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Annexe 11 - La tragédie de Bergen-Belsen

Chaque fois qu'Israël veut s'assurer notre silence sur ses turpitudes, il réactive la  machine à culpabiliser : aux ordres, notre télévision nous reparle donc de l'extermination des juifs et nous remontre le plus souvent les célèbres et tragiques images prises à Bergen-Belsen, notamment celles de cadavres poussés dans des fosses par un bulldozer. C'est adroit (Cela marche à chaque fois !) mais malhonnête : en fait, ces images étaient initialement destinées à décharger les Britanniques de leurs propres turpitudes et elles ont été récupérées par les exterminationnistes.

1. En effet, ces images sont sans rapport avec le génocide des juifs, vu que Bergen-Belsen n'était pas un camp spécifiquement juif bien que de nombreux juifs y aient été internés ; Bergen-Belsen était, en effet, un camp pour juifs privilégiés (juifs destinés à être échangés) puis, finalement, il devint un camp-hôpital où la détention était moins dure qu'ailleurs et vers lequel d'ailleurs les Allemands ont dirigé un certain nombre de malades d'Auschwitz. 

2. Bergen-Belsen fut finalement submergé par les déportés évacués des camps de l'Est ; prévu pour 3.000 personnes, Bergen-Belsen reçut en fin 1944/début 1945, quelque 50.000 personnes (dont, semble-t-il, une moitié de juifs). Et cela au moment où le camp connaissait des difficultés grandissantes du fait de la détérioration de la logistique allemande du fait que les avions alliés écrasaient les villes et les usines allemandes (dont les usines alimentaires et les usines pharmaceutiques) ; les moyens de communication étaient aussi visés et, d'une façon générale, les avions alliés s'attaquaient aux à tout ce qui bougeait (même aux civils et aux secouristes de la Croix-Rouge) ; de la sorte, l'approvisionnement du camp, déjà problématique en période normale, était devenu déficitaire, notamment en produits de désinfection (le fameux Zyklon-B) et en eau (la canalisation avait été coupée lors d'un bombardement). En avril 1945, le Reich s'effondra et le chaos s'installa dans un pays entièrement détruit (les civils allemands -qui étaient, bien entendu, dans une situation enviable par rapport aux internés- souffraient également : par exemple, en août 1945, à Berlin, 4.000 personnes mouraient chaque jour) ; il devint impossible d'assurer la survie des internés.
Ce qui devait arriver, arriva : le typhus se déclara au milieu d'internés en surnombre et affamés et ce fut la catastrophe.
On notera que Sidney Bernstein, qui était chef des services cinématographiques de la section alliée de la guerre psychologique, essaya de réunir d'autres images aussi choquantes dans d'autres camps, mais il n'en découvrit qu'à Dachau et encore plus rares et moins dantesques que celles de Bergen-Belsen. [1] Ailleurs, Bernstein ne découvrit rien de semblable, surtout pas à Auschwitz (libéré 3 mois plus tôt).
Les images de ce cas à part et paradoxal que fut le camp-hôpital de Bergen-Belsen sont certes horribles, mais il est malhonnête de s'en servir pour nous faire croire que ces horreurs étaient délibérées.

3. Il y a plus grave encore : dans cette catastrophe, la responsabilité des Anglais fut écrasante et ce ne sont pas les révisionnistes qui le disent. Par exemple, Annette Wieviorka commente sans ménagement le comportement des Anglais et de la sorte, décharge quelque peu les Allemands. [2]
En effet, les Anglais (du moins l'avant-garde) prirent le camp le 15/4/1945 et, bien qu'ils disposassent de vivres en abondance, ce qui n'était pas le cas des Allemands, la situation alimentaire ne s'améliora pas aussitôt et la situation sanitaire pas davantage : pire, elle s'aggrava même et c'est plus de 15 jours après la libération du camp que l'épidémie de typhus prit l'ampleur qu'on sait pour atteindre son apogée le 15 mai, c'est-à-dire un mois après l'arrivée des premiers Anglais : or, la période d'incubation du typhus est de 10 à 14 jours ! A ce moment (début mai), les Anglais confinèrent le camp dans une « rigoureuse quarantaine dont les effets sur les détenus sont ravageurs » et mélangèrent bien-portants et typhiques (comme Höss l'avait déjà fait à Auschwitz à l'été 42 avec les résultats catastrophiques qu'on sait). Ce n'est qu'à la mi-mai que les Anglais acceptèrent de laisser partir les bien-portants après une opération de « sélection » qui a dû rappeler Auschwitz à ceux qui y avaient été internés. La conclusion de A. Wieviorka est claire : « Compte tenu de la date de libération du camp, [le rapatriement] fut celui qui prit le plus de temps et ce délai eut des conséquences tragiques pour des détenus qui moururent massivement ». Les Anglais portent une lourde responsabilité, que, bien entendu, ils reportèrent entièrement sur les Allemands.

4. Bien entendu, les historiens en ont rajouté et ont donné des estimations du nombre de morts qui ne correspondent pas à la vérité ; en fait, on peut estimer qu'il est mort 8.000 détenus avant la libération du camp et 14.000 par la suite. [3]


NOTES

[1]

Pour Dachau, où le typhus s'est déclaré aussi en fin 1944, on possède des renseignements très précis sur l'évolution de la mortalité. R. Faurisson a donné (d'après des sources officielles françaises confirmées par des sources américaines) les chiffres suivants :

  • du 11/5/1941 au 1/11/1944, en près de 3 ans et demi, il y a eu 4.139 morts (3 à 4 morts/jour)

  • du 1/11/1944 au 1/5/1945 (le camp a été libéré le 29/4/1945, soit 2 jours plus tôt), sur 7 mois, il y a eu 15.361 morts (72 morts/jour)

  • du 1/5/1945 au 31/7/1945, sur 3 mois d'administration américaine, il y a eu environ 1.900 morts (21 morts/jour)

  • Au total, 25.613 internés sont morts à Dachau, la majorité au cours de l'épidémie de typhus provoquée par l'effondrement du Reich.

[2]

Cette attitude inattendue -du moins pour ceux qui ont perdu confiance dans les historiens- pourrait avoir deux raisons :

  • Les témoins, dont Simone Veil, qui y perdit sa mère, sont formels et le disent : les Anglais amplifièrent la catastrophe.

  • Les images de Bergen-Belsen pourraient banaliser l'horreur, qui doit rester le monopole d'Auschwitz.

  • Habituellement, les historiens non seulement chargent les Allemands tant qu'ils le peuvent, mais sont réticents à les décharger quand la vérité l'exige. On sait par exemple que les Soviétiques liquidèrent quelque 5.000 militaires polonais à Katyn (et d'autres ailleurs) et ce lieu est devenu symbolique pour les Polonais. Ce crime fut longtemps imputé aux Allemands et ce n'est que sous Gorbatchev que les Soviétiques admirent qu'ils en étaient les auteurs. En 1990, est constitué un comité d'honneur « Katyn 1940-1990 ». Paul Halter, président de la Fondation Auschwitz, a cru bon d'avertir les personnalités sollicitées pour faire partie de ce comité des « conséquences possibles d'une telle initiative en ce sens qu'elle risque d'alimenter certaines tendances actuelles fort dangereuses qui oeuvrent pour une certaine banalisation des crimes et génocides nazis. » ; en conséquence, P. Halter les invitait à la « plus grande prudence ». Bref, à ne plus croire à Katyn, on finirait par douter d'Auschwitz, de sorte que la vérité n'est pas bonne à dire quand elle permet de décharger les Allemands. On ne saurait d'ailleurs mieux faire qu'en citant à nouveau P. Halter, qui disait, en d'autres circonstances mais à la même époque : « Il y a des vérités qu'il est inopportun de dire à certains moments, c'est tout à fait évident. »

    [3]

    Pour une histoire plus complète de cette tragédie, voyez Mark Weber, « Le camp de Bergen-Belsen : l'histoire occultée », Akribeia, n° 4, mars 1999, p. 20-36


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