AAARGH
1. Le plan anglais de réarmement terrestre,
naval et aérien, est daté, comme on le verra plus
loin, du 10 mars 1935.
2. Histoire de
l'armée allemande, t. 111, p. 224.
3. Wehrgesetz du 21 mai 1935, p. 7.
4. Il faut
reconnaître que, dès avril 1934, des crédits
figuraient au budget militaire de 1935 de l'Allemagne, pour la
construction de ces engins. Mais, d'une part, c'est le 14 octobre
1933 qu'elle avait quitté la S.D.N. et repris sa liberté,
de l'autre, dans le courant de l'année 1934, tous les pays
avaient, comme on l'a vu, prévu ou même pris des
mesures de réarmement terrestre, naval et aérien
aussi ou plus importantes.
5. La France cédait
à l'Italie les territoires en bordure de la Lybie et de
la Somalie, confirmait les privilèges des Italiens de Tunisie
et prévoyait des consultations périodiques entre
les deux gouvernements ainsi qu'entre les deux états-majors.
La nécessité de l'indépendance autrichienne
était confirmée.
6. Ce n'était
d'ailleurs pas exact : la France avait un ambassadeur à
Rome.
7. Il faut reconnaître
qu'elle n'avait rien fait pour l'éviter : le 17 novembre,
le Consulat italien de Gondar avait été envahi par
les Éthiopiens qui, le 5 décembre, à Oual-Oual
avaient attaqué les Italiens à la mitrailleuse et
au canon ; incursions fréquentes des Éthiopiens
en territoire italien, contestations de frontières etc.
8. L'adhésion
de l'Est est en bonne voie puisque la Tchécoslovaquie et
la Roumanie en ont accepté le principe le 9 juin 1934,
et que la Rassie fait partie de la S.D.N. depuis le 18 septembre
1934. Mais l'adhésion de la Russie n'est définitivement
acquise que le 14 juin 1935 (cf. supra, p. 92).
9. Le Front de Stresa
n'aura qu'une vie éphémère : il ne résistera
pas à la guerre italo-éthiopienne. Le 10 octobre
1935, à la requête de l'Angleterre, des sanctions
économiques sont prises par cinquante voix contre quatre
(Albanie, Hongrie, Autriche et Paraguay). Elles entreront en vigueur
le 18 novembre. En cherchant un compromis entre l'Italie et l'Angleterre
en compagnie de Sir Samuel Hoare, Laval n'a obtenu que... la démission
du gouvernement de Sir Samuel Hoare (19 déc. 1935) et son
remplacement par Eden, farouchement hostile à Mussolini,
la sienne propre (23 janv. 1936) et son remplacement par un cabinet
Sarraut-Flandin, car l'opinion française, à son
tour, a pris le parti du Négus. Les États-Unis s'associent
aux sanctions, mais l'Autriche, la Hongrie, et surtout l'Allemagne
qui, malgré les sévères appréciations
de Mussolini sur Hitler et sa politique, malgré aussi son
opposition à l'Anschluss et son enthousiasme pour
le Front de Stresa, a pris son parti, les rendent inopérantes.
Non seulement le Front de Stresa vole en éclats mais encore,
l'Italie quitte la S.D.N. et se rapproche de l'Allemagne. La guerre
continue. Le 5 mai 1936, les troupes italiennes entrent dans Addis-Abeba
le 7, Mussolini est fait Grand Croix de l'Ordre militaire de Savoie ;
le 9 le roi d'Italie prend le titre d'empereur d'Éthiopie
: du balcon du Palais Venezia, Mussolini, devant une foule en
« délire », salue, « après quinze siècles, la
réapparition de l'Empire sur les collines sacrées
de Rome ». Mais l'Italie est
passée dans le clan de l'Allemagne.
10. Maintien des
dispositions militaires de la partie V du Traité de Versailles,
à la requête de M. Barthou.
11. Cf. supra, p. 96.
12. Ce sont les
termes mêmes du Traité.
13. Dont Hitler
disait qu'il était «
le seul traité vraiment clair et précieux qui existe
en Europe » (Discours au Reichstag
du 21 mai 1935 pour présenter la loi sur la réorganisation
de la Wehrmacht.)
* Note de l'AAARGH : il convient de nuancer ce fait en rappelant que la politique coloniale de Ferry était dictée par la volonté de détourner les militaristes français de la « revanche » contre l'Allemagne et de la reconquête de l'Alsace-Lorraine. Le même Ferry, d'ailleurs, dans son testament, déclare qu'il garde « le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges » ; son hostilité à la revanche était conjoncturelle, non de principe...
14. Voir les accusations
de Hitler contre la France dans Mein Kampf, chap.II, note
13 .
15. « Le
Chancelier Hitler nous dit... » (Paris-Midi, 28-2-1936).
J'avais
déjà cité ce texte sinon totalement inconnu,
du moins totalement oublié des Français, dans Le Véritable Procès
Eichmann ou les Vainqueurs incorrigibles (Les Sept Couleurs,
Paris, 1962). P.R .
16. A Nüremberg,
Keitel est venu déclarer qu'il nourrissait lui-même
ces craintes et la plupart des généraux avec lui,
Ce qui est vrai, c'est ceci que Paul Schmidt écrit : « Si la France tient
le moins du monde à sa sécurité, elle doit
agir à tout prix, tel était le raisonnement que
nous faisions tous à la Wilhelmstrasse. » (op. cit., p. 93). Il aurait pu ajouter
: et à l'état-major. A ce niveau, oui. A celui de
Hitler et de Ribbentrop pas
17. Réponse
de l'Angleterre, de l'Italie et de la Belgique à la consultation
de la France sur son projet de Pacte franco-soviétique
(cf. supra, P. 103) .
18. Revue de
la Société des Nations, 27 mars 1936.