Robert FAURISSON
2 mai 2005
Bradley Smith, Confidences
d'un révisionniste américain, Rome, La Sfinge, 2005, 385 p.
Traduction de
Break His Bones / The Private Life of a Holocaust Revisionist,
2002, par Alain Courtois.
Bradley Smith voit le jour en
1930 à Los Angeles au sein d'une famille ouvrière
de tradition catholique mais peu pratiquante. Enfant, il aime
les histoires que sa mère lui lit ainsi que la pratique
personnelle de la lecture. Vers l'âge de 10 ou 11 ans, il
découvre La Chanson de Roland. Sa décision
est prise : tel Roland, il sera un héros et, cela va de
soi, il trouvera la mort pour son peuple sur un champ de bataille.
Car si l'on n'est pas tué pour son idéal, c'est
qu'on ne lui a pas tout sacrifié ou bien que cet idéal
n'en vaut pas la peine.
Dans son adolescence, le jeune Bradley s'enivre d'histoires héroïques
tirées de la guerre de Sécession ou des combats
contre les Indiens. Bien plus tard, en 2001-2002, à l'âge
de plus de 70 ans, au moment de rédiger les confidences
qu'on va lire, il se reprochera d'être resté un adolescent
de 16 ans. Tour à tour lui en feront grief sa mère,
ses femmes ou ses compagnes successives, ses enfants et ses amis,
qui tous le chérissent car il est attachant. Il faut dire
qu'il a un don particulier pour se lancer dans des batailles perdues
d'avance. Doué pour écrire, il publiera des livres
qui ne rapporteront aucun argent au foyer mais lui vaudront seulement
des ennuis et des ennemis. Ce qui ne l'empêchera pas d'affirmer
que son problème, c'est qu'il n'a pas d'ennemis, car tous
ceux qui l'ont pris en haine, il persiste à les tenir pour
des amis potentiels. Sa vie durant il restera un Américain
apparemment incapable de rien comprendre au business ou au dollar.
Dans son enfance et dans son adolescence il a été
une sorte de Roland de Roncevaux égaré en Californie
du Sud et, plus tard, ainsi qu'on le verra par son récit,
il empruntera souvent pour nous les traits d'un Don Quichotte
de la Manche dont on croit voir la silhouette se découper
sur le fond des montagnes de la Sierra Nevada californienne. Elancé
et vigoureux à l'âge adulte, il a ensuite fini par
prendre les rondeurs de Sancho Pança.
Dans sa 8e édition, qui date de 1932, le Dictionnaire
de l'Académie française proposait du Don Quichotte
une définition que je trouve élégante et
parlante. Qu'on en juge !
Don Quichotte, nom masculin. Celui qui, comme le héros célèbre de ce nom, se fait à tout propos, et même hors de propos, le redresseur des torts, le défenseur des opprimés ; qui soutient, dans un esprit généreux et chimérique, une cause qu'il n'a pas les moyens de faire triompher. Faire le Don Quichotte. Il s'est fait le Don Quichotte de toutes les causes perdues.
Tandis que l'héroïsme
trouve à s'exprimer aussi bien chez l'homme que chez la
femme, il est à craindre que le donquichottisme, lui, soit
l'apanage de l'homme et que la femme, pour sa part, ne voie là,
chez son compagnon, qu'une sorte d'enfantillage, qui la déroute.
Chez Bradley Smith, le donquichottisme prend une couleur subtile
et touchante, teinté qu'il est de cet humour anglo-saxon
si difficile à rendre en français.
Jusqu'à l'âge de 17 ans, le jeune garçon fréquente
l'école et le collège. Il ne trouve guère
d'intérêt à la messe et à cette école
du dimanche où sa mère estimait que tout enfant
devait se rendre bien que, pour sa part, elle ne voulût
rien avoir à faire avec l'Eglise catholique romaine. Il
gagne quelque argent en livrant des journaux, en travaillant au
service d'entreprises de produits laitiers ou en vendant des crèmes
glacées. A 17 ans, il veut être Marine mais n'a pas
l'âge requis. A 18 ans, il s'engage dans l'armée
; il y est opérateur radio mais, comme il s'ennuie, le
voici qui se porte volontaire pour la Corée en guerre.
Il y est deux fois blessé et se retrouve hospitalisé
pendant de longs mois au Japon et en Californie. Il quitte l'armée,
entre aux chemins de fer en qualité de serre-frein, est
blessé dans un accident, devient adjoint de shérif,
puis se fait torero au Mexique, participe à de nombreuses
corridas, tombe malade, se rend à New York, y exerce divers
métiers, travaille, dans Manhattan, à la Bodley
Gallery, qui est tenue par deux juifs. Il vit dans des milieux
juifs. En 1959, il épouse Pamela, une infirmière
d'origine anglo-canadienne. Il retourne à Los Angeles,
puis revient au Mexique. Là, se relançant dans les
études, il se prend de goût pour l'archéologie
précolombienne. Puis il revient à Los Angeles, y
ouvre une librairie de livres de poche. Il est poursuivi et condamné
pour refus de cesser la vente, interdite, de Tropique du Cancer
d'Henry Miller. En 1964, il rompt avec Pamela, qui obtient le
divorce. Il est engagé dans un casino de Reno (Nevada).
De retour à Hollywood, il exerce un emploi d'ouvrier dans
les studios cinématographiques, puis devient docker et
ensuite marin sur des caboteurs faisant escale sur les côtes
du Japon, des Philippines, du Vietnam et de la Thaïlande.
Sa nouvelle compagne, pendant neuf ans, sera Jenny, une juive,
mère de deux enfants (un garçon de cinq ans et une
fille de trois ans, Marrissa). Il se rend au Vietnam pour le compte
d'un grand magazine. Il revient à Los Angeles, y ouvre
une boutique d'encadrement de photos, la transforme en galerie
d'art, fait faillite et, pour finir, travaille, en proche région
montagneuse, dans le bâtiment et le béton. En 1978,
il épouse une Mexicaine, mère de Marisol. A la suite
d'un grave accident du travail dans le ciment, il se retrouve
sans emploi, sans argent et avec, à sa charge, sa femme
et sa belle-fille. Tous trois vont s'installer dans le petit appartement
qu'occupe sa mère, qui est âgée et souffrante.
Pendant quinze ans, jusqu'au bout, avec une rare piété
filiale et avec l'aide et le dévouement de sa femme, il
prendra le plus grand soin de sa mère. Huit mois après
sa blessure, il renoue avec son activité dans le bâtiment,
mais, à partir de 1984, à l'âge de 54 ans,
il n'exerce plus aucun métier et vit des maigres ressources
que lui assurent ses écrits. En 1986, naît sa fille,
Paloma. Il a 56 ans.
Toute sa vie, ce grand liseur a accumulé les lectures les
plus diverses et rédigé des milliers de pages de
récits et de mémoires, dont il a détruit
une bonne partie. Il a aussi écrit une savoureuse pièce
de théâtre, The Man Who Stopped Paying
(L'homme qui s'était arrêté de payer); il
y protestait contre la politique américaine en matière
d'armement nucléaire. Un nouvel échec en dépit
d'une bonne réception critique.
Sa vocation de révisionniste a peut-être pris naissance
au début des années 1960 lorsque, à l'occasion
du procès d'Adolf Eichmann, il a commencé à
se poser des questions sur Eichmann et sur Hitler. Il se souvient
d'une discussion au cours de laquelle, vers 1964-1965, il en était
venu à soutenir qu'aucun peuple dans son ensemble n'est
responsable des actes de ses dirigeants. Il considérait
que son propre père n'avait eu aucune responsabilité
dans le crime d'Hiroshima et que, par conséquent, de son
côté, le peuple allemand n'avait pas encouru plus
de responsabilité dans « l'extermination des juifs
» apparemment voulue par Hitler.
Un jour, en 1979, assistant à un congrès du Libertarian
Party, il tombe sur la traduction en anglais de deux articles,
de nature révisionniste, publiés par Le Monde
sous la signature d'un universitaire français. Il en reçoit
comme une décharge électrique, faite d'un mélange
d'exaltation et d'appréhension. La même année
il découvre le livre magistral de son compatriote Arthur
Robert Butz, La Mystification du XXe siècle. Il
prend alors la mesure, dans toutes ses dimensions, de l'imposture
probable de l' « Holocauste ». Constatant que les
juifs et les intellectuels en général protègent
l'« Holocauste » comme un tabou, il s'interroge sur
la responsabilité de la classe intellectuelle en la matière
et se demande comment ces gens peuvent ainsi prendre parti contre
la liberté d'expression et l'esprit d'examen.
Il a fait la connaissance de révisionnistes tels que Tom
Marcellus et David McCalden et, plus tard, il rencontrera Mark
Weber ; tous trois travaillent ensemble à Los Angeles au
sein de l'Institute for Historical Review. Le 4 juillet 1984,
apprenant qu'une bombe incendiaire lancée par des juifs
de la région a détruit l'Institut de fond en comble,
il va trouver les trois hommes et leur propose de se faire le
porte-parole de l'Institut auprès des médias. Il
recherchera avant tout à obtenir des entretiens radiophoniques
et télévisés. L'IHR est d'accord pour financer
l'entreprise. Quatre années durant, B. Smith se trouve
engagé dans une sorte de croisade révisionniste
qui le voit accorder des centaines d'entretiens où il ne
cesse d'avancer la simple idée qu'on devrait pouvoir examiner
l'histoire de l' « Holocauste » de la même façon,
parfaitement régulière, qu'on étudie tous
les autres sujets historiques.
Ce n'est pas que l'argumentation révisionniste retienne
trop son attention. Après l'explosion d'enthousiasme des
débuts pour le sujet pris dans son ensemble, il se désintéresse
assez vite de l'argumentation proprement révisionniste.
Ce qui le captive, c'est l'existence du tabou qui interdit l'étude
de cette argumentation. Son instinct lui dicte que les révisionnistes
ont fort probablement raison ; en tout cas, ces rebelles ont manifestement
porté le fer sur un point hautement contestable de l'histoire
officielle d'un récent passé : l'existence des chambres
à gaz nazies. Le tabou régnant lui offre une occasion
rêvée de combattre en faveur de la plus noble des
causes : celle de la liberté et de l'indépendance
de l'esprit.
Durant l'année universitaire 1990-1991, il lance avec la
même ingéniosité une seconde entreprise de
son invention : une offensive révisionniste en direction
du monde des universités américaines. Il l'appelle
le « Campus Project ». Il faut savoir qu'aux Etats-Unis
chaque université possède son propre journal, rédigé
et édité par des étudiants, qui ont en général
le sens du business médiatique. Ces journaux jouissent
d'une large autonomie et se financent grâce, en partie,
à la manne publicitaire. En principe, ils ne vont pas refuser
des « publicités » payantes où l'auteur
exprime son opinion sur un sujet donné. Aussi, par ce biais,
la porte du monde académique semble-t-elle ouverte aux
révisionnistes et à leur contestation de la religion
de l' « Holocauste ». Effectivement, avec les encarts
publicitaires qu'il fait paraître dans les journaux d'un
nombre considérable d'universités, Bradley Smith
met le feu à la prairie. Des organisations et des professeurs,
surtout juifs, sonnent l'alarme. Des journalistes de la grande
presse, surtout juifs, là encore, entrent en scène.
Quant aux universitaires qui ne sont pas juifs, ils se comportent
avec toute la couardise qu'on est en droit d'attendre d'eux, tant
il est vrai que, même dans la libre Amérique, avec
son premier amendement à la Constitution, les professeurs
ont pour habitude de respecter les pouvoirs en place ou de ne
prendre de poses héroïques que pour mieux souffler
dans le sens du vent. C'est alors que se déclenche dans
ces universités et parfois jusque dans la grande presse
un beau tohu-bohu. Bradley Smith fait front avec ce sourire qui
ne le quitte guère. Il donne l'impression de rester, à
la californienne, relax et zen. Il est efficace. Les organisations
juives ne décolèrent pas et leurs appels contre
le nouveau Satan vont mobiliser les plus redoutables d'entre elles.
Le briseur de tabous ou, comme aurait dit Albert Paraz, le «
basculeur de légendes » donne des centaines d'interviews
à des journalistes de la presse écrite et, aussi
bien à la radio qu'à la télévision,
l'écho s'en accroît. En 1979 il avait lancé
son Smith's Journal, qui traitait de sujets politiques
d'un point de vue libertarien. Au début de l'année
suivante il y avait abordé le thème du révisionnisme
et en avait du même coup vite perdu ses rares diffuseurs.
Les années suivantes il avait lancé un petit livre
intitulé Confessions of a Holocaust Revisionist,
qui n'avait pas trouvé à se vendre. En 1991, sans
aucune aide, il commence à publier une lettre mensuelle
d'informations, le Smith's Report, destiné à
éclairer le lecteur sur les coulisses du « Campus
Project ». Quinze ans plus tard le Smith's Report
poursuit sa course. Par ailleurs, en 1988, Bradley Smith avait
créé un comité pour un libre débat
sur l' « Holocauste » (Committee for Open Debate
on the Holocaust ou CODOH) et, quelques années plus
tard, il avait lancé sur Internet l'un des plus grands
sites révisionnistes au monde. Il commence à travailler
en association avec Germar Rudolf, le premier au monde des révisionnistes
scientifiques. Et c'est ainsi que, recourant aux moyens les plus
modernes de la communication, Bradley Smith sera le premier révisionniste
à atteindre des millions d'Américains.
Pourtant, en fin de compte, le bilan ne sera pas à la hauteur
des espérances. Soumises à un formidable tir de
barrage, les universités cèdent aux pressions juives
et les éditeurs des journaux universitaires sont de plus
en plus dissuadés d'imprimer ses « articles publicitaires
». De leur côté, les donateurs effectifs ou
potentiels qui soutenaient la campagne avaient commencé
à se retirer dans la crainte d'être « découverts
». Le « Campus Project » en perdait toute efficacité.
Décidément le révisionnisme pris dans son
ensemble paraît voué, sinon à l'échec,
du moins à l'insuccès auprès du grand public.
Arrêtons-nous un instant sur cette triste constatation,
qui nous permettra de mieux comprendre les tenants et les aboutissants
de l'aventure intellectuelle de Bradley Smith.
Les révisionnistes semblent avoir tout essayé. Dans
les limites de leurs dérisoires ressources financières,
ils ont utilisé tous les moyens concevables de se faire
entendre. Ils se sont adressés à tous les publics.
Ils ont frappé à toutes les portes. Ils ont publié
les ouvrages les plus savants comme les écrits les plus
accessibles. On trouve chez eux le langage de l'érudition,
mais aussi celui de l'échange familier, la gravité
et l'ironie, le traité scientifique et le pamphlet, le
document historique et la courbe statistique tout comme la caricature
et la bande dessinée, l'exposé et la polémique,
le sérieux et le rire, la réflexion et l'action.
Pour sa part, le Germano-canadien Ernst Zündel a réussi,
pendant des années, à mobiliser dans de nombreux
points du monde les énergies et les aptitudes les plus
diverses afin de les mettre au service du révisionnisme
et pourtant son entreprise a finalement été brisée.
En 2003, au prix d'une machination des autorités américaines,
il a été livré au Canada par les Etats-Unis
où il avait cherché refuge. Le Canada l'a détenu
pendant deux ans en prison de haute sécurité. Un
juge unique, sans jury, d'un tribunal de création récente,
instruisant un moderne procès de sorcellerie, sans possibilité
d'appel et avec des témoignages à charge recueillis,
pour certains, en secret, l'a condamné en tant que terroriste
potentiel, lui, le pacifiste par excellence et le citoyen
soucieux d'observer les lois démocratiques. En conséquence
de quoi, le Canada, à son tour, a livré à
l'Allemagne le terroriste potentiel. Aujourd'hui, dans sa prison
de Mannheim, l'héroïque Ernst Zündel est en attente
d'un procès où ni son avocat ni l'accusé
lui-même n'auront le droit d'exposer pour la défense
le moindre argument révisionniste. E. Zündel est devenu
un nouveau Rudolf Hess.
La cause de nos défaites réside tout bonnement dans
la disproportion des forces en présence. Les juifs ont
fait de leur prétendu « Holocauste » le centre
d'une religion, d'une industrie et d'un commerce extraordinairement
florissants. Grâce à leur emprise sur les médias,
cette religion, dominatrice et sûre d'elle-même, s'est
acquis un statut quasi universel, plus intouchable que la charte
même de l'Organisation des Nations unies. A ce compte,
on se demande qui pourrait impunément défier à
la fois les lois écrites et non écrites des Etats-Unis
d'Amérique, de l'Etat d'Israël, des lobbies juif ou
sioniste et de tous ces gouvernements du monde occidental qui
ont fait allégeance à l'idéologie dominante.
Après le vol de sa terre et de ses biens, la déréliction
où, depuis 1948, vit le peuple palestinien illustre cette
disproportion entre l'omnipotence des forts et la solitude du
faible. Les déchirements au sein du peuple palestinien
tout comme les dissensions dans le camp des révisionnistes
ne sont pas la cause mais l'effet de cette tyrannie exercée
par une superpuissance mondiale qui, pour s'imposer, n'a besoin
ni de complots ni de conjurations puisqu'elle règne au
vu et au su de tous.
Pour en revenir à Bradley Smith lui-même, quand celui-ci
a commencé sa modeste Intifada, toute l'artillerie juive
a donné de la voix. Le trublion a été submergé
par les accusations habituelles de racisme, d'antisémitisme
et de nazisme. Il a été décrit comme un nouveau
Satan venu renverser l'ordre du monde. La plus influente des organisations
juives (« La haine », nous dit-il, « est leur
tasse de thé ») le classe dans le Top Ten des extrémistes
américains. Dans le cas de notre Californien, ces grotesques
accusations se trouvaient démenties par les faits. Mais,
en pareille circonstance, qui va se préoccuper de la réalité
des faits ? Bradley Smith était en vérité
antiraciste et déplorait d'avoir à constater, selon
sa formule, que « le préjugé et le racisme
sont aussi répandus en Amérique que la tarte à
la citrouille ». Il avait vécu en parfaite harmonie
avec son entourage juif et, quand il parle d'Adolf Hitler, c'est
pour le condamner en termes plutôt expéditifs qui,
soit dit en passant, dénotent une certaine méconnaissance
du sujet. Au chapitre XIII de son présent ouvrage, il écrit
que le problème avec les racistes, c'est non pas qu'ils
aient leur théorie sur les races, mais qu'ils cherchent
à l'imposer. Il précise par ailleurs : « Je
peux vivre avec les racistes, je le fais depuis quinze ans ; je
peux également vivre avec les antiracistes, je l'ai fait
pendant trente ans ». Il ajoute qu'il a trouvé dans
un groupe comme dans l'autre un degré identique de générosité,
d'intelligence, de bonne humeur et d'intolérance : «
Les pires de chaque groupe constituent une parfaite symbiose d'intolérance
et d'hostilité irrationnelle » et, poursuivant, il
écrit : « Je ne crois pas aux crimes de la pensée
». On ne voit pas qu'il nourrisse la moindre animosité
à l'égard des Chinois, des Vietnamiens, des Japonais,
des Noirs et, surtout, des Mexicains ; à l'occasion, il
dénonce le mal que les Blancs ont pu leur causer. Bradley
Smith n'est pas pour autant ce qu'on serait tenté d'appeler
un anarchiste, un pacifiste à tout crin ou un non-violent.
Il est simplement un esprit ouvert et tolérant avec une
propension à s'abuser sur les vertus d'« un idéal
de liberté qui n'a nul besoin d'un professeur pour l'expliquer,
d'un zélote pour le promouvoir, ou d'un tyran pour le protéger
». Pour lui, le 11-Septembre a été un signal
fort lancé par les gens d'en bas (les Palestiniens et les
Arabes en général) à l'adresse des gens d'en
haut (les Américains et les Israéliens). Au chapitre
X de son livre on découvre une page particulièrement
éclairante sur ce qu'on pourrait appeler l'esprit d'ouverture
de l'auteur. On l'y voit opposer la culture d'Etat (« State
culture ») à la culture populaire (« pop culture
»), qui, certes, a contre elle sa vulgarité et bien
d'autres défauts mais qui, aux Etats-Unis, est riche d'infinies
ressources humaines.
Bradley Smith ne comprend pas pourquoi il serait mal d'avoir
tué des civils vietnamiens mais bien d'avoir tué
des civils allemands ou japonais. La mort de ses compatriotes
au Vietnam le bouleverse mais guère plus que la dévastation
de tout un quartier de Saigon que les Américains ont anéanti
au point que le seul bruit qu'on y entende désormais est
celui des noix de coco qui, de temps à autre, tombent au
sol. Pour lui, le gouvernement américain préconise
le massacre des innocents afin de punir les coupables ; il s'agit
même là, nous dit-il, d'une constante de la politique
américaine à l'égard du reste du monde. Il
n'est pas dupe pour autant des procédés de la propagande
exclusivement antiaméricaine. Il remarque que ceux qui
arborent l'image d'une jeune fille devenue unijambiste par la
faute présumée des Américains se gardent
bien d'exhiber des photos de jeunes filles rendues unijambistes
par la faute présumée des guérilleros sandinistes
ou du Vietcong. Il note que la propagande juive nous ressasse
l'histoire d'une Anne Frank morte de maladie dans un camp
de concentration allemand alors qu'on ne pipe mot des jeunes filles
délibérément tuées et carbonisées
en si grand nombre dans l'holocauste, largement dû aux Américains,
des villes allemandes et japonaises. Il a des remarques saisissantes
sur l'héroïsme du fantassin allemand des deux guerres
mondiales, sur l'absence de haine après la guerre du Vietnam
chez l'ancien combattant américain, sur la haine, en revanche,
qu'on cherche à entretenir à l'égard des
nazis ou des Allemands. Il dénonce cet aveuglement qui
fait qu'on écoute avec horreur des récits de toutes
sortes sur ces « monstres » sans songer que ces «
monstres » avaient eux-mêmes des pères, des
mères, des enfants et faisaient partie d'une communauté
et d'un peuple. On s'imagine qu'on a bon cur parce que l'on compatit
d'emblée aux récits des « survivants »
juifs mais, en réalité, on manque de respect pour
ces « survivants ». En n'exigeant pas de ces derniers
un minimum d'exactitude ou simplement d'honnêteté,
on se comporte avec eux comme avec des enfants. Si on les respectait,
on les traiterait en adultes, leur faisant clairement comprendre
que ce qu'on attend d'eux, c'est qu'ils ne racontent pas n'importe
quoi et qu'ils ne portent pas faux témoignage.
Dans son traitement du faux témoignage, Bradley Smith n'a
pas son pareil. Je recommande à ce propos ses analyses
du mythe du savon juif, de l'imposture des abat-jour en peau humaine,
des élucubrations d'Elie Wiesel (qui, comme le dit un ami
de Bradley, mériterait « le prix Nobel du vol plané
») et, surtout, pour qui voudrait s'initier gaiement au
révisionnisme, je suggère de lire l'entier chapitre
XV sur le grand témoin de Treblinka, le charpentier Yankiel
Wiernik. D'une manière plus générale, le
talent particulier de Bradley Smith tient à son art du
récit où se combinent le sens de l'observation,
le goût de la rêverie et la fine moquerie de l'humour.
Les révisionnistes sont, par nécessité, souvent
secs et austères et ils se coupent par là de toute
cette part de l'humanité qui demande, certes, à
réfléchir mais qui voudrait bien aussi qu'on l'amuse
ou qu'on la fasse rêver. Bradley Smith n'est pas un écrivain
d'imagination, mais une bonne partie de sa vie et donc de ses
confidences écrites se nourrit du rêve, du cauchemar
et de ce que, non sans quelque ironie, il appelle parfois ses
« visions ». Au chapitre XVIII, il explique comment
une argumentation logique peut donner l'éveil à
son esprit mais sans pour autant emporter sa conviction. Chez
lui le doute subsistera quelle que soit la force du raisonnement
et ce doute ne sera balayé que grâce, par exemple,
à l'alchimie du rêve. La démarche intellectuelle
ne suffit pas. Le rêve, lui, vous envahit tout entier et
vous marque puissamment de son empreinte. Bradley Smith a reçu
le choc de sa vie en lisant un texte argumenté sur l'impossibilité
d'existence des chambres à gaz nazies. C'était bien
mais insuffisant. A la suite de cette lecture, il aura un rêve
où il se verra dans une chambre à gaz avec autour
de lui les corps des gazés ainsi que les juifs des Sonderkommandos,
comme on a l'habitude de nous les décrire, s'apprêtant
à sortir les cadavres de là pour leur crémation.
Soudainement, il comprendra que la scène est impossible
; pendant une bonne partie de son existence il a vécu au
milieu de juifs de la classe ouvrière ou de la classe moyenne
et maintenant il sait dans son coeur que jamais des juifs n'auraient
pu se comporter jour après jour avec cette indifférence
à l'égard de leurs morts. C'est ainsi, dit-il assez
drôlement, qu'il est devenu un révisionniste de l'
« Holocauste » grâce à un rêve.
En Bradley Smith, ce n'est pas seulement le sujet pensant qui
est devenu révisionniste mais aussi l'artiste. Donc, un
beau jour, la résolution en est prise : il mettra ses capacités
d'artiste au service du révisionnisme. De fait, quand l'artiste
reprend pour nous, ligne à ligne, le témoignage
de Yankiel Wiernik, quand il suit à la trace le grand faux
témoin Elie Wiesel ou quand il nous fait faire la visite
du musée de l'Holocauste à Washington, il nous semble
qu'il s'adresse non seulement à notre capacité de
jugement mais aussi à notre sensibilité. C'est là
que Bradley Smith se distingue des autres révisionnistes.
La médaille a son revers. En laissant ainsi libre cours
à l'expression sensorielle et sentimentale, aux émotions,
au rêve, au cauchemar, à la prémonition, aux
« visions », à l'impulsion ou aux brusques
saillies, notre homme en vient parfois à manquer de discernement
critique. Faire uvre d'artiste est bel et bon, mais il ne faudrait
pas que ce fût aux dépens du travail de recherche.
Bradley Smith répugne à lire les études révisionnistes
de caractère technique, scientifique ou trop purement historique.
C'est son droit. L'inconvénient est qu'il néglige
parfois de se tenir au courant d'arguments ou de découvertes
de la littérature révisionniste et qu'il lui arrive,
en conséquence, d'annoncer, comme s'il s'agissait d'une
nouveauté, un matériau quelquefois simplement recyclé
par des amateurs ou de purs bavards.
Le premier des courages est le courage physique. Bradley Smith
le possède, tout comme il possède le courage intellectuel.
Je me souviens d'un talk-show télévisé où
il s'était rendu avec David Cole, jeune juif révisionniste
plutôt loquace et démonstratif. Quand, sur le plateau,
la tension est sérieusement montée à cause
du comportement de certains juifs de l'assistance et de l'arrogance
d'un animateur ignorant, David Cole, contrarié, a refusé
de revenir pour la seconde partie de l'émission. Bradley
Smith est resté seul et, seul, il a fait face aux adversaires
avec le plus grand calme et une fort belle attitude de vieux gentleman
aux prises avec des voyous. Mais en bien d'autres circonstances
il a su manifester le même sang-froid. A ce titre, je recommanderais
la lecture du chapitre XVII. Le récit de cette tournée
de conférences radiophoniques, qui le mène successivement
dans les Etats de Pennsylvanie, du Massachusetts et de l'Ohio,
serre le cur et, mieux que tout autre épisode, illustre
combien rude et ingrate, périlleuse et éprouvante
pour les nerfs est quelquefois la vie du révisionniste,
surtout quand ce dernier a décidé de se montrer
au grand jour au lieu de s'enfermer dans les livres, les bibliothèques
ou les dépôts d'archives. Notre Américain
pense qu'il ne gagnera personnellement jamais le match auquel
il a décidé de prendre part ; cependant, dit-il,
quand on aura compris que les révisionnistes l'ont vraiment
emporté dans cette compétition intellectuelle -
car, pour lui, ils ont d'ores et déjà gagné
- les révisionnistes voudront non seulement être
déclarés « vainqueurs » mais aussi être
reconnus pour des hommes et des femmes qui ont joué le
jeu avec ce sens de l'honneur et ce bon esprit qui devraient être
de mise dans tous les « jeux » où il en va
des idéaux les plus élevés.
A ceux qui pensent avoir de bonnes raisons de n'aimer ni les Américains
ni le révisionnisme, je conseillerais de lire ces peu banales
confidences d'un révisionniste californien. Ils auront
des surprises. Ils découvriront le révisionnisme
sous un jour inattendu et ils rencontreront un Américain
pour la forte, courageuse et souriante personnalité duquel
ils éprouveront, je le suppose du moins, de l'estime et
peut-être même de l'admiration.
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Bradley R. Smith, Break His
Bones / The Private Life of a Holocaust Revisionist, 2002.
US: $19. Canada: $30. UK: £13. France, Allemagne, Belgique
:17.
P.O. Box 439016, San Ysidro, CA 92143 (USA), http://www.breakhisbones.org
, www.codoh.com.
L'édition française est peut-être trouvable en la demandant auprès des Editions Akribeia, 45/3 route de Vourles, 69230 Saint-Genis-Laval.
En l'espace de vingt-cinq ans,
Bradley Smith est parvenu à donner quelque idée
du révisionnisme à des millions d'Américains.
Il l'a fait par la parole et par l'écrit, par la radio
et par la télévision, par la voie publicitaire et
par l'Internet. Il l'a fait avec style, avec cur et compassion,
avec humour et bonne humeur, demeurant presque toujours relax
et zen comme seul peut l'être un Californien. Avec le sourire,
il a mis le feu à la prairie des idées reçues.
Il a semé la panique dans les campus et chez les professeurs
d'université. En digne fils de la libre Amérique,
il en est venu à dénoncer au nom de la liberté
de recherche et d'expression le grand tabou de la religion de
l' « Holocauste », de l'industrie de l' « Holocauste
» et du « Shoah Business ». Issu du peuple,
adepte de la « pop culture » par opposition à
la « State culture », il a exercé une douzaine
de métiers manuels et d'activités artistiques ou
autres. Et il a bourlingué. Sa vie même nous prouve
qu'il est dénué de racisme, d'antisémitisme,
de tout sectarisme. Sans y mettre aucune aigreur il déplore
chez ses compatriotes l'intolérance et la lâcheté
de toute une classe intellectuelle ainsi que les dégâts
provoqués par les responsables politiques de son pays qui,
à travers le monde entier, ont allumé tant d'holocaustes.
On lui a fait cher payer son audace et il mène aujourd'hui,
avec les siens, une existence de pauvre.
Les révisionnistes sont, par nécessité, souvent
secs et austères et ils se coupent par là de toute
cette part de l'humanité qui demande, certes, à
réfléchir mais qui voudrait bien aussi qu'on l'amuse
ou qu'on la fasse rêver. La lecture de Bradley Smith instruit,
divertit et donne à rêver, tristement parfois.
« A ceux qui pensent avoir de bonnes raisons de n'aimer ni les Américains ni le révisionnisme, je conseillerais de lire ces peu banales confidences d'un révisionniste californien. Ils auront des surprises. Ils découvriront le révisionnisme sous un jour inattendu et ils rencontreront un Américain pour la forte, courageuse et souriante personnalité duquel ils éprouveront, je le suppose du moins, de l'estime et peut-être même de l'admiration » (Robert Faurisson).
Bradley Smith est né en 1930 à Los Angeles au sein d'une famille ouvrière de tradition catholique. Il a vécu ces dernières années en Californie ou « Mexifornia » (Etats-Unis) et en Basse Californie ou Baja (Mexique). A 18 ans, il s'est engagé dans l'armée. Il a combattu en Corée, où il a été blessé à deux reprises. Par la suite il a été successivement serre-frein dans une compagnie de chemins de fer, shérif-adjoint, puis torero de corrida au Mexique ; il a travaillé dans une galerie d'art à New York, s'est fait archéologue de la civilisation précolombienne, libraire, employé de casino de jeux à Reno (Nevada), ouvrier dans les studios de Hollywood, docker, puis marin sur des caboteurs relâchant au Japon, aux Philippines, au Vietnam, en Thaïlande. Il a ouvert une boutique d'encadrement de photos, l'a transformée en galerie d'art, puis est devenu charpentier et maçon. Sa dernière compagne est mexicaine. Il l'a épousée en 1978. En 1986, à 56 ans, il en a eu une fille. Il a abondamment lu et écrit. A partir de 1980, il s'est croisé pour la cause révisionniste, multipliant initiatives et publications (radio, télévision, Internet). Dans les années 1960, alors qu'il était libraire, il a eu maille à partir avec la censure et la justice pour n'avoir pas accepté de retirer de la vente Tropique du cancer, roman de Henry Miller. En 1984, il met sur pied le Media Project en collaboration avec l'Institute for Historical Review (IHR) sis à Los Angeles. En 1990, il crée le Campus Project, appelé à connaître un grand retentissement. En 1991, il lance un périodique qui, sous le titre de Smith's Report, en est aujourd'hui à sa 116e livraison. En 1995, avec Mark Weber, il ouvre sur Internet le site, abondamment visité, du Committee for Open Debate on the Holocaust (CODOH). En 2002, il publie Break His Bones / The Private Life of a Holocaust Revisionist (Brisez-lui les os. La Vie privée d'un révisionniste de l'Holocauste).
Note: « Break His Bones » est inspiré d'une vieille comptine anglaise : « Sticks and stones may break my bones but names will never hurt me » (Triques et pierres les os peut-être me briseront mais injures jamais ne m'atteindront).
LA TABLE DES MATIÈRES
Bradley Smith, Confidences d'un révisionniste
américain
(têtes de chapitres)
I. La littérature révisionniste
est assommante. - Ce qui intrigue, ce n'est pas le prétendu
programme de gazage massif des juifs mais l'insistance des élites
intellectuelles à vouloir supprimer tout débat sur
le sujet. - Textes que j'ai publiés dans les journaux
de nos campus universitaires. - Vif intérêt des étudiants.
- Émoi des professeurs, en particulier de Deborah Lipstadt.
- Leur mépris pour qui n'a pas de formation universitaire.
- Je ne suis ni antijuif, ni raciste. - Adolf antipathique. -
Les racistes me tiennent pour un traître à ma race
et pour une mauviette. - Une vie de liberté intellectuelle
qu'il convient de vivre et non de revendiquer.
II. Autrefois, ma librairie dans un quartier juif. - Amitiés
et relations juives. - Capture d'Eichmann. - Le mystère
Eichmann, le mystère Hitler.
III. Découverte de l'Institute for Historical Review, de
Tom Marcellus et de David McCalden. - Débilité de
Walter Laqueur, auteur orthodoxe. - Lecture de Faurisson en 1979
(traduction d'articles parus dans Le Monde) : tempête
sous un crâne.
IV. Je publie un article sur la fragilité des preuves de
l'existence des chambres à gaz. - Mise en garde d'un ami
: c'est se condamner à mort, tels les condors qui, installés
sur leurs lignes à haute tension, s'électrocutent
en se soulageant.
V. Après mon divorce d'avec Pamela, ma nouvelle compagne,
Jenny (juive) et ses deux enfants. Cauchemar. - Notre chienne
Princesse est condamnée. - À la fourrière
pour la piqûre.
VI. Passion d'enfant pour La Chanson de Roland. - Devenir
soldat. - La Corée. - Blessé et hospitalisé.
- Petits métiers. - Condamné pour avoir voulu vendre
Tropique du Cancer d'Henry Miller - Rage d'écrire.
- Manuscrits à la poubelle. - Hallucinations. - Excitation
à la découverte, le 31 décembre 1979, du
livre d'Arthur R. Butz, La Mystification du XXe siècle.
VII. Tout sacrifier pour écrire. - Des visions pendant
quatre ans. - Le Vietnam. - Parution du Smith's Journal.
- Un prédicateur. - L'araignée. - Un cerveau est-il
indispensable pour se tirer d'affaire dans la vie ? - Des milliers
d'universitaires à gros cerveaux régurgitent, sans
y réfléchir, des histoires de chambres à
gaz.
VIII. La thèse révisionniste. - La censure exercée
par l'Industrie de l'Holocauste, par les professeurs et par les
journalistes. - Pas question d'être un « anarchiste
libertaire ». - Aimer la lumière du jour.
IX. Nature des récits de guerre qui vous tirent des larmes.
- Récits sincères et récits qui appellent
à la haine ou au mépris de l'adversaire. - Il serait
mal d'avoir tué des Viets mais bien d'avoir tué
des Allemands ou des Japs. - Différence dans le comportement
pendant la guerre, d'une part, des combattants américains
ou allemands et, d'autre part, de la majorité des juifs
d'Europe. - Notre crédulité imbécile est
un outrage à la dignité de ceux que nous croyons
sur parole. - J'ai la larme trop facile.
X. Le « savon juif », les « abat-jour en peau
humaine » : des élucubrations que les organisations
juives devraient à leur tour dénoncer. - Pourquoi,
en 1941, le sort de juifs obscurs sur un continent lointain aurait-il
dû nous préoccuper davantage que celui des Noirs
en Amérique ? - Le lobby de l'Holocauste et ses peep
shows. - Des intellectuels cultivent l'orthodoxie germanophobe.
- Le bon côté de la culture populaire américaine.
XI. Naissance de notre fille Paloma (j'ai épousé
Alicia, Mexicaine, garde-malade de Mère) - Angoisse, vie
et joie. - Au diable les chambres à gaz, les nazis et les
juifs !
XII. Mon engagement révisionniste. - Pourquoi ? - Il n'y
a pas d'argent à y gagner. - Le goût du risque ?
- Méfiance pour ce goût-là. Hitler l'avait
et il a flanché. - Goering plus crâne qu'Hitler ou
Goebbels. - Courage tranquille du manchot vietnamien anti-Vietcong.
- La dénonciation à sens unique des atrocités
de la guerre ; photos de filles unijambistes. - User sa vie à
expliquer des choses qui ne vous concernent pas à des gens
qui ne s'y intéressent pas.
XIII. Racisme et révisionnisme. - En Corée et au
Vietnam, cadavres de blancs et cadavres de jaunes. - Le problème,
ce n'est pas que les racistes aient leur théorie sur les
races, c'est qu'ils cherchent à l'imposer. - Je peux vivre
avec les racistes, je le fais depuis quinze ans ; je peux également
vivre avec les antiracistes, je l'ai fait pendant trente ans.
- Il n'y a pas de « crimes de la pensée ».
- Qualités humaines du raciste et révisionniste
Mark Weber. - Impatience avec Paloma, dix ans, qui insiste pour
situer la première guerre mondiale au XVIIIe siècle.
XIV. Les clochards. - Roosevelt, le richard de la haute, et Hitler,
le prolétaire. - Hitler portait un regard théâtral
sur sa vie. - Il comprenait Roosevelt mais - erreur fatale - il
ne comprenait pas l'Amérique. - Roosevelt savait que rien
ne stimule le gouvernement américain comme la guerre. -
Joyeuses nuits d'autrefois. - Finis le cercle d'amis et l'argent.
- Une femme, une mère malade, deux enfants, et puis le
grand âge. - Hitler, sa haine des juifs, sa névrose.
- Lui préférer le vieux Ram Dass, si humain, si
chaleureux, ne cherchant à guider personne.
XV. Un pilier de l'histoire de l'Holocauste : le témoignage
de Yankel Wiernik, charpentier à Treblinka. - Un récit
extravagant et ordurier. - Comment des professeurs d'université
peuvent-ils en abreuver leurs étudiants ? - L'ont-ils lu
?
XVI. La richesse des privilégiés. - D'où
est venue l'idée de pouvoir gagner sa vie en écrivant
sur l'Holocauste ? - Une épouse, mexicaine, qui fait des
ménages. - Un don pour les travaux qui ne rapportent rien.
- C'est décidé : désormais je me ferai payer
de toute ma peine.
XVII. Tournée de conférences révisionnistes
en Pennsylvanie et ailleurs avec Eric. - Charles Provan et ses
dix enfants. - Annulations sur annulations. - Rejeté de
partout. - Provocation. - Incident. - La femme de Fred Leuchter
en vomit. - Traque. - Trois mois de préparatifs intenses
pour rien sinon une vidéo exceptionnelle. - En onze ans,
rien de ce qui a été entrepris n'a vraiment marché.
XVIII. L'argument physico-chimique de Faurisson m'a donné
l'éveil et m'a hanté mais c'est un rêve qui
m'a convaincu. - Mieux que l'intellect, l'expérience intime,
l'art. - Malheureusement les artistes ont donné dans l'holocaustomanie.
- Ils ont fermé leur cur aux vaincus et, d'une certaine
façon, à ces prétendus témoins aussi,
en les flattant, en les poussant à toujours plus d'outrances.
- Ces artistes obéissent à l'État. - Faire
uvre d'artiste indépendant, sans qualification, pour le
peuple.
XIX. À Washington, au Musée de l'Holocauste, le
professeur Berenbaum se dérobe. - Une arnaque. - Rien sur
les malheurs des non-juifs pendant la guerre. - Pas de preuves
réelles des chambres à gaz. - Sens mesquin de cette
exposition : les juifs ont eu le droit d'envahir la Palestine.
- Une seule photo me touche : celle d'un juif douloureux tenant
dans ses bras sa petite fille. - Je pleure parce que je me vois
vivant dans l'angoisse, dans l'hostilité, dans le mépris
quasi unanime pour le travail que je fais ; je risque de sombrer
et d'entraîner avec moi ma petite fille et le reste de ma
famille.
XX. Dans la pratique de l'insulte, de la calomnie et de l'assassinat
moral, l'Anti-Defamation League of B'nai B'rith, présidée
par Abraham Foxman, n'a pas son pareil. - « La ligue de
diffamation juive ». - La haine est sa tasse de thé.
- Riche et puissante, elle est redoutée par les professeurs
et les journalistes, qui devraient pourtant redresser l'échine.
- Nous ne gagnerons pas le match ; donc, ce qui comptera, c'est,
comme à Eton, la manière dont nous aurons joué.
XXI. La disproportion des forces stimule. - Le malheur, à
un âge avancé, de rester infantile, comme Jim Morrison.
- Mère va mourir. - Un souvenir : la vieille, digne et
impeccable Vietnamienne proche de la mort. - Le rabbin Mitelman
présente ses excuses pour n'avoir pas censuré plus
vite. - La nouvelle Inquisition et les nouveaux Torquemadas avec
leur chevalet médiatique. - Ces rabbins ne savent pas ce
qu'ils font. - Aider les juifs à comprendre et à
se libérer.
XXII. Si Anne Frank est morte dans un camp, c'est une monstruosité
allemande, mais, si des foules de jeunes filles allemandes ont
été tuées dans des bombardements anglo-américains,
ce ne sont que des « dommages collatéraux »,
dont Roosevelt et Truman se moquaient. - Sans l'unicité
de la souffrance juive, comment démontrer l'unicité
de la monstruosité allemande ? - L'État promeut
l'histoire de l'Holocauste. - La lâcheté professorale
fait le reste. - Adolf et Anne. - À chacun son tour d'interdire
la contestation.
XXIII. On pense trop. - Les bouddhistes préférables
aux révisionnistes. - Venir de la classe ouvrière
et pratiquer une dizaine de métiers. - Être ordinaire,
indiscipliné, peu instruit. - Perdre la tête. - Des
réalisations tout de même : le Campus Project, le
CODOH, The Revisionist et le plus grand site révisionniste
au monde. - Mais pas d'argent, et la tête dans les nuages.
- Un collégien de 70 ans. - Servir un idéal de liberté
qui n'a pas besoin de professeurs pour l'expliquer, de zélotes
pour le promouvoir, de tyran ni d'Etat pour le protéger.
XXIV. Le professeur Silber, qui n'a pas su me lire, s'est maladroitement
porté à la défense de son collègue
Elie Wiesel, dont j'avais relevé les insanités.
- Pourquoi tous ces professeurs se sont-ils tus sur l'insanité
du chiffre officiel de quatre millions de morts autrefois inscrit
sur les stèles d'Auschwitz-Birkenau ? - L'histoire de
l'Holocauste n'est qu'un récit de guerre. - Elie Wiesel
est un faux témoin de cette histoire (et, soit dit en passant,
un prix Nobel du vol plané).
XXV. Dans la rue, la truie en liberté : elle connaît
tout le monde, aime ou n'aime pas tel ou tel mais ne juge personne.
- Le 11 septembre : un signal fort lancé par les gens d'en
bas (les Palestiniens) à l'adresse des gens d'en haut (les
Américains et les Israéliens). - Au Vietnam, nous
avions déjà été payés de la
monnaie de notre pièce. -- Souvenir d'un quartier de Saigon
anéanti : plus un bruit sauf celui des noix de coco tombant
au sol. - Le gouvernement américain préconise le
massacre des innocents afin de punir les coupables : une constante
de la politique américaine. - Le révisionnisme apprend
à réfléchir là-dessus. - Un simple
sceptique des chambres à gaz. - Grâce à celles-ci,
les Israéliens peuvent tuer les enfants palestiniens et
faire ce qu'ils veulent à qui ils veulent. - Je ne fais
que suivre la pente de mon caractère. - La fin est proche.
- Nostalgie. - Femmes du passé. - Rencontre d'un Mexicain
convaincu qu'on cherche à nous implanter des puces électroniques
pour nous conditionner. - Le révisionnisme contre la pensée
par puce électronique. - Il faudrait un regard neuf, sans
préjugé et sans cette mémoire qui justifie
tous les crimes. - Je vais essayer de me concentrer sur ce qui
se passe ici et maintenant. - Vers un nouvel échec ? C'est
le cas la plupart du temps. Pas toujours.
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de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.
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