AAARGH
[(1)]: Chiffre arbitrairement choisi par Lech Walesa pour ne pas oublier les morts polonais./Fin de la note
[(2)]: Léon Poliakov est devenu très prudent et circonspect à l'égard de la valeur probante du "Rapport Gerstein"; dans un recueil d'entretiens échangés avec Georges Elia Serfati (L'envers du destin, éditions du Fallois, Paris, 1989, 299p.), il relègue au rang de témoignage mineur celui du SS Kurt Gerstein. Il a, en effet, déclaré à son interlocuteur:
"Certes dans les rapports de Gerstein se logeaient un certain nombre d'erreurs. Il n'avait vu un camp d'extermination qu'une seule fois et d'un peu loin, c'était le camp polonais de Belzec."
Pourtant, c'est bien ce témoignage qui a été "choisi parmi tant et tant d'autres" par Poliakov et Vidal-Naquet pour être inséré partiellement dans une déclaration d'historiens signée par 34 universitaires (et non des moindres). Le journal Le Monde publia ce texte le 21 février 1979 pour répliquer vertement aux thèses du professeur Faurisson dont l'affaire venait d'éclater.
[(3)] Par Pfannenstiel Rassinier savait que plusieurs personnes se trouvaient à Belzec avec Gerstein. L'ancien déporté a pu-- ce n'est qu'une hypothèse-- construire dans son livre un récit où il intègre à la fois les propos assez complémentaires de son visiteur de juin 63 à Asnières et ceux de Pfannenstiel, rencontré à Marburg en septembre 1963.
[(*)] Sur cette sotte sans intérêt, voir le livre de S. Thion, Une allumette sur la banquise, ch. 1