AAARGH
par Maria Pomier.
Les mauvaises nouvelles pour les perpétrateurs d’attentat pour le compte d’Israël se multiplient. Le Dubaïgate a porté la fureur antisioniste dans chaque service de police et service diplomatique européen. Et le cas argentin retrouve une centralité très intéressante, annoncée par l’interview d’Adrian Salbuchi par James Fetzer, publiée par le Réseau Voltaire en novembre 2009, http://www.voltairenet.org/article162827.html.
Rappelons qu’il s’agit de deux attentats, l’un le 17 mars 1992 contre l’ambassade d’Israël, et l’autre le 18 juillet 1994, contre le centre communautaire AMIA, qui ont fait une centaine de victimes au total, mais aucun responsable israélien parmi ces victimes, parce que les attentats se sont produits l’un tôt le matin, et l’autre alors qu’ils venaient de quitter les lieux en groupe nombreux, pour aller déjeuner.
Les résultats tangibles de ces attaques terroristes ont été la fin de la coopération en matière d'équipement nucléaire entre l’Iran et l’Argentine, le basculement des juifs argentins dans le soutien (provisoire) à l’Etat d’israël, ce qui était loin d’être acquis auparavant, et un frein considérable au processus de paix avec les Palestiniens. En fait, ces attentats ont constitué le préalable indispensable à l'assassinat d'isaac Rabin puis d'Arafat, au “Fellatiogate” qui a mis fin à la carrière du président Clinton, et à la diabolisation croissante de l'iran jusqu'à aujourd'hui.
Mais désormais l’Iran est à l’initiative, et a nommé ministre de la défense l’un des soi-disant suspects de l’attentat contre AMIA, Ahmad Vahidi. La portée internationale de ces attentats avait immédiatement été perçue et expliquée par l'Argentin Norberto Ceresole dans La Falsificacion de la realidad http://www.quedelibros.com/.../La-Falsificacion-De-La-Realidad.html, puis par le Français Thierry Meyssan, dans L'Effroyable Imposture 2, de 2007. Les attentats de Buenos Aires, imputés à l'Iran, devaient servir à justifier une attaque militaire israélienne, la “communauté internationale” se trouvant prise en otage moralement. Or, grâce à la ténacité des chercheurs argentins, cette énième effroyable imposture israélienne est désormais déjouée.
Interpol vient de se prêter à une médiation entre l'Iran et l'Argentine: en effet, presque 20 ans plus tard, la justice argentine n’a pas pu condamner un seul des suspects que les autorités israéliennes lui avaient suggéré d’inculper : toutes les accusations se sont effondrées successivement.
22 citoyens iraniens avaient été déférés à Interpol : mais le seul qu’Interpol avait accepté de capturer, Soleinmanpour, jugé en Grande Bretagne, a été relâché, et l’Argentine condamnée aux dépens, et à l’indemniser (200 000 euros). Le gouvernement argentin a poussé l’audace jusqu’à accuser l’ex-président Rasfandjani de complicité : mais le dirigeant syndical Luis d’Elia (époux d’une députée du parti au pouvoir!) outré par les complicités de son gouvernement avec Israël, s’est rendu en Iran, malgré les protestations indignées de la DAIA (le CRIF argentin), où il s’est entretenu amicalement avec un dignitaire chiite prestigieux, et néanmoins suspect, Mohsen Rabbani, ancien conseiller culturel à Buenos Aires; le très populaire D'Elia vient d'inviter Rabbani dans son émission de radio; depuis 2005, il avait multiplié les lettres ouvertes et adresses au gouvernement contre Israël. Il parvient maintenant à diviser le pouvoir sur cette question, et il est bien soutenu par une équipe d'avocats brillants.
Les arguments du front antisioniste argentin sont repris à l'étranger: l’Iran et Interpol n'ont cessé de dénoncer la corruption des magistrats argentins, et ils ont été suivis par les magistrats anglais : les 8 Iraniens sur lesquels le procureur israélien Nissman (euh, lapsus...? non, c'est ainsi que le qualifient les Argentins eux-mêmes) continue à s’acharner sont des gens qui lui ont été désignés par les Moujahidin du peuple; groupuscule que même les USA et l’UE classent parmi les organisations terroristes (sentence de 1997 ratifiée en 2003 Nº 1-1-1495 et 01-1476- par la Cour d’appel fédérale, décision du conseil de l’Europe du 17 juin 2002).
On est donc en droit de considérer le procureur Nissman et le juge Canicoba Corral complice de terroristes. Mais ce n'est pas tout: de Nissman, on sait parfaitement que « fin 2007, par exemple, M. Nissman fut l’un des invités d’honneur de la session annuelle de l’American Jewish Congress. En mars 2009, il prononça un discours au Centre de documentation sur l’Holocauste de Queensborough à New York. Fin 2008, il présenta de son propre chef un rapport sur cette affaire à la Cour Suprême, non pas en Argentine comme on pourrait le penser, mais à Tel-Aviv en Israël. De manière voyante donc, M. Nisman met sa fonction de procureur non pas au service de l’Argentine, mais bien au service de l’État d’Israël » http://www.voltairenet.org/article162827.html. D'ailleurs Laura Ginsberg, présidente de l'association des familles de victimes des attentats (APEMIA), s'indigne elle-même publiquement du fait que les magistrats argentins servent de couverture aux intérêts US et israéliens, qui soutiennent une version indéfendable des faits, et des responsabilités.
Le fait nouveau est que Ronald Noble, le secrétaire général d'Interpol, a émis un compte-rendu irrité contre les prétentions officielles de l'Argentine qui veut poursuivre des citoyens iraniens contre toute logique:
(http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2010/PR018ES.asp)
Noble évoque donc la rencontre qui s'est tenue du 10 au 12 mars à Lyon pour démentir les mensonges éhontées que véhicule la presse officielle argentine. Il rappelle qu'Interpol n'a pas pour fonction de désigner un pays tiers pour juger des gens dont rien n'invalide la présomption d'innocence, mais a vocation à faire circuler entre les parties en conflit toute information utile: façon stylée de dire qu'Interpol attend toujours que l'Argentine lui apporte des preuves, pour accepter de poursuivre MM. Rabbani, Alí Fallahijan, Moshen Rezai, Ahmad Reza Ashgari, Ahmad Vahidi, et le citoyen libanais Fayez Moughnieh: Interpol est donc bien - de par ses statuts - dans le camp de la résistance contre Israël, en ce moment.
Une leçon sur les méthodes israéliennes pour mettre en scène ses attentats sous faux-drapeau, et les imputer à d'autres, se dégage du cas argentin, désormais entièrement élucidé par les chercheurs argentins indépendants : toutes les accusations reposent sur une image unique, forte, mais ... imaginaire : celle de deux camionnettes qui, lors de chacun des deux attentats, auraient percuté, chargées d’explosifs, les bâtiments israéliens, déclenchant leur effondrement.
Or ces véhicules n’ont jamais existé, et les explosions ont eu lieu à l’intérieur des bâtiments. Le juge Garzon, chargé de l'affaire au départ, a été destitué et condamné par ses pairs, pour s'être laissé corrompre, précisément, en échange de la reprise de la thèse mensongère des dits véhicules, et pour avoir personnellement grassement soudoyé - avec des fonds fournis par un FAUX diplomate israélien - un revendeur de voitures emprisonné pour qu'il prenne à son compte l'histoire de l'une des camionnettes piégées, en rapport avec le second attentat. Plus tard, c’est Renault qui a démenti que les pièces « retrouvées » sur place puissent provenir d’une voiture “piégée”… elles provenaient de deux véhicules différents, et qui en pouvaient pas avoir été là le jour J.
Pour tous les détails, voir encore http://www.voltairenet.org/article162827.html.
Pour ce qui est de l’attentat contre l’ambassade, le premier, en 1992, les médias ont renoncé depuis plusieurs années à imposer leur thèse de l’attentat à la voiture piégée, car il a été établi qu’un dépôt de matériaux hautement explosifs venait d’avoir lieu dans l'ambassade. Les médias ont depuis lors tout simplement été dissuadés de remettre l’affaire sur le tapis : black-out sur cet attentat ! Comme si tout le monde était censé avoir oublié les 23 morts bien réels, la presse n'a plus jamais émis d'hypothèse sur l'origine technique de l'explosion, c'est tout. (Voir la photo aérienne http://www.plumenclume.net/photos.php?id=2#photo)
Le cas argentin est comme un fil d’Ariane permettant de démêler les labyrinthes où Israël a tenté de nous égarer plusieurs fois. Pour notre temps, il a un poids considérable, comme la répétition générale d’une méthode qui allait être reprise dans plusieurs attentats « sous faux-drapeau », le 11 septembre aux USA, le 11 mars à Madrid puis à Londres. De quoi est donc cousu le fil d’Ariane ? En le remontant, on peut énumérer les étapes qui ont été jusqu’à présent nécessaires pour hypnotiser les autorités locales, déjouer les reportages immédiats et donc fidèles, et imposer une version aberrante, mais indispensable, des faits.
a) L’attentat est organisé en fonction du but psychologique à atteindre, préalable à tout autre objectif : répandre l’épouvante, avant tout autre effet. Dans le cas argentin, deux véhicules blancs auraient foncé dans les bâtiments, dans un pays qui n'avait jamais connu d'attentats “islamistes”, ni n'avait le moindre contentieux avec les pays musulmans. Des témoins sont achetés pour affirmer qu’ils les ont vus, ces véhicules fantômes[1].
b) Les services de police israéliens s’emparent de l’enquête et empêchent les polices locales d’enquêter sur les lieux. L’émotion politique étant intense, les gouvernements locaux opposent peu de résistance. Dans le cas argentin, alors que l'explosion de l'ambassade a projeté vers l’extérieur portes et débris, y compris de gros blocs de béton (http://www.plumenclume.net/photos.php?id=51#photo ) un fonctionnaire israélien, gêné par la contradiction qu’on lui apporte de toute part, fait état d’un “trou dans la chaussée”, produit par l’explosif : et le lendemain, (tous les gravats ont été enlevés immédiatement par les Israéliens) une équipe israélienne prend le temps de creuser un trou à cet endroit…(sous l'énorme bloc photographié dans les minutes ayant suivi l'attentat), une semaine après les faits !
c) Dans les médias, les images et reportages immédiats sont oubliés et oblitérés en faveur d’une nouvelle intrigue plus palpitante que les raisonnements techniques : l’enchevêtrement de liens supposés entre « nazis locaux infiltrés jusqu'au coeur du gouvernement» et « terroristes islamistes », conspirant de concert à des milliers de km du lieu du crime, sur la Triple Frontière, carrefour de tous les rafics maffieux de la planète, à la limite de Paraguay, Brésil et Argentine.
d) Lorsque la thèse officielle de la responsabilité iranienne se révèle pour ce qu’elle est, un pur prétexte pour accuser l’Iran de terrorisme, et justifier une agression occidentale, une version alternative est servie au public sur un plateau : ici, une piste syrienne, alléchante dans la mesure où le président à l’époque des faits, Carlos Menem, est non seulement d’ascendance syrienne mais aussi poursuivi pour malversation des crédits publics. Ainsi la gauche, censée incarner la défiance critique, s'est trouvée canalisée depuis des années dans une voie sans issue, où elle épuise ses ressources intellectuelles en pure perte, en invitant benoîtement chacun à méditer sur... l’antisémitisme, tarte à la crème fonctionnant efficacement comme écran pour empêcher l'opinion publique de découvrir les crimes spécifiquement israéliens. Il s'agit de faire traîner les choses en longueur, d'épuiser avec le temps la curiosité et la colère des victimes locales.
Ceci ressemble à l’acharnement d’Israël, 50 ans après les faits, à défendre le dogme des chambres à gaz homicides : c’était l’image mentale unique et forte qui devait déclencher l’épouvante hystérique. Sans elle, l’impact de tel ou tel massacre de la Deuxième Guerre mondiale aurait été très provisoire, vite déplacé par des massacres plus récents, la prise en otage des consciences aurait été impossible, chacun aurait conservé ses facultés pour raisonner sur les éléments matériels incontestables, et la focalisation sur “l'unicité de l'Holocauste juif” aurait été impossible.
Mais dans la fabrication des images hypnotiques, avec les attentats du 11 septembre, Israël a commis une erreur de taille: on nous a servi des images authentiques et immédiates, et non plus mentales, et de plus, des images matinales, magnifiques, hollywoodiennes, et non plus des visions de cauchemar. Israël, dans sa suffisance infinie, n'a pas su gérer l’allégresse du monde entier face à l’effondrement à l’eshétique visuelle parfaite- des tours jumelles, symbolisant à juste titre la cupidité et la vanité des USA. Alors que l’opinion révulsée par les photos de 1945 -les premières, obscènes, à nous avoir imposé des entassements de corps moribonds et squelettiques- avait choisi de détourner pudiquement le regard, permettant donc aux imposteurs d’imposer n’importe quel récit fantaisiste autour des camps de concentration, le voyeur solitaire qu’est tout utilisateur d’internet continue à se régaler dans la contemplation des images BIEN REELLES de l’improbable effondrement des Tours ; mais dès qu’on en repasse les images au ralenti, elles révèlent, impitoyables pour les manipulateurs, les explosifs installés à chaque étage, la mise en scène éhontée, le sacrifice à des fins inavouables de milliers d’innocents. Dès lors, tous les éléments du puzzle impliquant directement Israël trouvent leur place et leur sens, comme le reconnaissent bien des militaires US.
Le maniement du mensonge dans les attentats de Buenos Aires, avec l'abandon forcé, dans la discrétion, de la thèse des voitures piégées, mais non le harcèlement de chacun en termes d’antisémitisme et/ou de connivence avec le « terrorisme iranien », nous éclaire aussi sur les remèdes qu'imaginent les terroristes de l’Etat sioniste pour faire avaler leurs salades d'invraisemblances. Observons en France, avec le bizarre silence de nos ténors juifs habituels, le malaise qui hante maintenant les sionistes à propos de la question de l’existence des chambres à gaz : à mesure que de nouvelles archives s’ouvrent, certains s’apprêtent peut-être à nous concéder le droit d’en parler froidement, grâce à l’argument de l’inconstitutionnalité de la loi Gayssot, récemment introduit dans notre droit ("La Loi Gayssot n’a jamais subi un contrôle constitutionnel. Comme de nombreux juristes et professeurs d’université, je pense qu’elle n’y survivrait pas. Le remaniement de l’article 61-1 de la constitution prévu par la loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009 offre des possibilités inédites. Il permet d’invoquer l’inconstitutionnalité d’une loi devant les premiers juges » Maître Bastardi-Daumont, http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art434).
En Argentine, on sait que le président Menem n'était pas dupe des manigances israéliennes, après l'attentat de 1992, et refusait de mettre un terme à la coopération active de son pays avec l'Iran: l'équipement nucléaire de l'Argentine était au programme. On lui a collé un deuxième attentat, en 1994, 3 fois plus meurtrier, et on l'a fait accuser par ses compatriotes de collusion avec des nazis locaux... et il a été plus docile.
Il est donc probable qu'une quelconque nouvelle horreur - peut-être nucléaire - sous faux-drapeau, faisant des quantités de nouvelles victimes bien contemporaines, y compris des juifs de deuxième classe, soit prévue pour détourner définitivement le public de sa curiosité pour les aspects bizarres de la religion de l'Holocauste. Un pays comme la France, gouverné par pantin interposé comme Sarkozy, serait tout indiqué pour la mise en scène, mais notre mobilisation en rend probablement déjà cette manigance criminelle impossible (Inch Allah!). Interpol, avec bien d'autres instances internationales, a dit stop … c'est bon signe.
Israël fait désormais face à une hostilité généralisée, même en Occident, même au sein du gouvernement US, on ne le dit pas assez (voir http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art472), par habitude, parce qu'il est plus confortable de taper sur le président Obama. Or, comme le dit le président iranien, "Le régime sioniste est le plus détesté des régimes dans le monde. Il est arrivé au bout du chemin et qu'il le veuille ou pas, il va disparaître".