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Errare humanum est […][1]! (suite 3)

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LA VIEILLE TAUPE

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«On ne peut pas être à la foire et au moulin!». C’est ainsi que l’on disait à Rambervillers, dans les Vosges (88), quand j’étais enfant, à l’age où se structure la personnalité.

Formule équivalente mais cependant légèrement différente qui me semble avoir été plus généralement employée en France: «On ne peut pas être au four et au moulin!».

Réflexion faite, le «on» qui disait cela, à Rambervillers, c’était principalement mon grand-père. La formule opposait la foire, lieu de distraction, et même de perdition, au moulin, lieu du travail utile et hautement respectable du meunier. C’était bien dans son esprit et sa mentalité. Du moins considérait-il que la foire était très souhaitable et même très nécessaire, après que le travail au moulin ait été accompli.

Au contraire la deuxième version oppose deux lieux différents, qui sont tous deux des lieux de travail: le four du boulanger et le moulin du meunier. Du moins dans les années cinquante et soixante cette deuxième formulation, que j’ai beaucoup plus entendue employée à Royan, ne posait-elle pas le moindre problème.

Mais depuis les jeunes générations ont acquis de la «MÉMOIRE». Au surplus certains qui n’ont pas disparu sont particulièrement fiers de leur «humour» incomparable, que ceux qui n’y sont pas sensibles considèreraient plutôt comme de la lourde complaisance à eux-mêmes. Mais le fait est là, si un révisionniste (moi) emploie naïvement la deuxième formulation (l’une ou l’autre indifféremment me vient spontanément à la bouche), un «four» n’évoquerait plus le four du boulanger, mais le four.… CRÉMATOIRE[2](!) qui aurait été le lieu de travail de cette aristocratie de la mémoire que sont les Sonderkommando. Chacun sait en effet que ce sont les Sonderkommando qui ont fait fonctionner les usines à gaz, dans le but sublime de survivre pour pouvoir témoigner.

Ils ont effectivement survécu et témoigné, de Martin Gray à Philip Muller, de David Olère à Schlomo Venezia. Ils témoignent encore (voir le procès Demjanjuk in «La révolution4») Leur témoignage est même la seule trace indiscutable[3] du génocide-holocauste-shoah-extermination. Étant bien entendu que les traces historiques de la persécution des Juifs, les traces historiques de la déportation massive d’une partie des Juifs européens, les traces historiques de massacres et d’exécutions sommaires et de mauvais traitements, les trace historiques d’un taux de mortalité effroyable dû principalement au typhus et à la malnutrition, mais aussi à la tuberculose et au choléra et à la famine, plus particulièrement dans les derniers mois de la guerre et les mois suivant la «libération», et enfin les traces historiques d’une volonté de Hitler de chasser le plus possible les Juifs d’Europe de l’espace «germanique» sont… indiscutables[4], et ne sont d’ailleurs pas contestées, ni par moi ni par les révisionnistes que je connais. Mais ils ne doivent pas être les mêmes que ceux que connaissent la LIC(R)A et les organisations «antifascistes» comme «Reflex».

Par contre il n’existe pas, à ma connaissance de trace historique de ce que je nomme, faute de mieux le génocide-holocauste-shoah-extermination, dont la chambre sacrale serait le symbole. Il en existe des traces testimoniales apostoliques contradictoires, qui ne sont pas confirmées par des documents que l’on puisse soumettre à la critique. Ces traces testimoniales sont même contredites par les documents présentés d’abord par Faurisson, puis par Pressac, et surtout par Carlo Mattogno grâce aux archives de la Bauleitung (services de construction des bâtiments) d’Auschwitz dont la partie qui manquait à Auschwitz même et que l’on croyait détruite par les Allemands[5] a été retrouvée à Moscou.

Je ne vois pourtant pas pourquoi on refuserait de nommer «shoah» cette «catastrophe» qui s’est abattue sur les Juifs, si cela peut leur faire plaisir et leur mettre un peu de baume au cœur; et que soit ainsi reconnue la spécificité de la catastrophe qui leur est arrivée. Mais l’emploi des trois mots, reliés par un tiret, par lesquels le bon peuple a été successivement sommé de nommer la chose sous peine d’être identifié comme un rebelle à la pédagogie judaïque et républicaine, suivi du quatrième qui en est la synthèse métaphysique, vise à souligner qu’au-delà de la connaissance historique hautement souhaitable, on cherche à nous imposer l’usage de mots qui sont des «mots – valises», et même des «mots – wagons». C’est-à-dire des mots qui véhiculent en contrebande tout un contenu d’images, d’évocations, d’émotions, mais aussi un contenu métaphysique judaïque, qui passe ainsi la frontière de l’historicité sans avoir passé par la douane et sans passer au scanner de la critique[6].

Ainsi «génocide», c’est un mot créé par un juif polonais réfugié aux États-Unis, employé des services de propagande américains: Raphaël Lemkin. Le mot a été explicitement inventé pour différentier la nature de ce qui arrivait aux Juifs des persécutions et massacres antérieurs survenus au cours des guerres, et en particulier pour différentier le sort des juifs du sort des Arméniens en 1915 (ce qui n’a pas empêché les Arméniens de revendiquer l’usage de ce concept anachronique, au vu des avantages que les Juifs en avaient tirés — pas du «génocide» mais de l’usage du mot et du concept).

Au surplus le simple usage du mot «génocide» (bizarrement créé à partir du grec «genos», race, et du suffixe «cide» tiré du verbe latin caedere qui signifie tuer) avalise en contrebande l’idée que les Allemands, ou du moins Hitler et les Socialistes nationaux auraient «tué les Juifs» pour des motifs essentiellement raciaux, alors que la doctrine hitlérienne, dans Mein Kampf par exemple, parallèlement à la question raciale, invoque beaucoup d’autres raisons et motifs d’antagonisme que l’usage du mot «génocide» fait passer à la trappe. Et Hitler dans Mein Kampf ne parle pas de tuer.

Certes, Hitler et le socialisme national étaient indiscutablement racistes. Mais ils partageaient cette conception du monde avec beaucoup de leurs ennemis, dont les États-Unis et l’Afrique du Sud, qui pratiquaient une stricte ségrégation dans leurs armées en particulier. À voir ce que la propagande alliée a écrit sur les Allemands, pourquoi alors ne pas nommer «génocide» les bombardements de Dresde et de Hambourg (et de Hiroshima et de Nagasaki). Le mot est donc bien un mot-valise idéologique.

Dont on nous dit certes qu’il servirait à stigmatiser le «racisme» de Hitler et des Socialistes nationaux, mais…justement! On semble avoir oublié que le judaïsme lui-même repose sur la fantaisie d’être constitué par les descendants de la semence d’Abraham… et qu’il introduit une relation entre la destinée, le lien religieux indélébile, et la lignée, (la communauté de sang pour parler simplement). Ce lien est même si important, si décisif, dans l’imaginaire religieux juif[7], et si déterminant, que la judaïté ne peut être officiellement attestée que par la transmission matrilinéaire, puisque la paternité est toujours douteuse!

Ainsi en utilisant le mot «génocide» on avalise cette fantaisie justificatrice qui autorise toutes les dénégations: «c’est uniquement parce que nous sommes Juifs qu’on nous en veut». Avec l’avantage supplémentaire de faire porter le chapeau du «racisme» aux vaincus et… d’en disculper les vainqueurs.

Ainsi «Holocauste», c’est un mot biblique qui s’est imposé à la suite d’un «docu-drame» télévisuel qui fit le tour du monde. Élie Wiesel en revendique la paternité. Paternité de son usage dans ce sens-là d’une part, paternité générique résultant de ses visions apocalyptiques:

«Non loin de nous, des flammes montaient d’une fosse, des flammes gigantesques. On y brûlait quelque chose. Un camion s’approcha du trou et y déversa sa charge: c’était des petits enfants. Des bébés! Oui, je l’avais vu, de mes yeux vu… Des enfants dans les flammes. (Est-ce si étonnant si depuis ce temps-là le sommeil fuit mes yeux,)

Voià donc où nous allions. Un peu plus loin se trouvait une autre fosse, plus grande, pour les adultes.» (La Nuit, préface de François Mauriac, Éditions de Minuit, Paris 1958, réédition novembre 1983, page 57. Le fac-simile des pages 57-58-59-60 figure dans le livre de Pierre Guillaume, Droit et Histoire ainsi que la reproduction et l’analyse de quelques autres témoignages tout aussi bouleversants.

«Holocauste» signifie, originellement, sacrifice [d’un animal] offert à Dieu, entièrement consumé par le feu. L’image ne s’imposait-elle pas à un témoin bouleversé qui se voulait bouleversant, et qui était tenté par la littérature.

Mais ce nouvel usage du mot, qui a séduit instantanément les médiats, a fini par être répudié par un aréopage de rabbins qui y voyaient un inconvénient majeur. Dans la Bible, l’odeur des holocaustes est réputée être «agréable à Dieu»! Mais surtout ces rabbins n’ignoraient pas l’existence d’un courrant à l’intérieur du judaïsme de rabbins traditionalistes, moins faciles à manipuler que les goyim, qui soutenaient eux que le «génocide» avait été un châtiment envoyé par Dieu pour punir les Juifs! Et plus particulièrement pour punir les Juifs du péché irrémissible qu’aurait été le sionisme, courrant politique mondain bien antérieur à la «shoah». Le sionisme avait prétendu se substituer à Dieu lui-même, en réalisant, sans attendre que les temps soient venus, le retour des Juifs à Sion, par la  violence et la tromperie.

La persistance et le travail souterrain de cette tendance orthodoxe antisioniste réprimée, les Neturei Karta, avait fini par convaincre les rabbins sionistes du danger théologique lié à l’utilisation rhétorique du mot «holocauste», qui transforme potentiellement Hitler en grand prêtre sacrificateur! Ils demandèrent donc qu’on lui préfère le mot «shoah» qui présentait l’avantage de ne rien vouloir dire, en dehors de l’hébreu, où il signifie catastrophe. Aussitôt dit, aussitôt fait…

Ainsi «shoah», comme le mot précédemment canonique c’est aussi un film, puis les médiats qui en ont imposé l’usage. Ce qui n’est déjà pas banal en soi. Nous nommerons donc la chose [ce qui est arrivé de terrible aux Juifs pendant la guerre] comme les Juifs veulent que la chose soit nommée, en constatant qu’il a fallu cinquante ans pour que le bon mot soit trouvé et en espérant que cette fois ce sera le bon et qu’il ne faudra pas en changer à la suite d’un nouveau gros effort de pensée d’idéologues juifs.

Mais il faut bien constater que, livrés à leurs seules forces, les idéologues non-juifs (les gentils goyim) n’auraient pas pu s’élever à ce niveau de conscience ni créer ces trois concepts nommés par ces trois noms successifs. Ils en seraient probablement restés à «persécutions, massacres, décimation,…».

Puisque la LIC(R)A, Reflex, Bellaciao et tutti quanti semblent avoir très peur d’un retour en force du fascisme, et semblent croire que le rappel de la vérité historique serait susceptible d’éviter ce retour, je peux leur proposer un marché: Ils me les lâchent un peu (les baskets et les chambres) et je prendrai mon bâton de pèlerin pour convaincre ces révisionnistes-là, que moi je ne connais pas et que je n’ai jamais rencontrés, qu’ils ont tort et qu’ils sont mal informés et insuffisamment conscients des horreurs subies par un [in]certain nombre de Juifs. Notez que j’aurai beaucoup plus d’autorité pour les convaincre que les «antifascistes». Et je dispose de preuves multiples et sérieuses.  Je propose cela dans le but d’apaiser les craintes des antifascistes parce que je partage avec eux (mais pas avec tous les révisionnistes) le rejet du fascisme. Je crois certes les craintes des «antifa» injustifiées. Mais la peur est mauvaise conseillère. Il est préférable de VAINCRE LA PEUR[8], y compris la leur, par tout moyen.

 S’ils avaient moins peur, peut-être deviendraient-ils moins. Et même finiraient-ils par comprendre que la défense intransigeante de la liberté d’expression constitue le meilleur rempart contre l’arbitraire du régime futur, quelque qu’il soit et de quelque idéologie se revendiquera-t-il. Soit qu’il fasse appel à la couverture d’une idéologie socialiste, nationale, comme le craignent les «antifa», ou internationale, comme cela me semble plus probable et comme le craignent beaucoup de braves gens qui ne sont pas rassurés par le comportement («fasciste» disent certains) des «antifascistes».

Je suis pour ma part convaincu que le risque du retour d’un régime «fasciste» est complètement dépassé pour la simple raison que la «démocratie» moderne est devenue plus efficace pour assurer le contrôle du Prolétariat et la dictature de la société spectaculaire marchande. Le Capital n’a donc rigoureusement plus aucune raison d’avoir recours à cette solution datée…, et périmée de son propre point de vue. L’exemple de ce qui s’est passé, et se passe en Chine, où le Capital se satisfait très bien de la dictature d’un parti «communiste» sur le Prolétariat, pour imposer aux travailleurs le respect des lois de l’économie(?), devrait pourtant ouvrir les yeux sur la logique à l’œuvre dans tous ces partis qui ont prétendu apporter de l’extérieur au Prolétariat la conscience de lui-même[9]. Mais en y réfléchissant bien, l’expérience ô combien «antifasciste» de la deuxième guerre mondiale devrait suffire, qui vit l’alliance «antifasciste» de l’impérialisme français, de l’impérialisme britannique, de l’impérialisme américain, donc du capitalisme classique et «libéral» avec le capitalisme bureaucratique d’un «démocrate» vraiment très populaire: Joseph Staline.

Ce n’est donc pas le fascisme qui menace, me semble-t-il. Mais de plus, si par impossible le Capital venait à avoir besoin de rafraîchir de ce coté-là son idéologie, ce qui n’est pas complètement impossible[10] parce qu’il est souverainement indifférent aux idéologies, dès lors que sont respectées les lois de l’échange marchand, la «mémoire» de quoi que ce soit n’y jouerait strictement aucun rôle[11].

Je m’explique: Le régime qui s’imposera dans l’avenir, s’il doit y avoir un avenir pour l’humanité, ne devra absolument rien à la mémoire et à l’histoire, il devra tout à sa capacité de résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée. Mais dans l’immédiat les protagonistes du spectacle politique doivent fournir l’illusion transitoire de pouvoir résoudre ces problèmes, en commençant par l’illusion de savoir comment sortir de la crise «économique». Dans la mesure où ils ne parviendraient pas à faire illusion, le régime se bricolera la «mémoire» qu’il lui faudra pour domestiquer au mieux la population et pour justifier l’écrasement de ceux qui lui résistent, car même s’il a perdu beaucoup de sa sacralité le Pouvoir d’État reste un bon moyen pour s’approprier et distribuer une part non négligeable de la plus-value. (à suivre).

Allons bon! Je reprends mon texte où je l’avais laissé. Toutes ces considérations ci dessus m’étaient venues à la plume (enfin… sous le clavier) parce que les premiers mots qui m’étaient venus à l’esprit étaient: «on ne peut pas être…», et ces mots ne m’étaient venus à l’esprit que pour expliquer à mes quelques lecteurs attentifs le retard qui s’accumulait dans l’accomplissement du programme. Pas encore été foutu capable de faire le compte-rendu de la Sonderaktion caennaise du 18 novembre 2009, qui commence pourtant à porter quelques fruits. Ces fruits seraient d’ailleurs beaucoup plus importants et décisifs si la section locale de la Vieille Taupe n’était pas aussi…défaillante! Non content d’avoir été absente le 18 novembre, ne voilà-t-il pas que cette section a été aussi absente à la messe de Thiberville, le jour de la Saint Guillaume! Plus grave encore, cette section a transmis au P.C. opérationnel du Conseil des informations complètement fausses sur ce qui s’était passé à Thiberville, ce jour même de la Saint Guillaume.

Cette section locale est dissoute et tous ses membres sont exclus de la Vieille Taupe. Le parti se renforce en s’épurant des bons à rien. Qu’ils vivent leur vie[12]!

Allons bon! Je suis une nouvelle fois sorti de mon sujet. Plus exactement je ne l’ai même pas abordé. C’étaient les erreurs plus ou moins grosses que j’avais commises, dont je voulais parler aujourd’hui, mais il y a tant de pressions de toutes part. Et tant d’autres sujets urgents, décisifs, à traiter. Si je ne m’y mets pas je ne traiterai jamais ce sujet là qui a pourtant son importance.

Commençons par une broutille. J’ai, dans un texte précédent signalé tout l’intérêt que j’avais pris à la lecture du livre de l’ancien directeur des renseignements généraux, Yves Bertrand, Je ne sais rien, mais je dirai (presque) tout, Conversations avec Éric Branca, Plon, Paris 2007. Non pas que j’y ai découvert grand chose. C’était même justement ça l’intérêt. J’y découvrais justement que sur beaucoup d’affaires, isolé et déconnecté des médiats, j’avais à peu près correctement décrypté toutes les affaires dont il traitait. Mais en dehors de cette satisfaction globale, pour les rares affaires que je connaissais très bien personnellement, je découvrais que le directeur des RG avait une connaissance plutôt perspicace et un jugement objectif, distancié, et même dans l’ensemble plutôt «humain». En particulier sur la question du «trotskisme» de Lionel Jospin, sur le «révisionnisme», sur la Vieille Taupe, il avait correctement informé le Pouvoir, et donc le Premier ministre de l’époque, Lionel Jospin lui-même. Mais celui-ci disposait d’autres sources d’information, puisqu’il me connaissait et que je lui avais remis une documentation assez détaillée. Mais comme il me l’avait dit, cette affaire lui paraissait «ingérable politiquement». Et lui s’intéressait à la politique. Ensuite Yves Bertrand pratiquait le sous-entendu discret et les allusions voilées mais transparentes.

J’ai donc acheté quand il est paru son nouveau livre: Ce que je n’ai pas dit dans mes carnets…

Cette fois 400 pages en pure perte et dénuées du moindre intérêt. Tout au contraire, il semble bien qu’Yves Bertrand se soit fait souffler dans les bronches, et reprocher quelques-unes de ses indiscrétions toutes relatives, et pourtant incompréhensibles pour qui n’était pas déjà dans une certaine mesure au parfum.

Ce deuxième bouquin permet d’exploiter le filon de la curiosité des gogos tout en brouillant les quelques pistes intéressantes dévoilées dans son premier livre. Plus précisément, sur l’un des sujets qui m’avait plus particulièrement intéressé parce qu’il me concernait directement: la «profanation» au cimetière de Carpentras.

Rappelons que cette «profanation» a été l’occasion d’un formidable déchaînement  d’hystérie collective, contre le Front National et contre son chef Jean-Marie Le Pen, qui fut pendu en effigie en tête d’une manifestation expiatoire à laquelle participait le Président de la République, François Mitterrand. C’est cette vague d’hystérie qui permit le vote par un Parlement auparavant majoritairement réticent, de la loi Fabius-Gayssot. Et tel était bien l’objectif visé, Monsieur Joxe, étant alors ministre (socialiste) de l’Intérieur. Il fallait faire croire aux télévisionnaires à une menace de l’extrême droite pour justifier le vote d’une loi de censure à l’encontre des textes révisionnistes, dont la Vieille Taupe était alors le principal éditeur et le principal diffuseur.

Dans son premier livre, le patron des RG ne révèle pas les auteurs, mais une lecture attentive permet de comprendre qu’il n’est pas dupe et qu’il les connaît. Au contraire, dans le second, il avalise une fausse piste, un leurre, comme si on lui avait reproché d’en avoir déjà trop dit…

Donc, mes excuses à ceux qui ont acheté ce livre sur la base de l’intérêt que j’avais signalé pour le précédent.

Mais, allons bon, je dois encore une fois m’interrompre…

Les bonnes nouvelles se multiplient et m’imposent des tâches prioritaires…

(À suivre).

 

P.S.: J’ai à l’occasion signalé comme un texte programmatique de la Vieille Taupe le texte Le Militantisme, stade suprême de l’aliénation. Je viens de découvrir qu’il circule sur Internet et se trouve sur de nombreux sites. La version la plus exacte me semble être celle-ci:

http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=202

D’autre part je m’aperçois avec joie que l’on trouve maintenant sur Internet des textes que je projetais de numériser dès que les temps seraient venus. Mais je m’aperçois que le travail a souvent été déjà fait, et souvent bien fait, parfois par des gens qui me considèrent comme leur ennemi. Qu’importe! Les voies de Dieu, comme les ruses de la raison, sont impénétrables.

Je vais dès que possible en faire un liste.

(À suivre


[1] Perseverare diabolicum. (Se tromper est humain, persévérer [dans l’erreur est] diabolique !)

[2] Si je me permet d’évoquer cette fine interprétation c’est parce que j’ai eu à la subir, et plusieurs fois, de la part des dits « humoristes » contents d’eux-mêmes.

[3] Au sens où il est interdit par la loi d’en discuter.

[4] Au sens où ces traces ont résisté à la critique et au débat totalement libre et ont acquis ainsi le statut de vérité scientifique, que personne ne remet en cause, bien que, comme toute vérité scientifique, contrairement aux Vérités dogmatiques, ces vérités soient émises « sous réserves » des documents et des arguments qui viendraient à y être opposés. La meilleure garantie de leur scientificité c’est précisément de pouvoir en permanence être remises en question, contrairement aux Vérités dogmatiques.

[5] Ce qui permettait, avant que l’on découvre cette partie qui avait été emportée par l’Armée rouge, d’imaginer que les dites archives avaient été « épurées » par les Allemands des traces accusatrices. (Voir A-t-on lu Pressac ?, Ou Pressac mode d’emploi.) On sait maintenant qu’il n’en fut rien.

[6] Tout comme le jeune nigérian Umar Farouk Abdulmutallab a déjoué les contrôles.

[7] Mais il subsiste entièrement dans l’imaginaire des Juifs [qui se croient] laïques par la médiation du « racisme  indélébile » attribué aux goyim, qui les empêcherait de cesser d’être Juifs. Il existe toute une littérature sur ce thème. Et cela explique pourquoi le lobby des Juifs a absolument besoin que les goyim soient « racistes » pour détourner l’attention de l’essence raciste du judaïsme lui-même.

[8] Benoît XVI, Vaincre la peur. Homélie de la Pentecôte 2009, collection « Le Puits et le Pendule » aux Éditions de la Vieille Taupe, Beaune-la-Rolande, 2009.

[9] C’est précisément au moment où j’écrivais ces mots que j’ai entendu l’annonce à quelques minutes d’intervalle de la mort du Père Jean-Yves Calvez (S.J.) et de Daniel Ben Saïd. Dans la journée la mort de Daniel Ben Saïd a été répétée et commentée, notamment par Daniel Mermet. Mais je n’ai plus entendu un mot sur le Père Calvez. D’abord Ben Saïd : Il était passé plusieurs fois à la librairie La Vieille Taupe, 1 rue des Fossés-Jacques, Paris V°, après Mai 68. En dépit du fait qu’il était humainement sympathique et plutôt « ouvert », nos discussions avaient porté uniquement sur cela. Il défendait le « léninisme » et j’avais essayé, en pure perte, de lui expliquer l’absurdité de la thèse centrale de Lénine dans Que faire ? : « L’histoire de tous les pays atteste que, livrée à ses seules forces la classe ouvrière ne peut s’élever qu’à une conscience trade-unioniste ». Il ne parvenait pas à comprendre qu’il ne s’agit pas de savoir ce que veut tel ou tel prolétaire, ou même ce que le Prolétariat dans son ensemble se donne à un moment donné pour but, il s’agit de comprendre ce qu’il sera historiquement contraint de faire. (Contraint par sa nature, évidemment, et pas par une force extérieure). Mais pour le comprendre, il faut être prolétaire. Qu’est-ce qu’être prolétaire pour un intellectuel « petit bourgeois », selon la terminologie consacrée ? C’est très simple et très compliqué ! Mais à l’évidence il faut renoncer à construire un parti chargé de « diriger » la classe ouvrière et de prendre le Pouvoir car, à l’évidence l’histoire de tous les pays atteste que, livrée à ces « directions » autoproclamées, l’humanité tout entière va à la catastrophe. Un seul progrès, mais qualitatif : plus personne ne fait vraiment illusion !

Au contraire de Ben Saïd, je n’ai plus entendu parler du Père Calvez, auteur d’un gros pavé sur l’œuvre de Marx, avec lequel je n’étais évidemment pas d’accord sur bien des points, mais qui, contrairement aux « marxistes », avait bien lu Marx, si bien que son livre, La pensée de Karl Marx (aux éditions du Seuil, Paris 1956, 660 p.) soulevait des problèmes réels, importants et intéressants, bien qu’il ne fût pas « marxiste ». C’est Lyotard qui m’avait incité à le lire par ces simples mots : « Lui au moins il a lu Marx ». Du coup j’aimerais le relire car bien souvent ce n’est qu’à la deuxième lecture que l’on voit tout ce qu’on a raté la première fois. Dommage que je doive passer tant de temps aux priorités absolues : les Sonderaktion en vue du rétablissement de la liberté d’expression pour tous, même de ceux qui croient encore en des choses auxquelles je ne croix plus.

[10] « l’antiracisme » est l’idéologie dominante de l’époque, l’idéologie de la classe dominante, l’idéologie capitaliste par excellence  à l’aide de laquelle le Capital finit de déculturer les peuples qu’il exploite (une société multiculturelle étant à l’évidence une société sans vraie culture qui génère donc l’incommunication dans le bruit assourdissant de la pseudo communication). Mais le Capital pourrait finir par jouer la carte des guerres ethniques et du racisme judaïque, manifeste dans la Torah. C’est très certainement l’un des paradoxes les plus extraordinaires d’une époque qui n’en manque pas que l’implication du lobby (qui n’existe pas) dans la répression systématique du racisme supposé des goyim, et son utilisation sans vergogne dès lors qu’il s’agit de protéger la spécificité et l’unicité de l’admirable petit peuple. Ainsi des comportements, des déclarations, des analyses qui auraient été stigmatisées, voire sanctionnées, comme « racistes » cessent magiquement de l’être dès lors qu’elles sont le fait de Juifs ou d’amis d’Israël. Le cas d’Alain Finkielkraut et de Georges Frêche en sont des exemples caricaturaux.

[11] Puisque le Capital façonne lui-même sa « mémoire ». Voir : Debord, Commentaires sur la société du spectacle, éditions Gérard Lebovici, Paris 1988. Mais on peut commencer par les citations substantielles qui en sont faites dans A.H.R. n° 5, reprises dans La Vieille Taupe n° 1.

[12] On notera que la Vieille Taupe, contrairement aux partis dont le nom est associé aux révolutions bourgeoises ou bureaucratiques, ne voue pas ceux qu’elle exclut, ou ceux qui la quittent, aux gémonies en les rendant responsables de tous les malheurs du monde. Ce travers, qui repose sur des tendances très profondes de la nature humaine, nous avions pu l’observer in vivo, jusque dans le groupe « Socialisme ou Barbarie » et, quelques années plus tard, dans le groupe « Pouvoir Ouvrier ». Il n’était pas complètement absent non plus dans l’Internationale Situationniste. Le problème repose en ceci que ce mécanisme quasi universel dans tous les groupes organisés, et plus encore dans les groupes qui visent le Pouvoir, a pour principale fonction de refouler hors de la conscience, de dénier, à l’aide de la diabolisation du mouton noir, tous les éléments qui justifieraient une autocritique du groupe et de son fonctionnement. Le départ de Guy Debord et de Michèle Bernstein de « S. ou B. » avait été pour moi l’occasion d’observer et de réfléchir à ces mécanismes auto justificatifs du groupe. (voir « Guy Debord », dans le n°1 de la revue La Vieille Taupe).


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