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Annexe 7 - Les 39 traces criminelles relevées par Pressac

Pressac a relevé dans les archives d'Auschwitz 39 « traces criminelles » c'est-à-dire qu'à 39 reprises, il a retrouvé des indices, parfois de simples mots qui prouvent, croit-il, la conversion des divers Kremas à des fins criminelles. Certaines de ces traces, soit seules soit en association, semblaient accablantes pour les Allemands mais sans qu'aucune de ces « traces » ne compense les objections rédhibitoires des révisionnistes concernant la ventilation du gaz, la capacité de crémation, etc., objections que nous avons développées plus haut. Enfin, ainsi que nous l'avons déjà dit, de nouveaux éléments ont été récemment apportés avec l'ouverture des archives des pays de l'Est libérés du communisme. L'analyse des documents rapportés de Moscou clôt la discussion à l'avantage des révisionnistes. 

1. PORTES ETANCHES AU GAZ.

On trouve dans les archives d'Auschwitz plusieurs mentions de portes étanches au gaz pour la morgue 1 des Kremas II et III : les historiens y voient une preuve qu'elles servaient de chambres à gaz criminelles ; en effet, pourquoi équiper des morgues de portes semblables ?
Un exemple : un bordereau du 6/3/1943 porte sur la commande d'une « porte [étanche] au gaz de 100/192 [cm] pour la morgue 1 (...) identique à la porte de la cave du Krema II d'en face ». Il s'agit donc des Kremas II et III et du coup, nous apprenons qu'effectivement les morgues 1 de ces deux grands Kremas, dans lesquels se serait déroulé l'essentiel de l'extermination, avaient une porte étanche au gaz et sont donc bien, selon les historiens, des chambres à gaz homicides. Cette commande a été confirmée dans une lettre du 31/3/1943, qui rappelle aussi une commande antérieure de 3 autres portes étanches au gaz pour les Kremas IV et V, semblables, dit la lettre, aux portes déjà livrées jusqu'alors (c'est-à-dire, selon Pressac, la porte livrée pour le Krema II et une porte déjà livrée pour le Krema IV, dans lequel il y avait en tout 4 portes semblables). 
En fait, il y avait de nombreuses installations d'épouillage dans le camp et chacune d'elles étaient équipées de nombreuses portes étanches au gaz : rien que dans le BW5, Mattogno en a compté 22 ; même les portes des chambres d’épouillage à air chaud étaient équipées de portes dites étanches au gaz. Dès lors, il faut admettre que la qualification d’« étanchéité aux gaz » donnée à une porte ne signifie pas qu’elle était ipso facto destinée à une chambre à gaz (criminelle ou pas). Bref, on ne peut affirmer que les morgues 1 des Kremas II et III servaient au gazage d'êtres humains du seul fait qu'elles étaient équipées de portes étanches au gaz. [1]
Encore faut-il essayer d'expliquer la présence desdites portes dans les Kremas II et III vu qu'en définitive, on n'y a installé aucune chambre d'épouillage. En attendant la sortie du livre que Mattogno rédige actuellement sur Auschwitz, on peut indiquer les pistes suivantes : 

2. « FUSSBODEN BETONIEREN IM GASSKAMMER »

Le 2/3/1943, un ouvrier d'une entreprise extérieure note (en faisant une faute d'orthographe : il écrit « Gass »  pour « Gas ») sur une fiche de travail qu'il avait eu, entre autres travaux, à « bétonner le sol de la chambre à gaz [du Krema IV] » (« Fussboden betonieren im Gasskammmer ») : c'est, dit Pressac, la preuve qu'il y avait une chambre à gaz homicide dans ce Krema et que tout le monde était au courant. Mais il dit aussi que cet ouvrier avait, quelques jours plus tôt, posé dans la même pièce des fenêtres étanches au gaz et en avait « déduit avec bon sens qu'il était dans une 'chambre à gaz' [homicide] ».
D'une part, cette chambre à gaz hypothétique pouvait tout aussi bien être consacrée à l'épouillage ; d'autre part, cet indice est, en bonne logique, sans valeur et renvoie au chapitre précédent sur les portes et fenêtres étanches au gaz.

3. POMMES [DE DOUCHE]

L'inventaire établi lors de la réception des caves du Krema III mentionne « 14 pommes [de douche] » (« Brausen ») dans la morgue 1. Le même inventaire reprend 2 robinets et, dit Pressac, ils figurent sur un plan (le n° 2197) ainsi que les conduites d'eau qui les alimentent ; par contre, le plan n'indique ni douche ni canalisation ad hoc et on n'en a pas trouvé de trace in situ (on notera qu'on avait fait dire à Höss que des canalisations et des robinets postiches avaient été installés). C'est donc, en conclut Pressac, que ces pommes de douche sont factices (il pense qu'elles étaient en bois peint -ce que ne dit pas l'inventaire- et étaient destinées à tromper les juifs à gazer).
On peut répondre :

L'historien Wellers, lui-même, déclarait en mai 1987 dans Zéro à Michel Folco : « Bon, et l'histoire des pommes de douche du bordereau, vous savez, ce n'est pas la preuve de quoi que ce soit ». Il devait avoir raison. Autrement plus important est le projet d'installation de 100 douches dans la morgue 2 du Krema III (et du Krema II) dont nous avons déjà parlé et donc nous reparlerons en annexe 8 et qui prouve indubitablement que ce(s) Krema(s) n'avai(en)t pas de destination criminelle.

4. DISPOSITIFS D'INTRODUCTION DU ZYKLON-B ?

Dans l'inventaire susdit pour la morgue 2 (le vestiaire) du Krema II, on trouve encore « 4 Drahtnetzeinschiebvorrichtung » (« 4 dispositifs d'introduction en treillis de fil de fer » ?) ; on ne trouve rien de semblable dans l'inventaire du Krema III. Le rédacteur, dit Pressac, s'est trompé de ligne : il devait porter cette mention sur la ligne réservée à la morgue 1 (la chambre à gaz), car ces dispositifs étaient des colonnes grillagées reliées aux 4 ouvertures aménagées dans le plafond et dans lesquelles on déversait le Zyklon-B ; ce système, dit encore Pressac, permettait une bonne diffusion du gaz. Pressac en donne un croquis qui enlève toute vraisemblance à son explication. En fait, ce système aurait plutôt contribué à reconstituer la boîte de Zyklon-B dans la partie inférieure de la colonne ; or, c'était l'inverse qu'il fallait faire. Dans les blocs à désinfecter, on étalait soigneusement les granulés de Zyklon-B sur des nattes dans toute la pièce ; dans les chambres à gaz d'épouillage, les Allemands avaient installé des systèmes de diffusion du gaz (système Degesch-Kreislauf dont nous avons donné un plan plus haut), qui étaient tout à fait indiqués pour des chambres à gaz homicides. Il est incroyable qu'ils n'y aient pas pensé quand ils ont entrepris la conversion, dès avant leur construction, des morgues en chambres à gaz. A défaut d'utiliser une de ces deux méthodes, il aurait encore mieux valu lancer le contenu de la boite de Zyklon-B à la volée par l'ouverture : ç'aurait encore été moins inefficace que l'emploi de ce « dispositif » en fil de fer.
De toute façon, Pressac ne nous donne aucune preuve de tout cela. Alors qu'est-ce que ce « dispositif » ? Comme le suggère le verbe « einschieben » dérivé du mot « Schub », c'étaient probablement, dit Gauss, des dispositifs d'enfournement des corps dans les fours. (On notera accessoirement que le SS chargé de l'inventaire ne se serait donc pas nécessairement trompé de ligne comme Pressac doit l'affirmer pour appuyer sa démonstration.) C'est possible mais le croquis qu'en donne Pressac suggère que ce pourraient être tout simplement des armatures pour les piliers en béton armé, armatures en excédent et qui traînaient sur le chantier avec, sans doute, toute une série d'autres objets dont le SS chargé de l'inventaire nous a fait grâce et à propos desquels nous pourrions nous interroger gravement et inutilement aujourd'hui : là, 10 seaux (de marque RH ?) ; là, 5 madriers, etc. 

C'est l'occasion de parler de ces fameux quatre orifices percés dans le toit en béton de la morgue 1 du Krema II (et du III). Il est étonnant que Pressac ne donne pas de cliché des ruines montrant clairement ces orifices. C'est d'autant plus étonnant qu'il publie par ailleurs des clichés qui montrent de façon absolument nette des détails moins évidents comme un trou circulaire de 25 cm de diamètre qui a servi au passage d'une canalisation d'air dans le toit de la morgue 2 ou encore comme les attaches des canalisations de la ventilation dans la morgue 1.
Ces ouvertures, par ailleurs, ne figurent sur aucun plan, ce qui est un autre sujet d'étonnement : même si elles avaient eu une destination homicide, elles auraient pu figurer sur un plan comme bouches d'aération. Leur présence sur un plan était d'autant plus nécessaire que la dalle dans laquelle elles étaient à aménager était armée dans les deux sens, avait 20 cms d'épaisseur et était supportée par une poutre maîtresse longitudinale en béton de 40 cms de largeur, elle-même supportée par 7 piliers en béton de même largeur. Rappelons que l'ingénieur en chef de Huta, l'entreprise qui a construit les crématoires, a nié l'existence de ces ouvertures.
Il y a aussi à dire sur l'emplacement de ces orifices du fait de la présence de cette poutre maîtresse en béton et des 7 piliers qui la supportaient. Dans le cas du Krema III, les orifices, qui, bien entendu, ont dû être aménagés lors de la fabrication de la dalle, auraient été disposés de part et d'autre de cette poutre longitudinale ; par contre dans le cas du II, ils auraient été disposés en ligne au centre de la dalle, apparemment sur la poutre et ceci est impossible.
En fait, l'examen de la dalle de béton du Krema II ne laisse apparaître que deux orifices. Commentant un cliché, dans lequel on peut voir le plus gros de ces deux « trous », Pressac dit :

« (...) en haut, à gauche, le trou dans le plafond est supposé être l'une des ouvertures par lesquelles on introduisait le Zyklon-B, mais la position des 2 trous qui peuvent être vus aujourd'hui ne correspond pas à celle de la photo de l'US Air force du 25/8/44. La raison de cette différence à ce jour inexpliquée pourrait bien simplement être le fait que le toit s'est déplacé considérablement quand on l'a dynamité ».

Plus loin, Pressac précise :

« Selon la photo de l'aviation américaine du 24 août 44 [pour 25 août 44], les 4 points d'introduction étaient situés le long d'une ligne longitudinale sur la partie EST de la dalle. L'examen des ruines permet de vérifier la présence de deux trous à l'extrémité sud mais dans la moitié OUEST. Personne, à ce jour, ne semble s'être préoccupé de cette contradiction ni l'avoir expliquée. »

Ce début d'explication n'est pas convaincant du tout, car les photos de Pressac lui-même permettent d'affirmer que le dynamitage n'a pas soufflé le toit, qui s'est désarticulé sans se déplacer de façon importante. En fait, les « trous » auxquels Pressac fait allusion sont postérieurs à la guerre : Walendy, Leuchter, McCalden, Provan, Renk, Mattogno et d'autres en donnent des clichés qui montrent que l'armature métallique a été dénudée à ces endroits puis repoussée. Bien que le dynamitage des Kremas ait fort abîmé la dalle, il en reste encore des pans entiers sur toute la largeur de la chambre à gaz et les photos semblent indiquer que Faurisson a raison : il n'y a pas d'orifice là où il devrait y en avoir, la conséquence étant, ajoute Faurisson, « No holes, No 'Holocaust' ». [2]

Il reste, direz-vous, que les photos aériennes de l'US Air Force, notamment celle du 25/8/1944 (voir annexe 1 et ci-après) montrent clairement ces 4 orifices sur les deux Kremas.
Pour certains, les taches apparaissant sur les photos, correspondaient effectivement aux cheminées de déversement du Zyklon-B et à leur ombre projetée, mais cette thèse est insoutenable, car la partie non recouverte de terre des cheminées, nous dit Pressac, n'avait que 10 à 15 cms de hauteur et elle était de plus partiellement cachée par les herbes poussant sur la butte. Pour d'autres, ces taches devaient correspondre à des arbustes, plantés sur la butte qui coiffait la morgue 1. Mais, cette thèse est également insoutenable : en 1988, lors du procès Zündel, un spécialiste de la photo aérienne, Kenneth R. Wilson, avait déjà fait remarquer que ces taches n'avaient pas de hauteur et pas de formes régulières (il avait aussi constaté qu'elles n'apparaissaient pas sur toutes les photos !). Depuis, John C. Ball, un géologue canadien, a confirmé que ces taches ne peuvent pas correspondre à des ombres ; d'après Ball, la CIA, laquelle a été seule à avoir accès à ces photos jusqu'à leur diffusion en 1979, les a tout simplement maquillées -de façon grossière- pour faire croire à l'existence des 4 orifices. En fait, si le 25/8/1944, les deux Kremas sont dotés de ces taches et cela de façon très visible, par contre, seul le Krema III en est doté les 31/5/1944 et 13/9/1944 ! La photo aérienne de la Luftwaffe du 8/7/1944, elle, ne montre absolument aucune tache ni sur le II ni sur le III ! Autre sujet d'étonnement : ces taches -tout le monde peut s'en convaincre facilement, sachant que la chambre à gaz avait, à l'extérieur, 30,50 m de long et 8 m de large- ont plusieurs mètres de long ! L'agrandissement de la photo est confondant.


Agrandissement de la photo de l'US Air Force du 25/8/1944 montrant le Krema II et sa chambres à gaz
(contours renforcés)













 


Agrandissement schématisé de la chambre à gaz du Krema II (Photo du 25/8/1944).
Outre les 4 taches figurant sur la photo, on y trouve les 2 trous actuellement visibles (d'après Gauss), la poutre longitudinale et les 7 piliers en béton





Les 4 taches sur le Krema III ont 3 à 4 m de long ; elles sont plus régulières que sur le II et pourraient donner l'impression d'être des ombres ; malheureusement, non seulement ce ne peut être le cas pour les raisons développées par Ball et Pressac, mais l'orientation de ces ombres projetées éventuelles ne correspond pas à la position du soleil. Le faussaire de la CIA aurait décidément été des plus maladroits.
Le lecteur a ici une nouvelle occasion de vérifier le peu de sérieux de l'historiographie holocaustique. En effet, comme le remarque Pressac lui-même, les historiens ne semblent pas dérangés le moins du monde par cette absence flagrante des 4 ouvertures de déversement du Zyklon-B et ils continuent à nous en parler comme si elles existaient ! Le seul à s'en préoccuper est Pressac, chercheur sans doute honnête et qui se veut probablement rationaliste mais qui est handicapé par son adhésion au dogme. Dès lors, sa démarche est irrationnelle :

Comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire, Pressac a finalement été excommunié pour « crypto-révisionnisme » et il a été remplacé dans cette fonction de « technicien de l'Holocauste » par un architecte judéo-canadien d'origine hollandaise du nom de van Pelt ; jusqu'alors et ainsi que le lecteur a pu en juger, on avait déjà entendu et lu des choses étranges de la part des exterminationnistes et on avait même parfois atteint les limites du ridicule : van Pelt, surnommé par certains de « Pressac américain », va faire un pas de plus et dépasser franchement ces limites, qui plus est devant une cour de justice londonienne. En 1999/2000, l'historien David Irving, s'estimant diffamé par l'historienne judéo-américaine Lipstadt (qui l'avait accusé de révisionnisme, de racisme et d'antisémitisme) lui intenta un procès (que la presse continentale s'est bien gardé de couvrir) ; malgré la sympathie et l'admiration qu'on peut avoir pour Irving, on doit bien admettre que son action n'était que pure coquetterie car ce grand historien anglais est, quoi qu'il dise, révisionniste : Irving perdit d'ailleurs son procès et ce verdict n'est pas totalement inique. Toutefois, le grand vainqueur du procès ne fut pas Lipstadt mais le révisionnisme. Une grande partie des débats porta justement sur les ouvertures dans le toit du Krema II. Irving (qui refusa le concours d'avocats et d'experts, ce qui le conduisit au bord de l'épuisement) fut notamment opposé à van Pelt ; poussé dans ses derniers retranchements par Irving, van Pelt dut finalement faire l’aveu public qu’il n’y a pas d’ouvertures sur le toit du Krema II

Irving : « Vous n'avez vu aucun trou dans le toit, n'est-ce pas, quand vous y êtes allé ? Vous n'avez trouvé aucun trou ? » (« You have not seen any holes in the roof, have you, in the – when you went there ? You have not found any holes ? »)
Van Pelt : « Non, je n'ai pas vu les trous pour les colonnes. » (
« I have not seen the holes for the columns, no. »)
Irving : « Ni pour l'introduction de l'acide cyanhydrique ? » (
« Nor for the introduction of the cyanide ? »)
Van Pelt : « Non. » (
« No. ») [3]

Toutefois, prétendit van Pelt, il y avait eu des trous mais après l'arrêt des gazages en fin 1944, les Allemands avaient enlevé les équipements de gazage, à savoir les colonnes en fil de fer et les cheminées extérieures, puis ont rebouché les ouvertures avec du béton frais ; enfin, après cette restauration du toit de la chambre à gaz, ils avaient dynamité le bâtiment. ; de la sorte, conclut van Pelt, aujourd’hui, on ne peut plus voir les trous dans les ruines du crématoire. Reboucher des trous dans une ancienne dalle de béton armé ! Et sans que cela puisse se voir ! Et ce van Pelt est architecte et même professeur d'université (à l'University of Canada à Waterloo) ! On a su par la suite par une indiscrétion du Times de Londres que les appuis de Lipstadt avaient demandé aux Polonais d’examiner d’urgence le toit à la recherche des fameux trous mais, hélas pour eux, en vain : ni trou ouvert ni trou rebouché ! [4]
Mais cela n'est pas de nature à impressionner van Pelt qui rétorque alors que ces trous ont bien existé puisque d'anciens détenus en témoignent.  Et de citer les témoignages des anciens détenus Tauber, lequel décrivit le dispositif d’introduction en fil de fer et Michal Kula, lequel prétendit l’avoir fabriqué.
Toutefois, d'après ces témoins, ces colonnes grillagées avaient une hauteur de 3 mètres et étaient d'une section de 70 x 70 centimètres : il aurait donc fallu les introduire dans le toit par le haut puisque le plafond n’était qu’à 2,41 m du sol et les trous dans la dalle auraient dû être des carrés d’au moins 70 centimètres de côté, ce qui fait qu'aujourd'hui encore, on devrait en trouver la trace. Il en faut plus pour désarçonner un juif pieux ! Van Pelt d'affirmer alors que, si on ne trouve pas la trace des trous, c'est pour la raison qu'ils étaient beaucoup plus petits que le prétendaient ses devanciers (dont Pressac), ce qui explique qu’on ne les distingue plus aujourd’hui ; en conséquence, van Pelt va alors corriger le témoignage de Tauber et Kula et leur faire dire ce qu'ils n'ont pas dit (ni dessiner, puisque Kula a même remis un croquis) : le haut des colonnes qu'ils ont décrites auraient été de plus faible section que le bas des colonnes [« Comme un entonnoir ? » (« As a funnel ? ») suggère alors avec bienveillance le juge Gray qui présidait le tribunal ; « Oui, comme un entonnoir. » (« As a funnel, yes. », répond van Pelt)] ! [5] 
Tout cela est à rire ! Résumons-nous : il n’y a aucune preuve matérielle, au contraire ; alors les historiens (juifs ou enjuivés) se rabattent sur des témoignages invraisemblables de détenus juifs pieux recueillis par un juge juif et communiste (Jan Sehn) et comme, de plus, ces témoignages ne correspondent pas à la thèse défendue, un autre juif (van Pelt) entreprend de les corriger en conséquence. Bref, une histoire bien juive ! 
Van Pelt n'en est pas resté là : dans un livre qu'il a publié à la suite du procès Irving vs Lipstadt, il y répète sa « certitude morale » (« moral certainty ») que les trous du toit du Krema II ont été rebouchés avant le dynamitage des installations. [6]  
D’autres auteurs exterminationnistes ont tenté de justifier la thèse officielle, tels Joseph Provan et M. Shermer ; tous, de façon aussi farfelue que ce fou de van Pelt.

Il nous faut dire aussi un mot d'une autre photo célèbre, datant du début 1943, à l'époque de la construction du Krema II : cette photo prise au sol par le service photographique du camp figure dans l'album que la Bauleitung avait constitué. Prise à l'arrière du Krema II, elle montre clairement, un peu au-dessus du sol, le toit de la chambre à gaz avant qu'il ne soit recouvert d'une couche isolante de 50 cms de terre (15 cms, dit Pressac) et plus précisément les cheminées par lesquelles le Zyklon devait être déversé. Cette photo, dont personne ne contestait l'authenticité, ne manque toutefois pas d'intriguer car elle montre 3 cheminées tout à fait terminées (on n'aperçoit plus aucune trace de coffrage autour des cheminées, ce qui ne permet pas d'affirmer qu'une quatrième cheminée était en cours de construction) alors que les historiens affirment qu'il y en avait 4 !



Photo du Krema II 
(Début 1943)





















Agrandissement de la photo précédente
(contours renforcés)



























Schématisation erronée de la photo précédente …

La chambre à gaz est centrée sur la 3ème fenêtre.










… et schématisation correcte de la photo précédente

La chambre à gaz est centrée sur la 2ème fenêtre.






 


Rabattement schématisé de la chambre à gaz du Krema II

Les 3 lignes en pointillé donnent la position des 3 objets.










L'explication que nous donnons ci-après, nous semble la plus plausible :

En conclusion, tout cela est contraire aux affirmations des historiens, sent le bricolage, n'est pas conforme à la pratique des ingénieurs-architectes de la SS d'Auschwitz, est contraire aux lois de l'optique, bref, est tout à fait invraisemblable. L'explication la plus raisonnable est que cette photo-là, elle aussi, a été truquée : d'une part, le faussaire (sans doute polonais ou soviétique) aurait été un étourdi qui aurait pris un 4 pour un 3, d'autre part, il aurait été victime d'une illusion d'optique (à sa décharge, il faut bien dire qu'il n'aurait pas été le seul). [7] Le bien-fondé de cette thèse du trucage serait facile à vérifier puisque l'original de la photo se trouve dans l'Album de la Bauleitung en Pologne.

Il faut donc bien admettre que les chambres à gaz des grands Kremas II et III n'avaient pas d'ouvertures dans le toit et on peut dès lors se demander comment on y introduisait le Zyklon-B ! 

5. SALLE DE DESHABILLAGE

Dans une lettre du 6/3/1943 de Bischoff à Topf, la morgue 2 (sans mention de Krema) est désignée par « Auskleideraum » (« salle de déshabillage ») : c'était, disent les historiens, dans cette pièce baptisée « morgue » sur les plans, que les condamnés se déshabillaient. Mais cet argument n'est pas probant, car on pouvait tout aussi bien avoir pu spécialiser cette morgue en salle de récupération des effets des morts (de mort naturelle) amenés au Krema pour incinération. On notera d'ailleurs que cette pièce n'en restait pas moins une morgue.
Ceci suppose une spécialisation des morgues 1 et 2 et c'est le moment d'en dire un mot. Initialement (octobre 1941), il avait été prévu deux morgues :

On voit bien ici, comme l'admettait Pressac dès 1989, qu'on ne peut trouver la preuve de l'existence des chambres à gaz dans l'analyse des systèmes de ventilation, puisque un an avant qu'on ne décide de transformer la B. Keller en chambre à gaz et même longtemps avant que les Allemands ne se décident à exterminer les juifs, on a avait déjà prévu de l'aérer de façon plus poussée que la L. Keller. Mais dans quel but, dira-t-on, puisque normalement on aurait dû faire le contraire c'est-à-dire plutôt soigner la ventilation de la morgue ? La réponse est simple : il ne faut pas prendre les appellations au pied de la lettre ; en fait, ces deux caves étaient toutes deux des morgues, qui (après l'ajout en février 42, de la morgue 3, initialement appelée « S, A u. W-Raüme » pour « salle d'autopsie, d'exposition et de lavage ») devaient fonctionner comme suit :

Par la suite se produisit un évènement imprévu de taille, lequel n'est pas l'arrivée des juifs déportés et faisant l'objet du traitement spécial c'est-à-dire destinés soit à y travailler soit à y transiter mais l'apparition d'épidémies terribles (typhus, diphtérie, malaria, etc.). En effet, les juifs ne faisaient que remplacer (momentanément) les 200.000 prisonniers soviétiques à qui on avait attribué le camp et c'était du pareil au même ; par contre, le typhus, lui, était un imprévu de taille qui obligea à revoir, sans pour autant la bouleverser, l'organisation des Kremas et à prévoir des aménagements différents ou nouveaux :

En somme, on pourrait dire, en simplifiant à l'extrême, que cette fameuse transformation des Kremas (preuve des desseins criminels allemands d'après les exterminationnistes) a finalement porté sur la transformation d'une ventilation destinée à éliminer de mauvaises odeurs en ventilation destinée à empêcher la dispersion de redoutables microbes.
Du coup, s'expliqueraient un certain nombre d'incohérences de langage : les uns, bien au courant des nouvelles orientations, utilisaient de nouvelles appellations ; d'autres, moins rapides ou n'ayant pas été mis au courant ou simplement distraits, continuaient à utiliser les anciennes.

A partir d'une certaine date, ainsi qu'on l'a vu, une chambre à gaz d'épouillage fut prévue pour les Kremas II et III dans la morgue 1. A partir de quand ? Le premier des documents cités par Mattogno et qui mentionne le projet de chambre d'épouillage par air chaud date d'avril 43 mais dans une célèbre lettre du 29/1/1943 (lettre que nous allons bientôt examiner), Bischoff parle d'une « Vergasungskeller » (« Cave de gazage ») dans les caves du Krema II. A partir de cette date (sans doute, plus tôt) et pour 3 ou 4 mois au plus (période au cours de laquelle Pressac trouve encore des « traces » de chambre à gaz non pas criminelle comme il le croit mais sanitaire), la morgue 1 fut destinée à fonctionner comme chambre à gaz d'épouillage mais elle ne fonctionna pas comme telle, la ZBL ayant abandonné ce projet ; elle fonctionna uniquement comme morgue et devint la seule et unique morgue effective. Quant à la morgue 2, elle a été destinée au cours de cette période à fonctionner comme salle de douche et finalement, après l'abandon du projet, elle a dû servir au déshabillage des morts, à la récupération de l'or, etc. 

6. DETECTEURS DE GAZ

Le 26/2/1943, Auschwitz confirme télégraphiquement au constructeur des fours (Topf) une demande verbale de « 10 détecteurs de gaz » (« 10 Gasprüfer »), apparemment pour le Krema II (sans autre précision). C'était pour tester le système d'aération de la chambre à gaz, dit Pressac : les travaux de construction du Krema étaient pratiquement terminés et les Allemands voulaient vérifier que ce système d'aération (prévu pour une morgue) pouvait néanmoins convenir. Dans ce cas, se contentaient de répondre les révisionnistes, pourquoi l'avoir demandé à un fabricant de fours, qui, de toute évidence, ne pouvait pas satisfaire une demande de détecteurs d'HCN ? Il aurait fallu le demander au fournisseur de Zyklon-B lui-même, lequel, nous confirme Pressac, distribuait des détecteurs de gaz cyanhydrique. Auschwitz devait d'ailleurs probablement en avoir déjà en sa possession ; les instructions du fabricant de Zyklon-B en font mention à 6 reprises et sans laisser le choix aux utilisateurs : on ne pouvait utiliser le Zyklon-B sans en être équipé. Il paraissait donc probable que les 10 détecteurs en question étaient des détecteurs de CO (oxyde de carbone) et de CO2 (anhydride carbonique) produits dans les fours eux-mêmes.
Toutefois, en mai 1993, Pressac produisit triomphalement la réponse de Topf : il s'agit d'une lettre (une photocopie, semble-t-il) retrouvée dans les archives soviétiques et datée du 2/3/1943, dans laquelle Topf dit que depuis 10 jours, il a interrogé 5 firmes susceptibles de fournir les « appareils détecteurs de résidu d'acide cyanhydrique » demandés (« Anzeigegeräte für Blausäure-Reste »), 3 firmes ayant répondu négativement et 2 n'ayant pas encore répondu.
Les révisionnistes ont d'abord opposé divers arguments qu'ils ont finalement abandonnés pour opter pour la thèse du faux : la réponse de Topf pourrait être authentique à ceci près qu'on y aurait remplacé le mot  « Gasprüfer » du télégramme par les mots « Anzeigeräte für Blausäure-Reste ».

En conclusion, la lettre de Topf (dont on n'aurait qu'une photocopie) a été trafiquée, les mots « Anzeigegeräte für Blausaüre-Reste » ayant remplacé le mot « Gasprüfer » (c'est-à-dire « analyseur de fumée »).

7. CAVE DE GAZAGE

Dans une lettre célèbre adressée le 29/1/1943 à Berlin [10] par Bischoff, le mot « Vergasungskeller » (« cave de gazage [génocidaire] ») est employé pour désigner, disent les historiens, la morgue 1 du Krema II.
Ce 29 janvier, explique Pressac, eut lieu une inspection du Krema II par Bischoff, un de ses adjoints du nom de Kirschneck et Prüfer, l'ingénieur de Topf. Kirschneck fit un compte rendu de son côté et Prüfer un rapport d'inspection du sien : c'est ce rapport qui est en annexe de la lettre de Bischoff, mais il est moins précis (ou, si l'on préfère, plus condensé) que le compte rendu de Kirschnek et c'est à ce dernier qu'il est préférable de se référer pour essayer de comprendre la lettre de Bischoff.
Ce compte rendu dit que :

Voilà pour l'annexe. La lettre proprement dite, elle, est de Bischoff, lequel résume la situation en disant :

En fait, Bischoff se faisait des illusions à moins qu'il ne trompât sciemment son supérieur hiérarchique, car rien n'était prêt, même pas les fours, et ce n'est que dans la première moitié de mars que les fours, puis la morgue 1, puis enfin la morgue 2 purent être mis en service, mais cela est sans importance dans notre raisonnement.
Pour les historiens, les choses sont claires (du moins, ils le disent) : Bischoff a voulu dire que, la morgue 2 (c'est-à-dire la salle de déshabillage [des vivants]) n'étant pas encore utilisable, on ne pourrait, certes, pas récupérer les vêtements des condamnés mais que ce n'était pas grave, car on allait quand même pouvoir commencer à gazer les juifs, car la chambre à gaz (c'est-à-dire la morgue 1), elle, était prête.
Toutefois, cette version n'est pas du tout satisfaisante, car la chambre à gaz n'était pas prête du tout puisqu'il y manquait l'installation -indispensable et pourtant classée dans les « détails mineurs » par Bischoff- d'aération et de désaération, laquelle, loin d'être montée, n'était même pas livrée ! L'ascenseur -tout aussi indispensable- était loin d'être installé également (Bischoff le commandait le jour même et en fait, livrable dans les 7 mois et seulement livré en 1944, il ne fut même jamais monté ! ) ; certes, on était occupé à monter un plateau provisoire mais il était incapable de répondre à la tâche assignée à l'ascenseur dans une hypothèse exterminationniste.

Enfin, les mots « à cette fin » (« hierfür ») s'opposent à cette version : Bischoff dit, en fait, que la « Vergasungskeller » va provisoirement remplir les fonctions de la morgue 2, laquelle est censée être la salle de déshabillage, mais, alors, où gazait-on ?
Mais, dit Pressac, c'est là une mauvaise lecture : la « Vergasungskeller » devait remplacer la morgue 2 comme morgue et non comme vestiaire, mais c'est là une fonction qui n'existait plus dans une hypothèse exterminationniste : en effet, il n'y avait plus que le vestiaire (la morgue 2) et la chambre à gaz (la morgue 1).
Bref, cette lettre est incompréhensible d'un point de vue exterminationniste. On ne peut accepter l'assimilation de la « Vergasungskeller » à la morgue 1 qu'en admettant que cette « Vergasungskeller » n'a pas de caractère criminel et n'a pas de place dans la séquence des opérations (sanitaires) assignées normalement au Krema, bref lui est parallèle. La morgue 1 aurait-elle pu être une chambre à gaz d'épouillage dont on aurait pu se servir provisoirement pour y déposer les morts (de mort naturelle) que la morgue (la morgue 2) ne pouvait accueillir ? On sait maintenant, grâce à Mattogno, que les Allemands conçurent effectivement à cette époque le projet d'installation d'une installation d'épouillage dans la morgue 1. Certes, l'épouillage devait se faire par air chaud mais on peut supposer que Bischoff a pu commettre un lapsus calami, fort fâcheux il est vrai mais fort compréhensible, vu que les installations d'épouillage qu'il avait construites jusque là fonctionnait au gaz. D'ailleurs, il n'est pas à exclure qu'en janvier 43, Bischoff avait prévu de faire fonctionner sa chambre d'épouillage au gaz ; il n'aurait finalement opté pour l'air chaud qu'en février/mars ; dans ce cas, il n'y aurait même pas eu de sa part de lapsus calami
D'autres explications avaient été données par les révisionnistes mais on ne peut que les abandonner après l'étude des documents produits par Mattogno. 

CONCLUSIONS

Les autres « traces » relevées par Pressac, que nous ne pouvons examiner faute de place, datent toutes de la même époque (construction des Kremas) ; elles sont d'ailleurs si nombreuses qu'on ne peut guère parler de « gaffes » ; Pressac a sans doute raison sur un point : des modifications dans l'aménagement des Kremas sont intervenues en cours de construction mais les causes en sont tout simplement les nécessités prophylactiques créées par la terrible épidémie de typhus, qui s'était déclenchée à la mi-1942 et qui avait obligé les responsables SS à intégrer les morgues en cours de construction des Kremas à l'action contre les épidémies.
Tout cela est parfaitement limpide.


NOTES

[1]

Carlo Mattogno, 'Sonderbehandlung' (...) », op. cit.

[2]

Voyez notamment les articles de Brian Renk,  « Etude de cohérence à propos des dernières preuves en date de l'existence des ouvertures d'introduction du Zyklon dans le crématoire II d'Auschwitz-Birkenau », Etudes révisionnistes, Volume 3, vers 2002, p. 140 sqq et de Carlo Mattogno, « Keine Löcher, keine Gaskammer(n) », VffG, Heft 3, September 2001, p. 284 sqq en réponse à Provan. 

[3]

The Journal of Historical Review, Volume 18, Number 4, July/August 1999. 

[4]

L’Autre Histoire, n° 15, Août 2000, p. 42.

[5]

Van Pelt aurait peut-être pu citer Karl Schultze, l'ingénieur de la Topf qui a installé la ventilation en mars 43 ; il a déclaré aux enquêteurs soviétiques en 1946 : « Le bâtiment avait 8 mètres de large et 30 mètres de long. L’intérieur était complètement vide. La hauteur était de 2,60 mètres. Il y avait dans le plafond 4 ouvertures de 25 par 25 centimètres. » On remarquera que Schulze donne les dimensions extérieures du bâtiment et ne parle pas des colonnes en treillis métalliques et pas davantage des cheminées en béton. Comme il se trouvait sans avocat et sans documentation, on peut supposer que des chiffres aussi exacts lui ont été soufflés par ses geôliers.

[6]

Voyez Samuel Crowell, The Journal of Historical Review, Vol. 21, Nr 1, January/February 2002, p. 39. 

[7]

Du fait de cette illusion d'optique, les caractéristiques des 3 cheminées -si on les place sur la grande médiane- seraient à peu près celles-ci (longueur x largeur + distance du centre de la cheminée au petit côté de la chambre à gaz) :

  • la première (la plus proche) : 0,60 x 0,55 + 6,55 m ;

  • la deuxième : 0,55 x 0,45 + 10,40 m ;

  • la troisième : 0,40 x 0,40 + 14,50 m.

En centrant la chambre à gaz sur la troisième fenêtre, on obtient des cheminées de dimensions plus identiques, mais il reste que l'écart entre la première et la deuxième est moins grand qu'entre la deuxième et la troisième, ce qui est contraire aux lois de l'optique.
On notera que le « rapport Franke-Gricksch » de mai 1943, qui est un faux des plus grossiers, mentionne également 3 cheminées : « Dans cette pièce se trouvent trois grandes colonnes par lesquelles on peut, de l'extérieur de la cave, faire descendre certaines substances. » Signalons aussi que les célèbres témoins Vrba et Wetzler en avaient vu 3 aussi ; par contre, le non moins célèbre SS Pery Broad, lui, en avait vu 6 ! Il y avait effectivement des ouvertures semblables -encore bien visibles aujourd'hui- mais au nombre de 5 et dans la salle des fours !

[8]

Qu'est-ce qu'un « détecteur » de gaz ? Des instructions d'emploi du fabricant et de ce qu'en dit et montre Pressac (notamment la photo d'un officier soviétique en possession d'une « boîte »), on doit tirer la conclusion que le « détecteur » d'HCN, le « Gasrestnachweisgerät » (« appareil de contrôle de résidu de gaz »), n'était pas un appareil à proprement parler mais un équipement (un « kit », dit-on aujourd'hui) composé de languettes de papiers avec échelle colorimétrique de référence, des « Papierstreifen » ( « bandes de papier » ) identiques à ces languettes en papier utilisées universellement pour mesurer le pH de l'urine et vendues dans toutes les pharmacies par boite de 100) et (éventuellement, si le papier n'était pas prétraité) de fioles de réactif chimique ; comme le signale encore Mattogno, cette méthode chimique, imaginée par Pertusi et Gastaldi et améliorée par Sievert et Hermsdorf, est  la seule méthode de détection de l'HCN ; l'analyseur d'HCN par voie physique n'existe pas
Par contre, les « détecteurs » de CO ou CO2 sont de véritables appareils de mesure automatiques par voie physique. 
Les chercheurs qui ont compilé la littérature technique confirment tout cela
.

[9]

Carlo Mattogno, « Die "Gasprüfer" (...) », op. cit. Sur la répartition des tâches en la matière, voyez par exemple la lettre du 10/12/43 du Dr Wirths dont nous avons parlé dans le chapitre consacré à la diffusion et à la ventilation du Zyklon-B.

[10]

Ceci signifie déjà qu'on ne pourrait prétendre que l'extermination des juifs à Auschwitz aurait pu être le résultat d'une initiative locale ignorée de Berlin.


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