1 .
La Jeune Parque, novembre 1947.
2
. Pendant ce temps, le Docteur Seguin ne put jamais se faire prendre
en considération ès-qualité, par la Häftlingsfürung.
Le Dr Seguin est le Dr X de la page 63: il est mort de n'avoir
jamais été reconnu comme médecin par les
communistes qui l'avaient envoyé au Steinbruch (Carrière).
3
. Le National-Socialisme l'avait pris en compte à la République
de Weimar, par conséquent. Ce trait ne manque pas d'humour
en ce qu'il caractérise un but commun aux deux régimes.
4
. Il ne semble pas avoir rencontré un Martin-Chauffier.
5
. Ou plus simplement encore, qui la gênaient, qui menaçaient
d'accéder à des postes importants. L'argument de
collaboration avec la S.S. est d'ailleurs sans valeur: cette "direction
illégale" (sic) collaborait ouvertement avec les S.S.,
ainsi qu'il sera démontré par ailleurs.
6
. Eugen Kogon emploie tantôt le mot "illégale",
tantôt le mot "clandestine" pour caractériser
la Häftlingsführung. En réalité il n'y
avait rien, ni de moins illégal, ni de moins clandestin.
7
. Cf. 1 re
partie, pp. 46 et 47.
8
. Il est bien des communistes qui ne l'étaient pas, --
ceux qui étaient, avant tout, d'honnêtes gens. Ils
étaient perdus dans la masse et suivaient le sort commun.
9
. Il y a lieu de remarquer que les S.S. ne prélevaient
généralement pas eux-mêmes ou très
timidement: ils laissaient prélever pour leur compte et
ils étaient ainsi, mieux servis.
10
. Entre guillemets dans le texte.
11
. Probable, seulement -- je souligne.
12
. Un vert, et c'est pourquoi l'incident est relaté comme
ayant "une valeur d'exemple".
13
. Souligné par nous.
14
. La prison intérieure du camp. Si on en croit Kogon. "Ce
ne fut pas la S.S., mais le premier Doyen du camp Richter qui
l'inventa" (p. 174), alors que la S.S. n'y pensait même
pas.
15
. Au lecteur qui trouverait ce point de vue un peu aventuré,
je me permets me rappeler mon renvoi de la page 163. En France,
le Ministère de la Justice et celui de l'Education nationale
ignorent à peu près tout de ce qui se passe dans
les prisons et maisons dites de redressement: les règles
pratiques de la discipline y sont généralement en
flagrant délit constant de violation des instructions officielles
et personne n'en connaît qu'à l'occasion de scandales
périodiques. Dans tous les pays du monde, il en est ainsi:
il y a un "univers" des délinquants qui vit en
marge de l'autre, en position de relégation et dans lequel
le chaouch est roi. Aux confins de cet "univers" se
situent les peuples coloniaux à propos desquels les ministères
des colonies et de la guerre dont ils dépendent, ignorent
tout aussi totalement le comportement de leurs adjudants qu'ils
abreuvent cependant de circulaires humanitaires.
16
. David Rousset a également fait état d'une ordonnance
du IIIe Reich sur la protection des grenouilles, et il en a rapproche
le texte de l'impensable régime imposé aux concentrationnaires.
Est-il besoin de remarquer que la France républicaine possède,
elle, des recueils entiers de textes légiférant
sur la protection des grenouilles, des poissons, etc. tous les
ans répercutés à tous les échos par
toutes les Préfectures? Et qu'on en pourrait tirer d'heureux
effets de plume, si on les rapprochait de ceux qui concernent
l'enfance malheureuse, ou le sort des peuples coloniaux, voire
le régime pénitentiaire?
17
. Cette généralisation est abusive: il s'agit seulement
de ceux qui s'étaient improvisés leurs chefs à
la faveur de l'autorité qu'ils détenaient des S.S.
18
. Tous les détenus de Buchenwald peuvent témoigner
que son point de vue était prédominant en matière
sanitaire et médicale.
19
. Délicieux euphémisme.
20
. Maison spéciale.
21
. Car cette philosophie admet sans doute une dénonciation
involontaire! Comme on le voit, les portes de sortie ne manquent
pas!
22
. Car il y a encore des manières de dénoncer qui
le sont moins, ou qui ne le sont pas, évidemment!
23
. Policiers détenus.
24
. Généralisation abusive: contre ceux qui exerçaient
le pouvoir pour le compte de la S.S. en se méfiant des
autres.
25
. Nous n'avions pas constitué un "comité"
et, ni l'un ni l'autre nous ne disions à tout venant que
nous étions en relations avec les Alliés.
26
. Poste américain de langue allemande.
27
. Dans sa thèse Croix Gammée contre Caducée,
le Dr François Bayle rapporte ce curieux témoignage
de Kogon à Nuremberg: Ding Schuller, Médecin chef
de camp à Buchenwald lui aurait demandé de s'occuper
de sa femme et de ses enfants, en cas de défaite de l'Allemagne
(!..). Si cette demande comportait une contrepartie semblable
-- ce que Kogon ne dirait pas de toutes manières! -- la
situation privilégiée de ce singulier détenu
s'expliquerait par un contrat de collaboration dont l'inspiration
et les buts seraient beaucoup moins nobles qu'il n'a jusqu'ici,
été convenu de l'admettre. Spéculer sur cette
hypothèse serait aventureux; bornons-nous donc à
enregistrer que la collaboration Kogon - S.S. fût, de son
aveu même, effective, amicale et souvent intime. Le prix
que l'a payée la masse des détenus est évidemment
une autre histoire. Car il y avait aussi une collaboration Kogon
- P.C.
28
. Si on cachait le chevalet de Buchenwald au Préfet de
police de Weimar, il n'est guère probable qu'on le montrait
à son ministre!