éléments qui parlaient le plus fort à la FEANF ont été peu à peu achetés à coups de portefeuilles ministériels. Il ne restait plus que René Dumont à dire que L'Afrique est mal partie. Quant aux Antilles un habile mélange de répression, d'émigration vers la "métropole" et d'arrosages financiers ont permis de pérenniser la formule dom-tom: la subvention avale la subversion, aussi bien aux Antilles qu'à la Réunion et en Polynésie.
Pendant une trentaine d'années, la question noire est restée en hibernation. Ceux qui venaient en France, depuis les Antilles ou l'Afrique, venaient chercher du travail et ils en trouvaient. Les Antillais entraient dans l'administration et les Africains travaillaient avec leurs bras. On les entassait dans les foyers sonacotra ou dans des hangars tenus par des marchands de sommeil venus aussi d'Afrique. C'était comme une cocotte minute. La pression est montée, très lentement, cependant qu'en Afrique des dictatures de plus en plus sanglantes s'organisaient dans la durée. L'horrible crapaud Gnassinbé Eyadema, une brute analphabète, pouvait ainsi rester 35 ans au pouvoir et même refiler son petit royaume à l'un de ses fils. La France se conduisait comme le pire des colonialismes, exploitant les ressources agricoles et minières jusqu'à la corde, en appuyant les pires tortionnaires par des interventions militaires en cas de trouble. Les Africains, les gens du peuple, étaient coincés entre le marteau colonial, servi par des fantoches sanglants à qui le million de morts ne faisait pas peur, et l'enclume métropolitaine où l'exploitation était la règle d'acier. La Coopération et ses grands projets de développement avaient abouti à une situation où, en pratique, l'agriculteur africain ne peut pas vendre ses produits à la ville, en raison des coûts de transport et de la concurrence des produits importés, dopés par les subventions d'État. Pour se maintenir au village, le cultivateur n'a qu'une issue: émigrer, s'embaucher en Europe et renvoyer à la famille de quoi vivre.
Ce choix horrible a été fait et est fait tous les jours par des millions d'Africains parce que c'est le seul qui leur reste, tout en sachant que le voyage est de plus en plus risqué et que chaque années des milliers d'homme le paient de leur vie.
Quand ils arrivent, pour ceux qui arrivent, rien n'est fait pour les accueillir: clandestins, dépouillés par les passeurs, ils sont victimes de tout puisqu'ils sont les plus faibles.
Mais obstinément, comme des fourmis, ils continuent à arriver, à trouver du travail, à s'installer, à faire venir une femme et à faire des enfants. Et on voit de plus en plus de Noirs dans les rues, et une nouvelle génération, née en France, peut se revendiquer d'une sorte d'identité française et elle commence à réclamer, à se rendre compte du ghetto où elle est enfermée et les plus éveillés comprennent que seule la lutte leur permettra d'échapper collectivement au sort qui leur est réservé, tout en bas de l'échelle.
Le décor est planté: dans une société marquée par un vieux racisme colonial qui n'a pas disparu, des mouvements qui revendique la reconnaissance du dol, le droit à l'identité et à l'égalité, et même une politique de compensation pour la traite des Noirs et la Colonisation, se font jour dans une grande ébullition qui n'est pas prête de s'arrêter. En évoquant les terrible dommage que cinq siècles de colonisation ont causé au monde africain, ces mouvement sèment l'inquiétude chez les monopolisateurs de la souffrance humaine, ceux qui nous jettent à la face leur incomparable et unicitaire souffrance, qui leur garantit l'impunité et le droit de commettre les génocides qui leur paraissent souhaitable. Inquiets donc, les patrons de cette "communauté" ont lancé diverses opérations tendant à prendre le contrôle du mouvement noir. Avec assez peu de succès jusqu'ici, il faut bien le dire, en dépit de l'abondance des hommes de paille, que quelques deniers bien distribués permet facilement de trouver.
Les mêmes causes ayant les mêmes effets, il va falloir rejouer en France la théâtre qui s'est joué il y a une vingtaine d'années aux États-Unis. Le mouvement noir devra se soustraire du contrôle juif pour s'émanciper complètement, devenir lui-même et agir réellement dans l'intérêt du peuple noir. On en a vu le symbole cet été avec la petite promenade de santé du groupe qui s'intitule Tribu Ka, dans la rue des Rosiers, à la recherche des milices juives du Bétar et de la Ligue de défense suive, qui s'étaient esbignées en vitesse. Ce simple acte de présence, d'interpellation a été insupportable à ceux qui croient pouvoir monopoliser la douleur et ils ont actionné leurs valets, dans les rouages de l'Etat, ce qui a abouti, par une procédure accélérée, à la décision bouffonne de "dissoudre" un "groupe de fait", qui n'ayant aucune existence administrative, ne peut pas, par principe, être dissous. Sarko a bien montré de qui il était le toutou.
Il est évident que ce mouvement noir, par sa radicalité et son but émancipateur, est l'allié naturel des révisionnistes, qui veulent détruire les appareils de la tyrannie. A ceux qui auraient l'imprudent de nous reprocher de prôner une alliance rouge-bruns-vert (de l'islam), nous répondons que nous appelons de nos vœux une alliance
Rouges-bruns-verts-noirs
Qu'on se le dise!
14 août 2006
Voir plus bas, Black Ego, un article déjà un peu ancien du plus branchouille des snobinards hyperparisiens (Technikart) que nous prenons à la fois comme un baromètre et une caricature de la "montée" des Noirs aujourd'hui, vus par les plus cons des plus cons, mais qui ont des antennes.
1 - La Palestine martyrisée par les sauvages |
Gaza: Des souris et des hommes
Par Israel Adam Shamir
LES PALESTINIENS N’ONT AUCUNE CHANCE DE S’EN SORTIR TANT QUE NOUS NE NOUS LIBÉRONS PAS DU CONTRÔLE MENTAL JUIF
Un chat appelle la souris tapie sous le plancher: “Sors de là, très chère, ne crains rien! Je suis désormais un fervent végétarien, et je me prépare à la sainteté, je t’en prie, vaque à tes affaires en toute liberté”. «Merveilleuse nouvelle», s’écria la souris, qui sortit de son trou; la pendule éternelle marqua un arrêt, puis la souris se retrouva entre les griffes du chat, selon la fable de Nizami.
Tel est, en résumé, le drame qui s’est joué à Gaza, et qui avait commencé par l’annonce tonitruante mais mensongère du retrait, ou «désengagement» israélien de Gaza à l’été 2005, suivi par le non moins mensonger consentement à des élections démocratiques pour le choix du gouvernement palestinien.
- «Sharon n’est plus le même», s’écrièrent les gentils Américains et Européens; le voici prêt - et Olmert après lui - à faire la paix, prêt pour la réconciliation».
- «C’est nous qui avons libéré Gaza», disait le Hamas.
- «Hélas, trois fois hélas», gémissaient les colons.
Les cris de joie et de deuil suivant la feinte du retrait ne s’étaient pas encore tus que le siège proprement dit de Gaza, avec bombardements, commençait. Après quelques mois de pilonnage, l’invasion de Gaza et la détention de la direction palestinienne ont fini d’illustrer la fable du Raminagrobis jouant avec sa souris.
Nos lecteurs se souviendront peut-être qu’au moment culminant des applaudissements saluant le retrait, nous appelions chacun à mettre la pédale douce (voir: «Beaucoup de bruit pour Gaza»). Une reculade israélienne est toujours suivie d’une percée israélienne, comme dans une scène de viol. Cessez d’attendre le dernier acte: les Anglais se retirent sans saluer, les Juifs saluent mais ne s’en vont pas, dit une blague juive. Les lecteurs de cette liste et de ce site avaient reçu, comme chaque fois, l’avertissement ad hoc: et en effet voilà les juifs de retour.
L’entracte a été tristounet aussi, d’ailleurs. Après le retrait, Gaza était devenue l’un des endroits les plus sinistres au monde, entre la famine et le chômage, et ce n’était pas la faute des habitants: que ce soit sous la férule du Hamas ou celle du Fatah, Gaza ne peut rien faire seule; c’est une bande de terre étroite encerclée par les troupes israéliennes et les barbelés, les habitants de Gaza n’ont aucun moyen pour vendre leurs produits ou pour importer ce dont ils ont besoin, si ce n’est à travers les points de passage contrôlés par les Israéliens. Amenez des gardes de la SS tout autour, donnez toute autonomie à ce camp, mais gardez-en les portes bien fermées du dehors, et vous aurez le tableau de Gaza. Les juifs ont détruit l’industrie de Gaza et son commerce en l’assiégeant: les fruits et les fleurs de Gaza pour l’exportation ont pourri au checkpoint de Karmi, et des investissements de millions de dollars sont partis en fumée. Les habitants ont ouvertement regretté leur «indépendance», car au temps de l’administration israélienne ils pouvaient gagner leur pain dans les usines israéliennes, et les bombardements étaient nettement plus modérés, alors que Gaza «indépendante» est soumise au pilonnage incessant. Des centaines de missiles et d’obus ont été lancés contre cette minuscule bande de terrain, tous les jours, faisant quelques morts et mettant à bout de nerfs tous les habitants.
Moi-même, en tout cas, je sais ce que cela veut dire; en 1974, mon unité commando a passé un peu moins de six mois dans le cratère fortifié d’un volcan éteint à quelque 40 km au sud de Damas. Tous les jours, l’artillerie syrienne nous harcelait, et nos armes légères ne pouvaient pas répondre à leurs canons. A la première bombe nous nous cachions dans les bunkers pour attendre le cessez-le-feu. Parfois ce n’était qu’un obus, d’autres fois il était suivi d’une kyrielle de missiles Katyusha. Nous avons eu très peu de pertes: deux blessés et un tué, pendant tous ces mois, mais nous avions le système nerveux en lambeaux. Nous avions arrêté de nous laver les dents et de nous raser: cela n’a pas de sens quand la mort est tellement imminente. Nous avons cessé d’écrire des lettres. Même les étapes des combats les plus intenses, au milieu de douzaines de camarades tués, étaient préférables au bombardement incessant. Les habitants de Gaza, enfants, hommes et femmes, ont enduré plus d’un an de désespoir aggravé par les bombardements aériens, dont nous avions été protégés par la supériorité aérienne israélienne.
La tactique israélienne à Gaza ressemble à la stratégie «les affamer jusqu’à les mettre à genoux» appliquée par le Pentagone au Nord Viêt-Nam, selon les Documents du Pentagone, le projet stratégique le plus monstrueux de tout le 20ème siècle.
« Les attaques à la population civile peuvent non seulement susciter une vague contre-productive d’indignation, tant chez nous qu’à l’étranger, mais font courir le risque que la guerre s’étende aux pays voisins. La destruction des barrages et des écluses, en revanche, ne tue pas, ne noie personne. En provoquant l’inondation des rizières, cela accule à la longue la population à la famine (qui peut tuer plus d’un million de personnes) avant que lui soit fournie une aide alimentaire, ce dont nous offrirons d’ailleurs de nous charger, à la table de conférence[1].»
Si les Juifs devaient bombarder et envoyer dans l’au-delà cent mille habitants de Gaza, il y aurait sans doute une «vague d’indignation” , alors que la destruction, la faim et la soif sont tout aussi efficaces, et perturbent beaucoup moins la conscience mondiale. La destruction de la centrale électrique de Gaza était d’ailleurs une décision tout à fait profitable: cette installation construite et assurée par les États-Unis faisait concurrence à la compagnie d’électricité israélienne, pour la fourniture d’énergie électrique aux habitants de Gaza.
Même en tournant à 50% de ses capacités, la station faisait obstacle au monopole juif pour la fourniture d’énergie[2]. C’est fini, maintenant, et les gens de Gaza seront obligés d’acheter toute leur électricité aux Juifs à un prix bien plus élevé. Mariant le bénéfice et l’agrément, cette destruction a aussi permis d’assoiffer les Palestiniens, pour compléter la famine, dans la mesure où Gaza n’a pas de cours d’eau, et où il faut de l’électricité pour actionner les pompes.
Et pourtant, pendant la brève période de “l’indépendance» de Gaza, les gens ont prouvé qu’ils sont des hommes, et non des souris. En lançant obstinément leurs roquettes Kassam, ils manifestaient leur esprit impossible à briser: ils refusaient de plier, même mourant de faim. La Kassam est à peine une arme, dans l’acception moderne de ce terme. Il s’agit d’une arme médiévale, d’une catapulte, tout au plus: un bout de ferraille propulsé par un appareil simple, sans charge explosive. Nous fabriquions et nous lancions des missiles semblables quand nous étions enfants, en classe préparatoire. Certes, un bout de fer peut tuer dans le cas improbable où elle atteint une cible humaine, mais cela n’arrive pas souvent.
Leur raid courageux et bien préparé sur une unité des assiégeants israéliens a restauré notre estime pour les capacités de combattants des gens de Gaza. Ce n’est pas simple, d’attaquer des tanks à mains nues. Bien sûr, Israël a sauté sur le prétexte de cette courageuse attaque pour entreprendre la ré-invasion de Gaza, mais le rapprochement ne nous mène pas loin: Le Haaretz a révélé dans son édition du 29 juin 2006 que les projets d’arrestation massive de la direction palestinienne et pour la ré-invasion avaient été mis en place bien longtemps avant.
Le gouvernement israélien a qualifié le raid en ces termes: «une attaque terroriste grave et horrible a été menée à bien par des factions palestiniennes, débouchant sur la mort de deux soldats, un soldat supplémentaire blessé, et l’enlèvement de Shalit». Notre ami Jeff Blankfort a judicieusement souligné: «On pourrait croire que Shalit était un petit garçon piégé par un satyre notoire alors qu’il allait acheter des bonbons à l’épicerie du coin, et non un soldat en service actif.»
Le professeur palestinien et chrétien Azmi Bishara, membre du parlement, a dit à juste titre des combattants de la résistance: «Quelques personnes ont choisi de riposter au meurtre des civils palestiniens par l’attaque d’une installation militaire israélienne. Ils ont fait le choix le plus difficile, et ils ont choisi le chemin le plus périlleux. Ceux qui n’ont pas pris ce chemin, qui n’ont pas fait ce sacrifice, ou bien mettent leur courage à l’épreuve à cette occasion, ou bien font des crises de nerfs dans les ténèbres du tunnel; ceux qui ont un minimum de sentiments délicats face aux souffrances de Palestiniens pourraient au moins nous épargner la honte de la qualifier de terroriste.»
Et voilà, quand les Juifs attaquent, il s’agit d’une guerre, et quand ils sont attaqués, c’est du terrorisme! Uri Avnery a appelé cela une «guerre unilatérale», conséquente avec le «retrait unilatéral». Mais cet unilatéralisme est un trait constant des rapports entre Juifs et autochtones: chaque fois que des Juifs attaquent des autochtones, il s’agit de vengeance légitime, et s’ils reçoivent des coups en retour, c’est un pogrom. Bien avant que les Juifs calomnient les Palestiniens en les traitant de terroristes, ils accablaient d’injures leurs voisins précédents, qu’il s’agisse des Polonais, des Ukrainiens, des Russes, des Espagnols, ou des Allemands, en les traitant d’antisémites pervers et infra-humains. Si nous rejetons leur calomnie sur les Palestiniens, nous pourrons reconsidérer leurs accusations sur d’autres autochtones, et c’est tout le discours officiel sur la souffrance juive qui s’écroulera.
Par conséquent, le problème de la Palestine, ou plutôt le problème des mauvais traitements que les Juifs infligent à leurs goyim apparaîtra comme un vieux problème, car la façon dont les Juifs agissent aujourd’hui est probablement la même que celle qu’ils pratiquaient, quand ils le pouvaient, jadis. Bien avant que mur de l’apartheid décore la Palestine, les Juifs n’autorisaient pas un Espagnol de souche à rentrer dans la citée murée de Lucena, où ils étaient les maîtres[3]. Bien avant de bombarder Gaza, ils avaient rempli le réservoir de Mamilla à Jérusalem avec le sang des Chrétiens égorgés.
Voici une bonne nouvelle pour les descendants de Juifs: on nous avait fait un lavage de cerveau à base de haine d’une humanité censée être “antisémite”. Le viol de Gaza est arrivé, et maintenant nous comprenons que l’humanité avait raison et qu’elle était bonne, tandis que nous faisions fausse route. Il vaut mieux se retrouver du côté de ceux qui ont tort qu’accuser toute l’humanité, car chacun peut se repentir de son égarement personnel. Il vaut mieux se trouver honni pour ses propres bêtises que pour sa race. C’est moins honorable, mais plus facile à guérir.
La compréhension de ces choses a commencé à faire son chemin dans notre conscience. Anwar Sacca, un habitant de Jaffa, a adressé un courrier à Tikkun: «Au long de leur histoire, malheureusement pas seulement pour les Juifs mais pour le monde entier, [les juifs] ont toujours été des suprématistes auto-destructeurs. En tant que minorité résidant dans n’importe quel pays et jouissant de sa citoyenneté, ils se sont toujours dressés contre leurs concitoyens, en dominant complètement leur économie, leurs médias, leur mode de vie, etc… et cela sans limites, au point de donner lieu à des conséquences atroces, et ils ont dû payer un prix très lourd. C’est la même situation qui se reproduit en Palestine…»
Le viol de Gaza s’accorde trop bien avec ce schéma séculaire. La direction juive n’a jamais tenté de laisser ses goys captifs mener une vie normale; les chats seront végétariens avant que cela se produise. Quoi qu’ils fassent, attendez-vous au pire. Timeo Danaos et dona ferentes: «Leurs comportements aimables sont aussi dangereux que leurs crimes patents». Dans les années 1880, Dostoïevsky prophétisait: si un jour les juifs prennent le pouvoir, ils écorcheront vifs les goys. En Palestine, cette prophétie est en train de se réaliser. Ce n’est pas une question de qualités juives innées:un juif peut être bon et faire le bien, un juif peut se repentir, mais «Les juifs» ne le peuvent pas, dans la mesure où cette entité politique existe justement pour entrer en concurrence avec les autochtones et les combattre, que ce soit en Palestine ou ailleurs.
Idéologiquement, un État juif agira “en juif”, c’est à dire qu’il combattra les autochtones et l’Église, qu’elle soit chrétienne ou islamique. «Si les juifs de jadis devaient revenir, écrivit Simone Weil, ils détruiraient nos églises et nous massacreraient tous». La tradition juive est bassement ethnocentrique et elle déshumanise les dissidents avec un entrain inégalable», écrivait Ed Herman dans son Triomphe du Marché[4]. Dans l’État juif, les juifs d’autrefois sont de retour, et la tradition juive est devenue reine.
C’est pourquoi le Hamas avait raison de refuser de reconnaître l’État juif: il ne peut en aucune manière devenir un voisin supportable, qu’il soit dirigé par Perès du parti Travailliste, ou par le parti Kadima d’Olmert, ou même, dans un cas extrêmement improbable, par Uri Avnery. Cet État doit être démantelé, de même que l’État extraterritorial des Assassins, qui jadis dominèrent le Moyen Orient. Les Assassins tiraient leur pouvoir de leur talent et de leur expérience dans l’art d’assassiner les dirigeants les plus éminents parmi les Croisés et les Musulmans, tandis qu’ils ne laissaient en vie que les gouvernants faibles qui n’auraient pas osé s’attaquer à eux.
Les juifs font la même chose: parfois, c’est par l’épée, d’autre fois, avec leur argent, d’autres fois encore avec leurs médias, mais aucune forte personnalité n’a jamais pu émerger dans leur sphère d’influence.
Les assassinats par les médias sont les plus fréquents, et c’est un sujet bien documenté. S’ils décident d’éliminer une personne par leurs outils médiatiques, ils tentent d’éviter toute référence à son nom; si cela ne marche pas, ils pratiquent l’attaque ad hominem, en répandant des mensonges et des distorsions. C’est le traitement dont ont bénéficié récemment les dirigeants de l’Iran: la presse juive a répondu le mensonge selon lequel les Iraniens cherchaient à décorer tous les juifs avec une étoile jaune. Leur mensonge a été rapidement démenti, mais la rétractation est parue dans les toutes dernières pages des journaux, une fois que le mal était fait. Les politiciens des États-Unis qui ont essayé d’aller contre les ordres juifs ont généralement été assassinés par les médias juifs, et se sont retrouvés dans l’abandon total.
Les assassinats par l’argent sont également fréquents: qu’il suffise de mentionner l’éminent industriel américain Henry Ford qui avait tenté de combattre l’influence juive. Un jour il reçut une offre qu’il ne pouvait pas refuser: il s’excusa, fit brûler ses livres, et se repentit. Il préféra cela à la destruction de son empire automobile.
Les assassinats par l’épée ont eu lieu quand rien d’autre n’avait marché: Lord Moyne, le comte Bernadotte, Cheikh Yassine. Des centaines de dirigeants palestiniens ont été assassinés par les Juifs. Un numéro récent de Haaretz mentionne l’opération Zarzir («étourneau»), un projet «d’envergure, opérationnel, un programme d’assassinats à l’échelle nationale» visant les dirigeants ennemis, tant politiques (comme Emile Houri) que militaires, tel Hassan Salameh et Abdel Khader al-Husseini. Khaled Meshal échappa à leurs assassins de justesse, quand ils tentèrent de lui inoculer du poison dans l’oreille, dans un style tout à fait shakespearien.
Autrefois, le salut vint de là où on ne l’attendait pas: l’Asie occidentale fut conquise par les Mongols, et ces guerriers farouches tirèrent les Assassins de leurs caches dans la montagne, puis mirent en pièces leur conspiration. Les descendants des Assassins sont les Ismaéliens pacifiques qui ne troublent plus la paix. Si nous ne parvenons pas à régler le problème, de nouveaux Mongols démantèleront l’État de Sodome et rendront les descendants des juifs aussi doux que les Ismaéliens.
Mais il y a un moyen moins brutal de traiter le problème: en introduisant la réciprocité au lieu de l’unilatéralisme. Une chronique médiévale rapporte que le roi juif des Khazars dit un jour à un visiteur musulman: «Nous voulions détruire toutes les églises et les mosquées dans notre royaume sans attendre, mais nous ne pouvons pas le faire de peur qu’ils détruisent les synagogues de Baghdad et Constantinople». Certes, si en réponse à la destruction de la centrale électrique de Gaza, une centrale énergétique israélienne avait sauté à Césarée, et si les juifs devaient passer l’été palestinien sans climatisation, ils ne recommenceraient pas. Si les juifs en Europe voyaient leurs droits aussi rétrécis que ceux qu’ils accordent aux Palestiniens, la Palestine serait libre dès demain.
Mais pourquoi nous complaire dans le rêve éveillé? Qui pourrait accomplir un tel exploit? Les Arabes sont assujettis. La conquête états-unienne de l’Irak a éliminé le dernier État arabe indépendant. L’Iran est durement bousculé, et son puissant État musulman rend grâce tous les jours de n’avoir pas encore été bombardé. La Syrie est dans le collimateur des États-Unis, aidés par les Français pour contenir Damas. Les nobles combattants du Hezbollah ont sauvé la dignité arabe avec leurs exploits et leurs sacrifices, mais il n’arrivent pas à toucher le monstre. Jamais auparavant, depuis Saladin, le Proche Orient n’a été aussi désarmé et impuissant.
L’Europe et l’Amérique sont également assujettis: pas une figure médiatique qui ose faire objection à la Drang nach juive de Gaza. «Pourquoi ne bougez-vous pas?» s’est écrié Jonathan Steele dans le Guardian (6 juillet, «La réponse de l’Europe au siège de Gaza est honteuse»). Vous ne connaissez pas la réponse, M. Steele? Tous ceux qui ont essayé ont été traités invariablement d’antisémites et de néo-nazis, ont perdu leurs moyens d’existence et leur réputation. Je le sais, puisque j’ai essayé de défendre les Palestiniens, et que j’ai été poignardé dans le dos par un couple de gentils militants pour la Palestine, Mrs. Ali Abunimah et Nigel Perry, du site Electronic Intifada, suivis par une cabale d’autres militants pour la Palestine. Si quelqu’un comme le Shamir de Jaffa se retrouve attaqué de la sorte, à quoi peut s’attendre un Dupont quelconque ou un John Smith du Wisconsin? Tous ceux qui ont essayé de défendre les Palestiniens ont eu droit au même traitement, dès lors qu’ils enfreignaient la loi parmi les lois: ne jamais prononcer le mot qui commence par J. Cela ne me fait certainement pas regretter d’avoir dit la vérité, parce que si nous nous taisons, ce sont les pierres qui crieront.
Les Palestiniens n’ont aucune chance de s’en sortir tant que nous ne nous libérons pas du contrôle mental juif. Et c’est là qu’il peut être utile de nous tourner vers l’autre mot commençant par J, le mot qui est beaucoup plus puissant que le premier: Jésus. La servilité actuelle de l’Occident a commencé par un tout petit pas. Dans les années 1960, les églises occidentales ont retiré de leur liturgie la prière «Oremus pro perfidis Judaeis», c’est à dire «Prions pour les Juifs perfides, que Dieu notre Seigneur ôte le voile de leur cœur, et qu’ils connaissent la lumière de Sa vérité qui est notre Seigneur Jésus Christ, afin qu’ils soient délivrés de l’obscurité.» Cela fut jugé «antisémite», malgré le fait que ce soit un écho lointain de la prière juive «Shepokh Hamatha»: «Seigneur que votre fureur s’abatte sur les goyim qui ne connaissent pas votre nom». Mais les Juifs ont gardé leur prière vindicative, alors que les Chrétiens égarés et soumis laissaient tomber leur prière miséricordieuse. Dites cette prière aujourd’hui, dites-la dans votre église, renvoyez le prêtre qui n’osera pas la dire, et demain vous ne grimacerez plus face au déplaisir juif; et Gaza, comme votre âme, sera sauvée. Et si votre prière est exaucée, les juifs aussi seront sauvés.
Le 17 Juillet 2006
Le terrorisme Israélien et ses relais doivent être combattus dans l’union par les hommes libres de ce pays
La politique expansionniste et raciste israélienne se manifeste au grand jour tant au Liban qu’à Gaza. L’État israélien a pris prétexte de l’enlèvement -pour le moins suspect- de soldats pour mener une offensive terroriste massive contre les forces de résistance palestiniennes de Gaza et du Liban.
On constate que ces violations manifestes du droit international, pour ne pas parler de la plus élémentaire humanité, se font avec le soutien tacite non seulement des USA, mais également d’une partie importante du personnel politique français.
C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, délégué du courant néo-conservateur pour la France, non content d’avoir de son propre aveu approuvé l’agression américaine en Irak, soutient ouvertement les actions terroristes israéliennes et ne cache plus son souhait de voir la France intégrer l’empire.
J’appelle les hommes libres de ce pays, à prendre leur courage à deux mains, comme vient de le faire l’ancien Président du conseil Constitutionnel Roland Dumas, à appeler un chat un chat et à se rassembler afin d’exiger des autorités françaises qu’elles condamnent l’agression israélienne et qu’elles entament au plus vite un dialogue avec les représentants élus du peuple palestinien ainsi qu’avec les représentants du Hezbollah.
J’appelle les organisations juives de France à faire preuve de mesure et à cesser d’attiser les tensions communautaires par leur soutien inconditionnel à la politique israélienne.
Je souhaite que Roland Dumas, ancien ministre des affaires étrangères, prenne l’initiative d’un rassemblement de tous ceux qui veulent la paix au Proche Orient, et souhaitent que la France prenne des initiatives comme elle a su le faire au moment de la guerre du Golfe, dans le respect de ses principes et de ses relations d’amitiés avec le monde arabo-musulman.
Dieudonné Mbala Mbala Candidat à l'élection présidentielle
Le Bureau de campagne «Dieudo2007»
Contact: Marc Robert, Coordinateur national, Tel: 06.72.65.90.57
Le prétendu «Holocauste» des juifs se révèle de plus en plus dangereux
Robert Faurisson
Les événements actuels du Proche-Orient nous le confirment: le prétendu «Holocauste» des juifs est un mensonge historique qui se révèle de plus en plus dangereux.
Rappelons que ce prétendu «Holocauste», qui est l’épée et le bouclier de l’Etat d’Israël, possède au moins trois caractéristiques aberrantes:
1) Il a créé des «survivants» (des «miraculés») par millions. Près de soixante ans après la guerre de 1939-1945, le nombre des «survivants» de cette prétendue entreprise d’extermination de tout un peuple a été estimé à 687.900 par l’expert en démographie des communautés juives, Jacob Ukeles (Ha'aretz, 18 avril 2004). On peut en déduire qu’en 1945 le nombre des juifs européens qui avaient survécu à la guerre tournait vraisemblablement autour de 3.250.000, ce qui confirme ce que nous savions par ailleurs: jamais les Allemands n’ont eu une politique d’extermination physique des juifs et jamais ils n’ont possédé de ces armes de destruction massive appelées «chambres à gaz» d’exécution ou «camions à gaz» d’exécution. Après la guerre, beaucoup de juifs sont restés en Europe et beaucoup ont essaimé à travers le monde, en près de soixante pays. Aussi est-ce en près de soixante pays qu’à la fin des années 1990 les équipes de l’opération de Steven Spielberg, chargées de recueillir des témoignages de survivants, ont dû se rendre pour y enregistrer sur vidéo des «témoignages de survivants» (Survivors of the Shoah Visual Foundation, POB 3168, Los Angeles, California 90078, USA; voy. aussi un article de Libération du 3 novembre 1999, p. 36). Enfin, actuellement, la population juive de l’Etat d’Israël est proche de … six millions (! );
2) Il constitue une arme redoutable pour étouffer, pour écraser et pour tuer; voy., ci-dessus, le dessin qui m’a été transmis par Ahmed Rami (couverture d’un ouvrage qui, comme un écrit hébraïque, se lirait de droite à gauche; d’où cette forme de présentation);
3) Il a permis aux sionistes d'obtenir, en 1947-1948, la création d'une colonie au moment même où, partout dans le reste du monde, se défaisaient les colonies. Créée en terre de Palestine, cette colonie est devenue un «Etat juif», doté d’une «Armée juive». Cet Etat est raciste, dominateur et sûr de lui-même. Conformément à une tradition plurimillénaire, il a, une fois de plus, permis au peuple juif, toujours en proie à l’inquiétude du prophète, toujours à gémir, à se plaindre, à pratiquer le chantage, à prêcher guerres et croisades, de se rendre invariablement odieux partout où il passe.
Fondé sur le mythe de l’ «Holocauste», l’Etat d’Israël est condamné
Dans une étude datée du 8 octobre 2001 et intitulée «Un holocauste imaginaire peut conduire à un véritable holocauste», j’écrivais: «[…] l’Etat d’Israël va désormais à sa perte. Il ne durera pas ce qu’a duré l’éphémère royaume chrétien de Jérusalem [soit 89 ans dans les faits]»; ensuite, parlant du «prochain malheur des juifs», je décrivais déjà ce qu’on voit aujourd’hui se passer pour cet Etat colonialiste. Les sionistes devront quitter la Palestine. Ils regagneront nos climats. En particulier, ils envahiront l’Allemagne où, déjà, les autorités font un pont d’or aux immigrants juifs de tout pays. Ces juifs errants crieront au «Second Holocauste». A nouveau ils exigeront repentance, privilèges de toutes sortes et «réparations pour l’irréparable» (bel oxymoron talmudique!). Il faudra donc que ces colons d’un autre âge quittent Jérusalem; mais sera-ce à la manière des Européens d’Algérie en 1962 ou à celle des Américains, en 1975, au Vietnam? Que feront les Israéliens de leur arsenal atomique? A combien la note finale s’élèvera-t-elle pour le reste de l’humanité? On ne saurait le dire.
En revanche, on est en droit d’affirmer que les événements actuels justifient les mises en garde lancées dans le passé par les révisionnistes. Ces derniers avaient dit que le mensonge de la magique chambre à gaz permettait TOUT et qu’en conséquence il fallait s’attendre à TOUT en matière de démesure juive. Il aurait fallu écouter les révisionnistes au lieu de les jeter en prison ou de chercher à les bâillonner.
Névrose et démesure juives dans le mythe sioniste et dans le mythe de l’ «Holocauste»
Qu’ils appartiennent à l’Etat d’Israël ou à la Diaspora, les juifs, à de trop rares exceptions près comme celles de Noam Chomsky, d’Israël Shahak ou d’Edgar Morin, ont agi avec inconscience et inhumanité. Leur prétendu «Holocauste» leur a permis de calomnier quasiment tous les non-juifs, y compris les Alliés, les Neutres, la Papauté, le Comité international de la Croix-Rouge, tous accusés d’avoir, paraît-il, laissé les Allemands exterminer les juifs européens. Ils ont ainsi accusé des nations entières d’avoir commis ou laissé se commettre un crime gigantesque qui, en fait, n’a jamais été perpétré. De cette diffamation aux proportions immenses ils ont tiré, avec l’avidité et la cruauté de Shylock, une orgie de profits aussi bien financiers et politiques que juridiques et médiatiques. Par ailleurs, ils n’ont su respecter ni le vaincu ni le pauvre. Leur démesure (l’hybris messianique) leur a fait perdre la tête.
Ces juifs-là seraient bien inspirés de méditer ce que, dès 1894, Bernard Lazare écrivait à la première page de son ouvrage sur L’Antisémitisme, son histoire et ses causes et qui peut se résumer en ces termes: puisque, en tout temps, en tout pays, dans toutes les races, sous tout régime, quelles que fussent les mœurs et les coutumes, le peuple d’Israël a suscité «hostilité» et même «répugnance», c’est que «les causes générales de l’antisémitisme [ont] toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent».
Jusqu’à présent les révisionnistes ont été traités en Palestiniens, en Libanais ou, pour parler juif, en «semence de bétail» et longtemps le révisionnisme est resté incompris du plus grand nombre, mais voici qu’aujourd’hui on se met enfin à le comprendre. Des millions d’hommes, des peuples entiers, témoins de ce qui se passe au Proche-Orient, prennent conscience, devant leurs appareils de télévision, de la névrose et de la démesure juives. Du même coup ils découvrent ou s’apprêtent à découvrir, stupéfaits, qu’à la source des récits mensongers, pleins d’extravagances et de haine, qui composent ce que les juifs appellent leur «Histoire de l’Holocauste», il y avait déjà cette même névrose et cette même démesure.
Lubies, extravagances et toquades juives promises aux poubelles de l’histoire
«La rage de mentir et de croire s’attrape comme la gale» (Céline). L’homme, on ne le sait que trop, est sujet à d’invraisemblables engouements. Il va jusqu’à tuer ou se faire tuer pour des idées dont il finit quelquefois par découvrir qu’elles étaient fausses. Le commerce des armes, des guerres, des croisades et de la propagande médiatique fait ses délices de ces idées fausses. Au XIXe et au XXe siècles les talmudistes ont ainsi leurré des milliards d’hommes. Freudisme, sionisme, communisme à la Lénine ou à la Trotsky, religion holocaustique à la Elie Wiesel ou Shoah Business à la Claude Lanzmann, toutes ces inventions ont été fondées sur un mélange d’idées fausses, d’utopies messianiques et d’impostures essentiellement juives. Après avoir connu le triomphe, le freudisme (à ne pas confondre avec la psychothérapie et la psychiatrie) et le léninisme (à ne pas confondre avec l’idéal communiste) sont aujourd’hui largement discrédités. Ainsi qu’on le voit de nos jours, le sionisme, lui, mène à l’autodestruction et pourrait entraîner une catastrophe à l’échelle du monde entier; les Israéliens l’ont tué. Quant à la religion de l’«Holocauste» et au Shoah Business, ils paraissent florissants, mais, comme l’a noté le révisionniste américain Arthur Robert Butz, le géant a des pieds d’argile, et cela commence à se voir.
Ces lubies, extravagances et toquades, qui portent la marque de la névrose et de la démesure juives, sont appelées à finir un jour dans les poubelles de l’histoire. Mais, pour ce qui est de l’ «Holocauste», ce jour-là est encore loin, tant il est vrai que le Grand Mensonge du XXe siècle a imprégné les esprits, telle une drogue mortelle dont on finit malheureusement par dépendre. Heureusement les révisionnistes sont là, qui, en bons «judéo-thérapeutes» (le révisionniste Pierre Guillaume), n’ont pas leurs pareils pour soigner la dépendance au poison du mensonge holocaustique. En la matière, pour recouvrer la raison et la santé, rien ne vaut donc une simple cure de révisionnisme.
Juillet 2006
2 - Le Liban sous le marteau américano-sioniste |
"Le Hezbollah ne cédera pas!" La liberté retrouvée.
Entretien avec Walid Charara
Propos recueillis le 14 juillet 06 par Olfa Lamloum
De passage à Paris, Walid Charara, responsable des pages Opinions du nouveau quotidien Al Akhbar et auteur de Hezbollah, un mouvement islamo-nationaliste paru en 2004 aux éditions Fayard, a répondu aux questions d’Olfa Lamloum pour le site du Mouvement des indigènes de la république.
***
Dans quelles conditions le Hezbollah a-t-il décidé d’enlever les deux soldats israéliens? Cette opération était-elle programmée? Quels en sont les objectifs?
Depuis plusieurs années, le Hezbollah exige la libération des otages libanais détenus en Israël, comme Samir el Kantar, emprisonné depuis 1978, Nassim Nisr et Yahia Skaff qui est enfermé depuis 1982. Le Hezbollah a toujours affirmé que si la voie de la diplomatie et de la négociation ne permettait pas d’obtenir leur libération, il n’hésiterait pas à utiliser tous les moyens, y compris la capture de soldats israéliens, pour les échanger contre les otages libanais d’Israël. C’est ce qu’il a fait avec cette opération. Je pense que le timing de l’opération était lié à des considérations de terrain mais aussi à des considérations politiques.
On parle aujourd’hui d’une provocation de la part de Hezbollah puisque Israël s’est retiré depuis 2000. Le fait d’enlever deux soldats israéliens dans le territoire israélien est considéré comme un acte de guerre contre Israël...
Il faut d’abord rectifier un point. Israël ne s’est pas retirée de tout le territoire. Il y a toujours une zone libanaise occupée par l’armée: les fermes de Shebaa. Le Hezbollah a toujours dit qu’il continuerait la lutte jusqu’à la libération de ces fermes. Ensuite, depuis le retrait en mai 2000, l’aviation israélienne viole quotidiennement l’espace aérien libanais. N’est-ce pas un acte de guerre? La marine israélienne viole quotidiennement l’espace maritime libanais. N’est-ce pas un acte de guerre? Des pêcheurs libanais ont été kidnappés et emmenés en Israël. N’est-ce pas un acte de guerre? Des bergers libanais ont été tués à la frontière par l’armée israélienne. N’est-ce pas un acte de guerre? Le problème, c’est que l’Etat libanais et son armée n’ont pas les moyens de s’opposer frontalement à l’armée israélienne qui a une supériorité technologique et militaire connue. C’est pourquoi la résistance libanaise, incarnée par le Hezbollah, prend en charge la riposte aux agressions israéliennes lorsqu’elle pense que l’occasion se présente. Lorsqu’on parle de provocations, c’est qu’on cherche à dédouaner l’occupation israélienne et les provocations quotidiennes qu’Israël effectue depuis mai 2000.
Cette opération a-t-elle un lien avec ce qui se passe à Gaza?
Effectivement, l’opération du Hezbollah est aussi une manière de manifester une solidarité concrète avec les Palestiniens qui sont plus isolés que jamais alors qu’ils subissent une guerre ouverte menée par les Israéliens avec la complicité directe des puissances occidentales et une indifférence complice de la part de la plupart des régimes arabes. Le second front qui s’est ouvert au Liban va peut-être alléger un peu la pression qui est exercée sur Gaza depuis maintenant plusieurs semaines.
Comment expliques-tu l’ampleur de la riposte israélienne?
L’armée israélienne est consciente qu’elle ne pourra pas libérer ses deux soldats. Les objectifs qu’elle s’est fixée ne sont plus liés à la seule libération des deux soldats. Le ministre de la défense a d’ailleurs déclaré que les objectifs d’Israël était aussi le déploiement d’une force internationale et l’éloignement des combattants du Hezbollah le plus au nord possible de la frontière. C’est un objectif qu’Israël cherche à atteindre depuis longtemps. A ce jour, l’armée israélienne a évité de lancer une offensive terrestre qui serait extrêmement coûteuse. Ce qu’elle cherche à faire, c’est intensifier la pression sur la population civile ainsi que sur le gouvernement libanais pour provoquer une dissension nationale interne au Liban.
Il s’agit de créer un contexte politique défavorable au Hezbollah qui forcerait le gouvernement et les courants de l’opinion publique qui sont hostiles à ce mouvement à exercer des pressions pour que le Hezbollah accepte de s’éloigner de la frontière pour permettre à l’armée libanaise et à des forces multinationales de se déployer le long de la frontière. L’objectif N° 2 serait à terme un désarmement du Hezbollah. Israël s’en prend donc délibérément aux civils pour retourner la population contre la résistance libanaise et faire pression sur le gouvernement pour qu’il agisse contre le Hezbollah. Il y a deux ministres du Hezbollah au gouvernement mais celui-ci est aussi constitué de forces politiques qui ont des points de vue différents sur la résistance. Israël essaie donc d’instrumentaliser les différends internes libanais pour exercer une pression maximale sur le Hezbollah.
Ne penses-tu pas qu’Israël est en mesure d’emporter cette bataille? Les autorités saoudiennes ont dénoncé l’initiative du Hezbollah. Par ailleurs, quand on lit les éditoriaux de la presse libanaise, cette initiative ne semble pas non plus faire consensus? Ennahar, par exemple, critique le Hezbollah. C’est le cas également de dirigeants comme Walid Joumblatt. Quelles sont les chances de Hezbollah de réunir un vrai consensus et de ne pas se retrouver isolé?
Il faut d’abord savoir que, s’agissant des rapports de forces internes au Liban, le Hezbollah est largement représentatif d’une des composantes les plus importantes démographiquement de la population libanaise. Le Hezbollah est un parti qui est principalement enraciné dans la communauté chiite qui est la plus grande communauté du point de vue numérique. C’est un premier point. Deuxième point, le Hezbollah dispose d’un réseau d’alliances très important avec des forces politiques représentatives. Il est allié au courant politique de Michel Aoun, avec des partis transcommunautaires comme le PC libanais, le Parti national social syrien, le député Sleiman Frangié qui représente une force importante au nord Liban, Omar Karamé représentatif qui a une base importante à Tripoli, Oussama Saad qui représente une force également importante dans la ville de Saïda. Le Hezbollah dispose donc d’un réseau d’alliances communautaires ou transcommunautaires qui lui permet d’avoir une majorité relative à ses côtés dans la bataille qu’il mène face à l’occupation israélienne. Evidemment d’autres points de vue peuvent se manifester au Liban. De toutes manières, lorsque, dans le passé, le combat a été mené pour la libération du sud Liban - libération qui s’est réalisée avec le retrait israélien de la majeure partie du territoire libanais en mai 2000 -, il y avait déjà un consensus mou autour de la résistance.
Durant les agressions israéliennes de 1993 et 1996, certains hommes politiques au Liban, en partie les mêmes qui s’expriment aujourd’hui, commençaient à réclamer l’envoi de l’armée au sud Liban pour se positionner entre la partie libérée du sud Liban et la partie occupée. C’est-à-dire que, même avant la libération du sud Liban, une partie de ces hommes politiques voulaient que l’armée se déploie pour que la résistance s’arrête dans les zones encore occupées. Avant la libération, un homme politique comme Amine Gemayel, avait publié une tribune dans Le Monde intitulée «halte à un Kosovo libanais!». Il annonçait que le Hezbollah allait entrer dans la zone occupée et massacrer les populations chrétiennes. Rien de tout cela n’a eu lieu et, quelques mois plus tard après la libération, Amine Gemayel a été contraint de revenir sur ses positions et de féliciter le Hezbollah pour son comportement exemplaire durant la libération. Les dissensions internes ne sont pas un fait nouveau; il n’en reste pas moins qu’une majorité relative au Liban est favorable au Hezbollah. Il est vrai, par ailleurs, que le contexte régional a changé. Les Américains sont dans la région depuis maintenant trois ans. Ils ont envahi l’Irak et sont devenu avec 140.000 soldats basés en Irak une puissance moyen-orientale. Ils sont cependant dans une situation extrêmement difficile en Irak où ils font face à une résistance acharnée. Il est vrai aussi que malheureusement une guerre intercommunautaire a déjà commencé en Irak. Mais il faut signaler que le Hezbollah dispose, en Irak, d’une réelle base de sympathie auprès de la population qu’elle soit chiite ou sunnite. Ce capital de sympathie pourrait à terme pousser certaines organisations chiites irakiennes à s’en prendre aux forces américaines si les USA continuent leur politique de soutien inconditionnel à l’agression israélienne. La déclaration de Georges Bush, hier, a été interprétée par tous les observateurs comme un feu vert donné aux Israéliens pour continuer leur action. Il est donc vrai que les Américains sont présents dans la région mais, dans le contexte actuel, leur présence n’est pas nécessairement un atout. C’est peut-être même un point de faiblesse parce qu’ils sont plus vulnérables.
En ce qui concerne le positionnement officiel des régimes arabes: ils ont été en principe favorables aux droits du peuple libanais à résister à l’occupation mais ce soutien verbal n’a jamais été accompagné d’une politique concrète de soutien à la résistance. Qu’ils fassent porter aujourd’hui la responsabilité de la dégradation de la situation à la résistance libanaise ne change pas grand chose à la donne sur le terrain. Dans les faits, ils n’ont jamais été des soutiens réels de la résistance menée tant au sud Liban qu'en Palestine.
Une grande partie de la presse occidentale accuse le Hezbollah d’être manipulé par l’Iran et/ou la Syrie...
Face au comportement belliqueux d’Israël et à la politique américaine d’hégémonie sur la région, l’alliance entre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran est de nature stratégique. Mais le Hezbollah est aussi allié du Hamas, aux différentes organisations palestiniennes comme avec toutes les organisations politiques dans la région et dans le monde qui s’opposent à l’hégémonie américaine. Dans un discours qu’il a prononcé il y a quelques mois, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a affirmé que l’axe anti-américain s’étendait de Beyrouth jusqu’au Venezuela et que, par conséquent, le Hezbollah était allié avec Chavez au Venezuela, aux FARC en Colombie, à Morales en Bolivie. Cela ne signifie pas évidemment que ces forces dictent la politique que le Hezbollah met en œuvre. Le Hezbollah agit en partant d’abord de considérations nationales libanaises. Dans le cas précis de cette opération, il a estimé que le contexte actuel était favorable et surtout que tout autre moyen pour faire libérer les otages libanais détenus en Israël était devenu inefficace. Il est donc passé à l’action.
Depuis l’assassinat de Hariri, on assiste au Liban à la montée des contradictions inter-communautaires. En visant le sud et les infrastructures civiles, l’intervention militaire israélienne ne risque-t-elle pas d’isoler confessionnellement le Hezbollah, d’alimenter, d’entretenir voire de provoquer la dégénérescence totale du rapport de force?
Encore une fois, quand on parle de dégénérescence de quoi parle-t-on? De guerre civile? Il faut analyser les rapports de force concrets sur le terrain. Quelles sont les lignes de clivage actuelles? Les lignes de clivages n’opposent pas musulmans et chrétiens. Elles traversent les différentes communautés. Une grande partie des chrétiens se considère représentée par le général Aoun qui est aujourd’hui l’allié du Hezbollah. D’autres chrétiens estiment être représentés par des leaders locaux comme Suleiman Frangié, par le Parti national social syrien, très implanté parmi les chrétiens orthodoxes au Liban... On ne peut pas dire que le Hezbollah fait face à d’autres communautés qui lui sont hostiles. Il n’y a pas de consensus parmi les chrétiens contre le Hezbollah, bien au contraire. Aujourd’hui, une grande partie des formations politiques chrétiennes est de fait alliée au Hezbollah et la même chose s’applique à la communauté sunnite. Il est vrai qu’un vrai différend existe entre le Hezbollah et la principale force représentant la communauté sunnite au Liban, c’est-à-dire le Courant du Futur, fondé par Rafik Hariri, en ce qui concerne les relations avec la Syrie. Mais il faut savoir par ailleurs que la rue sunnite libanaise est très sensible à ce qui se passe en Palestine et en Irak. Historiquement, au Liban, les sunnites ont porté le nationalisme arabe et ont toujours été très sensibles à la question palestinienne. Ce qui se passe à Gaza a des répercussions et des implications très importantes sur l’opinion publique sunnite. Or, aujourd’hui, le Hezbollah apparaît comme le seul mouvement en mesure d’apporter un soutien concret aux Palestiniens.
Un autre point important qu’il faut prendre en considération, c’est le sens politique que le Hezbollah a voulu donner à l’opération au cours de laquelle il a capturé deux soldats israélien. Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a exigé l’échange des prisonniers israéliens contre les otages libanais; il a parlé également de la situation en Palestine mais il a surtout conclu son intervention en évoquant la situation en Irak. Il a appelé les Irakiens à s’unir contre l’occupation et à ne pas suivre ceux qu’il a qualifié d’agents du Mossad et de la CIA qui cherchent à diviser les Irakiens entre sunnites et chiites. Les sunnites et les chiites au Liban sont très sensibles à ces arguments. Dans les deux communautés, il y a la très forte conscience que les USA et Israël cherchent à instrumentaliser les contradictions intercommunautaires pour affaiblir davantage les peuples de la région et leur capacité de résistance. S’il y a une discorde au Liban, qui va-t-elle opposer? A mon avis, si on essaie d’apprécier les rapports de force, il y a une nette majorité qui est favorable au Hezbollah. La déclaration de Walid Joumblatt hier (le chef druze du Parti socialiste progressiste) n’est pas une déclaration hostile au Hezbollah. Tout en signifiant par ailleurs sa différence avec le Hezbollah, il a clairement dit qu’il fallait maintenir l’unité nationale contre Israël, que les différends devaient être mis de côté et que du point de vue de la logique du Hezbollah cette opération était parfaitement compréhensible.
La direction du Hezbollah est directement menacée par Israël qui a déjà bombardé le siège de la télévision El Manar et la radio ainsi que le QG du Hezbollah. Quelle est la marge de manœuvre d’Israël?
Pour paraphraser un chef révolutionnaire très connu, «le Hezbollah est dans la population libanaise, comme un poisson dans l’eau». Le Hezbollah a beau avoir son QG dans la banlieue sud, ce ne sont pas ces bombardements qui vont l’affaiblir. D’un point de vue strictement militaire, l’opération israélienne prend jusqu’à présent pour cible des civiles, des infrastructures civiles et quelques institutions. Militairement le Hezbollah n’a aucune perte. Il y a eu un martyr hier, c’est tout. Par ailleurs, jusque-là, le Hezbollah n’a pas utilisé toutes ses capacités de riposte et les jours qui viennent vont montrer que celles-ci sont loin d’être négligeables. Par ailleurs, Hassan Nasrallah est depuis très longtemps sur la liste noire des Israéliens. Ils l’ont dit et répété et ont déjà tenté de l’assassiner comme ils ont tué l’ancien Secrétaire général Abbas el Moussaoui en 1992. Jusqu’à présent le Hezbollah a pris des mesures de sécurité exceptionnelles ce qui lui a permis de protéger ses dirigeants. Ce parti, qui a une grande expérience politique, qui est très bien structuré, a une telle popularité au Liban que même si Israël réussissait à atteindre tel ou tel dirigeant, cela n’affecterait pas réellement sa capacité d’action. Regardez le Hamas. Israël a assassiné une grande partie de ses dirigeants historiques: cheikh Ahmad Yassin, el Rantissi, Smain Abou Charab et bien d’autres, sans pouvoir l’affaiblir. L’assassinat de dirigeants de vrais partis de masse ne change pas fondamentalement la donne.
Ils peuvent toucher la logistique...
Oui, mais cela suppose que le Hezbollah a une logistique qui vient de l’extérieur. Il est vrai que l’Iran a soutenu le Hezbollah et que la Syrie a acheminé l’aide de l’Iran vers le Hezbollah mais le Hezbollah a aujourd’hui suffisamment de moyens dispersés sur le territoire libanais pour pouvoir tenir assez longtemps en cas de guerre. Tout le discours politique du Hezbollah et toute sa stratégie après le retrait d’Israël de la majeure partie du territoire libanais a consisté à dire «nous sommes un mouvement de dissuasion des velléités d’agression d’Israël». Il a donc pris toutes ses dispositions en fonction de l’éventualité de telles agressions. Et parmi les dispositions, il y a la dispersion des moyens logistiques, du potentiel militaire...
Selon toi, est-ce qu’on s’oriente vers un affrontement durable qui pourrait entraîner l’ouverture d’autres fronts, tel que le front syrien?
En ce qui me concerne, je pensais que la riposte israélienne n’aurait pas une telle ampleur, que la partie israélienne mesurait les dangers d’une telle agression. Mais là, oui je crains que le conflit ne se prolonge sur le moyen voire le long terme. Il faut voir jusqu’à quand la partie israélienne va supporter cette situation. N’oublions pas qu’en face de l’armée israélienne, il y a un mouvement de guérilla qui pourrait s’accommoder de cette situation pendant des mois voire des années. Il a fait ses preuves dans le passé. Maintenant est-ce que les Israéliens pourraient se lancer dans une aventure militaire contre la Syrie? La Syrie a beaucoup de cartes à jouer. D’abord la frontière syrienne avec le Golan occupé est l’une des frontières les plus stables depuis 1973. La décision d’ouvrir la frontière en cas d’agression pourrait être prise. Et là, les Israéliens se retrouveront aux prises avec les organisations populaires palestiniennes et syriennes. N’oublions pas qu’en Syrie, il y a 600.000 palestiniens environ, qui sont organisés. Cette carte pourrait être utilisée. Les Syriens pourraient très bien être moins vigilants sur la frontière avec l’Irak et permettre aux volontaires arabes et syriens désireux de combattre l’occupation américaine en Irak, de s’y rendre et aggraver ainsi la situation des troupes américaines qui se trouvent déjà dans un bourbier. Si les Israéliens et les Américains se trouvent aux prises directement avec les populations et non pas avec les régimes, leur situation est bien plus difficile que lorsqu’ils sont confrontés aux régimes. C’est ce qu’a montré l’expérience palestinienne, libanaise et irakienne. La Syrie a donc une «capacité de nuisance» qu’elle n’a pas encore utilisé. Si elle est forcée à l’utiliser, les conséquences pour les Américains et les Israéliens seront extrêmement négatives.
Chirac a fait une déclaration aujourd’hui, 14 juillet, où il a évoqué la situation au Liban. Quels commentaires ces déclarations te suggèrent-elles?
Il s’agit d’un entretien que le président Chirac a accordé à deux journalistes français. Après avoir condamné la réaction israélienne qu’il a qualifié de «disproportionnée», il a fait porter aux mouvements de résistance libanais et palestiniens la responsabilité de la dégradation de la situation au Liban et à Gaza en qualifiant leurs politiques d’«irresponsables». Par ailleurs, les objectifs politiques qu’il a fixés aux éventuelles médiations internationales et européennes reprennent pour l’essentiel les revendications israéliennes. Il a évoqué 3 objectifs à atteindre:
* la libération des soldats israéliens
* un cessez-le-feu à la frontière libanaise
*le déploiement d’une force de protection internationale à la frontière libano-israélienne c’est-à-dire, évidemment, une force de protection internationale d’Israël et un redéploiement vers le nord de la résistance libanaise.
Ainsi, la déclaration de Chirac manifeste une fois de plus l’alignement de la France et de l’UE sur la politique américaine. Il n’y a plus de «politique arabe de la France». Plus généralement, il n’y a plus de politique indépendante de la France au Moyen-Orient. Dans d’autres régions, il y a encore des différends avec les USA mais ce n’est plus le cas au Moyen-Orient. La France ne défend plus ses positions traditionnelles concernant les conditions d’une paix réelle au Moyen-Orient. La France a purement et simplement lâché les Palestiniens. Regardez la faiblesse des réactions françaises voire l’absence totale de réactions face à l’agression et la guerre israélienne contre les palestiniens. La France est quasiment sur la même longueur d’onde que les USA sur le dossier iranien. Dans les faits, elle reprend à son compte les exigences israéliennes et ignore totalement les exigences libanaises qui sont tout simplement la libération des otages détenus en Israël. Je pense que tout le capital de sympathie dont la France a joui dans le monde arabe est perdu, dilapidé et je crois que cela aura des conséquences politiques et idéologiques et même à l’avenir économiques. La France n’est plus perçue aujourd’hui comme un pays ami du monde arabe.
Quelles sont aujourd’hui les conditions de victoire dans cette guerre inégale?
Je pense que la victoire du Hezbollah serait la libération des prisonniers libanais. Evidemment, atteindre cet objectif va être extrêmement coûteux en raison du déséquilibre des force militaires sur le terrain et du déséquilibre du rapport de forces politique qui est due principalement à la complicité ou à la lâcheté de la communauté internationale et des régimes arabes. Je pense que de toutes façons la confrontation militairement sur le terrain ne pourra pas être remportée par la partie israélienne car le Hezbollah a montré dans le passé qu’il était capable de tenir tête à l’armée israélienne malgré sa supériorité en terme de puissance de feu, de technologie, etc... Jusqu’à présent, l’armée israélienne mène une campagne de bombardements. Je ne crois pas qu’elle ira jusqu’à une invasion militaire à grande échelle. C’est une bataille qui sera excessivement coûteuse pour le Liban mais elle le sera aussi pour Israël. C’est un conflit des volontés. Celui qui cède le premier a perdu. Je ne crois pas que le Hezbollah cédera.
Ne crois-tu pas que le calcul du Hezbollah est un peu déséquilibré. Pour libérer des prisonniers libanais, il prend le risque de voir des dizaines ou des centaines de civils tués?
L’enjeu des prisonniers est un enjeu d’une très grande importance du point de vue politique et symbolique. C’est un enjeu qui est lié au conflit qui oppose le Liban et Israël depuis la création de l’Etat d’Israël. La principale victime de la création d’Israël a été le peuple palestinien qui a été chassé de sa terre. Mais depuis l’expulsion des Palestiniens, les Libanais vivent au rythme des agressions israéliennes. Une partie du sud Liban a été envahie en 1978, une autre partie en 1982. Le sud Liban est resté pendant plus de 18 ans sous occupation israélienne. Le fait de tenir bon sur la question des prisonniers dans ce conflit de volontés a une très grande importante stratégique et symbolique. Cela participe de la capacité du Liban à dissuader dans l’avenir de futures agressions israéliennes et surtout de rester un Etat indépendant et souverain.
16 juillet 2006
Un médecin libanais accuse les génocidaires juifs d'utiliser des armes interdites, comme le phosphore.
Vous voulez voir les plaies que crée le phosphore?
Accrochez-vous.
http://www.informationclearinghouse.info/article14181.htm
POURQUOI ET COMMENT LA LOI JUIVE (HALACHA) a mille excellentes raisons de considérer les non-juifs comme des animaux puisque les juifs sont "saints" par nature.
http://www.daatemet.org.il/daathalacha/en_gentiles5.html
"Nous sommes allés voir les nouveaux immigrants en Israël; voir comment se passe leur vie là-bas; puis nous avons enquêté et découvert le pourcentage de ceux qui reviennent. C’est un chiffre jalousement gardé: 30% à 40% des nouveaux immigrants s’en retournent vivre en France dans les cinq années qui suivent leur départ." C'est ce que dit Johan Weisz, membre de la rédaction des abrutis de proche-Orient Info (désormais payant dès le premier instant, pour rentabiliser le business!) et co-auteur avec la figariste Cecilia Gabizon d'un livre rigolo qui fait des vagues dans le yiddishlnd, OPA sur les juifs de France, enquête sur un exode programmé 2000-2005. (Grasset).
Il est raisonnable de penser que dans un délai de dix ans, entre la moitié et les deux tiers de "juifs français" retournent en France. Les autres sont probablement décédés, car ils sont partis prendre leur retraite là-bas. Le bilan démographqiue est donc égal à zéro. En somme, encore une histoire juive.
Extrait d'une interview du jeune Weisz par les sionistes ultra de "primo":
http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=In-88012747
JW: En 2004, le but escompté par l’Agence était de faire immigrer 30 000 Juifs de France. Seuls 2415 Juifs ont émigré. L’Agence Juive se rend ensuite compte de son erreur d’appréciation. Une Task force est créée et constate que la logique d’Alya de secours était inadaptée et va passer d’une méthode de "rescue alya" à une "alya by choice". Les businessmen de cette Task force font appel à des consultants d’IBM Business Consulting Services, rémunérés 300.000 dollars par an pour produire une étude marketing, sur deux communautés: celle de France et des États-Unis. Marketing, positionnement, quelles catégories de Juifs en France? Quoi proposer aux Juifs de France pour "vendre" le produit Israël. Ces mots ne sont pas une invention de ma part, ce sont simplement les mots employés aujourd’hui par les dirigeants de l’Agence…
Et cet aveu? " JW: Nous essayons dans ce livre avec des mots simples de mettre la réalité à la portée de tous. Nous aurions pu l’appeler Les Juifs pour les nuls."
Ce qu'on voit sur le terrain après des centaines d'obus qui ont atterri l'un après l'autre: les maisons détruites, les enfants blessés, leurs copains incapables d'émettre un son. Le printemps à Gaza.
"UNE VIE EN ÉCLATS"
Ce que la plupart des médias français se gardent de raconter.
par Gédéon Lévy
Boum après boum, obus après obus, coup de tonnerre après coup de tonnerre. Les vitres de la maison tremblent, les murs fissurés par le précédent bombardement menacent de s'effondrer, les enfants hurlent de terreur ou tournent en rond, choqués, muets, dans la maison bombardée. Obus après obus, toutes les quelques minutes, encore un. Parfois un bruit sourd et lointain, parfois une salve toute proche. B-ou-m! Le ciel vous tombe dessus, la fin du monde, toutes les cinq minutes. Impossible de savoir où est tombé le dernier, et encore moins où tombera le prochain de la série. Hier après-midi, un obus a atterri sur la tête des enfants et des adultes chez qui nous sommes reçus maintenant, pour un tour de reconnaissance parmi les décombres.
La peur commence à Erez. Bruits de guerre. Ensuite, quand on traverse le check point désert et qu'on roule un peu vers le sud, le vacarme se rapproche. Un bombardement ininterrompu. A partir d'un certain moment, on commence à s'habituer, comme on s'habitue à un orage. Mais ces milliers d'obus, visant des «terrains ouverts», ne sèment pas seulement une peur terrible au cœur de dizaines de milliers d'habitants, dont des milliers d'enfants, mais à l'occasion ils touchent des maisons, ils tuent, ils blessent. On n'en entend pas beaucoup parler, chez nous. Dimanche, Israël était tout entier occupé à célébrer le Final Four [de basket], mais pendant que nos basketteurs américains visaient le panier, nos artilleurs visaient Beit Hanoun et Beit Lahiya.
Quelqu'un parmi nos excellents artilleurs pense-t-il à la frayeur qu'ils répandent parmi les enfants auprès desquels ils expédient leurs obus? Leur a-t-on montré des images des destructions qu'ils ont semées, intentionnellement ou non? Aucune roquette Qassam ne justifie ce bombardement terrible, démesuré, des milliers d'obus sur des zones à forte population, dans les champs et parfois aussi sur les maisons. La semaine passée, nous nous sommes rendus à Beit Lahiya, où une rangée de maisons avaient été bombardées - deux tués et plusieurs blessés -, et cette semaine, à Beit Hanoun bombardé par l'artillerie, avec trois enfants blessés et des dizaines d'autres en état de choc.
Pieds nus, la petite Mayssa tourne en rond parmi les décombres de sa maison, marchant sur un tapis d'éclats de verre, circulant en tous sens, silencieuse, parmi les débris, ne sachant quoi faire d'elle-même. Sur son visage gris se lit le traumatisme. Il ne sort pas le moindre son de la bouche de la fillette de cinq ans. Impossible de tirer d'elle fût-ce l'ombre d'un sourire. Samedi après-midi, quand l'obus a fait trembler les murs de sa maison, a touché le toit et l'a détruit, Mayssa était au dernier étage, celui du pauvre appartement de sa famille. Maintenant, elle tourne sans repos dans la maison, tenant contre elle un paquet de chiffons qui étaient des vêtements à elle. Mayssa ne lâche pas les chiffons. Elle les serre fort, pour ne pas les perdre.
Abed, son cousin, était sur le toit et a été blessé. 35 personnes vivent dans cette maison et presque tout le monde était là quand l'obus a atterri sur le toit. La plupart sont de jeunes enfants. La maison de la famille Abou Odeh se trouve à la limite de la petite ville de Beit Hanoun, en bordure des vergers que l'armée israélienne a autrefois rasés dans le cadre de ses opérations de «mise à nu», et qui maintenant avaient été replantés. La maison numéro 16 d'une rue sans nom, avec, vu du toit, un beau paysage rural: les jeunes arbres des vergers et, tout au bout, une rangée de palmiers Washingtonia. Les taches grises, dans le verger, ce sont les cratères des obus d'hier et la bourgade dont on aperçoit les maisons à l'horizon, côté est, c'est Sdérot.
Maintenant les obus atterrissent sur Beit Lahiya tout proche: un jour Beit Hanoun, un jour Beit Lahiya. Ici, le réservoir d'eau a été détruit il y a un an par l'armée israélienne et les décombres en sont toujours visibles. Le toit sur lequel nous nous tenons et d'où nous contemplons les champs bombardés menace de s'effondrer. Les deux étais métalliques qui ont été placés quelques heures après que l'obus soit tombé, ne retiendront pas longtemps encore ces morceaux de béton. Les murs de la maison sont fissurés et plusieurs plafonds menacent de tomber eux aussi. La volée d'escalier qui mène au toit est suspendue au-dessus du vide. Monter sur le toit ne se fait plus maintenant qu'au péril de sa vie: tout peut s'effondrer à tout moment.
Mais ils veulent que nous voyions tous les signes du ravage, la destruction tout entière; ils ne nous font grâce d'aucun éclat d'obus. Que nous voyions le chauffe-eau solaire démoli, les antennes paraboliques brisées, les gouttes de sang sur le toit, le sang d'Abed, 13 ans, qui est couché, en ce moment, dans la maison voisine, avec un éclat dans la jambe. Il a eu de la chance: l'enfant des voisins, Ahmed Naym, est lui à l'hôpital avec un éclat dans le cerveau. Ahmed a 17 ans. Ils disent que le petit Mohamed a aussi été légèrement blessé d'un éclat à la gorge. Cinq ans, lui.
Depuis le toit, on voit aussi les conditions de vie misérables de ces habitants: une mer de toits d'asbeste improvisés, maintenus par des briques grises, l'aspect d'un quartier pauvre au Brésil ou au Sri Lanka. Si l'asbeste ne les tue pas, les obus le feront.
L'appartement de Hatem Abou Odeh est à moitié démoli. Dans le divan empoussiéré, un petit enfant est assis, choqué, tourneboulé par ce qui arrive. C'est Zakarie, huit ans, et lui non plus n'est pas encore remis du bombardement d'hier. Comment s'en remettra-t-il? Encore maintenant les bombardements se poursuivent, obus après obus. La cuisine est fortement endommagée, de même que la chambre à coucher. «Regardez la porte. Regardez le mur. Regardez l'armoire», montre Ismaïl Abou Odeh, 28 ans, à l'étage. «Voyez le lit. Voyez le divan», comme si nous étions venus expertiser un bien imposable. La chambre de Ayman Abou Odeh porte elle aussi des cicatrices. Marié, quatre enfants, et son mur sur le point de s'écrouler.
Yihye Abou Odeh, 18 ans, était sur le toit quand l'obus a atterri. Elève de 12e, il se préparait au bac en arabe. Vers 11 heures du matin, l'armée israélienne a commencé à bombarder le verger qui est en face. Six obus. Ensuite, vers trois heures et demie de l'après-midi, alors que le cousin, Abed Abou Odeh, était monté sur le toit pour remplir d'eau les réservoirs en plastique noir et que Yihye était plongé dans ses cours, sur le toit, l'obus suivant a atterri. Cette fois c'était un coup direct. Yihye a bondi vers son cousin qui saignait à cause d'un éclat qui l'avait atteint à la cuisse puis il l'a aidé à redescendre. Aux étages d'en dessous, la panique régnait déjà. Tous les membres de la famille se dépêchaient de fuir vers la maison des voisins: peut-être que là, ce serait plus sûr. Il n'y a bien sûr pas d'abris dans ce quartier, pas de protection ni de pièce de soins sécurisée, pas plus que dans le reste de Gaza.
Le voisin, Zaki Abou Wahdan raconte que son petit-fils n'a pas cessé de trembler depuis hier. Dans la rue est garée la voiture des voisins, une Fiat 131, une des rares voitures du quartier. Ses vitres sont éclatées. Dans la maison contiguë à celle qui a été bombardée, et qui appartient elle aussi à la famille Abou Odeh - une cahute d'un seul niveau avec plein d'enfants - Abed, blessé, est étendu, sa mère assise par terre, à ses côtés. Il a la cuisse enveloppée d'un pansement, sa voix est faible; lui aussi est encore en état de choc. Sa mère montre le jeans imprégné de son sang. «N'est-ce pas une pitié? Un enfant de 13 ans. Qu'est-ce qu'il a fait? Il est monté remplir d'eau le réservoir». Intissar, la mère, a 15 enfants. «Pourquoi avons-nous reçu cette punition?», demande-t-elle.
Un obus au dessert: le coup direct est arrivé juste au moment où Intissar servait le repas de midi. Abed a terminé de manger le premier et est monté sur le toit pour remplir les réservoirs d'eau: «J'ai regardé vers le verger, Yihye lisait puis j'ai rempli le récipient d'eau et c'est alors que l'obus est tombé - à deux ou trois mètres de moi». L'éclat est encore dans sa jambe. Il sera opéré dans deux semaines. Il n'a rien mangé depuis hier. Retournera-t-il sur le toit? Sa mère répond pour lui: «Evidemment qu'il y retournera. Qui remplira l'eau pour nous? Il est l'enfant le plus agile de la famille. Je suis malade et je ne peux pas monter».
Obus après obus, le bombardement continue, boum, boum, boum, boum. Ils disent qu'ils retiennent physiquement les tireurs de roquettes Qassam et ils démentent que des roquettes aient été tirées depuis leur quartier. «Nous nous querellons avec eux, nous les maudissons», dit le vieux voisin, Abou Wahdan. «"Vous voulez notre destruction", qu'on leur dit. J'ai 60 ans, j'ai travaillé toute ma vie pour construire la maison et en une seconde, on me la démolira à cause des Qassam?»
Le porte-parole de l'armée israélienne: «Les citoyens de l'Etat d'Israël se retrouvent jour après jour la cible d'une attaque terroriste aveugle de roquettes tirées depuis la Bande de Gaza en direction des localités israéliennes. Tel a été le cas samedi dernier, 29 avril 2006, où plusieurs roquettes Qassam ont été tirées vers Israël.
«L'armée israélienne œuvre à la protection des citoyens de l'Etat d'Israël, et effectue des tirs de riposte en direction de la source des tirs, tout en veillant soigneusement à éviter autant que possible de toucher à des zones habitées. A notre grand regret, les organisations terroristes exploitent la sensibilité de l'armée israélienne sur le fait de toucher à des civils et c'est avec préméditation qu'ils opèrent à proximité ou au milieu de zones peuplées, se servant de la population palestinienne comme d'un 'bouclier humain'.
«L'armée israélienne regrette toute atteinte à des civils ou à leurs biens, mais c'est là le résultat inévitable de la poursuite du terrorisme par les roquettes. La responsabilité en incombe aux organisations terroristes et à l'Autorité Palestinienne qui ne font rien pour mettre un terme aux tirs.
«La possibilité qu'un certain nombre de Palestiniens ont été touchés par nos tirs fait l'objet d'une enquête et n'a pas encore été confirmée.»
Traduction de l'hébreu: Michel Ghys
www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=712028
Version anglaise: Days of thunder
www.haaretz.com/hasen/spages/712609.html
CAPJPO-EuroPalestine
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=60998
Israelis Adopt Poison Gas “Fashion”
Kurt Nimmo
"It is absurd to consider morality on [using poison gas] when everybody used it in the last war without a word of complaint from the moralists or the Church. On the other hand, in the last war bombing of open cities was regarded as forbidden. Now everybody does it as a matter of course. It is simply a question of fashion changing as she does between long and short skirts for women," wrote Winston Churchill during the Second World War, long after the Geneva Protocol had outlawed the use of poison gas. The Brits used mustard gas against Bolsheviks in 1919 and Kurdish rebels in Iraq. As to the latter, Churchill wrote: "I do not understand this squeamishness about the use of gas…. I am strongly in favor of using poisoned gas against uncivilized tribes" (see Winston Churchill’s Secret Poison Gas Memo).
If Wayne Madsen’s sources are correct, the Israelis are now using poison gas against the "uncivilized tribes" of Lebanon. "According to a former U.S. weapons expert who served in Iraq, the artillery shell in a photo taken in Lebanon (see photo here) is a chemical weapon delivery device. It is being handled by an Israeli Defense Force soldier and Hebrew lettering can be clearly seen on the armored vehicle. Another chemical weapons shell of the same type can be seen lying on the ground to the right. It is not known what type of chemical is in the chemical canister, however, gas dropped by the Israelis in villages in southern Lebanon has resulted in severe vomiting among the civilian population" (see as well this schematic). "Media commentators have scoffed that Israel, with its relatively unique history, would ever use chemical weapons or poison gas in any war. It is precisely because of that perception that they are using such weapons. The deniability factor prevents the media from taking seriously the credible reports of banned weapons being used by the Israelis."
Of course, the stenographers laboring diligently for the corporate media would not dare to mention Israel’s well-documented history of biological and chemical terrorism against innocent and unwitting Arab non-combatants.
In 1948, as the Zionists ethnically cleansed Palestine, the Acre aqueduct was targeted. "The Zionists injected typhoid in the aqueduct at some intermediate point which passes through Zionist settlements," writes Salman Abu-Sitta, president of Palestine Land Society in London. According to Abu-Sitta, a report issued by the Lebanese Red Cross
stated that there are at least 70 known civilian casualties, others may not be reported. It was determined that the infection is "water borne", not due to crowded or unhygienic conditions as claimed by the Israelis. It was decided that a substitute water supply should now come from artesian wells or from the agricultural station, just north of Acre, not from the aqueduct. Water chlorine solution was applied, inoculation of civil population started, movement of civil population was controlled (lest refugees heading north towards Lebanon will carry the typhoid epidemic with them, as intended by the Zionists)….
The city of Acre, now burdened by the epidemic, fell easy prey to the Zionists. They intensified their bombardment. Trucks carrying loudspeakers proclaimed, "Surrender or commit suicide. We will destroy you to the last man." That was not a figure of speech. Palumbo, in The Palestinian Catastrophe, notes the "typical" case of Mohamed Fayez Soufi. Soufi with friends went to get food from their homes in a new Acre suburb. They were caught by Zionist soldiers and forced at gun point to drink cyanide. Soufi faked swallowing the poison. The others were not so lucky, they died in half an hour.
In addition, the Zionist state attempted to poison a water system in Gaza. The commander of the Egyptian Forces in Palestine communicated the following to General Headquarters in Cairo:
15.20 hrs, 24 May [1948] Our Intelligence forces captured two Jews, David Horeen and David Mizrahi, loitering around army positions. They were interrogated and confessed they had been sent by Officer Moshe to poison the army [and the peoples’] water supply. They carried with them water bottles divided in the middle. The top part has potable water and the bottom part has a liquid contaminated with typhoid and dysentery, equipped with a rear opening from which the liquid can be released. They confessed they were members of a 20-strong team sent from Rehovot for the same purpose. Both have written their confession in Hebrew and signed it. We have taken the necessary medical precautions.
Salman Abu-Sitta also suspects two cholera outbreaks, one in Egypt and a second in Syria, claiming the lives of over 10,000 people, were caused by the Israelis, although the evidence is less convincing.
In a report entitled Bioterrorism and Biocrimes: The Illicit Use of Biological Agents since 1900, Dr. W. Seth Carus of the Center for Counterproliferation Research, National Defense University, stated under a subtitle, Case 1947-01: "Zionist" Terrorists 1947-1948, "Jews plan to use this inhuman weapon against the Arabs in the Middle East in their war of extermination." Carus also documents the comments of David Horeen’s sister, Rachel Katzman: "I met one of [my brother’s] commanders in a lecture in Jerusalem. I asked him whether my brother had really attempted to poison wells. 'These were the weapons we had’, he said, 'and that’s that.’"
Israel has plenty of other weapons, gratis the United States and its own burgeoning weapons program, but it appears it prefers to augment its arsenal with chemical weapons. "The Palestinian ministry of health revealed on [July 11, 2006] that the Israeli army has used a new type of explosive in its offensive on the Gaza Strip. These explosives contain toxics and radioactive materials which burn and tear the victim’s body from the inside and leave long term deformations…. The ministry showed that most of the injuries which the hospitals receive result from huge explosions which cause burning and severing of limbs, including the inner parts of the body. This causes long term deformations…. It is added that doctors in Gaza have been forced to amputate limbs of at least 12 injured Palestinians as a result of injuries sustained in the current Israeli offensive on the Strip," reports Electronic Intifada.
In an earlier instance, the IOF apparently used an "unidentified gas" in the Khan Younis refugee camp. "Medical sources at Nasir Hospital in Khan Yunis have announced that more than 40 Palestinians suffered a strange case of hysteria and nervous breakdown because they inhaled a toxic gas fired for the first time by the occupation army during the bombing of Palestinian areas," the Voice of Palestine in Ramallah reported (see the script for the documentary film, Gaza Strip, a PDF document). "Specialists believe that this is an internationally banned nerve gas. Dr Muhammad Abdallah Abd-al-Mun’im, official in charge of medical teams who treated the injured, said that the gas bombs fired last night on the western camp of Khan Yunis gave off heavy yellowish and highly-concentrated smoke. Those who inhaled it, he said, suffered a nervous breakdown and vomited blood. Abd-al-Mun’im said this gas is not the same kind that was fired by the occupation forces previously and that it is the first time that the doctors have seen this."
Indeed, the corporate media, faithfully pro-Israel, may "scoff" at the allegation Israel is now using chemical weapons in Lebanon. However during the 1982 invasion the Soviet Union accused Israel of using "barbarous" weapons, including chemical weapons (see this timeline posted on the Vermonters for a Just Peace in Palestine/Israel website).
When it comes to using biological and chemical weapons, Israel is a junior partner to the United States, most recently accused of using chemical weapons in Fallujah, Iraq. According to Dr. Khalid ash Shaykhli, an Iraqi health ministry official, "the US military had used internationally banned chemical weapons, including nerve gas," according to the Christian Science Monitor.
Of course, the corporate media scoffed at this allegation, too.
Chalk it up to the deniability factor.
20 July 2006
Reference if given to
The Palestinian Catastrophe: The 1948 Expulsion of a People from Their Homeland by Michael Palumbo
Olive Branch Pr (January 1991)
It is amazing to read of the level of atrocity and deceit. Ethnic Cleansing, Localized Genocide, Rampant Racism- it reads like something out of Nazi Germany. But here it is, in the middle of the Middle East, anti-Semitism, committed by Jews against Arabs. Brother against Brother. Palumbo shares with us stories of those who helped the Jews flee the Nazis, and how these same individuals watch the actions of the nascent Israeli Defense Forces, and can see no difference in their actions. Truly, as Walter Wink said, we become that which we hate. We learn hatred, and the practices of hatred, from our enemies. And here one repeatedly hears leaders of the Zionist movement explicitly calling for the same practices as the Nazis, as they worked so well, and even calling for alliances with the Nazis, in order to establish a country 'Goyim Rein', an 'Israel for the Jews, as Germany is for the Germans'.
And it is surprising to hear how most Jews in the first half of the 20th century did *not* want an Israeli nation, as they did not see that as part of God's call for their people. Or how leader after modern Israeli leader engaged in explicit terrorist action- in fact, most of them were on the top 20 list of terrorists by the British government, during the British mandate. Doing the same practices, the same suicide bombings, as extremist Palestinians do today. We become that which we hate. And it's not just Palumbo's opinion- this is a meticulously researched book. If you choose to disagree with what is said, you must prove a large number of resources wrong- including many resources from Israeli government leaders.
This isn't just dry history. Palumbo uses a highly readable format, telling stories through the eyes of the observers and the victims, with additional factual information. Yet he does it in a way that is in now way fictional, but breathes authenticity. He looks primarily at the infamous al nakba, the Catastrophe, wherein the Palestinians were driven from their homeland- a people uniquely tied in self-identity to the land, just as Americans are tied to their sense of the individual in their identities. I reside, therefore I am.
Insult to injury is the Zionist propaganda machine, that has managed to shift the blame for wartime atrocities on to the victims. After reading this work, one may come away with the same feeling- that truly, Israel has been one of the primary leaders in terrorism. (Amazon.com)
Passage d'Erez
Nabil El-Haggar
Tous ceux qui veulent revenir en Israël doivent emprunter un tunnel constitué par deux murs, en béton armé de 8 mètres de haut, de cinq à six mètres de large, couverts par des parois transparentes. Nous commençons la marche vers sa Majesté Israël.
Nous marchons longuement, le tunnel nous semble interminable, un sentiment d'angoisse me serre la gorge, je me demande ce qu'il m'adviendra dans le cas d'un malaise? Je regarde les innombrables caméras qui nous observent et me rassure en me disant que les vivants de l'autre côté, verraient et viendraient sans doute à mon secours! Le doute persiste, je me dis que là où nous sommes, ce n'est pas encore Israël, c'est un non man's land, les secours israéliens interviendraient-ils?
Enfin, après avoir marché cinq cents, peut-être six cents mètres nous arrivons devant un grand portail métallique de même hauteur que le tunnel.
Une dizaine de personnes attendent devant le portail, en silence.
Je pose la question, qu'attendez vous? «Nous attendons la Voix», répondent-ils. La Voix, quelle voix? «La voix qui sortira du haut du tunnel pour vous donner des instructions».
En effet, un peu plus tard, nous attendons la Voix électronique qui hurle en hébreu et en anglais: «deux», ce qui veut dire que deux personnes sont autorisées à passer. Les deux premières personnes sont prêtes, un désagréable signal électrique qui annonce l'ouverture du portail se déclenche. Les deux personnes passent, le portail se referme derrière elles.
Une heure après, c'est à mon tour de passer, cinq mètres plus loin, un deuxième portail métallique se dresse, et derrière ce dernier, quatre couloirs de moins d'un mètre de large montrent le chemin à suivre jusqu'à l'étape suivante. Devant chaque couloir un tourniquet est en place.
J'attends, je suppose que l'électronique finira par m'indiquer ce que je devrai faire le moment venu. La Voix indique «un», ce qui veut dire que je dois me placer devant le couloir no 1. Quelques minutes passent, un bruit digne des lourdes portes derrière lesquelles on enfermait les fous furieux dans les hôpitaux psychiatriques des années soixante, m'agresse l'oreille, pour me signaler que le tourniquet est débloqué. Le paradoxe est que je me trouve, malgré tout, content d'entendre ce bruit sans lequel j'aurais pu rester coincé des heures durant.
Je pousse le tourniquet en faisant attention à ce que ma valise ne reste pas coincée entre les barres du tourniquet, non que je sois expert en tourniquet, mais je viens d'apprendre la leçon en observant une dame accompagnée par ses trois enfants, qui a mis plus de 15 minutes pour faire échapper ses enfants et ses deux valises pris au piège du tourniquet. Croyez-moi, ce n'est pas facile.
Je marche une cinquantaine de mètres dans le couloir métallique et j'arrive devant un deuxième tourniquet qui marque le passage par un troisième portail métallique.
Derrière le portail, on aperçoit le tapis à scanner les bagages et une cabine circulaire à hauteur d'homme, avec une double enveloppe de matière transparente.
C'est peut-être l'un des rares endroits où il est préférable de ne pas arriver le premier. Ce qui permet, à chaque étape, de procéder à un apprentissage accéléré en observant, à travers les divers portails, les gens qui précédent.
En ce qui me concerne, c'est la dame et ses trois enfants qui, me précédant, font office de formateurs.
D'abord, il faut attendre que la Voix vous autorise à poser un seul bagage à la fois sur le tapis. Celui-ci se met en marche, et si tout va bien, la Voix vous autorise à poser le deuxième bagage et ainsi de suite. Autrement, le bagage vous est retourné sur le tapis et la Voix vous somme de le déposer. Il faut en déduire qu'il vous appartient de faire en sorte que votre bagage soit accepté par le scanner, autrement, il vous est retourné autant de fois qu'il faudra, sans qu'aucune personne ne puisse intervenir directement. Après quelques aller-retour, la dame réussit à faire passer ses bagages.
La famille se place devant ce monstre transparent qui me fait penser aux cabines de décontaminations dans les laboratoires à haut risque. La porte de la cabine s'ouvre, la dame fait l'erreur de passer avant ses enfants! C'est trop tard, aucun retour en arrière n'est toléré, elle est dedans, elle doit y rester, c'est la Voix qui le dit et manifestement, personne n'a intérêt à contredire la Voix.
Sur le sol de la cabine, deux empreintes de pieds sont peintes en rouge, elles indiquent les endroits où vous devez vous placer. On écarte les jambes, la Voix dit « Levez les mains», après un court silence, elle ajoute « n'ayez pas peur». Du coup, la peur vous envahit! La porte se referme derrière moi. Un son, aussi particulier que désagréable, qui fait penser aux machines de lavage automatique de voitures, me remplit les oreilles. Sans tarder, l'enveloppe mobile de la cabine se met à tourner rapidement, tout en dégageant un léger nuage dont je ne saurais probablement jamais de quoi il est constitué et encore moins si des effets secondaires sont à craindre.
Le corps (et peut être l'esprit aussi) est scanné, la porte de sortie de la cabine s'ouvre. Je peux récupérer ma valise dont le tapis s'est débarrassée.
Quant à la dame et ses enfants qui me précédaient, mis à part le plus petit d'entre eux, ils ont passé le test de la cabine sans encombre. Le petit garçon, âgé à peine de 6 ans a, lui eu beaucoup plus de peine.
La porte s'ouvre, sa mère de l'autre côté lui crie de passer. Il passe et la porte referme derrière lui. De là où je suis, derrière le portail, je ne peux plus entendre ce qui se passe dans la cabine. Mais de longues minutes passent sans que l'enfant ne puisse avancer, tandis que les gesticulations de la mère indiquent clairement que l'enfant ne parvient pas à suivre les instructions qui lui sont données par la Voix. D'ailleurs, je crois qu'il était matériellement impossible à cet enfant de placer ses pieds sur les empreintes! Bref, aucune aide ne lui est portée! Il réussit tout de même à passer après une attente de plus de dix minutes, seul enfermé dans cette cabine pour le moins grotesque. Ce qui me frappe est le fait qu'à aucun moment l'enfant n'a exprimé la terreur qu'il vivait dans cette cabine!
À force de subir la barbarie de l'occupation, les enfants de la Palestine ont perdu une partie de leur sensibilité. Ils ne sont plus tout à fait des enfants, et c'est insupportable.
Après la cabine et le tapis, au bout du couloir, je vois un humain, en l'occurrence, une soldate. Je n'ai jamais pensé que je puisse un jour éprouver de la satisfaction à voir un soldat israélien. Après cette promenade dans le royaume Mad Maxien et son ambiance apocalyptique, je suis presque soulagé de voir cette personne, simplement parce qu'elle semble humaine!
Juste avant d'être dirigé vers le royaume d'Israël pour le contrôle des passeports, je lis un slogan inscrit en arabe sur un mur:«souriez, la vie vous sourira»!
Je me rappelle alors d'un autre slogan inscrit sur un mur au passage entre Jérusalem et Ramallah, où, là-bas aussi, des heures d'attente sont nécessaires pour passer. On pouvait lire: «Nous vous souhaitons une heureuse attente».
(*) Nabil El-Haggar est universitaire d'origine palestinienne
Les Vrais Israël
Mondher Sfar, Paris, Oct. 2000
mondher.sfar@club-internet.fr
Les Palestiniens vivent à nouveau les affres de la guerre, d’une guerre coloniale avec ses crimes les plus horribles et les plus révoltants. Ce qui vient de se produire en Palestine (oct. 2000) n’est qu’un épisode de plus de la longue série d’épreuves et de sang qui n’a cessé d’arroser le sol de Palestine depuis des dizaines d’années avant la création de l’État colonial d’Israël.
Israël n’a aucune autre justification que militaire et de domination régionale. Les Sionistes ont vainement cherché à justifier cette colonisation par le statut particulier des juifs dans le monde et leur soi-disant persécution dans le monde, ou même par leur nostalgie des temps bibliques. Ce sont là des prétextes fallacieux et trompeurs. Ces arguments ne sauraient prouver la bonne foi de ces colonisateurs, car les Arabes n’ont jamais refusé l’accueil des juifs quand ils ont été persécutés, notamment en Europe au XV° siècle. Mais entre venir s’installer en terre arabe de façon pacifique, c’est une chose, et venir s’y installer par les armes, en assassinant ses habitants, les déportant, et en y substituant une entité étatique pour mieux effacer le souvenir de ce peuple, c’en est une autre, et cette chose s’appelle un crime contre l’humanité punissable par des juridictions internationales appropriées.
Cessons de dénoncer la normalisation avec Israël sans demander la fin de la colonisation de toute la terre de la Palestine. Cessons de nous plaindre auprès de l’Amérique, de l’Europe, comme si elles étaient des parties neutres vis-à-vis d’Israël. Bien au contraire, cessons de nous en prendre à cette entité leurre qu’est Israël comme si elle avait une existence indépendante et autonome. Désignons comme vrais coupables les grandes puissances impérialistes qui l'ont créé de toutes pièces en novembre 1947, qui l’arment, la financent et la soutiennent. Car toute aide, tout armement fourni à Israël est un acte d’hostilité contre les Palestiniens, contre les Arabes qui en subissent les conséquences, et contre l’humanité qui par son silence se rend complice du crime.
Occupons nous de ceux qui arment le bras du criminel, et moins des exécutants. Ce sont eux les vrais Israël qui nous assassinent, qui nous oppriment et qui nous terrorisent sous couvert d’un leurre qu’ils ont installé en terre de Palestine.
Demandons à nos politiciens américains et européens des comptes sur les armes qu’ils ont déversées et qu’ils continuent de déverser en terre de Palestine en notre nom pour mieux asservir les Arabes, les Musulmans et en fin de compte l’humanité entière. Tous les crimes et toutes les agressions «israéliennes» ne sont avant tout que le fait des impérialistes qui agissent derrière les rideaux israéliens. Ce sont ces impérialistes qui sont les véritables criminels. Dénonçons-les en tant qu’agresseurs contre l’humanité et en notre nom!
Démasquons-les! Dénonçons ceux qui ont voté la résolution des Nations Unies de 29 novembre 1947 sur le soit-disant ‚partage’ de la Palestine: les Etats-Unis et l’Etat français en tête. Ce sont eux qui se cachent derrière l'entité criminelle en Palestine. Tout crime commis en Israël est un crime commis par les Etats-Unis et la France et tous ceux qui soutiennent l'Etat-leurre.
Exigeons des représentants des grandes puissances qu’ils cessent toute aide et tout financement aux agresseurs et persécuteurs ‚israéliens’, et déclarons-les les VRAIS AGRESSEURS. Dénonçons leurs liens avec les bourreaux, mercenaires à leur solde.
Demandons le démantèlement des armes atomiques, chimiques et bactériologiques que l’Occident a installées sur la terre de Palestine pour terroriser l’humanité entière. Organisons une résistance commune contre ces Etats colonisateurs, jusqu’à l’évacuation totale des troupes étrangères de la terre de Palestine et la libération des peuples arabes d’une oppression qui dure depuis 1948.
La libération de la Palestine et du monde arabe des hordes barbares impérialistes est aussi la libération de tous les peuples de la terre de leurs oppresseurs!
Paris, le 8 octobre 2000 (texte modifié en juillet 2006)
bonjour,
Je me suis fait virer de la manifestation "soutien aux résistances palestiniennes et libanaises" de cette après-midi 22 juillet 2006, allant de Barbès à place Clichy par une dizaine de malabars trotskistes très violents. Ils m'ont fait quitter la manif prétextant que les organisateurs en avaient pris la décision lors de la réunion de la veille. Comme je suis pour l'éradication d'Israël, je suis forcément antisémite dixit plusieurs de ces malalbars. Ils me donnent beaucoup trop d'importance et je ne comprends toujours pas pourquoi.
Tous ceux qui m'ont soutenu, le PMF parisien, les Marocains critiquant les Etats Arabes complices, les copines algériennes, ainsi que Bernard Fischer ont été également virés. Bishetad l'Iranien et le Hadj algérien étaient également bousculés. Les plus virulents, dans mon cas étaient les verts, Sylvain Garel, conseiller de Paris chargé du secteur international et Patrick Farbiaz, délégué à l'international pour le C.E des verts. Ils ont tous, trotskistes et autres sionistes, constitué une haie, serrés comme des sardines pour nous empêcher d'avancer. Nous avons contourné la haie et sommes tous retournés dans la manif que nous avons faite jusqu'au bout.
Une autre manif est organisée pour le 29 juillet de Chateau rouge à République et nous pensons tous y retourner.
Nous soutenons les résistances palestinienne et libanaise et ne laisserons certainement pas les pavés parisiens à ceux qui veulent nous empêcher de soutenir tous ceux qui sont pour "Un seul Etat démocratique en Palestine", pour tous ceux qui aiment cette terre et sont capables de la développer ensemble.
L'armée israélienne, en se conduisant comme une armée barbare, est en train de prouver au monde entier que l'Etat expansioniste qu'elle défend est un Etat qui ne pourra jamais vivre en paix avec ses voisins et que tous les problèmes que connaît le Moyen-Orient sont liés à la création de cet Etat.
Ginette Hess-Skandrani 22 juillet 2006
Proche-Orient De retour de Bint Jbeil, des soldats israéliens racontent la violence des combats avec le Hezbollah.
«Si on repart au Liban, on va mourir»
Par Annette LEVY-WILLARD
Libération
QUOTIDIEN: Mardi 1er août 2006 - 06:00
Saint-Jean-d'Acre (nord d'Israël) envoyée spéciale
Ce week-end, le commando des forces spéciales de l'unité d'élite Golani a eu droit à un repos du guerrier: après trois jours sans manger et sans dormir au Sud-Liban, les jeunes soldats sortis hagards de la bataille de Bint Jbeil ont été amenés dans un hôtel du bord de mer à Saint-Jean-d'Acre, samedi, pour reprendre leur souffle, parler à leur famille et retrouver le moral. C'est peut-être le plus dur pour ce commando entraîné, piégé à Bint Jbeil, encerclé par des combattants du Hezbollah. Il a perdu huit hommes. La bataille précédente, à Maroun al-Ras, avait déjà coûté la vie à quatre soldats de la brigade Golani.
«Une mission suicide», murmurent certains de ces soldats (ils n'ont pas le droit de donner leur nom). Ils ont enlevé leur uniforme, mis des maillots de bain, mais gardent à l'épaule leur mitraillette américaine à viseur laser pour tirer la nuit. «Si on repart au Liban, on sait qu'on n'en sortira pas, on va mourir.»
Platoon. Joseph, 22 ans, tente de regonfler les sept soldats sous ses ordres, avant la prochaine opération au Liban, demain ou après-demain. «Je ne pourrai jamais oublier ce qui s'est passé», dit-il, incapable de saisir le verre qu'on lui tend ou d'avaler un morceau de nourriture. Il parle du Vietnam. De Platoon: «C'était comme dans les films, on tirait de partout, les hommes tombaient en tournoyant.» Il parle des «terroristes» les combattants du Hezbollah , qu'il découvre pour la première fois dans un corps à corps mortel: «J'ai été surpris de voir des hommes en uniforme impeccable, avec leur plaque de militaire recouverte de ruban noir pour ne pas briller dans la nuit, des chaussures cirées, une vraie armée. Ils sont très motivés, nous aussi.» A minuit, le commando Golani avait été débarqué de son bus à la frontière: «On nous a dit: "On va au Liban pour empêcher que les tirs continuent sur Israël." On part la nuit parce qu'on est équipé de lasers, ce qui nous avantage. Mais, à 4 heures du matin, on est tombé dans une embuscade. Les terroristes nous attendaient.»
Le commandant Klein, un des officiers Golani mort au combat, se jettera sur une grenade pour sauver la vie de ses hommes derrière lui. Les deux unités parviendront jusqu'aux maisons désertées de Bint Jbeil, QG chiite de la région, où ils trouveront des armes, des documents du Hezbollah, des bunkers enterrés, des lance-roquettes. «On n'avait rien à manger, on était parti pour douze heures seulement, explique Joseph, on avait emporté seulement de l'eau.» Ils mangent des pommes de terre crues trouvées dans les maisons. Ils abattent les combattants du Hezbollah qui les encerclent, immédiatement remplacés par d'autres qui reviennent les attaquer. Quatre soldats de la brigade sont tués. Quatre autres, blessés, agonisent plusieurs heures dehors, sans pouvoir être secourus. Ils vont mourir. D'autres blessés hurlent. La brigade est encerclée pendant deux nuits et deux jours. Elle communique avec les forces aériennes pour diriger le pilonnage aux alentours. Finalement, l'aviation bombarde autour d'eux pour qu'ils puissent sortir des maisons, chercher les blessés et les morts. Ils marchent deux kilomètres pour atteindre une zone un peu dégagée où des hélicoptères se posent pour prendre les blessés et redécoller avant d'être touchés par un missile.
«Morts dans des sacs». «On a marché avec nos morts dans des sacs, en évitant de regarder le visage pour ne pas savoir si c'est un copain», raconte Joseph. Les soldats israéliens ramènent aussi des cadavres du Hezbollah pour servir plus tard à des échanges de morts.
Entraînés à la lutte dans les Territoires palestiniens, ces commandos d'élite ont la surprise de se trouver dans une vraie guerre. Et sur un terrain accidenté où les chars ne passent pas, couvert de végétation où le Hezbollah peut les attendre sans être repéré. «On a pris une claque, mais eux aussi, dit Joseph, et maintenant on les connaît.»
Les soldats et les blessés légers refont les six kilomètres en sens inverse. Une équipe spécialisée leur a tendu des fils blancs qu'ils doivent suivre pour ne pas sauter sur les mines plantées par le Hezbollah, mais aussi par Israël avant son retrait du Liban.
A leur arrivée de l'autre côté de la frontière, certains ont pleuré, d'autres embrassé la terre d'Israël, et tous ont demandé: «Alors les tirs d'obus sur nos villes ont cessé?»
Samedi, le Hezbollah a lancé 150 roquettes sur le nord d'Israël.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/196449.FR.php
The Racist Nature of Zionism and of the Zionist State of Israel
Israel Shahak
First published in Hebrew in Pi-Ha'aton
(weekly paper of the students in the Hebrew University of Jerusalem) 11/5/1975[5].
Republished in English in The Non-Jew in the Jewish State: A Collection of Documents, edited and prepared by Israel Shahak pages 131-138 1975
IT IS MY CONSIDERED OPINION that the State of Israel is a racist state in the full meaning of this term: In this state people are discriminated against, in the most permanent and legal way and in the most important areas of life, only because of their origin. This racist discrimination began in Zionism and is carried out today mainly in cooperation with the institutions of the Zionist movement. I will prove this view by quoting facts, laws and regulations which have force in Israel (and which are known really to anybody) and are enforced by the government. I will therefore ignore the racism of the individuals in this article and also the declared or undeclared explanations by which this racism is sometimes "justified").
In the State of Israel, one who is not a Jew is discriminated against, only because he is not a Jew, in these areas of life:
1) The right to live, to dwell or to open a business in the place of one's choice. Most of the land in Israel belongs to or is administered by the Jewish National FundJNFwhich is a Zionist organization, and operates an admitted racist policy: It forbids non-Jews to dwell on its lands or to open businesses and sometimes even to work, only because they are not Jews! This policy not only enjoys perfect legality here (in contrast to similar discrimination against Jews which is illegal in most countries of the world) but it is supported by all the instruments of Israeli rule. In such a manner many whole towns were legally created in Israel which are, as the phrase goes, "clean of Arabs," or as we should say rather, "clean of Gentiles (goyim)." In other towns, like Upper Nazareth, only one special quarter is "devoted" to the dwelling of Arabs. Any attempt by an Arab to buy or rent a flat from a Jew is opposed openly and legally by all the branches of the government (the Ministry of Housing, municipality etc.) and also illegally by opposition of the local Jewish inhabitants which is not challenged by the Israeli police. I remind you that nobody opposes the sale or rental of a flat in Nazareth if the buyer or the lesee is a Jew; which means according to the racist definition of this word as it is legally employed in Israel, a human being who can prove that his mother, his grandmother, his greatgrandmother and his grandmother of his grandmother were Jewesses. If he can prove this, such an operation becomes all right, all of a sudden and nobody opposes it, neither the government nor the inhabitants. There is an opposition only if the mother of the buyer is not a Jewess. . . .
Another example in the same area can be given if we remember the case of Mr. Muhammad Ma'aruf, an Israeli citizen from the village of Dir-El-Assad, who wanted to open a factory in the town of Carmiel. This was officially prohibited because Carmiel is "out of bounds" to non-Jews, and sure enough, in the end he had to build his factory out of the "pure" boundaries of Carmiel. I want to re-emphasize that there is no limitation whatsoever on any Jew to open a business or to dwell in any place in Israel, and therefore those limitations which operate on the great majority of the Israeli lands constitute a grave racial discrimination. I can dwell or open a business in any place of my choice (of course if I come to an agreement with the previous owner) but only because my mother was a Jewess. An Israeli citizen whose mother was not a Jewess can not enjoy this right. He encounters racist discrimination which he suffers everyday of his life. I also mean to show that:
A) There is no connection between this discrimination and what is called "security:" This limitation is enforced in a racist way against all non-Jews, including those who served in the Israeli Army, or even distinguished themselves in it, or were wounded during their service; or if they are too old to serve, whose sons or other relatives serve in the army. Mr. Ma'aruf is a Druse, and therefore all his family is obliged to serve a compulsory service in the IDF just as Jews are, but he does not have the right given to every Jew to dwell in Carmiel! A Jewish thief or robber or murderer, who has completed his sentence, has the right to dwell in Carmiel. A "goy" (Gentile) a Druze, a Circassian or a Bedouin or a Christian who let us say served in the army, was wounded in his service and is now an invalidthat man has no right to dwell in Carmiel only because he happened to be born to the "incorrect" mother.
B) This racist discrimination is not connected with anything described by as "left" and "right" or "hawks" and "doves," inside the Zionist movement. On the contrary. The two most racist blocks in Israel are the "socialists" and the "National Religious," and the holy alliance between them is based on their common support of racism. For example: When the Sebastia "settlement" (demonstration) was carried out (by the right wingers) the activists of "MOKED"[6] made a demonstration of their own before the farm belonging general (reserve) Arik Sharon, protesting the fact that he employs Arabs!
I am a strong opponent of the policy and the deeds of General Sharon, but I consider that (the writer) Amos Oz who had specially "distinguished" himself in the employment of that accusation, is in this case the more dangerous racist, and that it is the full right of Sharon to hire workers for his farm without any distinction of race, religion or nationality.
C) The worst racists in Israel in this respect are the kibbutzim members, and the most despicable in their racism among them are the members of the "Hashomer Hatzair" kibbutzim, for they are adding a great deal of hypocrisy to their racism[7] An Israeli citizen who is not a Jew cannot be accepted as a member in any kibbutz, even in cases where a daughter of a kibbutz falls in love with one of its hired non-Jewish workers.
D) Any discriminations of that kind, if they are inflicted on Jews in other countries, encounterand rightly sothe shout of "Anti-Semitism!" But what is the difference? What is the difference between the prohibition inflicted on a Jew to dwell in Saudia Arabia because he is a Jew, and the prohibition inflicted on a non-Jew to dwell in Carmiel because he is a non-Jew? What is the difference between the continuous struggle to open clubs or neighbourhoods in the USA, which refuse to accept Jews and the continuous struggle to prevent non-Jews to enter whole cities in Israel for the purpose of dwelling there, or even for the purpose of merely opening a business? The difference is that the Zionists here in Israel and the anti-Semites there are really fighting on the same side of the fence. The Zionist State of Israel does here exactly the same thing that the anti-Semites attemptusually without successto do in other countries. I shall now describe more briefly some of the other forms of discrimination:
2) The "Salvation of the Land," that concept which is pushed into the brains of all the Jewish pupils in Israel from the kindergarten on. What is this? The meaning of this term is that according to the teaching of Israeli Ministry of Education, a land which was "saved"was to a Jewish ownership. A land which has not yet been "saved" belongs as yet to human beings who were born of non-Jewish mothers, and one has to "save" it. Messengers of the JNF, who enjoy the most forceful support the Israeli government and especially of its "security arms," are employed continually in "saving" land both in Israel and in the conquered territories, and in changing it into an additional area of racism.
The best and the newest example is Rafiah Approaches. I do not want to discuss here the problems of the "fair" or "unfair" compensations for the Arabs who were expelled from that area, or the problem of "Jewish work" or "Arab work" in that area. (The debate on those questions I leave to hyprocrites of MAPAM and MOKED). I want only to ask a simple human question: Do the people who lived in that area until a few years ago enjoy the right to dwell in the new racist town of Yamit[8]? Has an Israeli Arab the right to settle in Yamit? The open and the official Israeli answer is: No! Only Jews enjoy the right to live in the new racist town of Yamit, and in the other settlements established near it. The reasons for that step do not interest me. Maybe the Tsars of Russia had a good reason when they have prohibited Jews from dwelling outside the area of the "Pale" only because they were Jews. But this was racism! Similarly what is done now in Rafiah Approaches and similar acts of "salvation of land" in any other area, in Israel or in the conquered territories constitute a similar act of racism.
I want to emphasize that this is a racism which tends to infinity so as the Zionists are concerned: To the "salvation" of all the lands in the Land of Israel, and therefore to the expulsion of all non-Jews from the land which was "saved" by such manner.
In that respect, Zionism is worse than the Apartheid regime of South Africa. That regime has "divided" the country and has forbidden the whites to buy land in a "black" area (the Bantustans) and the blacks to buy land in a "white" area. Zionism wants to "save" as much land as it can without any limit at all, in all areas of the "Land of Israel," and it turns the land it "saves" into one big Apartheid area, in which human beings who were born from non-Jewish mothers have no right to live. I see no difference whether the Apartheid-area was created by confiscation or by purchase. The most important fact is that it exists. Again the "moderate" Zionists were and are the worst in this respect. The testimony of the historian Walter Laquer (a Zionist himself.) in his book "The History of Zionism" (Shoken, 1974, in Hebrew) is correct: " A.D. Gordon[9] opposed violence on principle and justified self-defence only under the most extreme conditions, but he and his comrades desired that every single tree or plant in the Jewish Fatherland will be planted only by (Jewish) pioneers" (Ibid, p. 178). This means that he desired an absolute Apartheid and a complete expulsion of "non-Jews" from the "Jewish Fatherland," but without a loss of blood. I, on the contrary, do not oppose violence always, but I oppose Apartheid on principle and I do not care how it was carried.
3) The right to work. I will begin here from two quotations. Under the title of "The Israeli settlement authorities are taking action against the leasing of lands to Arabs," Ma'ariv (7/3/75) tells the following racist story: "The Ministry of Agriculture and the Settlement Department of the Jewish Agency have recently launched a vehement campaign to eradicate the plague of land-leasing and orchard leasing to Bedouins and Arab farmers in the Western Galilee. The Director of the Galilee area for the Jewish Agency, Mr. Aharon Nahmani said that his office sent a circular notice to all settlements, in which they are warned that the leasing of national lands for cultivation by Arab share-croppers, as well as renting of the orchards for picking amd marketing by Arabs contradicts the law and the regulations of the settlement authorities and the settlement movements. The management of the Galilee area enjoins the settlements to abstain from this practice, and stresses that last year already, the department pressed legal charges against settlements which did not abstain." (All emphases mine).
Pay attention please: Because I am a Jew, I am allowed to lease orchards for picking or marketing, but an Arab, only because he is an Arab, is forbidden this? The Ministry of Agriculture of the State of Israel together with the (Zionist) Settlement Authorities will persecute and prosecute the Jewish settlements, for doing actions which are completely legal when done between Jews and Jews and become a grave offence when done between Jews and Arabs! And truly enough the settlements were punished. But since in this country "the settlements" are a holy cow, because they are racist, a special privilege was granted to those offenders who "broke the law" something not granted to Yehoshua Peretz[10]: They were not brought to court, on the accusation of this most horrible "crime " of absence of racism, but made "a deal" and bought themselves off by giving "donations" to a mysterious fund! And so tells us Al-Hamishmar (7/21/75 ) the end of this story: "The Ministry of Agriculture mentions a number of agricultural settlements which were "caught" breaking the law and leasing their lands for cultivation, or for the picking of their crop. Since they committed that offence for the first time they were not fined but were obliged to give donations in money to a special fund which stands to be established in the near future, and the aims of which have not yet been defined." The sum of the "donations"750,000 IL! And the paper tells us further that "if a settlement is caught once again leasing lands, all form of state support will be interrupted. That settlement will not receive water-allotments, will not obtain credit, and will not enjoy development loans."(Ibid.)
Even so the Israeli Ministry of Agriculture takes care that the racism will be observed! And not in vain this racist struggle against the human right of Arabs (Israeli citizens, by the way) to work and to gain honestly their means of life, was opened by the declaration of the Minister of Agriculture A. Uzan that "the domination of Jewish agriculture by Arab workers is a cancer in our body." Surely enough the minister treats those human beings as if they were cancer! Is there a worse racism than this? Do you imagine a French minister comparing the Jewish textile-merchants in France to "a cancer" and "dealing" with them by similar ways?
4) The right to equality. The right of a citizen to enjoy a government which deals with each citizen according to fixed non-racist criteria.
The Israeli Ministry of Housing consists of two parts. Its main part as we see in the Rafiah Approaches is carrying out a racist policy for the benefit of the Jews alone. Apart of it it has also a special unit called "department for the housing of minorities," which is worthy of its name: It deals only with "non-Jews." Here in Jerusalem, for example, at the same time when the Ministry of Housing builds flats for Jews only inside Jerusalem, the "department for the housing of minorities" does the reverse: It "thins-out" (what a word to use officially about human beings!) Moslems and transfers them out of Jerusalem. In a similar manner "Populating Galilee" and "Judaization of Galilee" are one and the same thing: It is not the population of Israel which is invited to settle in Galilee! An Arab from the "Little Triangle" will neither be invited nor allowed to participate in that racist plan. The racist State of Israel has no human policy of housing, as it exists in varying manners both in the USSR or the USA and Britain. The State of Israel does not even pretend to care for housing for a human being because he is a human being, for a poor family or one that has many children, because decent housing is a human need. No! The State of Israel because of its Zionist aims, such as the "Judaization of the Galilee" is carrying out two contradictory sets of policies at the same time: One of maximum care for Jews and the other of discrimination and oppression of the "non-Jews."
In the same manner the health is dealt with: When it was considered suitable to honor the MAPAM man Abdul Aziz Zu'abi, he was nominated to be "the Deputy Minister of Health of the minorities," heading a department of the (Israeli) Ministry of Health with a similar name. Human health is not recognized as such in Israel and this because of racist Zionist reasons. Only a separate health of a body of a Jew, and another sort of health of a body of a non-Jew are allowed to exist. This is the reason that "the trustee" of the tribe of Mikhman El-Khujirat (Bedouin in Galilee who serve in the army) Mr. Hussein Qassem Mustafa, has complained recently that his tribe "has no right" to receive immunizations from the Ministry of Health. If a separate department is allowed to exist for "the health of the minorities" such a situation must develop. Yediot Aharonot 10/10/75. Article by Shulamit Aloni, M.K.).
The housing and the health in Israel are not of course the only examples. In almost every area of life in the State of Israel there exists a similar racist separation between "Jews" and "non-Jews," a separation that necessarily causes discrimination. I am quite prepared to bring further examples if other opportunities will be given me. Here I want to finish with two chief conclusions:
A) I do not wish to debate any justifications for that racist policy. The most important fact is that it exists. Therefore the first step consists in admitting the truth: The State of Israel is a racist state, and its racism is a necessary consequence of the racism of the Zionist movement. Facts are facts. After this we can debate, if we wish to do so, why such a racism is "forbidden" against the Jews and becomes a good deed when it is carried out by the Jews.
B) I do know the fact that the State of Israel is not the only racist state, and similarly the Zionist organization is not the only racist organization. I know for example that the paragraph six of the 1968 Palestinian Covenant can be considered also as a racist declaration and I have said so many times to Palestinian-Arab audiences in neutral countries. Usually I encounter a great deal of sympathetic understanding. But justice begins at home. The primary duty of all citizens of Israel, and also of all those Jews in the Diaspora who define themselves as the "supporters of Israel" is to struggle against the racism and the discrimination which Zionism has established in the State of Israel, and which is directed against all the non-Jews who live in it. Such a struggle, which necessarily begins with the explanation of the racist character of Zionism and the State of Israel and the condemnation of their racism is neither anti-Jewish nor anti-Semitic, just as in the similar condemnation of the racism of the Tsarist-Russia, there was no hate of Russians. Only a state which will abolish inside itself all the forms of racism, beginning with those that it enforces itself, can, afterwards, operate a policy which will bring all of us to a stable peace. Such peace can only be one in which people will not be discriminated against for reason of their origin, neither in their right to dwell nor in their right to work nor in any other area of their lives, but whatever government that will exist, will treat everyone in a manner in which human beings deserve to be treated.
http://www.geocities.com/alabasters_archive/racist_israel.html
Les Etats-Unis accélèrent la livraison d'armements sophistiqués à Tsahal
Eric Leser
Surprise par l'attaque menée par le Hezbollah le 12 juillet et l'ampleur des fortifications et des bunkers souterrains de la milice chiite, l'armée israélienne a demandé, il y a quelques jours, aux Etats-Unis, d'accélérer d'urgence les livraisons de bombes.
Il s'agit de munitions guidées par satellite ou par laser, et notamment d'engins baptisés GBU-28 fabriqués par Lockheed Martin, pesant près de 2,3 tonnes, et décrits comme des «bunker buster» (briseurs de bunkers). La vente de ces munitions fait partie de plusieurs contrats signés en avril 2005 avec l'administration américaine.
L'un d'entre eux autorise, pour 319 millions de dollars, l'armée israélienne à acquérir 5 000 missiles dit «Joint direct attack munitions» à guidage GPS. Elle a aussi obtenu, pour 30 millions de dollars, une centaine de GBU-28.
Ces «briseurs de bunkers» guidés par laser étaient présentés dans un communiqué comme «une arme spécialement développée pour pénétrer les centres de commandement protégés et profondément enterrés». Cette bombe, larguée par des chasseurs-bombardiers F-15, est capable de détruire un objectif enterré sous six mètres de béton ou sous plus de 30 mètres de rochers.
Démenti du Pentagone
L'autorisation donnée par la Maison Blanche de vendre de tels engins avait alors été interprétée comme la fourniture à Israël d'une arme capable de détruire les installations nucléaires iraniennes. La livraison, au cours des derniers jours, d'un certain nombre de ses bombes a provoqué des tensions entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni à la veille de la visite, vendredi 28 juillet, de Tony Blair à Washington. Margaret Beckett, ministre britannique des affaires étrangères, a déclaré, mercredi, «regretter l'escale présumée à l'aéroport de Prestwick, en Ecosse, de deux avions-cargos américains acheminant des bombes vers Israël». Elle avait ajouté qu'elle adresserait à Washington «une protestation officielle» si les faits se confirmaient.
Selon la presse britannique, deux Airbus A310 chargés de GBU-28 ont atterri, le week-end du 22 et 23 juillet, à Prestwick pour ravitailler. Ils n'auraient pas précisé la nature de leur cargaison. Le porte-parole du Pentagone, Joe Carpenter, a démenti ces informations et affirmé que les procédures ont été «totalement respectées».
Selon la BBC, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'autorisation de faire atterrir deux autres avions avec un chargement identique, à Prestwick, dans les quinze prochains jours.
Le Monde 29 juillet 2006
La fin est proche, mais d'abord une page de publicité
William Blum
Parfois je pense que ce vieux monde fatigué a vécu quelques années de trop. Les événements au Moyen Orient sont trop déprimants. La plupart des discussions sur le conflit éternel entre Israël et la Palestine tournent à l'enfantillage - "C'est lui qui a commencé!" Au bout que quelques minutes de discussion sur les derniers événements du conflit, les participants en sont à 1967, puis à 1948, pour enfin finir aux temps bibliques. Je n'ai pas envie de me mêler à la question de savoir qui a commencé toute cette pagaille. J'aimerais plutôt souligner deux éléments immuables à tout conflit:
1) L'existence d'Israël n'est pas menacée et ne l'a jamais été depuis des décennies, si jamais elle l'a été un jour, et peu importe la rhétorique enflammée des dirigeants Arabes ces dernières années. Si Israël apprenait à traiter ses voisins d'une manière non expansionniste, pacifique, respectable, s'il procédait à des échanges de prisonniers, et s'il tentait sincèrement d'aboutir à une solution de coexistence pacifique de deux états, même ceux opposés à l'idée d'un état fondé sur une religion particulière accepterait l'état d'Israël, et la question de son droit à l'existence serait à peine soulevée. Mais les choses étant ce qu'elles sont, Israël avance encore cet argument pour justifier ses actions, tout comme les Juifs à travers le monde brandissent l'Holocauste et font l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme.
2) Dans un conflit qui oppose King Kong à une souris, c'est King Kong qui doit faire des concession afin d'améliorer la situation. Quelles concessions pourraient faire les Palestiniens? Israël répondrait "cesser les attaques." Mais cela n'aboutirait qu'à un "statu quo ante bellum" - une vie de misère absolue pour le peuple palestinien imposée par Israël. Une paix sans justice.
Les déclarations d'Israël sur le caractère inacceptable de la détention d'un de leurs soldats par des Palestiniens, ou de deux de leurs soldats détenus par le Hezbollah au Liban, ne peuvent être prises au sérieux alors qu'Israël détient littéralement des milliers de Palestiniens capturés, beaucoup depuis des années, généralement sans procès, souvent torturés, dont de nombreux membres importants du Hezbollah. Il y a quelques années, et peut-être même encore aujourd'hui, Israël inscrivait des matricules sur les fronts et les avant-bras des Palestiniens, une réminiscence des pratiques nazis sur les juifs pendant la deuxième guerre mondiale[11].
Le véritable objectif d'Israël, et celui de Washington, est de renverser le gouvernement du Hamas en Palestine, le gouvernement élu en janvier par des élections démocratiques, cette démocratie dont se gaussent les "démocraties" Occidentales, sauf lorsqu'elle donne un résultat qui ne leur convient pas. Existe-t-il un mot plus fort pour désigner "l'hypocrisie"? Il n'y a désormais "plus de gouvernement Hamas" a déclaré un officiel de haut rang US la semaine dernière, "huit membres du cabinet ministériel, soit 30 pour cent du gouvernement, sont en prison [kidnappés par Israël], un autre 30 pour cent est en cavale, et le dernier 30 pour cent est pratiquement inactif[12]." Pour rajouter une touche encore plus orwellienne à cette opération de disparition d'un gouvernement, voici la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui s'exprimait fin juin sur l'Irak. "Il s'agit du seul gouvernement légitimement élu du Moyen Orient à l'exception peut être de celui du Liban[13]." Y a-t-il autre chose de prévu au programme pour l'émission Deux Minutes de Haine?
En plus d'avoir éliminé le gouvernement Hamas, le blitzkrieg militaire Israël, avec le soutien total des États-Unis, pourrait bien avoir été prévu pour provoquer des "incidents" et justifier une attaque contre l'Iran et la Syrie, les prochaines étapes des travaux en cours de Washington, à savoir le contrôle du Moyen orient et de son pétrole.
Priver les Palestiniens de nourriture, d'électricité, d'eau, d'argent, d'accès au monde extérieur... et de sommeil... est un acte délibéré de punition collective. Israël fait voler des avions des combat la nuit au-dessus de Gaza qui déclenchent des booms soniques qui traumatisent les enfants. "Personne ne dormira la nuit à Gaza" a déclaré le premier ministre Israélien Ehud Olmert[14]; une phrase qui conviendrait parfaitement en guise d'épitaphe à Israël.
Ces crimes contre l'humanité - sans parler des terribles armes spéciales qu'Israël utilise - sont le cadeau fait aux Palestiniens qui ont voté pour le mauvais parti. Eu égard aux attaques israéliennes contre les populations civiles de Gaza et du Liban, il est ironique de voir le Hamas et le Hezbollah être régulièrement qualifiés d'organisations terroristes par l'Occident. La définition la plus couramment admise du terrorisme, celle du FBI et des Nations Unies entre autres, est celle-ci: le recours à la violence contre une population civile afin d'intimider ou de forcer la main d'un gouvernement pour des objectifs politiques.
Depuis les attentats du 11/9, la tactique combinée des États-Unis et d'Israël est de présenter le combat contre les adversaires d'Israël comme une partie intégrante de la lutte contre le terrorisme. Le 19 juillet, un rassemblement fut organisé à Washington, auquel pariticpaent le gouverneur du Maryland, plusieurs membres du Congrès, l'ambassadeur d'Israël, et un phare de l'église évangélique, John Hagee. Le Washington Post raconte: "Les intervenants, les uns après les autres, ont qualifié le combat d'Israël comme une petite extension de la guerre plus globale contre le terrorisme menée par les États-Unis contre le terrorisme islamique" et "les attaques d'Israël contre le groupe musulman chiite Hezbollah sont des coups portés contre ceux qui ont tué des civils de Bali à Bombay en passant par Moscou." L'ambassadeur d'Israël a déclaré: "Il ne s'agit pas uniquement d'Israël. Il s'agit de la direction que prendra le monde et l'avenir et la sécurité du monde. Israël est aux avants postes. Nous allons amputer les petits bras de l'Iran." en référence au Hezbollah[15].
Et si la guerre contre le terrorisme ne suffisait pas à placer Israël dans le camp du Bien, John Hagee a un argument supplémentaire: "Les États-Unis doivent se joindre à Israël pour lancer une frappe préventive contre l'Iran et réaliser la volonté de Dieu pour Israël et l'Occident." Il parle de "prophétie biblique du combat final contre l'Iran, qui mènera à l'Extase, à la Tribulation et le Retour du Christ[16]."
La béatificateurs d'Israël font pratiquement partie d'un mouvement. Voici David Horowitz, l'éminent ex-marxiste quasi-hystérique: "Israël est un composant d'une guerre globale, la guerre de l'Islam radical contre la civilisation. En ce moment même Israël est en train d'accomplir ce travail au nom du monde civilisé en éliminant les terroristes. Ce n'est pas uniquement pour Israël que nous devons faire connaître la vérité - mais pour nous mêmes aussi, pour l'Amérique, pour chaque pays libre dans le monde, et pour la civilisation elle-même[17]."
En ce qui concerne les deux soldats Israéliens capturés et détenus au Liban pour un échange de prisonniers, il faut garder à l'esprit quelques éléments d'histoire. A la fin des années 90, avant qu'Israël ne soit évincé du sud Liban par le Hezbollah, Israël se livrait couramment à l'enlèvement de Libanais totalement innocents. Un rapport de 1998 d'Amnesty International déclare: "Selon l'aveu même d'Israël, des Libanais sont détenus pour servir de "monnaie d'échange"; ils ne sont pas emprisonnés pour leurs actes mais pour être échangés contre des soldats portés disparus ou tués au Liban. La plupart ont passé 10 ans en isolement et au secret[18]."
Israël a crée ses pires ennemis - il a aidé à la création du Hamas pour faire contrepoids au Fatah palestinien, et l'occupation du Liban a crée le Hezbollah. Les terribles bombardements en cours auront probablement des résultats similaires. Depuis le tout début de sa création, Israël a pratiquement toujours été train de livrer une guerre et d'occuper de nouvelles territoires. Aucune autre méthode ne serait donc venu à l'esprit des fondateurs sionistes idéalistes?
Mais tandis que vous et moi déprimons devant toute cette horreur et souffrance, les néo-conservateurs, eux, s'en réjouissent. Ils dévorent la chair et boivent le sang des peuples d'Afghanistan, de l'Irak, de la Palestine, du Liban, et ils ont encore faim. Il veulent maintenant dévorer l'Iran et la Syrie. Plus d'un a utilisé l'expression oderint dum metuant, une expression favorite de l'empereur Romain Caligula, employée aussi par Cicéron: "Qu'importe qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent". Voici William Kristol, rédacteur en chef de la bible des néo-cons, le Weekly Standard, sur Fox News le 16 juillet:
"Ecoutez, on a chouchouté l'Iran ces six ou neuf derniers mois, et cela les a enhardis. Est-ce que l'Iran se comporte comme s'il avait un régime faible qui serait très préoccupé par les États-Unis? Ou est-ce que l'Iran se comporte d'un manière totalement irresponsable? ... D'une certaine manière, Israël est en train de combattre quatre de nos cinq ennemis dans le Moyen-Orient. L'Iran, la Syrie, sponsors du terrorisme; le Hezbollah et le Hamas ... nous avons une opportunité de changer les cours des événements de ces six ou neuf derniers mois et replacer les djihadistes et les terroristes en position défensive."
L'invité Juan Williams répliqua: "Et bien, à moi il me semble que vous ne voulez que la guerre, la guerre, la guerre et encore plus de guerre. Vous vouliez la guerre en Irak. Maintenant vous voulez la guerre en Iran. Maintenant vous voulez la guerre au Moyen-Orient... vous demandez pourquoi est-ce que les États-Unis n'adoptent pas une politique d'intransigeance? Mais c'est ce que nous avons fait, nous ne dialoguons avec plus personne.. Ne n'adressons plus la parole au Hamas. Nous n'adressons plus la parole au Hezbollah. Nous ne dialoguons pas avec l'Iran. Et qu'est-ce que cela nous a rapporté?" Kristol, paraissant quelque peu étonné, s'est contenté de lever les bras au ciel. Comme quoi, même le public de Fox News peut parfois (rarement) avoir un entraperçu d'une autre opinion.
L'Irak poursuivra Bush pour le restant de ses jours
Et voici maintenant notre Glorieux Leader, s'exprimant la semaine dernière lors d'une conférence de presse au sommet du G8 à St Petersbourg, et faisant référence au président russe Vladimir Poutine: "Je lui ai parlé de ma volonté de promouvoir des changements institutionnels dans d'autres parties du monde, comme en Irak, où il y a la liberté de la presse et la liberté de culte, et je lui ai dit que beaucoup de personnes dans notre pays aimeraient bien que la Russie fasse la même chose[19]."
Il est très rare que le petit Georges W. formule une de ses déclarations idiotes et que celle-ci lui soit renvoyée immédiatement à la figure - "Poutine, d'un ton sec, répondit: «Nous ne voulons certainement pas du même type de démocratie que celle en Irak. Je vous le dis franchement.» Bush se mit à rougir et tenta de plaisanter: «Attendez et vous verrez», dit-il[20]. Il est dommage que Poutine n'ait pas aussi fait remarquer que la religion était plus libre sous Saddam Hussein que sous l'occupation américaine. Parmi d'autres événements charmants qui se sont produits ces derniers temps, au mois de mai dernier l'entraîneur de l'équipe nationale de tennis et deux de ses joueurs ont été tués par balles à Bagdad, apparemment par des extrémistes religieux en colère contre le fait que l'entraîneur et ses joueurs portaient des shorts[21].
Et pour ce qui concerne la "presse libre", vous ai-je déjà parlé des journaux irakiens fermés par l'occupation américaine, des journalistes tués par l'armée américaine, des histoires inventées de toutes pièces publiées dans la presse irakienne et concoctées par des employés du Pentagone? C'est la même idée que celle que j'avais développée le mois dernier où j'avais fait l'inventaire de tous les domaines de la vie des Irakiens qui s'étaient nettement détériorés sous l'occupation américaine. J'avais conclu en rapportant des conversations que j'avais eues avec des Américains qui, devant de telles informations, me disaient: "Mais dites-moi une chose, êtes vous content ou non que Saddam Hussein ait été renversé?"
A présent, un sondage britannique indique que "plus des deux tiers des opinions exprimées disent que les États-Unis sont avant tout une puissance impériale qui cherche à dominer le monde. Et 81 pour cent des opinions exprimées pensent que le président George W. Bush s'est servi hypocritement de la démocratie pour couvrir les intérêts américains." L'ambassade des États-Unis à Londres a rapidement réagi. Son porte-parole a déclaré: "Nous nous interrogeons sur toute personne qui affirme que le monde serait meilleur si Saddam Hussein était encore en train de terroriser son pays et de menacer ses voisins[22]."
Ils ne peuvent s'empêcher de mentir, n'est-ce pas? Il n'y avait aucune preuve que Saddam menaçait un voisin, quelle que soit la signification d'une telle phrase. Mais cette phrase signifie peut-être des "ventes d'armes". Après la guerre du Golfe, les États-Unis ont vendu pour environ 100 milliards de dollars de matériel aux voisins "menacés" de l'Irak, l'Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats du Golfe, et la Turquie. Quant à savoir si le monde serait meilleur ou pire... Il s'agit de l'Irak, pas du reste du monde. Mais si le reste du monde était meilleur, pourquoi est-ce que je me sens si déprimé?
(...)
Traduction rapide et partielle par Cuba Solidarity Project
3 - Guantanamo ou le déni du droit |
Irak, polygone d’armes au laser
Stefano Chiarini
«Sur les corps de certaines victimes de la bataille de l’aéroport de Bagdad, en 2003, j’ai vu des choses étranges et inexplicables, comme le fait que trois passagers d’une voiture avaient le visage brûlé et sans yeux, mais leurs corps ne montraient pas de blessures de ce genre, ni aucune trace de projectiles». Par ces paroles, Mahjid al Ghazali, premier violon de l’orchestre de Bagdad, évoquait ses soupçons, au lendemain de la seconde guerre du Golfe, au cinéaste étasunien Patrick Dillon: sur l’expérimentation possible en Irak de nouvelles armes à énergie «non cinétique» mais directe (laser) et à micro-ondes. Des armes «invisibles» qui lancent des électrons très vite et très loin. Version moderne et tragiquement fonctionnelle du fameux «rayon de la mort» proposé, inutilement, aux Usa, en 1942, par le physicien Nicola Tesla.
Le musicien irakien Mahjid al Ghazali, qui est assez renommé, est un des témoins oculaires; c’est à partir de ses paroles que Sigfrido Ranucci et Maurizio Torrealta dévident l’enquête sur les nouvelles armes expérimentées en Irak et en Afghanistan, mais que nous pourrions rapidement voir aussi à l’œuvre au cœur de l’Occident. L’émission, présentée hier à la Fédération Nationale de la Presse à Rome, par les auteurs et Roberto Morrione, directeur de RaiNews24, sera transmise aujourd’hui, jeudi, à 7h36, sur RaiTre aussi, et de nouveau à 13h06; elle est consultable en ligne, en italien, anglais et arabe, sur le site www.rainews24 . Une enquête «de présomption», a déclaré Roberto Morrione, mais qui s’appuie sur des indices, témoignages et éléments de faits, assez solides et concrets. Le violoniste irakien, retrouvé récemment à Amman par l’équipe de RaiNews24, a de fait évoqué encore trois autres indices importants: un autobus touché près de l’aéroport se serait «recroquevillé sur lui-même comme un vêtement mouillé en se réduisant aux dimensions d’un minibus»; les soldats étasuniens dans certaines zones de l’aéroport comme cela allait arriver à Falludja deux ans plus tard auraient «ratissé» le terrain en l’emmenant à bord de grands camions; les corps de victimes étaient comme rapetissés et déshydratés. Ranucci et Torrealta ont ensuite trouvé un autre témoignage intéressant, de plusieurs médecins de l’hôpital de Hilla, à 100 kilomètres au sud de Bagdad, enregistré en vidéo par Geert Van Morteer, un médecin volontaire en Irak. Saad al Falluji, l’un des médecins interrogés, raconte comment, pendant la guerre de 2003, est arrivé un jour aux urgences un petit bus, à peine touché, dans lequel une vingtaine de passagers avaient été comme mis en pièces mais on ne savait pas par quoi. Aucun des survivants n’avaient entendu d’explosion, il n’y avait pas de balles, ni éclats ou fragments de ce genre sur leurs corps. Devant ces témoignages, les auteurs de l’enquête ont demandé à interroger les sociétés productrices des systèmes d’armes au laser et à micro-ondes, mais le Pentagone a opposé un refus catégorique. Pourtant à la veille de la guerre, le secrétaire à la défense Rumsfeld et le général Meyers, surtout, avaient à moitié admis, dans des déclarations, leur disposition à expérimenter des armes de ce type. En réalité, l’existence d’armes au laser n’est pas une nouveauté et a été prouvée par les images de nombreux tests relatifs au «Thel», sigle de «Tactical High Energy Laser» - projet américano-israélien- qui montrent certains missiles et ogives de mortier touchés et détruits par un rayon invisible.
Le passage de l’expérimentation en laboratoire à celle sur les champs de bataille d’armes à énergie directe semble confirmé par les milieux militaires étasuniens eux-mêmes, selon lesquels un dispositif laser appelé «Zeus» monté sur des Humvee, une sorte de jeep, aurait été employé en Afghanistan pour nettoyer à distance des champs de mines.
En outre selon deux sites accrédités d’informations militaires, le «Defence Tech» et le «Defence Daily», trois véhicules semblables au moins ont été utilisés en Irak. L’enquête, enfin, s’occupe d’une autre arme particulière, à micro-ondes cette fois, appelée «Active Denial System», plus connue comme «Rayon de la douleur». Le système d’arme, monté lui aussi sur un véhicule, a la capacité d’activer, à travers un rayon à micro-ondes, les récepteurs de la douleur dans les zones blessées, en provoquant une douleur folle pendant quelques secondes. L’arme est présentée comme «non létale», si bien que son utilisation en a été pensée pour le contrôle de l’ordre public à l’intérieur des villes occidentales, mais elle pourrait en réalité provoquer des blessures graves et des séquelles permanentes et, par ses caractéristiques, pourrait être utilisée pour torturer, et tuer aussi. Selon la revue militaire «Defence Industry Daily», trois modèles de cette arme, montés sur des véhicules, auraient été commandés, pour 31 millions de dollars, par le général de brigade James Huggings, chef du staff de la Force Multinationale en Irak; il aurait aussi requis l’approbation pour 14 autres exemplaires. Toujours pour le bien des irakiens et de la démocratie.
Edition de jeudi 18 mai 2006 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/18-Maggio-2006/art56.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
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4 - L'Iraq des marais |
Handwritten letter from President Saddam Hussein
to the American people.
7 July 2006.
In the name of God, the Merciful, the Mercy-giving.
"And among the Believers are men who are true to that which they pledged to God. Some of them have fulfilled their pledge by death and some of them still are waiting and they have not altered in the least. That God may reward the true men for their truth and punish the hypocrites if He will, or relent towards them, for God is forgiving, merciful. And God repulsed the infidels for their wrath. They gained no good. God averted their attack from the Believers. God is strong, mighty." [Qur’an 33:23-25].
To the American people:
Peace upon those who believe in peace and desire it, and the mercy of God and His blessings.
I address you in this letter from the place of my confinement, as my attempt on the basis of my moral, human, and constitutional responsibility so that no one among you might say that no one came to us with a message of peace after the war began, refuting the arguments for it and desiring peace for you and for our upright, loyal, heroic people. And as I say this, I do no know whether my brothers and comrades who are leading the Resistance outside the prison have come to you with a letter before or not. That is because the "democracy" of your leaders has prevented me since my arrest and until now from getting newspapers and magazines or hearing radio and television and has isolated me from the world and has isolated the world from me so that I might not hear or see anything from outside my place of confinement.
Is this the true face of democracy and human rights that they advocate outside America!? Or have your rulers lied about it? This includes the killing of people in prisons and jails, some of them by means of the pistols of the American investigators. Or has all of this along with other details that would turn an attentive person’s hair white been concealed from you by your officials such that you do not know the truth!?
Anyway, I address you with this letter of mine in the hope that it will reach you and that you will hear it or read it. And on the basis of my responsibility to bring the facts before people, whatever their color or nationality, for that is our duty to them, just as they have a duty to us not to accept evil.
I address you today as my attorney the eminent lawyer and Professor Ramsey Clark has asked that I write this letter of mine to you. Professor Ramsey has presented an excellent example of a humanitarian in his person and in his colleague Professor Curtis Dobler, both of whom left a positive personal impression on me. On this occasion I wish to salute their courage as they have volunteered for the task although they know the dangers that surround them in carrying out their duty, in particular after criminals have killed four of the defense attorneys.
People of America, it still seems to me that the officials in your government are still lying to you and are not giving you true explanations of the reasons that led them to embark on their aggression against Iraq. In what they have said about the reasons they have deceived, from the starting point, not only the international community, and in particular the European Community but also the peoples of America themselves, knowing beforehand that the facts were contrary to what they were declaring. Untrue is what they said, after their lies were exposed, about having been deceived by their intelligence agencies and by the stooges that they brought along to serve as their puppets in Iraq, just as old imperialism and the old empires of the 19th and 20th centuries used to do. What we are saying is based on many facts, the major ones being as follows:
1. The inspection teams that came to Iraq in the name of the United Nations and carried out searches even of some private houses as well as government departments, presidential palaces and government documents those teams knew that Iraq had no weapons of mass destruction because most of the leading members in those teams were Americans and British and in addition they had spies and volunteers of other nationalities. Those teams searched Iraq piece by piece from one end to the other and never found any information contrary to what they and others were told by Iraqi government representatives. The inspections lasted for more than seven years. And in addition to the teams that traveled by car and on foot, they used spy planes, helicopters, and satellites in space. The American and English officials thought that this was their historic chance to strike Iraq and destroy its legitimate aspirations and the lofty cultural and scientific achievements made in the course of 35 years, making use of the information gathered by their spies in the inspection teams and making use of the so-called war on terror after the 11 September incident that struck America. They shuffled the cards to bring up the goals that they had already decided upon earlier, and these were not the goals that they publicly announced at the starting line.
It was their assessment that the unjust embargo had not destroyed Iraq’s will nor halted its legitimate aspirations to develop economically, culturally, scientifically, and as a civilization in the conditions of a new independence. They believed that Iraq had come close at that time to breaking the economic embargo as the result of the cooperation of those who cooperated with Iraq on the basis of mutual benefit and fraternal national feelings as far as the Arabs were concerned. The officials in your country thought that this was their chance to impose their will on the world by means of their control of the Middle East’s oil and its production and marketing in new ways and for new goals those about which we spoke in and before the year 2003 in addition to attaining one of their Zionist goals and winning support in the election. Iran and its lackeys played a dirty role in making aggression appear attractive and in facilitating its implementation.
2. The American officials did not withdraw from Iraq after they became hard pressed, but declared that the facts were contrary to what they had claimed before the invasion that took place in March and April of the year 2003. If they had been truthful when they claimed that they had been deceived as a result of the information they had been given and which they used as the cover for their invasion, and which they declared at the time was sufficient justification for the invasion declaring at the time that it involved things that they said affected the security of the United States then they would have withdrawn from Iraq after discovering that that information had been false. They would have apologized to the heroic Iraqi people, to the American people and to the people of the world for what they had done.
None of the Americans asked their government before the war how Iraq, a country that had still not emerged from backwardness, could threaten the security of a country like America across the Atlantic. And for that matter why would Iraq want to threaten America, which at that time had not violated the territory of Iraq. If the American officials wanted to promote the claim that Iraq’s threat was precisely involved in the opposing stances taken by Iraq and America over the Zionist occupation of the land of Palestine and other Arab land, it could be said that Iraq is not the only state that takes an opposing stance to that of America in regards to the issue, whether that be Arab states or other states in the world. Furthermore, who has authorized America to make the countries of the world tailor their policies to America’s measurements, and if they don’t oblige, then war should be waged against them? How can one understand America’s call for democracy if it does not permit a difference of opinion even in issues of a regional character, to say nothing of international ones?
Another lie was the claim of American officials that Iraq had links to what they called terrorism, although British Prime Minister Blair declared that Iraq does not have any ties to so-called terrorism and had no internationally prohibited weapons, forcing Bush to declare the same thing. Despite that, none of the important American personalities asked President Bush on what sort of rational analysis or what sort of realistic information this claim rested. Do you know, esteemed ladies and gentlemen, why they didn’t ask? Because some of your prominent personalities are directed in what they do by hidden forces that distorted the image you received of Iraq’s positions. They had been laying the groundwork for years to facilitate aggression from the start. Therefore no one asked the American officials, for example, why no Iraqi took part in the events of 11 September!? And if the participation of individuals in the attack on American targets isn’t to be taken as proof of the involvement of any country in those events, then how do you accuse a state like Iraq, the features of whose political system are known, of so-called relations with terror? How can you consider this charge to be one of only two on the basis of which aggression was launched against the people of Iraq, destroying their property and achievements and bringing their lives under daily and direct threat?Do you know, esteemed ladies and gentlemen, that I asked one of the American officials who talked with me perhaps two weeks after my arrest, just what was it that you based those false charges on? He said that as far as the weapons of mass destruction were concerned, "we didn’t have anything to confirm what you were saying." And as for the links to terrorism, he said, because you, Saddam Hussein, did not send a letter of condolence to President Bush after the incident [of 11 September].
I smiled bitterly and told him: as regards your claim that you didn’t have confirmation of our statements, it seems that your officials lie and imagine that officials in countries around the world do not tell the truth, or that many of those who have relations with you in fact do not tell you the truth, neither when they oppose your policies nor when they agree with them. This is a dangerous matter, not only for the countries of the world but because they then pose a danger for America as well, if nobody in the world will tell America: 'this is a mistake’ and 'this is unacceptable’! And at that time when American planes were striking targets in Iraq and destroying public and private property, killing Iraqi citizens including women and children for no reason and imposing on Iraq their unjust embargo, prohibiting Iraq from importing even pencils for children to use in primary schools, what exactly is it that should obligate Saddam Hussein to send a telegram of condolences to the president of the state whose officials have committed all those crimes, unless it be out of hypocrisy and weakness? But because I am neither a hypocrite nor a weakling I didn’t send Bush a telegram of condolence. But I did agree on the telegram sent containing condolences in the name of the government of Iraq and sent by Comrade Tariq Aziz, the Deputy Prime Minister, to our friend Ramsey Clark and through him to the stricken families.
Are the great states so deluded as to imagine that whoever does not send a letter of condolence deserves that war should be waged against him, his country, and his people!? Here you see how the American officials used even your own blood to promote their reckless, aggressive policy. Is this the kind of morality that people should have? Or men? Or officials? There is nothing graver than for disasters to ravage people who have been stricken by delusions, committed wrongs, and wantonly despised the roles of others. The worst disease of the American officials who involved the Americans in war against Iraq is this.
3. After I was arrested they made vain attempts to use intimidation and threats against me. One of their generals conveyed that intimidation and host threats and tried to bargain with me, promising to let me live if I agreed to read in my own voice and sign a prepared announcement that was shown to me. That stupid announcement called on the people of Iraq and the courageous Resistance to lay down arms. They said that if I refused, my fate would be that I would be shot just like Mussolini, as my interlocutor put it. But, as you know me and would expect of me, I disdainfully refused, not even touching that dirty document with my hand and sullying myself with it. I told them if I were given the chance to address my people, I would call them to more resistance.
Seven days later, to reinforce themselves, they sent a group to talk with me. They said they were from an American University and that they wanted to engage me in a broad discussion. I agreed and I confirmed to them that Iraq didn’t have any of the things the American officials claimed and I advised them [the US] to leave Iraq quickly and apologize to the people, warning them that they were going to get what they now are facing and what they are now embroiled in in fact, the fate I expect for them is worse than what they are facing now and they will never have an adequate chance to pull their arms and equipment out of Iraq if the two halves of Iraq engulf them, and they will engulf them, God willing, because our people are deeply rooted and conscious. They know that our liberation can be clean and complete only with their unity, and that tolerance must be the basis for the orientations of our people within their ranks, and that wounds must be bound up, not ripped open.I say, I told them all that at that time but they didn’t change their methods; they didn’t replace the keys of falsehood, and they are still knocking on the doors of wrong, failing to try the door of legitimacy, even though they now know. In this connection, attached to this letter are some verses from a long ode; a selection of 56 verses. [Not translated here.]
4. It is neither reasonable nor convincing that a country like America to which the doors of the intelligence agencies in the east and most of the countries of the west have been opened did not know the truth and could not know the truth. Although I am convinced and believe that many countries in the world have an interest in war or wars, she [the United States] does not have an interest in war even though she might believe she does. The contrary, in fact, is the case.America is a big country on the other side of the Atlantic. It has developed a unique unparalleled power such that I think some people there imagine that it is on its way to attaining the crown of the world all for itself as a world empire. Have they not learned a lesson from their war in Viet Nam? The west used to promote the idea that world Communism and the Soviet bloc threatened their interests and also the security of the entire west. But despite that promotion, this was nothing but a flimsy cover. Nevertheless, America used it and wrapped itself in it until the heroic Vietnamese people expelled them by force.
As to their invasion of Iraq, it came in a situation that made the first step easy from the standpoint of the reaction of the international community because of the international balance of forces. But it came in a situation that might make it more costly that its war in Viet Nam. That is because when America was expelled from Viet Nam it did not lose its standing, or we might say it only lost a small part of its standing. But when it is expelled and routed from Iraq, which has no great power to support it directly, it will lose the fundamental basis of its standing.
In fact it has now already lost the foundation for that standing and its reputation has begun to decay. It is no longer able to wield the big stick that it formerly threatened to use. It used to accomplish more by threatening to use force than by really using force. I will go further and say that after its war in Iraq, that stick no longer frightens many people and America has come to need the silence of the smallest and simplest countries and tries to please them in order to get them to stay quiet about America’s crimes and reckless, deviant policies.
Before, many of the world’s countries used to court the United States and most countries in the world, all except a few, used to fear her threats or parried them with defensive arguments. But now Mao Zedong of fond memory is laughing in his grave because his prediction has been fulfilled and America is a paper tiger. This is by the will of the Living Eternal God, and by His agents on earth, the heroic Mujahideen in glorious, virtuous, militant, jihadist Iraq. So God bless the heroic people of Iraq and God bless the jihad and the mujahideen.
Esteemed ladies and gentlemen of the peoples of America, the time has come to an end in which greatest and best-equipped armies could scatter the organized formations of the opposing army and thereby bring a war to a close. Now you see our courageous army, our heroic people, and our Mujahideen replacing the system of organized formations with a new kind of warfare. And when the Americans on the ground become targets in the vicinity of the guns of the revolutionaries, who attack them as deadly human bombs with nothing more than their bodies filled with faith in God, American superiority is worn down over time. In fact in the near future that superiority will become a burden whose equipment will be difficult to withdraw. So, will America trust the voice of rationality and logic that calls for the preservation of what still remains, or will Satan the deceiver and the hate-filled supporters of Zionism keep pushing the Americans until the waves swallow them and they sink to the depths of the raging sea?
Who, after all, appointed the American government to be the world policeman, to form the world in the mold that it likes, giving national orders to the countries of the world?
Saddam Hussein, ladies and gentlemen, is an honorable patriot and an honest man. He is a statesman resolute in implementing the law, just, but benevolent. He loves his people and his nation. He is straightforward, doesn’t double-cross or deceive. He speaks the truth even against himself. Do tyrants like Bush like such characteristics? If he were a person like De Gaulle or even like Reagan, perhaps he would understand them, or at least would not abhor them. But I must say to you that your country will discover more, esteemed ladies and gentlemen. It has lost his reputation and his standing. Indeed the American who used to travel around the world respected and safe and welcomed wherever he went, is now no longer able to step outside America without a mine detector. And the State Department issues warnings for you constantly about what world regions are dangerous to American livesIt was American officials and their polices themselves that have created an atmosphere of anti-American hatred in the world by means of their arrogant behavior, their haughty aggressive attitude, their lack of respect for international law and the security of the world including the security of my Arab Nation through their support for the Zionist entity in Palestine and other world and human issues.
Today you are in a bad predicament with the world and nobody can rescue you but yourselves. If you reform, you will open for the world and for yourselves a new opportunity. But if you are heedless, that is your decision. What you need is free and fair competition and peace in order to have security.
The years that followed the 18th century had long gone when they came as invaders to the Middle East to bring back memories of things that awaken and arouse. The Middle East, and the Arab homeland in particular, was the cradle of prophets and messengers from God. Is the cradle of the prophets, where the prophets are buried in their tombs, also the home of devils and their mirror images the malicious invaders?
We have believed, and our faith was suited to us,
Then came the Zionists with a devil for a guide.
They stormed in on us as invaders, unjust.
The did not stop their advance nor sit still,
Their diabolical patron has prepared their dilemma.
But as for us, we have the Merciful God as Patron.
People of America, despite the crimes your government inflicted on our people, our Arab Nation and humanity, the people of Iraq and I mean by that the Iraqis, not those with split loyalties who prefer to serve foreigners rather than their own people I say the free people of Iraq even in their present circumstances are not thinking about their destiny alone but about the destiny of others wherever it’s possible to create a solution that treats a painful problem.On this basis I said to some Americans when I was in my prison, why don’t you come to an agreement with the Resistance to designate a country with a charter and power to which the Resistance can hand over those American soldiers whom they capture, rather than executing them as currently is said to be taking place. In fact the extent to which the Resistance is responsible for this is unknown, but people who are equitable know that America has not abided by international law in any of its activities in Iraq, including the Geneva Conventions regarding prisoners and detainees. The Resistance has no secure place in Iraq where prisoners can be kept. So whether the Resistance is at all responsible, or whether the responsibility lies with some other parties that have no connection to the Resistance, the justification for it is that there is no secure place for prisoners to be kept.
Therefore in order to fulfill humanitarian needs and to eliminate the justification [for killing prisoners] I make this proposal to you and to the national Resistance and to anyone concerned, and I make this with the best of intentions. If you accept it and respect the Geneva Conventions then the argument of those who kill rather than detain prisoners will have vanished. But if your government does not accept it, then it will bear the responsibility for refusing and for whatever befalls our people and the heroic Resistance as a result of your government’s violation of international law. This will be particularly true if the number of American prisoners increases in the future, and we think that it will increase. Or is it that your government can’t see anything until it feels it?
Esteemed ladies and gentlemen, the time has come for your government to look at all people as equals before international law regardless of the size of the countries to which they belong. Whoever violates international law in his policies and the behavior of his army, he alone must bear the consequences for that policy. And if his policies are not in accordance with the letter of international law, he has no right to call others to protect his rights in accordance with that law.
Esteemed ladies and gentlemen, whoever missed his or her chance to take action to try to prevent the war still has a chance to act to end it and bring back peace and freedom to Iraq in accordance with the choice of its people without foreign interference by anyone whoever that may be.
People of America, I address you not from weakness nor as a supplicant. I, my people, my brothers, comrades, and my nation we address you on the basis of our moral and human responsibility. I tell you that officials whom you know, and first among them your President, lied to you and deceived you and tricked you using the media that portrayed Iraq to you as incorrigible, and Saddam Hussein as a hateful dictator, and that his people hate him and that his people are just waiting for their chance to get at him. Some of them just wallowed in lying falsehood to the point that they openly declared that the Iraqis would meet the invading armies with roses and celebration.
I know that lots of people don’t do a lot of analysis; they don’t have the time or the ability or the desire to do careful assessments when presented with falsified news so as to uncover the truth. The American peoples had no chance to inquire, for example: why, if the people of Iraq hate Saddam Hussein, how he managed to defeat the Iran of Khomeini after eight years in the aggressive war that Iran sought to impose on us under the slogan of exporting the revolution beginning with Iraq? People of America, the victory over Khomeini’s Iran was not due to the short length of the war, but came only after eight years of grinding warfare in which tens of thousands fell and hundreds of thousands on the Iranian side.
Then if Saddam Hussein were a dictator, why did he establish a parliament with elections for the first time in the year 1980 during wartime, when there had been no parliament in Iraq since 1958? If he and his government were dictators, how could he visit schools, universities, towns, and villages and spend the night with the people wherever the sun went down? How could he travel around and lead at the battle front at night and during the day even in the trenches in the front lines on the battlefield among the Muslim soldiers!?Yes, esteemed ladies and gentlemen, your government deceived you, and you, or rather most of you, had no chance to inquire of themselves or of others in order to discover the truth because the Zionists in the lobby who advocated the war together with some of the centers of power were deceiving you and tricking you, hiding from your eyes the real truth, exchanging the facts for falsified and slanted information. Last but not least in this regard, if Saddam Hussein were a dictator hated and despised by his people, how is it that his people endured him and why was he chosen President by referendum?
People of America, the misfortunes that have afflicted you and afflicted our Arab Nation and within it our heroic Iraqi people including the breakdown of America’s standing and reputation were only caused by the reckless behavior of your government and by pressure from Zionism and power centers that influenced the government to commit those crimes and scandalous actions for specific ends that have nothing to do with the interest of the American peoples. The massacres and blood that now flows in the streets and countryside of Iraq in torrents the responsibility for that falls on America before all others. You know, or rather you have now come to learn, that neither the stooges whom the American forces brought in on board their aircraft or as shamefaced presents aboard their tanks, nor Iran, which pushed and still pushes forward those who support it and whom they support, would be able to cause the bloodshed, or the destruction of the honor, and property of our people and our state had not America undertaken the aggression and invasion and issued the orders. It is still issuing orders in the Green Zone. Therefore America bears the burden of all those crimes and outrages. So, will you put an end to what is going on by using the methods of direct truth without evasion and digression? Or will you invite the machine of death to continue to eat away at the flesh of Iraqis and the flesh of Americans without doing anything to resolve this?
It is your historical responsibility, esteemed ladies and gentlemen. If you reform, you could save what remains of the standing and reputation of America and its legitimate interests. If you do nothing, you will be keeping silent over something evil. "God grant us patient perseverance and let us die as Muslims." [Qur’an, 7:126]People of America, the wars that your government promotes in the world one of them being the war in Iraq with input from certain centers of power which you know better than we are not in the interests of the American people. You know better than many how you paid in blood so that you might liberate yourselves from British colonialism and after that how the United States of America was unified and what rivers of blood were shed in order for that to come about. So, esteemed ladies and gentlemen, how do you accept this interference that abases America before it abases Iraq? How can you accept not only the invasion but becoming mired in the internal affairs of Iraq? You know that Iraq is a land of prophets, messengers, and righteous figures. You know that Baghdad is the fourth holiest city in the Arab homeland after Mecca, al-Madinah, and Jerusalem in the sight of all of the Islamic world and all of our Arab Nation. How can one imagine that Iraq could reconcile itself to colonial rule, even if it comes, this time, under another name and with other slogans? Save your country, esteemed ladies and gentlemen, and leave Iraq.
Peace.
God is greatest. God is greatest.
[signed] Saddam Hussein, President of the Republic of Iraq and Commander in Chief of the Mujahid Armed Forces.
7 July 2006.
http://www.albasrah.net/ar_articles_2006/0706/sadam_o70706.htm
La poursuite du conflit pourrait affaiblir durablement l'armée américaine
Eric Leser
Le Pentagone a annoncé la réduction, en 2006, du nombre de soldats déployés en Irak, en espérant ramener celui-ci à 100 000, contre 138 000 aujourd'hui, c'est moins pour des raisons politiques que pour éviter une crise majeure à l'institution militaire.
Constituée d'un million d'hommes, celle-ci est en fait structurellement incapable de maintenir, sur une longue période, 150 000 hommes dans un conflit. Sur ce million, moins de 400.000 appartiennent à des unités combattantes; le reste assure le soutien logistique ou se trouve dans l'aviation et la marine. Plus gênant encore: seulement 150.000 soldats de ces troupes de première ligne sont dans des unités d'active; les autres viennent de la Garde nationale et de la Réserve, ces «militaires du dimanche» dont les premiers dépendent des Etats et les seconds du Pentagone. Ces unités de combat, plus encore dans une force constituée exclusivement de volontaires, ne peuvent être déployées plus d'un an sans risquer l'épuisement et la démoralisation.
Il faut ensuite des mois pour les reposer, les réorganiser, les rééquiper et les entraîner. Pour une brigade (3500 hommes) engagée, il en faut au minimum une - et plutôt deux - prêtes à prendre la relève. Et l'Irak et l'Afghanistan ne sont pas les seuls endroits au monde où sont déployées des troupes américaines.
Dans une étude publiée en octobre 2005, le bureau du budget du Congrès estimait que l'armée ne pouvait pas maintenir plus longtemps plus de 123.000 hommes en Irak. Quand le représentant démocrate John Murtha, vétéran très respecté, a provoqué une polémique en demandant, en novembre 2005, un retrait immédiat d'Irak des troupes américaines, c'est parce que des officiers lui avaient expliqué que l'armée était au bord de la rupture.
Un autre rapport de 136 pages publié en janvier, demandé cette fois directement par le Pentagone, se montre alarmiste. Pour son auteur, Andrew Krepinevich, ancien officier diplômé de West Point, si l'armée continue comme elle le fait depuis trois ans en Irak, elle en ressortira profondément affaiblie. La conscription ayant été abandonnée en 1973, le général Creighton Abrams avait alors conçu, à côté d'une armée de métier, un système qui permettait de conserver une force représentative des citoyens mais sur une base volontaire. Mais le système n'est pas conçu pour maintenir au loin, longtemps et dans des conditions de combat difficiles, des unités non professionnelles.
L'échec de la campagne de recrutement de l'armée américaine, en 2005, est une autre preuve de la gravité de la situation. Le résultat en a été le plus mauvais depuis un quart de siècle. Seuls 73.000 soldats d'active ont été engagés en douze mois, soit un nombre bien inférieur à l'objectif de 80.000. Dans le même temps, la qualité des recrues ne cesse de baisser. Même si l'armée cherche à éviter d'engager des volontaires trop jeunes, elle est contrainte aujourd'hui de recruter essentiellement dans la classe d'âge de 17 à 24 ans et de réduire ses critères de sélection physiques et de niveau d'études. L'éditorialiste Fred Kaplan, de Slate.com, décrit le phénomène comme «l'abêtissement de l'armée américaine». Le Pentagone offre aujourd'hui 20.000 dollars de primes aux recrues. Il a demandé l'autorisation au Congrès de porter à 42 ans la limite d'âge pour les engagés qui est actuellement de 35 ans pour les unités d'active et de 39 ans pour la Garde nationale et la Réserve.
Le Monde 21 mars 2006
Début août, le Pentagone a envoyé 4000 homme de plus, pour policer les rues de Baghdad! Ils ont la tête dans le sac. Du temps du Viêt-Nam, et avec la conscription, les Etats-Unis avaient un corps expéditionnaire qui s'est monté à 550.000 hommes. Et ils sont partis le pied au cul. Si comme le disent les parlementaires, l'armée est au bord de la rupture, elle va se replier sur ses bases, de gigantesques polygones dans le désert, plus ou moins fortifiés. La résistance ira l'attaquer là. Quant à «l'abêtissement de l'armée américaine», on a du mal à y croire. Le niveau de bêtise du militaire américain moyen dépasse tout ce qu'on peut imaginer. Il n'y a qu'à regarder ce qu'ils font pour s'en convaincre.
Been there, done that
Talk of a U.S. strike on Iran is eerily reminiscent of the run-up to the Iraq war.
By Zbigniew Brzezinski
IRAN'S ANNOUNCEMENT that it has enriched a minute amount of uranium has unleashed urgent calls for a preventive U.S. airstrike from the same sources that earlier urged war on Iraq. If there is another terrorist attack in the United States, you can bet your bottom dollar that there also will be immediate charges that Iran was responsible in order to generate public hysteria in favor of military action.
But there are four compelling reasons against a preventive air attack on Iranian nuclear facilities:
First, in the absence of an imminent threat (and the Iranians are at least several years away from having a nuclear arsenal), the attack would be a unilateral act of war. If undertaken without a formal congressional declaration of war, an attack would be unconstitutional and merit the impeachment of the president. Similarly, if undertaken without the sanction of the United Nations Security Council, either alone by the United States or in complicity with Israel, it would stamp the perpetrator(s) as an international outlaw(s).
Second, likely Iranian reactions would significantly compound ongoing U.S. difficulties in Iraq and Afghanistan, perhaps precipitate new violence by Hezbollah in Lebanon and possibly elsewhere, and in all probability bog down the United States in regional violence for a decade or more. Iran is a country of about 70 million people, and a conflict with it would make the misadventure in Iraq look trivial.
Third, oil prices would climb steeply, especially if the Iranians were to cut their production or seek to disrupt the flow of oil from the nearby Saudi oil fields. The world economy would be severely affected, and the United States would be blamed for it. Note that oil prices have already shot above $70 per barrel, in part because of fears of a U.S.-Iran clash.
Finally, the United States, in the wake of the attack, would become an even more likely target of terrorism while reinforcing global suspicions that U.S. support for Israel is in itself a major cause of the rise of Islamic terrorism. The United States would become more isolated and thus more vulnerable while prospects for an eventual regional accommodation between Israel and its neighbors would be ever more remote.
In short, an attack on Iran would be an act of political folly, setting in motion a progressive upheaval in world affairs. With the U.S. increasingly the object of widespread hostility, the era of American preponderance could even come to a premature end. Although the United States is clearly dominant in the world at the moment, it has neither the power nor the domestic inclination to impose and then to sustain its will in the face of protracted and costly resistance. That certainly is the lesson taught by its experiences in Vietnam and Iraq.
Even if the United States is not planning an imminent military strike on Iran, persistent hints by official spokesmen that "the military option is on the table" impede the kind of negotiations that could make that option unnecessary. Such threats are likely to unite Iranian nationalists and Shiite fundamentalists because most Iranians are proud of their nuclear program.
Military threats also reinforce growing international suspicions that the U.S. might be deliberately encouraging greater Iranian intransigence. Sadly, one has to wonder whether, in fact, such suspicions may not be partly justified. How else to explain the current U.S. "negotiating" stance: refusing to participate in the ongoing negotiations with Iran and insisting on dealing only through proxies. (That stands in sharp contrast with the simultaneous U.S. negotiations with North Korea.)
The U.S. is already allocating funds for the destabilization of the Iranian regime and reportedly sending Special Forces teams into Iran to stir up non-Iranian ethnic minorities in order to fragment the Iranian state (in the name of democratization!). And there are clearly people in the Bush administration who do not wish for any negotiated solution, abetted by outside drum-beaters for military action and egged on by full-page ads hyping the Iranian threat.
There is unintended irony in a situation in which the outrageous language of Iranian President Mahmoud Ahmadinejad (whose powers are much more limited than his title implies) helps to justify threats by administration figures, which in turn help Ahmadinejad to exploit his intransigence further, gaining more fervent domestic support for himself as well as for the Iranian nuclear program.
It is therefore high time for the administration to sober up and think strategically, with a historic perspective and the U.S. national interest primarily in mind. It's time to cool the rhetoric. The United States should not be guided by emotions or a sense of a religiously inspired mission. Nor should it lose sight of the fact that deterrence has worked in U.S.-Soviet relations, in U.S.-Chinese relations and in Indo-Pakistani relations.
Moreover, the notion floated by some who favor military action that Tehran might someday just hand over the bomb to some terrorist conveniently ignores the fact that doing so would be tantamount to suicide for all of Iran because it would be a prime suspect, and nuclear forensics would make it difficult to disguise the point of origin.
It is true, however, that an eventual Iranian acquisition of nuclear weapons would heighten tensions in the region and perhaps prompt imitation by such countries as Saudi Arabia or Egypt. Israel, despite its large nuclear arsenal, would feel less secure. Preventing Iranian acquisition of nuclear weapons is, therefore, justified, but in seeking that goal, the U.S. must bear in mind longer-run prospects for Iran's political and social development.
Iran has the objective preconditions in terms of education, the place of women in social affairs, and in social aspirations (especially of the youth) to emulate in the foreseeable future the evolution of Turkey. The mullahs are Iran's past, not its future; it is not in our interest to engage in acts that help to reverse that sequence.
Serious negotiations require not only a patient engagement but also a constructive atmosphere. Artificial deadlines, propounded most often by those who do not wish the U.S. to negotiate in earnest, are counterproductive. Name-calling and saber rattling, as well as a refusal to even consider the other side's security concerns, can be useful tactics only if the goal is to derail the negotiating process.
The United States should join Britain, France and Germany, as well as perhaps Russia and China (both veto-casting U.N. Security Council members), in direct negotiations with Iran, using the model of the concurrent multilateral talks with North Korea. As it does with North Korea, the U.S. also should simultaneously engage in bilateral talks with Iran about security and financial issues of mutual concern.
It follows that the U.S. should be a signatory party to any quid pro quo arrangements in the event of a satisfactory resolution of the Iranian nuclear program and of regional security issues. At some point, such talks could lead to a regional agreement for a nuclear weapons-free zone in the Middle East especially after the conclusion of an Israeli-Palestinian peace agreement endorsed also by all the Arab states of the region. At this stage, however, it would be premature to inject that complicated issue into the negotiating process with Iran.
For now, our choice is either to be stampeded into a reckless adventure profoundly damaging to long-term U.S. national interests or to become serious about giving negotiations with Iran a genuine chance. The mullahs were on the skids several years ago but were given a new burst of life by the intensifying confrontation with the United States. Our strategic goal, pursued by real negotiations and not by posturing, should be to separate Iranian nationalism from religious fundamentalism.
Treating Iran with respect and within a historical perspective would help to advance that objective. American policy should not be swayed by the current contrived atmosphere of urgency ominously reminiscent of what preceded the misguided intervention in Iraq.
Los Angeles Times, 23 avril 2006
Zbigniew Brzezinski was national security advisor to President Carter from 1977 to 1981.
In Their Own Words: Reading the Iraqi Insurgency
EXECUTIVE SUMMARY AND RECOMMENDATIONS
In Iraq, the U.S. fights an enemy it hardly knows. Its descriptions have relied on gross approximations and crude categories (Saddamists, Islamo-fascists and the like) that bear only passing resemblance to reality. This report, based on close analysis of the insurgents’ own discourse, reveals relatively few groups, less divided between nationalists and foreign jihadis than assumed, whose strategy and tactics have evolved (in response to U.S. actions and to maximise acceptance by Sunni Arabs), and whose confidence in defeating the occupation is rising. An anti-insurgency approach primarily focused on reducing the insurgents’ perceived legitimacy rather than achieving their military destruction, decapitation and dislocation is far more likely to succeed.
Failure to sufficiently take into account what the insurgents are saying is puzzling and, from Washington’s perspective, counter-productive. Abundant material both undervalued and underutilised is available from insurgent websites, internet chat, videos, tapes and leaflets. Over the past two years such communication has assumed more importance, both among insurgent groups and between groups and their networks of supporters or sympathisers. This report, the first exhaustive analysis of the organised armed opposition’s discourse, seeks to fill the gap, and the lessons are sobering.
Textual analysis has its limitations. The information by definition sheds light only on those who choose to speak, and only about that which they discuss in public. Wartime communication is part information, part propaganda; insurgents highlight their nobleness, tactical exploits and ingenuity while downplaying brutality and setbacks. Without knowing more of the groups’ inner workings, it is hazardous to speculate on the reasons behind specific communications.
Still, the discourse offers a window into the insurgency. It tells us about themes insurgents consider best to mobilise activists or legitimise actions, and gives us information on internal debates and levels of coordination, and about shifts in tactics and strategy. This war, U.S. officials concede, will be won as much in the court of public opinion as on any battlefield. The U.S administration faces an increasingly sceptical domestic audience; Iraq’s authorities suffer from a serious credibility deficit at home; and insurgents must contend with accusations of sectarianism and barbaric violence. For the U.S. to ignore, or fail to fully take into account, the insurgents’ discourse at a time when they are paying close attention to what Washington is saying is to wage the struggle with one hand tied behind its back.
Several important conclusions emerge:
1/ The insurgency increasingly is dominated by a few large groups with sophisticated communications. It no longer is a scattered, erratic, chaotic phenomenon. Groups are well organised, produce regular publications, react rapidly to political developments and appear surprisingly centralised.
2/ There has been gradual convergence around more unified practices and discourse, and predominantly Sunni Arab identity. A year ago groups appeared divided over practices and ideology but most debates have been settled through convergence around Sunni Islamic jurisprudence and Sunni Arab grievances. For now virtually all adhere publicly to a blend of Salafism and patriotism, diluting distinctions between foreign jihadis and Iraqi combatants though that unity is unlikely to outlast the occupation.
3/ Despite recurring contrary reports, there is little sign of willingness by any significant insurgent element to join the political process or negotiate with the U.S. While covert talks cannot be excluded, the publicly accessible discourse remains uniformly and relentlessly hostile to the occupation and its “collaborators”.
4/ The groups appear acutely aware of public opinion and increasingly mindful of their image. Fearful of a backlash, they systematically and promptly respond to accusations of moral corruption or blind violence, reject accusations of a sectarian campaign and publicise efforts to protect civilians or compensate their losses. Some gruesome and locally controversial practices beheading hostages, attacking people going to the polls have been abandoned. The groups underscore the enemy’s brutality and paint the U.S. and its Iraqi allies in the worst possible light: waging dirty war in coordination with sectarian militias, engaging in torture, fostering the country’s division and being impervious to civilian losses.
5/ The insurgents have yet to put forward a clear political program or long-term vision for Iraq. Focused on operations, they acknowledge this would be premature and potentially divisive. That said, developments have compelled the largest groups to articulate a more coherent position on elections, and the prospect of an earlier U.S. withdrawal than anticipated is gradually leading them to address other political issues.
6/ The insurgency is increasingly optimistic about victory. Such self-confidence was not there when the war was conceived as an open-ended jihad against an occupier they believed was determined to stay. Optimism stems from a conviction the legitimacy of jihad is now beyond doubt, institutions established under the occupation are fragile and irreparably illegitimate, and the war of attrition against U.S. forces is succeeding.
Middle East Report N°50 15 February 2006
We have the document in <pdf> in 06/06 (see...aaargh/engl/engl.html)
International Crisis Group, Brussels, 15 Feb. 2006
http://www.crisisgroup.org/home/index.cfm?id=3953&CFID=23010023&CFTOKEN=10275622
Résumé par Al Ahram:
La Résistance est confiante en la victoire finale
«En Irak, les Américains combattent un ennemi qu’ils ne connaissent pas» ainsi commence le rapport de l’ICG», le Groupe International de Crise (International Crisis Group) basé à Bruxelles, publié le 15 février sous le titre « Avec leurs propres mots: interprétation de l’insurrection irakienne». Ce rapport, le premier en son genre, reprend les discours, analysés, des insurgés, liste quelques groupes, entre nationalistes et djihadis moins divisés que prévu, dont la stratégie et les tactiques ont évolué, et dont la confiance en la défaite de l’occupation «augmente».
Ce que dénonce le rapport en tout premier est l’incapacité de Washington à comprendre ces groupes et à les canaliser alors qu’un matériel abondant sous évalué et sous estimé- est disponible sur les sites Internet de la résistance, les forums de discussion, les vidéos, les enregistrements et les tracts. Selon les termes du rapport: « Que les Etats-Unis ignorent ou ne réussissent pas à prendre en considération ce que disent les insurgés- à une époque où eux prêtent une attention particulière à ce qui vient de Washington- signifie faire la guerre avec une main attachée dans le dos».
Les conclusions de l’ICG sont ahurissantes: la résistance est dominée par «quelques grands groupes» dotés de moyens de communication sophistiqués. Il ne s’agit plus d’un mouvement éparpillé et chaotique. Les groupes sont bien organisés, publient des documents régulièrement, réagissent rapidement à des développements politiques et semblent étonnamment centralisés. …Il y a un an les pratiques et l’idéologie semblaient la pierre d’achoppement des groupes mais les débats ont abouti à une convergence autour de la jurisprudence islamique sunnite, des doléances des arabes sunnites et autour d’une identité arabe sunnite Tous maintenant adhérent à une sorte de salafisme teinté de patriotisme, diluant les distinctions entre combattants irakiens et djihadistes étrangers, même si cette unité ne résistera pas à la fin de l’occupation.
En dépit des rapports contradictoires, il n’existe aucune volonté affichée qu’une seule des composantes de la résistance joigne le processus politique ou négocie avec les Etats-Unis. Si on ne peut exclure des pourparlers secrets, poursuit le rapport, le discours public demeure uniformément et implacablement hostile à l’occupation américaine. … Mais, tout n’est pas au beau fixe. La résistance doit encore présenter une vision politique claire, à long terme de l’Irak. Se concentrant sur des opérations, elle reconnaît que cela est prématurée et source de divisions. Cependant, les plus grands groupes ont été conduits à adopter une position plus cohérente sur les élections et la perspective d’un retrait anticipé des forces US les pousse à considérer d’autres questions politiques.
Entre-temps, la résistance est optimiste quant à la victoire, ce qui n’était pas le cas quand la guerre a été conçue comme un djihad sans fin contre un occupant qu’elle croyait déterminé à rester. L’optimisme vient de la conviction que la légitimité du Djihad ne fait aucun doute, que les institutions établies sous l’occupation sont fragiles et illégitimes et que la guerre d’usure contre les Etats-Unis est un succès.
L’émergence d’un mouvement de résistance sunnite confiant et mieux organisé, poursuit le rapport, «a des conséquences profondes pour les décideurs politiques». Que cette résistance ait survécu, grossi même en dépit du fait que les forces en face sont plus nombreuses et mieux équipées, implique que les campagnes de contre insurrection portent en elles leur limite.
Les recommandations de l’ICG à la coalition conduite par les Etats-Unis et ses alliés irakiens comprennent le contrôle des forces de sécurité, les sanctions de leur comportement et la fin du recours aux milices communautaires en lieu et place des forces armées régulières.
Source: Al Ahram, 23 fevrier-1er mars 2006
Nous avons le document (en anglais) en <pdf>
(...aaargh/engl/engl.html)
Conflicts between Kurds and the Shabak
By Dr.Hunain Al-Qaddo
I am representative of Shabak in the Iraqi Transitional National Assembly, General Secretary of Democratic Shabak Assembly, member of the Constitution Committee and Chairman of Iraqi Minoritys Council. I come from a village called Alirash, the heart of Shabak. I spent three years studying in Qaraqoush and then pursued my studies in Mosul and Britain. Shabak are originally Arians. They have settled in Ninavah plains since the Safawed era and have lived in a strategic strip of land between Khazir and Tigris river in about 72 scattered villages and some of them live in eastern side of Mosul . There are about 400.000 Shabak in Iraq who live within the administrative boudaries of Namroud, Qaraqoush, Bar-tillah, Basheqa, and Telkeef towns. They represent a third of the inhabitants in the town of Bar-tillah.
Shabak speak Shabaky language and have different way of life, values, traditions, customs, and clothing than the Kurds and the Arabs. They are neither Arab nor Kurd. They have no marriage linkage between them and Kurds. Their language is a composition of Farsi, Arabic, Turkish and Kurdish words. They cannot communicate with Kurds using their own language nor Kurds with them.
Shabak are peaceful people and have been living in peace with their brothers the Assyrians, and have worked with them to preserve the friendly relations in the area. Shabak have been known as Shabak and they have been called so by their neighbours: Christians, Yazidis, Arabs and even the Kurds. They are hardworking and trustworthy people, which has helped them to prosper in the recent years. Shabak are Muslims but they are not fanatics or extremist and are not belligerant and do not commit violence. 70 % of them are Shi'itess and the rest are Sunni. They have now their representatives in Ninavah governorate, Qaraqoush municipality, Bertalla, Baseqa, Telkif and Nimrud municipalitiues. Shabak was recognized as a small nation in 1952 among Iraqi population, but suffered badly under Saddam's regime. Many of them were wrongly accused by the Saddam regime of belonging to the Islamic Call Party. Twenty two of their villages were destroyed and 3000 of their families were deported to North of Iraq, accusing them of being disloyal to the regime. They were very happy by the changes which took place in April 2003. But quickly realized what that their situation will become worse.
The Kurdish parties quickly occupied the whole area and began terrorizing the inhabitants and asserted that the region belongs to Kurdistan and the inhabitants of the area are Kurds. They started blackmailing people, bribing and exploiting them economically. Anyone who resisted their attempt to Kurdify the area was kidnapped and detained for no reason.
The KDP and others Kurds took the law in their hand and bypassed the authority in the region. There was demonstration by Shabak in Bertallah on 15th of August but they were confronted by 5000 bullets shot over their heads to scare them off. Twelve Shabaks who participated in a radio program called Dostorona Mustaqbbalana were arrested, interrogated in Erbil, and detained for 12 hours. This morning two Chritians were killed and four Shabaks were wounded by the KDP militia.
8, 26, 05
BORTOLLA (Irak), 15 août (AFP) - Des dizaines de chiites de la secte ésotérique minoritaire des Shabak ont manifesté lundi dans la ville de Bortolla (nord de l'Irak), pour exiger que leurs droits soient respectés dans la Constitution. Le défilé a été interrompu lorsque les gardes armés du siège du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) ont tiré en l'air sans faire de blessés parmi les manifestants, selon un correspondant de l'AFP. Bortolla, située à 20 km au nord-est de Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak, est habitée en majorité par des Shabak. La population estimée à 20.000 personnes compte également des chrétiens et des Kurdes. "Nous voulons être considérés comme une ethnie", ont crié les manifestants qui ont défilé à l'appel du Rassemblement démocratique Shabak, un mouvement politique de cette secte qui a fait élire un député au Parlement. "Nous ne sommes ni Kurdes ni Arabes", ont fait valoir les manifestants qui ont défilé, sans incidents, derrière des drapeaux irakiens. Les Shabak, issus du chiisme, sont présents en Irak et offrent un mélange ethnique ou linguistique complexe entre l'arabe, le turc et le kurde. Cette manifestation intervient à quelques heures de la fin du délai fixé pour la remise d'un projet de Constitution au Parlement. Le texte, qui prévoit en principe le respect des droits des minorités, fait encore l'objet de tractations entre les dirigeants politiques qui peinent à s'accorder sur une vision commune des questions essentielles, notamment la place de l'islam dans l'Etat, la répartition des richesses et le fédéralisme.
SOURCES:
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/050815082642.427b0taa.htm
Ceux qui voudraient se plonger dans le contexte militaro-mystique des origines probables de shabaks, iront lire le texte très érudit sur les Kisil bash de Sandrine Alexie, à l'adresse suivante:
http://perso.orange.fr/kurdistannameh/histoire/kizil/hist_kizil_intro.htm
Ne pas confondre avec le service de renseignement et de torture militaire israélien, du même nom.
5 - La Somalie, le beau pays où l'on châtre les soldats américains |
U.S. Secretly Backing Warlords in Somalia
By Emily Wax and Karen De Young
Washington Post Foreign Service
Wednesday, May 17, 2006; Page A01
More than a decade after U.S. troops withdrew from Somalia following a disastrous military intervention, officials of Somalia's interim government and some U.S. analysts of Africa policy say the United States has returned to the African country, secretly supporting secular warlords who have been waging fierce battles against Islamic groups for control of the capital, Mogadishu.
The latest clashes, last week and over the weekend, were some of the most violent in Mogadishu since the end of the American intervention in 1994, and left 150 dead and hundreds more wounded. Leaders of the interim government blamed U.S. support of the militias for provoking the clashes.
U.S. officials have declined to directly address on the record the question of backing Somali warlords, who have styled themselves as a counterterrorism coalition in an open bid for American support. Speaking to reporters recently, State Department spokesman Sean McCormack said the United States would "work with responsible individuals . . . in fighting terror. It's a real concern of ours -- terror taking root in the Horn of Africa. We don't want to see another safe haven for terrorists created. Our interest is purely in seeing Somalia achieve a better day."
U.S. officials have long feared that Somalia, which has had no effective government since 1991, is a desirable place for al-Qaeda members to hide and plan attacks. The country is strategically located on the Horn of Africa, which is only a boat ride away from Yemen and a longtime gateway to Africa from the Middle East. No visas are needed to enter Somalia, there is no police force and no effective central authority.
The country has a weak transitional government operating largely out of neighboring Kenya and the southern city of Baidoa. Most of Somalia is in anarchy, ruled by a patchwork of competing warlords; the capital is too unsafe for even Somalia's acting prime minister to visit.
Leaders of the transitional government said they have warned U.S. officials that working with the warlords is shortsighted and dangerous.
"We would prefer that the U.S. work with the transitional government and not with criminals," the prime minister, Ali Mohamed Gedi, said in an interview. "This is a dangerous game. Somalia is not a stable place and we want the U.S. in Somalia. But in a more constructive way. Clearly we have a common objective to stabilize Somalia, but the U.S. is using the wrong channels."
Many of the warlords have their own agendas, Somali officials said, and some reportedly fought against the United States in 1993 during street battles that culminated in an attack that downed two U.S. Black Hawk helicopters and left 18 Army Rangers dead.
"The U.S. government funded the warlords in the recent battle in Mogadishu, there is no doubt about that," government spokesman Abdirahman Dinari told journalists by telephone from Baidoa. "This cooperation . . . only fuels further civil war."
U.S. officials have refused repeated requests to provide details about the nature and extent of their support for the coalition of warlords, which calls itself the Alliance for the Restoration of Peace and Counter-Terrorism in what some Somalis say is a marketing ploy to get U.S. support.
But some U.S. officials, who declined to be identified by name because of the sensitivity of the issue, have said they are generally talking to these leaders to prevent people with suspected ties to al-Qaeda from being given safe haven in the lawless country.
"There are complicated issues in Somalia in that the government does not control Mogadishu and it has the potential for becoming a safe haven for al-Qaeda and like-minded terrorists," said one senior administration official in Washington. "We've got very clear interests in trying to ensure that al-Qaeda members are not using it to hide and to plan attacks." He said it was "a very difficult issue" trying to show support for the fledgling interim government while also working to prevent Somalia from becoming an al-Qaeda base.
A senior U.S. intelligence official, who also spoke on condition of anonymity, said it was a "Hobbesian" situation -- that the transitional government operating from Kenya was in its "fifteenth iteration" and that it, too, was a "collection of warlords" that played both sides of the fence. The official said that it presented a classic "enemy of our enemy" situation.
The source said Somalia was "not an al-Qaeda safe haven" yet, adding, "There are some there, but it's so dysfunctional." U.S. officials specifically believe that a small number of al-Qaeda operatives who were involved in the 1998 bombings of the U.S. embassies in Nairobi and Tanzania are now residing in Somalia.
Analysts said they were convinced the Bush administration was backing the warlords as part of its global war against terrorism.
"The U.S. relies on buying intelligence from warlords and other participants in the Somali conflict, and hoping that the strongest of the warlords can snatch a live suspect or two if the intelligence identifies their whereabouts," said John Prendergast, the director for African affairs in the Clinton administration and now a senior adviser at the nongovernmental International Crisis Group. "This strategy might reduce the short-term threat of another terrorist attack in East Africa, but in the long term the conditions which allow terrorist cells to take hold along the Indian Ocean coastline go unaddressed. We ignore these conditions at our peril."
"Are we talking to them and doing some of that? Yes," said Ted Dagne, the leading Africa analyst for the Congressional Research Service. "We fought some of these warlords in 1993 and now we are dealing with some of them again, perhaps supporting some of them against other groups. Somalia is still considered by some as an attractive location for terrorist groups."
The issue of U.S. backing came to the forefront this winter when warlords formed the Alliance for the Restoration of Peace and Counter-Terrorism after a fundamentalist Islamic group began asserting itself in the capital, setting up courts of Islamic law and building schools and hospitals.
Soon after, the coalition of warlords were well-equipped with rocket-propelled grenades, mortars and antiaircraft guns, which were used in heavy fighting in the capital last week. It was the second round of fighting this year, following clashes in March that killed more than 90 people, mostly civilians, and emptied neighborhoods around the capital.
In a report to the U.N. Security Council this month, the world body's monitoring group on Somalia said it was investigating an unnamed country's secret support for an anti-terrorism alliance in apparent violation of a U.N. arms embargo.
The experts said they were told in January and February of this year that "financial support was being provided to help organize and structure a militia force created to counter the threat posed by the growing militant fundamentalist movement in central and southern Somalia."
In March, the State Department said in its terrorism report that the U.S. government was concerned about al-Qaeda fugitives "responsible for the 1998 bombings of the U.S. Embassies in Nairobi and Dar es Salaam and the November 2002 bombing of a tourist hotel and attack on a civilian airliner in Kenya, who are believed to be operating in and around Somalia."
The United States relies on Ethiopia and Kenya for information about Somalia. Both countries have complex interests and long-standing ties and animosities in the country. In December 2002, the United States also established an anti-terrorism task force in neighboring Djibouti, with up to 1,600 U.S. troops stationed in the country.
Africa researchers said they were concerned that while the Bush administration was focused on the potential terrorist threat, little was being done to support economic development initiatives that could provide alternative livelihoods to picking up a gun or following extremist ideologies in Somalia. Somalia watchers and Somalis themselves said there has not been enough substantial backing for building a new government after 15 years of collapsed statehood.
"If the real problem is Somalia, then what have we done to change the situation inside Somalia? Are we funding schools, health care or helping establish an effective government?" Dagne said. "We have a generation of Somali kids growing up without education and only knowing violence and poverty. Unless there is a change, these could become the next warlords out of necessity for survival. That's perhaps the greatest threat we have yet to address."
Somalis far from the factional fighting in Mogadishu said they were waiting for anyone to help ease their destitute lives during the worst drought in a decade.
In Waajid, a dusty town about 200 miles northwest of the capital, thousands of villagers have left their farms for squalid camps, searching for water and living in open, rocky fields under low-lying, fragile shelters of sticks and rags that look like bird's nests.
Many people here say they feel that the United States has ignored Somalia since the failed 1993 military intervention. Today many Somalis said they regret that chapter in their history and thank the United States, the largest donor of food and funding for water trucks during this season's drought.
However, they said that news that the U.S. government was talking with warlords has awakened feelings of resentment.
"George W. Bush, we welcome the Americans. But not to back warlords. We need the U.S.A. to help the young government," said Isak Nur Isak, the district commissioner in Waajid. "We won't drag any Americans through the street like in 1993. We want to be clear: We don't want only food aid, but we do want political support for the new government, which is all we have right now to put our hopes in. We can't eat if everyone is dead."
The Washington Post, 17 mai 2006.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/05/16/AR2006051601625.html
Ensuite, victoire de la coalition des tribunaux islamiques, le 5 juin 2006.
6 - Le piège afghan |
Afghanistan: Kaboul s'embrase après une bavure américaine
De violentes manifestations ont fait à Kaboul plusieurs victimes et d'importants dégâts. Les troubles sont éclatés après la mort de civils tués par des soldats américains qu'une foule hostile avait pris à partie suite à un accident de la circulation.
Postes de police incendiés, bâtiments officiels et télévisions saccagés, voitures et motos en flammes: la capitale afghane n'avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la chute des talibans fin 2001. Aucun bilan n'a été avancé par les autorités. Mais, selon divers témoins, des personnes auraient été tuées par les forces de sécurité.
Les émeutes ont été déclenchées après qu'un camion américain, dont les freins ont probablement lâché, a percuté une douzaine de véhicules dans le nord de la capitale, faisant, selon la présidence afghane, cinq morts.
La foule en colère a alors commencé à lancer des pierres sur les soldats américains, qui se sont réfugiés dans leurs véhicules et ont commencé à rouler en faisant feu pour s'ouvrir un passage. Certains témoignages non confirmés ont avancé un bilan d'une vingtaine de morts.
Plusieurs milliers de personnes, certaines armées de couteaux ou de bâtons, ont manifesté dans divers quartiers. Des tirs de fusil d'assaut AK-47 ont éclaté dans le quartier des ambassades, où une centaine de personnes ont manifesté en criant "mort à l'Amérique, mort à Karzaï et à la police!". Dans un autre quartier, un millier de manifestants ont mis le feu à des postes de police et brûlé des affiches du président afghan.
En milieu d'après-midi, le calme était revenu. Les manifestants s'étaient dispersés et de nombreuses patrouilles de police et de l'armée circulaient dans les rues, jonchées de débris et de carcasses de voitures et de motos calcinées.
(29 mai 2006 17:27)
A Taliban Comeback?
As unprecedented Taliban violence sweeps across southern Afghanistan, endangering US-Pak alliance, triggering a new Great Game, leaving the four players in the region Afghanistan, Pakistan, the US and NATO locked in a tense standoff rather than cooperating to defeat the terrorists.
Ahmed Rashid
As unprecedented Taliban violence sweeps across southern Afghanistan, four players in the region Afghanistan, Pakistan, the US and NATO are locked in a tense standoff rather than cooperating to defeat the terrorists. At stake is the future survival of Afghanistan’s moderate government and stability in Pakistan.
To prop up Afghanistan and combat the Taliban, the US and NATO may have to make major concessions to Pakistan’s military regime, but any concessions would anger the Afghans, encourage the extremists and allow the unpopular military to dominate Pakistan’s political scene for another five years.
More than 200 people were killed and hundreds wounded in fierce fighting that swept four provinces in southern Afghanistan starting May 18 and continued for the next three days. It was the worst bout of violence since the defeat of the Taliban in December 2001 and the opening shots in a promised Taliban offensive this summer to deter some 9,000 NATO troops from deploying in southern Afghanistan.
"NATO will not fail in Afghanistan….the family of nations will expect nothing less than success," said General James Jones, the head of US and NATO forces in Europe, adding that NATO will double its deployment in Afghanistan to 18,000 troops. Jones also made an impassioned plea for NATO governments to end the caveats that they impose on their troops, making it next to impossible for commanders to run a proper military campaign. The caveats number 71, and Jones calls them "NATO’s operational cancer’’ and "an impediment to success."
President Hamid Karzai and the Afghans worry about NATO. Unlike the US-led combat force, some NATO countries contribute troops only for reconstruction. The Taliban know this and test NATO’s commitment. Some 800 Afghans and 34 foreign soldiers have been killed this year in escalating violence, as small Taliban groups expand to hundreds of fighters each. An indirect confirmation of the growing Taliban presence and the difficulty in fighting them without large civilian casualties was evident in late May, when in a single night of bombing on a Taliban stronghold in southern Afghanistan, the coalition forces claimed to have killed 80 fighters but the operation also took some 17 civilian lives.
But this setback is unlikely to change the Taliban design to test US resolve. NATO’s deployment is part of Washington’s agenda to reduce its forces in Afghanistan. The US is pulling 3,000 troops this summer and maybe more before the November congressional elections. Most Afghans anticipate a full US withdrawal, despite American promises that it remains committed to Afghanistan. The Karzai government is angry with Washington, and also frustrated at the US attitude toward Pakistan.
Senior NATO officials in Madrid told YaleGlobal that Pakistan’s military regime is turning a blind eye to Taliban recruitment and control taking place in Baluchistan province. Pakistan has lost more than 600 troops fighting Al Qaeda and other terrorist forces in the North West Frontier Province, but has done little to control the Taliban in Baluchistan, say NATO officers.
US and European officials have urged Pakistan President Pervez Musharraf to do more. "We are trying to engage with Pakistan and convince them to do the right thing," says a senior NATO officer. A recent NATO delegation to Islamabad tried to woo the military by offering officers visits to NATO schools in Europe. Pakistan insists it is doing what it can to reign in the Taliban. General Shaukat Sultan, the army’s principle spokesman, says Pakistan will act the moment NATO or the US gives, "actionable intelligence as to where Taliban leaders are."
However Pakistan’s real gripe is with the Americans.
In recent months an angry Musharraf has quietly, but deliberately defied them. Relations between the two countries have not been so poor since 9/11. In March Bush spent just a few hours in Islamabad after spending several days in India, where he gave recognition to India’s nuclear weapons program, but refused to do the same for Pakistan.
So in recent weeks Islamabad has said the investigation into top nuclear scientist A. Q. Khan, the world’s worst proliferator of nuclear technology, is at an end just when Washington again urges Pakistan to allow US investigators direct access to Khan, who is under house arrest in Islamabad and could prove that Iran is intent on making nuclear weapons. More than a decade ago Khan provided key nuclear equipment to Iran. However, Islamabad is in no mood to do Washington any favors or annoy Tehran.
"Yes we are under a lot of pressure on the issue of Dr. A. Q. Khan, but we will not surrender," Foreign Minister Khurshid Kasuri told the upper house of parliament on May 19. "We are an ally of the US in the global war on terror, but we will not take dictation from anybody on our national interests.’’ Pakistan also pushes ahead to build a gas pipeline from Iran through Pakistan to India, at a cost of US $7.2 billion, despite repeated US warnings not to do so.
The push for a lucrative gas pipeline to India, however, has not reduced Pakistan’s public antipathy towards India. The Pakistani army accuses Washington and NATO of turning a blind eye to India funding an insurgency in Baluchistan that has claimed hundreds of lives. India denies the charge. Pakistan is also convinced that the US and Afghanistan are allowing Indian spy agencies unparalleled access among the Pashtun tribes in southern Afghanistan, from where they are destabilizing Pakistan.
So it’s not surprising that the military still looks to the Taliban as its long-term proxy force in Afghanistan. The military assumes that they have as much of a right as the government in Kabul to influence events and make key appointments in the Pashtun belt in southern Afghanistan even though Afghanistan is a sovereign state. The army has a legacy of influencing the south since the Soviet invasion of Afghanistan 27 years ago. Pakistan wants the Americans and NATO to concede to its version of reality and also give the Taliban and other Afghan extremist factions a place at the table in Kabul.
Musharraf’s real aim is to get unqualified US endorsement for his re-election as president for another five-year term, while retaining his post as army chief. Thus, recent statements by senior US officials, including National Security Adviser Stephen Hadley, demanding free and fair elections in 2007 and civilian control over the Pakistan, disturb Pakistani generals.
Musharraf insists there will be free and fair parliamentary and presidential elections, but the army is already making plans to limit the participation of the Pakistan Peoples Party, the largest secular opposition party. In 2002 the army rigged the elections, and parliament is now packed with pro-army politicians and Islamic fundamentalists.
Musharraf is between a rock and a hard place. A fair election would most likely result in a parliament hostile to continued army rule. However a rigged election endangers his grip on power and the army’s prestige, and he views US support for the army as critical in mitigating international fallout. However, military rule has run its course in Pakistan. It is deeply unpopular and no longer has the credibility to resist Islamic fundamentalists. At the end of the day, Washington might do what it has done time and again: take a deep breath and support the only ally that may still stand between the planned US withdrawal and the return of the Taliban.
Ahmed Rashid is the author of Taliban: Militant Islam, Oil, and Fundamentalism in Central Asia and Jihad: The Rise of Militant Islam in Central Asia and a correspondent for The Daily Telegraph. Rights: © 2006 Yale Center for the Study of Globalization. YaleGlobal Online
Outlook India.com 29 May 2006
http://www.outlookindia.com/full.asp?fodname=20060529&fname=taliban&sid=1&pn=2
On sent bien que l'OTAN, cette énorme boursouflure bureaucratique, va se ridiculer dans cette affaire. A part jouer la figuration pour les maîtres américains, l'OTAN n'a aucune utilité et devrait être dissoute.
7 - Le pays des faux-juifs |
Operation Solomon: The Daring Rescue of the Ethiopian Jews. By Stephen Spector. New York: Oxford University Press, 2005. 320 pp. $28.
It took the government of Israel nearly three decades to take significant steps to bring the Jews of Ethiopia to Israel, but when it did finally make a commitment to do so in the late 1970s, it carried out daring and dramatic operations. The story of Operation Solomon˜how Israel evacuated more than 14,000 Jews in less than thirty-six hours˜is the subject of Spector's fascinating and well-documented history.
Following the first large-scale rescue in 1984, Israel learned that the Ethiopian Jewish population was far larger than previously thought. Their predicament became increasingly dire as Ethiopia dissolved into civil war. By 1990-91, thousands of Jews were identified by American activists who provided them humanitarian assistance and called on Israel to allow them all to come to Israel.
The Ethiopian government, however, saw its Jews as bargaining chips and did not want to let them go without extracting a price from Israel. Initially, it sought weapons but ultimately settled for a large payment of cash.
The U.S. government played a key role. Diplomats, Senator Rudy Boschwitz, and President George H.W. Bush all weighed in to secure Ethiopian permission to allow the Jews to leave. Spector does not give Bush the credit he deserves, presenting him as merely signing off on the requests of others rather than himself strongly supporting the rescue. This is an example of the one weakness of the book, which is that it is missing the historical context of the story, in this case, Bush's direct involvement, when vice president, in negotiations with Sudan for the earlier rescue of the Ethiopian Jews.
Spector has interviewed many of the key players and done a good job of sorting out the relative influence of Israeli, Ethiopian, and American officials, activists, and Jewish organizational leaders. It is a marvelous story, and there is enough credit to go around, but Spector also reveals the underside, especially some of the petty jealousies, particularly among the Israelis, that hindered the rescue.
Mitchell G. Bard -- American-Israeli Cooperative Enterprise
Évidemment pas un seul de ces 14.000 Éthiopiens n'était ou n'avait été juif, et aucun d'entre eux n'avait des ancêtres juifs. Tout cela est totalement bidon. Les juifs d'Israël ont acheté pas cher de la main d'œuvre pour remplacer les journaliers palestiniens et pour grossir les bataillons de l'armée. Cette opération doit être replacée dans le contexte des survivances de la Traite des Noirs. Israël est un des pays où règne l'esclavagisme à peine modernisé.
8 - Le Row |
BLACK EGO
DES CLIPS DE RAP AUX PUBS BRANCHÉES, DES SOIRÉES GROOVE AUX STADES DE FOOT, LA CULTURE NOIRE EST PARTOUT. MAIS DERRIÈRE CE VERNIS SE CACHE UNE RÉALITÉ MOINS RADIEUSE. AUSSI VOIT-ON APPARAÎTRE EN FRANCE UNE NOUVELLE BLACK ATTITUDE, REVENDICATRICE ET DÉCOMPLEXÉE. PETIT PANORAMA NON-EXHAUSTIF SUR LE BLACK EGO ACTUEL.
Par Patrick Williams
Récemment, nous faisions la queue pour voir Ali, le film de Michael Mann consacré au mythique boxeur rebelle (voir Technikart n°60). Il y avait devant nous un Blanc rasta et italien (!) qui baragouinait sous ses dreadlocks blonds avec un Rebeu jovial portant un bonnet africain. Derrière nous, deux profs en costards, blêmes et quinquagénaires, trouvaient «l’affiche un peu racoleuse, mais cela fera du bien si les jeunes vont le voir». Les jeunes? Dans la salle, des groupes de petits lascars frémissaient d’impatience alors qu’à nos côtés se trouvait un couple branché et trentenaire sorti tout droit d’une pub Gucci: blonde merveilleuse et superbe Black. Quand l’ouvreuse préposée aux glaces s’adressa à eux, monsieur demanda un chocolat-vanille. Tout cela pour dire une lapalissade: la culture black est aujourd’hui partout. Il y a trente ans, on aurait eu du mal à imaginer qu’un public aussi disparate puisse aller applaudir une superproduction US contant l’histoire d’un Noir boxant contre les Blancs, musulman et membre de Nation of Islam, premier héros tiers-mondiste il faut dire qu’entre Ali et David Douillet, il n’y a pas photo: le premier avait pour ami Malcolm X, le second, Bernadette Chirac; le premier fricotait avec James Brown, le second écoute Céline Dion. On a les héros qu’on mérite. Néanmoins cette culture black prend souvent les mêmes formes: musiques, sport et exaltation du corps. On ne compte plus les soirées et les compilations groove (due à la culture Nova, voir page 68), les clins d’œil à la blaxploitation dans les pubs et les clips, l’influence du rap dans la musique, la quasi obligation pour les soirées qui se veulent branchées de convoquer, dans un premier temps, quelques individus noirs avant de leur montrer gentiment la porte de sortie.
REPLI GÉNÉRAL
Il y a pourtant d’autres choses qui se passent: on constate ici et là, en France, l’affirmation d’une nouvelle black attitude, revendicatrice et pragmatique. On peut le constater dans le désir de certains d’avoir, à l’instar des Afro-Américains, leurs propres médias. Kenzi, le gourou-businessman du Secteur Ä, veut toujours lancer une chaîne noire (voir page 58). Et Stéphane Pocrain, porte-parole des Verts, compte organiser en juin une Black Pride afin de rappeler à la République que, sous ses beaux discours, elle ne traite pas dignement les Noirs en France (voir page 56). D’autres constatent, enfin, un «repli communautaire» dans les banlieues, où la fraternité black-beur volerait en éclats, certains ados Noirs se repliant sur leur communauté d’origine, ce qu’évoque le groupe de rap La Malédiction du Nord (voir page 54).
Mais ce terme de «repli communautaire» est à prendre avec des pincettes. D’abord, parce que, ces temps-ci, tout le monde se replie: les bourgeois, les homos, les Juifs, les musulmans, les Chiennes de Garde…
Ensuite parce que ce «repli communautaire est souvent moins un repli sur une communauté culturelle ou ethnique qu’un repli affectif sur une bande d’amis ou un quartier», comme l’explique Pierre Thévanian, auteur de Racisme républicain dénonçant un système «qui combine xénophobie légale (emplois réservés, double peine, expulsions) et complaisance face aux pratiques racistes illégales (discriminations à l’embauche ou au logement.).»
DEGRÉ DE MÉLATONINE
Et puis de quel «repli communautaire» parlons-nous quand on voit la diversité des Noirs en France? Quel rapport entre un Antillais middle class obsédé d’intégration (voir l’article sur les Bounty page 66) et un demandeur d’asile guinéen? Entre un étudiant malien et une coiffeuse sénégalaise des salons de la gare de l’Est (voir page 70)? Rien, à part peut-être le «racisme radical» dont ils souffrent, comme dirait l’écrivain Frantz Fanon, dû «au degré de mélatonine dans leur peau». D’où la nécessité d’un engagement black comme l’ont prouvé la récente contestation des employés de la Comatec ou de Mac Do (voir page 60).
Aussi, pour éviter les ambiguïtés et ne pas tomber dans un discours angélique, le mieux est peut-être de se tourner vers la littérature noire francophone (voir page 62). On y apprendra que, depuis le viol colonial, qui déposséda à tout jamais le Noir de son identité, les écrivains et intellectuels nègres, africains ou antillais, mènent une réflexion cruelle et sans complaisance sur la place du Noir dans ce monde commandé par des Blancs. Et quand la nouvelle génération se dit ni noire ni blanche, mais condamnée à «assumer son errance identitaire», c’est à chacun d’entre nous qu’ils s’adressent.
Technikart n°61, d'avril 2002
http://www.technikart.com/article.php3?art_uid=3350&id_rubrique=24
Brèves réflexions sur l'article de Robert Fisk
par Mondher Sfar
historien tunisien, Paris, 15 avril 2006 . Courriel: msfar@wanadoo.fr
Robert Fisk est un grand Monsieur, au-dessus de tout soupçon. De nos jours, il est rare d'en rencontrer un pareil dans le milieu journalistique. Il est de la trempe de Klemperer qu'il cite et qu'on pourrait qualifier d'humaniste, un vrai. Son article sur Ahmadinejad et l'holocauste appelle toutefois quelques commentaires. Robert Fisk a pris les propos du Président iranien au premier degré, sans les remettre dans leur cadre historique. La négation de l'holocauste n'est pas le produit d'un esprit pervers, sans lien avec le monde dans lequel elle se produit. Si je dis: le soleil n'existe pas, ce qui devrait nous interpeller ce n'est pas tant l'existence ou non du soleil que les raisons qui m'amènent à mettre en doute cette existence. Et si l'on discute des circonstances, alors l'on découvre des choses étonnantes. Tout d'abord, il existe des lois qui, pour ainsi dire, interdisent de dire que le soleil n'existe pas, et que ce délit est punissable de prison, car, pourrait-on argumenter, remettre en doute l'existence du soleil, c'est remettre en question la vie sur terre, et donc il y aurait menace d'extermination généralisée! Donc, on se rend compte que les propos négateurs sont prononcés dans un monde où la parole est strictement codifiée et lourdement pénalisée. Il est bien évident que, dans ces conditions, la négation ne vaut pas tant pour ce qu'elle nie, mais sans doute pour uniquement ce qu'elle viole comme loi, et au-delà, pour la violation de l'ordre mondial qui a imposé cette loi contre la négation.
En d'autres termes, abolissez cette loi liberticide créée et protégée par l'ordre mondial et vous verrez que personne ne parlera plus sérieusement de négation du soleil ou de l'holocauste. Il y a bien une terrible perversion dont le monde entier est victime: le débat contradictoire est perçu comme une perversion. La liberté de pensée fondée sur le respect de l'opinion de l'autre et sur l'acceptation du débat est tout d'un coup repoussée comme une abomination. Il en est ainsi de la conférence projetée en Iran sur la réalité de l'holocauste. Comment en est-on arrivé à cette perversion? Cela mérite bien une réflexion. Sans oublier de nous interroger sur le silence général sur cette autre abomination connexe: la condamnation de l'historien britannique David Irving à trois ans de prison, pour avoir exercé son métier d'historien. Un holocauste peut bien en cacher un autre. Tant d'autres. Y a-t-il encore en 2006 un Klemperer pour les dénoncer, comme Victor Klemperer les a dénoncés en 1934? Ne devons-nous pas dire avec force: «There is No Exception Against the Free Speech!» (Il n'y a point d'exception pour la liberté d'expression). Parce que sans Liberté de Parole, il n'y a point de Langage de Vérité.
http://quibla.net/protocoles2006/protocoles11.htm#2
En France, "Alliance Base" cible les terroristes
Par Dana Priest
Rédactrice au Washington Post
Dimanche 3 juillet 2005
"La France Apporte une Aide Clé aux Etats-Unis dans des Opérations Clandestines"
PARIS Lorsque Ganczarski, un Allemand converti à l'Islam, est monté le 3 juin 2003 à bord du vol Air France au départ de Riyad, la seule chose qu'il savait était que le gouvernement saoudien l'avait placé en résidence surveillée pour un visa de pèlerin expiré et avait donné des tickets aller-simple à sa famille pour rentrer en Allemagne, avec un changement d'avion à Paris. Il n'avait aucune idée qu'il était discrètement escorté par un agent secret qui était assis derrière lui ou qu'un officier supérieur de la CIA attendait en bout de piste au moment où les autorités françaises le séparèrent en douceur de sa famille et le placèrent en détention préventive où il se trouve toujours soupçonné d'association avec des terroristes. Selon les fonctionnaires français et américains des services de renseignement et de lutte contre le terrorisme, Ganczarski fait partie des personnalités européennes d'al-Qaïda les plus importantes. Des sources émanant des services secrets américains et européens affirment que l'opération ayant permis de le prendre au piège a été mise au point dans une base top-secrète de Paris. Créée en 2002 par la CIA et les services de renseignement français, son nom code est Alliance Base. Jusqu'à présent, son existence n'avait jamais été révélée. Financée en grande partie par le Centre Antiterroriste de la CIA, Alliance Base analyse les mouvements transnationaux des présumés terroristes et met au point des opérations pour les attraper ou pour les espionner. Alliance Base montre comment la plupart des opérations antiterroristes sont mises en place: par le moyen d'alliances secrètes entre la CIA et les agences de renseignement d'autres pays. Ce ne sont pas d'importantes formations militaires, ni même par de petites équipes de forces spéciales, qui mènent ce travail, mais des poignées d'officiers détachés du renseignement [américain] qui travaillent avec des poignées d'agents étrangers, et souvent de manière provisoire.
Selon des experts en terrorisme, c'est ce travail en commun des services secrets qui a permis d'identifier, de traquer et de capturer ou de tuer , depuis les attaques du 11 septembre 2001, la grande majorité des djihadistes engagés en dehors de l'Irak et de l'Afghanistan. La CIA, de même qu'un porte-parole de l'ambassade de France à Washington, ont refusé de faire des commentaires sur Alliance Base,. Parce que ces détails sont confidentiels et liés à des politiques sensibles, la plupart des officiers français et autres anciens agents secrets [que nous avons approchés] n'ont accepté de parler qu'à la condition de ne pas mentionner leurs noms. John E. McLaughlin, l'ancien directeur d'active de la CIA qui a pris récemment sa retraite après une carrière de 32 années, a décrit la relation entre la CIA et sa contrepartie française comme étant "l'une des meilleures du monde. Ce qu'ils acceptent d'apporter est extraordinairement précieux." Le lien, rarement remis en cause, entre Langley et Paris contredit aussi l'acrimonie entre ces deux pays et qui est apparue à l'occasion de l'invasion de l'Irak. Au sein de l'administration Bush, la discorde fut amplifiée par le Secrétaire à la Défense, Donald H. Rumsfeld, qui a réclamé le premier rôle, au sein de l'administration [américaine], dans la "guerre globale contre le terrorisme" et a cherché à faire jouer à l'armée un rôle plus que secondaire. Mais même lorsque Rumsfeld critiquait la France au début de 2003 en disant qu'elle n'apportait pas sa part dans la lutte contre le terrorisme, le Commandement des Opérations Spéciales Américaines était en train de finaliser un accord secret pour placer sous commandement américain en Afghanistan 200 Français, issus des forces spéciales. Début juillet 2003, des commandants français travaillaient là-bas aux côtés de commandants américains, ainsi qu'aux côtés de représentants de la CIA et de la NSA [National Security Agency, l'agence américaine à la sécurité nationale].
L'organisation d'Alliance Base
Alliance Base, dirigée par un général français de la DGSE l'équivalent de la CIA a été décrite par six spécialistes américains et étrangers du renseignement impliqués dans ses activités. Selon eux, cette base est unique en son genre dans le monde car elle est multinationale et car elle planifie de vraies opérations au lieu de se contenter de partager des informations entre les pays. On y trouve des officiers détachés de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne, du Canada, d'Australie et des Etats-Unis. Selon une personne, familière avec ces opérations, l'opération Ganczarski fut l'un des 12 dossiers (au minimum) sur lesquels la base a travaillé durant ses premières années d'existence. "En fait, cela s'inscrit dans un effort pour mettre en pratique des idées innovantes et pour s'occuper de certaines questions en matière de coopération," a rapporté un officier de CIA, un familier de la base. "Je ne connais rien d'autre de tel." Selon plusieurs hauts-fonctionnaires américains et européens certains en activité et d'autres à la retraite qui nous ont décrit les débuts de la Base, des factions au sein des services secrets de plusieurs pays s'opposèrent à une approche multinationale. Le Centre Antiterroriste de la CIA ne voulait perdre le contrôle d'aucune opération antiterroriste; les services secrets britanniques ne voulaient pas diluer les liens privilégiés qu'ils entretiennent avec Washington; l'Allemagne n'avait pas envie d'être impliquée dans de nouvelles opérations. Et aucun pays ne voulait être perçu comme recevant des ordres de la CIA, dont les méthodes expéditives habituelles appréhender en secret des terroristes présumés et les transférer vers d'autres pays sans aucun recours judiciaire sont devenues très controversées en Europe.
En Italie, 13 agents déclarés de la CIA sont accusés d'avoir kidnappé un ecclésiastique radical égyptien dans les rues de Milan en 2003. Selon nos sources, afin de réduire le rôle des Etats-Unis, la langue de travail dans ce centre est le français. La base sélectionne les agents détachés avec beaucoup de soin. Elle choisit un pays pour chacune des principales opérations, et ce sont les services secrets de ce pays qui gèrent l'opération. Toujours selon nos sources, la base fournit un moyen aux agents allemands détachés d'accéder à des informations provenant des autorités judiciaires de leur propre pays. En effet, la loi allemande interdit aux autorités judiciaires de partager certaines informations directement avec leurs services secrets. Par contre, la loi française encourage le partage de renseignements entre sa police et ses services secrets. En fait, depuis que le Code Napoléon fut adopté en 1804, les magistrats français ont des pouvoirs étendus sur la société civile. Aujourd'hui, dans l'unité antiterroriste du ministère de la justice, les magistrats ont le pouvoir de maintenir en détention des personnes suspectées de "conspiration en relation avec le terrorisme" en attendant que des preuves soient réunies contre elles.
Le magistrat antiterroriste n°1, le juge Jean-Louis Bruguière, a dit que dans la décennie écoulée, il a ordonné l'arrestation de plus de 500 suspects, parfois avec l'aide des autorités américaines. "J'entretiens de bons rapports avec la CIA et le FBI", a-t-il déclaré dans une interview récente. En France, où la population musulmane atteint les 8% - la plus importante d'Europe - les experts français et américains en terrorisme font tout ce qu'ils peuvent pour retirer des rues les recruteurs de groupes terroristes ainsi que leurs nouvelles recrues Ils ont accepté de mettre au service des alliés leurs propres lois antiterroristes pour attirer de l'étranger des suspects et leur tendre un piège… "Oui, sans aucun doute, il y a des cas où nous participons de cette manière," dixit un officier supérieur des services de renseignement français. La France a envoyé ses interrogateurs à Guantanamo Bay pour collecter des preuves qui pourraient être utilisées dans un tribunal français contre les détenus français que les Etats-Unis détiennent là-bas. La France est la seule nation de six pays européens qui continue d'emprisonner des détenus qui lui ont été retournés de la base militaire américaine de Guantanamo Bay, à Cuba. Bruguière, et d'autres fonctionnaires français du renseignement, aiment à faire remarquer sèchement que la France a réalisé pour la première fois qu'elle était devenue une cible pour les djihadistes du style d'al-Qaïda lorsqu'un groupe d'Algériens radicaux détournèrent en 1994 un avion de ligne dans l'intention de le faire s'écraser sur la Tour Eiffel. Ils considérèrent les attaques contre le World Trade Center et contre le Pentagone comme une autre phase, à plus grande échelle, de la campagne des djihadistes contre la civilisation occidentale. Donc, peu d'officiers des services français s'étonnèrent que […] Chirac, dans les jours qui suivirent les attaques, fasse paraître un décret afin que les services de renseignements français partagent l'information sur le terrorisme avec les agences américaines "comme s'il s'agissait de votre propre service" (selon deux agents qui l'ont lu). Le flux quotidien et continu de messages cryptés augmenta. "Nous avons remarqué une différence quantitative et qualitative dans le degré de détail de l'information", a dit Alejandro Wolff, le numéro deux de l'ambassade des Etats-Unis [à Paris], auquel incombe la responsabilité de la lutte contre le terrorisme. Un ancien agent de la CIA, qui connaît le travail de renseignement franco-américain estime que les Français ont incarcéré environ 60 suspects depuis la fin de 2001, dont certains avec le concours de la CIA. "Ils font pour nous autant que les Britanniques et dans une certaine mesure, ils font plus … si vous leur demandez", a déclaré un cadre dirigeant des services de renseignement fraîchement à la retraite qui a travaillé en étroite collaboration avec la France et d'autres pays européens. La France a été aussi un collaborateur de la première heure, et plein de bonne volonté, dans d'autres parties du monde, permettant à la CIA d'utiliser son drone "Prédateur", armé et top-secret (et qui est toujours controversé au sein du Pentagone), à partir de la base aérienne française de l'ancienne colonie de Djibouti. Sa mission était de tuer des personnalités d'al-Qaïda figurant sur une liste "cibles de grande valeur" de la CIA, classée secret-défense. Le 3 novembre 2002, des officiers de la CIA, par téléguidage de la base aérienne, tirèrent pour la première fois, tuant Abou Ali al-Harithi le cerveau de l'attaque d'octobre 2000 sur le contre-torpilleur USS Cole et six autres, dont Ahmed Hijazi un citoyen américain naturalisé dans le désert du Yémen.
Selon des agents français en exercice et à la retraite, la coopération élargie entre les Etats-Unis et la France permet des renforcer les deux parties. La CIA apporte des liquidités en provenance de son compte secret (et toujours plus garni) "foreign liaison" [la "liaison étrangère"] . C'est elle qui a payé le transport de certains suspects français de l'étranger vers Paris pour qu'ils y soient légalement incarcérés. Elle apporte aussi ses capacités d'écoute ainsi que des liens entre services secrets dans le monde entier. La France, elle, apporte ses lois sévères, la surveillance de groupes islamiques radicaux ses réseaux dans les Etats arabes et ses liens avec les services de renseignements de ses anciennes colonies. "Il y a un échange facile d'informations" déclare Pierre de Bousquet de Florian, le directeur de la DST […], qui a refusé de faire des commentaires sur les particularités de cette relation. "La coopération entre mon service et les services américains est franche, loyale et certainement efficace." La volonté qu'à la France de partager ses dossiers sur les terroristes a aidé les Etats-Unis à réaliser certaines de ses plus importantes prises, dont celle de Ahmed Ressam, qui fut arrêté à la frontière canadienne alors qu'il faisait route pour essayer de faire sauter l'Aéroport International de Los Angeles en 1999, et celle de Zacarias Moussaoui, un marocain qui a vécu en France par le passé et qui est la seule personne aux Etats-Unis à avoir plaidé coupable dans le complot des détournements d'avions du 11 septembre.
La tension au sujet de l'Irak
Alors qu'elle s'apprêtait à partir en guerre contre l'Irak, la Maison Blanche a dressé sa stratégie entre les pays qui étaient durs avec les terroristes - l'administration Bush mettait l'Irak dans cette catégorie - et ceux qui ne l'étaient pas. Le gouvernement français était persuadé que les inspections orchestrée par l'ONU avaient contenu avec succès le développement des programmes d'armement de Saddam Hussein, et Bruguière ne voyait aucun lien entre l'Irak et al-Qaïda. Au Département de la Défense, à Capitol Hill et ailleurs, beaucoup voyaient l'opposition de la France à la guerre comme une preuve qu'elle tirait au flanc lorsqu'il s'agissait de combattre le terrorisme. Les frites [au USA: "french fries"] furent renommées les "frites de la liberté" sur Air Force One et dans les cafétérias du Congrès. Rumsfeld interdit aux officiers généraux de téléphoner à leur homologues français, immobilisa au sol les avions américains lors du Salon du Bourget et désinvita les Français du Red Flag, un exercice militaire américain majeur dans lequel il participaient depuis des décennies. Après trois mois de dispute, le Département d'Etat et la CIA prirent la défense de la France, en citant sa coopération en matière de renseignements. Selon deux anciens fonctionnaires du Département d'Etat, Bush finit par demander à Rumsfeld de faire marche arrière. Et puis le Secrétaire d'Etat, Colin Powell écrivit un mémo dans lequel il disait que punir la France ne faisait pas partie de la politique américaine.
Elizabeth Jones, la sous-secrétaire d'état en charge des affaires européennes et eurasiatique, garda ce mémo sur le dessus de son bureau. "Je devais fréquemment m'en servir pour le mentionner à mes collègues du Pentagone," déclara Jones. Mais un an plus tard, Rumsfeld persistait toujours, excluant en 2004 l'armée de l'air française des exercices du Red Flag. Les petits coups symboliques de Rumsfeld rendaient perplexes certains responsables de l'administration Bush. "Je pouvais comprendre la plupart des choses que faisait le secrétaire à la défense, même si je n'étais pas d'accord avec lui," déclara Lawrence B. Wilkerson, l'ancien chef d'état-major de Powell. "Mais là, c'était complètement irrationnel, voire idiot." Les services de renseignements essayèrent de s'isoler de l'énervement public. "Les Français faisaient tout pour démontrer qu'il n'y avait pas de diminution [dans leur coopération]", déclara Wolff, le diplomate américain qui était sur place. "Il n'y a jamais eu le moindre sentiment de débordement. Les deux parties faisaient un effort pour compartimenter" leurs différences. La même chose était vraie pour la CIA et les autres services américains de renseignements, qui rapportent que le flux quotidien de messages cryptés concernant le terrorisme entre la CIA et sa contrepartie française était régulier. "Pour des raisons pratiques, les relations entre les services de renseignements aux Etats-Unis et en France étaient bonnes, même lors de la dispute transatlantique sur l'Irak", a déclaré Bruguière. "Si vous voulez avoir une meilleure prise dans une situation difficile, vous devez partager les renseignements en temps réel."
L'Opération Ganczarski
Ganczarski, un métallurgiste de la région de la Ruhr, en Allemagne, fut radicalisé par un ecclésiastique saoudien qui faisait le tour des mosquées européenne au début des années 90. Il étudia l'Islam dans une école religieuse du royaume, voyagea quatre fois en Afghanistan, s'entraîna dans les camps d'al-Qaïda, rencontra Ben Laden et retourna en Allemagne de son dernier voyage neuf jours avant le 11 septembre 2001. Des responsables des services secrets disent qu'il faisait partie d'un plan patient d'al-Qaïda, post 11 septembre, pour activer les convertis européens, dont le "terroriste aux chaussures" britannique, Richard Reid. Le numéro du téléphone cellulaire de Ganczarski fut le dernier numéro appelé en avril 2002 par le kamikaze qui tua 21 personnes sur l'île de Djerba. Plusieurs victimes étaient françaises, ce qui donna un terrain légal à Bruguière pour arrêter Ganczarski. Le 20 mai 2003, une info urgente arriva à Alliance Base: Ahmed Mehdi, un associé de Ganczarski, venait de réserver un séjour de 14 jours sur l'île française de la Réunion, dans l'Océan Indien. Le marocain Mehdi, alors âgé de 34 ans, et qui avait vécu près de Ganczarski en Allemagne, était sous surveillance et montrait un intérêt inquiétant pour les détonateurs commandés à distance. Les autorités allemande, qui ne disposaient pas de suffisamment de preuves pour arrêter Mahdi ou Ganczarski, étaient persuadés que Mehdi planifiait une attaque sur l'île de la Réunion. Des officiers du rang travaillant à Alliance Base se rencontrèrent pour mettre au point un plan: ils attireraient vers la France, d'abord Mehdi, puis Ganczarski. Bruguière les emprisonnerait sur la suspicion d'association avec des terroristes. La CIA trouva un prétexte pour suggérer à Mehdi qu'il s'arrête à Paris lors de son voyage vers la Réunion pour surveiller ses cibles.
Alliance Base apprit à partir d'écoutes que Mehdi s'inquiétait que la France ne lui donne pas de visa, ce dont il avait besoin parce qu'il est marocain. Les services français arrangèrent donc un visa. Les Allemands contrôlaient les appels et les contacts pour que les plans soient changés. Le 1er juin, les autorités françaises appréhendèrent Mehdi à l'aéroport Charles de Gaulle. Il fut envoyé à la prison de Fresnes. Deux jours plus tard, le 3 juin 2003, c'est Ganczarski qui y fut transféré. A l'insu des deux hommes, ils étaient détenus dans des cellules séparées seulement de quelques mètres. Les autorités utilisèrent les informations glanées aupr-s de l'un pour interroger l'autre. En quelques jours, Mehdi expliqua le complot aux enquêteurs de Bruguière, ainsi que le réseau de Ganczarski. Les enquêteurs sont désormais persuadés que Mehdi a des liens avec la cellule d'al-Qaïda de Hambourg qui conspira dans les attaques du 11 septembre et que Ganczarski était directement associé avec l'architecte du 11 septembre, Khalid Sheikh Mohammed. Le rôle d'Alliance Base dans cette opération fut mentionné indirectement par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, le 11 juin 2003. Alors qu'il s'adressait devant le parlement, il déclara: "Cette arrestation a eu lieu grâce à la collaboration parfaite entre les services des grandes démocraties."
La documentaliste Julie Tate a contribué à ce reportage. Traduit de l'anglais par Jean-François Goulon
Juifs-Noirs / Le grand malentendu
Benoît Hopquin
Depuis 2000, des tensions opposent les communautés noire et juive, dans les banlieues mais aussi parmi les intellectuels. Concurrence des mémoires, insultes racistes, violences physiques, c'est l'escalade.
Durant l'été 1995, square du Châtelet, Edouard Nduwa assiste à une réunion de la Nation de l'islam. Ce mouvement afro-américain, dirigé par un chef charismatique et antisémite, Louis Farrakhan, était la même année capable de réunir un million d'hommes à Washington. A Paris, devant une vingtaine de personnes tout au plus, le représentant français se lance pendant trois heures dans une interminable diatribe. «Il expliquait que l'ennemi numéro un des Noirs, c'était les juifs, enchaînait les préjugés antisémites sur leur réussite sociale, parlait de la traite des esclaves organisée par les juifs, jouait de la concurrence des mémoires avec la Shoah, citait les noms de personnalités juives des médias», se souvient le témoin.
Mais le maigre auditoire ne mord pas. «Les résistances étaient fortes. Les Noirs présents embarrassaient l'orateur par leurs questions, contestaient ses théories, se moquaient.» Edouard repart rassuré: lui, le converti au judaïsme, devenu Guershon Nduwa, n'aurait jamais à craindre l'antisémitisme de ses frères de couleur en France. Né au Congo en 1964, de parents animistes, Nduwa avait obtenu en 1988 une bourse pour suivre des études en Israël. Il y a découvert le judaïsme. En 1993, il a débarqué en France, avec Edouard sur son passeport et Guershon dans son coeur. «Personne alors ne m'a fait de remarque sur ma religion», assure-t-il. A l'époque, Elie et Dieudonné ne faisaient-ils par rire dans des sketches où «M. Cohen» et «M. Bokassa» échangent les insultes racistes?
Mais, peu à peu, Guershon Nduwa a vu «monter la frustration des Noirs. Des gens ont su jouer de leur situation économique catastrophique, explique cet éducateur spécialisé qui s'occupe de handicapés mentaux. Ils ont été de plus en plus nombreux à acquiescer à l'idéologie importée de Farrakhan. Il fallait un coupable à leurs maux: le juif était le parfait bouc émissaire.»
En une décennie, les thèmes qui faisaient s'esclaffer square du Châtelet sont devenus prégnants dans la communauté noire. Des militants de la cause africaine ou antillaise ont développé un discours trouble, habillé d'antisionisme. «C'est allé crescendo jusqu'à ce qu'ils trouvent une personnalité médiatique qui leur ouvre les bras et leur confère une audience inespérée: Dieudonné.»
«L'antisémitisme demeure minoritaire chez les Noirs», estime cependant Guershon Nduwa. Le phénomène est difficile à mesurer. La police ou la gendarmerie, tout comme la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), qui établit chaque année un rapport sur le sujet, n'ont pas, de par la loi républicaine, de typologie spécifique pour les Noirs, comme victimes ou comme auteurs d'actes racistes. Le débat sur le caractère antisémite du meurtre d'Ilan Halimi reflète la difficulté à appréhender cette récente poussée.
Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, tente au cas par cas de démêler l'écheveau des motivations. Cet ancien commissaire se souvient de ce jeune qui avait été passé à tabac par une bande, en banlieue parisienne. «Après l'avoir roué de coups, les agresseurs ont vu l'étoile de David qu'il portait autour du cou. Ils se sont alors écri és: «Et en plus, c'est un juif!»»
Acte antisémite ou simple crapulerie? La frontière est ténue. «Certains font de l'antijuif comme M. Jourdain faisait de la prose. Ils assimilent des clichés», assure-t-il.
Cet observateur engagé estime l'antisémitisme noir «extrêmement minoritaire mais extrêmement violent». Il constate avec inquiétude que les agressions, quasi inexistantes il y a encore deux ans, ne cessent d'augmenter. Elles sont, selon Sammy Ghozlan, surtout le fait de «Noirs de confession musulmane». Insultes ou attaques physiques, ces dernières semaines seulement, des incidents ont été recensés à Sarcelles, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Ivry, Clichy-sous-Bois, Lyon ou Villeurbanne. Le 18 mars, dans le 19e arrondissement de Paris, quatre jeunes apostrophent deux jeunes juifs d'un «Salut youpin!» puis les passent à tabac. «Quelque chose tourne vraiment mal entre les juifs et les Noirs», constate Abdoulaye Barro, 41 ans. Né au Burkina Faso, l'homme n'a longtemps connu du monde juif que la figure tutélaire de Mme Cohen, une coopérante qui enseignait au prytanée d'Ouagadougou. L'étudiant «de culture musulmane libérale» est venu en 1981 achever son cursus à l'université de Poitiers. Il trouve des «affinités électives» entre certains textes juifs et la culture africaine.
Abdoulaye Barro participe en 1994 à la création de l'association JUAF (Juifs et Africains). On y parle alors «d'amitié naturelle» entre deux mondes qui ont une connaissance commune de la souffrance et du racisme. Nullement d'antagonisme: pourquoi y en aurait-il?
Le climat est alors, selon l'initiateur, à une «indifférence sympathique» entre les deux communautés. Prévaut encore dans l'intelligentsia noire la formule de Frantz Fanon, un des «Nègres fondamentaux» avec Senghor et Césaire: «Quand un Noir entend dire du mal d'un juif, il doit ouvrir les oreilles car c'est de lui qu'on parle.»
Mais Abdoulaye Barro se souvient de ce jour de 1996 où il a rencontré le rabbin Gilles Bernheim. «Moi, je revenais d'un séjour au Sénégal. Farrakhan y avait effectué une visite qui avait été un échec. Son extrémisme n'avait pas été compris car il était contraire à la culture africaine, qui ramène tout au centre. J'étais plutôt optimiste. Gilles Bernheim, lui, revenait de Sarcelles. Il y avait découvert les tensions qui montaient entre Noirs et juifs dans les collèges de la v ille. Il était inquiet.»
Les prémonitions se sont confirmées. «Les banlieues où les jeunes Noirs sont victimes de discriminations ont été un terreau favorable aux discours venus des Etats-Unis. Avec la seconde Intifada, en 2000, les descendants de colonisés africains se sont identifiés aux Palestiniens, poursuit Abdoulaye Barro. Les juifs se sont battus pour avoir une place dans la société française. Par glissement, ils sont devenus ceux qui empêchent les Noirs d'obtenir la leur. Du modèle, on est passé à la convoitise, puis au ressentiment, et finalement à la haine.»
Cheikh Doukouré estime également qu'«on ne peut dissocier l'antisémitisme du problème des banlieues». Né en Guinée, dans ce qui était alors une colonie française, le réalisateur, âgé de 60 ans, milite de longue date pour la cause noire à travers ses films ( Blanc d'ébène, Ballon d'or). Ce combat lui vaut un crédit dans les milieux africains.
Lorsque Dieudonné s'est exprimé après lui sur l'esclavage ou la discrimination, Cheikh Doukouré a d'abord applaudi. «Il disait des vérités sur la condition des Noirs, voulait faire bouger la société française. Mais il n'a pas su arrêter là son combat et a laissé libre cours à son besoin de provocation», regrette-t-il.
«Les jeunes laissés-pour-compte identifient le juif au capital, poursuit le réalisateur. Ils ne stigmatisent pas le juif en tant que juif mais en tant que réussite sociale. Leur discours raciste tient d'abord à leur manque de culture.» Une lente dérive pour en arriver à ce «communiqué» envoyé par un extrémiste noir à la communauté juive après la mort d'Ilan Halimi: «S'il vous prenait l'envie d'effleurer ne serait-ce qu'un seul des cheveux du frère [Youssouf Fofana], nous nous occuperons avec soin des papillotes de vos rabbins.»
Internet est devenu le vecteur essentiel de ce discours haineux. Des forums africains ou antillais relayent, parfois contre leur gré, des propos nauséeux. On y trouve des attaques contre le «lobby qui n'existe pas», lire le lobby juif. Morceaux choisis: «Les juifs n'arrêtent pas de manipuler le monde», «ils sont fourbes», etc. Des textes douteux circulent, comme cette liste de journalistes supposés sionistes ou cette analyse sur le rôle «prépondérant» des juifs dans la traite négrière.
Cette montée de la détestation, Diana Pinto lui trouve «un air de déjà-vu». Italo-franco-américaine, cette historienne a passé une partie de sa vie aux Etats-Unis, étudié notamment à Harvard avant de s'installer à Paris. Au début des années 1960, sa mère, Laura, enseignait à l'université noire de Morehouse (Géorgie).
Avec d'autres intellectuels juifs, elle a participé au combat pour les droits civiques de Martin Luther King. «Les Noirs luttaient pour l'égalité des chances et ce combat rejoignait l'universalisme des juifs de gauche», explique aujourd'hui sa fille.
Puis la communauté noire américaine s'est radicalisée avec le Black Power, la «Nation of Islam» ou l'afrocentrisme d'un Leonard Jeffries. Diana Pinto côtoiera des étudiants noirs qui refuseront d'accueillir un Blanc à leur table. «La main blanche la plus facile à mordre était finalement la main juive puisque c'était une de celles qui étaient tendues», explique Diana Pinto.
La guerre de six jours, en 1967, a ouvert une brèche entre juifs et Noirs convertis à la foi musulmane. La concurrence entre Shoah et esclavage a pris comme amadou.
L'historienne se souvient également du revirement boudeur d'une partie des intellectuels juifs aux Etats-Unis. Comme Norman Podhoretz, héraut de la gauche américaine et soutien de Martin Luther King, devenu un des pères du néoconservatisme. Ce courant de pensée a alors noué des alliances idéologiques avec les forces réactionnaires de l'Amérique blanche.
Diana Pinto, qui a raconté cette expérience dans son livre Entre deux mondes (édition Odile Jacob), constate un semblable virage en France, «même s'il serait faux de mettre un calque». Elle voit monter «un courant pessimiste de la France au nom de la République», représentée notamment par un de ses hussards, le philosophe Alain Finkielkraut.
Une partie de l'électorat s'est ainsi droitisée. Lors d'une cérémonie en hommage à Ilan Halimi, Philippe de Villiers a été applaudi à la synagogue de la Victoire, le 23 février, à Paris: son discours anti-islamiste séduit.
Une véritable défiance vis-à-vis des Noirs est également apparue. Tel responsable du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), créé en novembre 2005, se souvient d'une rencontre avec des responsables juifs. «Ah bon! Vous, les Noirs, n'êtes pas tous antisémites?», lui avait-on signifié, sans savoir à quel degré se plaçait la remarque. Sur un site juif, n'évoque-t-on pas les «sauvages enragés»?
Les propos sur les Africains pleurnichards ou les Antillais «assistés» d'Alain Finkielkraut ont créé des rancoeurs. «Dieudo est prétendument antisémite, tandis que Finkielkraut ne fait qu'exprimer sa liberté d'expression», ironise un intervenant sur la Toile. Cette impression de «deux poids-deux mesures» revient comme une litanie. Elle est ressentie par nombre de Noirs, bien au-delà des cercles qui adhèrent aux thèses conspirationnistes. Le faible écho donné à l'agression de l'humoriste en Martinique, en 2005, ou à l'attaque de son théâtre par des nervis, le 19 février, alimente le même grief et entretient l'image du martyr.
A Media Tropical, une onde antillaise, les libres antennes deviennent des exutoires à la colère. «Les auditeurs ont un sentiment d'injustice, explique Daniel Valminos, 56 ans, président de la radio. Quand on parle d'un serial killer, on pense à Guy Georges, pas à Emile Louis ou Michel Fourniret. Dans les médias, on parle des motivations racistes de Fofana, mais on ne parle pas des discriminations dont sont victimes les Noirs tous les jours. A Sarcelles, les Noirs représentent 30 % de la population mais n'ont qu'un seul élu au conseil municipal.»
«Chaque fois qu'on essaye de faire valoir notre souffrance, on nous accuse de vouloir établir une concurrence», poursuit Daniel Valminos. L'homme se souvient de la marche organisée le 23 mai 1998, à Paris, où 40 000 Afro-Antillais avaient défilé «en habits du dimanche» entre République et Nation pour que la France se souvienne de l'esclavage. L'action eut peu d'échos. L'adoption par l'Assemblée nationale, en 2001, d'une loi faisant de la traite un crime contre l'humanité, n'en eut guère non plus.
Beaucoup moins en tout cas que les impertinences de Dieudonné. «Les médias font monter chacun de ses propos et lui donnent une audience. Dans le même temps, ils ignorent de grandes voix comme Edouard Glissant qui ont un discours construit», regrette le président de Media Tropical. Daniel Valminos estime que la solution passe par «une meilleure visibilité des couleurs de la France».
«Les Noirs montent dans la société. Les Américains ont su prendre à bras-le-corps ce problème. On est en droit d'exiger ça de la République», assure Diana Pinto. Pour Cheikh Doukouré aussi, «dès que les Noirs trouveront leur place dans la société, la tension tombera d'elle-même».
Le Monde, 22 avril 2006.
La coque est percée. Le bateau coule. Les calfats se précipitent. Ce sont des virtuoses du bec-de-corbin, du guipon et surtout de la patarasse. Ils nous en filent de grandes envolées dans Le Monde daté du 22 avril 2006: une double page réalisée par un bon-à-tout-faire, Benoît Hopquin.
Le sous-titre dit: "Depuis 2000, des tensions opposent les communauté noire et juive, dans les banlieues mais aussi parmi les intellectuels. Concurrence des mémémoires, insultes racistes, violences physiques, c'est l'escalade".
C'est pathétique mais ça nous fait beaucoup rire. Car ce qui est en cause, ce n'est pas une rivalité, ou une "concurrence des mémoires", mais bien un monopole exercé par les rabbinisés sur la "Souffrance". Il n'y a qu'eux, ils nous le rabâchent tous les jours, sur tous les tons et sur toutes les longueurs d'onde. Ils aiment bien les nègres, quand ils restent à leur place. Mais voilà t'y pas que ces vilains macaques ont osé parler leur souffrance, de leur mémoire, des crimes contre l'humanité, "leur" humanité!!! Vous vous rendez compte, Madame Shemla? Où va-ton? Ils vont nous faire des Yad Vashem partout, en Afrique!
Donc, ce que les médias juifs ont pudiquement appelé la "concurrence des victimes", pour bien marquer qu'il n'y avait pas de concurrence possible entre les "juifs" et les "Noirs", qu'il ne fallait pas rêver, que les Noirs n'avaient qu'à se laisser gentiment cornaquer, comme les Tsiganes ou les Arméniens, et tout irait bien pour eux. Ils auraient les miettes du festin, les gras francs suisses extorqués aux banques, et qui remplissent les poches des dirigeants des associations juives, comme Israel Singer et tant d'autres. Voilà: le secret est facile à comprendre. Il n'y en aura pas pour tout le monde. Les associations de Noirs n'ont qu'à se contenter de ces miettes du festin, des clopinettes qui sont la juste rançon du peu de poids économique et social qu'ont aujourd'hui les Noirs dans les société multiculs.
Pour mieux convaincre ces grands enfants, les associations juives se sont efforcées de fabriquer des clones noirs, utilisables tout de suite par des militants un peu énervés. Ainsi Le Monde fait état d'une de ces pantalonnades baptisée "Amitiés judéo-noires". Selon ce conte de fées, un réalisateur africain aurait "poussé la porte" d'un ORL juif réputé, un certain Yves Kamami, "militant antiraciste" et membre de la LICRA, une organisation qui manifeste un racisme constant, celui de la supériorité sur les Arabes, quels qu'ils soient. Il avait été aux débuts de SOS Racisme, une officine grassement subventionnée par les conseillers juifs de l'Elysée, sous Mitterrand. II a vite fait d'embobiner le crédule enfant du Grand Fleuve, à qui ne manque bientôt que l'habit rouge du groom.
La presse s'investit massivement dans cette ultime tentative de remettre les Noirs à leur place, c'est-à-dire d'en faire une valetaille au service du sionisme. Les colloques, les conférences et les points presse ont beau se multiplier. Le grand vent de libération qui a commencé à souffler chez les Noirs américains, de Richard Wright (Black Boy) à Malcolm X, des Black Panthers à Nation of Islam de Louis Farrakhan, ce vent emporte et emportera tous ceux qui essaieront de mettre leur grappin sur le mouvement noir, qui est un mouvement d'émancipation universelle, puisqu'il jaillit des profondeurs de notre monde d'exploitation.
Ce vent s'est mis à souffler en France aussi. Il emportera comme fétu de paille les ridicules tentatives des sionistes de prendre les commandes d'un mouvement qui ne peut avoir qu'une perspective: les dénoncer comme les racistes qu'ils sont.
La Tribu Ka a été dissoute mercredi 26 juillet 2006 sur décision du conseil des ministres
Le conseil des ministres a annoncé avoir procédé à la dissolution de la Tribu Ka, le groupuscule noir habitué des provocations judéophobes. Le Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'était personnellement impliqué dans la dissolution de ce groupuscule, réalisée en vertu de la loi de 1936 relative aux groupes de combat et aux milices privées. Les principales organisations antiracistes se sont félicitées de cette dissolution. Sos-Racisme a toutefois demandé à ce que le groupe Jeunesses Identitaires soit lui aussi dissout, tandis que le MRAP a lui réclamé la dissolution de la Ligue de défense juive.
Observatoire du communautarisme.
Le décret du sarkozozo précise qu'il s'agit de dissoudre "le groupement de fait" de la tribu Ka.
C'est grotesque.
Ceci nous est l'occasion d'adresser un salut très fraternel à la Tribu Ka, à qui aucun délit ni même aucune contravention n'a pu être reproché. Ils ont défilé pacifiquement dans la rue des Rosiers pour appeler les fascistes de la Ligue de Défense jiuive et le Bétar à une confrontation, à laquelle ces petits basdeplafs ont préféré se soustraire. Nous saluons le courage et le dignité de la Tribu Ka et nous souhaitons longue vie et prospérité à ceux qui ont dit cette phrase inoubliable: "Nous partirons quand vous nous aurez rendu ce que vous nous avez pris". Il est temps de réparer la très profonde et très longue injustice qui a été commise au détriment du peuple noir, qui est un peuple frère.
Amandla Ngawethu!!
Ahmadinejad says Germans exploited by 'greedy Zionists'
Hardline Iranian President Mahmoud Ahmadinejad has taken a fresh swipe at Israel by complaining that Germany was being exploited by "greedy Zionists" more than 60 years after World War II.
"Look at the German people. Three generations ago, there was a war. But today an intelligent people is still a hostage of World War II," he said Thursday in a speech carried on state television.
Germany, he said, "still doesn't have the right to have independent policies or proper defences."
"Every German born is indebted to the arrogant and greedy Zionists," Ahmadinejad said, referring to German reparations for the Holocaust.
"When you visit a country, in every town there is a symbol of national pride," Ahmadinejad said, but added that in Germany "every town has something saying to the great German people that their parent and grandparents were murderers."
The firebrand president has already dismissed the Holocaust as a "myth" and has also called for Israel to be "wiped off the map".
"Sixty years after the war, why do the Palestinian people have to burn in the crimes of Zionists under the pretext of the Second World War?" the president said in Zanjan, situated 300 kilometres (200 miles) west of Tehran.
"For 60 years they've been massacring Palestinians and destroying their homes under the pretext that a certain number of Jew were killed during World War II," Ahmadinejad said.
AFP 27 Avril 2006 Yahoo.news
Un nouveau lobby pro-israélien chrétien ambitionne de coiffer l’AIPAC au poteau
par Shlomo S hamir
New York Le télévangéliste John Hagee a déclaré à des dirigeants de la communauté juive, ce week-end, que quarante millions de chrétiens évangéliques des Etats-Unis soutiennent Israël, et qu’il a des projets consistant à utiliser cette puissance afin d’aider Israël à mettre sur pied un lobby pro-israélien chrétien.
Il est prévu de lancer ce lobby en juillet prochain, au cours d’une réunion tenue à Washington à laquelle des centaines d’évangéliques américains devraient participer, a déclaré Hagee lors d’une réunion de la Conférence des Présidents des Grandes Organisations juives américaines, qui représente 52 associations juives de l’ensemble des Etats-Unis. Il a également évoqué cette question du [nouveau] lobby avec le consul général d’Israël à New York, Aryeh Mekel.
Hagee a indiqué que son groupe serait une version chrétienne et plus puissante de l’Aipac [American Israel Public Affairs Committee], un grand lobby pro-israélien, et qu’il aurait pour cible les Sénateurs et membres du Congrès, sur la colline du Capitole [à Washington]. Un quart des membres du Congrès sont des évangéliques, et beaucoup de législateurs américains représentent des régions qui comportent une importante population évangélique, a-t-il rappelé.
Hagee fondateur et doyen des pasteurs de l’Eglise évangélique Cornerstone à San Antonio, au Texas, qui revendique un effectif d’ouailles pratiquantes de plus de 18.000 personnes a prévenu que les activités du lobby équivaudraient à un «véritable séisme politique».
Au cours de sa rencontre avec Mekel, Hagee a indiqué avoir prévu de créer un réseau efficace d’activistes clé d’un bout à l’autre des Etats-Unis, susceptible d’être contactés dans les vingt-quatre heures, si besoin était, pour des actions de lobbying dans l’urgence. Il a indiqué avoir d’ores et déjà nommé douze directeurs régionaux qui seront responsables des activités de lobbying dans leur région, et qu’il projetait de nommer des représentants dans chaque Etat et dans chaque grande métropole.
Hagee a indiqué également qu’il serait à la tête d’une délégation composée de quelque cinq cents Evangéliques, et qui devrait se rendre en Israël cet été.
«Le soutien de la population évangélique à Israël est très important», a déclaré Mekel hier. L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Dany Ayalon, a répondu de manière similaire lors de la discussion au sujet du nouveau lobby, en février dernier.
«Nous constatons que les chrétiens, aux Etats-Unis, sont de véritables amis et des supporters sur la base de valeurs partagées, et nous saluons leurs efforts en vue du renforcement des liens entre Israël et les Etats-Unis», avait-il dit, à l’époque.
Le directeur de l’Anti-Defamation League, Abe Foxman, a fait preuve d’un peu plus de prudence. Il a dit que le projet de Hagee devait être accueilli comme il se doit, mais en ajoutant que les juifs et les Israéliens devraient être à la fois respectueux et soucieux. Foxman a relevé que Hagee avait dit à la Conférence des Présidents que les Evangéliques soutiennent Israël dans une perspective biblique, mais il n’a pas explicité exactement ce qu’il entendait par là.
Le rabbin James Rudin, auteur de «Le Baptême de l’Amérique: les projets de la droite religieuse pour tous les autres» [The Baptizing of America: The Religious Right's Plans for the Rest of Us], a dit, dimanche dernier, que Hagee un des vingt dirigeants évangéliques à avoir rencontré Sharon durant la dernière visite effectuée par celui-ci à Washington, est connu, depuis des années, en tant qu’avocat enthousiaste d’Israël, et il est un supporter chrétien typique, de droite, de ce pays.
Ce sont quelque 400 dirigeants de communautés chrétiennes qui se sont réunis à San Antonio, en février dernier, pour créer ce [nouveau] lobby. Mis à part Hagee, on compte parmi ses dirigeants des gens comme George Morrison, le prédicateur baptiste fondamentaliste Jerry Falwell et Gary Bauer, président de l’organisation des Valeurs américaines, dont la finalité est de protéger le mariage, la famille et la foi. Tous sont des partisans bien connus d’Israël, et ils sont considérés des va-t-en guerre.
Ha’aretz, 3 avril 2006
Traduit de l'anglais en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
Nouvelle victoire des Chagossiens contre les Britanniques
par Abdoollah Earally
La Haute Cour de justice de Londres a cassé jeudi un décret de la reine Elizabeth II qui leur interdisait le retour sur l’archipel des Chagos. Le jugement a établi que leur expulsion de ce territoire par le gouvernement britannique était illégale. Les Chagossiens ont été chassés de 1965 à 1973 de cet archipel stratégique de l’Océan indien qui abrite la base américaine de Diego Garcia.
De notre correspondant à Port-Louis
«Nous nous rendrons dès demain sur les Chagos. Les juges britanniques nous ont donné le droit d’aller sur toutes les îles, même sur Diégo Garcia», déclare à sa sortie du tribunal londonien, Olivier Bancoult, le leader du Groupe Réfugiés Chagos. «C’est un jour historique pour nous», ajoute-t-il. «Nous sommes un petit peuple qui se bat contre deux superpuissances. La reine d’Angleterre ne peut pas nous interdire le droit au retour.»
Ce jugement intervient six ans après une première victoire juridique. La Haute Cour britannique avait déclaré, en novembre 2000, illégale leur expulsion et réclamait leur retour. Mais en juin 2004 le gouvernement britannique fait usage des prérogatives de la reine. Elizabeth II émet alors deux décrets royaux qui rendent caduc ce jugement et interdisent aux Chagossiens de rentrer. Ce sont ces décrets de la reine que les Chagossiens ont contesté et fait casser par la justice britannique.
«La reine d'Angleterre a été désavouée»
Dans leur plainte les avocats ont attiré l’attention des juges sur le caractère «irraisonnable, irrationnel et inhumain» de cette décision de la reine. «Le jugement de la Cour de Londres est la preuve qu'on peut faire confiance à la justice britannique. C'est la reine d'Angleterre qui a été désavouée», commente Robin Mardemootoo, le représentant légal mauricien des Chagossiens.
Le gouvernement britannique a indiqué qu’il compte faire appel de ce jugement. L’appel est suspensif, mais Robin Mardemootoo espère que Londres va se rétracter. «Parce que nous sommes confiants que la justice nous donnera encore raison. On ne peut pas faire autant d’injustice à un peuple. Il faut penser maintenant à la réhabilitation de leurs îles.» Dès l’annonce du verdict, en début d’après-midi, les Chagossiens se sont réunis dans le quartier de Cassis, au sud de la capitale de l’île Maurice, où nombre d’entre eux vivent en exil. Ils ont prononcé une prière avant de manifester leur joie dans les rues de Port-Louis et de défiler tout l’après-midi.
«Retrouver notre vie»
«La victoire est à nous, la victoire est à nous», ont longtemps scandé les Chagossiens en brandissent leurs drapeaux, aux couleurs noires, oranges et turquoises. «Nous avons été déracinés. Les Anglais doivent reconnaître leurs torts et nous laisser vivre sur notre terre», déclare Eddy Bégué. «Les Anglais doivent réhabiliter ces îles, y construire des écoles et des hôpitaux pour qu’on puisse retrouver notre vie», supplie pour sa part Rita Bancoult, 80 ans.
Entre 1965 et 1973, plus de 2.000 Chagossiens ont été expulsés vers Maurice et les Seychelles. Ils sont aujourd’hui 8.000 et la grande majorité est installée à Maurice, dans les faubourgs de Port-Louis. L’archipel des Chagos est d’une superficie de 42 km², situé entre l’Afrique et l’Australie et à portée d’avion du Moyen-Orient et de l’Asie. Il comprend 65 îles. Seules quelques-unes étaient habitées par les Chagossiens. Ces îles ont été laissées à l’abandon, sauf Diégo Garcia qui abrite la base militaire inaugurée en 1975.
Le premier ministre mauricien veut rencontrer Tony Blair
«Diego Garcia est indispensable à la défense et à la sécurité de la péninsule Arabique, du Moyen-Orient, de l’Asie méridionale et de l’Afrique orientale», a plaidé, devant la Haute Cour britannique, le département d’Etat américain, le 21 juin 2000. Maurice a toujours revendiqué ce territoire. L’atoll a été détaché en 1965 par les Britanniques, trois ans avant l’indépendance de Maurice. Port-Louis estime que ce détachement est illégal.
A l’annonce du verdict de la Haute Cour britannique, jeudi, le Premier ministre mauricien a sollicité une rencontre avec son homologue britannique Tony Blair. «C’est une victoire historique pour les Chagossiens. C’est l’occasion aussi pour la Grande-Bretagne et Maurice de se mettre autour d’une même table et trouver une solution pour tous», espère Navin Ramgoolam.
RFI 12 mai 2006
Le texte que nous publions ci-dessous est extrait de la revue sioniste L'Arche. Il doit donc être lu au second degré... Il n'en reste pas moins très intéressant car il montre la peur de tenants du système de voir se développer une alliance de tous les véritables opposants au désordre établi.
Le procès Shamir: devant le tribunal de Nanterre, un plaidoyer pour l’antisémitisme
Quand un avocat d'extrême droite, ancien candidat du Front national et négationniste avéré, cite Karl Marx pour défendre des écrits antisémites.
Le mardi 6 septembre 2005 comparaissaient, devant la 14e chambre du Tribunal de grande instance de Nanterre, la maison d’édition Al Qalam et son gérant, Abdelila Cherifi Alaoui, pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion. Al Qalam est le diffuseur en France du livre d’Israël Adam Shamir L’autre visage d’Israël.
La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), partie civile, était représentée par Me Marc Lévy. Les éditions Al Qalam étaient représentées par Me Éric Delcroix ancien candidat du Front national, et défenseur habituel des négationnistes dont il partage ouvertement les thèses. Ce mélange de radicalités se traduisit dans la salle du tribunal et aux alentours, où les gardes du corps et les militants d’extrême droite côtoyaient les militants d’extrême gauche.
Sur le fond de l’affaire, les propos incriminés sont dénués d’ambiguïté. Ainsi, selon le livre, la domination des Juifs sur le monde ne serait pas qu’un rêve que les Juifs caresseraient en secret. Ce serait un objectif fondamental poursuivi intentionnellement par les Juifs. Dans les termes d’Israël Shamir: «Maintenant il semble que les Juifs (en tant que groupe distinct des non-Juifs) soient unis par une volonté commune, un objectif unique et un sentiment de puissance. L’intoxication par le pouvoir et l’unité a amené ces gens cauteleux à laisser tomber le masque, à renoncer aux faux-semblants. La nouvelle ouverture nous fournit un aperçu sans précédent de l’âme des Juifs et de leurs supporters Mammonites.»
Ainsi, les Juifs parviendraient à mettre en œuvre leur programme, à annihiler les autres systèmes de valeurs, à convertir le monde à leurs valeurs et à piller le reste de l’humanité. Voici comment Israël Shamir décrit la chose: «Dans le domaine de la pensée, la tendance brahmane des Juifs devrait être rendue visible et contestée. Le Brahmane n’est pas un ennemi mais sa tendance traditionnelle à la domination devrait être combattue par une meilleure visibilité et il devrait avoir à rendre des comptes. (…) L’emprise judéo-mammonite a éliminé les forces vives de l’Amérique et les a guidés vers le dépérissement. (…) L’appauvrissement des indigènes n’est que le revers de la médaille de l’enrichissement des communautés juives.»
Après avoir rappelé le contexte de cette affaire et lu les passages les plus significatifs du livre, le président du tribunal s’adresse à M. Cherifi Alaoui et lui demande si le livre publié par lui ne peut pas faire basculer dans un passage à l’acte des personnes qui, lisant ces propos, voudraient se libérer de cette prétendue domination juive. La réponse de l’accusé est à la fois brève et significative du sens qu’il attribue à la notion de responsabilité et de liberté: «Si je ne partage pas tout ce que pense l’auteur du livre, pour autant nous sommes, je crois, dans un pays libre, où toutes les idées peut être exprimées. Les propos du livre ne mettent pas en cause les Juifs mais ceux qui adhérent à la volonté de domination du monde.»
Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Delcroix, a recours à une stratégie utilisée notamment en matière de diffamation: «L’exception de vérité», consistant à tenter de démontrer que ce qui est dénoncé comme une diffamation est bel est bien avéré. On comprend aisément qu’en ce qui concerne l’incitation à la haine raciale, plaider l’exception de vérité, c’est ouvrir une brèche béante qui ferait que le racisme soit tolérable, puisque ce qui le sous-tend serait avéré, incontestable, vérifié…
Me Éric Delcroix convoque successivement à la barre Karl Marx et l’écrivain juif Édouard Valdman, afin de nous convaincre que «la chasse à l’argent» est effectivement un «paradigme» induit du judaïsme. La citation d’Édouard Valdman est extraite de son contexte par l’avocat, qui suppose à l’écrivain des opinions contraires à celles qu’il exprime réellement. Mais sa citation de Karl Marx (La question juive) est exacte: «Quel est le fond du judaïsme? Le besoin pratique, l’utilité personnelle. Quel est le culte profane du juif? Le trafic. Quel est son dieu profane? L’argent. Eh bien, en s’émancipant du trafic et de l’argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même (…) La conscience religieuse du juif s’évanouirait.» L’antisémitisme de Marx devient donc la référence grâce à laquelle un avocat notoirement affilié à l’extrême droite entend légitimer un discours antisémite contemporain.
En ce qui concerne l’aspiration des Juifs à dominer le monde, et la véracité des Protocoles des Sages de Sion, Me Delcroix souligne qu’Israël Shamir «s’interroge sur le sens, la valeur et la portée des célèbres Protocoles des Sages de Sion, dans lequel [sic] il voit, tout comme Soljenitsyne, un roman prophétique décrivant un siècle à l’avance ce qu’allait devenir l’Occident, à l’instar du fameux 1984 de George Orwell». Et Me Delcroix de poursuivre: «Le propos de Monsieur Shamir n’implique évidemment pas les Juifs du fait de leur religion, mais du fait qu’ils adhérent trop souvent, sous leur seule responsabilité individuelle, à des “idées” néfastes induites». Et il cite Israël Shamir: «Non, l’intérêt des Protocoles n’a pas disparu, car le plan qui y est décrit, consistant à instaurer un régime oligarchique (non nécessairement juif), est en train d’être mis en vigueur en temps réel; cela s’appelle le nouvel ordre mondial.»
Dans l’attente du verdict, prévu début novembre, on ne peut que s’interroger sur l’usage qui est ainsi fait de «l’exception de vérité», devant un tribunal français, en matière de racisme, d’antisémitisme et de provocation à la haine raciale.
Les amis d’Israël Shamir: du rouge, du vert et beaucoup de brun
Le cas d’Israël Shamir est remarquable en cela qu’on y voit la jonction entre les «antisionismes» d’extrême gauche et d’extrême droite (1). Cette conjonction, que notre collaborateur a pu constater au tribunal de Nanterre, était visible au même moment sur le réseau internet. On a pu lire simultanément, et dans des termes identiques des textes de soutien à Israël Shamir sur des sites de la mouvance «altermondialiste» (Bellaciao, Altermonde, Oulala…), sur des sites islamistes ou nationalistes arabes (Arabesques, Nawaat, Quibla…) et sur des sites d’extrême droite (Géostratégie, Voxnr, Altermedia…) plus le site de Dieudonné (LesOgres), qui contient les trois éléments à la fois.
L’un des partisans les plus fervents d’Israël Shamir est Christian Bouchet, animateur du site d’extrême droite «nationaliste-révolutionnaire» Voxnr. Le 3 septembre 2005, il faisait dans son éditorial un éloge enthousiaste du livre de Shamir, et concluait sur ces mots: «Je conseille à mes lecteurs parisiens de marquer leur sympathie et leur soutien aux éditions al-Qalam (la Librairie du Monde Arabe, 220 rue Saint Jacques, Paris) par une visite et un petit achat».
Sur le propre site d’Israël Shamir (www.israelshamir.net), le compte rendu de l’audience au tribunal de Nanterre est signé de Maria Poumier, militante du courant «rouge-brun» et habituelle compagne de route des négationnistes. À la suite de ce compte rendu, on trouve un appel à adhérer à une nouvelle association nommée «Entre la plume et l’enclume», les adhérents se voyant offrir en cadeau… un livre d’Israël Shamir. Les adhésions sont à adresser à Mondher Sfar, un vétéran de l’antisémitisme qui publiait déjà des articles contre «le sionisme» dans la presse négationniste des années 90.
Extrait de L’Arche n°570 (octobre 2005)
NOTES
1. Sur Israël Shamir, nous avons publié: «Notre ami Israël Shamir» (L'Arche, n°543, mai 2003) et «Israël Shamir, l'antisioniste qui venait du froid» (L'Arche n°551-552, janvier-février 2004).
Voir également, sur internet, les dossiers mis en ligne par le site anti-négationniste PHDN: www.phdn.org/antisem/antision/shamir.html
et www.phdn.org/antisem/antision/shamircitations .
http://www.voxnr.com/cc/d_antisionisme/EEklVFkFkElWQGvoli.shtml
Il y a eu une suite, l'audience d'appel du 7 juin 2006:
Les témoignages de la défense au procès Alqalam-LICRA,
audience du 7 juin 2006 à la cour dappel de Versailles
Textes déposés et interventions orales faites au Tribunal à l'occasion du procès en appel de M. Cherifi Alaoui relativement à la publication de L'Autre visage d'Israël d'Israel Shamir.
1. Jean-François Poirier, philosophe
Le livre d'Israël Shamir est un bon livre et un beau livre. Il a un credo: l'indivisibilité de l'espèce humaine. Il n'existe pas de subdivisions dans le genre humain, de sous-ensembles ni de hiérarchie. En revanche Israel Shamir voit avec désolation bon nombre de juifs convaincus de constituer une race, et il faut, selon lui, combattre de toutes ses forces cette conviction délétère. On peut dire que cette position relève du plus élémentaire bon sens. Il est navrant que chez les sionistes le bon sens semble la chose du monde la plus mal partagée.
Israel Shamir défend une conception très pure, très belle et très honnête de l'hospitalité. Chacun peut ressentir à un moment de sa vie l'envie de quitter son pays natal et de s'installer dans un autre pays. Les pays arabes sont réputés pour pratiquer encore l'antique hospitalité, mais c'est abuser de l'hospitalité que de s'installer chez celui qui vous place à sa table puis de s'emparer de la maison et de chasser le maître des lieux. C'est pour avoir gravement manqué aux lois de l'hospitalité que les colonisateurs et les colons israéliens se sont rendus coupables d'un crime immense. Le pardon n'est jamais impossible, encore faut-il rendre ce qui a été volé. C'est cette façon respectueuse d'en user avec l'hospitalité qui vous est offerte que ne cesse de défendre Israel Shamir. Il nous propose ainsi une admirable leçon de morale.
2. Jean-Claude Manifacier, physicien
Je tiens à faire savoir qu'après lecture du livre dIsrael Shamir L'autre Visage d'Israel je suis extrêmement surpris par le mauvais procès qu'on fait à cet auteur. Ce livre qui porte un regard très critique et parfaitement justifié concernant la politique criminelle d'un État pratiquant le terrorisme et l'expropriation des habitants de cette terre donne également des arguments solides pour que la paix s'installe dans ce pays meurtri. Loin d'être un livre de haine, c'est tout au contraire un livre d'amour.
2. Xavier Lavaud, chef dentreprise
Attestation
Nietzsche a écrit: "Il faut défendre les forts contre les faibles" d'où certaines personnes ont déduit qu'il était un précurseur du National-Socialisme.
Il est nécessaire de "défendre les forts contre les faibles", les gens sensibles, intellectuellement intègres contre la puissance formidable de l'ignorance.
Shamir est accusé d'antisémitisme.
Il me semble qu'en lisant son texte on y trouve, au contraire, un travail considérable d'élimination des principales sources auxquelles peut s'alimenter ce sentiment.
Page 101: Shamir détruit parfaitement l'une des bases de l'antisémitisme: «Pendant plus dun siècle, les gens de droite restèrent persuadés que le communisme était un complot juif». Puis il démontre: «Ontologiquement les communistes sont des chrétiens et non des juifs».
Page 109: il cite Jeff Blankfort: «D'une manière générale, les juifs n'adhèrent pas aux dogmes antichrétiens qu'Israel Shahak a décrits (?) en les reprenant de textes religieux juifs et de leur glose». Cette observation également est capitale: l'antisémitisme est une pensée magique fondée sur l'idée qu'un juif, par nature, serait animé d'une hostilité particulière envers les non-juifs.
Page 173: il insiste à nouveau sur l'inexistence d'une ontologie du Juif (qui conférerait aux personnes d'ascendance juive des sentiments spécialement hostiles). Cela aussi c'est très important: par exemple selon une rumeur qui circule sur Internet: «les juifs ont voulu la guerre en Iraq»
Cependant, un sondage a montré que les juifs américains sont depuis le début de ce conflit l'une des composantes de la société américaine la plus opposée à cette guerre. Shamir, cependant, écrit que la communauté juive organisée se plie, en majorité, aux exigences de «ses chefs autoproclamés». Cette question est d'ordre général: «La communauté française organisée se plie aux exigences de ses chefs» (les administrés par rapport à l'État Français) ou encore «la communauté chrétienne organisée se plie, en majorité, aux exigences des ses chefs autoproclamés» (son clergé). N'est-il pas vrai que la langue dominante est celle des dominants?
Ici apparaît la dimension politique, et au-delà, spirituelle de cette affaire. Israel Shamir affronte des organisations et parfois des personnes (dans ce cas, il les nomme) qui sont loin d'être dépourvues de moyens de se défendre. Il adopte, alors, le ton de la polémique allant, dans certains cas, jusqu'à ne pas être parfaitement exact. Cependant, quels sont ses lecteurs? Ceux qui ne le comprennent pas n'en tireront, au mieux, que des bouts de phrases, mais aucune doctrine? En quoi l'auteur, dans ce cas, pourrait-il être tenu pour responsable de l'emploi d'une citation mal comprise? Il serait intéressant de trouver une seule personne qui, après lecture de cet ouvrage, ait commis, l'écume aux lèvres, une quelconque exaction? Il faudrait examiner de près un pareil cas. Le lectorat d'Israel Shamir paraît se composer d'adultes, possédant un niveau d'instruction, de culture, en général élevé auxquels il semble inopportun d'imposer une quelconque censure. Accuser Shamir d'être antijuif me parait tout aussi valide que de reprocher à Dante ou à François d'Assise d'être antichrétiens. En revanche, l'imposition de lourdes sanctions à son éditeur est un excellent moyen d'empêcher le libre débat d'idées. Mais cela, serait-ce équitable?
Versailles appréciera sereinement les périls prétendus que ferait courir, à l'ordre public, la publication de ces écrits. Avant de conclure, je précise que je suis redevable à I.Shamir d'une excellente analyse juridique qui m'a beaucoup aidé dans un litige de nature commerciale qui n'entretient aucun lien avec aucun des acteurs et thèmes abordés dans la présente attestation.
3. Maria Poumier, témoignage oral, déposé à titre de simple renseignement, suite au refus de l'avocat de la LICRA de l'accepter comme témoignage sous serment.
Israel Adam Shamir est un écrivain dun type exceptionnel, dans la mesure où il a des admirateurs passionnés dans les camps idéologiques les plus divers. Il n'est certainement pas représenté par une liste de phrases collectionnées au fil des pages et commençant par «Les juifs?»: mises bout à bout, ces phrases pourraient constituer un tract hideux, mais il sagit d'un livre autrement riche, et qui s'adresse à un public cultivé et exigeant. C'est pourquoi, par exemple, parmi d'autres personnalités de tendances très diverses, deux philosphes communistes, Georges Labica et Domenico Losurdo, tiennent à ce qu'on sache qu'ils soutiennent son éditeur.
L'interprétation contradictoire mais fervente, du vivant d'un auteur polémique, qui fait de ses lecteurs des combattants pour la diffusion de son œuvre, est rare, et c'est le signe de la puissance d'une réflexion, qui apparaît comme solution salvatrice à des problèmes contemporains d'une extrême complexité. Dans la littérature française, un autre écrivain a donné lieu aussi à un ralliement étonnant, basé non seulement sur des qualités d'écriture et de réflexion, mais aussi sur une démarche vitale, son œuvre apparaissant comme l'une des manifestations d'une authenticité incontestable. Il s'agit de Simone Weil, citée dailleurs dans le volume. D'une famille juive athée et aisée, elle appartient à la première génération de femmes admises à l'Ecole Normale Supérieure; toute sa démarche a été un effort pour échapper au ghetto social et culturel de son milieu, et elle a mis son talent au service des ouvriers, en choisissant de travailler en usine; ralliée à de Gaulle dès qu'il appelle à la Résistance, elle meurt de faim et d'épuisement en 1943, convertie au christianisme. Son livre L'Enracinement constitue une somme sur son projet de société. De toute évidence, Shamir est guidé par l'amour chrétien du prochain, il vit une recherche de fusion avec l'humanité, qui la fait basculer du sionisme à l'engagement auprès des Palestiniens, et il s'appuie pour cela sur une solide culture juive, ce qui lui permet d'être convaincant précisément auprès d'autres juifs. Loin d'aggraver l'incompréhension et la haine entre Israéliens et Palestiniens, il prône l'instauration d'un État unique sur le territoire historique de toute la Palestine, où tous les citoyens auront des droits égaux, sans distinction d'origine ou de confession, ce qui est bien l'idéal dont se réclament les démocraties occidentales. L'Autre Visage d'Israël prouve qu'il existe bien un autre visage du judaïsme, qui ne soit pas basé sur l'édification de murs, le nettoyage ethnique et les meurtres de civils innocents.
Ce livre est un effort pour unir ses lecteurs dans une démarche d'enthousiasme et de refondation de l'engagement sur des valeurs universelles. Une «Ode à Farès Odeh» ouvre le livre (p. 65), une «Ode à Cynthia» (p. 398)» le ferme: Shamir croit en l'héroïsme comme moteur de l'histoire: l'enfant Farrès Odeh est pour lui un chevalier, un preux, car il a montré l'exemple, en attaquant un tank israélien à coups de pierres. Cynthia McKinney est quant à elle comparée à Jeanne d'Arc, parce quelle a eu le courage unique de refuser de voter des crédits pour le soutien à Israël. Il s'agit de la députée noire de Géorgie qui défend aussi les causes les plus populaires, telles que l'écologie, la protection sociale, le refus de la guerre d'Iraq. Or ses positions lui ont valu une démolition en règle de la part du lobby juif aux États-Unis, ce que l'on appelle là-bas la «Jewry», ce qui ne saurait être mieux traduit que par le terme concis, actuel et à la fois français de «Juiverie», c'est à dire, si l'on tient absolument à faire une longue périphrase «la communauté juive organisée». C'est là ce qui déplaît en fait à la LICRA, qui se réclame explicitement de l'AIPAC, le principal organe de pression du dit lobby pro-israélien; or si la lecture des analyses de Shamir sur la Jewry ont pu choquer il y a quelques années, elle sont désormais du domaine public. Le lobby pro-israélien est désormais dénoncé comme un obstacle à l'intérêt national états-unien par deux universitaires, Mearsheimer et Walt, des universités de Chicago et Harvard, consultants des plus hautes instances, auteurs dun rapport qui ébranle en ce moment même toute la classe politique états-unienne. La pratique du lobbying peut entrer en contradiction avec l'antiracisme, et à l'évidence la LICRA n'est pas antiraciste, elle est incohérente.
Ainsi on peut lire sur son site que son président Patrick Gaubert ne veut pas entendre parler d'une législation contre l'islamophobie, qui est, à son avis, une invention des extrémistes iraniens; or judaïsme et islam ne sont-ils pas deux religions, qui méritent un traitement identique? Pourquoi la LICRA n'attaque-t-elle pas, parmi les Israéliens, le député notoirement raciste Nathan Sharansky? Ou encore un écrivain dangereusement médiatique comme Alain Finkelkraut, qui voudrait être reconnu comme représentant des Blancs, contre les Noirs et les Arabes?
Si la LICRA s'acharne sur Israel Adam Shamir, c'est parce qu'il est populaire et représentatif de tout un courant: le courant des juifs antisionistes,
qui s'exprime par bien d'autres intellectuels américains, israéliens, anglais, qui sont victimes aussi de harcèlement, si bien que leurs œuvres ont bien du mal à franchir les portes des éditeurs en France: Norman Finkelstein, auteur de L'industrie de l'Holocauste (dont l'éditeur La Fabrique a gagné un procès intenté par Avocats sans frontières [autres que l'intérêt du lobby israélien]), Gilad Atzmon et Angelika Schrobsdorff (publiés aux Editions Phébus); Yakov Rabkin (auteur de Au nom de la Torah, Une histoire de l'opposition juive au sionisme, Presses de l'université Laval au Québec), Tanya Rheinardt (éditée par La Fabrique), Ilan Pappe, Uri Avnery, Paul Eisen, Jeff Blankfort, Lenni Brenner, Israël Yuval etc. Israel Shamir est parmi ceux-ci le plus riche et convaincant, par sa fibre poétique, la profondeur de son argumentation et sa verve étourdissante: c'est pour ces qualités qu'il est une cible privilégiée de la LICRA, qui voudrait que nous continuions à ignorer la force du courant antisioniste parmi les juifs, qui était le courant majoritaire avant la Deuxième guerre mondiale.
Dans L'Autre visage d'Israël, Shamir annonçait l'invasion de l'Iraq, et parmi d'autres prédictions, celle-ci s'est réalisée. Comme un autre Israélien converti au christianisme, l'ingénieur Mordechai Vanunu, il a également dénoncé le danger que fait courir au monde l'armement nucléaire d'Israël, pour lequel aucun gouvernement occidental ne demande à ce jour d'inspection. Son œuvre est donc non seulement celle d'un médiateur entre des camps opposés, mais aussi d'un précurseur.
4) Témoignage de Georges Labica, adressé à l'association Entre la Plume et la Plume le 1er juin 2006.
Je tiens à exprimer mon entière solidarité avec la maison d'édition Al Qalam et ses responsables. La condamnation de cette maison pour délit d'opinion représente à la fois une atteinte au principe démocratique garantissant la liberté d'expression et un déni de justice. Elle est également, dans le cas d'espèce, la plus ferme invite à dénoncer des pratiques qui tolèrent que des organisations puissent impunément s'arroger le droit d'attaquer et de poursuivre des citoyens, au nom de leur inféodation à un État étranger.
Georges Labica, Professeur émérite des Universités.
Note: Georges Labica est un philosophe marxiste qui écrivait en avril 2005:
"Elevée à la hauteur d'une infamie historique, l'affaire Dieudonné a franchi les frontières. Je n'ai nullement l'intention de tomber dans le piège de la casuistique portant sur les propos tenus ou pas par l'intéressé, il me suffit de comparer, dans ces temps d'inondation dévote, avec le sort réservé par les humoristes à l'institution papale: l'un représente Benoît XVI en uniforme allemand; l'autre voit une fumée rose saluant l'élection d'un pontife pédophile?"Deux poids, deux mesures", comment éviter cette formule fatiguée? Conclusion: renvoi hélas à la précédente. Pas d'État palestinien, c'est quasiment entendu urbi et orbi. Et le droit de massacrer les Palestiniens, d'accaparer leurs terres, de détruire leurs maisons, de les priver d'eau, et d'inlassablement les humilier est reconduit une fois encore, grâce à la complaisance active des puissances dominantes et le lâche silence des gouvernements arabes. Qu'en sortira-t-il? Une nouvelle Intifada, vouée plus que jamais à la réprobation universelle? Une ultime Intifada? Tout est à craindre. Et le pire. Ecrasante apparaît de la sorte la responsabilité des organisations de solidarité avec le peuple palestinien. Doivent-elles échanger l'utopie d'un État indépendant contre l'utopie d'un État binational, le pragmatisme mortellement blessé des années de "négociation" contre l'idéal fantasmé qui présida aux commencements, le moins contre le plus? Et quel prix à payer par tous les protagonistes? Il semble enfin impossible de faire l'économie de la radicalité et d'abord dans la réflexion. "
Le discours intégral de l'écrivain autrichien sur la tombe de Milosevic
Le 18 mars, Peter Handke s'est rendu à l'enterrement de Slobodan Milosevic. Voici l'intégrale du discours qu'il a lu à cette occasion et qu'il a ensuite envoyé au journal allemand Focus. Les annotations entre parenthèses sont les siennes.
«J'aurais souhaité ne pas être le seul écrivain ici, à Pozarevac. J'aurais souhaité être aux côtés d'un autre écrivain, par exemple Harold Pinter. Il aurait eu des paroles fortes. Je n'ai que des paroles de faiblesse. Mais la faiblesse est de mise aujourd'hui, en ce lieu. C'est un jour non seulement de paroles fortes, mais aussi de paroles de faiblesse.
»(Ce qui suit a été prononcé en serbo-croate texte rédigé par moi seul! et retraduit ensuite par moi en allemand). Le monde, ce qu'on appelle le monde, sait tout sur la Yougoslavie, sur la Serbie. Le monde, ce qu'on appelle le monde, sait tout sur Slobodan Milosevic. Ce qu'on appelle le monde sait la vérité. C'est pourquoi ce qu'on appelle le monde est aujourd'hui absent, et pas seulement aujourd'hui, et pas seulement ici. Ce qu'on appelle le monde n'est pas le monde. Je sais que je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité. Mais je regarde. J'entends. Je ressens. Je me souviens. J'interroge. C'est pourquoi je suis présent aujourd'hui, auprès de la Yougoslavie, auprès de Slobodan Milosevic.»
Avec son discours, Handke a envoyé à «Focus» un texte d'accompagnement, qu'il a titré: «Les motifs de mon voyage à Pozarevac, en Serbie, sur la tombe de Slobodan Milosevic.» «Contrairement à “l'opinion générale”, dont je mets en doute le caractère général, je n'ai pas réagi “avec satisfaction” à la nouvelle de la mort de Slobodan Milosevic, étant de surcroît avéré que le tribunal a laissé mourir le détenu incarcéré depuis cinq ans dans une prison soi-disant «cinq étoiles» (selon les termes du journal français «Libération»). Non assistance à personne en danger: n'est-ce pas un crime? J'avoue avoir éprouvé, le soir qui suivit la nouvelle de sa mort, quelque chose qui ressemblait à du chagrin et qui fit germer en moi, tandis que je marchais dans les petites rues, l'idée d'allumer quelque part une bougie pour le mort.
»Et les choses devaient en rester là. Je n'avais pas l'intention de me rendre à Pozaverac, pour l'enterrement. Quelques jours plus tard, je reçus l'invitation, non pas du parti, mais des membres de la famille qui d'ailleurs assistèrent ensuite pour la plupart à l'enterrement, contrairement à ce qui fut dit. Evidemment, c'est moins cela qui m'incita à faire le voyage que les réactions des médias occidentaux, complètement hostiles à Milosevic (et encore plus hostiles après sa mort), ainsi que les porte-parole du tribunal et de tel ou tel “historien”. Ce fut le langage tenu par eux tous qui m'incita à prendre la route. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “dictateur”. Non, Slobodan Milosevic n'a pas à être qualifié de “boucher de Belgrade”. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “apparatchik”, ni un “opportuniste”. Non, Slobodan Milosevic n'était pas “sans aucun doute” coupable. Non, Slobodan Milosevic n'était pas un “autiste” (quand d'ailleurs les autistes s'opposeront-ils à ce que leur maladie soit utilisée comme une insulte?) Non, Slobodan Milosevic, par sa mort dans sa cellule de Scheveningen, ne “nous” (le tribunal) a pas joué “un vilain tour” (Carla del Ponte, procureure du tribunal pénal international). Non, Slobodan Milosevic, par sa mort, ne nous a pas “coupé l'herbe sous le pied” et ne “nous” a pas “éteint la lumière” (la même). Non, Slobodan Milosevic ne s'est pas soustrait “à sa peine irréfutable de prison à perpétuité”.
»Slobodan Milosevic n'échappera pas en revanche au verdict des historiens, terme d'un “historien”: de nouveau des propos non seulement faux mais indécents. C'est ce langage qui m'incita à tenir mon mini-discours à Pozarevac ce langage en première et dernière instance. Cela m'a poussé à faire entendre un autre langage, non, l'autre langage, non pas par fidélité envers Slobodan Milosevic, mais envers cet autre langage, ce langage non journalistique, non dominant. En entendant tel ou tel orateur me précédant à Pozarevac, cette impulsion, tout de même: non, il ne faut pas parler après ce général incisif, ni après cet autre membre du parti appelant à la vengeance, qui tous deux tentent d'exciter la foule, laquelle évidemment, exceptés quelques individus isolés qui hurlent avec les loups, ne se laissa d'aucune façon entraîner à une réponse collective de haine ou de colère: car il s'agissait d'une foule d'êtres en deuil, profondément et silencieusement affligés. Telle fut mon impression la plus durable.
»Et c'est pour ces êtres affligés, contre les formules fortes et vigoureuses, que je finis tout de même par ouvrir la bouche, comme on le sait. Au titre de membre de cette communauté en deuil. Réaction: Peter Handke le «claqueur» (Frankfurter Allgemeine Zeitung). Y a-t-il langage plus délabré que celui-là? Un claqueur, qu'est-ce que c'est? Quelqu'un qui applaudit pour de l'argent. Et où sont les applaudissements? Et je n'ai jamais déclaré non plus être “heureux” («FAZ») auprès du mort. Et où est l'argent? J'ai payé moi-même mon billet d'avion et mon hôtel. Toutefois, le besoin principal qui m'a poussé à me rendre sur sa tombe était celui d'être témoin. Ni témoin à charge ni témoin de la défense. Est-ce que désormais ne pas vouloir être témoin à charge signifie être témoin de la défense? “Sans aucun doute”, pour reprendre l'un des maîtres mots du langage dominant.»
Libération 24 mai 2006
(elle a découvert, "assez tard" ses origines juives...)
Les thèses révisionnistes de l'écrivain imposent une relecture du conflit en ex-Yougoslavie.
Handke, une affaire salutaire
par Louise L. LAMBRICHS
Voyage au pays sonore ou l'Art de la question, tel est le titre de la pièce déprogrammée de Peter Handke, titre qui laisse rêveur le lecteur attentif de son oeuvre et de son engagement politique. Tout le monde s'empresse de clamer notre ministre de la Culture en tête que cette pièce n'a «rien à voir» avec la guerre de Yougoslavie, puisqu'elle fut écrite en 1989. Divines certitudes. Pour avoir lu d'assez près le travail de Handke[23], je parierais plutôt et c'est bien là la question de l'art, et de toute création artistique sans doute que cette pièce renvoie très subtilement à la question qui taraude (ou a taraudé) Peter Handke, et qui permet de comprendre aussi bien les discours des diverses propagandes contradictoires qui ont sévi depuis quinze ans que le sens de cette guerre. Car pour ce qui concerne l'art de la question, il faut bien se rendre à l'évidence: Handke pratique avec une rare subtilité l'art de ne pas poser les bonnes. Ce faisant, il continue à propager ses thèses délirantes, qui relèvent d'un néonégationnisme plus partagé en France qu'on ne pourrait le croire.Si, depuis quinze ans, nous avons été quelques-uns (Annie Le Brun en tête, et précisément dans Libération) à dénoncer le national-communisme de Milosevic, nous avons eu dans ce pays bruyant beaucoup de mal à nous faire entendre et jusqu'à très récemment, contrairement à ce que croit Peter Handke, nous sommes demeurés très isolés. J'en veux pour preuve le courageux silence qui a salué Nous ne verrons jamais Vukovar[24], lu pourtant par toutes les rédactions. Ainsi Peter Handke apprendra-t-il que la «censure» (ou l'autocensure, ou le politiquement correct) n'est pas forcément aujourd'hui, sur la question que soulève son cas, du côté qu'il suppose.
Qui a lu attentivement «Parlons donc de la Yougoslavie» (Libération du 10 mai) aura peut-être repéré un «détail» qui, à mes yeux, n'en est pas un: c'est que pour Peter Handke, le «seul crime pour lequel convient le mot génocide» est «le massacre du Noël orthodoxe 1992-1993, commis par les forces musulmanes à Srebrenica, un massacre aussi contre femmes et enfants [serbes] de Kravica». Nous sommes là au point d'abjection central, qui a organisé pendant quinze ans tous les discours pour ne pas dire les propagandes sur cette guerre, et qui reste la question que personne ne soulève et qui fut au coeur de mon élaboration: comment se fait-il qu'en Europe, une génération après la Shoah, ait pu se produire pendant trois ans, sous les yeux de toute la communauté internationale et des troupes de l'ONU, le génocide d'une population civile musulmane, laïque, parfaitement européenne? (Je rappelle à ceux qui l'ignorent encore que plus de quatre cents charniers ont été mis au jour en Bosnie et que les Bosniaques continuent, dix ans après Srebrenica, de rechercher et d'enterrer leurs morts, sans parler des corps des Albanais du Kosovo, non encore rendus par Belgrade à leurs familles.)
C'est autour de ce mot, génocide, de son usage et de son abus, que se sont organisées les positions des uns et des autres, qui, grâce à cette affaire Handke qui n'est jamais qu'un symptôme de notre temps, commencent heureusement à bouger. La question que soulevait Nous ne verrons jamais Vukovar n'a toujours pas été abordée en France: c'est celle du négationnisme des nationalistes serbes (car c'est à ce négationnisme-là que Handke souscrit aveuglément, et il est loin d'être le seul). Les documents historiques issus des archives de Belgrade, commentés par l'historienne croate Ljubica Stefan, et que j'ai publiés à ce sujet car ils étaient inédits en France, sont si stupéfiants, ils renversent à tel point nos représentations, ils éclairent si bien ce qui s'est passé, qu'il serait important de les porter à la connaissance de tous, et particulièrement de la jeunesse serbe qui manifeste aujourd'hui, contre Milosevic et n'est pas allée lui rendre hommage à ses obsèques.
Que la Serbie de Milan Nedic ait collaboré de façon très zélée avec les nazis ne remet pas en cause le fait qu'il y eut aussi des résistants serbes. Mais cela détruit le mythe qui court encore en France et qui gouverna François Mitterrand, le mythe qui durant plus de quatre ans justifia aux yeux de l'opinion et trop souvent de la presse la politique française en ex-Yougoslavie (et, me semble-t-il, la politique anglaise). Le temps paraît venu, et l'affaire Handke en offre l'occasion, de dépasser les querelles partisanes pour convenir d'une évidence effrayante: à savoir que nous avons eu sous les yeux, en Serbie, en Bosnie, en Croatie, ce que peut produire le négationnisme, l'absence de travail de mémoire, la manipulation éhontée de la mémoire collective, et nous avons eu ainsi pour la première fois dans l'histoire européenne l'illustration, à l'échelle collective, du mécanisme freudien suivant lequel le déni engendre la répétition.
Si le peuple serbe avait eu connaissance de son passé, si le travail de mémoire avait pu s'accomplir sous la Yougoslavie titiste, les élites politiques nationalistes serbes n'auraient jamais pu prétendre avec autant de succès que les Serbes avaient été victimes d'un génocide comme les juifs, qu'ils n'avaient jamais rien fait aux juifs, que l'histoire était là pour l'attester
(voir la lettre de Vuk Draskovic aux écrivains israéliens de 1985), et que cela allait recommencer discours terrifiant qui, martelé avec force pendant des années, a évidemment affolé les populations et déroulé le tapis rouge aux milices tchetniks comme à l'armée captée par Belgrade (hommage aux déserteurs serbes).
Lorsqu'on dit, en Croatie ou en Bosnie, que cette guerre est une répétition déplacée de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des gens accueillent cette interprétation comme une évidence. Ils ajoutent même: vous ne pourrez rien faire, cela recommencera encore. La question qui se pose que je leur pose quand je vais là-bas faire des conférences et que je pose à la France et à l'Union européenne est donc: à quoi sommes-nous prêts pour éviter que ce mécanisme de répétition fasse encore son oeuvre?
Construire la paix dans les Balkans suppose d'avoir de cette guerre une lecture rigoureuse, mais celle-ci bousculant les idées reçues comme les cadres d'expertise traditionnels ne pouvait que rencontrer le mur du déni, solide, que Peter Handke a contribué à consolider, avec un certain nombre de signataires de la pétition d'Anne Weber. Grâce à Bruno Bayen et à Marcel Bozonnet, cette «affaire» salutaire l'ébranle. De quel côté tombera-t-il? Au moins les voix qui s'élèvent éclairent-elles, d'une lumière un peu sombre parfois, les positions des uns et des autres.
Libération 15 mai 2006
Une extraordinaire livraison d'aveux de ce parfait exemplaire de la pétasserie arrogante, la femme-de-lettre qui s'étonne que son dernier livre n'ait pas bouleversé l'opinion ou fait tomber le gouvernement. Il faut dire ce qu'elle a trouvé à propos de la guerre des Balkans, qui lui tympanise le ciboulot: Les Serbes, et tous ceux qui ont sympathisé à un moment ou à un autre avec eux, sont des négationnistes (ou même des dénégationnistes) et ceux qui dénient sont condamnés, Freud dixit, à répéter. Que nIent les Serbes? Qu'ils aient été les pires antisémites au temps de la dernière guerre mondiale, et d'ailleurs, la preuve, ils sont orthodoxes. Puisqu'ils dénient aujourd'hui ce fait, ils sont condamnés à répéter et à faire du génocide, comme qui dirait, leur pain quotidien. Voilà la "découverte" de cette écervelée judaïque, qui sympathise avec Jean-Claude Milner, celui qui a écrit Les Penchants criminels de l'Europe démocratique, que les plus virulents des judéolâtres ont trouvé un peu fort de café: "Mon travail me permet de venir lui apporter la preuve aujourd'hui de ce qu'il avance et cette preuve ne m'est arrivée qu'une fois le livre sorti… Je vais donc vous la livrer aujourd'hui. L'Europe, dit-il, se construit en réalité sur le déni de l'extermination des Juifs d'Europe, et j'ajouterai qu'il n'est pas impossible que les commémorations récentes ne soient pour le moment que l'écran rassurant de ce déni foncier." Pour en arriver à de telles contrafaçons, il faut passer par pertes et profits les Oustachis, Mgr Stepinac, et les légions de vonyaires bosnioques entrés dans la SS. Excusez du peu.
Ce qu'il faudrait analyser, c'est comment les fanatiques juifs se sont retrouvés à défendre les Croates et les Bosniaques, au moment où ils reprenaient leurs buts de guerre de la seconde guerre mondiale, tout comme, il faut le rappeler, leurs ancêtres sionistes avaient appuyé les régimes totalitaires en train de s'installer dans l'Europe des années 30. Rappelons-nous les trépignements du Finkelkraut et les gémissements de BH Lévy, ému de toucher la main du président bosnique Izrbegovitch, hitlérien de vieille souche... Mais elle a trouvé la clé du tabernacle: "Je me bornerai à reprendre celle qui concerne la question juive, puisque c'est elle que l'on retrouve finalement au cœur de cette guerre, ce qui n'est pas surprenant." Voici ce qu'en toute modestie, la pécore pense de son bouquin: "Je ne chercherai pas à énumérer toutes les questions que pose ce livre, car elles sont innombrables. Mais ce qui me paraît intéressant et constructif dans ce travail, c'est l'ouverture qu'il représente, pour la réflexion européenne et même peut-être, au-delà de l'Europe, comme modèle pour penser l'histoire et les répétitions des guerres... Je terminerai sur les leçons que j'ai tirées de cette lecture de notre histoire récente, et sur les perspectives que pourrait ouvrir ce travail, pour la jeune génération, si certaines décisions capitales étaient prises par les plus hautes instances j'entends celles de l'Europe et de l'ONU."
A ranger dans la collection "Summum de la Cohnerie".
http://www.inventaire-invention.com/documents/lambrichs_maisondelamerique.htm
Nous avons, de la même pétasse, Pourquoi j'ai écrit "Nous ne verrons jamais Vukovar", 14 p. en <pdf> qu'on trouvera à la page .../livres.reprints.html. C'est une curiosité dont on ne regrettera pas la visite. N'oubliez pas le guide!
NN
Notules du Net
@@**@@**@@ Mazda.
Pour beaucoup, Mazda, c'est une marque de piles électriques. Pour quelques amateurs, c'est une marque d'automobiles. Pour de rares curieux, Mazda est une divinité, qui a eu un rôle central dans une religion peu connue, le zoroastrisme, dont le prophète fut un Persan nommé Zoroastre, ou Zarathoustra, selon les transcriptions. C'est la plus ancienne religion "révélée" et si elle n'éprouve pas le besoin de tomber dans la paranoïa dite "monothéiste", elle n'en reste pas moins une sagesse pleine de richesses. Ceci n'a pas empêché les dits monothéismes de piller les concepts et les réflexions du zoroastrisme, l'invention des anges et du paradis, par exemple...
Il est moins connu que cette religion est toujours vivante. Elle est pratiquée par de petits groupes en Iran et par les Parsi (=Perses) en Inde, dans une communauté qui est devenue puissante dans le monde du commerce et des affaires.
On trouvera une bonne partie des textes sur un site qui les propose en version anglaise: Avesta - Zoroastrian archives. L'Avesta est un ensemble de textes très anciens, écrits dans un persan archaïque proche du sanscrit. On vous parle d'une continuité de deux à trois mille ans. Réels, prouvés, pas comme les histoires à dormir debout au sujet de la "Bible".
Nous recommandons vivement le manuel qui permet d'apprendre l'avestique dû à M. Ervad Ramiyar Parvez Karanjia. On lit toujours mieux les textes dans leur version originale, n'est-il pas? Il faut s'accrocher, ce n'est pas facile!!!
http://www.avesta.org/language/Combined_Avesta_Grammar.pdf
@@**@@**@@ Yesterday
Yesterday was the annual memorial day for the accumulated 22,123 soldiers and civilians who have died in Israel's wars since 1948, and today is Israeli Independence Day, marking the 58th anniversary of Ben-Gurion's declaration of an independent state back in 1948.
22.123 tués israéliens dans leurs guerres d'agression, manifestement, ce n'est pas assez. Palestiniens, Libanais, encore un effort! Déjà cent de plus!
Vidéo du révisionniste américain Michael Hoffman sur le rôle des juifs dans la traite des noirs (en américain - 1 h 8 m 24 s)
http://video.google.com/videoplay?docid=-3435039175602962781&q=Michael+Hoffman
Une bonne partie du temps est en fait consacré à une conférence de l'universitaire noir américain, le brillant Tony Martin, qui raconte comment il a découvert Secret Relationship et comment il en a parlé à ses étudiants et ce qui s'est passé ensuite. Il parle aussi du "mythe hamitique", si naïvement repris aujourd'hui par ceux qui se nomme "kamites", ce qui est une ânerie de fabrication juive. (Laissons là le "kemet", nom de l'Egypte à une certaine période.)
http://www.revisionisthistory.org/news.html
Movie about Judaics & Blacks Online Now!
Now Playing on Google Video:
THE JUDAIC ROLE IN THE BLACK SLAVE TRADE
http://video.google.com/videoplay?docid=-3435039175602962781&q=Black+Slave
In this brilliant foray into the hidden dimensions of the chronicle of black servitude, Tony Martin, professor of African History at Wellesley College, lectures on the role of Judaics in the Trans-Atlantic slave trade, and the impact of racist rabbinic texts on the formation of the contemptuous view of Africans which led to the justification of their enslavement.
Dr. Martin's speech is introduced by Michael A. Hoffman II who provides insight on recent scholarly developments concerning the "Curse of Ham." Brief concluding remarks are offered by historian David Irving. This broadcast is made available free of charge thanks to donations from truthseekers across America and around the world.
GAFFE, Y A UNE SUITE
Google censors an antisemitic video…. And I am sorry they did
by Deborah Lipstadt
(Hoffman’s rejoinder follows, below)
Feb. 23, 2006
In the last few hours Google Video removed two of revisionist Michael A. Hoffman II’s three videos from its free video online website (http://video.google.com).
According to Hoffman [take anything a denier says with a grain of skepticism] he received the an e-mail from Google informing him that his “videos violate our Program Policies. The titles of the videos are listed at the end of this message. According to our policy, we are removing the following videos: World War Two Revisionist Charles Provan [and] Deborah Lipstadt, “Amalek” and David Irving…”
The video, which was a virulent attack on me by Hoffman, was introduced by David Irving. I had actually placed a link to the video on this blog. Hoffman attributes its removal to “behind-the-scenes pressure that was exerted on Google.” In his statement about the removal he clearly attributes the pressure to me. Now here’s the rub. I am sorry the video is gone. It was such a blatant example of the venomous hatred these folks feel towards Jews. It also was a prime illustration of their delusional conspiracy theories. I had used it in a number of speeches to illustrate their thinking.
I showed clips of it to some of my students to illustrate contemporary antisemitism. They got it without my having to say anything. Now it’s gone….
Hoffman Challenges Lipstadt on the Subject of Amalek and Accuses Her of Relishing David Irving’s Conviction and Sentence
Lipstadt Claims to Support Broadcast of Hoffman’s Videos
by Michael A. Hoffman II
Feb. 23, 2006
In the wake of the removal by Google of two of my videos from their online broadcasting service, Deborah Lipstadt in her Feb. 23 blog is now pretending that my video (Deborah Lipstadt, “Amalek” and David Irving) never troubled her.
She claims to have showed segments of it to her students (not the whole speech, of course) in order, it seems, to give them a zoological exhibition of species antisemiticus: “blatant example of the venomous hatred… a prime illustration of…delusional conspiracy theories.”
These are the stock-in-trade clichés in which any original thinker is branded when any radical critique of a votary of Holocaustianity, Judaism or the alleged Auschwitz execution gas chambers obtains an audience.
Thus far Prof. Lipstadt has written in her weblog on three separate occasions concerning my now suppressed video, “Lipstadt/Amalek/Irving,” beginning with her Jan. 27 entry and running through today, Feb. 23.
While my video was still online and being broadcast, she was not nearly so comfortable, or cavalier about the audience it was gaining. Only after her partisans successfully pressured Google to remove it (Google had no problems with it initially; Google has admitted it removed the videos only in response to complaints), she relaxed and posed as a champion of Google’s broadcast of it. Note bene: these are sentiments she did not express while the video was online, only after it was censored and it looked as though the onus for the censorship might fall on her, did she state her opposition to the censorship.
Lipstadt does not want this censorship laid at her door or even within her camp, so she behaves as though the video of my speech never troubled her in the least, in fact it is an advertisement for the neanderthal spirit against which she and the forces of goodness are arrayed!
There are a couple of problems with this pose. Anyone who examines her two extended descriptions of my speech (the third is a brief allusion) will note a central evasion on her part. She never deals even tangentially with the main point of my talk, her identification of Mr. Irving as “Amalek” (more properly, an Amalekite). The understanding of how this term is applied to revisionists and Palestinians is a key to the comprehension of the Zionist-supremacist mentality.
Who is Amalek? What is required that Judaics do with Amalek? How is this requirement implemented today?
Lipstadt has not entertained these questions. Instead she puts me in the Judaic zoo where they keep on display the delusional conspiracy theorists, the haters of the Jewish people etc., where my humanity and intellect can be denied, where no one need confront the issues I raise or answer the points I make, where I am a species (antisemiticus), rather than an an eccentric but sincere researcher, a delving investigator, a thought-diver, as Melville called it.
As a species, we are all alike and we therefore have nothing to say. My study of Lipstadt and Amalek is just standard fare. All the anti-semites talk that way, as Lipstadt implies: “At least I know that there is lots more of this kind of stuff out there and I will easily find a replacement for this video.”
That is how her public is to relate to me, in contemptuous psychiatric and criminological terms. No decent member of her audience is supposed to wander outside those boundaries, to ask, “Prof. Lipstadt, why did you and your colleagues label David Irving Amalek at a time when Orthodox Judaics were labeling Arabs as Amalek, the better to drive them from their land and kill them? Moreover, what does Orthodox Judaism require that Judaics do with Amalek?”
These are the serious and provocative questions that are not answered or even mentioned by Lipstadt and without being prodded by this writer, Lipstadt dares not broach. This is why, when my video was being broadcast and it was not certain that Google would withdraw it, she was not quite so sanguine about it as she is now, calling it a “revolting video attack…dripping with hatred… but, if you want to see what these people are like, it’s worth watching. Just be forewarned: you need a strong stomach.”
The accusation of “dripping with hatred” is Pavlovian. It is cited without proof or evidence because it is certain to evoke an automatic response from the votaries of Holocaustianity. My speech is an exposé of hatred, a jeremiad against assassination, dehumanization and “the howl of the primitive.”
If Lipstadt’s claim that she is sorry to see that my video has been removed by Google is sincere, she can write to Dr. Eric Schmidt, Google’s CEO and request that the video be restored to online broadcast status.
I do not believe she will do this however, based in part on her approach to the trial of David Irving. She went on record as being opposed to his prosecution and then did nothing meaningful to prevent it. It seems to me that she relished his conviction and prison sentence, all cant to the contrary, as evidenced by the following statement in her Feb. 20 blog; “David Irving brought this down on himself….He knew the law in that country and yet he flagrantly violated it. As my friend Ken Stern said: if you don’t like Thai drug laws, don’t go to Thailand.”
I think this is probably the real face of Janus Lipstadt. Her sentiments trivialize Irving’s martyrdom in the cause of freedom of speech. Because he tested the Orwellian Austrian laws against “Holocaust” dissent he “brought it (three years imprisonment) on himself.” In other words, he should have turned tail and ran and left the dictatorial status quo in Austria in place. Is this how freedom has been extended in the past? By truckling servility?
Observe the mocking quality of Stern’s remark: comparing a writer to a drug trafficker, and Austria’s mind control law to a narcotics law.
I am willing to appear in Deborah Lipstadt’s classroom on camera, for the videotaped record. She need not violate her self-imposed taboo and debate me. I will simply answer questions from her students about Amalek, Irving and Lipstadt. Then let’s submit the unedited videotape of the discussion to Google, with Lipstadt’s imprimatur (which will tend to guarantee its broadcast and longevity).
If my work represents no threat to your house of cards, then accept the challenge, Prof. Lipstadt.
Meanwhile, your noblesse oblige, exhibited after my video has been safely placed in the trash by Google, is transparent dissimulation.
That’s what Yiddsh would describe as “a sheyne mayse.”
Letters and faxes concerning Google’s censorship may be addressed as follows:
Dr. Eric Schmidt, CEO, Google, Inc., 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043
Fax: Attention Dr. Eric Schmidt, CEO (650) 963-3299
@@**@@**@@ Elsässer
M. Jürgen Elsässer Comment le Djihad est arrivé en Europe: Islamisme et services secrets
Cette conférence s’est déroulée au Club suisse de la presse, le 2 mai 2006, à 11h30
M. Jürgen Elsässer Rédacteur en chef du quotidien berlinois Junge Welt jusqu’à juin 1997 et depuis avril 1999, rédacteur de Konkret.
Le livre de Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, constitue une mine de révélations pour quiconque cherche à comprendre les enjeux géostratégiques mondiaux, d’après Jean-Pierre Chevènement qui en a préfacé sa version française parue aux Editions Xenia. Que les services spéciaux américains aient prêté la main subrepticement dès 1992 puis officiellement à partir de 1994 à l’armement des milices islamistes de Bosnie est un fait bien connu, de même que les liens tissés avec Oussama Ben Laden et son organisations dès les années quatre-vingt. Le livre de J. Elsässer nous renseigne sur le rôle des services spéciaux dans la manipulation des conflits et des opinions publiques; mais dans la société hypermédiatisée où nous vivons, les manigances et les projets mégalomaniaques des «maîtres de l’heure» finissent toujours par être éventées. L’abondance des sources et des références contenues dans le livre de J. Elsässer devrait contribuer à un sain pluralisme et à l’éclosion de vérités pas toujours bonnes à dire et amener à un débat démocratique débarrassé des a priori trompeurs qui obscurcissent la compréhension des enjeux. Il est souhaitable que ce livre fasse réfléchir au-delà des passions souvent instrumentées à des fins pas toujours avouables et qu’il sera utile au retour de relations pacifiées entre les Etats-Unis, l’Europe et le monde musulman.
http://www.pressclub.ch/audio/index.php?id=22
Rappel:
Le monde diplomatique, August 2003
"Livre de référence"
La RFA dans la guerre au Kosovo, Jürgen Elsässer; traduit de l'allemand par Pauline Massey et Edouard Reczeg. L'Harmattan, Paris, 2002, 260 pages, 22 euros.
D'autres écrtis de J. Elsasser, en français, sur le thème de l'intervention allemande en ex-Yougoslavie:
La préface de Jean-Pierre Chevènement:
La traduction française du livre de Jürgen Elsässer Comment le Djihad est arrivé en Europe constitue une mine de révélations pour quiconque cherche à comprendre les enjeux géostratégiques mondiaux.
Que les services spéciaux américains aient prêté la main subrepticement dès 1992 - en violation de l'embargo sur les armes -, puis officiellement à partir de 1994, à l'armement des milices islamistes de Bosnie est un fait bien connu. De même les liens tissés avec Oussama Ben Laden et son organisation en Afghanistan dès les années quatre-vingt mais maintenus longtemps après.
Ce que montre, en revanche, avec un grand luxe de détails Jürgen Elsässer, c'est le véritable chaudron du terrorisme islamiste qu'ont constitué les guerres yougoslaves tout au long des années quatre-vingt-dix. Les attentats du 11 septembre 2001 à New-York, de Madrid le 11 mars 2003, et du 7 juillet 2005 à Londres font tous émerger des personnages qui, à des titres divers, ont été des vétérans des guerres de Bosnie. Il semble qu'il s'agisse là de connexions si gênantes qu'il faille absolument les taire ou les dissimuler. Certes il faut éviter la vision "bosno-centrée" bien que quelques éclairages a posteriori sur la division SS Hanjar, les "exploits" des djihadistes et les fréquentations douteuses d'Izetbegovic mériteraient à coup sûr d'ébranler la bonne conscience de l'opinion occidentale, tellement manipulée par les Bernard Henri Lévy et consorts: c'est ainsi qu'on voit apparaître El Zawahiri, considéré comme l'actuel numéro deux d'Al Quaïda, dans l'approvisionnement en armes des milices islamistes bosniaques au milieu des années quatre-vingt-dix.
Pourquoi ce soutien apparemment aveugle de la politique américaine, à travers services spéciaux et entreprises mercenaires, à la création d'un Etat musulman au cœur de l'ancienne Yougoslavie?
Les Etats-Unis étaient-ils poussés par le noble idéal de l'autodétermination des peuples? Ou bien poursuivaient-ils un but plus obscur dont le monde musulman, en définitive, aurait été le jouet? Car ce qui intéresse l'Administration américaine c'est quand même avant tout le contrôle des gisements de pétrole et des voies d'acheminement de celui-ci par la voie maritime ou par oléoducs (en Afghanistan et dans le Caucase notamment).
Zbignew Brezinski, ancien conseiller de Jimmy Carter pour les affaires extérieures, a éclairé d'une lumière crue dans un maître livre paru en 1998, Le grand échiquier, les enjeux centraux de la diplomatie américaine: contrôler l'Eurasie et les régions pétrolifères du Golfe et de la Caspienne, réduire l'influence de la Russie et asseoir la domination des Etats-Unis sur le monde musulman. La mise en œuvre ultérieure de ce grand dessein par les néoconservateurs laisse sans doute quelque peu à désirer … La "grande guerre déclarée au terrorisme" rompt-elle vraiment avec la volonté d'instrumenter le monde musulman à travers le soutien des milices fondamentalistes en Afghanistan dans l'ex-Yougoslavie, voire dans le Caucase? Elle exacerbe les contradictions qui s'y manifestent et l'entraîne tout entier dans une régression sans précédent.
Le livre de Jürgen Elsässer est fort instructif sur le rôle des services spéciaux dans la manipulation des conflits (et des opinions publiques droguées aux idéologies identitaires). Il est vrai que les services se prennent souvent les pieds dans leurs propres intrigues. Dans la société hypermédiatique où nous vivons, leurs manigances finissent toujours par être éventées. C'est l'un des grands mérites du livre de Jürgen Elsässer de nous faire voir par leur petit côté (mais les trous de serrure ne font-ils pas découvrir bien des choses?) les projets mégalomaniaques ourdis par les "maîtres de l'heure" (qui cesseront souvent de l'être dans l'heure qui suit).
Même si Jürgen Elsässer nous étourdit parfois sous la multiplicité de ses sources et l'abondance de ses références, rendons hommage à son érudition: son livre contribuera utilement à un sain pluralisme et à l'éclosion de vérités pas toujours bonnes à dire. Saluons son immense travail et la contribution salubre que son livre apporte à un débat démocratique débarrassé des a priori trompeurs qui obscurcissent la compréhension des enjeux et retardent l'heure d'une paix juste dans les Balkans et ailleurs. Je souhaite que ce livre fasse réfléchir au-delà des passions souvent instrumentées à des fins pas toujours avouables. Je ne doute pas qu'il sera utile au retour de relations pacifiées entre les Etats-Unis, l'Europe et le monde musulman.
Jean-Pierre Chevenement, langjähriger französischer Innenminister
http://www.juergen-elsaesser.de/
@@**@@**@@ Physique
Conférence de deux heures d'un professeur de physique, Steven E Jones, à propos de l'effondrement des 3 tours du WTC. Il dit qu'elles ont été démolies avec des explosifs
@@**@@**@@ Spécial Toulouse -
CRAS / Collectif ça dégaze
Contact: Editions Cras BP 492 31 100 Toulouse cedex 06
Index des textes: -
"Les idées courtes , la mémoire aussi"- introduction - -
1986: " Les cheminées de l'ONIA n'ont encore tué personne. Jamais." - "On a laissé une véritable bombe à portée de la ville" -
1986 / 1987: Assez fumé , on ne gere pas une bombe, on la désarmorçe. - "Fantastique reconversion" ou "Toulouse ville dangereuse" . -
1990: Salauds d'écolos. -
1991 / 2001: Les élus locaux se réveillent le 21 serptembre 2001 -
1982 / 2001 Personne n'avait pensé à une explosion, personne? - Dormez en paix.
http://mx.geocities.com/mayo_37/toulouse.html
@@**@@**@@ BEN LADEN OU KYOTO?
Orienter l'occident plutôt qu'occire l'orient
Bernard Cornut
Irak USA
Au pays de Nabuchodonosor et du Code de justice trilingue d'Hammurabi, le pétrole est le moins cher du monde. Un Iraq libre, démocratique, et en paix avec ses voisins pourrait mettre à genoux les compagnies pétrolières anglo-saxonnes par le seul jeu du marché. Cette contradiction interne à la géopolitique des Etats-Unis est la clé pour comprendre son impasse actuelle, élargir le champ d'analyse, dessiner la sortie de crise par le haut.
Portant un autre regard sur le Moyen-Orient selon diverses perspectives, balayant les idées reçues, abordant avec précision la stratégie d'Al Qa'ïda, inscrite dans l'injustice évidente du monde, l'auteur montre qu'une voix étroite s'ouvre à la non violence: la réforme de l'ONU, pour abolir l'excessif droit de veto des 5 Grands, et donner tout son poids à un objectif commun pour l'humanité, la paix par la justice et le développement durable partagé, par une séparation radicale du politique et de l'argent, partout.
Cela nous concerne tous, au-delà des frontières, ces cicatrices de l'histoire. Après un siècle de gaspillage d'énergie et de guerres à répétition, les Etats-Unis rejoindront bientôt le concensus à construire.
ISBN: 2-7475-4342-0 • avril 2003
Prix éditeur: 10 € / 66 FF
@@**@@**@@ Brouillage
Jürgen Cain Külbel
Mordakte Hariri. Unterdruckte Spuren im Libanon
Mais la révélation majeure du livre est la suivante: les émetteurs de brouillage du convoi de M.Hariri, capables en temps normal d'empêcher que des bombes soient activées à distance, ont «totalement failli». Or, affirme le journaliste en citant un expert suisse, ce système ne peut être neutralisé que par son producteur qui n’est autre qu’une société israélienne fondée par d'anciens agents du Mossad.
L’acharnement de Washington à vouloir renverser Damas ne date pas d’hier. D’après un document, qui remonte à l’automne 1957, dont l’existence a été révélée par «The Guardian» en septembre 2005, la Central Intelligence Agency (CIA) et son homologue britannique avaient déjà à l’époque convenu de mettre fin au régime syrien en faisant croire que Damas est à l’origine de complots, de sabotages contre les gouvernements voisins. D’après les éléments du livre Jurgen Kulbel, l’assassinat de Rafic Hariri pourrait bien être une manœuvre américaine destinée à déstabiliser le régime de Damas.
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EEuykVuFApsRNilNRQ.shtml
Le livre existe. Voir sa recension en allemand sur amazon.de
http://www.amazon.de/gp/product/3897068605/302-4374961-4104063?v=glance&n=299956
@@**@@**@@ LES HARKIS, BOURREAUX DU PEUPLE ALGÉRIEN, RELÈVENT LA TÊTE
Remarquable tissu de contre vérités haineuses, voir la plaidoirie d'un porte parole de ces tortionnaires, dont le peuple s'est débarrassé en 1962, en leur faisant payer la dette de sang et en règlant les comptes:
La Guerre d'Algérie: un révisionnisme et un négationnisme d'Etat?
Ecrit par Khader MOULFI, 25 mai 2006
http://www.coalition-harkis.com/index.php?option=com_content&task=view&id=44&Itemid=2
Ces gens-là, ceux qui se sont sauvés en 62, ont été faits Français parce qu'ils n'auraient jamais pu être Algériens... Ça ne leur donne pas le droit de réécrire notre histoire et la leur. Ils feraient mieux de la boucler et de se faire oublier.
@@**@@**@@ Ce que le Mossad voudrait nous faire croire
Irak, la vérité: Ce que la France peut craindre du procès Saddam Hussein
de Jeanne Assouly
Présentation de l'éditeur Et si le camp de la paix avait précipité la guerre? Et si la France allait payer le prix fort sa posture aux motivations troubles? Au terme d'une enquête passionnante et de témoignages exclusifs recueillis en Jordanie, au Liban et à Paris, Jeanne Assouly dévoile les dessous de la prise de position de la France en Irak. Elle révèle l'existence inconnue d'une infime tentative de Saddam pour éviter le conflit quelques mois avant son déclenchement, des intermédiaires qu'il avait choisis pour cette mission et des raisons de son échec. Elle livre aussi le récit inédit de la capture du raïs et de ses vrais responsables. Elle évalue enfin les bénéfices réels retirés par la France et les conséquences prévisibles de sa croisade "pacifiste". A contre-courant du discours ambiant, sa thèse inédite nous prépare à l'ouverture de la boîte de Pandore, qui marquera à coup sûr le début véritable du procès Saddam Hussein.
Biographie de l'auteur Jeanne Assouly est journaliste à la rédaction de France 2 depuis 1988. Ces six dernières années, elle y a couvert les principales affaires financières: ELF, MNEF, Falcone. Spécialiste du Proche-Orient, elle parle couramment l'hébreu et l'arabe. (Amazone.fr) C'est ce qu'on appelle un agent d'influence. A fusiller d'urgence.
@@**@@**@@ complot intérieur US
Le Monde diplo en version norvégienne publie un article intitulé: le 11 septembre un complot intérieur US? 11. September -- en innsidejobb?
http://www.diplo.no/avis.php?id=37
Curieux ça, chez les gens du Diplo...
@@**@@**@@ pièces à conviction
Le Tribunal de Virginie a mis en ligne, le 30 juillet 2006, la totalité des pièces à conviction et à décharge présentés par l'accusation et par la défense dans le procès de Zaccaria Moussaoui. C'est une mine de documents intéressants, dont des séquences vidéos (52 minutes d'interview avec Ben Laden par ex.)
MOUSSAOUI TRIAL DOCUMENTS
"Exhibits from the trial of convicted terrorist Zacarias Moussaoui, including photographs of September 11 carnage and tape-recorded final phone calls from World Trade Center victims, were posted Monday by a federal court."
http://www.vaed.uscourts.gov/notablecases/moussaoui/exhibits/
@@**@@**@@ Double allégeance
Double allégeance et engagement dans le meurtre de masse
LES JUIFS DE FRANCE COMPLICES DU GÉNOCIDE
A L'attention de Monsieur Jean Marie Colombani
Directeur du journal Le Monde et de Monsieur Robert Solé, Médiateur du journal
Messieurs,
Je souhaite vous faire part de mon étonnement pour la discrétion observée par la presse française, en particulier Le Monde, sur la question de la situation juridique des soldats israéliens de nationalité française.
Un citoyen français engagé volontaire dans une armée étrangère en opération de guerre contre un peuple ami, sans mandat explicite du gouvernement français, peut-il se prévaloir de la nationalité française?
Le cas de Gilad Shalit présente en la circonstance un parfait cas d'école. A ce titre, il me semble opportun qu'il soit soumis, pour avis, aux autorités juridictionnelles (Conseil d'etat, ministère de la justice). Une réponse circonstanciée en la matière ferait oeuvre de jurisprudence à l'effet de lever les ambiguités futures.
Caporal de l'armée israélienne capturé le 25 juin 2006 par les Palestiniens, Gilad Shalit peut -il se prévaloir de la nationalité française et réclamer ès-qualité l'intervention diplomatique du gouvernement français? Son engagement dans l'armée israélienne, sans mandat gouvernemental français, entraîne-t-il, sinon la déchéance de sa nationalité, à tout le moins la caducité de son droit à invoquer la protection de la nationalité française?
La question peut paraitre dérisoire au regard des enjeux de puissance que sous tend cette nouvelle guerre du Liban, des morts et destructions de l'été 2006 qui se sont ensuivis tant au Liban qu'en Palestine qu'en Israël même.
Car au delà de ce problème de droit se pose un problème de morale politique: La double allégeance justifie-t-elle la confusion juridique? Exonère-t'elle de toute obligation de réserve? Autorise-t-elle toute licence au point de constituer un "passe droit"?
La solidarité avec Israël, pour légitime qu'elle puisse être pour de larges secteurs de l'opinon occidentale, ne saurait occulter le débat de fond que cette question pose tant au niveau du droit que de la morale, d'autant plus impérativement que le cas Gilad Shalit n'est pas un cas isolé.
René Naba
nabarene@yahoo.fr
René Naba, journaliste écrivain, dernier ouvrage paru Aux origines de la tragédie arabe (Editions Bachari, juin 2006). Auteur notamment Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français (Harmattan 2002), Rafic Hariri, un homme d'affaires premier miistre (Harmattan 2000).
Ce Shalit est-il apparenté à la famille de Jean Shalit, qui produisit L'Enragé en 1968 et fabriqua les maquette de Libération et du Monde, à une certaine époque? Voir l'agence Idé (www.ide.fr/) En tout cas, c'est bien fait pour la famille qui a élevé cet imbécile. Et que se serait-il passé si c'était le garde-frontière Arno Klarsfeld (faux juif par excellence) qui avait été enlevé?
@@**@@**@@ NON AU SIONISME JUDÉOCIDAIRE
On peut se procurer, auprès de quelques libraires attentifs (par ex. Akribéia, 45/3 route de Vourles, 69230 Saint-Genis-Laval), ou directement auprès des Presses de l'Université Laval, au Québec, le livre de Yakov M. Rabkin, Au nom de la Torah -- Une histoire de l'opposition juive au sionisme, 274 p., paru en 2003.
C'est un livre très important. Il montre que l'opposition juive au sionisme a été très générale et qu'elle était fondée sur l'idée que le sionisme allait DÉTRUIRE la vie juive traditionnelle, ce qui s'est effectivement passé. C'est dans la mesure où les juifs ont abandonné et renié tout ce qui les faisait juifs, qu'ils ont pu passer à l'idéologie sioniste, moderniste, laïcarde, matérialiste, cynique et ouvertement génocidaire. Cette opposition véritablement et idéologiqement juive a été laminée par les déportations nazies qui se faisaient EN ACCORD avec les sionistes qui voyaient sans regret l'élimination de leur principal adversaire. C'est tout l'enjeu du procès Käsztner en Israël dans les années 50. Nous y reviendrons.
L'auteur, natif de Leningrad (1945), a émigré brièvement en Israël et en 73 il s'est installé au Québec. Son français est un peu pondéreux mais il faut passer sur ses imperfections car le sujet du livre est très important, et bien vu. La presse fait un grand silence sur ce livre, et on comprend pourquoi.
Voici ce qu'en dit le petit canard qui s'appelle Le courrier chuiche:
Yakov Rabkin reste perplexe face à la chape de plomb qui s'abat sur toute remise en cause du sionisme en Israël et dans la diaspora. «Le refus d'en débattre me rappelle l'Union soviétique de mon enfance», s'exclame l'historien, professeur à l'Université de Montréal au Canada. Portant la kippa, ce «juif orthodoxe moderne», comme il se qualifie, présentait jeudi au Club suisse de la presse Au nom de la Torah, une histoire de l'opposition juive au sionisme[1]. A ses dires, le titre même de l'ouvrage en a fait rager plus d'un, tant le sionisme, ce mouvement politique visant à l'établissement d'un Etat juif en Palestine, est assimilé au judaïsme. Ce qui est faux et dangereux, estime l'historien: quand Sharon dit parler au nom du peuple juif, il crée un amalgame qui favorise les actes antisémites en Europe, dénonce-t-il. En secouant le dogme du sionisme à travers le prisme de ses détracteurs juifs, le livre a un mérite certain: celui de susciter le débat. L'antisionisme juif est issu d'une farouche opposition aux théories de Théodor Herzl, dès le XIXe siècle. En Europe centrale, des cercles de juifs laïcisés, mal à l'aise dans leur société, mettent en place le projet d'une nation juive. Ils s'appuient sur la pensée messianique du retour à Sion pour légitimer la construction politico-militaire d'Israël autour de Jérusalem. «Ce mouvement, et plus tard la proclamation de l'Etat d'Israël, provoquent une des plus grandes déchirures de l'histoire juive», écrit Yakov Rabkin.
Les traditionalistes accueillent très mal ce qu'ils considèrent comme contraire au judaïsme, explique l'auteur. En s'accordant une terre promise par Dieu, les premiers colons sont considérés comme des transgresseurs, précise-t-il.
Les antisionistes, principalement issus des haredim, ces ultra-orthodoxes habillés de noir et blanc, s'organisent. Mais leurs adversaires, alors minoritaires, leur couperont l'herbe sous les pieds. En 1924, Jacob Israël De Haan, figure centrale de l'antisionisme, est assassiné.
Après la création d'Israël, l'opposition au sionisme laisse place au rejet de l'Etat lui-même. Certains vont jusqu'à refuser la citoyenneté israélienne. Avec les haredim, le premier chef d'Etat israélien David Ben Gourion fait un marché, acceptant de les exempter de l'impôt et du service militaire.
Aujourd'hui, les haredim, concentrés sur l'étude talmudique, sont pointés du doigt dans la société israélienne, observe Yakov Rabkin. David Ouellette, sur le site de Proche-Orient.info, critique violemment le travail «tendancieux» de Yakov Rabkin et un manque de distance entre lui et ces juifs: «Son discours est largement tributaire des sectes ultra-orthodoxes marginales pour lesquelles la destruction d'Israël est passée du dogme théologique à l'obsession idéologique.» Et d'accuser l'historien d'exagérer l'importance quantitative des juifs antisionistes.
L'ampleur numérique de cette opposition reste limitée, reconnaît Yakov Rabkin, qui qualifie son détracteur d'«enragé», dont le brûlot circulant sur Internet serait une critique marginale de son livre. Une majorité incontestable de ceux qui maintiennent et interprètent la tradition du judaïsme s'opposent dès le début au nouveau concept du juif, à l'immigration massive en Terre Sainte et au recours à la force pour y établir une hégémonie politique, écrit toutefois l'historien. Parmi eux, il y a tant des rabbins occidentaux, tels le fondateur de l'orthodoxie moderne allemand Samson Raphaël Hirsch (1808-1888), que des libéraux. Aujourd'hui, les juifs modernes qui osent braver le consensus sioniste sont rares.
http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=39181
Edition en anglais (chez les gauchistes!):
A THREAT FROM WITHIN A History of Jewish Opposition to Zionism
Yakov M. Rabkin
From Zed Books -- Pub date: May 2006 -- 224 pages
Description
There's a crack in everything, that's how the light gets in. These words by the poet Leonard Cohen could aptly describe this book, which takes history as a witness to the exceptional nature of Zionism in Jewish history. It explains many points of discord between the political ideology of Zionism and what most people consider Judaism. It also shows how Jewish traditional conscience offers a hope for the solution of the Middle East crisis. The conflicts in Israel/Palestine acquire a different meaning when seen in the context of Jewish opposition to Zionism. This book has attracted Jewish and non-Jewish readers alike who find this story inspiring in today’s world of mobile identities.
'Yakov Rabkin has produced an altogether remarkable book that tells the story and analyses the ideas of the Orthodox Jewish movement opposed to Zionism and the State of Israel. I am enormously impressed by the author's historical scholarship, by his brilliant analysis of a complex literature and by the lucidity of his prose. This is an extraordinary book.' - Dr Gregory Baum, Professor of Theology, McGill University
'This book is fascinating. it presents a range of anti-Zionist arguments developed in Jewish religious circles that are practically unknown to the public. It is a solid contribution to scholarship.' - Dr Alain Bouchard, Professor of Theology, Laval University
'This is a capital book that comes at the very time that "the eternal Middle East question" demands new approaches that may defuse the crisis. This is why this book must be read without delay that the greatest number of people possible.' - Dr Charles Rhéaume, historian, Department of National Defense, Ottawa
Jewish Opposition to Zionism
By MICHAEL NEUMANN
Professor Yakov Rabkin offers us an unusual book. It is not history, because it does not present a narrative of Jewish opposition to Zionism, nor a systematic analysis of its causes and development. It is not polemic--though Rabkin's sympathies are clear, he presents the arguments of others far more than his own. It has too much anecdote and too many vignettes to count as philosophy; it is too philosophical to count as politics or sociology.
Jewish Opposition to Zionism not only defies categorization; it also belies its title--at least for most of us. There have been other books, collections of essays, on Jewish opposition to Zionism. They contain essays by such 'modern', secular Jews as Norman Finkelstein, Uri Avnery, Norton Mezvinsky, Israel Shahak, perhaps early works by Martin Buber or Alfred Lilienthal. Often as not they argue the cause of the Palestinians and appeal to such standards as international law, or the Geneva Convention, or the UN's Universal Declaration of Human Rights.
None of this will be found in Rabkin's work, yet his title is appropriate. Rabkin brings us into the world of the anti-Zionist orthodox, for whom Zionism is the antithesis of Judaism and the destroyer of everything properly speaking Jewish. This may seem like an irrelevance today, or at least as a topic of very limited interest. By Rabkin's own account, the numbers of these orthodox anti-Zionists are small, and their influence has declined steadily over the last century. To many they are a lunatic fringe; to most they are a force with little political future. But Rabkin teaches us about realities we could never understand without his help. He deepens--that's utterly accurate here--our understanding of Zionism and Judaism; he reveals what the former has done to the latter; and in the end his message could not be more contemporary or more relevant to the present conflicts in the Middle East.
I had, when I was young, some religious instruction in Judaism--in a conservative, not a reform temple school. I grew up among Jews whose piety varied from, well, none, to extreme. I came away with a general picture of Judaism and Jewishness we all shared. God had promised Israel to us. Our people had been exiled for various sins--God seemed kind of picky about worshiping idols and such. Then we endured a series of catastrophes and evils, from the destruction of the temple to the medieval persecutions to the pogroms of Eastern Europe. These were dwarfed by a horror such as no other people had suffered--what I knew as Hitler's Final Solution and what today get the pseudo-Biblical tag, The Holocaust. Yet the Jewish people arose from these ashes to found Israel, a refuge, a defense and, frankly, an instrument of vengeance against past and present enemies. We fought and fight for justice, for others as well as ourselves; we take pride in our strength; we stand on guard against the greatest evils, the evils of racial hate. We are reborn.
One could quite easily pass from this to quite strong opposition to Israeli policies without altering the narrative substantially. Israel's cruelties 'betrayed' our fine ideals, 'made a mockery' out of the traditional Jewish love of justice. Jews, who had suffered so much, should understand the suffering of the Palestinians--not to mention that we should also stop inflicting it. And the growing number of Jews who stand up to protest Israeli crimes testify to the persistence and renascence of true Jewish ideals. Against the false 'beacon of democracy' that is Israel, its Jewish critics hold up the true light of justice and compassion.
Rabkin not only destroys this narrative; he shames those who subscribe to it. His attack departs from what may seem an unpromising bit of theology. God--he reports the orthodox account--did not give the land of Israel to any race or 'people' in our sense of these words. He gave it to those who obeyed him, who lived by the Torah and His commandments, and only so long as they did so. In this sense alone did He give it to the Jews. And God was no mere stickler for what we may think of as the trivialities of ritual. 'His' people had sinned deeply, and for their sins they were in exile. To undo this exile was to compound the sin. No greater defiance of God and corruption of Jewish religion was conceivable. The Jews would return to Israel if and when they returned to God's ways, not before. Those who came back under the power of the gun--no matter how religious--were no Jews at all, but apostates and enemies of God. And this is why Zionism, which preaches redemption without repentance, and which trusts in armies and nation-states rather than God, is the enemy and destroyer of Judaism, of the Jews. Israelis have been known to revel in their pride, even their arrogance. Orthodox Jews preach humility and see strength, not in tanks or missiles, but in the very demanding, very difficult business of accepting suffering and God's will.
At first glance, secular readers may find all this unconvincing and unenlightening. Real Jews follow God; they don't sin--this seems quaint. That the Final Solution was a punishment for sin seems positively offensive. And what sort of world do we live in? The sort that can be illuminated by some strait-laced, moralistic theology from a distant past?
Yet one needn't embrace the theology to find in it a revelation. Judaism and Jewishness, it seems, need not be an exercise in unending self-congratulation and competitive victimhood. It need not be a racial creed either; the 'chosen people' are not chosen in virtue of birth or blood or kinship. In fact they are not really 'chosen' at all--God is not their spouse or sugardaddy but their ex: the divorce was the fault of the Jews themselves, and remarriage is a possibility but it will take some very serious, very costly effort. There is a message here even for those Jews who no longer worship any God.
'The Judaeo-Christian tradition' turns out to be no empty phrase. It refers, at least in part, to a morality that can survive apart from religious faith. Like Christianity, 'true Torah Judaism' sees pride not as a virtue but as a cardinal sin. More important, the orthodox creed insists that Jews have not inherited some moral carte blanche from their sufferings. They should not advertise their victimhood or promote themselves. Instead of trumpeting 'their' achievements--as if the accomplishments of brilliant Jews were some badge of racial superiority--they should take responsibility for their misdeeds. They should seek, not power, but to live peaceably with others, not in 'their own state' (the orthodox view states and peoples with just suspicion) but in whatever state they find themselves to be. In other words much of what is labeled 'antisemitic' by Zionists today--the denial of the specialness of the Jewish people or of any sense of entitlement proceeding from their sufferings--becomes, in the light of orthodox critiques of Zionism, something much closer to ordinary morality.
There is much else in Rabkin's book--priceless anecdotes, suppressed history, ruthless analytical critique and a valuable portrait of what real religion should look like. There are even important reminders of some very basic, all-too-contemporary facts. One hears, for example, that orthodox Jews in Israel are exempt from army service and subsidized in various ways. One might suppose that this is simply an Israeli tribute to piety--far from it. The subsidies and exemptions enjoyed by orthodox Jews are part of a compromise that reconciles them to cooperation with the Zionists, a movement they generally abhor: support for their religious life and exemption from defending Israel are the price the orthodox exact for limited cooperation with an enterprize they reject. Rabkin asserts that most orthodox Jews in Israel do not recognize Israel's right to exist. If this were more widely understood, it would be much harder for secular American Zionist Jews to condemn this position as antisemitic and cognate with Islamic fundamentalism.
Rarely does a work on what may seem an esoteric subject offer such urgently important insights. I doubt anyone can read this book without coming out much the wiser for it, and in many different ways.
Michael Neumann is a professor of philosophy at Trent University in Ontario, Canada. Professor Neumann's views are not to be taken as those of his university. His book What's Left: Radical Politics and the Radical Psyche has just been republished by Broadview Press. He contributed the essay, "What is Anti-Semitism", to CounterPunch's book, The Politics of Anti-Semitism. His latest book is The Case Against Israel. He can be reached at: mneumann@trentu.ca.
Counterpunch, 5 juin 2006
http://www.counterpunch.org/neumann06052006.html
@@**@@**@@ 9-11 Truth seekers in the Village Voice!
«Thanks to this active online community, 9-11 Truth seekers don't need Stone to see their theories propounded in cinematic form. In the half-decade since 2001, as a loose congeries of varied political fringe groups and conspiracy hounds melded with a newly radicalized crop of Bush-burnt Americans to form a growing network of like-minded skeptics, the movement has fostered a robust filmmaking subculture of its own. Nearly 20 feature-length videos have been circulating through its ranks, first on DVD, more recently for free through video services like Google and YouTube. Directors have become important figures within the movement. And the audience is out theremore than you might think. An oft quoted May 2006 Zogby poll found that 42 percent of Americans believed that "there has been a cover-up" about 9-11 on the part of the government and the 9-11 Commission.»
http://www.villagevoice.com/film/0632,halter,74115,20.html
[1] The Pentagon Papers, Gravel Edition, Volume 4 Chapter I, "The Air War in North Vietnam, 1965-1968," pp. 1-276. Boston: Beacon Press, 1971.
[2] http://www.counterpunch.com/bryce07032006.html Gaza in the Dark by Robert Bryce.
[3] History of Jews in Christian Spain by Yitzhak Baer, Philadelphia v.1
[4] South End Press, Boston 1995 p 131.
[5] The article was written by invitation of the editors, in the framework of the debate on Zionism. Some parts of the original article were cut. Those are included in the English version and indicated by square brackets.
[6] A Zionist-"socialistic" party supposedly left of the Alignment.
[7] Those kibbutzim belong to the MAPAM party, and are loud in their declarations of "socialism," "care for Arabs" etc.
[8] . Situated in that area.
[9] One of the founders of the Zionist "socialism." Supposedly a moderate, in reality an anti-Arab racist.
[10] . A worker leader from Ashdod. A Jew from Morocco.
[11] Washington Post, March 13, 2002, p.1
[12] Washington Post, July 16, 2006. p.15
[13] Washington Post, July 3, 2006, p.19
[14] Associated Press, July 3, 2006
[15] Washington Post, July 20, 2006, p.B3
[16] Sarah Posner, The American Prospect, June 2006.
[17] FrontPageMag.com, Horowitz's site.
[18] Amnesty International news release, 26 June 1998, AI INDEX: MDE 15/54/98
[19] Associated Press, July 15, 2006
[20] Ibid.
[21] The Independent (London), May 27, 2006, p.32.
[22] Daily Telegraph (London), July 3, 2006, p.1.
[23] Voir le Cas Handke, éd. Inventaire-Invention, 2003.
[24] De l'auteur. Philippe Rey éditeur, 2005.
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