sAAARGH
30 mars
2001
Cet article est une commémoration du jour anniversaire
de Deir Iassine, le 9 avril.
Par les beaux jours de printemps, lorsque le ciel de la Terre
sainte est d'un bleu tendre et l'herbe d'un vert ardent, les autocars
à air conditionné charrient les touristes de la
Ville de la Plaine à la Ville des Montagnes. A mi-chemin
à peu près, juste après l'auberge ottomane
restaurée de Bab-al-Wad, la Porte de la vallée,
le car passe le long des squelettes de véhicules blindés.
En cet endroit, les guides débitent leur morceau de bravoure
habituel: "Ces véhicules commémorent la percée
héroïque des juifs qui mit fin au siège de
Jérusalem dû à l'agression de neuf états
arabes." le nombre d'états arabes varie en fonction
de l'humeur du guide et de l'attention que lui prête son
auditoire.
La bataille pour la route de Jérusalem est un des grands
moments de la guerre civile de 1948 en Palestine et elle s'est
achevée par l'invasion des prospères quartiers occidentaux
de Jérusalem, avec leurs hôtels particuliers de pierre
blanches appartenant aux nobles arabes et aux marchands allemands,
grecs et arméniens, par les juifs sionistes de la Plaine.
Au cours de ces batailles, les sionistes se sont aussi imposés
dans les quartiers juifs non-sionistes et neutres. Les sionistes
ont expulsé les non-juifs dans un vaste mouvement de purification
ethnique et ont enfermé les juifs autochtones dans le ghetto.
Pour parvenir à leurs fins, ils ont rasé complètement
les villages palestiniens qui se trouvaient sur la route de Jérusalem.
Les déchets rouillés ne sont pas l'arrière-plan
idéal pour le récit israélien traditionnel
et ne conviendraient pas du tout à un film réaliste.
C'est un décor dépourvu du cachet d'authenticité
que recherchent les metteurs en scènes de cinéma.
L'histoire du siège etde l'agression est une pièce
de théâtre et non un scénario de cinéma.
C'est du déjà-vu pour les touristes que l'on endoctrine
tout au long de leur excursion sans escale au mur des lamentations
et au musée de l'holocauste. La guerre pour cette route
s'est achevée en fait en 1948, plusieurs semaines avant
la déclaration d'indépendance d'Israël, le
15 mai, avant que des unités déguenillées
d'Arabes de la région entrent en Palestine pour sauver
ce qui restaient de la population locale. Comme l'a dit T.S. Elliot,
le mois d'avril est le mois le plus cruel. Et c'est vrai du mois
d'avril de cette année-là, où les Palestiniens
prirent le chemin d'un exil qui dure depuis cinquante ans. Le
lieu de l'apothéose est à l'entrée de Jérusalem,
près des jardins Sakharov: de là, on va à
un cimetière, à un asile de fous et à Deir
Iassine.
La mort a de multiples noms: pour les Tchèques, c'est Lidice,
pour les Français, Oradour, pour les Vietnamiens My Lai
et pour tous les Palestiniens, c'est Deir Iassine: durant la nuit
du 9 avril 1947, les groupes terroristes juifs Etsel et Lehi attaquèrent
ce village tranquille et massacrèrent tout le monde, hommes,
femmes et enfants. Je n'ai pas envie de réciter la sinistre
litanie des oreilles coupées, des entrailles arrachées,
des femmes violées, des hommes-torches, des cadavres jetées
aux carrières de pierre ou de la parade triomphale des
assassins. En soi, tous les massacres se ressemblent, de Babi
Yar à Chain Gang ou à Deir Iassine. Et pourtant,
le massacre de Deir Iassine a trois caractéristiques propres:
la première, c'est qu'on a sur lui un dossier complet ainsi
que des témoignagnes; d'autres combattants juifs de la
Hagana et de Palmach, les éclaireurs juifs, les délégués
de la Croix-Rouge et la police britannique de Jérusalem
ont tous donné un exposé complet des événements.
Bien qu'il ne s'agisse que de l'un des nombreux massacres de Palestiniens
par des juifs pendant la guerre de 1948, on lui a prêté
une attention exceptionnelle, sans doute parce que cela s'est
passé juste à côté de Jérusalem,
siège du Mandat britannique de Palestine. Ensuite, Deir
Iassine a eu de graves conséquences, en dehors du sort
tragique du village lui-même; l'horreur du massacre a incité
les Palestiniens des villages voisins à fuir, ce qui a
donné aux juifs le contrôle plein et entier des accès
occidentaux à Jérusalem; la fuite était ce
qu'il y avait de plus prudent et de plus raisonnable pour la population
civile. Au moment où j'écris ces lignes, la télévision
montre des paysans macédoniens fuyant une zone de guerre;
le 22 juin 1941 [premier jour de l'invasion allemande en Union
soviétique], la famille de ma mère s'est enfuie
de Minsk en flammes et a survécu, contrairement à
celle de mon père qui, restée sur place, a péri;
après la guerre, mes parents ont pu rentrer à Minsk,
comme tous les autres réfugiés de guerre. Mais les
Palestiniens, eux, n'ont toujours pas l'autorisation de rentrer.
Enfin troisième point, la carrière des assassins:
les chefs des bandes terroristes d'Etsel et de Lehi étaient
Menahem Begin et Isaac Chamir, qui sont finalement devenus premiers
ministres d'Israël. Aucun des deux n'a exprimé de
remords et Begin a vécu jusqu'à la fin de ses jours
dans une maison d'où il avait une vue panoramique sur Deir
Iassine. Il n'y a pas eu de tribunal de Nuremberg pour eux, pas
de vengeance, pas de pénitence, juste un tapis de rose
qui menait jusqu'au prix Nobel de la paçix. Begin était
fier de l'opération et dans la lettre qu'il a adressée
aux assassins, il les félicite d'avoir rempli leur devoir
national: "Vous êtes les créateurs de l'histoire
d'Israël." Isaac Chamir était heureux aussi car
cela lui a permis d'accomplir son rêve: expulser les non-juifs
de l'état juif. Le commandant en chef de l'opération,
Judas Lapidot [sic] a, lui aussi, fait une brillante carrière:
son supérieur hiérarchique Begin lui a confié
la campagne pour le droit des juifs russes à émigrer
en Israël dans laquelle il invoquait la compassion, le rapprochement
des familles; à Londres et à New York,il a organisé
des manifestations dont le mot d'ordre était "Let
my people go" ("Libère mon peuple", hymne
biblique des esclaves noirs américains luttant pour la
liberté encore à cette époque d'apartheid.]
Si vous vous êtes intéressé au droit des juifs
russes à émigrer en Israël, vous avez peut-être
entendu parler de lui. A cette époque-là, le sang
de Deir Iassine était oublié. pour endoctriner les
émigrés russes, il a même publié une
traduction russe du livre de Lapierre et Collins, Si je t'oublie
jérusalem, qui édulcore complètement
l'affaire de Deir Iassine.
Il y a une dernière signification historique de cet événement:
il a mis en lumière toute la tactique sioniste. Lorsque
le massacre fut révélé, les dirigeants juifs
en firent porter la responsabilité aux Arabes. Ben Gourion,
qui était alors premier ministre d'Israël, annonça
que des bandes arabes déchaînées en étaient
l'auteur. Lorsque cette version se révéla fausse,
les dirigeants juifs firent fonctionner, pour la première
fois, le système de limitation des dommages: ils envoyèrent
un message d'excuse à l'émir Abdallah, Ben Gourion
avec tout le gouvernement prit publiquement ses distances avec
le massacre atroce, déclarant qu'il portait atteinte à
la réputation de tous les juifs honnêtes et que c'était
l'_uvre de terroristes minoritaires. Ses méthodes de relations
publiques sont demeurées un sujet de fierté pour
les gentils pro-sionistes "de gauche" à l'étranger.
"Quelle histoire horrible et abominable",me dit un juiçf
humaniste que je conduisais sur les ruines de Deir Iassine, avant
d'ajouter: "Mais Ben Gourion a condamné les terroristes
et ils ont été punis comme ils le méritaient."
"Oui, répondis-je, ils furent justement punis et promus
aux plus hautes fonctions politiques."
Trois jours exactement après le massacre, les bandes furent
incorporées dans l'armée israélienne alors
en formation où les commandants occupèrent des postes
d'autorité et une amnistie générale couvrit
leurs crimes. Le même schéma, soit la dénégation,
suivie par des excuses puis par un geste final de clémence
et des promotions fut appliqué après la première
atrocité vérifiable commise par le premier ministre
actuel, Sharon. Cela se passait au village palestinien de Qibia,
dont l'unité commandée par Sharon fit sauter les
maisons à la dynamite avec leurs habitants, massacrant
environ soixante hommes, femmes et enfants. Quand l'affaire fut
révélée, le premier ministre Ben Gourion
commença par accuser des bandes arabes sauvages; comme
ça ne prenait pas, il accusa les juifs arabes: comme ils
avaient la mentalité arabe, dit-il, ils avaient commis
cette agression illégale de vengeance et assassiné
les paysans. Pour Sharonn, ce tapis de roses se déroula
sans interruption jusqu'à ce qu'il devienne premier ministre.
On a l'impression que, parfois, pour devenir premier ministre
d'Israël, un petit massacre à l'actif du postulant
rend bien service.
On retrouve à nouveau ce modèle après le
massacre de Kafr Kasem, où les troupes israéliennes
ont regroupé les paysans avant de les passer à la
mitraillette. Quand il devint impossible de nier l'affaire et
qu'un député communiste révéla les
ignobles détails, les coupables furent traduits devant
la cour martiale et condamné à de longues peines
de prison; ils sortirent au bout de quelques mois et leur commandant
fut nommé directeur des "Emprunts d'Israël".
S'il vous est arrivé d'en acheter, vous l'avez peut-être
rencontré; je ne doute pas qu'il ait lavé le sang
de ses mains avant de serrer la vôtre.
De nos jours, cinquante ans plus tard, les dirigeants juifs ont
décidé de poursuivre la révision de l'histoire
de Deir Iassine. L'Organisation sioniste américaine a publié,
aux frais du contribuable américain, une brochure intitulée
Deir Iassinee: histoire d'un mensonge. Les révisionnistes
de l'asociation utilisent toutes les méthodes de leurs
adversaires, les "négateurs de lolocoste": ils
rejettent les témoignagnes des rescapés, de la Croix
Rouge, de la police britannique, des associations et des observateurs
juifs individuels, qui étaient présents sur les
lieux du massacre. Ils négligent même les excuses
de Ben Gourion parce qu'après tout, les commandants de
ces bandes sont devenus, eux aussi, premier ministre de l'état
juif. Pour l'Organisatioln sioniste américaine, seul le
témoignage des assassins a de la valeur. C'est-à-dire,
si les assassins sont juifs.
Et pourtant, il y a encore des hommes et c'est sans doute à
cause d'eux que le Tout-Puissant ne balaie pas l'humanité
de la Terre: il y a une association nommée "Se souvenir
de Deir Iassinee", qui lutte contre la volonté d'oublier
cet événement: elle organise des rencontres, publie
des livres et prépare la construction d'un monument sur
le site du massacre, pour que les victimes innocentes aient au
moins ce dernier hommage, que leur nom et leur souvenir survive
pour l'éternité (Isaïe, 56,5). Il faudra bien
s'en contenter jusqu'à ce que les enfants de Deir Iassinee
et des villages voisins reviennent des camps de réfugiés
sur la terre de leurs ancêtres.
30 March 2001
23:26:20 +0200
The article is written in commemoration of Deir Yassin anniversary
on 9th of April
On a beautiful spring day, when the skies of the Holy Land are
tender blue and the grass is a verdant green, air-conditioned
buses ferry tourists from the City of the Plain to the City in
the Mountains. A small distance past the halfway point, just beyond
the reconstructed Ottoman inn of Bab al-Wad, the Gate of the Valley,
the bus drives by the red-painted skeletons of armored vehicles.
This is where the tour guides make their routine pitch. "These
vehicles are in memory of the heroic break-through of Jews relieving
the blockade of Jerusalem imposed by the aggression of nine Arab
states". The number of Arab states varies with the mood of
the guide and how they size up their audience.
The battle for the road to Jerusalem was a high point of the 1948
Civil war in Palestine, and it ended with the Zionist Jews of
the Plain capturing the prosperous West End of Jerusalem with
its white stone mansions of Arab nobles and German, Greek and
Armenian merchants. In the course of these battles they also subdued
the neutral, non-Zionist Jewish neighborhoods. Zionists expelled
the Gentiles in a massive sweep of ethnic cleansing and contained
the local Jews in the ghetto. In order to achieve this feat, they
razed to the ground the Palestinian villages on their path to
the city. The rusted junk is barely an adequate backdrop for the
standard Israeli narration, and they would not qualify for a realistic
film production. It is a staged scene that lacks the authentic
look needed by movie directors. The story of the blockade and
aggression is a theater play, not a cinema script. It is an encore
performance for the tourist receiving indoctrination on the non-stop
trip to the Wailing Wall and the Holocaust Museum. The war for
this road was over in April 1948, weeks before Israel declared
independence on 15th of May, before the hapless rag-tag units
of Arab neighbors entered Palestine and saved what remained of
the native population. As T.S. Elliot observed, April is the cruellest
month. And so it was on that fateful April when the Palestinians
were doomed to start a journey to five decades of exile. Its apotheosis
was reached near the entrance to Jerusalem, where the Sacharov
gardens lead to a cemetery, to a lunatic asylum and to Deir Yassin.
Death has many names. The Czechs call it Lidice, the French word
is Oradur, in Vietnamese they use My Lai, for every Palestinian,
it is Deir Yassin. On the night of the ninth of April 1948, the
Jewish terrorist groups Etzel and Lehi attacked the peaceful village
and massacred its men, women and children. I do not want to repeat
the gory tale of sliced off ears, gutted bellies, raped women,
torched men, bodies dumped in stone quarries or the triumphal
parade of the murderers. Existentially, all massacres are similar,
from Babi Yar to Chain Gang to Deir Yassin. Yet, the Deir Yassin
massacre is special for three reasons. One, it is well documented
and witnessed. Other Jewish fighters from the Hagana and Palmach,
Jewish scouts, Red Cross representatives and the British police
of Jerusalem left complete records of the event. It was just one
of many massacres of Palestinians by the Jews during the war of
1948, but none received as much attention. This is probably due
to the fact that Jerusalem, the seat of the British Mandate in
Palestine, was just around the corner. Second, Deir Yassin had
dire consequences, beyond its own tragic fate. The horror of the
massacre facilitated the mass flight from nearby Palestinian villages
and gave the Jews full control over the western approaches to
Jerusalem. The flight was a prudent and rational choice for the
civilian population. As I write this, my TV glares with the image
of Macedonian peasants fleeing a war zone. My mother's family
escaped from a burning Minsk on June 22, 1941, and survived. My
father's family remained and perished. After the war my parents
could return like other war refugees. The Palestinians, however,
have not been allowed to come back, until this very day.
Three, the careers of the murderers. The commanders of the Etzel
and Lehi gangs, Menahem Begin and Yitzhak Shamir eventually became
Israeli prime ministers. None of them expressed any remorse, and
Menahem Begin lived the last days of his life with a panoramic
view of Deir Yassin from his house. No Nuremberg judges, no vengeance,
no penitence, just a path of roses all the way to a Nobel Peace
prize. Menahem Begin was proud of the operation, and in his letter
to killers he congratulated them for fulfilling their national
duty. "You are creators of Israel's history", he wrote.
Yitzhak Shamir was also pleased that is helped to achieve his
dream: to expel the nochrim (non-Jews) from the Jewish state.
The field commander of the operation, Judah Lapidot, also had
quite a career. His superior, Menahem Begin, appointed him to
run the campaign for the right of Russian Jews to immigrate to
Israel. He called for compassion and family reunion; he orchestrated
the demonstrations in New York and London, with that memorable
slogan 'Let My People Go'. If you supported the right of Russian
Jews to immigrate to Israel, maybe you came across this man. By
then the blood stains of Deir Yassin had presumably washed off.
For the political indoctrination of Russian immigrants, he even
published a Russian-language 'version' of 'Oh Jerusalem', a best
seller by Lapierre and Collins, expurgating the story of Deir
Yassin.
But there is yet another reason why this event was historically
significant. Deir Yassin demonstrated the full scope of Zionist
tactics. After the mass murder became known, the Jewish leadership
blamed . the Arabs. David Ben Gurion, the first Prime Minister
of Israel, announced that the Arab rogue gangs perpetrated it.
When this version collapsed, the Jewish leaders began the damage
control procedures. They sent an apology to Emir Abdallah. Ben
Gurion publicly distanced himself and his government from the
bloody massacre, saying it stained the name of every honest Jew
and that it was the work of dissident terrorists. His public relations
techniques remain a source of pride for the good-hearted pro-Zionist
'liberals' abroad. "What a horrible, dreadful story",
a humanist Jew told me when I drove him by the remaining houses
of Deir Yassin, then he added "But Ben Gurion condemned the
terrorists, and they were duly punished". "Yes",
I responded, "they were duly punished and promoted to the
highest government posts".
Just three days after the murder, the gangs were incorporated
into the emerging Israeli army, the commanders received high positions,
and a general amnesty forgave their crimes. The same pattern,
an initial denial, followed by apologies, and a final act of clemency
and promotion, was applied after the first historically verifiable
atrocity committed by Prime Minister Sharon. It was at the Palestinian
village of Qibya, where Sharon's unit dynamited houses with their
inhabitants and massacred some 60 men, women and children. After
the murders became public, Prime Minister Ben Gurion, at first,
blamed rogue Arab gangs. When that did not wash, he blamed Arab
Jews, who, he said, being Arabs by their mentality, committed
the unauthorized wild raid of vengeance and killed the peasants.
For Sharon, it was the usual path of roses all the way to the
post of Prime Minister. It sometimes appears that to become the
Prime Minister of Israel, it helps to have a massacre to your
name.
The same pattern was repeated after the massacre of Kafr Kasem,
where the Israeli troops lined up the local peasants and machine-gunned
them down. When the denial failed, and a Communist MPs disclosed
the gory details, the perpetrators were court-martialed and sentenced
to long prison terms. They were out before the end of the year,
while the commander of the murderers became the head of Israel
Bonds. If you ever purchased Israeli Bonds, maybe you met him.
I am certain he washed the blood off his hands by the time he
shook yours.
Now, with the passing of 50 years, the Jewish establishment had
decided to, once again, take a stab at "Deir Yassin"
revisionism. The Zionist Organization of America pioneered the
art of denying history and published, at the expense of American
taxpayer, a booklet called 'Deir Yassin: History of a Lie'. The
ZOA revisionists have utilized all the methods of their adversaries,
the 'Holocaust deniers': they discount the eye-witness accounts
of the survivors, the Red Cross, the British police, Jewish scouts
and other Jewish observers, who were present at the scene of massacre.
They discount even Ben Gurion's apology, since after all, the
commanders of these gangs became in turn prime ministers of the
Jewish state. For ZOA, only the testimony of the murderers has
any validity. That is, if the murderers are Jews.
Still, there are just people, and probably because of them the
Almighty does not wipe us off the face of the earth. There is
an organization called Deir Yassin Remembered, which fights all
attempts to erase the memory. They publish books, organize meetings,
and they are working on a project to build a memorial at the scene
of the massacre, so the innocent victims will have this last comfort,
their name and the memory saved forever (Isa 56:5). It will have
to do, until the surviving sons of Deir Yassin and neighboring
villages return from their refugee camps to the land of their
fathers.
L'adresse électronique de ce document est: http://aaargh-international.org/fran/div/chamir/deirisassine.html
Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocaustes (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational@hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.
Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.
Nous nous plaçons sous
la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits
de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19
<Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considération de
frontière, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.