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L'ouvrage de pointe de la recherche révisionniste

 

L'Holocauste en question

Chapitre 19

(première partie - seconde partie)

Babi Yar: questions critiques et commentaires

HERBERT TIEDEMANN


Wiehn, par exemple, aurait dû relever cela, puisque nous lisons dans son livre, à la page 146:

"Sarra Evenson était trop âgée pour être évacuée de Kiev." (1)

Puisque Wiehn a certainement lu les renseignements concernant l'évacuation, qu'il cite comme provenant de Reitlinger, (2) on a tendance à croire qu'il s'agit d'une tentative délibérée de falsification de l'histoire et même de fraude scientifique. Incidemment, quelques pages plus loin on découvre une nouvelle technique de massacre, encore plus lente et extrêmement difficile à croire:

"[...] que les victimes ont été tuées d'une balle dans la nuque au moment même où elles entraient dans la caverne par une planche." (3)

D'où sort cette caverne?

Au XXe congrès du parti communiste de février 1956, Krouchtchev succéda à Staline et l'accusa de massacre organisé.

Evtouchenko tire son inspiration pour son poème du juif américain Joseph Schechtman; ce n'est pas son expérience personnelle qu'il décrit d'une plume si flamboyante.

4. L'article Babi Yar de l'Encyclopaedia Judaica (1972) est consacré à 92 % au poème d'Evtouchenko; le reste seulement au récit du massacre. (4)

[512] L'encyclopédie prétend que cent mille personnes sont mortes à Babi Yar, dont 33.771 au cours des derniers jours de septembre 1941.

L'Encyclopaedia Judaica ne pouvait-elle trouver d'autre source qu'un poème?

5. L'Encyclopedia of Ukraine, publiée à Toronto en 1988, déclare que trois mille juifs seulement ont été exécutés en septembre et donne comme nombre total "plus de cent cinquante mille". (5)

6. L' Encyclopedia of the Holocaust affirme de nombreuses choses que nous allons exposer et discuter sous forme de tableau:


ENCYCLOPEDIA OF THE HOLOCAUST

COMMENTAIRES

Ce n'est qu'après la guerre qu'on a appris que c'était le NKVD qui avait effectué les explosions à Kiev. Les renseignements sur les explosions sont faux (6).
Le 26 septembre, les Allemands décidèrent de tuer tous les juifs de Kiev en représailles. Où est la preuve que les Allemands ont pris cette décision le 26 septembre?
Le colonel SS Blobel était présent à cette réunion. Mais on sait que Blobel était absent à ce moment-là car il avait été blessé à la tête le 24 septembre.
Le 28 septembre 1941 furent placardées des affiches ordonnant aux juifs de se rassembler au coin de la rue Melnik et de la rue Dekhtiarev le 29 septembre, à huit heures du matin, en vue de leur déportation. On n'a aucune preuve que l'imprimerie de la Sixième armée ait produit une affiche.
Le texte des affiches a été rédigé par la division de la propagande n· 637 et les affiches ont été imprimées par l'imprimerie de la Sixième armée. La division de la propagande et l'imprimerie de la Sixième armée sont excusables d'avoir fait des fautes dans le texte russe et le texte ukrainien, mais pourquoi y a-t-il des fautes de grammaire dans le texte allemand aussi? Et pourquoi les affiches ne mentionnent-elles pas le nom de l'autorité émettrice?
Une zone comprenant le cimetière juif et une partie du ravin fut entourée de barbelés et gardés par un commando spécial de la police, de la Waffen SS et de la police ukrainienne. Quelle est la source des renseignements concernant la clôture par des barbelés du cimetière juif et d'une partie du ravin? La Waffen SS? Des policiers ukrainiens?
Hors du ravin, les juifs étaient contraints de se défaire de leurs objets de valeur, de se déshabiller complètement et d'aller au bord le plus élevé du ravin par groupes de dix. Si ce sont des groupes de dix, il y en avait 3.377. En comptant seulement cinq minutes par groupes, en tout il faudrait 281 heures, soit vingt-quatre journées de travail de douze heures.

En arrivant au bord, ils étaient abattus à l'arme automatique (l'édition allemande parle de mitrailleuses).

A la fin de la journée, les cadavres furent recouverts d'une fine couche de terre.

Combien a-t-il fallu en plus pour enlever les tas de cadavres et les recouvrir de terre?
Dans les mois qui suivirent, des milliers de juifs furent capturés et tués à Babi Yar. Si 80% d'une population d'environ 160.000 juifs (soit 128.000) ont été évacués, comment 33.771 personnes et plusieurs milliers encore ont-elles pu être exécutées le 29 et le 30 septembre et dans les mois qui suivirent? Où sont passées les énormes quantités de balles et de cartouches?
Certains Kiéviens aidèrent les juifs à disparaître.
Mais les Ukrainiens de Kiev dénoncèrent les juifs en si grand nombre que le SIPO et le service de sécurité,, qui manquaient de personnel, n'arrivaient pas à traiter toutes les lettres qui arrivaient par paniers entiers (7). Si les habitants soutenaient les juifs, comment peut-on expliquer autant de dénonciations? Et pourquoi manque-t-on de personnel?
D'après les recherches soviétiques, cent mille personnes ont été exécutées à Babi Yar, dont des prisonniers de guerre soviétiques et des Tsiganes. Quels sont les documents à l'appui de ce nombre de cent mille? Si l'on affirme qu'à Babi Yar des prisonniers de guerre ont été également exécutés, la critique de Staline par Krouchtchev n'est-elle pas encore plus grave?
Vers le 15 août 1943, les tombes furent éventrées par des bulldozers mais les cadavres furent transportés par des prisonniers enchaînés, dont cent juifs. Les Allemands avaient-ils des bulldozers? Et peut-on utiliser ce type de machine dans un ravin étroit?
Les photos aériennes confirment-elles ces opérations? Pourquoi employer des bulldozers si la majeure partie du travail est accomplie par des esclaves enchaînés?
Les cadavres furent écrasés sur des pierres tombales provenant du cimetière juif. Peut-on écraser des os sur des pierres tombales et où sont les indices?
L'incinération a eu lieu du 18 août au 19 septembre 1943.
Les cendres durent tamisées et triées afin de récupérer tout l'or et l'argent. Combien de temps faudrait-il pour séparer des cendres l'or, l'argent et tout ce qui peut y être mêlé.
Après l'incinération des cadavres, quinze prisonniers s'évadèrent.
L'inscription du mémorial érigé en 1974 ne mentionne pas que certaines victimes étaient juives. L'inscription, modifiée en 1991, évoque désormais les juifs (édition allemande). Pourquoi la première inscription ne mentionnait-elle pas qu'il y avait des juifs parmi les victimes?
 

[514]

Quinze jours après la reprise de Kiev, à la fin de 1943, on déclara aux journalistes occidentaux qui avaient été invités (8) que six semaines plus tôt, les Allemands avaient achevé de faire sauter, exhumer et incinérer soixante-dix mille cadavres, de pulvériser les os et d'enfouir les restes au bulldozer dans le ravin.

Qu'est-il arrivé aux trente mille cadavres restants et qui a vu ces feux énormes et ces nuages de fumée ou respiré cette odeur infecte? Il aurait été facile pour les Soviétiques de fournir des preuves et des témoins de toutes ces affirmations aux journalistes. Mais c'était peut-être impossible? Pourquoi les preuves matérielles n'ont-elles pas impressionné les journalistes?

7. Lors du cinquantenaire de "l'attaque" [sic] allemande contre l'Union soviétique, la ZDF (télévision allemande) a projeté une série documentaire réalisée par Guido Knopp et coproduit par le Gostelradio, entreprise publique soviétique étroitement contrôlée, à cette date encore, par le KGB. On y évoquait, entre autres, Babi Yar (le 18 juin 1991).

Une femme nommée Sheila Polichtchuk racontait à peu près la même chose que ce qui est dit au paragraphe 9 de notre quatrième partie. Sa mère s'était jetée avec elle dans le ravin. De nouveaux cadavres ne cessaient de s'accumuler sur la mère et la fille. La mère avait mis les poings sous la nuque de sa fille pour qu'elle ne soit pas noyée dans le sang. Un soldat se serait tenu sur sa mère et l'aurait ainsi manqué avec sa baïonnette. La mère réussit à sortir de cette montagne de cadavres, emportant sa fille avec elle.

Un "ravin" était montré mais il ressemblait davantage à une carrière de dix mètres de profondeur et de vingt à trente mètres de large.

Une autre image, prise de dos, montrait une rangée d'individus entièrement habillés (!) le dos au bord d'une fosse.

On vit l'enregistrement d'une "interrogatoire" de l'époque stalinienne; l'homme interrogé avouait avoir abattu cent vingt personnes. Six hommes faisaient office de gardes et le peloton d'exécution en comprenait six autres. Il prétendit avoir tué cent vingt personnes en trente-six heures.

Si l'on extrapole ce rythme d'exécution, il aurait fallu 10.131 heures pour exécuter 33.771 personnes, nombre retenu par le documentaire de la ZDF.

Comment la mère de Sheila Polichtchuk a-t-elle pu faire un tour de 180·, avec sa fille, et se jeter la tête la première dans le ravin, tout cela sans contusions et sans se casser d'os et même sans pousser un seul cri? Si la mère devait empêcher la fille de se noyer dans le sang, c'est que l'enfant devait être presque au fond du ravin: elles faisaient donc partie des premières victimes. Le tas de cadavres au-dessus d'elles devait être d'un poids énorme.

Si la mère et la fille se trouvaient sous un tel tas de cadavres, comment le soldat pouvait-il se tenir sur la mère?

Si le soldat se tenait sur la mère, (ce qui signifie que la première partie de l'histoire est fausse), pourquoi n'a-t-il pas touché la mère et la fille avec la baïonnette après avoir changé de position?

Si la mère a réussi à sortir de la montagne de cadavres, pour dégager sa fille elle a dû déplacer d'autres cadavres autour d'elle, car ils n'étaient sûrement pas alignés bien proprement mais complètement mélangés. Comment se fait-il que les gardes n'aient pas remarqué cette activité?

Et pour changer, d'autres sources font aussi état de mères rescapées. Le livre de Jean-François Steiner (9) repose sur de nombreux cas de prétendus témoignages oculaires et prétend "qu'Ivan, plus tard surnommé le Terrible, fut tué pendant la révolte de Treblinka" (on est ensuite revenu sur cette affirmation, [515] pendant la premier procès de Demjanjuk). Ce livre raconte une histoire très ressemblante, qui aurait eu lieu à la même époquer, à Ponar, près de Vinius. Acculé, Steiner a fini par avouer que son livre était en fait un roman (mais la Brockhaus le cite comme source dans son article sur Treblinka!). Le livre de Kuznetsov (10) et le film La liste de Schindler (11) sont aussi des oeuvres de fiction!

D'autres questions se posent au sujet du documentaire de Knopp:

Malgré ce secret extrême, qui a pu prendre une photo des victimes alignées pour l'exécution et, qui plus est, d'un endroit très en vue et même peut-être dans le rayon de tir de la mitrailleuse? Pourquoi la photo, plutôt floue, a-t-elle tant de points communs avec d'autres photos de propagande falsifiées? Pourquoi les individus sont-ils habillés? D'après le témoin, le peloton d'exécution était constitué de six hommes et il y avait six gardes. D'où venaient "les hommes à baïonnette"? Combien six hommes peuvent-ils garder de groupes de prisonniers?

8. Le romancier Guido Knopp écrit à la page 132 de son livre, colonne de gauche (12):

"[...] de nombreux soldats étaient là avec des fusils mitrailleurs. [...] Ils nous conduisirent à un ravin où il y avait de grands boîtes dans lesquelles ils rassemblèrent les papiers et les autres objets. [...] Ensuite, un peloton d'exécution prit place. Mère ne voulait pas attendre le peloton, elle se jeta avec moi dans la fosse et me tomba dessus. Les unités spéciales commencèrent à nous recouvrir de cadavres. Ensuite, ils exécutèrent un autre groupe. [...] Un soldat se tenait sur ma mère et transperça l'homme blessé qui était à côté d'elle. Quand ils s'en allèrent pour partager le butin, mère me tira, inconscient, et m'emporta."

Mais on lit sur la colonne de droite de la même page:

"Quand ils arrivaient au ravin après avoir été battus, ils devaient s'allonger en rang par petits groupes. Ensuite, le peloton d'exécution ouvrait le feu. Une rafale de mitrailleuse, quelques pelletées de terre pour couvrir à peine les corps et le groupe suivant était conduit au ravin."

Comment dans l'esprit de Knopp, exécute-ton à la mitrailleuse des individus allongés?

Et que penser d'un auteur qui ne sait plus, quand il rédige la colonne de droite, ce qu'il a écrit dans celle de gauche?

Par comparaison, voici la déposition sous serment du Pr Aloshin, d'après qui de grosses mitrailleuses étaient disposées de chaque côté du ravin et:

" Alors les prisonniers de guerre russes qui se tenaient des deux côtés du ravin avec des pelles [...] devaient jeter du sable sur les victimes."

Les victimes étaient massées dans le ravin; les grosses mitrailleuses tiraient vers le bas à angle aigu: ce n'est pas très facile à faire.

Au fond, dit-il, les cadavres s'empilaient dans tous les sens et non, comme le décrit Knopp, "en rang à terre". On sait que pour les charniers creusés pour les quarante mille victimes des attaques terroristes anglaises contre Hambourg, les prisonniers de guerre ont eu pelleter 21.000 m 3 de sable pour recouvrir les victimes. Si les cadavres sont mieux disposés, comme à Katyn, il faut encore compter 14.250 m 3 . Puisque les cadavres étaient dans la gosse, il aurait fallu creuser les rives ou faire venir du sable d'ailleurs. Encore du travail, et en quelle quantité! Les photos aériennes en portent-elles trace? Combien de sable un ouvrier peut-il pelleter par jour, dans ces conditions-là?

[516] Où Knopp a-t-il appris que les gens encore vivants avaient passé la nuit dans de grands bâtiments. (13)

Il n'y a pas de bâtiment à Babi Yar. Et pourquoi n'y a-t-il pas le moindre témoin de ces allées et venues entre les "bâtiments" et le lieu du massacre?

9. Le Pr Wolfgang Benz déclare: dans le ravin,

"[...] il y avait trois groupes de tireurs d'élite, en tout à peu près douze tireurs. [...] Ils se tenaient derrière les juifs et les tuaient d'une balle dans la nuque." (14)

La balle dans la nuque était la méthode favorite, bien connue, du GPU, du NKVD, du KGB et de la Stasi!

10. Le 18 février 1946, le procureur soviétique Smirnov déclara au TMI:

"Plus de 195.000 citoyens soviétiques ont été torturés à morts, fusillés et empoisonnés dans des camions à gaz à Kiev; ils se répartissent ainsi:
1) à Babi Yar, plus de cent mille hommes, femmes, enfants et vieillards." (
15)

Cette version coïncide-t-elle avec les divers témoignages?

Le régime communiste a-t-il fabriqué ces récits pour accuser les Allemands de ses propres massacres?

On pense aux dix mille Ukrainiens qui ont été assassinés par les Soviétiques d'une balle dans la nuque et jetés dans des fosses, et à d'autres massacres également. (16)

11. N. F. Petrenko et N. T. Gorbatcheva témoignent ainsi:

"[...] les Allemands jetaient des nourrissons dans les charniers et les enterraient vivants avec leurs parents morts ou blessés." (17)

Où sont les preuves, les précisions concernant la date, le lieu, etc.?

12. On lit dans le livre de C. Clarke:

"Les chars allemands ont traversé le vaste quartier juif, faisant sauter tous les êtres vivants à vue, brûlant les juifs vivants dans des immeubles en feu et les tuant dans les bois au-dessus des charniers creusés par les victimes pendant que d'autres juifs étaient attachés à des arbres puis fusillés ou transpercés par des baïonnettes." (18)

Quelles sont les preuves? Où sont les témoins? Combien de temps a-t-il fallu aux futures victimes pour creuser les charniers? Où et quant cela s'est-il passé? A quoi sert d'attacher les victimes aux arbres, ce qui prend du temps?

S'il y avait un vaste quartier juif, pourquoi n'a-t-on pas tout simplement ordonné aux juifs de s'y rassembler pour les emmener, au lieu de les conduire en nombreuses colonnes au nord-ouest de Kiev, ce qui avait forcément de nombreux témoins (qui, d'ailleurs, ont mystérieusement disparu ensuite)?

13. Dans son livre, publié en Israël en 1987, Leni Yahil dit:

" Les trente mille juifs rassemblés [à Kiev] furent emmenés dans la forêt et tués en deux jours." (19)

[ 517] Leni Yahil ne donne pas le nom des témoins et fournit aucune preuve ni explication sur la façon dont on a pu regrouper et emmener plus de trente mille personnes en quelques heures, sans que des milliers de personnes le remarquent et témoignent éventuellement par la suite.

Avec Yahil, le lieu d'exécution est désormais une forêt. Alors ce n'était pas un ravin? Où sont les preuves? Les photos aériennes?

14. Comme on l'a mentionné dans la quatrième puis dans la sixième partie, les juifs de Kiev et des alentours ont été avertis par des affiches qu'ils devaient se rassembler avec toutes leurs affaires en un lieu donné. Cette affiche ne fut prête que la vieille. Ce détail d'organisation est capital et mériterait un examen approfondi car les commentaires qu'il inspire s'appliquent, mutatis mutandis, à tous les récits du massacre. L'affiche était rédigée en russe, en ukrainien et en allemand et elle disait, paraît-il (traduction du texte allemand):

" Tous les juifs de Kiev doivent se regrouper avant huit heures le lundi 29 septembre 1941, au coin de la rue Melnik et de la rue Dokteriwski (près des cimetières). Apportez vos papiers, votre argent et vos objets précieux ainsi que des vêtements chauds, etc. Quiconque n'obéira pas à cet ordre et sera découvert ailleurs sera fusillé. Quiconque s'introduira dans les appartements inoccupés des juifs ou y volera des objets sera fusillé." (20)

Voici des questions essentielles:

Pourquoi l'affiche n'est-elle pas signée de l'autorité qui la publie?

Quel est le nom et le grade de l'officier commandant l'opération?

Quelle est la date de publication?

A propos du texte allemand: Est-ce huit heures du matin ou huit heures du soir? "Avant" huit heures?

Le texte original allemand a été imprimé avec les lettres "oe", "ae" et "SS" au lieu des caractères allemands spécifiques. L'imprimeur de la Sixième armée n'avait-il pas d'umlaut à sa disposition?

"La rue Dokteriwski" n'existe pas, il s'agit de la rue "Diegtiarivskoï", c'est-à-dire rue des goudronniers.

"La rue Melnik" n'existe pas davantage, son nom exact est la rue Melnikova, d'après un certain Melnikov.

"An den Friedhöfen" (texte allemand signifiant "aux cimetières") est du charabia. On devrait trouver "Bei den Friedhöfen". Quant au texte russe, il parle d'un seul cimetière.

L'Encyclopedia of the Holocaust affirme que le but de l'ordre était la "déportation". (21)

D'où tient-elle cette révélation? L'affiche ne dit rien à ce sujet.

Que signifie "découvert ailleurs" ? Quand des individus se rendent en un endroit donné, venant de partout, tout le monde est "ailleurs".

Est- il vraisemblable qu'un service de propagande militaire et une imprimerie militaire travaillent avec tant de négligence?

A propos du texte russe:
Le terme utilisé pour désigner les juifs ("jidy") est du russe péjoratif des bas-fonds. Quel résulat pouvait-on espérer si l'ordre avait cette allure sinistre? Les Allemands étaient-ils prêts à courir le risque de voir une grande partie des juifs ne pas se présenter et aller se cacher? Peut-être avaient-ils l'intention, si cela se produisait, de suspendre les activités militaires pour chercher les juifs?

Ici aussi, les noms des rues sont inexacts. Il y a des fautes de déclinaison dans le mot rue et le mot cimetière.

Le texte russe précise huit heures du matin. Il ne parle pas de déportation!

[518] Dans la liste des objets à apporter, que signifie "etc."? Ne risquait-on pas de voir arriver la nombreuse population juive au lieu de rendez-vous avec des tas de bagages, des chevaux, des chariots, des charrettes à bras et des landaus d'enfant bourrés de biens et bloquant toutes les rues de Kiev?

Commentaire du texte ukrainien
Là encore, les noms de rue sont inexacts et l'objet du rassemblement n'est pas mentionné.

A quoi pensait le responsable de cet "ordre", quel qu'il soit:

après l'occupation de Kiev, en convoquant cent mille juifs au moins pour le lendemain matin huit heures, avec tous leurs biens, au coin d'une rue, par la voie d'une affiche anonyme insultante et portant des menaces de mort?

Comment ce "message" était-il censé parvenir aux juifs de Kiev et des environs, juste après une bataille qui avait causé tant de dommages?

Comment pensaient-ils manier cette foule énorme et désorganisée (par exemple, on aurait pu imaginer des convocations échelonnées par ordre alphabétique)? Cherchaient-ils à créer le chaos dans les rues, ce qui pour les occupants d'une grande ville bourrée de partisans, était à éviter?

Comment cette foule si nombreuse chargée de bagages pouvait-elle tenir au coin d'une rue?

Comment imprime-t-on deux mille affiches dans une ville sans électricité?

Où et quand les affiches ont-elles été posées, sous la menace permanente des francs-tireurs?

Comment se fait-il que les nombreux soldats allemands du rang n'aient pas vu ces foules nombreuses, ni les interminables files ni les affiches (après tout, ils savaient lire!) et n'en aient pas parlé en temps voulu, ne serait-ce qu'à leur famille?

Pourquoi aucun des journalistes étrangers, que "les bandes d'assassins allemands" ont autorisé à visiter Kiev en flammes après sa prise, n'ait vu ni entendu parler d'une seule de ces deux mille affiches?

Dans une ville qui vient d'être prise et reste encore très dangereuse, n'y a-t-il rien de plus pressé à faire, pour les occupants, que de créer des troubles supplémentaires de cette ampleur, alors qu'il n'y avait, en réalité, rien là d'urgent?

On dirait que Wiehn (22) et les autres auteurs n'ont pas remarqué qu'il y avait plusieurs versions de l'affiche. D'après Reitlinger, l'affiche précisait "dans les trois jours" et "pour être déportés". (23)

D'après L. Ozerov, l'affiche était en ukrainien et en russe et l'heure indiquée était "sept heures". (24)

Pour Ilia Ehrenbourg, le stalinien fervent, c'était sept heures également, et il cite des noms de rue inexacts. (25)

. A. Kuznetsov ignore aussi le nom exact des rues et ne donne ni le texte ukrainien ni le texte allemand. (26)

Le rapport d'Einsatzgruppen n· 128 du 3 novembre 1941 aurait annoncé la déportation par "affichage sur les murs de brique". (27)

L'expression "affichage sur les murs de brique", tout à fait inusitée en allemand, semble être d'usage courant chez les Russes qui parlent allemand. (28)

15. Le 6 octobre 1991, lors d'une commémoration nocturne à Babi Yar, un juif orthodoxe d'âge mûr a déclaré à la télévision ukrainienne de Kiev:
[519]

" Cent cinquante mille juifs ont été massacrés par les Allemands en deux, avec la participation active d'un petit nombre d'Ukrainiens de Kiev et la coopération passive de la majorité de la population." (29)

Où a-t-il pris le nombre de cent cinquante mille victimes?

16. Vladimir Posner, un juif américain collaborateur du NKVD, prétendait qu'il y avait eu deux cent mille victimes. (30)

Quelle preuve en donne-t-il?

17. Le 23 avril 1990, Vitali Korotitch, collaborateur ukrainien du NKVD et du KGB, prétendait qu'il y avait eu trois cent mille victimes à Babi Yar. (31)

Comment est-il arrivé à ce nombre?

18. Le 5 septembre 1991, le Washington Times publiait les affirmations de Gennadi Udowenko, l'ambassadeur d'Ukraine aux Etats-Unis, d'après lesquelles cinquante mille juifs, principalement des enfants, avaient été massacrés pendant la première semaine de l'horrible massacre de Babi Yar. (32)

Il tenait peut-être ses informations d'I. M. Levitas, directeur de la Société pour la culture juive de Kiev, qui avait prétendu la même chose dans un entretien avec un journal kiévien ? (33)

Cela voudrait dire, alors, que d'affreux parents juifs avaient abandonné plus de vingt-cinq mille enfants lors de l'évacuation soviétique. Or des travaux juifs et soviétiques affirment le contraire, soulignant que c'était des familles que l'on avait évacuées afin que le moral reste bon.

19. Dans son livre, Dokia Humenna, écrivain et poète kiévienne, qui était à Kiev pendant toute la durée de l'occupation, consacre une demi-phrase au prétendu massacre de Babi Yar; elle le qualifie de rumeur et déclare que l'on prétendait que les massacres avaient été effectués à la mitrailleuse, à l'électricité, à la grenade et en enterrant des juifs vivants. (34)

Pourquoi ce témoin juge-t-il que l'affaire de Babi Yar ne mérite pas plus de quelques mots? Pourquoi la traite-t-elle de rumeur?

Elle propose encore de nouvelles façons de tuer, par l'électricité et à la grenade. D'où les sort-elle?

20. On chercherait en vain dans la Grande Encyclopédie soviétique de 1950 un article "Babi Yar". (35) L'édition de 1970 parle de cinquante à soixante-dix mille victimes. (36)

On s'étonne que la grande encyclopédie de 1950 omette Babi Yar, alors que Smirnov et consorts avaient affirmé, quelques années auparavant, à Nuremberg, qu'il s'y était passé des choses particulièrement sinistres.

21. L'édition de 1955 et celle de 1971 de l'encyclopédie ukrainienne ignorent aussi Babi Yar. (37)

22. Nous avons consulté les encyclopédies dont les noms suivent; aucune ne mentionne Babi Yar:

Grand Larousse Encyclopédique, Paris, 1960. (38)
Brockhaus, 1967. (39)
Enciclopedia Europea, Rome, 1976. (
40) [520]
Enciclopedia Universal Nautea, Madrid, 1977. (41)
Encyclopedia Britannica, de 1945 à 1984. (42)
Academic American Encyclopedia, 1991. (
43)

L'édition la plus récente de l'encyclopédie Brockhaus (1987) connaît Babi Yar. (44)

D'après elle, plus de trente mille juifs y furent tués par des membres d'un bataillon de police allemande, dans un ravin au nord de Kiev. Le poème d'Evtouchenko et la Treizième symphonie de Chostakovitch sont mentionnées mais on chercherait en vain des renseignements de meilleur aloi. Cette récente découverte de Brockhaus est probablement le produit de sa collaboration avec le Meyers Enzyklopädisches Lexikon. (45) Ce dernier donne en effet des informations semblables, ainsi qu'une référence au roman documentaire d'A. V. Kuznetsov. La localisation que donnent les deux ouvrages pour le site de Babi Yar est inexacte.

23. Dans son livre, le juif J. G. Burg (pseudonyme de Joseph Ginzburg), qui a été déporté dans l'Est avec sa famille, raconte qu'après la retraite de l'Armée rouge de la région de Tchernovy, la population locale a massacré les juifs à de nombreuses reprises et qu'il a fallu une intervention musclée des Allemands et de leurs alliés pour y mettre fin. (46)

Pourquoi Burg ne parle-t-il pas de massacres similaires commis par les Allemands?

24. A la page 78 du livre de J. Heer et de K. Naumanns Verbrechen der Wehrmacht 1941-1944, ["crimes de l'armée allemande"] les photos 1 et 2 montreraient des "victimes en route vers Babi Yar" par un jour très ensoleillé. (47) D'après le Kriegstagebuch des OKW, Raum Kiew, le 29 et 30 septembre 1941, il pleuvait et les routes étaient boueuses.

Or la route que l'on voit sur la photo est sèche. Certains personnages marchent en sens contraire. Les personnages que l'on voit marchant sur cette photo ne sont pas très nombreux; il n'y en a que quelques-uns.

On ne voit aucun garde, alors qu'il en aurait fallu si les victimes avaient entendu dans le lointain le bruit des mitrailleuses. Les personnages de la photo ne portent rien bien qu'on leur ait dit de le faire. La route que l'on voit, prétend-on, sur la photo, est orientée Sud-Est-Nord-Ouest. Or, d'après les ombres, le soleil brille de l'Ouest avec un angle de 50·, ce qui est impossible à Kiev à la fin du mois de septembre.

Les Archives centrales de la région de Hesse, où Heer et Naumann disent avoir trouvé cette photo, ont écrit le 15 avril 1997:

"Nous ne savons pas ici qui a attribué cette photo à Babi Yar." (48)

25. Et enfin, à la cérémonie commémorative de Babi Yar en octobre 1991, le Pr Rita Süssmuth, présidente du Bundestag, a accusé les Allemands de meurtre dans les termes suivants:

" Il y a cinquante ans, 33.771 juifs ont été tués ici en deux jours et au moins autant au cours des deux années suivantes; d'innombrables personnes ont subi le même sort plus tard. A la fin de l'occupation allemande de l'Ukraine, le ravin était devenu un charnier."

[ 521] D'où viennent ces chiffres?

Cette universitaire prétend-elle ignorer la règle scientifique du doute systématique?

Combien de personnes entend-elle par "innombrables"?

En tant que présidente du Bundestag, n'a-t-elle pas prêté serment?

6. Questions essentielles

 

6.1. Le nombre de victimes

Le nombre de 33.771 juifs tués, très précis, est tiré du rapport d'Einsatzkommando 106, en date du 7 octobre 1941. (49)

Nous allons montrer maintenant rapidement pourquoi même les rares chiffres donnés dans ce rapport 106 prouvent que tout cela n'est qu'une invention maladroite. Walendy, entre autres, a donné d'autres preuves qu'il s'agissait d'une invention. (50)

On doit considérer que la destruction des juifs a été perpétrée par des spécialistes allemands. Wiehn souligne que les Einsatzkommandos étaient dirigés par des intellectuels. (51)

Mais c'est une faute impardonnable pour des spécialistes que de prétendre qu'il y avait trois cent mille juifs à Kiev, surtout après vingt jours d'occupation, c'est-à-dire un délai largement suffisant pour prendre une connaissance exacte de la situation.

Il y avait 140.256 juifs à Kiev en 1928-1931. (52) On savait qu'avant la Seconde guerre mondiale, la population juive d'Ukraine avait diminué du tiers à cause de l'émigration vers les régions moins antisémites du nord et de l'est de l'Union soviétique; (53) ce taux est un peu plus bas pour Kiev parce que les juifs vivent davantage dans les villes. Et on savait aussi que la population de Kiev était passée de huit cent cinquante ou neuf cent mille à environ trois cent cinq mille à la suite des évacuations. (54) S'il était resté trois cent mille juifs à Kiev vers le 7 octobre, ces "spécialistes" n'auraient alors trouvé que des juifs à Kiev -- et il n'est pas besoin d'être un "spécialiste" pour s'en apercevoir.

Par ailleurs, la "population non-juive" de Kiev mentionnée par le rapport d'Einsatzgruppen n· 106 et qui espéraient que les autorités allemandes prendraient des mesures de représailles à la suite de l'incendie allumé par les juifs, aurait été constitué uniquement de fantômes. Et l'Encyclopedia of the Holocaust, aurait aussi évoqué des fantômes lorsqu'elle parlait de la population non-juive de Kiev qui aurait aidé les juifs à se cacher ou écrit des lettres de dénonciation "par paniers entiers". (55)

Les travaux sur la question montrent qu'il restait moins de quarante mille juifs, surtout âgés, lorsque les Allemands entrèrent à Kiev. (56)

Reitlinger dit qu'au début de 1946, alors que les habitants évacués en Sibérie commençaient tout juste à rentrer, il y avait déjà cent mille juifs à Kiev. (57) En 1959, il y en avait cent cinquante quatre mille. (58) D'après Wiehn, en 1959, quinze pour cent des Kiéviens (soit 166.500) déclaraient le yiddish comme langue maternelle. (59) Il y a en plus un nombre de juifs non recensés parce que les recensements soviétiques ne posent pas de question sur la religion ou l'origine ethnique; de plus, beaucoup de juifs préféraient, et continuent à préférer, ne pas se déclarer. Enfin, beaucoup de gens sont issus de mariages mixtes. On peut donc avancer avec une certaine sûreté qu'il y avait autant de juifs à Kiev en 1959 qu'en 1939. [522] Finalement, il est incontestable que beaucoup de juifs sont morts dans les camps en Sibérie et que le taux de natalité était très inférieur à la normale. Que ferait un procureur impartial si le nombre des victimes d'un crime variait considérablement au cours de l'instruction?

6.2. La date du massacre

Si l'on en croit l'encyclopédie Brockhaus, "l'ordre de la solution finale" fut donné le 31 juillet 1941 (d'après le document de Nuremberg NG 2586e) et fut annoncé lors de la "conférence de Wannsee" (20 janvier 1942). (60) Sans parler de la vanité des recherches, tant des historiens que des personnes privées intéresssées, pour mettre au jour cet ordre d'extermination massive, il est très étrange que des dizaines de milliers d'individus aient été tués à Babi Yar avant même que cet ordre soit seulement connu. Il faut donc examiner attentivement les sources.

Dans la lettre du 26 janvier 1942 de Heydrich, chef de la police de sûreté et du service de sécurité, à Luther, au secrétaire adjoint aux affaires étrangères, on lit:

"Maintenant que l'orientation à prendre pour la solution finale pratique de la question juive a été établie et que les autorités concernées sont parfaitement d'accord, je vous demanderais [...] "

et un peu plus bas:

"[...] de nommer dans vos services celui qui sera chargé de mettre en oeuvre le schéma réclamé par le maréchal du Reich, dans lequel les dispositions sur le plan de l'organisation, du déroulement et des aspects matériels nécessaires à la réalisation concrète des tâches nécessaires à la solution doivent être précisées, en vue des réunions de discussion des détails pratiques. J'ai l'intention de tenir la première de ces dicussions le 6 mars 1942."

Autrement dit, la mise au point des dispositions du le plan de l'organisation, du déroulement et des aspects matériels nécessaires à la mise en oeuvre concrète des tâches nécessaires à la solution n'était même pas entamée à la mi-mars 1942. Heydrich annonçait sa nomination au poste de responsable de la préparation de la solution finale, ce qui confirme nos arguments précédents: il fallait régler des points essentiels, or il y a un marge énorme entre la discussion de points essentiels et la mise au point des détails et une autre encore avant la réalisation des plans détaillés. Heydrich mentionnait: "forcer [les juifs] à s'en aller, presser leur émigration" et:

" Le but était de nettoyer la zone allemande des juifs, dans le cadre légal. Après approbation par le Führer, l'évacuatioln des juifs vers l'Est a remplacé l'émigration comme solution possible." (souligné par l'auteur de l'article)

Est-il vraisemblable que des massacres aient eu lieu des mois avant l'approbation préalable de l'évacuation des victimes? Le but de l'évacuation était, au moins en partie, d'acquérir une expérience "dans la solution finale à venir de la question juive". De sorte qu'il n'y avait même pas de conception générale de la question à ce moment-là. Pour s'occuper de la solution finale (qui, d'après le document, semble être, à ce moment-là, l'évacuation et l'utilisation des juifs comme main d'oeuvre), on suggère des consultations entre spécialistes du ministère des affaires étrangères, de la police de sûreté et du service de sécurité. Une fois de plus, rien de concret.

[523] On aborde là une question essentielle: qui a donné l'ordre de "massacrer 33.771" individus le 29 et le 30 septembre 1941, quatre mois avant la conférence de Wannsee et au moins cinq mois avant que des copies du procès-verbal contesté de la réunion parviennent aux participants? Il est peu vraisemblable qu'un massacre ait été effectué sans être couvert par la hiérarchie, et plus encore si l'on considère que même après la conférence de Wannsee, bon nombre de commandants de camp de concentration ont été condamnés par le système judiciaire de Hitler, certains la peine capitale, pour cruauté et autres irrégularités. (61)

Quand ces massacres ont-ils donc eu lieu réellement?

6.3. Le lieu du crime

Où le crime a-t-il été commis?

-- au cimetière, à côté du cimetière, dans une forêt (dans ce cas, laquelle?)?

-- au bord du ravin, dans le ravin, et d'ailleurs, de quel ravin s'agit-il?

-- dans une briqueterie, à Kiev, dans des camions à gaz ou peut-être même dans le Dniepr?

6.4. Les armes du crime

Quelles sont les armes du crime, d'après les sources que nous venons d'examiner?

-- des mitrailleuses

-- des fusils mitrailleurs

-- des carabines automatiques

-- des coups de brosse

-- des bâtons

-- des pierres

-- des chars

-- des mines

-- des grenades

-- des camions à gaz

-- des baïonnettes et des poignards

-- enterrement de vivants

-- noyade

-- piqûres

-- électricité

-- Les Allemands utilisaient-ils la méthode soviétique d'exécution, une balle dans la nuque?

Que ferait un tribunal impartial s'il avait à connaitre d'un massacre présumé au sujet duquel les témoins seraient en contradiction aussi flagrante les uns avec les autres?

6.5. La logistique et les questions d'organisation

Il faudrait une superbe organisation logistique pour fusiller 33.771 personnes au moins en deux jours et faire disparaître toute trace de l'opération (ce qui est impossible en soi, avec les moyens d'investigation dont on dispose aujourd'hui!). Certains aspects ont été discutés au passage et pour des raisons de place nous en resterons là. Nous voudrions néanmoins souligner que ces difficultés étaient insolubles dans les conditions qui ont suivi la chute de Kiev, c'est-à-dire les incendies, les explosions et les actions des partisans d'un côté, [524] et de l'autre, les combats ininterrompus sur le front, qui créaient un besoin permanent d'hommes et de ressources matérielles et pendant l'automne 1943, devant le front progressant impitoyablement de l'armée soviétique.

6.6. La recherche des preuves

Pourquoi personne n'a-t-il jamais cherché à se procurer la moindre preuve de la réalité des massacres?

Pour souligner le contraste, rappelons des faits récents: après le meurtre de deux policiers, la police allemande a juré de creuser tout le camp d'entraînement militaire de Sennelager, s'il le fallait, pour découvrir les cadavres.

Quand le Bureau fédéral de la police criminelle allemande a été inquiété à la suite de la mort d'un terroriste lors de l'incident de 1993 à Bade Kleinen (un terroriste avait été abattu par la police et un autre arrêtéà, un ministre a dû démissionner, un haut fonctionnaire a été révoqué, la piste a été passée au peigne fin d'un bout à l'autre, des instituts allemands et étrangers ont été chargés de mener des enquêtes, l'Unité spéciale impliquée a été interrogée, les preuves matérielles ont été comparées aux témoignages: en fait, tout ce qu'il était possible de faire pour qu'il ne reste plus le moindre doute a été fait.

Mais dans le cas de Babi Yar, on croit les témoins et leurs allégations ( tout cela appartenant à la haute époque stalinienne) sur parole bien qu'ils contredisent mutuellement et prétendent que de pures absurdités ont eu lieu.

Pourquoi personne n'a-t-il pris la peine de chercher les cadavres et les restes, les résidus, les armes du crime, alors qu'il était question de victimes innombrables?

Une telle attitude de la part des autorités est-elle conforme au droit international?

Il est évidemment inutile d'énumérer les points qu'une commission d'experts internationaux de haut niveau, désintéressés et honnêtes, aurait à examiner pour obtenir un tableau répondant aux exigences de la police scientifique!

Mais il faut aussi examiner les documents incriminants avec des exigences critiques, ne serait-ce que parce que les photos aériennes les démentent. (62) Le document appelé "rapport Gerstein" et le procès à Jérusalem de John Djemjanjuk montrent tous les deux que les partisans d'une certaine école de pensée n'hésitent pas à commettre des faux grossiers des dizaines d'années après la guerre. (63) Nous citerons quelques exemples.

Malgré un rapport international sans ambiguïté, établi après la découverte des charniers de Katyon, la propagande orchestrée par Ilia Ehrenbourg et Vassilij Grossmann a continué à attribuer ces massacres staliniens aux Allemands, et ce, pas seulement aux procès de Nuremberg mais jusqu'à une époque récente. (64) Dans cet esprit, Katyn et Babi Yar ne sont pas les seuls cas qui viennent à l'esprit: il y a aussi les massacres de Lvov, de Tcharkov, Bykvinia, Bielhorodka, Darnitsa et Vinnitsa, qui représentent des centaines de milliers de victimes, si l'on y inclut les liquidations de l'époque de Lazare Moïsevitch Kaganovitch. (65)

Katyn est le seul massacre que les Soviétiques aient "avoué" et encore, en 1991 seulement!

[525]

6.7. Babi Yar: site de massacre un jour, décharge publique un autre?

Après la guerre, les Soviétiques ont transformé le ravin de Babi Yar en décharge municipale puis en site d'incinération des ordures. (66)

On ne comprend pas davantage qu'ils aient voulu y construire une terrain de sport (67)

Pour autant que l'auteur le sache, les reproches adressés par Khrouchtchev à Evtouchenko n'ont jamais été publiés en Occident. Peut-être sont-ils l'expression de la vérité pure et simple?

Y a-t-il un seul fait qui aille de soi dans l'histoire de Babi Yar ?

(première partie - seconde partie)


NOTES
1./ E. R. Wiehn, op. cit., p. 146.

2./ E. R. Wiehn, op. cit., p. 133.

3./ Ibid., p. 137.

4./ Patek, op. cit.

5./ Encyclopedia of Ukraine, tome I, p. 154.

6./ Cf. les renseignements donnés dans l'introduction et la déclaration du général Jodl, 4 juin 1946, à Nuremberg, devant le TMI; Procès des grands criminels de guerres, IMT, Nuremberg 1947, tome XV, p. 329.

7./ A. V. Kuznetsov, Babi Yar, p. 109.

8./ H. W. Lawrence, "50,000 Kyiv Jews Reported Killed", New York Times, 29 novembre 1943, p. 3.

9./ J.-F. Steiner, Treblinka, la révolte d'un camp d'extermination, Fayard, Paris 1966, pp. 17ss.

10./ op.cit.

11./ Pour la Liste de Schindler, cf. l'article d'Udo Walendy dans ce livre.

12./ G. Knopp, Der verdammte Krieg - Unternehmen Barbarossa, Bertelsmann, Munich 1991, p. 132.

13./ id.

14./ W. Benz (ed.), Legenden, Lügen, Vorurteile -- Ein Lexikon zur Zeitgeschichte, dtv, Munich 1990, p. 44.

15./ Document USSR-9, Commission nationale extraordinaire pour les atrocités commises par les fascistes allemands à Kiev, paragraphe 5, col. 1, IMT, tome VII, p. 556.

16./ Amtliches Material zum Massenmord von Winniza, Franz. Eher Nachf., Berlin 1944.

17./ N. F. Petrenko, N. T. Gorbatcheva, déposition, Document USSR-9, IMT, tome VII, 1948, p. 541. Cf. aussi A. Rückerl, op. cit. , pp. 86-87.

18./ C. Clarke, Eichmann - The Man and His Crimes, New York 1960, p. 62.

19./ L. Yahil, The Holocaust, New York 1990, p. 257; édition originale en Israël.

20./ E. R. Wiehn (éd.), Die Schoah von Babi Yar, Hartung-Gorre, Constance 1991, pp. 7ss, 84, 86, 137, 141, 143ss, 166ss, 195s, 477.

21./ op. cit.

22./ Wien, op. cit.

23./ Id., p. 137.

24./ Id., p. 143.

25./ Id., p. 167.

26./ Id., p. 195. Pour l'affiche, Zentrales Staatliches Archiv der Oktoberrevolution, Verzeichnis, 65e édition, ch. 5., Moscou.

27./ Wiehn, op. cit. (note 7), p. 477.

28./ Deutsch-russisches Wörterbuch, L'Encyclopédie soviétique, Moscou, 1971, p. 577.

29./ Télévision ukrainienne, Kiev, 6 octobre 1991.

30./ V. Posner, H. Keyssar, Remembering War: a US-Soviet Dialogue, New York 1990, p. 206.

31./ V. Korotitch, Conférence donnée à l'Institut canadien des affaires intérieures de Toronto, 23 avril 1990.

32./ R. Grenier, "Infectious Nationalism", The Washington Times, 5 septembre 1991, p. G-4.

33./ Cf. E.R. Wiehn, op. cit., pp. 114-115.

34./ D. Humenna, Kreshchaty Yar, New York 1956, p. 195.

35./ Bolchaja Sovetskaja Entsyclopedja, Moscou, 1950 tome IV, p. 1.

36./ Bolchaja Sovetskaja Entsyclopedja, Moscou, 1970 tome II, p. 501.

37./ Encyclopedia of Ukraine, Société Chevtchenko, Paris, New York 1955, tome II, pp. 5 à 33. Ukrainian National Association (ed.), Ukraine, a Concise Encyclopedia, University of Toronto Press, Toronto 1971, tome II, p. 1271.

38./ Grand Larousse Encyclopédique, Larousse, Paris, 1960, tome I, p. 817.

39./ Brockhaus Enzyklopädie, Wiesbaden 1967, tome II et supp., tome 22.

40./ Enciclopedia Europea, Garzanti, Rome 1976, tome I, p. 934.

41./ Enciclopedia Universal Nautea, Ediciones Nauta, Madrid 1977, p. 192.

42./ Encyclopaedia Britannica, Encycl. Brit. Inc., Chicago, éditions de 1945 à 1984.

43./ Academic American Encyclopedia, Grolier Inc., Danburry 1991, tome III, p. 7.

44./ Brockhaus Enzyklopädie, Mannheim 1987, tome II, p. 446.

45./ Meyers Enzyklopädisches Lexikon, Mannheim 1971, tome III, p. 274.

46./ J. G. Burg, Schuld und Schicksal, Preussisch Oldendorf, 1990, p. 50.

47./ Johannes Heer, Klaus Naumann (éd.), Verbrechen der Wehrmacht 1941-1944, Hamburg 1995.

48./ Lettre des Archives de la région de Hesse à l'auteur, 15 avril 1997.

49./ Document R-102, IMT, XXXVIII, pp. 292ss.

50./ U. Walendy, op. cit.

51./ Wiehn, op. cit. p. 17.

52./ Brockhaus Enzyklopädie, 1970, tome IX, p. 516.

53./ W. N. Sanning, op. cit.

54./ Ibid., Tableau 6, et Zentralblatt des Reichskommissars für die Ukraine, Rowno, deuxième année, n· 2, 9 janvier 1943, pp. 8 à 20.

55./ op. cit.

56./ W. N. Sanning, op. cit..; Institute of Jewish Affairs (ed.), Hitler's Ten Year War, p. 186. Encyclopedia Judaica, tome X, p. 994; tome XI, p. 57. R. Hilberg, The Destruction of the European Jews, p. 192. G. Reitlinger, op. cit., pp. 227, 237. Encyclopedia of Ukraine, tome I, p. 154.

57./ G. Reitlinger, op. cit., p. 500.

58./ W.N. Sanning, The Dissolution..., p. 119.

59./ Wiehn, op. cit., p. 112.

60./ Brockhaus Enzyklopädie, , tome IX, p. 514. Cf. Roland Bohlinger, Johannes P. Ney, Zur Frage der Echtheit des Wannsee-Protokolls, 2e édition, Viöl 1992, 1994; Roland Bohlinger (ed.), Die Stellungnahme der Leitung der Gedenkstätte Haus der Wannsee-Konferenz zu dem von Bohlinger und Ney verfaßten Gutachten zur Frage der Echtheit des sogenannten Wannsee-Protokolls und der dazugehörigen Schriftstücke, Viöl 1995.

61./ K. Koch (Buchenwald) et H. Florstädt (Majdanek); cf. A. Rückerl, op. cit. , pp. 126-127 .

62./ J. C. Ball, op. cit.

63./ Pour Gerstein, cf. H. Roques, Faut-il fusiller Henri Roques?, Ogmios Diffusion, Paris 1986 ainsi que la contribution de F. P. Berg au présent ouvrage. Pour Demjanjuk, cf. la contribution d' A. Neumaier au présent ouvrage .

64./ Cf. F. Kadell, Die Katyn-Lüge, Herbig, Munich 1991.

65./ Brockhaus Enzyklopädie, 1970, tome IX , p. 602; R. Conquest, The Harvest of Sorrow, Oxford et New York 1986, p. 328.

66./ Semit -- Das deutsch-jüdische Meinungs- + Zeitungsmagazin, Dreieich 1991, n· 4, p. 68.

67./ Neue Zürcher Zeitung, Zürich, 20 janvier 1963, p. 6.

 

(première partie - seconde partie)


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