1 . Ainsi qu'on le constate depuis quelque
temps en Allemagne, dans les écrits de certains universitaires
notamment, engagés à la suite de l'article d'E.
Nolte, « Vergangenheit, die nicht vergehen will »,
Frankfurter Allgemeine Zeitung, 6 juin 1986, dans ce qu'on
a appelé l'Historikerstreit. A propos de cette « querelle
d'historiens », sur ce « passé qui
ne veut pas passer » plusieurs articles ont paru en
français, notamment dans Le Débat, numéro
43, janvier-mars 1987 et numéro 45, mai- septembre 1987,
et dans Documents. Revue des questions allemandes, numéro
1, 1987, pp. 35-54 et numéro 2, 1987, pp. 94-113. Voir
aussi l'ouvrage collectif Ist der Nationalsozialismus Geschichte
? Zu Historisierung und Historikerstreit, sous la direction
de D. Diner, Francfort, Fisher, 1987, et les textes des principaux
protagonistes de la « querelle » rassemblés
dans Historikerstreit, Die Dokumentation der Kontroverse und
die Einzigartigkeit der national-sozialistischen Judenvernichtung,
Münich, Piper Verlag, 1987.
2 . Dans
son intervention au colloque sur la politique nazie d'extermination
qui s'est tenu à la Sorbonne les 11, 12 et 13 décembre
1987, Alfred Grosser réprouvait l'usage de ce mot -- banalisation
-- dont il disait justement qu'il impliquait que les crimes auxquels
on craignait de voir le génocide comparé fussent,
quant à eux, banals.
3 . Une
opération dont la rationalité semble ne pas avoir
échappé, tout récemment, à un responsable
bavarois de la Bundeswehr : « Si nous considérons
que la fin justifie les moyens, alors l'utilisation des gaz pour
l'extermination en masse des juifs, au lieu d'exécutions
individuelles, constituait une victoire des principes économiques »,
Le Monde, 1er janvier 1988.
4 . "Le
révisionnisme historique prétend simplement accomplir
normalement le travail normal de l'historien et n'existe comme
« école » séparée que
du fait des dogmes et des tabous qui entourent certaines périodes
historiques, déchaînent les passions et la répression
et empêchent que ne s'accomplisse ce travail de l'histoire",
Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, printemps 1987, p. 6, revue dont les concepteurs ont trouvé
sans doute à la fois commode et très spirituel de
plagier, pour sa couverture, la typographie de la célèbre
revue Annales fondée par M. Bloch et L. Febvre,
mais qui fut bouclée dans une telle précipitation
pour être en librairie le 11 mai 1987, date de l'ouverture
à Lyon du procès de Klaus Barbie, que les numéros,
systématiquement requis pour les revues, d'inscription
à la commission paritaire des publications de presse et
à l'ISSN (International Serial Standard Number) sont tout
bonnement annoncés comme étant "en cours".
Sur le révisionnisme avant les "révisionnistes",
voir le livre de P. Vidal-Naquet, Les assassins de la mémoire,
Paris, La Découverte, 1987, notamment les pages 108 à
133, "Thèses sur le révisionnisme".
5 . J.
P. Rioux parle à leur propos de "négateurs",
Le Monde, 22 septembre 1987, et H. Rousso de "négationnistes"
dans son étude sur Le syndrome de Vichy, Paris,
Le Seuil, 1987, p. 166. Sur l'usage "révisionniste"
des guillemets, voir J. Authier-Revuz et L. Romeu, "La place
de l'autre dans un discours de falsification de l'histoire",
Mots, 8, 1984.
6 . L'interview
de L. Darquier par P. Ganier-Raymond est parue dans L'Express
du 28 octobre 1978. Quatre jours plus tard, Le Matin publiait
un extrait d'une lettre de R. Faurisson: "J'espère
que certains des propos que le journaliste Philippe Ganier- Raymond
vient de prêter à Louis Darquier de Pellepoix amèneront
enfin le grand public à découvrir que les prétendus
massacres en "chambres à gaz" et le prétendu
"génocide" sont un seul et même mensonge,
malheureusement cautionné jusqu'ici par l'histoire officielle
(celle des vainqueurs) et par la force colossale des grands moyens
d'information", Le Matin, 1er novembre 1978.
7 . Sur
le rôle de R. Bousquet et J. Leguay dans la déportation
des juifs, voir M. R. Marrus et R. O. Paxton, Vichy et les
Juifs, Paris, Calmann-Lévy, 1981.
8 . Le
Matin, loc. cit. Le Monde, 16 et 29 décembre
1978.
9 . Sur
la méthode "révisionniste" de lecture
de documents, voir mon article "Les redresseurs de morts",
Les Temps Modernes, juin 1980. A ce jour, deux ouvrages
ont paru en France sur le phénomène "révisionniste",
d'une part celui d'A. Finkielkraut, L'avenir d'une négation,
Paris, Le Seuil, 1982 et d'autre part les cinq articles écrits
par P. Vidal-Naquet entre 1980 et 1987 et récemment regroupés
par lui dans Les assassins de la mémoire, op. cit.
10
. Provoquées essentiellement par ces affaires Darquier
et Faurisson, dont on peut regretter qu'elles figurent sous l'appellation
"La mémoire juive" dans le livre d'H. Rousso,
op. cit., pp. 147-182.
11 .
"Cette insistance sur l'amour de la vérité
qui caractérise tous les faussaires", P. Vidal-Naquet,
op. cit., p. 49.
12 .
"Tous ceux qui ont pris la peine de s'informer ont découvert
que le professeur Faurisson est viscéralement antitotalitaire"
précise le tract déjà cité "Les
chambres à gaz sont-elles indispensables à notre
bonheur ?". National Alliance: parti fondé et dirigé
par William Pierce, ancien membre de l'American Nazi Party et
traducteur anglais d'un petit livre allemand au titre édifiant:
D. Eckart, Bolshevism from Moses to Lenin (Le bolchevisme
de Moïse à Lénine), Reproduction of National
Socialist World, Copyright Dr. W. Pierce, 1966 La référence
à la conférence donnée par R. Faurisson se
trouve à la première page du numéro d'octobre
1979 du National Alliance Bulletin, bulletin intérieur
réservé, en principe, aux membres du parti: "Professor
Robert Faurisson, of the University of Lyon, visited the National
Office last month. On the evening of september 14 he gave a lecture
to Washington-area members and friends of the Alliance and showed
slides of photographs he took at Auschwirz, Dachau and other sites
of supposed World War II "extermination camps". Dr.
Faurisson, who has been studying the "Holocaust" myth
for the past decade pointed out a number of glaring inconsistencies
he has uncovered in the Jewish tales of mass gassings by Germans".
13 .
Sur la hantise faurissonienne de la mystification depuis A-t-on
lu Rimbaud ? (1961), A-t-on lu Lautréamont
? (1972), les "traductions" [sic] d'Apollinaire
et de Nerval (1977) jusqu'à la déconstruction des
chambres à gaz, voir mon article déjà cité
"Les redresseurs de morts ".
14 .
Parmi les intervenants à la première "convention
révisionniste" (Northrup University, Los Angeles,
31 août-2 septembre 1979) au cours de laquelle R. Faurisson
présenta une communication sur "les techniques du
gazage", siégeaient Udo Walendy, ancien membre du
comité exécutif du NPD, le parti allemand néo-nazi,
Austin App, rédacteur de The Voice of German Americans
et auteur de pamphlets diffusés par l'éditeur néo-nazi
Liberty Bell: Can Christianity survive when the Jews control
the media and the money ? et Kosher Food Racket Exposed,
et Arthur Butz, chef de file du "révisionnisme"
nord-américain, auteur de The Hoax of the Twentieth
Century (L'imposture du XXe siècle), Ladbroke, Southam
(G.B.), Historical Review Press, 1976, maison d'édition
du National Front, le parti fasciste anglais. "La littérature
talmudique n'était pas destinée à une diffusion
générale et les talmudistes disposaient donc d'une
liberté plus grande que celle des inventeurs de l'imposture
des six millions qui ont été, eux, contraints d'évaluer
le degré de crédulité d'un auditoire non
juif et qui pouvait donc être sceptique", A. Butz,
op. cit., pp. 246- 247. Un compte rendu très élogieux
de la convention "révisionniste" est donné
dans l'équivalent américain du journal Minute,
Spotlight, 24 septembre 1979, qui avait déjà
précédemment rendu compte des travaux de R. Faurisson,
ibid., 2 et 9 octobre 1978.
15 .
P. Milza, Fascisme français. Passé et présent,
Paris, Flammarion, 1987, p. 278.
16 .
La mort de Brasillach et l'épuration ont fait de moi un
animal politique", Jeune Nation, avril 1959, cité
par P. Milza, op. cit., p. 278. Voir aussi H. Lottman,
L'Epuration, Paris, Fayard, 1986. Les temps changent: celui
qui avait créé cette maison d'édition, Arthème
Fayard, avait aussi été le fondateur, en 1930, de
Je suis partout, voir P. Milza, op. cit., p. 216.
17 .
M. Bardèche, Nuremberg ou la Terre Promise, Paris,
Les Sept Couleurs, 1948, pp. 9, 19, 23, 42, 133, 187 à
190. Sur la nouvelle, officiellement authentifiée, et rendue
publique dès novembre 1942, aux Etats-Unis, de l'extermination
des juifs dans les camps nazis, voir D. S. Wyman, L'abandon
des juifs. Les Américains et la solution finale,
Paris, Flammarion, 1987.
18 .
Pierre Laval au pasteur M. Boegner le 9 septembre 1942: "Que
voulez-vous faire des enfants ?" Boegner: "Les familles
françaises les adopteront". Laval: "Je ne veux
pas. Pas un ne doit rester en France". R. Brasillach, dans
Je suis partout, 25 septembre 1942: "Il faut se séparer
des juifs en bloc et ne pas garder les petits". Cités
par F. Kupferman, Laval, Paris, Balland, 1987, pp. 365-366.
R. Faurisson, Réponse à Pierre Vidal-Naquet,
édité par l'auteur, diffusion: La Vieille Taupe,
1982, donne p. 44 comme explication à la déportation
des enfants juifs "l'insistance des autorités gouvernementales
des pays occupés à ne pas voir les familles disloquées".
Sur cette déportation, voir M. R. Marrus et R. O. Paxton,
Vichy et les Juifs, op. cit., Paris, 1981, pp. 244-250.
19 .
R. Faurisson, "Le problème des chambres à gaz",
Défense de l'Occident, juin 1978.
20 .
A. Finkielkraut, op. cit., p. 54
21 .
La collection 10/18 a publié, entre 1974 et 1979 sous la
direction de C. Castoriadis, 9 volumes intitulés Socialisme
ou Barbarie qui rassemblent les principales contributions
de SOB entre 1949 et 1965. Sur A. Bordigua, voir l'introduction
de R. Paris au tome I des Ecrits politiques d'A. Gramsci,
Paris, Gallimard, 1974, pp. 11-59, dont la référence
est donnée par J. Verdès-Leroux dans une note, p.
118, de son édition du livre de B. Souvarine, A contre-courant,
Paris, Denoël, 1985.
22 .
"Nous affirmons sans passion et résolument que le
14 septembre [élections de 1931] a vu, en quelque sorte
l'apogée d'Hitler; à l'avenir il ne progressera
plus, mais s'effondrera", assurait, lors du Plenum du comité
central de l'Internationale communiste cette même année,
Ernst Thälmann, secrétaire du parti communiste allemand,
qui devait être arrêté dès mars , emprisonné
puis déporté au camp de Buchenwald où il
mourut en 1944. Voir le livre de Franz Neumann, écrit en
1942-1944 et enfin traduit en français, Béhémoth.
Structure et pratique du national-socialisme, Paris, Payot,
1987.
23 .
Programme communiste, numéro 11, avril-juin 1960,
pp. 49-53.
24 .
"Auschwitz ou le Grand Alibi", seconde édition:
La Vieille Taupe,1970. Supplément au numéro 5 du
Mouvement Communiste.
25 .
S. Thion, Vérité historique ou vérité
politique ?, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 165. Les tracts
mentionnés plus haut "Les chambres à gaz..."
et "Qui est le Juif?" sont reproduits dans ce livre,
pp. 140-151. Dans la première partie de cet ouvrage, l'auteur
dit de R. Faurisson: " C'est, dans tous les cas, un homme
seul" (p 14). Ces lignes sont datées du 14 octobre
1979. L'homme seul avait prononcé sa conférence
pour nazis américains le 14 septembre. Et participé
à la première convention "révisionniste"
deux semaines plus tôt.
26 .
S. Thion, "Histoire européenne et monde arabe",
Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, printemps 1987, p. 126. On notera la délicatesse de
la formule: "ce qui s'est passé entre les nazis et
les communautés juives d'Europe ".
27 .
"De l'exploitation dans les camps à l'exploitation
des camps (suite et fin)", La Guerre sociale, mai
1981, p. 41.
28 .
"Nous ne serons partisan [sic] d'aucune pensée asservie
". Coquille typographique ou pluriel de majesté. S.
Thion, "Histoire européenne et monde arabe",
loc. cit., p. 120.
29 .
Ibid., p. 135.
30 .
Voir l'analyse de ce livre par P. L. Assoun, "De l'allégorie
à la tautégorie: le mythe de l'Un", Corps
écrit, 1986, numéro 18, pp. 105-113.
31 .
W. Stäglich, Le Mythe d'Auschwitz, Paris, La Vieille
Taupe, 1986, p. 28. Pour des raisons certainement très
intéressantes, mais non explicitées le nom du traducteur
de cet ouvrage, "traduit et adapté de l'allemand",
n'est pas mentionné, ce qui ne laisse pas d'étonner
quand on connaît le respect scrupuleux affiché par
les "révisionnistes" en matière de règles
éditoriales et les leçons de déontologie
scientifique dont ils abreuvent si volontiers leurs contemporains.
32 .
Je reprends ici et un peu plus loin dans ce texte, avec l'accord
du co-auteur de l'article, que je remercie, les analyses présentées
dans: J. Baynac et N. Fresco, "Comment s'en débarrasser
? ", Le Monde, 18 juin 1987.
33 .
J. G. Cohn-Bendit, "Question de principe", in: S. Thion,
op. cit., pp. 131- 133. Sa déclaration publique
a été reproduite dans Le Matin, 14 mars 1981.
34 .
S. Thion, op. cit., pp. 30 et 37.
35 .
Id., Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, op. cit., pp. 161-162.
36 .
La première citation est tirée d'une "Réponse
de Pierre Guillaume" à la lettre d'un ancien déporté,
De l'exploitation dans les camps à l'exploitation des camps,
op. cit., p. 88. La deuxième citation est extraite,
dans les Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, op. cit., p. 13, d'un "Liminaire", non signé
et qu'on se risque à attribuer au même P. Guillaume,
directeur de publication de la revue.
37 .
Le lutteur de classe, numéro 1, s.d. [1981], "L'affaire
Faurisson", p. 23.
38 .
Les théoriciens de La Guerre sociale, après
avoir affirmé à propos de Faurisson: "nous
qui sommes révolutionnaires entendons en tous cas le soutenir"
parce qu'il est "attaqué pour avoir cherché
et fait progresser la vérité", "Qui est
le Juif?", La Guerre sociale, numéro 3, juin
1979, expriment deux ans plus tard leur " désaccord
profond" avec les "responsables de l'édition"
de R. Faurisson (La Vieille Taupe), chez qui ils ne cherchent
pas à "démêler ce qui relève de
la naïveté ou de l'intelligence tactique" mais
à qui ils reprochent "de n'avoir pas fait à
Faurisson un minimum de critiques" et de s'être plus
préoccupés de rendre ses recherches "présentables"
que de montrer leurs "conséquences subversives",
en jouant "les entremetteurs entre le diable et les curés
de gauche". Mais quelle religiosité chez des athées
aussi résolus qui eux, continueront "à porter
cette antique querelle -- la distinction entre le vrai et le faux
-- sur un terrain plus central en [s']attaquant à la principale
imposture du XXe siècle: l'idée selon laquelle le
communisme se serait déjà établi quelque
part et ne serait pas encore tout à venir", "De
l'exploitation dans les camps à l'exploitation des camps
(suite et fin) ", loc. cit.
39
. "Le roman de nos origines", La Banquise. Revue
de critique sociale, numéro 2, juin 1983, pp. 39, 42,
43, 46, 48, et " Y a-t-il une question juive?", ibid.,
p. 62.
Menés par des groupes dont les effectifs se comptent parfois
jusque sur les doigts des deux mains, ces débats critiques
de haut vol aux allures d'anathèmes donnent sans doute
à chacun de ces seuls vrais noyaux de la théorie
révolutionnaire le sentiment même de sa propre existence
et de sa raison d'être.
40. Passage
de la ligne et le livre suivant de P. Rassinier, Le Mensonge
d'Ulysse, publiés pour la première fois, respectivement
en 1948 et 1950, par les Editions Bressanes, ont fait l'objet
d'une réédition en un seul volume, en 1979, par
La Vieille Taupe, sous le titre Le Mensonge d'Ulysse. Les
pages indiquées entre parenthèses à la suite
des citations renvoient à cette dernière édition.
41 . "De
l'exploitation dans les camps... (suite et fin)", loc.
cit., p. 52.
42 . D.
Rousset, L'Univers concentrationnaire, Paris, Editions
de Minuit, 1981 (1re éd. 1946). Les jours de notre mort,
Paris, U.G.E., coll. 10/18, 3 vol., 1974 (1re éd. 1947).
Le pitre ne rit pas, Paris, Christian Bourgois, 1979 (1re
éd. 1948).
43 . Paris,
La Librairie Française, 1961.
44 . Voir
P. Milza, op. cit., p. 328.
45 . Op.
cit., pp. 83-120.
46 . Paris,
les Sept Couleurs, 1962. Les pages où figurent les citations
extraites de ce livre sont indiquées entre parenthèses.
47. Ulysse
trahi par les siens, op. cit., p. 194: "Je suis un socialiste,
Monsieur. Bien qu'assez peu mêlé aux luttes politiques,
j'ai derrière moi près de quarante années
de comportement socialiste [...] Que [mon socialisme] soit un
peu influencé par les données de l'histoire, je
n'en fais pas mystère, non plus que de ce qui lui vient
des données de la science moderne: il a besoin de la vérité
historique et il s'écarte de toutes les entreprises partisanes
qui flattent les bas instincts des foules dans des intentions
toujours inavouables".
48.
Nuremberg I et Nuremberg II, Paris, Les Sept Couleurs,
respectivement 1948 et 1950.
49 . Op.
cit., p. 79: "tant qu'on prétendra faire admettre
à l'opinion que 6.000.000 de juifs ont été
exterminés dans les chambres à gaz, il n'y aura
aucune chance d'empêcher que périodiquement, des
vagues d'antisémitisme né déferlent sur le
monde".
50 . Paris,
Les Sept Couleurs, 1964.
51 .
Paris, Nouvelles Editions Latines, 1967.
52 .
Ces articles sont reproduits dans Ulysse trahi par les siens,
op. cit., pp. 134-164.
53 .
S. Thion, op. cit., p. 165.
54 .
S. Freud, Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient,
Paris, Gallimard, 1974, p. 99. Sur la prétendue déclaration
de guerre du judaïsme mondial à l'Allemagne, telle
qu'elle a été rapportée non seulement par
Rassinier et R. Faurisson, mais par un des principaux protagonistes
de l'Historikerstreit allemand, E. Nolte, voir P. Vidal-Naquet,
op. cit., p. 199 et 225.
55 .
Le texte de P. Guillaume "Que savent les Français
des massacres de Sétif ?", d'abord paru dans
Libération le 7 mars 1979, est reproduit dans S.
Thion, Vérité historique..., op. cit., pp.
133-124.
56 .
L'index du livre de S. Thion, op. cit., p. 349, permet
de vérifier qu'il y est fait, par R. Faurisson, P. Guillaume
et La Guerre sociale, cinq fois référence
à ce bombardement.
57 .
C Karnooh [sic], "De l'intolérance et quelques considérations
subjectives sur le nationalisme. Mémoire adressé
à mes amis sur les raisons de mon témoignage lors
du procès du professeur Robert Faurisson", publié
dans l'ouvrage collectif Intolérable intolérance,
Paris, Editions de la Différence, coll. "Le puits
et le pendule " dirigée par P. Guillaume, 1981, p.
111 [note 17].
58 .
"Ce livre est notre anti-journal d'Anne Franck. A l'heure
où les intellectuels français débattent de
savoir s'il y avait eu ou non extermination par les gaz, il montre
et rend vivant un truquage bien plus important, dans l'hagiographie
antinazie, que celui portant sur les corrections historiques pour
la bonne cause qui ont commencé à Nuremberg ",
G. Hocquenghem, préface à: H. Heger, Les hommes
au triangle rose, Paris, Persona, 1981, p. 9.
59 .
Au moment de l'Affaire Dreyfus, Emile Zola n'a "jamais soupçonné
la part de certains juifs dans la condamnation de leur infortuné
coreligionnaire: Maurice Weil (1844-1924), officier français,
ami intime de l'affreux Esterhazy, espion au service de l'Allemagne!
et Moïse Leeman (dit Lemercier-Picard), "très
habile faussaire, condamné dix fois pour escroquerie",
auteur du célèbre "faux Henry" (une lettre
de Panizzardi, attaché militaire italien à Paris,
où Dreyfus était nommé en 1898), trouvé
pendu dans sa chambre d'hôtel le 3 mars 1898... ":
ces lignes ne sont pas extraites de Rivarol mais d'un article
intitulé "Le prêt-à-penser au tribunal
de l'Histoire", signé par "Vincent Monteil. Médaillé
de la Résistance, ancien interné-résistant
(1940-l941), ancien combattant volontaire des Forces Françaises
libres (1re D.F.L)", Intolérable intolérance,
op. cit., p. 142.
60 .
"Je me nomme Carasso et, si mon père n'avait pas réussi
à convaincre un employé de l'état civil complaisant,
en 1941, du fait que Lévi était le... prénom
musulman de son père !!! je me nommerais Lévi-Carasso.
Cela suffit-il aux docteurs de la loi ? Puis-je prendre la parole?",
in: S. Thion, op. cit., p. 137.
61 .
C. Guillon, Y. Le Bonniec, Suicide mode d'emploi, Paris,
Alain Moreau, 1982.
62 .
"Holocauste: 1/ Hist relig. Chez les juifs, Sacrifice religieux
où la victime était entièrement consumée
par le feu [...]. Par anal. Tout sacrifice religieux. V. Immolation.
2/ (Déb. XVIIe). Fig. Sacrifice total, à caractère
religieux ou non.", Le Petit Robert, nouvelle éd.
1984.
63 .
Le Mensonge d'Ulysse, op. cit., p. 158.
64 .
R. Faurisson, in: S. Thion, op. cit., p. 84.
65 .
Id., ibid., p. 200.
66 .
C. Karnooh, loc. cit., p. 133.
67 .
V. .Monteil, loc. cit., p. 159.
68 .
Id., ibid., p. 152.
69 .
J. L.Tristani, "Supplique à MM. les magistrats de
la Cour d'appel de Paris", ibid., p. 170.
70 .
C. Karnooh, loc. cit., p. 133.
71 .
S. Thion, op. cit., p. 20.
72 .
J. P. Carasso, loc. cit., ibid., p. 137.
73 .
S. Thion, "Carmel mou", Annales d'Histoire Révisionniste,
numéro 1, op. cit., p. 162.
74 .
Id., Vérité historique..., op. cit., p. 81.
75 .
M. Bardèche, G. A. Amaudruz, L. de Poncins, L. Fitzgibbon
T. Christophersen, F. Schlegel, U. Walendy, A. App, D. Felderer,
F. Duprat: ceux qui sont familiers de la littérature fasciste
et néo-nazie auront reconnu la plupart de ces noms. Ce
sont pourtant eux qui figurent notamment dans la bibliographie
présentée (pp. 58-63) par les Annales d'Histoire
Révisionniste, numéro 1, op. cit., dont le "liminaire"
déjà cité assure qu'il existe "aujourd'hui
à l'échelle internationale une historiographie révisionniste
impressionnante par son ampleur et par sa qualité"
(p. 13). A titre d'exemple de cette "qualité"
et au risque de fatiguer un instant le lecteur avec des détails
bibliographiques sortis des tiroirs les plus raffinés de
l'extrême droite, on précisera que ce François
Duprat, auteur du premier texte "révisionniste"
paru dans Défense de l'Occident en juin 1967, sous
le titre "Le mystère des chambres à gaz"
(voir J. Y. Camus, "Intégrisme et néo-paganisme:
la coalition révisionniste", Cahiers Bernard Lazare,
numéro 117-118, janvier-juin 1987, pp. 21-28) était
le traducteur du Mensonge d'Auschwitz de T. Christophersen
(éd. F.A.N.E., 1976) qui décrit avec force détails
la vie heureuse des détenus dans un des camps d'Auschwitz
(voir "Les redresseurs de morts") "le diffuseur
d'une brochure distribuée gratuitement dans plusieurs pays,
intitulée Six millions de morts le sont- ils réellement
? et écrite, sous le pseudonyme de R. Harwood, par
le rédacteur en chef de Spearhead, le journal du
parti fasciste anglais, National Front (brochure que P. Viansson-Ponté
commenta dans un article prémonitoire, "Mentez, mentez,
il en restera toujours quelque chose", paru dans Le Monde,
17-18 juillet 1977 et reproduit dans S. Thion, op. cit.,
pp. 66-68). Le même François Duprat, qui devait mourir
dans un attentat en 1978, ancien activiste de l'Algérie
française et du mouvement Occident, journaliste à
Rivarol, était président du comité
directeur d'un certain Rassemblement pour la Libération
de la Palestine à l'époque où il collabora,
ainsi que Paul Rassinier, au numéro spécial préparé
par M. Bardèche: "L'agression israélienne et
ses conséquences", Défense de l'Occident,
juillet-août 1967. Dix ans après sa mort, qu'on rapportait
jusque-là à son activisme d'extrême-droite,
F. Duprat est canonisé: l'Américain M. Weber et
le Français R. Faurisson "savent" (comment?)
que Duprat a été assassiné parce qu'il était
"révisionniste". Voir Annales d'Histoire Révisionniste,
numéro 3, automne-hiver 1987, p. 137 et p. 200.
76 .
Ainsi qu'en témoigne l'interview qu'il a donnée
à la revue Zéro, numéro 8, mai 1987,
dans laquelle il rapporte son entrée en "révisionnisme"
à l'instigation de R. Faurisson, pp. 74-75.
77 .
Sur la fausse présence, à la soutenance d'H. Roques,
de ce membre du Parti des Forces Nouvelles, T. Buron, aux côtés
de J. C. Rivière, membre du comité de rédaction
de Nouvelle Ecole, la revue du GRECE, voir J. Y. Camus,
loc. cit., p. 22. J. P. Allard, autre membre du jury, fait
partie du comité de soutien à la candidature de
J. M. Le Pen à la présidence de la République
(Le Monde, 12 janvier 1988).
78 .
Voir S. Friedländer, Kurt Gerstein ou l'Ambiguïté
du Bien, Tournai, Castermann, 1967. P. Joffroy, L'Espion
de Dieu, Paris, Grasset, 1969. Voir aussi dans les Actes
du colloques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
sur L'Allemagne nazie et le génocide juif, Paris, Gallimard-Le
Seuil, 1985, l'article de U. D. Adam, "Les chambres à
gaz", pp. 236-261.
79 .
P. Rassinier, Le Drame des juifs européens, op. cit.,
p. 64. Sur le traitement par Rassinier du témoignage de
K. Gerstein, voir G. Wellers, "La solution finale et la mythomanie
néo-nazie ", Paris, Centre de Documentation Juive
Contemporaine, 1979.
80 .
"L'affaire de la thèse de Nantes", Annales
d'Histoire Révisionniste, numéro 1, op. cit.,
pp. 165-180. Lors de la "8e conférence annuelle révisionniste"
(Los Angeles, 9-11 octobre 1987), la vedette française
était, cette fois-ci, H. Roques, qui donna sa version des
faits "De l'affaire Gerstein à l'affaire Roques",
communication reproduite dans les Annales d'Histoire Révisionniste,
numéro 3, op. cit., pp. 103-125, dans laquelle il
explique comment il a attendu quarante ans qu'"une occasion
[lui] soit offerte de dénoncer une imposture perpétrée
par ceux qui, avides de propagande à n'importe quel prix,
ont exploité les situations troubles et inévitables
de la guerre", ibid., p. 124. C'est moi qui souligne
la limpidité toute scientifique de cette formule.
81 .
Paris, Ogmios, 1986. Pour les contradictions au sujet de l'enfant
jeté ou poussé, voir p. 245. Le tribunal administratif
de Nantes a rejeté le 18 janvier 1988 la requête
d'H. Roques demandant que soit rapportée l'annulation de
sa soutenance. Editeur-diffuseur-libraire déclaré
d'extrême droite, notamment de littérature national-
socialiste, la maison Ogmios, qui a reçu des subventions
de l'ambassade d'Iran à Paris (Le Canard Enchaîné,
5 août 1987) assure également la vente au numéro
des Annales d'Histoire Révisionniste et la diffusion
de tous les ouvrages "révisionnistes" de La Vieille
Taupe.
82 .
S. Thion, op. cit., p. 167.
83 .
"Puisque tu choisis le débat public, il se poursuivra
au grand jour. Tu as de grandes chances d'être soutenu par
un drôle de camp. Il ne me reste plus que de prendre congé
du futur ex-camarade Guillaume". Déjà citée,
la lettre d'un ancien déporté qui se termine par
ces lignes est un témoignage, parmi beaucoup d'autres,
du refus clair et net de la part de gens de l'ultra-gauche de
suivre P. Guillaume et La Vieille Taupe dans leur engagement "révisionniste",
et des ruptures radicales qui s'en sont souvent suivies. Le "drôle
de camp" est particulièrement bien représenté
par Me Delcroix, avocat de R. Faurisson dans ses "Considérations
sur la loi dite antiraciste", Annales d'Histoire Révisionniste,
numéro 3, op. cit., pp. 73-88, dans lesquelles l'auteur,
ayant demandé si "l'amour de l'allogène"
était "une obligation légale" (p. 76),
dénonce une loi "appliquée surtout, en l'état,
dans l'intérêt du "lobby" pro-immigrés"
(p. 78), se plaint que "nous ne sommes déjà
plus dans un Etat national français" (p. 79, souligné
par l'auteur), ajoutant que "l'idéologie qui sous-tend
cette loi est cosmopolite et totalitaire, et vise la destruction
de la nation, comprise dans son véritable sens traditionnel
et étymologique [...] naissance, race " (p. 80) et
que la "philosophie" de cette loi "correspond à
une psychologie de nomade", (p. 81).
84 .
C. Mattogno, "Le mythe de l'extermination des juifs",
Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, op. cit., pp. 15-107. Il est l'auteur de la bibliographie
qualifiée par P. Guillaume d'"impressionnante par
son ampleur et par sa qualité", voir note 71.
85 .
S. Thion exprime sa "compassion profonde pour tous ces individus,
arabes, juifs, de toutes les langues et de toutes les confessions
[sic -- c'est moi qui souligne] qui, depuis deux ou trois générations
ont vécu les guerres, l'exil, les menaces, la répression,
sans compter la misère". Et se définissant
comme "cosmopolite, dénué de solidarité
confessionnelle, nationale ou culturelle", il peut assurer
ses contemporains que c'est "donc dans une complète
indépendance personnelle [qu'il] a abordé l'affaire
Faurisson", "Histoire européenne et monde arabe",
Annales d'Histoire Révisionniste, numéro
1, op. cit., p. 123.
86 .
"Info-intox... Histoire-intox... ça suffit! Chambres
à gaz = bidon !", signé par un "collectif
lycéens Lyon-Nancy-Strasbourg 1987": "Les vendeurs
d'Holocauste-Shoah (holocauste toujours, tu m'intéresses
!) clippent à mort: charniers, pleurs, gémissements
[...] Depuis qu'Hitler et ses nazebroques ne sont plus là,
les camps n'ont pas disparu, ni les guerres, ni les déportations
[...] Ils n'avaient RIEN inventé. Si ils [sic] avaient
eu des chambres à gaz pour tuer les gens, alors là
oui ils auraient inventé du très spécialement
dégueulasse [...] Mais ces chambres, c'est de la rumeur
et du bidon. Hitler ne voulait plus de juifs en Europe. Dès
1933, les juifs ont voulu la guerre générale contre
lui. C'était déjà de l'offensive anti-Waldheim
mais multipliée par 1 000 [...] Le drame principal des
camps, c'était les épidémies [...] Au bagne
d'Auschwitz on n'a gazé que des poux [..] Les juifs sont
là "bien là ! Et tant mieux ! Ils sont là
Guy Lux et Léon Zitrone, Fabius et Krasucki, Simone Veil
et Mgr Lustiger [...] Les juifs n'admettront jamais qu'on mette
en péril le deutschmark [... Israël] a transformé
la ratonnade en religion d'état et n'hésitera pas
à provoquer une 3e guerre mondiale si on voulait mettre
en vigueur les résolutions de l'ONU et rendre leurs terres
aux Palestiniens".
87 .
Protégé par l'anonymat, un homme expliquait il y
a quelques années lors de l'émission "Vécu"
diffuséee par France-Inter: "Je n'ai pas le droit
de dire ouvertement que je n'aime pas les juifs. Je suis persécuté
en tant qu'antisémite".
88 .
Extrait de la notice biographique de P. Rassinier publiée
par La Vieille Taupe à la fin du Mensonge d'Ulysse,
op. cit.
49
. "L'inexistence des "chambres à gaz", est
une bonne nouvelle pour la pauvre humanité. Une bonne nouvelle
qu'on aurait tort de tenir plus longtemps cachée",
R. Faurisson, Le Monde, 28 décembre 1978.
90 .
J. M. Le Pen, lors d'un meeting rapporté par Le Monde
du 23 février 1986. Cité dans J. Y. Camus, loc.
cit., p. 28.
91 .
"Ce qui a été décisif, le jour où
nous avons entendu parler d'Auschwitz [...]. C'était en
1943. Et tout d'abord nous n'y avons pas cru [...] en partie aussi
parce que cela allait à l'encontre de toute nécessité,
de tout besoin militaire [...]. Cela n'aurait jamais dû
arriver. Et par là, je ne parle pas du nombre des victimes.
Je parle de la fabrication systématique des cadavres [...].
Auschwitz n'aurait pas dû se produire. Il s'est passé
là quelque chose que nous n'arrivons toujours pas à
maîtriser" expliquait H. Arendt au cours d'un entretien
diffusé par la télévision allemande le 28
octobre 1964 et reproduit dans son livre, La tradition cachée.
Le Juif comme paria, trad. franç., Paris, Christian
Bourgois, 1987.
92 .
Voir à ce propos le livre de W. Laqueur, Le Terrifiant
Secret, trad. franç., Paris, Gallimard, 1981.
93 .
Voir à ce propos le livre de W. Laqueur, Le Terrifiant
Secret, trad. franç., Paris, Gallimard, 1981.
94 .
Voir D. Wyman, L'abandon des juifs. Les Américains et
la solution finale, cité note 17. Sur le rôle
de la Grande-Bretagne, voir B. Wasserstein, Britain and the
Jews of of Europe (1939-1945), Londres et Oxford, Oxford University
Press, 1979 et son article "Alliés et neutres face
à la politique nazie ", in: L'Allemagne nazie et
le génocide juif, op. cit., pp. 256-372.
**Note
de l'AAARGH : On aurait dû se douter que même
la méthode révisionniste était d'invention
juive ! Au fait, le Talmud, c'est quelle époque par
rapport à Héraclite, Aristote, ou encore ce vieil
emm... de Thucydide ? et par rapport à Jésus-Christ,
le prophète de chrétiens ? Et le rôle
du Talmud dans la fondation de l'université (1204)
et le développement de ses méthodes de travail?
Quel dommage que Nadine Fresco n'ait pas poursuivi ses études
au-delà de la licence, elle aurait peut-être été
introduite aux subtilités du sophisme dont on veut bien
croire qu'elle le manie sans le savoir (comme M. Jourdain qui,
etc. Jourdain... Jourdain ? Comme le fleuve palestinien ?)--
l'idée qu'elle dominerait un savoir quelconque nous paraissant,
à la lueur de son oeuvre, improbable.
***Note de l'AAARGH : Certains, à Paris, prétendent qu'à l'issue de sa licence d'histoire, et pour promouvoir une carrière universitaire que nul ne voulait lui prédire, la demoiselle Fresco coucha avec l'historien médiéviste Georges Duby. Est-ce à cette circonstance (que rien ne vient prouver, hors la rumeur parisienne) ou au hasard que nous devons cette référence obscure, hommage, déguisé sans doute, à l'auteur du recueil L'An mil, Paris, Gallimard, coll. Archives, n° 30, 1966 (époque supposée de la liaison adultère supposée de Duby avec la demoiselle Fresco)?