nfhi6.htmlx>=; nfhi6.htmlh{z`ϷϒϵPTEXTStMlv{>=; Norman Finkelstein, L'industrie de l'holocauste, juillet 2000, conclusion, traduction française

AAARGH

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Norman Finkelstein,

L'industrie de l'holocauste. Réflexions sur l'exploitation de la souffrance juive

 

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CONCLUSION

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[traduction française de l'AAARGH]

Cette traduction a été effectuée et affichée à des fins de recherche et de documentation.

Nous prions instamment nos lecteurs de n'en faire aucun autre usage, particulièrement commercial.

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[Note de l'AAARGH: Finkelstein a un site web où l'on trouve le dossier de son livre: http://www.normanfinkelstein.com/index.html]

 


Il reste à examiner l'effet de L'Holocauste aux Etats-Unis. Ce faisant, je veux aussi traiter les remarques critiques de Peter Novick sur la question.

En dehors des musées de l'Holocauste, dix-sept Etats imposent ou encouragent l'enseignement de l'Holocauste dans leurs écoles et beaucoup de collèges et d'universités ont créé des chaires d'études de l'Holocauste. Il ne se passe pas de semaine sans qu'un article parlant de l'Holocauste soit publié dans le New York Times. Le nombre d'études universitaires consacrées à la solution finale nazie est estimé à plus de dix mille. On peut comparer ce chiffre avec les recherches sur l'hécatombe au Congo. Entre 1891 et 1911, environ dix millions d'Africains ont péri à cause de l'exploitation par l'Europe de l'ivoire et du caoutchouc. Cependant, le seul livre consacré à ce sujet en anglais a été publié il y a deux ans 1.

Grâce au nombre important d'institutions et de professionnels occupés à sauver son souvenir, L'Holocauste est maintenant solidement ancré dans la vie américaine. Novick doute que ce soit une bonne chose. Tout d'abord, il cite de nombreux cas de pure et simple banalisation. En effet, il serait difficile de trouver une seule cause, les pro ou les anti-avortements, les droits des animaux ou les droits des états qui n'utilise pas L'Holocauste. Elie Wiesel se plaint des fins ignobles auxquelles L'Holocauste est employé et déclare: "Je jure d'éviter... les spectacles vulgaires 2." Et pourtant, Novick raconte que "l'opération photographique la plus imaginative et la plus subtile autour de L'Holocauste date de 1996: Hillary Clinton, qui était alors accusée de plusieurs méfaits, est apparue derrière son mari pendant son discours annuel au pays; elle était accompagnée de sa fille Chelsea et d'Elie Wiesel 3." Pour Hillary Clinton, les réfugiés du Kosovo qui ont dû fuir en Serbie pendant les bombardements de l'OTAN faisaient penser aux scènes de l'Holocauste dans La Liste de Schindler. "Les gens qui apprennent l'histoire dans les films de Spielberg a froidement répondu un opposant serbe ne devraient pas se mêler de nous donner des leçons 4."

Novick continue la discussion: "Prétendre que l'Holocauste est un souvenir américain est un échappatoire moral." Cela "permet aux Américains d'échapper à leurs véritables responsabilités pour le passé, le présent et l'avenir 5." (souligné par Novick) Sa remarque est très importante: il est beaucoup plus facile de se lamenter sur les crimes des autres que de nous examiner nous-mêmes. Cependant, il n'en est pas moins vrai que si nous le voulions, nous pourrions comprendre beaucoup de choses à notre sujet à la lumière de l'expérience nazie. La thèse de "la destinée manifeste 6" contenait déjà tous les éléments idéologiques et politiques de la politique hitlérienne du Lebensraum. En fait, Hitler a organisé sa conquête de l'Est sur le modèle de la conquête de l'Ouest par les Etats-Unis 7. Dans la première moitié du XX e siècle, la plupart des Etats des Etats-Unis ont adopté des lois autorisant la stérilisation et des dizaines de milliers d'Américains ont été stérilisés sans l'avoir voulu. Les nazis se sont explicitement référés au précédent américain au moment de l'adoption de leurs propres lois de stérilisation 8. Les célèbres lois de Nuremberg, en 1935, ont dépouillé les juifs de leurs libertés et interdit les mariages entre juifs et non-juifs. Les Noirs du Sud des Etats-Unis subissaient la même incapacité juridique et faisaient l'objet d'une violence populaire autorisée et spontanée beaucoup plus forte que les juifs en Allemagne avant la guerre 9.

Pour évoquer les crimes qui se passent à l'étranger, les Etats-Unis ont souvent recours au souvenir de L'Holocauste. Ce qui est important, c'est de déterminer quand ils le font: les crimes d'ennemis officiels comme le bain de sang des Khmers rouges au Cambodge, l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques, l'invasion du Koweit par l'Irak et la purification ethnique menée par les Serbes au Kosovo, tous ces événements rappellent L'Holocauste. Il n'en va pas de même des crimes auxquels participent les Etats-Unis.

Au moment même où les horreurs des Khmers rouges avaient lieu au Cambodge, le gouvernement indonésien pro-américain massacrait un tiers de la population du Timor oriental. Cependant, contrairement au Cambodge, le génocide au Timor oriental ne soutient pas la comparaison avec L'Holocauste; il ne méritait même pas une relation dans la presse 10. Au moment où l'Union soviétique commettait ce que le Centre Simon Wiesenthal appelle "un autre génocide" en Afghanistan, le gouvernement guatémaltèque pro-américain commettait ce que la Commission guatémaltèque pour la vérité appelle "un génocide" contre la population maya locale. Le président Reagan a repoussé les accusations contre le Guatémala en les qualifiant de mensongères. Pour célébrer les succès de Jeane Kirkpatrick, apologiste en chef des crimes en cours en Amérique centrale pour le gouvernement Reagan, le Centre Simon Wiesenthal lui a attribué le "prix de l'humanitaire de l'année 11". On a demandé à Simon Wiesenthal personnellement de reconsidérer l'attribution du prix avant la cérémonie officielle: il a refusé. Elie Wiesel a, de la même façon, refusé d'intervenir auprès du gouvernement israélien, un des principaux pourvoyeurs d'armes des bouchers guatémaltèques. Le gouvernement Carter invoquait le souvenir de L'Holocauste quand il cherchait un refuge pour les "boat people" vietnamiens fuyant le régime communiste. Le gouvernement Clinton a oublié L'Holocauste quand il a renvoyé de force les "boat people" haïtiens fuyant les escadrons de la mort soutenus par les Etats-Unis 12.

Le souvenir de l'holocauste était un sujet de préoccupation au printemps 1999, lorsque le bombardement de la Serbie par l'OTAN, conduit par les Etats-Unis, a commencé. Comme nous l'avons vu, Daniel Goldhagen a comparé les crimes de la Serbie au Kossovo à la solution finale et, à la demande du président Clinton, Elie Wiesel s'est rendu dans les camps de réfugiés kossovars en Macédoine et en Albanie. Avant même que Wiesel soit parti verser des larmes de crocodile sur les Kossovars, cependant, le gouvernement pro-américain de l'Indonésie avait repris les massacres au Timor oriental là où il les avait laissés à la fin des années 1970. L'holocauste avait disparu des mémoires, cependant, quand le gouvernement Clinton approuva le bain de sang. "Nous avons besoin de l'Indonésie et pas du Timor oriental", expliqua un diplomate occidental 13.

Novick évoque la complicité passive des Etats-Unis dans des désastres humains différents à beaucoup de points de vue mais comparable à l'extermination nazie par leur échelle. Rappelant, par exemple, le million d'enfants tués pendant la solution finale, il observe que les présidents des Etats-Unis ne font rien d'autre qu'exprimer leurs regrets quand, dans le monde entier, des enfants en nombre beaucoup plus important "meurent de sous-alimentation et de maladies qui seraient évitables"14. On pourrait aussi parler d'un cas évident de complicité active des Etats-Unis: une fois l'Irak dévasté par la coalition menée par les Etats-Unis, en 1991, pour punir Saddam-Hitler, les Etats-Unis et l'Angleterre ont contraint l'ONU à adopter des sanctions meurtrières contre ce malheureux pays pour essayer de déposer Saddam Hussein. [148] Comme pendant l'holocauste nazi, un million d'enfants en sont vraisemblablement morts 15. Interrogés sur une chaîne nationale de télévision à propos du taux de mortalité élevé de l'Irak, le ministre des affaires étrangères Madeleine Albright, a répondu que "cela en valait la peine".

"Le caractère extrême de l'Holocauste limite sérieusement son aptitude à fournir des leçons pour notre monde quotidien", pense Novick. Si on l'utilise comme mesure de l'oppression et de l'atrocité, son effet est de réduire les crimes de moindre importance"16. Et pourtant, l'holocauste nazi peut nous sensibiliser à ces injustices. Vu à travers le prisme d'Auschwitz, ce que l'on considérait autrefois comme normal par exemple, le sectarisme, ne peut plus exister 17. En fait, c'est l'holocauste nazi qui a discrédité le racisme scientifique qui constituait un trait général de la vie intellectuelle américaine avant la seconde guerre mondiale 18.

Pour ceux qui croient à l'amélioration de l'humanité, une manifestation du mal n'empêche pas la comparaison mais y invite plutôt. L'esclavage occupait dans les esprits, à la fin du X IXe siècle, la place que l'holocauste nazi occupe aujourd'hui. Ainsi, il était souvent évoqué pour mettre en lumière des maux que l'on ne percevait pas distinctement. John Stuart Mill comparait la condition des femmes dans la famille, institution de base de la période victorienne, à l'esclavage. Il a même hasardé que, sous certains aspects essentiels, leur situation était pire. "Je ne prétends pas du tout que les épouses en général ne sont pas mieux traitées que des esclaves; mais on n'est jamais esclave au point où peut l'être une épouse ni aussi complètement 19." Il n'y a que ceux qui utilisent un mal de référence non pas comme un instrument de mesure morale mais comme une arme idéologique qui refusent ce genre d'analogies. "Ne comparez pas" est le mot d'ordre des maîtres chanteurs moraux 20.

Les associations juives américaines ont exploité l'holocauste nazi pour désamorcer la critique d'Israël et de sa politique, moralement indéfendable. La poursuite de cette politique a mis Israël et les juifs américains dans une position structurelle proche: les destins des deux dépendent maintenant d'un fil ténu qui va jusqu'aux élites politiques américaines. Si ces élites décidaient un jour qu'Israël est une menace ou qu'on peut se passer des juifs américains, on couperait le fil. Pure spéculation, me dira-t-on, inutilement alarmiste: peut-être, mais qui sait?

Il n'est pas difficile de prévoir ce que serait l'attitude des élites juives américaines si cette éventualité se réalisait. Si Israël tombait en disgrâce aux Etats-Unis, bon nombre des dirigeants qui défendent vivement Israël actuellement rendraient courageusement publique leur désaffection pour l'Etat juif et reprocheraient aux juifs américains d'avoir fait d'Israël une religion. Et si les cercles dirigeants des Etats-Unis décidaient de faire des juifs leurs boucs émissaires, nous ne serions pas surpris de voir les dirigeants juifs américains se comporter exactement comme leurs prédécesseurs pendant l'holocauste nazi. "Nous ne pensions pas que les Allemands utiliseraient les juifs, que les juifs conduiraient des juifs à la mort", rappelle Yitzhak Zuckerman, un des chefs de l'insurrection du ghetto de Varsovie 21.

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Au cours d'une série d'échanges publics, dans les années 1980, beaucoup de spécialistes éminents, allemands et autres, se sont prononcés contre la "normalisation" des infamies du nazisme. Ils craignaient que la normalisation provoque une complaisance morale
 22. Leur argument était peut-être très valable mais il a perdu sa force de conviction. Les stupéfiantes dimensions de la solution finale de Hitler sont désormais bien connues. Et l'histoire "normale" de l'humanité n'est-elle pas pleine d'horribles chapitres inhumains? Il n'est pas nécessaire qu'un crime soit absurde pour qu'il exige réparation. Le défi, aujourd'hui, est de faire de l'holocauste nazi l'objet d'une étude rationnelle. C'est seulement alors que nous pourrons en tirer les leçons. L'anormalité de l'holocauste nazi ne vient pas de l'événement lui-même mais de l'exploitation industrielle qu'on en a fait. L'industrie de l'Holocauste a toujours été en faillite. Il ne reste plus qu'à le déclarer. Il y a longtemps qu'on aurait dû l'éliminer des affaires. Le geste le plus noble pour ceux qui ont péri est de conserver leur souvenir, de tirer les leçons de leur souffrance et de les laisser, enfin, reposer en paix.

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Notes de la conclusion

1. Adam Hochschild, King LeopoId's Ghost, Boston, 1998.

2. Wiesel, Against Silence, vol. III, p. 190; cf. vol. I, p. 186, vol. II, p. 82, vol. III, p. 242 et Wiesel, And the Sea, p. 18.

3. Novick, The Holocaust, pp. 230-231.

4. New York Times, 25 mai 1999.

5. Novick, The Holocaust, p. 15.

6. Note du traducteur: Cette expression que nous avons traduit ici littéralement et qui correspondrait approximativement au concept de "Divine Providence", résume une thèse avancée par les démocrates américains vers 1840 pour "justifier" les guerres d'agression des Etats-Unis (parfois alliés à l'Angleterre) contre l'ouest des Etats-Unis actuels et le Mexique. C'est l'idée classique de "l'élection" derrière laquelle s'abritent traditionnellement les agresseurs et que nous connaissons malheureusement très bien: elle n'a rien d'américain et elle est congénitale à tous les empires depuis la Mésopotamie; je suppose que les spécialistes de l'Extrême-Orient diraient la même chose des sociétés qu'ils étudient. L'idée est essentielle dans les mentalités américaines (auxquelles elle est consubstantielle en raison de l'origine calviniste des fondateurs des Etats-Unis) et au début du X X e siècle, la thèse a été reprise officiellement par le parti républicain qui en a fait le fondement de sa politique. Il nous semble que Clinton l'a utilisée à certains moments.

7. John Toland, Adolf Hitler, New York, 1976, p. 702. Joachim Fest, Hitler, New York, 1975, pp. 214 et 650. Cf aussi Finkelstein, Image and Reality, chap. 4.

8. Cf. par exemple, Stefan Kühl, The Nazi Connection, Oxford, 1994.

9. Cf. par exemple, Leon F. Litwack, Trouble in Mind, New York, 1998, surtout chapitres 5 et 6. La tradition occidentale si vantée est également profondément impliquée dans le nazisme. Pour justifier l'extermination des infirmes, les médecins précurseurs de la solution finale nazie ont utilisé le concept de "vie indigne de la vie" (lebensunwertes Leben). Dans Gorgias, Planton écrivait: "Je ne pense pas que la vie vaille la peine d'être vécue si le corps est dans un état terrible." Dans la République, il justifie le meurtre d'enfants infirmes. Sur une question voisine, l'opposition de Hitler, exposée dans Mein Kampf, au contrôle des naissances qui bouleverse la sélection naturelle n'est pas éloigné de la position de Rousseau dans son Discours sur les origines de l'inégalité. Peu après la seconde guerre mondiale, Hannah Arendt pensait que "le courant souterrain de l'histoire occidentale est finalement monté à la surface pour usurper la dignité de notre tradition. (Origins of Totalitarianism, IX).

10. Cf., par exemple, Edward Herman et Noam Chomsky, The Political Economy of Human Rights, vol. I: The Washington Connection and Third World Fascism, Boston, 1979, pp. 129-204.

11. Response, mars 1983 et janvier 1986.

12. Noam Chomsky, Turning the Tide, Boston, 1985, 36 (citation de Wiesel tirée d'un entretien dans la presse israélienne.). Berenbaum, World Must Know, p. 3.

13. Financial Times (8 September 1999).

14. Novick, The Holocaust, 255.

15. Cf., par exemple, Geoff Simons, The Scourging of Iraq, New York, 1998.

16. Novick, The Holocaust, pp. 244 et 14.

17. Sur ce point, cf surtout Chaumont, La concurrence, pp. 316-318.

18. Cf., par exemple, Carl N. Degler, In Search of Human Nature, Oxford, 1991, p. 202 et suivantes.

19. John Stuart Mill, On the Subjection of Women, Cambridge, 1991, p. 148.

20. Il est tout aussi répugnant de comparer l'holocauste nazi à seule fin de "prouver l'affirmation de singularité", comme le propose Michaël Berenbaum proposes (After Tragedy, p. 29).

21. Zuckerman, A Surplus of Memory, p. 210.

22. Je pense ici à la fois à Historikerstreit et à la correspondance, publiée, entre Saül Friedlander et Martin Broszat. Dans les deux cas, il s'agissait essentiellement de savoir si les crimes nazis étaient absolus ou relatifs; par exemple, la légitimité des comparaisons avec le Goulag. Cf. Peter Baldwin, éd., Reworking the Past, Richard J. Evans, In Hitler's Shadow, New York, 1989, James Knowlton et Truett Cates, Forever in the Shadow of Hitler?, Atlantic Highlands, New Jersey, 1993 et Aharon Weiss, éd., Yad Vashem Studies, XIX, Jérusalem, 1988.

 

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