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22 novembre 1998

In Memoriam

Robert Faurisson

L'usage voudrait qu'en tête de ces Ecrits révisionnistes je remercie tous ceux, sans distinction, qui me sont venus en aide dans mes recherches ou dans la réalisation de l'ouvrage.

A l'encontre de cet usage, je m'abstiendrai de nommer ici les vivants et je ne nommerai que les morts.

En un temps où désigner un révisionniste par son nom c'est en quelque sorte le dénoncer à la police de la pensée ou à la meute des médias et l'exposer ainsi au risque de la perquisition, de la saisie, du chômage, de l'amende ou de la prison, on comprendra que je ne puis, en conscience, dédier le présent ouvrage à aucun de ceux ni à aucune de celles qui mériteraient que je leur exprime publiquement, de leur vivant, ma gratitude ou mon admiration(*).

De la cohorte des morts que marque le sceau du révisionnisme je ne retiendrai ici que quelques noms sous l'invocation desquels j'ai, pendant un quart de siècle, vécu l'aventure du révisionnisme historique et auxquels je voudrais dire ma reconnaissance posthume: Jean Norton Cru (pour la première guerre mondiale), Paul Rassinier, Maurice Bardèche, Louis-Ferdinand Céline, Albert Paraz, Jean Genet ** et François Duprat. A ces noms j'ajouterai ceux, pour la France, de Jean Beaufret et de Michel de Boüard; pour l'Autriche, de Franz Scheidl; pour l'Allemagne, de Hellmut Diwald et, pour les Etats-Unis, de James Morgan Read, le premier historien au monde qui se soit interrogé sur la réalité des prétendues chambres à gaz nazies, et cela dès le mois de mai 1945, en même temps d'ailleurs -- pure rencontre de grands esprits -- que l'Anglais George Orwell.

Je dédie aussi ces pages à l'Allemand Reinhold Elstner qui, à Munich le 25 avril 1995, s'est immolé par le feu en signe de protestation contre "le Niagara de mensonges" déversé sur son peuple; la police allemande a, sur ordre, confisqué les bouquets déposés à l'endroit du sacrifice et procédé à l'interpellation de ceux qui, par ce geste de compassion, témoignaient de leur propre souffrance.

Au risque d'être mal compris par certains, je dédie également cet ouvrage à ceux, parmi les vainqueurs ensanglantés de la seconde guerre mondiale, qui, tels Churchill, Eisenhower ou de Gaulle, se sont refusés, aussi bien pendant la bataille qu'après la bataille, à cautionner, ne fût-ce que d'un mot, l'atroce, la grotesque, l'insolente imposture du prétendu génocide des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies.

Je souhaite enfin que le présent ouvrage puisse s'inscrire sous le signe d'une mémoire, non pas sélective et tribale, mais universelle, sans exclusive aucune: in memoriam omnium. Puisse-t-il aussi se lire comme un hommage aux vraies souffrances de toutes les victimes de la guerre de 1939-1945, que ces victimes aient appartenu au camp des vainqueurs qu'on encense ou à celui des vaincus qu'on ne cesse, depuis près d'un demi-siècle, d'humilier et d'offenser!


NOTES

(*) Aux esprits candides qui me feraient remarquer que je pourrais tout de même nommer les révisionnistes qui sont actuellement en prison et qui, donc, en principe, n'ont plus rien à perdre, je répondrai qu'ils se trompent; en Allemagne, par exemple, les autorités peuvent prolonger l'incarcération d'un révisionniste s'il apparaît que ce dernier fait trop parler de lui hors de sa prison.
(**) N'en déplaise aux mânes de Jean-Paul Sartre, Jean Genet ne croyait pas au génocide des juifs; il y voyait même une importure. Pour lui, "le peuple juif [...] a fait croire au génocide" et l'Etat d'Israël a le comportement d'un "dément parmi les nations". ("Quatre heures à Chatila"; les passages censurés par la Revue d'études palestiniennes se retrouvent dans L'Ennemi déclaré, Paris, Gallimard, 1991, p. 408, n. 30).

Voir le communiqué du Temps irréparable du 1er mai 1997, Jean Genet et le génocide, et le texte complet, restauré de "Quatre heures à Chatila" sur le site Solus. Il en existe d'ailleurs une version anglaise.

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Ce texte est paru comme liminaire d'Ecrits révisionnistes (1974-1998), vol. I, p. V-VI.


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