AAARGH

 

| Accueil général | Aller à l'archive Faurisson |

 

Emile Brami: Histoire de la poupée

*****

par Robert Faurisson

*****

On nous le dit: «Né en 1950 à Souk-el-Arba (Tunisie), Emile Brami est libraire à Paris. Histoire de la poupée est son premier roman» (Editions Ecriture, avril 2000, 187 p.).

Le héros du roman raconte son initiation au déduit par une certaine Maria qui, des années auparavant, dans un camp de concentration en lequel on reconnaît Auschwitz, avait officié au bordel du camp en qualité de prostituée. Un jour, à cette Maria, il était arrivé de tenter une copulation avec un cadavre: «Elle prit dans ja bouche et suça longtemps le sexe recroquevillé » (p. 119-120).

Le lendtmain de son initiation, le jeune et «laid» garçon se retrouve avec Maria sur une plage. La femme lui confie une «moche» poupée qu'elle possédait au camp et, entrant dans l'eau, elle disparaît pour toujours dans la mer tunisienne.

Le héros, qui se dit juif et très malheureux, tient cependant à préciser:

A la fin du roman, une autre confidence nous est faite. Le héros ne s'entend pas trop avec son père, qui lui déclare:

Voilà bien d'un père qui ne comprend pas son fils car si, effectivement, ce dernier a l'air d'un menteur ou d'un mythomane, c'est pour la bonne cause, celle de la Shoah, c'est-à-dire «la destruction méticuleusement voulue et scientifiquement organisée de millions d'êtres humains » (p. 22). Il nous le précise:

Et puis, tout est juste provende à qui veut dénoncer les révisionnistes, «ces rats de l'Histoire qui chicanent sur le moindre détail, ergotent autour de la plus minuscule contradiction» (ibid.). On ne le connaît que trop, ce «travail de vieilles taupes des falsificateurs» (p. 24).


Sous le signe du «Shoah Business»

Le héros estime Primo Levi mais il ne l'envie pas puisque l'auteur de Si c est un homme finit, semble-t-il, par se suicider; en revanche, il admire et envie Art Spiegelman, le créateur de la bande dessinée Maus, qui, lui, eut un sort beaucoup plus enviable puisqu'il édifia une fortune. Ce dernier, il faut en convenir, «n'évita ni l'afflux de dollars, ni une gloire fondée sur le martyre de ses parents», qui étaient des survivants de la Shoah:

Emile Brami, ou son héros, aspire à faire sienne cette maxime. Il caresse le rêve de devenir riche et connu comme Spiegelman. Ce ne sera après tout, pense-t-il, qu'une question «de force, de cynisme, de fausse vulgarité» (ibid.).

L'ouvrage, à mes yeux, mérite une invitation à la télévision chez Bernard Pivot et, peut-être, le Prix du premier roman à défaut du Prix Fémina.

 

12 septembre 2000
Paru dans Rivarol le 13 octobre 2000, p. 10, sous le titre: «Mentir est-il devenu une nécessité?», amputé d'un fragment. Republié, complet, dans Etudes révisionnistes, volume I, 2001, p. 114-116.
[Première mise au net: 28 mars 2001]



Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational@hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.

Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


aaarghinternational@hotmail.com

| Accueil général | Aller à l'archive Faurisson |

L'adresse électronique de ce document est:
http://aaargh-international.org/fran/archFaur/RF000912B.html