AAARGH
1. Il fallut presque l'y ramener manu militari. Invité à envoyer une délégation à cette cérémonie, le gouvernement allemand, prétextant que les engagements pris au nom des Alliés par le président Wilson dans son message au Congrès américain du 8 janvier 1918 (14 points) et dans ses déclarations postérieures, notamment son discours du 27 septembre 1918, qui avaient décidé l'Allemagne à déposer les armes et selon lesquels « la paix devait être conclue et les termes du traité discutés par tous, sans discrimination entre vainqueurs et vaincus » n'avaient pas été tenus, que l'Allemagne avait, contrairement à toute attente, été mise à l'écart de la Conférence, qu'elle n'avait rien pu objecter et que, dans ces conditions, un simple courrier suffisait bien, avait décliné l'invitation. Aussitôt, dans le clan des Alliés on prit des dispositions militaires et le président de la Conférence envoya une note comminatoire à l'Allemagne qui céda .
2. président
de la Commission d'alimentation et de secours aux populations
européennes en détresse alimentaire, créée
par la Conférence .
3. Il ne serait levé qu'en octobre suivant, mais la date n'était pas fixée.
4. Le montant de la dette primitivement fixé à 212 milliards de Marks-Or, le 24 janvier 1921 par la Commission des ambassadeurs, fut ramené à 132 milliards de Marks-or le 1er mai. Les Allemands offraient 30 milliards (André François-Poncet, De Versailles à Postdam, p. 94, Flammarion, Paris).
5. Les conséquences économiques de la Paix, Plon et Nourrit, décembre 1919.
6. De Versailles à Postdam, op. cit., p. 84. Voir aussi, Paul Rassinier, Le Véritable Procès Eichmann ou les Vainqueurs incorrigibles (Les Sept Couleurs, Paris 1962).
*Note de l'AAARGH : notons cependant que cette indignation vzertueuse de Lloyd George ne s'exerce que contre les prétentions françaises et qu'il n'a jamais envisagé de rendre aux Allemands soit les marchés, soit les colonies que la Grande-Bretagne leur volait par ce même traité. Rappelons également que les réclamations françaises se fondaient sur un préjudice très réel, à savoir le tiers du pays détruit et plus d'un million d'hommes tués, sans compter les invalides. Le préjudice subi par la Grande-Bretagne n'approche en rien l'état de la France en 1919. Rien ne justifiait la capture des colonies allemandes par la Grande-Bretagne, en revanche, l'occupation de la Sarre et les revendications territoriales françaises étaient censées compenser l'occupation et l'exploitation allemande de l'Alsace et de la Lorraine et de leurs richesses entre 1870 et 1918 (occupation qui n'avait pas plus de fondement en soi que celle de la Sarre d'ailleurs provisoire).
**Note de l'AAARGH : on ne sait pas comment Keynes et Lloyd George justifiaient l'annexion des colonies allemandes; sans doute par des « exégèses calvinisto-capitalistiques » et des « appétits honorables et l'ambition louable d'apporter les Lumières en Afrique ».
7. Pour le détail de ses travaux, voir Benoist-Méchin, (Histoire de l'Armée Allemande, t. 11, p. 334-362, Albin Michel, Paris 1964)
8. En faisaient partie : la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon, la Belgique, le Brésil, l'Espagne, la Suède, la Tchécoslovaquie, l'Uruguay, l'Argentine, la Bulgarie, le Chili, les États-Unis, la Finlande, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie, la Turquie, la Chine et la Russie (qui, comme les États-Unis ne faisait pas partie de la S.D.N. mais, peu après sa création, demanda à participer à ses travaux). L'Allemagne, non encore membre de la S.D.N. y avait été Invitée et désigna, pour la représenter, le Comte Bernstorff, ancien ambassadeur du Reich à Washington.
9. Signé à Locarno le 16 octobre 1925 et paraphé à Londres le 1er décembre suivant. C'était l'Allemagne qui en avait pris l'initiative par une note adressée à la France en date du 9 février 1925 et ainsi conçue: « Si la France, l'Angleterre, la Belgique et l'Italie renonçaient à recourir à la guerre pour défendre leurs frontières respectives et se garantissaient mutuellement le statu-quo territorial, le Reich s'associerait volontiers à un engagement de cette nature ». Elle était soutenue par l'Angleterre. Tout le monde fut d'accord, sauf la France qui exigea que cet accord fût conclu dans le cadre de la S.D.N. et qu'il fût étendu à la Pologne et à la Tchécoslovaquie. L'Angleterre rétorqua qu'autant elle était prête à garantir les frontières belge, française et italienne, autant elle se refusait à s'engager à l'Est : elle avait fini par comprendre que les frontières de l'Est de l'Allemagne ne pouvaient pas être considérées comme définitives notamment en ce qui concernait la Pologne (couloir de Dantzig) et la Tchécoslovaquie (Sudètes). L'Italie fut de cet avis. Quant à la Belgique, elle ne pouvait prendre d'engagements qu'en ce qui la concernait. La France finit par se rallier de mauvaise grâce à ce point de vue, à condition que l'accord fût complété par des engagements bilatéraux de l'Allemagne vis-à-vis de la Pologne et de la Tchécoslovaquie, qui, dans sa politique constante d'encerclement de l'Allemagne avaient pris la relève de la Russie défaillante et étaient susceptibles de constituer éventuellement un deuxième front et d'autant plus qu'à leur tête se trouvaient deux germanophobes invétérés, Pildsuski et Benès. Ainsi les accords de Locarno comprirent deux parties ; le Pacte dit rhénan qui garantissait les frontières de l'Ouest que tout le monde signa, et deux accords, l'un germano-tchèque, l'autre germano-polonais qui ne comportait pas de garanties de frontières mais, en cas de différends sur ce point, des engagements des deux parties de recours à l'arbitrage.
10. Histoire
de l'Armée allemande, op. cit., t. Il, p. 356 .
11. Benoist-Méchin,
op. cit., t. III, p. 129 .
12. Élaboré
à Munich en congrès du Parti le 25 février
1920 et contenu en vingt-cinq points dont aucun n'a subi aucune
modification depuis .
13. «
Un règlement de comptes s'impose avec la France, inexorable
et mortelle ennemie du peuple allemand et dont le but sera toujours
de briser l'Allemagne et de la démembrer en un méli-mélo
de petits états... Alors seulement nous pourrons considérer
comme terminé le combat perpétuel et essentiellement
stérile entre la France et nous, ce qui présuppose,
évidemment, que l'Allemagne ne voit dans la destruction
de la France qu'un moyen capable de donner ensuite à notre
peuple l'expansion rendue possible ailleurs. » (Mein Kampf, p. 202.)
14. Il y a bien
le programme du parti national-socialiste dont le point III réclame
des colonies : il faut remarquer que ce point III ne réclame
pas les anciennes colonies allemandes, mais des colonies, donc
pas forcément celles qui ont été prises à
l'Allemagne et attribuées à l'Angleterre par le
Traité de Versailles.
***Note
de l'AAARGH : on voit mal comment la France pourrait approuver
un plan consistant à la désarmer tout en laissant
intactes l'armée anglaise et l'armée américaine
et on ne comprend pas du tout ce que Rassinier voit de raisonnable
à ce plan, au moins du point de vue du gouvernement français
(du point de vue pacifiste, évidemment, c'est une autre
affaire).
15. Benoist-Méchin,
op. cit., t. III, p. 139. Benoist-Méchin est souvent
cité ici : il est un des très rares historiens
qui, vérification faite, a toujours très exactement
cité les textes et les a le mieux résumés
et interprétés.
16. Depuis le 9
avril, sur initiative du Reich, le cardinal Pacelli, secrétaire
d'État au Vatican et futur Pie XII était en pourparlers
avec les envoyés de Hitler en vue de la signature d'un
Concordat avec l'Allemagne. On a reproché au Cardinal Pacelli
d'avoir accepté ces .pourparlers qui conduisirent à
la conclusion d'un Concordat le 10 juillet en excipant de sa «
collusion avec le facisme et le nazisme » et particulièrement
dans les milieux juifs. On n'a jamais reproché la même
collusion à l'Angleterre et à la France en vue de
la signature du Pacte à quatre qui, quoique non ratifié,
fut, lui aussi signé. A la même époque. [Note de l'AAARGH : pour
le rôle de Pie XII et son action avant et pendant la guerre,
nous renvoyons au livre de Rassinier, L'Opération vicaire. Le
rôle de Pie XII devant l'Histoire, en intégralité
sur le site.]
17. Et non des
votants, comme on l'a trop souvent dit.
18. W.L. Shirer,
op. cit., p. 233.
19. Le 22 juillet
1941, le ministre allemand de la propagande publia des documents
photographiques qu'il avait découverts dans une loge norvégienne
et qui montraient Roosevelt en tenue de franc-maçon. (Saül
Friedländer, Hitler et les États-Unis, p. 286.
Aux éditions du Seuil, Paris.) Dans la suite, on apprit
qu'il avait été initié le 28 novembre 1911,
à la Holland Lodge n° 8, qu'il était
33e du Rite écossais et Sublime Prince du Royal Secret.
Toute une correspondance entre lui et les loges européennes
fut publiée sous l'occupation par le Comité de surveillance
des activités maçonniques. (Cf Lectures françaises,
numéro spécial de juin 1957 sur les origines secrètes
de la guerre 1939-1945 par Jacques Béarn, p. 157 sq.)
20. Noms cités
d'après Saül Friedländer, op. cit., p.
289.
21. Arthur Ruppin.
Les Juifs dans le monde moderne, Payot, Paris 1934. Arthur
Ruppin était juif et professeur de sociologie à
l'Université hébraïque de Jérusalem.
22. Déclaration
du 4 janvier 1941, à Filov, président du Conseil
Bulgare. (Saül Friedländer, op. cit., p. 179.)
23. M. Saül
Friedländer traduit : «
L'hostilité immédiate que le nouveau régime
allemand provoque outre-Atlantique s'explique par ce que l'on
croit savoir de l'influence qu'y exercent les juifs. » (Op. cit., p. 38.) En réalité,
il ne s'agit encore, en 1933, que de l'hostilité du président
Roosevelt et non de celle «
d'outre-Atlantique » comme le
prétend M. Saül Friedländer. Et il en sera longtemps
encore ainsi : en septembre 1939, un sondage d'opinion de
l'agence Roper qu'on trouvera plus loin établit que 2,8
% seulement du peuple américain sont partisans d'une entrée
en guerre immédiate des U.S.A. aux côtés de
l'Angleterre et de la France. Comme quoi, cependant, l'influence
exercée par les juifs, soit sur le président Roosevelt
directement, soit sur l'opinion publique par la presse - donc
dans l'évolution du monde vers la seconde guerre mondiale
- n'est discutée par personne, même pas par les juifs :
M. Saül Friedländer est un historien juif (communiste
ou crypto-communiste, né à Prague et citoyen israélien
mais préférant vivre en Suisse) qui se distingua
récemment, en présentant un dossier tronqué
et tendancieux de l'affaire Pie XII. (Pie XII et le Ille Reich,
aux Éditions du Seuil, Paris.)
24. La Diaspora,
dans la version que nous en donnent les juifs, est un mythe. En
réalité, de tout temps et de leur propre volonté,
les juifs ont toujours été dispersés dans
le monde et il n'y eut jamais qu'une minorité d'entre eux
à vivre en Palestine. Dans L'affaire Jésus
(Calmann-Lévy, Paris 1964) M. Michel Plault nous dit qu'au
temps de Jésus, il y avait environ sept millions de Juifs
dans le monde, dont moins de trois millions en Palestine. Mais,
pour arriver à ces sept millions et à ces trois
millions, il est obligé de considérer qu'étaient
juifs tous les habitants de la Palestine qui comprenait alors
la Syrie, l'Irak, la Jordanie, le territoire de Gaza et l'état
d'Israël d'aujourd'hui et qui, nous dit l'historien juif
Josèphe, était effectivement peuplée d'environ
trois à quatre millions d'habitants. Plus modeste, M. Ben
Gourion (Le peuple de l'État d'Israël, Éditions
de Minuit, Paris 1959) dit trois à quatre millions de juifs
dans le monde, dont moins d'un million vivant en Palestine au
milieu de près de trois millions d'Arabes, et ajoute, d'après
Josèphe, qu'il n'y avait «
point de peuple dans le monde qui n'ait, en son sein, une communauté
de nos frères » (p. 79).
Le même phénomène se remarque aujourd'hui
où il y a dix-sept à dix-huit millions de Juifs
dans le monde - les Juifs disent treize à quatorze millions
mais c'est faux (Voir Le
Drame des Juifs européens, les Sept Couleurs, Paris)
- et seulement deux millions et demi environ dans l'état
d'Israël. ils revendiquent la Palestine, mais ils n'y vont
pas - heureusement, d'ailleurs car il n'y aurait alors guère
de moyen d'éviter une troisième guerre mondiale.
« Le sionisme, a dit quelqu'un,
est une doctrine qui consiste, pour un juif, à en envoyer
un autre en Palestine, au frais d'un troisième, s'il ne
peut l'y envoyer aux frais d'un goy. »
25. «Les
peuples juifs du monde entier déclarent la guerre financière
et économique à l'Allemagne » (Daily Express, 24-3-1933). « Le Congrès mondial
juif est, depuis sept ans, en guerre avec l'Allemagne » (Toronto Evening TeIegram, 26-2-1940).
«Nous sommes
en guerre avec l'Allemagne depuis le premier jour de la prise
du pouvoir par Hitler » (Jewish
Chronicle, 8-5-1942). «
Depuis des mois le combat contre l'Allemagne est mené par
chaque communauté juive, à chaque conférence,
à chaque congrès, dans les syndicats et par chaque
juif dans le monde. Il y a des raisons d'admettre que notre part
à ce combat est de valeur générale. Nous
déclencherons une guerre spirituelle et matérielle
du monde entier contre l'Allemagne. L'ambition de l'Allemagne,
c'est de redevenir une grande nation, de recouvrer ses territoires
perdus et ses colonies. Mais nos intérêts juifs exigent
la destruction totale de l'Allemagne. Collectivement et individuellement,
la nation allemande est un danger pour nous autres juifs » (Wladimir Jabotinsky, fondateur de l'Irgoun, in
Marcha Rjetsch, 1er janvier 1934).
26. Entre-temps,
il y a eu en France, le 6 février 1934 qui a provoqué
la chute du gouvernement de M. Daladier et son remplacement par
le gouvernement Doumergue dont M. Barthou est le ministre des
Affaires étrangères.
*Note de l'AAARGH : nulle part, Rassinier n'expose dans quelles conditions la mise à parité de l'armée anglaise est prévue; plus haut, il n'ovoque que les armées française,n allemande, italienne et polonaise; il en allait de même pour le plan Mac Donald (cf supra).
27. Paul Reynaud,
La France a sauvé l'Europe, Plon, Paris, t. 1, p.
294.
28. Discours à
la Chambre des Députés, 14 juin 1934.
29. Histoire
de la Seconde Guerre Mondiale, Le Crapouillot, t. 1, P. 12
de Galtier-Boissière.
30. On a dit (François-Poncet,
Souvenirs d'une Ambassade à Berlin, Flammarion,
Paris, p. 175 et suivantes) que M. Barthou qui était, comme
François-Poncet lui-même, partisan de ne pas rompre
les pourparlers avec l'Allemagne, n'avait pris la responsabilité
de cette note rédigée par Gaston Doumergue sur le
conseil d'André Tardieu, que contraint et forcé
par la solidarité ministérielle. Dans ce cas, ce
serait de MM. André Tardieu et Gaston Doumergue qu'il faudrait
se demander s'ils n'étaient pas à la solde des sidérurgistes
de Meurthe-et-Moselle et de M. François de Wendel. On s'était
déjà posé la même question au sujet
de M. Tardieu, alors rédacteur au Temps, relativement
à son attitude à la veille de la guerre de 1914.