AAARGH
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trimestrielle |
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Numéro 58 -- été 2006 http://revurevi.net
Nouvelles en français et en anglais
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SOMMAIRE
édito
1 Israël ne vit que de la guerre
2 Le retour de la Question noire
1 - La Palestine martyrisée par les sauvages
Gaza: Des souris et des hommes, par Israel Adam Shamir
COMMUNIQUE DE PRESSE DE DIEUDONNE MBALA MBALA : Le terrorisme Israélien et ses relais doivent être combattus dans l’union par les hommes libres de ce pays
Le prétendu «Holocauste» des juifs se révèle de plus en plus dangereux, Robert Faurisson
2 -- Le Liban sous le marteau américano-sioniste
"Le Hezbollah ne cédera pas!" La liberté retrouvée, Entretien avec Walid Charara, propos recueillis par Olfa Lamloum
Une opération à somme nulle - Extrait d'une interview du jeune Weisz par les sionistes ultra de "primo"
"UNE VIE EN ÉCLATS", par Gideon Levy
Israelis Adopt Poison Gas “Fashion”, Kurt Nimmo
Passage d'Erez, Nabil El-Haggar
Les Vrais Israël Mondher Sfar
LES FACHOS TROTZ -- Ginette Hess Skandrani
«Si on repart au Liban, on va mourir», Par Annette LEVY-WILLARD
The Racist Nature of Zionism and of the Zionist State of Israel, Israel Shahak
Les Etats-Unis accélèrent la livraison d'armements sophistiqués à Tsahal, Eric Leser
La fin est proche, mais d'abord une page de publicite, William Blum
3 - Guantanamo ou le déni du droit
Irak, polygone d’armes au laser, Stefano Chiarini
4 - L'Iraq des marais
Handwritten letter from President Saddam Hussein to the American people
La poursuite du conflit pourrait affaiblir durablement l'armée américaine, Eric Leser
Been there, done that, By Zbigniew Brzezinski
In Their Own Words: Reading the Iraqi Insurgency
La Résistance est confiante en la victoire finale
Conflicts between Kurds and the Shabak, By Dr.Hunain Al-Qaddo
Des Shabak manifestent pour leurs droits dans la Constitution irakienne
5 - La Somalie, le beau pays où l'on châtre les soldats américains
U.S. Secretly Backing Warlords in Somalia, By Emily Wax and Karen DeYoung
6 - Le piège afghan
Afghanistan: Kaboul s'embrase après une bavure américaine
A Taliban Comeback? Ahmed Rashid
7 - Le pays des faux-juifs
Operation Solomon: The Daring Rescue of the Ethiopian Jews. By Stephen Spector
BLACK EGO Par Patrick Williams
Brèves réflexions sur l'article de Robert Fisk, par Mondher Sfar
En France, "Alliance Base" cible les terroristes, Par Dana Priest
Juifs-Noirs / Le grand malentendu, Benoît Hopquin
JUIFS-NOIRS LE GRAND MALENTENDU, COMME ILS DISENT.
La Tribu Ka a été dissoute mercredi 26 juillet 2006 sur décision du conseil des ministres
Ahmadinejad says Germans exploited by 'greedy Zionists'
Un nouveau lobby pro-israélien chrétien ambitionne de coiffer l’Aipac au poteau, par Shlomo ShamirNouvelle victoire des Chagossiens contre les Britanniques, par Abdoollah Earally
Le procès Shamir: devant le tribunal de Nanterre, un plaidoyer pour l’antisémitisme, L'Arche
Les témoignages de la défense au procès Alqalam-LICRA
Le discours intégral de Peter Handke sur la tombe de Milosevic
Handke, une affaire salutaire, par Louise L. LAMBRICHS
(Mazda, Vidéo Hoffman / Lipstadt, Dr Tony Martin sur la Secret Relationship, Elsässer, J.-P. Chevènement, Bernard Cornut, Külbel Hariri, harkis, Mossad, Moussaoui, double allégeance, RABKIN, Michael Neumann, 9-11…)
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Ce numéro de la Gazette a été réalisé grâce à la collaboration, directe ou indirecte, de Serge Thion, Israël Adam Shamir, Dieudonné, Robert Faurisson, Walid Charara, Johan Weisz, Gideon Levy, Kurt Nimmo, Nabil el-Haggar, Mondher Sfar, Ginette Hess Skandrani, Annette Lévy-Willard, Eric Leser, William Blum, Stefano Chiarini, le Président Saddam Hussein, Zbignew Brzezinski, la Résistance irakienne, le docteur Hunain el-Qaddo, Emily Wax, Karen DeYoung, Ahmed Rashid, Stephen Spector, Patrick Williams, Dana Priest Benoît Hopquin, le Président Ahmedinejad, Shlomo Shamir, Abdoolah Earally, Peter Handke, Louise Lambrichs, Yakov Rabkin, Michael Neumann, et beaucoup d'autres... Nous saisissons l'occasion de saluer un nouveau collaborateur de la Gazette, le président de l'Iraq Saddam Hussein. Nos colonnes seront toujours ouvertes pour ceux qui résistent à la mainmise judéoaméricaine sur leur pays, en Iraq, en Palestine, au Liban et ailleurs. |
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1 Israël ne vit que de la guerre
A chaque fois, le prétexte est ridicule. En 1982, un "diplomate" israélien avait été la cible, en Angleterre, de plusieurs balles. En 2006, deux soldats en opération ont été fait prisonniers sur le champ de bataille. Et on envahit le Liban. Auparavant, l'aviation, régulièrement renouvelée par les Américains qui paient eux-mêmes le coût de ces oiseaux de mort, aura attaqué systématiquement toutes les infrastructures de ce pays, en prenant un soin particulier des ponts, innombrables dans ce pays de collines et de torrents. Ensuite tout ce qui ressemble à une usine ou à un atelier, tout ce qui permet une production, industrielle ou agricole, a été rasé. Les Israéliens commencent toujours par ça. Pendant la Guerre du Kippour, en 1973, la première chose qu'ils ont bombardée, en Egypte, a été l'aciérie d'Hélouan, dans la banlieue du Caire. La seule aciérie du monde arabe! La première cause et le premier effet de ces campagnes de bombardement sans opposition n'ont rien de militaire. Il s'agit de faire reculer le pays bombardé en détruisant ses capacités de production. "Ramener le Viêt-Nam à l'âge de pierre", réclamait le général Curtis Le May pour faire pression sur le président Johnson. Le May était un orfèvre en la matière. Il avait été un de ceux qui avaient planifié le bombardement de Tokyo en 1945. Par un savant dosage de bombes incendiaires et de bombes soufflantes, les Américains avaient réussi à causer plus de morts et plus de dommages en une journée que les bombes atomiques lâchées quelques mois plus tard sur Hiroshima et Nagasaki.
La technique a changé. Avec le système de localisation par satellite (GPS) on peut diriger les bombes avec une précision de quelques mètres. On ne bombarde plus en tapis. Du coup, les ojectifs apparaissent avec précision. Quand les avions "israéliens" rasent des immeubles d'habitation (couramment 8 à 10 étages, à Beyrouth), on voit qu'ils le font exprès, ce n'est plus un dommage collatéral. Le fait qu'ils s'attaquent délibérément aux civils apparaît donc même aux plus myopes, comme Human Rights Watch.
Ces énormes bombes guidées avec précision ne sont pas fabriquées en Israël qui a pourtant une grosse industrie d'armement. Les derniers crédits alloués par le Congrès prévoyaient un stock de 250 de ces grosses bombes guidées par laser. Il a fallu mettre en place un pont aérien pour puiser dans les stocks de l'armée des USA. A chaque guerre lancée par Israël, il faut qu'un pont aérien fournisse les munitions et les pièces en urgence. Sans cela, la machine militaire de l'entité juive s'arrêterait au bout de trois-quatre jours. Idem pour le pétrole, garanti par les USA. L'état-major israélien doit donc faire un choix judicieux pour l'emploi de ces bombes. Au delà, il faudra se contenter des munitions "stupides", sans guidage.
La guerre aérienne, les bombardements massifs, c'est quelque chose que les Américains comprennent. Ils la font depuis 1942, en ayant commencé dans le Pacifique sud, Guadalcanal, Midway et la suite; en passant par la seconde guerre mondiale, l'Allemagne rasée, la Corée rasée (il ne restait pas un bâtiment debout en 1953), le Viêt-Nam, le Cambodge (en six mois de bombardement sur ce pays rural, il est tombé un tonnage supérieur à celui de toute la seconde guerre mondiale), l'Iraq en 1991 et à nouveau en 2003. C'est la guerre confortable. Dans son avion hors de portée de la défenses anti-aérienne, le pilote laisse l'ordinateur de bord calculer quand il ouvre sa soute. Un petit job de bureaucrate. Il est secondé par d'autres bureaucrates qui lancent les missiles de croisière, des petits bijoux à un million de dollars pièce.
Seulement, malgré l'aspect spectaculaire des bombardements et des piles de débris, ils ne règlent rien. Les gens, en dessous, survivent. Ils se débrouillent, ils ont des morts, certes, mais ils fuient ou survivent comme des fourmis. Les gens ont une incroyable capacité de survie. Pensez aux millions d'Allemands, de Japonais qui ont resurgi de dessous les ruines à la fin de la guerre. Aux Viêtnamiens des villes évacués en hâte vers les campagnes quand les porte-avions de la Sixième flotte déversaient leurs cargaisons de mort sur Hanoi et Haiphong.
Les bombes détruisent le béton, mais pas le bambou ni surtout pas les hommes et les femmes. Celui qui veut s'imposer par la guerre doit y aller à pied. Les blindés ne suffisent pas. C'est à pied que l'on conquiert le terrain. Et quand on y va à pied, comme les jeunes conscrits des prétendues unités d'élite (Golani et autres fantoches), on se retrouve nez-à-nez avec un résistant, en uniforme, équipé, avec des chaussures cirées, qui vous tient en joue. Sale surprise. Les bombardements rapprochés permettent tout juste de foutre le camp, en essayant de ne pas se faire mettre une balle dans le cul. Voyez les récits recueillis, à l'arrière, par les journalistes. Ils ne s'attendaient pas à ça! Faire la guerre à pied, mais c'est très dangereux!
Elle prend alors un autre visage. C'est une guerre entre des hommes, entre des volontés affrontées. Dix-huit ans de guerre et de présence israélienne au Sud Liban, dix-huit ans d'espionnage, de tortures, de guet-apens, de prisons atroces, ont forgé un moral à toute épreuve chez les combattants de la résistance, encadrée par le Hezbollah. Ils ont appris à s'organiser, ils connaissent les vertus du secret et de la discipline, du courage face à une armée de fauves, équipée, financée et dirigée par la plus grande puissance du monde. Ils savent que le combat sera long, mais que déjà la relève se prépare, dans toutes les périphéries et à l'intérieur d'Israël, des centaines de milliers de jeunes savent qu'ils n'ont qu'un avenir: la guerre. Harb! Ce n'est pas exactement ce que recouvre le mot djihad, qui est plutôt synonyme d'effort, de mobilisation des énergies. La Guerre est une idée plus crue, plus directe. Elle résume toutes les missions qui attendent les jeunes hommes. Puisque rien d'autre ne leur est jamais donné, que sous condition et sous le contrôle de l'entité juive, envahissante, totalitaire, absurde et, finalement, d'une immense stupidité parce que tout ce qui anime la politique des sionistes est une racisme primaire, aveugle, bouillonnant de rage et de peur. Les juifs d'Israël, à peine dégagés de la gangue culturelle des ghettos, ne peuvent rien comprendre à ce qu'ils appellent dédaigneusement les "Arabes" alors que les Arabes, pétris de leur culture humaniste et universaliste, d'origine néo-platonicienne, comprennent très bien ce qui se passe dans la têtes des envahisseurs, de ces nouveaux "Peuples de la Mer", de ces nouveaux "Croisés" qui sont incapables d'entrer dans le paysage.
Des guerres faites par Israël, soi-disant pour sa survie, on n'arrive plus à faire le compte. Si on néglige les très graves incidents du temps du mandat anglais, on commence par 1948. Le refus des Arabes était fort, il fallait une guerre pour créer une entité appelée, grâce à un contre-sens historique, "Israël". (Il eût fallu l'appeler "Juda"). Ensuite 1956 et 1967, pures agressions israéliennes. 1973 a été la seule lancée par un pays arabe, l'Égypte, au premier chef pour récupérer son territoire occupé. Et ensuite 1982, pure agression israélienne et les dix-huit ans de guerre qui ont suivi et se sont terminés, si l'on peut dire, par l'évacuation du Sud-Liban par les soudards juifs, ou supposés tels. Israël s'est constitué par la guerre, survit par la guerre et périra par la guerre.
Le retour des génocideurs au Liban est le signe qu'ils tournent en rond. Ils ne peuvent pas faire la paix puisqu'elle limiterait leurs ambitions territoriales et les obligerait sans doute à des concessions. Hors de question. Donc la seule alternative, c'est la guerre. C'était bien la pensée de l'abominable Sharon. Ses successeurs appliquent la politique qu'il a tracée. Évacuation de Gaza puis étranglement de Gaza. Retour au Sud-Liban pour effacer l'humiliation de l'évacuation, mais, plus encore, pour prendre le contrôle des eaux en remontant jusqu'au Litani. C'est classique. On trouve cette doctrine dès le début de l'invasion sioniste, à la suite de la Déclaration Balfour (1917). Plus les dirigeants israéliens affirment qu'ils ne veulent pas réoccuper le sud Liban, plus il faut comprendre qu'ils vont le faire, qu'ils vont se réinstaller, rouvrir la prison de Khiam, et mener à nouveau une guerre de pressions militaires dans tout le Liban. Ceci est clair comme de l'eau de roche. Ce ne sont pas quelques garçons en short blanc et en casque bleu qui pourront les en empêcher. Une invasion, ça se fait en un mois. Une évacuation, ça prend dix ans. Voyez l'Iraq.
Mais il y a UNE nouveauté. Les roquettes, les fusées. Artisanales comme les Qassam de Gaza, ou industrielles comme celles du Hezbollah. On les appelle Grad ou Katioucha parce que la conception est soviétique. En fait, c'est une invention des savants allemands, pendant la période nazie. Tirées à des distances qui sont au moins de dix kilomètres mais peuvent atteindre la centaines de kilomètres, ces engins ne portent pas de très grosses charges explosives et sont beaucoup moins destructrices que les bombes des avions. La différence entre une ou deux dizaines de kilos et plusieurs quintaux est sensible sur le terrain. Ce qui est très puissant, c'est le bruit de l'explosion. Comme un gigantesque coup de marteau qui fait vibrer le sol. L'effet de terreur est inévitable, même quand les dégâts matériels sont peu marqués. Or ce qui est "frappant", c'est l'incapacité des militaires israéliens à contrer ces fusées, à les empêcher de quitter leur rampe de lancement. Les Américains avaient eu les mêmes difficultés quand les Viêtcongs tiraient des roquettes de 122 mm sur Saigon, Danang et les grandes bases militaires. Les contre-mesures électroniques ne fonctionnent pas. Les rampes de lancement sont mobiles et faciles à dissimuler. Bref, c'est une arme qui montre mieux que toutes les autres l'inanité de la politique d'expansion sioniste. Dorénavant, la technique est maîtrisée. Plus le champ d'action de l'armée génocideuse s'étendra, plus la portée des fusée augmentera et il n'y aura bientôt plus un pouce de terrain de la Palestine occupée qui pourra se croire abrité de cette pluie de feu.
Nous entrerons alors dans une période nouvelle. Les Londoniens ont résisté au blitz et aux V-2. L'Allemagne était aux abois. Mais les occupants de la Palestine? Ils tâtonnent, dans l'obscurité des abris, pour chercher leur second passeport, polonais, étazunien, français… Ils vont rappliquer. Ça ne fait pas un pli. Tout le monde aux abris!
NB. Remarquons en passant que la radio française, la télévision et les autres média ont consacré 95% de leur temps au point de vue des génocideurs israéliens. Voilà où nous en sommes.
2 Le retour de la Question noire
Pour l’inauguration du Musée du branlycotage de Jacques Chirac: 23 juin 2006 (après pillage des autres musées et démantèlement du Musée de l’Homme)
«Il eût mieux valu, à tout prendre, n'avoir pas eu besoin d’ouvrir [ces musées]; que l'Europe eût mieux fait de tolérer à côté d'elle, bien vivantes, dynamiques et prospères, entières et non mutilées, les civilisations extra-européennes; qu'il eût mieux valu les laisser se développer et s'accomplir que de nous en donner à admirer, dûment étiquetés, les membres épars, les membres morts; qu'au demeurant, le musée par lui-même n'est rien; qu'il ne veut rien dire, qu'il ne peut rien dire, là où la béate satisfaction de soi-même pourrit les yeux, là où le secret mépris des autres dessèche les cœurs, là où, avoué ou non, le racisme tarit la sympathie; qu'il ne veut rien dire s'il n'est destiné qu'à fournir aux délices de l'amour-propre .»
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, Présence africaine, 1955. p. 62-3.
La Tribu Ka est venue en cortège au musée Branly en disant haut et fort qu'il fallait rendre tout ça aux peuples à qui ces objets ont été volés. Gueule de Chirac! Personne en leur a rien répondu...
C'est aux États-Unis qu'elle s'est imposée au premier plan, il y a maintenant une cinquantaine d'années. Ceux qui avaient réussi à fuir l'incroyable misère qui s'était abattue sur les Noirs du Sud après la fin de la Guerre de Sécession (1865) et avaient trouvé des emplois dans l'industrie du Nord avaient vite compris qu'il s'agissait de faire d'eux des prolétaires, c'est-à-dire des esclaves modernes. Mais alors que leurs collègues, immigrés d'Europe, se voyaient ouvrir les premiers échelons de l'ascension sociale, les ouvriers noirs étaient condamnés à rester tassés au pied de l'échelle. Toutes les portes leurs restaient fermées. Dans le Sud, la ségrégation battait son plein. Les Noirs ne pouvait pas occuper les places de devant, dans les bus. Les écoles étaient séparés, et ainsi de suite. Jusque dans les années 1960. On oublie cela. Dans les États du Nord, qui ne pratiquaient pas la ségrégation ouverte, un racisme aussi puissant que sournois obtenait, et obtient encore, les mêmes résultats, à savoir la concentration des Noirs dans des zones d'habitat nommés ghettos, où les services sont de mauvais qualité, quand ils existent. Le "chacun pour soi" qui tient lieu de liberté dans cette Amérique puritaine, assure que le "chacun" doit rester à sa place.
Nous n'avons pas la place ici de retracer les étapes de la revendication noire qui, de celle de l'égalité, en est arrivée à celle d'un destin particulier, mais il suffit de comprendre qu'elle a menacé et qu'elle menace toujours la société américaine puisqu'elle en sape la hiérarchie interne. Le potentiel de subversion et d'explosion était et est énorme: La prochaine fois, le feu!, tel était le titre d'une roman de James Baldwin. L'État fédéral a développé des politiques de prévention de cette subversion. Des programmes dits de "discrimination positive" ont abouti à la formation d'une petite classe moyenne noire qui contribue au maintien de l'ordre précaire qui règne dans le pays.
Les mouvements les plus militants, comme celui des Black Panthers, si éloquemment défendu en France par Jean Genet, ont été physiquement détruits, les militants étant abattus un à un par ceux qu'ils appelaient les "pigs", les cochons de flics. Ce fut aussi le sort de celui qui était un génie politique, Malcolm X, dont l'Autobiographie explique tout. Une bonne partie du mouvement a choisi, pour rompre avec la société ambiante, de passer à l'islam. Il faut bien se rendre compte que dans les années 1960 c'était un acte de subversion inouïe qui faisaient frissonner d'angoisse tout le bon peuple blanc qui se rendait au temple toutes les semaines pour rendre grâce à Dieu de les avoir fait gras et replets, et surtout blancs, donc plus près de la porte du Paradis.
Depuis une vingtaine d'années, ce qui incarne ce retour à une fierté autonome et à une société égalitaire et fraternelle, c'est le mouvement "Nation of Islam", dirigé par son charismatique leader, Louis Farrakhan. La lutte contre la ségrégation avait été totalement pervertie par la pénétration des mouvements qui l'animaient. Des militants juifs ont tout fait, au nom de la solidarité, pour en prendre le contrôle et l'empêcher de devenir une menace pour les intérêts juifs, eux-mêmes, dans les années 30-40, victimes d'une ségrégation non-avouée et d'un racisme pervers. C'est l'époque où tous les magnats juifs de Hollywood et de la presse se hâtent de se convertir au protestantisme!
En passant à l'islam, Elijah Muhammad, Farrakhan et des millions de Noirs américains pratiquaient une rupture, culturelle et surtout politique. Avec cet instrument, Farrakhan a mis un million d'hommes dans la rue à Washington. Personne d'autre ne pourrait le faire.
En Europe, il n'y a que deux pays où la présence des Noirs, antillais et africains, est une évidence: l'Angleterre et le France. Dans notre pays, la revendication noire de l'égalité s'est traduite d'abord par le mouvement des étudiants africains dans les années 60, rassemblée en partie dans la FEANF, qui réclamait l'indépendance des pays africains, et une véritable indépendance, et ensuite dans une agitation idépendantiste qui s'est fait jour aux Antilles. Or Paris n'a jamais relâché l'étroite surveillance exercée sur le continent noir, y compris la sanglante répression de l'insurrection kamerunaise et le boycott de la Guinée de Sékou Touré. Les éléments qui parlaient le plus fort à la FEANF ont été peu à peu achetés à coups de portefeuilles ministériels. Il ne restait plus que René Dumont à dire que L'Afrique est mal partie. Quant aux Antilles un habile mélange de répression, d'émigration vers la "métropole" et d'arrosages financiers ont permis de pérenniser la formule dom-tom: la subvention avale la subversion, aussi bien aux Antilles qu'à la Réunion et en Polynésie.
Pendant une trentaine d'années, la question noire est restée en hibernation. Ceux qui venaient en France, depuis les Antilles ou l'Afrique, venaient chercher du travail et ils en trouvaient. Les Antillais entraient dans l'administration et les Africains travaillaient avec leurs bras. On les entassait dans les foyers sonacotra ou dans des hangars tenus par des marchands de sommeil venus aussi d'Afrique. C'était comme une cocotte minute. La pression est montée, très lentement, cependant qu'en Afrique des dictatures de plus en plus sanglantes s'organisaient dans la durée. L'horrible crapaud Gnassinbé Eyadema, une brute analphabète, pouvait ainsi rester 35 ans au pouvoir et même refiler son petit royaume à l'un de ses fils. La France se conduisait comme le pire des colonialismes, exploitant les ressources agricoles et minières jusqu'à la corde, en appuyant les pires tortionnaires par des interventions militaires en cas de trouble. Les Africains, les gens du peuple, étaient coincés entre le marteau colonial, servi par des fantoches sanglants à qui le million de morts ne faisait pas peur, et l'enclume métropolitaine où l'exploitation était la règle d'acier. La Coopération et ses grands projets de développement avaient abouti à une situation où, en pratique, l'agriculteur africain ne peut pas vendre ses produits à la ville, en raison des coûts de transport et de la concurrence des produits importés, dopés par les subventions d'État. Pour se maintenir au village, le cultivateur n'a qu'une issue: émigrer, s'embaucher en Europe et renvoyer à la famille de quoi vivre.
Ce choix horrible a été fait et est fait tous les jours par des millions d'Africains parce que c'est le seul qui leur reste, tout en sachant que le voyage est de plus en plus risqué et que chaque années des milliers d'homme le paient de leur vie.
Quand ils arrivent, pour ceux qui arrivent, rien n'est fait pour les accueillir: clandestins, dépouillés par les passeurs, ils sont victimes de tout puisqu'ils sont les plus faibles.
Mais obstinément, comme des fourmis, ils continuent à arriver, à trouver du travail, à s'installer, à faire venir une femme et à faire des enfants. Et on voit de plus en plus de Noirs dans les rues, et une nouvelle génération, née en France, peut se revendiquer d'une sorte d'identité française et elle commence à réclamer, à se rendre compte du ghetto où elle est enfermée et les plus éveillés comprennent que seule la lutte leur permettra d'échapper collectivement au sort qui leur est réservé, tout en bas de l'échelle.
Le décor est planté: dans une société marquée par un vieux racisme colonial qui n'a pas disparu, des mouvements qui revendique la reconnaissance du dol, le droit à l'identité et à l'égalité, et même une politique de compensation pour la traite des Noirs et la Colonisation, se font jour dans une grande ébullition qui n'est pas prête de s'arrêter. En évoquant les terrible dommage que cinq siècles de colonisation ont causé au monde africain, ces mouvement sèment l'inquiétude chez les monopolisateurs de la souffrance humaine, ceux qui nous jettent à la face leur incomparable et unicitaire souffrance, qui leur garantit l'impunité et le droit de commettre les génocides qui leur paraissent souhaitable. Inquiets donc, les patrons de cette "communauté" ont lancé diverses opérations tendant à prendre le contrôle du mouvement noir. Avec assez peu de succès jusqu'ici, il faut bien le dire, en dépit de l'abondance des hommes de paille, que quelques deniers bien distribués permet facilement de trouver.
Les mêmes causes ayant les mêmes effets, il va falloir rejouer en France la théâtre qui s'est joué il y a une vingtaine d'années aux États-Unis. Le mouvement noir devra se soustraire du contrôle juif pour s'émanciper complètement, devenir lui-même et agir réellement dans l'intérêt du peuple noir. On en a vu le symbole cet été avec la petite promenade de santé du groupe qui s'intitule Tribu Ka, dans la rue des Rosiers, à la recherche des milices juives du Bétar et de la Ligue de défense suive, qui s'étaient esbignées en vitesse. Ce simple acte de présence, d'interpellation a été insupportable à ceux qui croient pouvoir monopoliser la douleur et ils ont actionné leurs valets, dans les rouages de l'Etat, ce qui a abouti, par une procédure accélérée, à la décision bouffonne de "dissoudre" un "groupe de fait", qui n'ayant aucune existence administrative, ne peut pas, par principe, être dissous. Sarko a bien montré de qui il était le toutou.
Il est évident que ce mouvement noir, par sa radicalité et son but émancipateur, est l'allié naturel des révisionnistes, qui veulent détruire les appareils de la tyrannie. A ceux qui auraient l'imprudent de nous reprocher de prôner une alliance rouge-bruns-vert (de l'islam), nous répondons que nous appelons de nos vœux une alliance
Rouges-bruns-verts-noirs
Qu'on se le dise!
14 août 2006
Voir plus bas, Black Ego, un article déjà un peu ancien du plus branchouille des snobinards hyperparisiens (Technikart) que nous prenons à la fois comme un baromètre et une caricature de la "montée" des Noirs aujourd'hui, vus par les plus cons des plus cons, mais qui ont des antennes.
1 - La Palestine martyrisée par les sauvages |
Gaza: Des souris et des hommes
Par Israel Adam Shamir
LES PALESTINIENS N’ONT AUCUNE CHANCE DE S’EN SORTIR TANT QUE NOUS NE NOUS LIBÉRONS PAS DU CONTRÔLE MENTAL JUIF
Un chat appelle la souris tapie sous le plancher: “Sors de là, très chère, ne crains rien! Je suis désormais un fervent végétarien, et je me prépare à la sainteté, je t’en prie, vaque à tes affaires en toute liberté”. «Merveilleuse nouvelle», s’écria la souris, qui sortit de son trou; la pendule éternelle marqua un arrêt, puis la souris se retrouva entre les griffes du chat, selon la fable de Nizami.
Tel est, en résumé, le drame qui s’est joué à Gaza, et qui avait commencé par l’annonce tonitruante mais mensongère du retrait, ou «désengagement» israélien de Gaza à l’été 2005, suivi par le non moins mensonger consentement à des élections démocratiques pour le choix du gouvernement palestinien.
- «Sharon n’est plus le même», s’écrièrent les gentils Américains et Européens; le voici prêt - et Olmert après lui - à faire la paix, prêt pour la réconciliation».
- «C’est nous qui avons libéré Gaza», disait le Hamas.
- «Hélas, trois fois hélas», gémissaient les colons.
Les cris de joie et de deuil suivant la feinte du retrait ne s’étaient pas encore tus que le siège proprement dit de Gaza, avec bombardements, commençait. Après quelques mois de pilonnage, l’invasion de Gaza et la détention de la direction palestinienne ont fini d’illustrer la fable du Raminagrobis jouant avec sa souris.
Nos lecteurs se souviendront peut-être qu’au moment culminant des applaudissements saluant le retrait, nous appelions chacun à mettre la pédale douce (voir: «Beaucoup de bruit pour Gaza»). Une reculade israélienne est toujours suivie d’une percée israélienne, comme dans une scène de viol. Cessez d’attendre le dernier acte: les Anglais se retirent sans saluer, les Juifs saluent mais ne s’en vont pas, dit une blague juive. Les lecteurs de cette liste et de ce site avaient reçu, comme chaque fois, l’avertissement ad hoc: et en effet voilà les juifs de retour.
L’entracte a été tristounet aussi, d’ailleurs. Après le retrait, Gaza était devenue l’un des endroits les plus sinistres au monde, entre la famine et le chômage, et ce n’était pas la faute des habitants: que ce soit sous la férule du Hamas ou celle du Fatah, Gaza ne peut rien faire seule; c’est une bande de terre étroite encerclée par les troupes israéliennes et les barbelés, les habitants de Gaza n’ont aucun moyen pour vendre leurs produits ou pour importer ce dont ils ont besoin, si ce n’est à travers les points de passage contrôlés par les Israéliens. Amenez des gardes de la SS tout autour, donnez toute autonomie à ce camp, mais gardez-en les portes bien fermées du dehors, et vous aurez le tableau de Gaza. Les juifs ont détruit l’industrie de Gaza et son commerce en l’assiégeant: les fruits et les fleurs de Gaza pour l’exportation ont pourri au checkpoint de Karmi, et des investissements de millions de dollars sont partis en fumée. Les habitants ont ouvertement regretté leur «indépendance», car au temps de l’administration israélienne ils pouvaient gagner leur pain dans les usines israéliennes, et les bombardements étaient nettement plus modérés, alors que Gaza «indépendante» est soumise au pilonnage incessant. Des centaines de missiles et d’obus ont été lancés contre cette minuscule bande de terrain, tous les jours, faisant quelques morts et mettant à bout de nerfs tous les habitants.
Moi-même, en tout cas, je sais ce que cela veut dire; en 1974, mon unité commando a passé un peu moins de six mois dans le cratère fortifié d’un volcan éteint à quelque 40 km au sud de Damas. Tous les jours, l’artillerie syrienne nous harcelait, et nos armes légères ne pouvaient pas répondre à leurs canons. A la première bombe nous nous cachions dans les bunkers pour attendre le cessez-le-feu. Parfois ce n’était qu’un obus, d’autres fois il était suivi d’une kyrielle de missiles Katyusha. Nous avons eu très peu de pertes: deux blessés et un tué, pendant tous ces mois, mais nous avions le système nerveux en lambeaux. Nous avions arrêté de nous laver les dents et de nous raser: cela n’a pas de sens quand la mort est tellement imminente. Nous avons cessé d’écrire des lettres. Même les étapes des combats les plus intenses, au milieu de douzaines de camarades tués, étaient préférables au bombardement incessant. Les habitants de Gaza, enfants, hommes et femmes, ont enduré plus d’un an de désespoir aggravé par les bombardements aériens, dont nous avions été protégés par la supériorité aérienne israélienne.
La tactique israélienne à Gaza ressemble à la stratégie «les affamer jusqu’à les mettre à genoux» appliquée par le Pentagone au Nord Viêt-Nam, selon les Documents du Pentagone, le projet stratégique le plus monstrueux de tout le 20ème siècle.
« Les attaques à la population civile peuvent non seulement susciter une vague contre-productive d’indignation, tant chez nous qu’à l’étranger, mais font courir le risque que la guerre s’étende aux pays voisins. La destruction des barrages et des écluses, en revanche, ne tue pas, ne noie personne. En provoquant l’inondation des rizières, cela accule à la longue la population à la famine (qui peut tuer plus d’un million de personnes) avant que lui soit fournie une aide alimentaire, ce dont nous offrirons d’ailleurs de nous charger, à la table de conférence[1].»
Si les Juifs devaient bombarder et envoyer dans l’au-delà cent mille habitants de Gaza, il y aurait sans doute une «vague d’indignation” , alors que la destruction, la faim et la soif sont tout aussi efficaces, et perturbent beaucoup moins la conscience mondiale. La destruction de la centrale électrique de Gaza était d’ailleurs une décision tout à fait profitable: cette installation construite et assurée par les États-Unis faisait concurrence à la compagnie d’électricité israélienne, pour la fourniture d’énergie électrique aux habitants de Gaza.
Même en tournant à 50% de ses capacités, la station faisait obstacle au monopole juif pour la fourniture d’énergie[2]. C’est fini, maintenant, et les gens de Gaza seront obligés d’acheter toute leur électricité aux Juifs à un prix bien plus élevé. Mariant le bénéfice et l’agrément, cette destruction a aussi permis d’assoiffer les Palestiniens, pour compléter la famine, dans la mesure où Gaza n’a pas de cours d’eau, et où il faut de l’électricité pour actionner les pompes.
Et pourtant, pendant la brève période de “l’indépendance» de Gaza, les gens ont prouvé qu’ils sont des hommes, et non des souris. En lançant obstinément leurs roquettes Kassam, ils manifestaient leur esprit impossible à briser: ils refusaient de plier, même mourant de faim. La Kassam est à peine une arme, dans l’acception moderne de ce terme. Il s’agit d’une arme médiévale, d’une catapulte, tout au plus: un bout de ferraille propulsé par un appareil simple, sans charge explosive. Nous fabriquions et nous lancions des missiles semblables quand nous étions enfants, en classe préparatoire. Certes, un bout de fer peut tuer dans le cas improbable où elle atteint une cible humaine, mais cela n’arrive pas souvent.
Leur raid courageux et bien préparé sur une unité des assiégeants israéliens a restauré notre estime pour les capacités de combattants des gens de Gaza. Ce n’est pas simple, d’attaquer des tanks à mains nues. Bien sûr, Israël a sauté sur le prétexte de cette courageuse attaque pour entreprendre la ré-invasion de Gaza, mais le rapprochement ne nous mène pas loin: Le Haaretz a révélé dans son édition du 29 juin 2006 que les projets d’arrestation massive de la direction palestinienne et pour la ré-invasion avaient été mis en place bien longtemps avant.
Le gouvernement israélien a qualifié le raid en ces termes: «une attaque terroriste grave et horrible a été menée à bien par des factions palestiniennes, débouchant sur la mort de deux soldats, un soldat supplémentaire blessé, et l’enlèvement de Shalit». Notre ami Jeff Blankfort a judicieusement souligné: «On pourrait croire que Shalit était un petit garçon piégé par un satyre notoire alors qu’il allait acheter des bonbons à l’épicerie du coin, et non un soldat en service actif.»
Le professeur palestinien et chrétien Azmi Bishara, membre du parlement, a dit à juste titre des combattants de la résistance: «Quelques personnes ont choisi de riposter au meurtre des civils palestiniens par l’attaque d’une installation militaire israélienne. Ils ont fait le choix le plus difficile, et ils ont choisi le chemin le plus périlleux. Ceux qui n’ont pas pris ce chemin, qui n’ont pas fait ce sacrifice, ou bien mettent leur courage à l’épreuve à cette occasion, ou bien font des crises de nerfs dans les ténèbres du tunnel; ceux qui ont un minimum de sentiments délicats face aux souffrances de Palestiniens pourraient au moins nous épargner la honte de la qualifier de terroriste.»
Et voilà, quand les Juifs attaquent, il s’agit d’une guerre, et quand ils sont attaqués, c’est du terrorisme! Uri Avnery a appelé cela une «guerre unilatérale», conséquente avec le «retrait unilatéral». Mais cet unilatéralisme est un trait constant des rapports entre Juifs et autochtones: chaque fois que des Juifs attaquent des autochtones, il s’agit de vengeance légitime, et s’ils reçoivent des coups en retour, c’est un pogrom. Bien avant que les Juifs calomnient les Palestiniens en les traitant de terroristes, ils accablaient d’injures leurs voisins précédents, qu’il s’agisse des Polonais, des Ukrainiens, des Russes, des Espagnols, ou des Allemands, en les traitant d’antisémites pervers et infra-humains. Si nous rejetons leur calomnie sur les Palestiniens, nous pourrons reconsidérer leurs accusations sur d’autres autochtones, et c’est tout le discours officiel sur la souffrance juive qui s’écroulera.
Par conséquent, le problème de la Palestine, ou plutôt le problème des mauvais traitements que les Juifs infligent à leurs goyim apparaîtra comme un vieux problème, car la façon dont les Juifs agissent aujourd’hui est probablement la même que celle qu’ils pratiquaient, quand ils le pouvaient, jadis. Bien avant que mur de l’apartheid décore la Palestine, les Juifs n’autorisaient pas un Espagnol de souche à rentrer dans la citée murée de Lucena, où ils étaient les maîtres[3]. Bien avant de bombarder Gaza, ils avaient rempli le réservoir de Mamilla à Jérusalem avec le sang des Chrétiens égorgés.
Voici une bonne nouvelle pour les descendants de Juifs: on nous avait fait un lavage de cerveau à base de haine d’une humanité censée être “antisémite”. Le viol de Gaza est arrivé, et maintenant nous comprenons que l’humanité avait raison et qu’elle était bonne, tandis que nous faisions fausse route. Il vaut mieux se retrouver du côté de ceux qui ont tort qu’accuser toute l’humanité, car chacun peut se repentir de son égarement personnel. Il vaut mieux se trouver honni pour ses propres bêtises que pour sa race. C’est moins honorable, mais plus facile à guérir.
La compréhension de ces choses a commencé à faire son chemin dans notre conscience. Anwar Sacca, un habitant de Jaffa, a adressé un courrier à Tikkun: «Au long de leur histoire, malheureusement pas seulement pour les Juifs mais pour le monde entier, [les juifs] ont toujours été des suprématistes auto-destructeurs. En tant que minorité résidant dans n’importe quel pays et jouissant de sa citoyenneté, ils se sont toujours dressés contre leurs concitoyens, en dominant complètement leur économie, leurs médias, leur mode de vie, etc… et cela sans limites, au point de donner lieu à des conséquences atroces, et ils ont dû payer un prix très lourd. C’est la même situation qui se reproduit en Palestine…»
Le viol de Gaza s’accorde trop bien avec ce schéma séculaire. La direction juive n’a jamais tenté de laisser ses goys captifs mener une vie normale; les chats seront végétariens avant que cela se produise. Quoi qu’ils fassent, attendez-vous au pire. Timeo Danaos et dona ferentes: «Leurs comportements aimables sont aussi dangereux que leurs crimes patents». Dans les années 1880, Dostoïevsky prophétisait: si un jour les juifs prennent le pouvoir, ils écorcheront vifs les goys. En Palestine, cette prophétie est en train de se réaliser. Ce n’est pas une question de qualités juives innées:un juif peut être bon et faire le bien, un juif peut se repentir, mais «Les juifs» ne le peuvent pas, dans la mesure où cette entité politique existe justement pour entrer en concurrence avec les autochtones et les combattre, que ce soit en Palestine ou ailleurs.
Idéologiquement, un État juif agira “en juif”, c’est à dire qu’il combattra les autochtones et l’Église, qu’elle soit chrétienne ou islamique. «Si les juifs de jadis devaient revenir, écrivit Simone Weil, ils détruiraient nos églises et nous massacreraient tous». La tradition juive est bassement ethnocentrique et elle déshumanise les dissidents avec un entrain inégalable», écrivait Ed Herman dans son Triomphe du Marché[4]. Dans l’État juif, les juifs d’autrefois sont de retour, et la tradition juive est devenue reine.
C’est pourquoi le Hamas avait raison de refuser de reconnaître l’État juif: il ne peut en aucune manière devenir un voisin supportable, qu’il soit dirigé par Perès du parti Travailliste, ou par le parti Kadima d’Olmert, ou même, dans un cas extrêmement improbable, par Uri Avnery. Cet État doit être démantelé, de même que l’État extraterritorial des Assassins, qui jadis dominèrent le Moyen Orient. Les Assassins tiraient leur pouvoir de leur talent et de leur expérience dans l’art d’assassiner les dirigeants les plus éminents parmi les Croisés et les Musulmans, tandis qu’ils ne laissaient en vie que les gouvernants faibles qui n’auraient pas osé s’attaquer à eux.
Les juifs font la même chose: parfois, c’est par l’épée, d’autre fois, avec leur argent, d’autres fois encore avec leurs médias, mais aucune forte personnalité n’a jamais pu émerger dans leur sphère d’influence.
Les assassinats par les médias sont les plus fréquents, et c’est un sujet bien documenté. S’ils décident d’éliminer une personne par leurs outils médiatiques, ils tentent d’éviter toute référence à son nom; si cela ne marche pas, ils pratiquent l’attaque ad hominem, en répandant des mensonges et des distorsions. C’est le traitement dont ont bénéficié récemment les dirigeants de l’Iran: la presse juive a répondu le mensonge selon lequel les Iraniens cherchaient à décorer tous les juifs avec une étoile jaune. Leur mensonge a été rapidement démenti, mais la rétractation est parue dans les toutes dernières pages des journaux, une fois que le mal était fait. Les politiciens des États-Unis qui ont essayé d’aller contre les ordres juifs ont généralement été assassinés par les médias juifs, et se sont retrouvés dans l’abandon total.
Les assassinats par l’argent sont également fréquents: qu’il suffise de mentionner l’éminent industriel américain Henry Ford qui avait tenté de combattre l’influence juive. Un jour il reçut une offre qu’il ne pouvait pas refuser: il s’excusa, fit brûler ses livres, et se repentit. Il préféra cela à la destruction de son empire automobile.
Les assassinats par l’épée ont eu lieu quand rien d’autre n’avait marché: Lord Moyne, le comte Bernadotte, Cheikh Yassine. Des centaines de dirigeants palestiniens ont été assassinés par les Juifs. Un numéro récent de Haaretz mentionne l’opération Zarzir («étourneau»), un projet «d’envergure, opérationnel, un programme d’assassinats à l’échelle nationale» visant les dirigeants ennemis, tant politiques (comme Emile Houri) que militaires, tel Hassan Salameh et Abdel Khader al-Husseini. Khaled Meshal échappa à leurs assassins de justesse, quand ils tentèrent de lui inoculer du poison dans l’oreille, dans un style tout à fait shakespearien.
Autrefois, le salut vint de là où on ne l’attendait pas: l’Asie occidentale fut conquise par les Mongols, et ces guerriers farouches tirèrent les Assassins de leurs caches dans la montagne, puis mirent en pièces leur conspiration. Les descendants des Assassins sont les Ismaéliens pacifiques qui ne troublent plus la paix. Si nous ne parvenons pas à régler le problème, de nouveaux Mongols démantèleront l’État de Sodome et rendront les descendants des juifs aussi doux que les Ismaéliens.
Mais il y a un moyen moins brutal de traiter le problème: en introduisant la réciprocité au lieu de l’unilatéralisme. Une chronique médiévale rapporte que le roi juif des Khazars dit un jour à un visiteur musulman: «Nous voulions détruire toutes les églises et les mosquées dans notre royaume sans attendre, mais nous ne pouvons pas le faire de peur qu’ils détruisent les synagogues de Baghdad et Constantinople». Certes, si en réponse à la destruction de la centrale électrique de Gaza, une centrale énergétique israélienne avait sauté à Césarée, et si les juifs devaient passer l’été palestinien sans climatisation, ils ne recommenceraient pas. Si les juifs en Europe voyaient leurs droits aussi rétrécis que ceux qu’ils accordent aux Palestiniens, la Palestine serait libre dès demain.
Mais pourquoi nous complaire dans le rêve éveillé? Qui pourrait accomplir un tel exploit? Les Arabes sont assujettis. La conquête états-unienne de l’Irak a éliminé le dernier État arabe indépendant. L’Iran est durement bousculé, et son puissant État musulman rend grâce tous les jours de n’avoir pas encore été bombardé. La Syrie est dans le collimateur des États-Unis, aidés par les Français pour contenir Damas. Les nobles combattants du Hezbollah ont sauvé la dignité arabe avec leurs exploits et leurs sacrifices, mais il n’arrivent pas à toucher le monstre. Jamais auparavant, depuis Saladin, le Proche Orient n’a été aussi désarmé et impuissant.
L’Europe et l’Amérique sont également assujettis: pas une figure médiatique qui ose faire objection à la Drang nach juive de Gaza. «Pourquoi ne bougez-vous pas?» s’est écrié Jonathan Steele dans le Guardian (6 juillet, «La réponse de l’Europe au siège de Gaza est honteuse»). Vous ne connaissez pas la réponse, M. Steele? Tous ceux qui ont essayé ont été traités invariablement d’antisémites et de néo-nazis, ont perdu leurs moyens d’existence et leur réputation. Je le sais, puisque j’ai essayé de défendre les Palestiniens, et que j’ai été poignardé dans le dos par un couple de gentils militants pour la Palestine, Mrs. Ali Abunimah et Nigel Perry, du site Electronic Intifada, suivis par une cabale d’autres militants pour la Palestine. Si quelqu’un comme le Shamir de Jaffa se retrouve attaqué de la sorte, à quoi peut s’attendre un Dupont quelconque ou un John Smith du Wisconsin? Tous ceux qui ont essayé de défendre les Palestiniens ont eu droit au même traitement, dès lors qu’ils enfreignaient la loi parmi les lois: ne jamais prononcer le mot qui commence par J. Cela ne me fait certainement pas regretter d’avoir dit la vérité, parce que si nous nous taisons, ce sont les pierres qui crieront.
Les Palestiniens n’ont aucune chance de s’en sortir tant que nous ne nous libérons pas du contrôle mental juif. Et c’est là qu’il peut être utile de nous tourner vers l’autre mot commençant par J, le mot qui est beaucoup plus puissant que le premier: Jésus. La servilité actuelle de l’Occident a commencé par un tout petit pas. Dans les années 1960, les églises occidentales ont retiré de leur liturgie la prière «Oremus pro perfidis Judaeis», c’est à dire «Prions pour les Juifs perfides, que Dieu notre Seigneur ôte le voile de leur cœur, et qu’ils connaissent la lumière de Sa vérité qui est notre Seigneur Jésus Christ, afin qu’ils soient délivrés de l’obscurité.» Cela fut jugé «antisémite», malgré le fait que ce soit un écho lointain de la prière juive «Shepokh Hamatha»: «Seigneur que votre fureur s’abatte sur les goyim qui ne connaissent pas votre nom». Mais les Juifs ont gardé leur prière vindicative, alors que les Chrétiens égarés et soumis laissaient tomber leur prière miséricordieuse. Dites cette prière aujourd’hui, dites-la dans votre église, renvoyez le prêtre qui n’osera pas la dire, et demain vous ne grimacerez plus face au déplaisir juif; et Gaza, comme votre âme, sera sauvée. Et si votre prière est exaucée, les juifs aussi seront sauvés.
Le 17 Juillet 2006
Le terrorisme Israélien et ses relais doivent être combattus dans l’union par les hommes libres de ce pays
La politique expansionniste et raciste israélienne se manifeste au grand jour tant au Liban qu’à Gaza. L’État israélien a pris prétexte de l’enlèvement -pour le moins suspect- de soldats pour mener une offensive terroriste massive contre les forces de résistance palestiniennes de Gaza et du Liban.
On constate que ces violations manifestes du droit international, pour ne pas parler de la plus élémentaire humanité, se font avec le soutien tacite non seulement des USA, mais également d’une partie importante du personnel politique français.
C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, délégué du courant néo-conservateur pour la France, non content d’avoir de son propre aveu approuvé l’agression américaine en Irak, soutient ouvertement les actions terroristes israéliennes et ne cache plus son souhait de voir la France intégrer l’empire.
J’appelle les hommes libres de ce pays, à prendre leur courage à deux mains, comme vient de le faire l’ancien Président du conseil Constitutionnel Roland Dumas, à appeler un chat un chat et à se rassembler afin d’exiger des autorités françaises qu’elles condamnent l’agression israélienne et qu’elles entament au plus vite un dialogue avec les représentants élus du peuple palestinien ainsi qu’avec les représentants du Hezbollah.
J’appelle les organisations juives de France à faire preuve de mesure et à cesser d’attiser les tensions communautaires par leur soutien inconditionnel à la politique israélienne.
Je souhaite que Roland Dumas, ancien ministre des affaires étrangères, prenne l’initiative d’un rassemblement de tous ceux qui veulent la paix au Proche Orient, et souhaitent que la France prenne des initiatives comme elle a su le faire au moment de la guerre du Golfe, dans le respect de ses principes et de ses relations d’amitiés avec le monde arabo-musulman.
Dieudonné Mbala Mbala Candidat à l'élection présidentielle
Le Bureau de campagne «Dieudo2007»
Contact: Marc Robert, Coordinateur national, Tel: 06.72.65.90.57
Le prétendu «Holocauste» des juifs se révèle de plus en plus dangereux
Robert Faurisson
Les événements actuels du Proche-Orient nous le confirment: le prétendu «Holocauste» des juifs est un mensonge historique qui se révèle de plus en plus dangereux.
Rappelons que ce prétendu «Holocauste», qui est l’épée et le bouclier de l’Etat d’Israël, possède au moins trois caractéristiques aberrantes:
1) Il a créé des «survivants» (des «miraculés») par millions. Près de soixante ans après la guerre de 1939-1945, le nombre des «survivants» de cette prétendue entreprise d’extermination de tout un peuple a été estimé à 687.900 par l’expert en démographie des communautés juives, Jacob Ukeles (Ha'aretz, 18 avril 2004). On peut en déduire qu’en 1945 le nombre des juifs européens qui avaient survécu à la guerre tournait vraisemblablement autour de 3.250.000, ce qui confirme ce que nous savions par ailleurs: jamais les Allemands n’ont eu une politique d’extermination physique des juifs et jamais ils n’ont possédé de ces armes de destruction massive appelées «chambres à gaz» d’exécution ou «camions à gaz» d’exécution. Après la guerre, beaucoup de juifs sont restés en Europe et beaucoup ont essaimé à travers le monde, en près de soixante pays. Aussi est-ce en près de soixante pays qu’à la fin des années 1990 les équipes de l’opération de Steven Spielberg, chargées de recueillir des témoignages de survivants, ont dû se rendre pour y enregistrer sur vidéo des «témoignages de survivants» (Survivors of the Shoah Visual Foundation, POB 3168, Los Angeles, California 90078, USA; voy. aussi un article de Libération du 3 novembre 1999, p. 36). Enfin, actuellement, la population juive de l’Etat d’Israël est proche de … six millions (! );
2) Il constitue une arme redoutable pour étouffer, pour écraser et pour tuer; voy., ci-dessus, le dessin qui m’a été transmis par Ahmed Rami (couverture d’un ouvrage qui, comme un écrit hébraïque, se lirait de droite à gauche; d’où cette forme de présentation);
3) Il a permis aux sionistes d'obtenir, en 1947-1948, la création d'une colonie au moment même où, partout dans le reste du monde, se défaisaient les colonies. Créée en terre de Palestine, cette colonie est devenue un «Etat juif», doté d’une «Armée juive». Cet Etat est raciste, dominateur et sûr de lui-même. Conformément à une tradition plurimillénaire, il a, une fois de plus, permis au peuple juif, toujours en proie à l’inquiétude du prophète, toujours à gémir, à se plaindre, à pratiquer le chantage, à prêcher guerres et croisades, de se rendre invariablement odieux partout où il passe.
Fondé sur le mythe de l’ «Holocauste», l’Etat d’Israël est condamné
Dans une étude datée du 8 octobre 2001 et intitulée «Un holocauste imaginaire peut conduire à un véritable holocauste», j’écrivais: «[…] l’Etat d’Israël va désormais à sa perte. Il ne durera pas ce qu’a duré l’éphémère royaume chrétien de Jérusalem [soit 89 ans dans les faits]»; ensuite, parlant du «prochain malheur des juifs», je décrivais déjà ce qu’on voit aujourd’hui se passer pour cet Etat colonialiste. Les sionistes devront quitter la Palestine. Ils regagneront nos climats. En particulier, ils envahiront l’Allemagne où, déjà, les autorités font un pont d’or aux immigrants juifs de tout pays. Ces juifs errants crieront au «Second Holocauste». A nouveau ils exigeront repentance, privilèges de toutes sortes et «réparations pour l’irréparable» (bel oxymoron talmudique!). Il faudra donc que ces colons d’un autre âge quittent Jérusalem; mais sera-ce à la manière des Européens d’Algérie en 1962 ou à celle des Américains, en 1975, au Vietnam? Que feront les Israéliens de leur arsenal atomique? A combien la note finale s’élèvera-t-elle pour le reste de l’humanité? On ne saurait le dire.
En revanche, on est en droit d’affirmer que les événements actuels justifient les mises en garde lancées dans le passé par les révisionnistes. Ces derniers avaient dit que le mensonge de la magique chambre à gaz permettait TOUT et qu’en conséquence il fallait s’attendre à TOUT en matière de démesure juive. Il aurait fallu écouter les révisionnistes au lieu de les jeter en prison ou de chercher à les bâillonner.
Névrose et démesure juives dans le mythe sioniste et dans le mythe de l’ «Holocauste»
Qu’ils appartiennent à l’Etat d’Israël ou à la Diaspora, les juifs, à de trop rares exceptions près comme celles de Noam Chomsky, d’Israël Shahak ou d’Edgar Morin, ont agi avec inconscience et inhumanité. Leur prétendu «Holocauste» leur a permis de calomnier quasiment tous les non-juifs, y compris les Alliés, les Neutres, la Papauté, le Comité international de la Croix-Rouge, tous accusés d’avoir, paraît-il, laissé les Allemands exterminer les juifs européens. Ils ont ainsi accusé des nations entières d’avoir commis ou laissé se commettre un crime gigantesque qui, en fait, n’a jamais été perpétré. De cette diffamation aux proportions immenses ils ont tiré, avec l’avidité et la cruauté de Shylock, une orgie de profits aussi bien financiers et politiques que juridiques et médiatiques. Par ailleurs, ils n’ont su respecter ni le vaincu ni le pauvre. Leur démesure (l’hybris messianique) leur a fait perdre la tête.
Ces juifs-là seraient bien inspirés de méditer ce que, dès 1894, Bernard Lazare écrivait à la première page de son ouvrage sur L’Antisémitisme, son histoire et ses causes et qui peut se résumer en ces termes: puisque, en tout temps, en tout pays, dans toutes les races, sous tout régime, quelles que fussent les mœurs et les coutumes, le peuple d’Israël a suscité «hostilité» et même «répugnance», c’est que «les causes générales de l’antisémitisme [ont] toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent».
Jusqu’à présent les révisionnistes ont été traités en Palestiniens, en Libanais ou, pour parler juif, en «semence de bétail» et longtemps le révisionnisme est resté incompris du plus grand nombre, mais voici qu’aujourd’hui on se met enfin à le comprendre. Des millions d’hommes, des peuples entiers, témoins de ce qui se passe au Proche-Orient, prennent conscience, devant leurs appareils de télévision, de la névrose et de la démesure juives. Du même coup ils découvrent ou s’apprêtent à découvrir, stupéfaits, qu’à la source des récits mensongers, pleins d’extravagances et de haine, qui composent ce que les juifs appellent leur «Histoire de l’Holocauste», il y avait déjà cette même névrose et cette même démesure.
Lubies, extravagances et toquades juives promises aux poubelles de l’histoire
«La rage de mentir et de croire s’attrape comme la gale» (Céline). L’homme, on ne le sait que trop, est sujet à d’invraisemblables engouements. Il va jusqu’à tuer ou se faire tuer pour des idées dont il finit quelquefois par découvrir qu’elles étaient fausses. Le commerce des armes, des guerres, des croisades et de la propagande médiatique fait ses délices de ces idées fausses. Au XIXe et au XXe siècles les talmudistes ont ainsi leurré des milliards d’hommes. Freudisme, sionisme, communisme à la Lénine ou à la Trotsky, religion holocaustique à la Elie Wiesel ou Shoah Business à la Claude Lanzmann, toutes ces inventions ont été fondées sur un mélange d’idées fausses, d’utopies messianiques et d’impostures essentiellement juives. Après avoir connu le triomphe, le freudisme (à ne pas confondre avec la psychothérapie et la psychiatrie) et le léninisme (à ne pas confondre avec l’idéal communiste) sont aujourd’hui largement discrédités. Ainsi qu’on le voit de nos jours, le sionisme, lui, mène à l’autodestruction et pourrait entraîner une catastrophe à l’échelle du monde entier; les Israéliens l’ont tué. Quant à la religion de l’«Holocauste» et au Shoah Business, ils paraissent florissants, mais, comme l’a noté le révisionniste américain Arthur Robert Butz, le géant a des pieds d’argile, et cela commence à se voir.
Ces lubies, extravagances et toquades, qui portent la marque de la névrose et de la démesure juives, sont appelées à finir un jour dans les poubelles de l’histoire. Mais, pour ce qui est de l’ «Holocauste», ce jour-là est encore loin, tant il est vrai que le Grand Mensonge du XXe siècle a imprégné les esprits, telle une drogue mortelle dont on finit malheureusement par dépendre. Heureusement les révisionnistes sont là, qui, en bons «judéo-thérapeutes» (le révisionniste Pierre Guillaume), n’ont pas leurs pareils pour soigner la dépendance au poison du mensonge holocaustique. En la matière, pour recouvrer la raison et la santé, rien ne vaut donc une simple cure de révisionnisme.
Juillet 2006
2 - Le Liban sous le marteau américano-sioniste |
"Le Hezbollah ne cédera pas!" La liberté retrouvée.
Entretien avec Walid Charara
Propos recueillis le 14 juillet 06 par Olfa Lamloum
De passage à Paris, Walid Charara, responsable des pages Opinions du nouveau quotidien Al Akhbar et auteur de Hezbollah, un mouvement islamo-nationaliste paru en 2004 aux éditions Fayard, a répondu aux questions d’Olfa Lamloum pour le site du Mouvement des indigènes de la république.
***
Dans quelles conditions le Hezbollah a-t-il décidé d’enlever les deux soldats israéliens? Cette opération était-elle programmée? Quels en sont les objectifs?
Depuis plusieurs années, le Hezbollah exige la libération des otages libanais détenus en Israël, comme Samir el Kantar, emprisonné depuis 1978, Nassim Nisr et Yahia Skaff qui est enfermé depuis 1982. Le Hezbollah a toujours affirmé que si la voie de la diplomatie et de la négociation ne permettait pas d’obtenir leur libération, il n’hésiterait pas à utiliser tous les moyens, y compris la capture de soldats israéliens, pour les échanger contre les otages libanais d’Israël. C’est ce qu’il a fait avec cette opération. Je pense que le timing de l’opération était lié à des considérations de terrain mais aussi à des considérations politiques.
On parle aujourd’hui d’une provocation de la part de Hezbollah puisque Israël s’est retiré depuis 2000. Le fait d’enlever deux soldats israéliens dans le territoire israélien est considéré comme un acte de guerre contre Israël...
Il faut d’abord rectifier un point. Israël ne s’est pas retirée de tout le territoire. Il y a toujours une zone libanaise occupée par l’armée: les fermes de Shebaa. Le Hezbollah a toujours dit qu’il continuerait la lutte jusqu’à la libération de ces fermes. Ensuite, depuis le retrait en mai 2000, l’aviation israélienne viole quotidiennement l’espace aérien libanais. N’est-ce pas un acte de guerre? La marine israélienne viole quotidiennement l’espace maritime libanais. N’est-ce pas un acte de guerre? Des pêcheurs libanais ont été kidnappés et emmenés en Israël. N’est-ce pas un acte de guerre? Des bergers libanais ont été tués à la frontière par l’armée israélienne. N’est-ce pas un acte de guerre? Le problème, c’est que l’Etat libanais et son armée n’ont pas les moyens de s’opposer frontalement à l’armée israélienne qui a une supériorité technologique et militaire connue. C’est pourquoi la résistance libanaise, incarnée par le Hezbollah, prend en charge la riposte aux agressions israéliennes lorsqu’elle pense que l’occasion se présente. Lorsqu’on parle de provocations, c’est qu’on cherche à dédouaner l’occupation israélienne et les provocations quotidiennes qu’Israël effectue depuis mai 2000.
Cette opération a-t-elle un lien avec ce qui se passe à Gaza?
Effectivement, l’opération du Hezbollah est aussi une manière de manifester une solidarité concrète avec les Palestiniens qui sont plus isolés que jamais alors qu’ils subissent une guerre ouverte menée par les Israéliens avec la complicité directe des puissances occidentales et une indifférence complice de la part de la plupart des régimes arabes. Le second front qui s’est ouvert au Liban va peut-être alléger un peu la pression qui est exercée sur Gaza depuis maintenant plusieurs semaines.
Comment expliques-tu l’ampleur de la riposte israélienne?
L’armée israélienne est consciente qu’elle ne pourra pas libérer ses deux soldats. Les objectifs qu’elle s’est fixée ne sont plus liés à la seule libération des deux soldats. Le ministre de la défense a d’ailleurs déclaré que les objectifs d’Israël était aussi le déploiement d’une force internationale et l’éloignement des combattants du Hezbollah le plus au nord possible de la frontière. C’est un objectif qu’Israël cherche à atteindre depuis longtemps. A ce jour, l’armée israélienne a évité de lancer une offensive terrestre qui serait extrêmement coûteuse. Ce qu’elle cherche à faire, c’est intensifier la pression sur la population civile ainsi que sur le gouvernement libanais pour provoquer une dissension nationale interne au Liban.
Il s’agit de créer un contexte politique défavorable au Hezbollah qui forcerait le gouvernement et les courants de l’opinion publique qui sont hostiles à ce mouvement à exercer des pressions pour que le Hezbollah accepte de s’éloigner de la frontière pour permettre à l’armée libanaise et à des forces multinationales de se déployer le long de la frontière. L’objectif N° 2 serait à terme un désarmement du Hezbollah. Israël s’en prend donc délibérément aux civils pour retourner la population contre la résistance libanaise et faire pression sur le gouvernement pour qu’il agisse contre le Hezbollah. Il y a deux ministres du Hezbollah au gouvernement mais celui-ci est aussi constitué de forces politiques qui ont des points de vue différents sur la résistance. Israël essaie donc d’instrumentaliser les différends internes libanais pour exercer une pression maximale sur le Hezbollah.
Ne penses-tu pas qu’Israël est en mesure d’emporter cette bataille? Les autorités saoudiennes ont dénoncé l’initiative du Hezbollah. Par ailleurs, quand on lit les éditoriaux de la presse libanaise, cette initiative ne semble pas non plus faire consensus? Ennahar, par exemple, critique le Hezbollah. C’est le cas également de dirigeants comme Walid Joumblatt. Quelles sont les chances de Hezbollah de réunir un vrai consensus et de ne pas se retrouver isolé?
Il faut d’abord savoir que, s’agissant des rapports de forces internes au Liban, le Hezbollah est largement représentatif d’une des composantes les plus importantes démographiquement de la population libanaise. Le Hezbollah est un parti qui est principalement enraciné dans la communauté chiite qui est la plus grande communauté du point de vue numérique. C’est un premier point. Deuxième point, le Hezbollah dispose d’un réseau d’alliances très important avec des forces politiques représentatives. Il est allié au courant politique de Michel Aoun, avec des partis transcommunautaires comme le PC libanais, le Parti national social syrien, le député Sleiman Frangié qui représente une force importante au nord Liban, Omar Karamé représentatif qui a une base importante à Tripoli, Oussama Saad qui représente une force également importante dans la ville de Saïda. Le Hezbollah dispose donc d’un réseau d’alliances communautaires ou transcommunautaires qui lui permet d’avoir une majorité relative à ses côtés dans la bataille qu’il mène face à l’occupation israélienne. Evidemment d’autres points de vue peuvent se manifester au Liban. De toutes manières, lorsque, dans le passé, le combat a été mené pour la libération du sud Liban - libération qui s’est réalisée avec le retrait israélien de la majeure partie du territoire libanais en mai 2000 -, il y avait déjà un consensus mou autour de la résistance.
Durant les agressions israéliennes de 1993 et 1996, certains hommes politiques au Liban, en partie les mêmes qui s’expriment aujourd’hui, commençaient à réclamer l’envoi de l’armée au sud Liban pour se positionner entre la partie libérée du sud Liban et la partie occupée. C’est-à-dire que, même avant la libération du sud Liban, une partie de ces hommes politiques voulaient que l’armée se déploie pour que la résistance s’arrête dans les zones encore occupées. Avant la libération, un homme politique comme Amine Gemayel, avait publié une tribune dans Le Monde intitulée «halte à un Kosovo libanais!». Il annonçait que le Hezbollah allait entrer dans la zone occupée et massacrer les populations chrétiennes. Rien de tout cela n’a eu lieu et, quelques mois plus tard après la libération, Amine Gemayel a été contraint de revenir sur ses positions et de féliciter le Hezbollah pour son comportement exemplaire durant la libération. Les dissensions internes ne sont pas un fait nouveau; il n’en reste pas moins qu’une majorité relative au Liban est favorable au Hezbollah. Il est vrai, par ailleurs, que le contexte régional a changé. Les Américains sont dans la région depuis maintenant trois ans. Ils ont envahi l’Irak et sont devenu avec 140.000 soldats basés en Irak une puissance moyen-orientale. Ils sont cependant dans une situation extrêmement difficile en Irak où ils font face à une résistance acharnée. Il est vrai aussi que malheureusement une guerre intercommunautaire a déjà commencé en Irak. Mais il faut signaler que le Hezbollah dispose, en Irak, d’une réelle base de sympathie auprès de la population qu’elle soit chiite ou sunnite. Ce capital de sympathie pourrait à terme pousser certaines organisations chiites irakiennes à s’en prendre aux forces américaines si les USA continuent leur politique de soutien inconditionnel à l’agression israélienne. La déclaration de Georges Bush, hier, a été interprétée par tous les observateurs comme un feu vert donné aux Israéliens pour continuer leur action. Il est donc vrai que les Américains sont présents dans la région mais, dans le contexte actuel, leur présence n’est pas nécessairement un atout. C’est peut-être même un point de faiblesse parce qu’ils sont plus vulnérables.
En ce qui concerne le positionnement officiel des régimes arabes: ils ont été en principe favorables aux droits du peuple libanais à résister à l’occupation mais ce soutien verbal n’a jamais été accompagné d’une politique concrète de soutien à la résistance. Qu’ils fassent porter aujourd’hui la responsabilité de la dégradation de la situation à la résistance libanaise ne change pas grand chose à la donne sur le terrain. Dans les faits, ils n’ont jamais été des soutiens réels de la résistance menée tant au sud Liban qu'en Palestine.
Une grande partie de la presse occidentale accuse le Hezbollah d’être manipulé par l’Iran et/ou la Syrie...
Face au comportement belliqueux d’Israël et à la politique américaine d’hégémonie sur la région, l’alliance entre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran est de nature stratégique. Mais le Hezbollah est aussi allié du Hamas, aux différentes organisations palestiniennes comme avec toutes les organisations politiques dans la région et dans le monde qui s’opposent à l’hégémonie américaine. Dans un discours qu’il a prononcé il y a quelques mois, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a affirmé que l’axe anti-américain s’étendait de Beyrouth jusqu’au Venezuela et que, par conséquent, le Hezbollah était allié avec Chavez au Venezuela, aux FARC en Colombie, à Morales en Bolivie. Cela ne signifie pas évidemment que ces forces dictent la politique que le Hezbollah met en œuvre. Le Hezbollah agit en partant d’abord de considérations nationales libanaises. Dans le cas précis de cette opération, il a estimé que le contexte actuel était favorable et surtout que tout autre moyen pour faire libérer les otages libanais détenus en Israël était devenu inefficace. Il est donc passé à l’action.
Depuis l’assassinat de Hariri, on assiste au Liban à la montée des contradictions inter-communautaires. En visant le sud et les infrastructures civiles, l’intervention militaire israélienne ne risque-t-elle pas d’isoler confessionnellement le Hezbollah, d’alimenter, d’entretenir voire de provoquer la dégénérescence totale du rapport de force?
Encore une fois, quand on parle de dégénérescence de quoi parle-t-on? De guerre civile? Il faut analyser les rapports de force concrets sur le terrain. Quelles sont les lignes de clivage actuelles? Les lignes de clivages n’opposent pas musulmans et chrétiens. Elles traversent les différentes communautés. Une grande partie des chrétiens se considère représentée par le général Aoun qui est aujourd’hui l’allié du Hezbollah. D’autres chrétiens estiment être représentés par des leaders locaux comme Suleiman Frangié, par le Parti national social syrien, très implanté parmi les chrétiens orthodoxes au Liban... On ne peut pas dire que le Hezbollah fait face à d’autres communautés qui lui sont hostiles. Il n’y a pas de consensus parmi les chrétiens contre le Hezbollah, bien au contraire. Aujourd’hui, une grande partie des formations politiques chrétiennes est de fait alliée au Hezbollah et la même chose s’applique à la communauté sunnite. Il est vrai qu’un vrai différend existe entre le Hezbollah et la principale force représentant la communauté sunnite au Liban, c’est-à-dire le Courant du Futur, fondé par Rafik Hariri, en ce qui concerne les relations avec la Syrie. Mais il faut savoir par ailleurs que la rue sunnite libanaise est très sensible à ce qui se passe en Palestine et en Irak. Historiquement, au Liban, les sunnites ont porté le nationalisme arabe et ont toujours été très sensibles à la question palestinienne. Ce qui se passe à Gaza a des répercussions et des implications très importantes sur l’opinion publique sunnite. Or, aujourd’hui, le Hezbollah apparaît comme le seul mouvement en mesure d’apporter un soutien concret aux Palestiniens.
Un autre point important qu’il faut prendre en considération, c’est le sens politique que le Hezbollah a voulu donner à l’opération au cours de laquelle il a capturé deux soldats israélien. Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a exigé l’échange des prisonniers israéliens contre les otages libanais; il a parlé également de la situation en Palestine mais il a surtout conclu son intervention en évoquant la situation en Irak. Il a appelé les Irakiens à s’unir contre l’occupation et à ne pas suivre ceux qu’il a qualifié d’agents du Mossad et de la CIA qui cherchent à diviser les Irakiens entre sunnites et chiites. Les sunnites et les chiites au Liban sont très sensibles à ces arguments. Dans les deux communautés, il y a la très forte conscience que les USA et Israël cherchent à instrumentaliser les contradictions intercommunautaires pour affaiblir davantage les peuples de la région et leur capacité de résistance. S’il y a une discorde au Liban, qui va-t-elle opposer? A mon avis, si on essaie d’apprécier les rapports de force, il y a une nette majorité qui est favorable au Hezbollah. La déclaration de Walid Joumblatt hier (le chef druze du Parti socialiste progressiste) n’est pas une déclaration hostile au Hezbollah. Tout en signifiant par ailleurs sa différence avec le Hezbollah, il a clairement dit qu’il fallait maintenir l’unité nationale contre Israël, que les différends devaient être mis de côté et que du point de vue de la logique du Hezbollah cette opération était parfaitement compréhensible.
La direction du Hezbollah est directement menacée par Israël qui a déjà bombardé le siège de la télévision El Manar et la radio ainsi que le QG du Hezbollah. Quelle est la marge de manœuvre d’Israël?
Pour paraphraser un chef révolutionnaire très connu, «le Hezbollah est dans la population libanaise, comme un poisson dans l’eau». Le Hezbollah a beau avoir son QG dans la banlieue sud, ce ne sont pas ces bombardements qui vont l’affaiblir. D’un point de vue strictement militaire, l’opération israélienne prend jusqu’à présent pour cible des civiles, des infrastructures civiles et quelques institutions. Militairement le Hezbollah n’a aucune perte. Il y a eu un martyr hier, c’est tout. Par ailleurs, jusque-là, le Hezbollah n’a pas utilisé toutes ses capacités de riposte et les jours qui viennent vont montrer que celles-ci sont loin d’être négligeables. Par ailleurs, Hassan Nasrallah est depuis très longtemps sur la liste noire des Israéliens. Ils l’ont dit et répété et ont déjà tenté de l’assassiner comme ils ont tué l’ancien Secrétaire général Abbas el Moussaoui en 1992. Jusqu’à présent le Hezbollah a pris des mesures de sécurité exceptionnelles ce qui lui a permis de protéger ses dirigeants. Ce parti, qui a une grande expérience politique, qui est très bien structuré, a une telle popularité au Liban que même si Israël réussissait à atteindre tel ou tel dirigeant, cela n’affecterait pas réellement sa capacité d’action. Regardez le Hamas. Israël a assassiné une grande partie de ses dirigeants historiques: cheikh Ahmad Yassin, el Rantissi, Smain Abou Charab et bien d’autres, sans pouvoir l’affaiblir. L’assassinat de dirigeants de vrais partis de masse ne change pas fondamentalement la donne.
Ils peuvent toucher la logistique...
Oui, mais cela suppose que le Hezbollah a une logistique qui vient de l’extérieur. Il est vrai que l’Iran a soutenu le Hezbollah et que la Syrie a acheminé l’aide de l’Iran vers le Hezbollah mais le Hezbollah a aujourd’hui suffisamment de moyens dispersés sur le territoire libanais pour pouvoir tenir assez longtemps en cas de guerre. Tout le discours politique du Hezbollah et toute sa stratégie après le retrait d’Israël de la majeure partie du territoire libanais a consisté à dire «nous sommes un mouvement de dissuasion des velléités d’agression d’Israël». Il a donc pris toutes ses dispositions en fonction de l’éventualité de telles agressions. Et parmi les dispositions, il y a la dispersion des moyens logistiques, du potentiel militaire...
Selon toi, est-ce qu’on s’oriente vers un affrontement durable qui pourrait entraîner l’ouverture d’autres fronts, tel que le front syrien?
En ce qui me concerne, je pensais que la riposte israélienne n’aurait pas une telle ampleur, que la partie israélienne mesurait les dangers d’une telle agression. Mais là, oui je crains que le conflit ne se prolonge sur le moyen voire le long terme. Il faut voir jusqu’à quand la partie israélienne va supporter cette situation. N’oublions pas qu’en face de l’armée israélienne, il y a un mouvement de guérilla qui pourrait s’accommoder de cette situation pendant des mois voire des années. Il a fait ses preuves dans le passé. Maintenant est-ce que les Israéliens pourraient se lancer dans une aventure militaire contre la Syrie? La Syrie a beaucoup de cartes à jouer. D’abord la frontière syrienne avec le Golan occupé est l’une des frontières les plus stables depuis 1973. La décision d’ouvrir la frontière en cas d’agression pourrait être prise. Et là, les Israéliens se retrouveront aux prises avec les organisations populaires palestiniennes et syriennes. N’oublions pas qu’en Syrie, il y a 600.000 palestiniens environ, qui sont organisés. Cette carte pourrait être utilisée. Les Syriens pourraient très bien être moins vigilants sur la frontière avec l’Irak et permettre aux volontaires arabes et syriens désireux de combattre l’occupation américaine en Irak, de s’y rendre et aggraver ainsi la situation des troupes américaines qui se trouvent déjà dans un bourbier. Si les Israéliens et les Américains se trouvent aux prises directement avec les populations et non pas avec les régimes, leur situation est bien plus difficile que lorsqu’ils sont confrontés aux régimes. C’est ce qu’a montré l’expérience palestinienne, libanaise et irakienne. La Syrie a donc une «capacité de nuisance» qu’elle n’a pas encore utilisé. Si elle est forcée à l’utiliser, les conséquences pour les Américains et les Israéliens seront extrêmement négatives.
Chirac a fait une déclaration aujourd’hui, 14 juillet, où il a évoqué la situation au Liban. Quels commentaires ces déclarations te suggèrent-elles?
Il s’agit d’un entretien que le président Chirac a accordé à deux journalistes français. Après avoir condamné la réaction israélienne qu’il a qualifié de «disproportionnée», il a fait porter aux mouvements de résistance libanais et palestiniens la responsabilité de la dégradation de la situation au Liban et à Gaza en qualifiant leurs politiques d’«irresponsables». Par ailleurs, les objectifs politiques qu’il a fixés aux éventuelles médiations internationales et européennes reprennent pour l’essentiel les revendications israéliennes. Il a évoqué 3 objectifs à atteindre:
* la libération des soldats israéliens
* un cessez-le-feu à la frontière libanaise
*le déploiement d’une force de protection internationale à la frontière libano-israélienne c’est-à-dire, évidemment, une force de protection internationale d’Israël et un redéploiement vers le nord de la résistance libanaise.
Ainsi, la déclaration de Chirac manifeste une fois de plus l’alignement de la France et de l’UE sur la politique américaine. Il n’y a plus de «politique arabe de la France». Plus généralement, il n’y a plus de politique indépendante de la France au Moyen-Orient. Dans d’autres régions, il y a encore des différends avec les USA mais ce n’est plus le cas au Moyen-Orient. La France ne défend plus ses positions traditionnelles concernant les conditions d’une paix réelle au Moyen-Orient. La France a purement et simplement lâché les Palestiniens. Regardez la faiblesse des réactions françaises voire l’absence totale de réactions face à l’agression et la guerre israélienne contre les palestiniens. La France est quasiment sur la même longueur d’onde que les USA sur le dossier iranien. Dans les faits, elle reprend à son compte les exigences israéliennes et ignore totalement les exigences libanaises qui sont tout simplement la libération des otages détenus en Israël. Je pense que tout le capital de sympathie dont la France a joui dans le monde arabe est perdu, dilapidé et je crois que cela aura des conséquences politiques et idéologiques et même à l’avenir économiques. La France n’est plus perçue aujourd’hui comme un pays ami du monde arabe.
Quelles sont aujourd’hui les conditions de victoire dans cette guerre inégale?
Je pense que la victoire du Hezbollah serait la libération des prisonniers libanais. Evidemment, atteindre cet objectif va être extrêmement coûteux en raison du déséquilibre des force militaires sur le terrain et du déséquilibre du rapport de forces politique qui est due principalement à la complicité ou à la lâcheté de la communauté internationale et des régimes arabes. Je pense que de toutes façons la confrontation militairement sur le terrain ne pourra pas être remportée par la partie israélienne car le Hezbollah a montré dans le passé qu’il était capable de tenir tête à l’armée israélienne malgré sa supériorité en terme de puissance de feu, de technologie, etc... Jusqu’à présent, l’armée israélienne mène une campagne de bombardements. Je ne crois pas qu’elle ira jusqu’à une invasion militaire à grande échelle. C’est une bataille qui sera excessivement coûteuse pour le Liban mais elle le sera aussi pour Israël. C’est un conflit des volontés. Celui qui cède le premier a perdu. Je ne crois pas que le Hezbollah cédera.
Ne crois-tu pas que le calcul du Hezbollah est un peu déséquilibré. Pour libérer des prisonniers libanais, il prend le risque de voir des dizaines ou des centaines de civils tués?
L’enjeu des prisonniers est un enjeu d’une très grande importance du point de vue politique et symbolique. C’est un enjeu qui est lié au conflit qui oppose le Liban et Israël depuis la création de l’Etat d’Israël. La principale victime de la création d’Israël a été le peuple palestinien qui a été chassé de sa terre. Mais depuis l’expulsion des Palestiniens, les Libanais vivent au rythme des agressions israéliennes. Une partie du sud Lib