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10 Juin 1944
Vers 6h. du matin, le Commandant Weidinger est de retour sans encombre, avec son peloton motocycliste, à Limoges. En route il a rencontré une colonne de camions de la Division avec des hommes du Service du Travail français, en formation serrée d'environ 400 hommes, avec pour chef un Commandant et trois autres officiers, commandants de compagnies. Ils furent tout d'abord soupçonnés d'avoir travaillé avec le maquis, furent faits prisonniers et transférés au Régiment "D.F." à Limoges. Tous les éléments disponibles de l'Etat-Major étant en mission, ils furent remis, à leur arrivée, aux hommes de la Kommandantur et gardés dans une salle de gymnastique.
Une trace de Kämpfe!
Entretemps, les recherches pour retrouver le Commandant Kämpfe battaient leur plein. Dans les premières heures de la matinée un motocycliste de liaison retrouva les papiers personnels de Kämpfe, dans la rue principale, en plein milieu de Limoges et les remit au Régiment. Il fallait en déduire que Kämpfe été transféré en véhicule, par la ville, vers une autre localité. Sans doute avait-il réussi, pendant le trajet, à jeter hors du véhicule ses papiers personnels, pour donner une indication sur l'endroit où il se trouvait.
Nouveau renseignement sur Oradour-sur-Glane.
Dans le courant de l'après-midi; le Chef de Bataillon Diekmann, commandant le I/"D.F." arrive au poste de commandement du Régiment, et rend compte comme suit:
A Saint-Junien, son cantonnement, deux civils français seraient venus le trouver, et l'auraient averti qu'à Oradour-sur-Glane, un officier supérieur allemand serait prisonnier des maquisards. [26] Cet officier, devrait être, le soir même, dans le cadre de festivités, fusillé et brûlé. La population entière d'Oradour-sur-Glane travaillerait avec le maquis. Un important Etat-Major du maquis, se trouverait dans la localité. Le même renseignement avait été recueilli par le bureau de renseignement allemand de Limoges, auprès d'indicateurs français, et transmis au Régiment.
A l'E-M du Régiment, on croit qu'en fait d'officier supérieur allemand, il ne peut s'agir que de Kämpfe, puisqu'il n'y a aucun compte rendu de capture d'un autre officier.
Le Commandant Diekmann demande à partir immédiatement, avec une compagnie, pour libérer Kämpfe, dont il était l'ami personnel. Stadler informe alors Diekmann des aventures de Gerlach à Oradour-sur-Glane et lui communique le renseignement du bureau de Limoges qui confirme les siens. C'est la troisième fois en peu de temps que le nom d'Oradour-sur-Glane apparaît dans les informations sur les maquisards.
Stadler donne son assentiment à cette opération, mais avec l'ordre complémentaire d'essayer par tous les moyens de négocier la libération de Kämpfe et, en cas d'insuccès, d'occuper la localité et de le libérer. Si on ne trouvait pas Kämpfe, faire de nombreux prisonniers, si possible des chefs de maquis, et en avoir assez pour permettre une nouvelle possibilité d'échange.
Le Lieutenant Gerlach qui se trouve encore au Régiment, est convoqué et renseigne Diekmann, carte en mains. L'affirmation des maquisards, comme quoi il y eut confusion entre Oradour-sur-Glane et un autre Oradour, est ainsi réfutée de manière convaincante.
Diekmann part aussitôt avec sa mission.
Qu'il soit clairement précisé ici ce que le Colonel Weidinger a aussi fait consigner en procès-verbal devant le Tribunal Permanent Supérieur de Bordeaux, à savoir qu'aucun ordre n'a jamais été donné, ni par le Chef de Corps Stadler, ni par le Général de Division Lammerding, ni par aucun organe de l'Armée ou de la Police, de procéder à des exécutions massives à Oradour-surGlane et de brûler la localité, comme n'ont cessé de l'affirmer les publications françaises.
Les ordres pour le combat contre les partisans.
Les consignes de combat contre les partisans, valables pour la France, dénommées "Ordre Sperrle", étaient en vigueur de [27] puis le 3 janvier 1944. Elles disent en gros, ceci:
"1) Il est à peine besoin de s'appesantir sur le laxisme envers la population civile ... Nous ne sommes pas en pays occupé pour laisser nos troupes se faire abattre ou enlever impunément par des saboteurs. Les contre-mesures prises jusqu'à présent, malgré certains résultats indiscutables, ne changeront pas l'essentiel de la situation si, dans les cas d'agressions et de révoltes, on n'a pas recours à la légitime défense.
2) C'est pourquoi, j'ordonne... Si une troupe est attaquée, sous quelque forme que ce soit ..., le chef a le devoir de prendre sur le champ, de sa propre autorité, des mesures de répression autonomes.
a) Réponse immédiate par l'ouverture du feu. Si des innocents sont touchés, ce sera regrettable, mais entièrement imputable aux terroristes.
b) Bouclage immédiat des environs de l'agression et arrestation de tous les civils se trouvant à proximité, sans distinction de condition ou d'individu.
c) Incendie immédiat des maisons d'où les coups de feu sont partis.
3) Ce n'est qu'après ces mesures, ou d'autres semblables, qu'il sera rendu compte ...
4) Pour apprécier le dynamisme de jeunes chefs de troups, la détermination et la rapidité de décision sont à placer, en toutes circonstances, en première ligne. Ne sera puni sévèrement que le chef de troupe mou et indécis, parce qu'il met en péril, ce faisant, et la troupe sous ses ordres, et le respect dû à l'armée allemande. La prise de mesures sévères ne peut, compte tenu de la situation présente, donner aucunement lieu à punition., signé: Sperrle
Par ailleurs, le 8. 6. 1944, le Haut Commandement à l'Ouest, par le canal du LXVlème (66) Corps d'Armée, a donné un ordre qui est parvenu à la troupe sous la forme de l'ordre du jour suivant:
[28]"... L'Etat-Major Supérieur de l'Armée a exprimé le désir qu'au cours des opérations contre les bandes armées dans le sud de la France, il soit procédé avec la plus grande vigueur et sans complaisance. Le continuel foyer de troubles de cette région doit être étouffé. Le résultat de l'entreprise a la plus grande importance pour l'évolution de la situation à l'Ouest. Le demi-succès de ces opérations ne sert de rien. Les forces de résistance doivent être mises en pièces, par attaque surprise et encerclement. Les mesures les plus sévères seront prises pour ramener le calme et la sécurité, pour décourager les habitants de ces régions continuellement infestées, auxquels il faut faire enfin passer l'envie de soutenir les groupes de résistance et de se laisser dominer par eux, à titre d'exemple et d'avertissement enfin, pour l'ensemble de la population.
Une dureté impitoyable, en ces temps difficiles, est indispensable pour écarter le danger dans le dos d'une troupe au combat et éviter à l'avenir une plus grande effusion de sang dans la troupe et dans la population civile ..."
Cet ordre émanait de l'Etat-Major Général des Armées, donc de l'échelon militaire le plus élevé.
De même, le 8. 6. 1944, le Haut Commandant de l'Ouest continuait):
"Le Haut Commandement de la Wehrmacht a décidé: les éléments du mouvement de la résistance française sont à considérer comme des francs-tireurs."
Ces ordres démontrent clairement que la Division "Das Reich" n'a agi que dans le cadre des ordres émanant du Haut-Commandement et n'a pas sillonné la France en "monstre pillant et meurtrier", comme il a été écrit de nombreuses fois dans la littérature "résistante" de l'après-guerre.
Mesures prises pour la délivrance du Commandant Kämpfe
Pendant toute la journée, aucune liaison radio ne peut être établie avec le Commandant Diekmann, en raison du terrain et de la distance.
[29] Vers la fin de la matinée arrive au régiment l'O.3 de la Division (Officier de liaison auprès du 2ème bureau), le Lieutenant Dr. Wache, pour entretenir le Chef de Corps des enquêtes après combat, qui ont continué toute la journée.
Au même moment, le Commandant Weidinger entre en liaison avec le chef de la police de sécurité de Limoges, le Colonel Meier, pour échange de renseignements sur l'adversaire et pour lui demander de mettre à la disposition du Chef de Corps un responsable de maquis, actuellement détenu par la police de sécurité.
Le Colonel Meier acquiesce aussitôt et promet en outre de libérer quinze maquisards si Kämpfe est rendu. Plus tard il en offrira trente.
Le chef de maquis mis à la disposition du Régiment est amené au poste de commandement et le Chef de Corps lui fait la proposition suivante, traduite par le Lieutenant Wache:
"Libération de 30 maquisards, 40.000 francs de rançon, et liberté pour le négociateur, contre la libération de Kämpfe."
Du fait que l'auteur connaissait, depuis de nombreuses années, la droiture d'esprit du Colonel Stadler, c'était une évidence pour lui, en tant que témoin de cette conversation, que le Colonel tiendrait parole.
Pendant ces quelques jours, Stadler a tout essayé pour obtenir la libération de Kämpfe et éviter ainsi une effusion de sang inutile. Dans le cas présent, il a même engagé de l'argent pour aboutir à tout prix, malgré toutes les coutumes militaires et contre les ordres reçus d'action impitoyable contre les maquisards.
Le chef de maquis accepta l'offre et fut ramené en voiture de liaison aux abords de Limoges, où il fut libéré au dernier poste de sécurité allemand. Enfin d'après-midi il appela encore au téléphone et annonça qu'il n'avait pas encore retrouvé son Etat-Major. On n'entendit ensuite plus parler de lui.
Il s'avéra, plusieurs années après, notamment au cours du procès d'Oradour à Bordeaux (janvier-mars 1953), que le négociateur était arrivé jusqu'à son Etat-Major, et avait fait part de l'offre de Stadler.
Canou qui avait arrêté Kämpfe, rapporta au procès qu'il l'avait livré a ses "chefs". Son témoignage est reproduit comme suit dans Le Monde du 25-26 Janvier 1953:
[30] "... Les Allemands, précisa Canou, semblaient tenir particulièrement à Kämpfe, car ils tentaient de le faire libérer à l'amiable, par l'échange de 30 résistants emprisonnés à Limoges. Il ne résulta rien de cette affaire."
Et pourquoi n'en résulta-t-il rien? Ou bien, pour les "chefs" Kämpfe valait mieux que la délivrance de 30 maquisards prisonniers des Allemands, ou bien, plus vraisemblablement, Kämpfe n'était plus vivant dans l'après-midi du 10 Juin; voilà pourquoi "il ne résulta rien de cette affaire".(4)
Vers midi, le Médecin-Lieutenant Müller du IIIème bataillon "D.F.", arrive, une fois de plus, à Limoges, avec deux A.M. et ramène les auxiliaires féminines d'Etat-Major, les Officiers, employés et soldats (5), à l'Etat-Major du Régiment. Les auxiliaires se plaignent des traitements infâmes et cyniques qu'elles ont subi de la part des maquisards, pendant leur emprisonnement à Guéret.
Un blessé à la tête doit être admis à l'hôpital de Limoges, parce que l'hôpital de campagne de la Division, pendant le transfert vers la Normandie, n'est pas en activité. Malgré l'opération effectuée par un chirurgien français, il meurt le même jour.
Les événements à Oradour-sur-Glane.
Diekmann est de retour au Régiment, tard dans l'après-midi du 10 Juin et fait le compte rendu suivant à son Chef de Corps:
Il a roulé avec la 3ème compagnie jusqu'à Oradour-sur-Glane où il s'est heurté à une résistance. L'occupation de la localité ne fait pas découvrir Kämpfe. Par contre, il trouve plusieurs soldats allemands assassinés (rapport Stückler, en concordance avec le résultat de l'enquête du Conseil de Guerre). La population a pris part au combat. La fouille des maisons permet la saisie de nombreuses armes et de munitions; il fait donc arrêter toute la population mâle de la localité, environ 180 personnes et les fait fusiller.
Il fait brûler les maisons où l'on a trouvé armes et munitions. L'église a brûlé aussi, explosant violemment.
[31]Comme plus tard de nouveaux renseignements le prouvèrent, Diekmann tut, dans son premier rapport, la mort de femmes et d'enfants; questionné pour savoir s'il avait ramené des prisonniers il répondit que non.
Bouleversé par ce rapport, le Colonel Stadler dit au Commandant Diekmannm: "Cela peut vous coûter cher. Je vais faire sur-le-champ un exposé des faits à la juridiction de la Division, ce qui entraînera une enquête du Conseil de Guerre. Je ne puis conserver ces faits au niveau du Régiment".
Il était particulièrement furieux que Diekmann n'ait pas exécuté son ordre de ramener des chefs de maquis. Très déprimé, il renvoie Diekmann, lui ordonnant de rédiger un rapport précis sur les événements d'Oradour-sur-Glane.
Diekmann ne se défend pas mais, en raison des ordres en vigueur, fait évidemment confiance à l'imminente enquête judiciaire.
Sitôt après l'arrivée du Général Lammerding, commandant la Division, Stadler lui expose les événements d'Oradour-surGlane, et demande une enquête judiciaire contre Diekmann. Elle lui est promise sitôt que la situation le permettra.
Encore quelques combats, embuscades et quelques pertes. Dans les cantonnements du I/"Deutschland" seulement, règne le calme le plus complet.
Après les incidents de Tulle et Oradour, le 2ème bureau a connaissance d'un message radio d'un haut Etat-Major du maquis, enjoignant d'arrêter le combat contre la Division "Das Reich", jusqu'à ce qu'elle ait quitté le centre de la France, la résistance étant devenue absurde, en raison du nombre de vies humaines qu'elle a coûté jusqu'à ce jour. Le résultat ne valait pas le sacrifice.
Par ailleurs, un émetteur ennemi annonce que le Commandant Kämpfe aurait été exécuté en réponse à la destruction d'Oradour.
Ce n'est que bien plus tard, pendant les durs combats défensifs en Normandie, qu'une plainte du Préfet de Limoges, transmise par le Commandement Supérieur en France, arriva à la Division, au sujet des incidents d'Oradour. La Division et le Régiment durent prendre position. C'est de cette facon, que fut connue, pour la première fois, une interprétation française des [32] événements d'Oradour, d'après laquelle la totalité de la population de la localité aurait succombé.
Pour l'intégralité de l'histoire, il faut mentionner ici, que les membres de la sûreté allemande, en prison à Bordeaux, ont expliqué à l'auteur, que le mouvement de résistance française avait reçu, du fait de Tulle et Oradour, un tel choc qu'il resta incapable d'agir pendant plusieurs semaines. Cette circonstance permit à la 1ere Armée du Général Blaskowitz, et à l'ensemble des réserves allemandes, en tout 30.000 hommes, de faire leur jonction, à travers les bandes de maquisards, avec le Groupe d'Armées B qui se retirait de Normandie, et ce, sans jamais être attaqués. Sans cet effet de choc, les pertes allemandes eussent été bien plus lourdes.
La version française du cas Kämpfe.
L'enlèvement de Kämpfe est ainsi relaté dans les documents du Haut Tribunal Militaire Permanent de Bordeaux:
"Au crépuscule, le Commandant Kämpfe, chef du IIIème Bataillon, se risqua à précéder la colonne, seul dans sa voiture de liaison. Sur les hauteurs de la Bussière, commune de St Léonard-de-Noblat, il fut fait prisonnier par quelques maquisards, dont le sergent Canou. Il fut emmené dans la commune voisine de Cheyssous. Son enlèvement allait servir de prétexte à toute une série de représailles.
Le IIIème Bataillon suivait son chef avec un décalage d'environ dix minutes. Après avoir retrouvé son véhicule abandonné, les Allemands, accompagnés de quelques miliciens, fouillèrent les maisons de la localité et commencèrent les représailles.
Au demeurant, le Commandant Kämpfe fut exécuté à la suite du bain de sang d'Oradour-sur-Glane."
Cette version de l'affaire n'est assurément pas la seule. D'autres "témoins" avaient déclaré que Kämpfe avait été abattu pendant sa fuite, d'autres datent son exécution du 11.6.44, d'autres d'encore pius tard.
On retrouve la sépulture de Kämpfe.
Herbert Taege (6) a déclaré à ce sujet:
"La pierre tombale de Kämpfe fut découverte par des camarades de combat, au cimetière militaire de Berneuil, à environ 100 Kms au nord de Bordeaux. Elle portait la mention
HELMUT KAMPFE STUBAF.
né 31. 7. 09 [décédé] 10 6. 44
L'Association Allemande pour l'Entretien des Tombes de Guerre confirma (par un écrit en date du 15. 3. 82) la date de la mort officielle, le.10. 6. 44 et l'exhumation de Kämpfe du cimetière communal de Breuil. Ce village se trouve à 13 Kms au Nord-Est d'Oradour-sur-Glane. Ce ne serait cependant pas la première sépulture, mais un transfert à ce cimetière communal, effectué en même temps que celui de quatre inconnus en 1945.
La commune de Breuil où Kämpfe fut trouvé par l'association allemande, se trouve au bord de la montagne de Blond, où un maquis, sous les ordres des frères Serr, agissait depuis 1943; c'est à cet endroit que le Lieutenant Gerlach put s'enfuir et où il vit son conducteur tomber sous les balles.
Le Tribunal Permanent Militaire de Bordeaux a déclaré au Commissaire du Gouvernement pour les tombes de guerre, un an déjà avant le procès d'Oradour, que le Commandant Kämpfe avait été tué le 10 juin 1944, à Cheyssous. mais qu'on ne savait rien du lieu de la sépulture.
Il se trouve que le même tribunal qui, l'année suivante, entendit les témoins Hugonneaux et Lesieur, d'après lesquels Kämpfe ne fut tué que le 11 Juin 44, et ce en représailles, accepta froidement ces fausses allégations, bien qu'il sut officiellement que Kämpfe ait déjà été tué le 10 juin.
C'est cette version officielle qui permet de comprendre pourquoi Kämpfe ne pouvait plus être échangé (même si les partisans l'eussent voulu), et pourquoi les documents du tribunal de Bordeaux ont été mis, par décret, sous scellés, pour 100 ans!
[34] Il est en effect certain que le lieu de l'exécution, Cheyssous spécifié par le tribunal militaire, sans qu'il connut le lieu de sépulture, porte encore les traces de ce meurtre; le chef des maquis de Cheyssous était l'assassin public Guingouin, avec titre de colonel, et il se trouvait, le 10 juin 44, le jour de la mort de Kämpfe, dans le bois du roi, à Blond, là ou le squelette de Kämpfe, fut officiellement exhumé et reconnu en 1963."
11 Juin 1944
La Division se trouve, avec même mission, dans ses cantonnements de Brive - Tulle - Limoges.
Comme il ressort du journal de marche du LVIIIème Corps Blindé, la Division "Das Reich" était sous les ordres de ce Corps depuis le 8. 6. 44 au soir et le resta jusqu'au 11.6.44. A partir de ce jour, la Division passa aux ordres du Groupe d'Armées B. Comme il fallait s'y attendre, ces missions de nettoyage de la région et de combat contre les bandes de partisans n'étaient qu'un intermezzo pendant la progression vers le front de Normandie. Dans l'après-midi tomba l'ordre de progresser par Tours et Poitiers, vers la région Sud du Mans pour mise à la disposition de la 7ème Armée.
L'Etat-Major de la Division avait été transféré, entretemps, à Limoges.
Un geste libéral.
Dans ces circonstances, le Colonel Stadler décide, sur proposition du Commandant Weidinger qui a visité entretemps dans ses cantonnements le détachement du Service du Travail français, et en accord avec la Division et le responsable de la police de sûreté, de remettre ces hommes en liberté. Weidinger a en effet constaté de visu leur discipline militaire et la fermeté de leur prise en mains par leurs officiers.
Il n'y a pas de preuve de leur connivence avec les maquisards. Le Colonel impose seulement au détachement de rester encaserné jusqu'au départ du Régiment.
Sur ordre du Colonel, le Commandant Weidinger rencontre le chef de la milice de Limoges, Le Jeune, chez le responsable de la sûreté, et lui fait part de l'avis de Stadler.
[35] Le chef de la Milice est agréablement surpris et se dit profondément ému du libéralisme du Colonel allemand qui donne, par cet acte, une nouvelle occasion à la jeunesse française, de faire ses preuves en faveur de la vraie France.
Le Colonel fait procéder solennellement, dans l'après-midi du même jour, vers 15 h., à la libération des Français.
Il assiste personnellement à la cérémonie et prononce une allocution traduite par un curé de campagne alsacien.
Le chef de la Milice met aussitôt une caserne à disposition, remercie en quelques mots le Colonel pour sa générosité et les hommes du Service du Travail, qui se voyaient déjà au début d'une longue captivité, sont agréablement surpris et impressionnés par leur subite libération.
Le détachement se rend aussitôt à sa caserne, en formation serrée, sans surveillance, en pleine ville encerclée par les maquisards.
Ce défilé d'un détachement français en formation serrée, par ces temps de tension critique, produit un gros effet sur la population. De plus, la station d'émission radio de Limoges diffuse, le même jour, le récit de cet événement.
Le IIIème bataillon du Régiment "Der Führer" envoie encore des éléments en mission dans une région boisée, dénicher une unité de Gendarmerie Française qui avait fait cause commune avec les maquisards. Ceux-ci avaient apparemment eu vent de l'opération. On ne put se saisir que de deux ou trois Français, et libérer quelques soldats allemands. L'unité de Gendarmerie s'échappa.
Au Régiment, le restant de la journée passa en préparatifs de départ.
L'enquête militaire sur le cas Oradour.
L'enquête sur les événements d'Oradour commença aussitôt l'arrivée en Normandie. Diekmann, le commandant de compagnie Kahn, le Capitaine Werner et plusieurs sous-officiers furent entendus devant le Conseil de Guerre de la Division.
Il en ressortit que le Commandant Diekmann avait trouvé à Oradour les cadavres de "soldats allemands exécutés", comme le Commandant Stückler, du 3ème bureau de la Divisions , l'avait déjà établi en 1949 pour la défense à Nuremberg.
[36] Il ressort des pièces (documents et bandes sonores) laissées par le Général de Division Lammerding, mort entretemps, que ce dernier s'était mis personnellement à la disposition du Gouvernement Allemand, pour le procès de Bordeaux en 1953. Le Gouvernement, représenté par le Service de Protection Juridique auprès du Ministère des Affaires Etrangères, déclina l'offre, cette fois, et à nouveau par la suite.
Lammerding a laissé, comme conclusion, à l'enquête du Conseil de Guerre contre Diekmann, ce que le Service de Protection Juridique et le Gouvernement Allemand apprirent pendant le procès, à savoir:
Le Commandant Diekmann avait trouvé, entre autres, à la sortie d'Oradour-sur-Glane, les restes d'un échelon sanitaire dont tous les éléments, blessés, conducteurs, chefs de voiture, avaient été attachés aux volants de directions, et avaient manifestement été brûlés vivants. Pour étayer ces faits, des preuves furent envoyées, après la guerre, à Lammerding ainsi qu'au Service de Protection juridique.
Abstraction faite des victimes, femmes et enfants de l'église, ces nouveaux faits permettent une nouvelle appréciation de la décision de Diekmann de brûler le village et d'exécuter les hommes.
L'enquête juridique militaire ne put être terminée en Normandie compte tenu du fait que Diekmann fut tué dès les premiers engagements et que son bataillon subit des pertes s'élevant à 70-80% de tués, blessés et disparus. En outre, le Capitaine Kahn, commandant la 3ème Compagnie, grièvement blessé (amputation du bras), n'était plus là pour la continuation de l'enquête.
La procédure fut clôturée et remise en l'état à l'Administration Centrale. Les minutes des investigations du Tribunal Divisionnaire ont été perdues pendant les combats, des grosses ont été délivrées par le Cdt de la Division, l'Officier-opérations de la Division et l'Officier de Justice Militaire. Les événements de Tulle et Oradour ont fait l'objet, en outre, de compte rendus journaliers et, conformément aux ordres en vigueur, sous la rubrique "cas particuliers".
Kahn aussi, est mort quelques années plus tard.
[37] Le procès Oradour.
Après la guerre, tous les événements survenus pendant la progression de la Division "Das Reich" vers la Normandie furent minutieusement examinés par le Haut Tribunal Permanent des Forces Armées de Bordeaux, et jugés dans divers procès successifs.
Dans ceux-ci, la mort d'un maquisard et le fait de brûler des maisons furent taxés de meurtre et d'incendie volontaire selon le code civil. Le grand procès d'Oradour, qui dura du 13 janvier au 12 mars 53, joua naturellement un rôle particulier. Les accusés furent le Commandant Diekmann, le Capitaine Kahn, commandant la 3ème Compagnie, et la 3ème Compagnie tout entière.
Une petite partie des éléments de la Compagnie, qu'on retrouva dans un camp de prisonniers anglais, fut livrée aux Français et amenée à Bordeaux. Il y avait au départ, huit Allemands et un Alsacien, engagé volontaire à la Waffen-SS, un tout petit nombre donc, car de loin la plus grande partie avait été tuée ou blessée dans les terribles combats de Normandie, des Ardennes, en Hongrie ou en Autriche. D'autres éléments, tous alsaciens, rejoignirent plus tard.
Le comportement de Diekmann
Il était en complète contradiction avec la conception du Colonel, qui lui, menait des négociations avec les maquisards, pour obtenir la libération de Kämpfe.
Cependant, du fait des documents entretemps laissés par Lammerding, il faut examiner maintenant les décisions de Diekmann sous un autre angle.
Le découverte d'un nouvel et atroce crime des maquisards, commis cette fois à l'encontre d'un échelon sanitaire qui, comme on le sait, placé sous la protection de la croix-rouge internationale, ne porte pas d'armes, dut le porter à une décision spécifique que les ordres en vigueur exigeaient qu'il prît, d'autant plus qu'il n'avait pas de liaison radio avec le Régiment. Le Commandant Diekmann voulait, à l'origine, libérer le Chef de Bataillon Kämpfe, commandant du IIIème Bataillon "Der Führer" dont il était l'ami personnel et dont il pensait qu'il se [38] trouvait à Oradour-sur-Glane. Du fait qu'il ne le trouva pas là-bas, s'il ne saisit pas d'otages, c'est qu'il en vint à la conclusion que Kämpfe n'était plus en vie, et que donc, la prise d'otages pour négociation et échange, devenait sans objet.
En tant qu'officier, il lui était clair que sa décision relevait de sa propre autorité. Son action ayant été en contradiction formelle avec les ordres de son Colonel, il dut répondre de sa décision devant le Conseil de Guerre.
L'Ordre Général du Haut-Commandant Ouest, et l'ordre de l'Etat-Major Général de l'Armée au LXVlème (66) Corps d'Armée ont évidemment joué un rôle dans sa prise de décision. Comme il s'agissait de francs-tireurs, les mesures les plus sévères devaient être prises.
En ce qui concerne l'incendie de l'église, dans lequel périrent femmes et enfants, cette affaire prend une toute nouvelle tournure, après lecture de la déclaration sous serment du Lieutenant-Colonel de la Bundeswehr Eberhard Matthes qui, après la guerre, est venu deux fois à Oradour-sur-Glane, et a fait le rapport suivant sur ce qu'il y a vu et entendu:
Déclaration sous serment.(7)
"En dehors de nombreuses visites privées et officielles effectuées avant et après cette date, je séjournai, en novembre-décembre 1963, en tant qu'officier de la Bundeswehr, au camp français de La Courtine, puis, pendant l'été 1964, à titre privé avec ma famille dans le Sud-Ouest de la France (Massif Central).
En tant qu'ancien combattant, puis plus tard président d'amicale d'anciens prisonniers de guerre, j'étais intéressé par tous les problèmes concernant les représailles, les exécutions d'otages etc... Nous visitâmes deux fois le village d'Oradour-sur-Glane.
A ma première visite, en décembre 63, en uniforme de l'Armée allemande, en jeep, assis près du conducteur, je vécus les faits suivants:
[39] 1) La partie du village détruite en 1944 était arrangée en une sorte de musée à ciel ouvert, avec des boutiques vendant des boissons, du tabac, etc... ainsi que des brochures sur les événements d'Oradour en juin 1944, à un prix étonnamment peu élevé.
2) Sitôt après mon arrivée, ma jeep fut entourée d'une nuée d'enfants mais aussi de gens, pour la plupart âgés, qui me saluèrent amicalement.
3) Quand les plus âgés -- en 1963 ils devaient avoir 50 à 60 ans -- me virent lire une des brochures, quelques-uns me suggérèrent de ne pas prendre ces récits à la lettre. Beaucoup de choses s'étaient passées un tant soit peu autrement que la brochure ne le décrivait. Très surpris, je répondis aussitôt que c était déjà assez grave si des soldats allemands avaient tiré sur des femmes et des enfants enfermés dans une église, par eux mise en flammes, ou sur ces mêmes femmes et enfants fuyant la fournaise.
La réponse sonna, claire et catégorique: "L'église n'a jamais été mise à feu par les Allemands. Au contraire, les Allemands, des Waffen SS, ont, certains au péril de leur vie, sauvé plusieurs femmes et enfants de la fournaise." Deux femmes, parmi le groupe qui m'entourait, me confirmèrent même qu'elles avaient été sauvées par des soldats allemands, faute de quoi, elles ne seraient pas là aujourd'hui.
4) Le maire était arrivé entretemps; il se présenta et me salua très amicalement. J'étais le premier soldat allemand en uniforme qui ait visité Oradour depuis la guerre. Il s'en réjouissait beaucoup. Il était, il est vrai, politiquement de gauche, mais la France et l'Allemagne étaient maintenant alliées et amies. Il fallait prendre le passé tel qu'il était et en tirer de bonnes leçons. Les guerres entraînent partout beaucoup d'injustice. Je le confrontai aussitôt avec les assertions ci-dessus des habitants, ce à quoi il me répondit d'une facon analogue: Les maquis aussi, avaient fait beaucoup de mal aux soldats allemands, et c'est pourquoi aucun des accusés, dans le procès d'Oradour, ne fut condamné à mort et que presque tous les condamnés à la prison ont été vite relâchés .
[40] 5) Je me rappelle très bien un petit épisode: il y avait, exposé à proximité de l'église en ruines, une vieille voiture d'enfant avec une pancarte "Cette voiture d'enfant a été brûlée avec son enfant, lors du massacre". Il me semble que c'est le maire lui-même, qui, en la regardant, sourit et dit qu'on avait bien retrouvé les restes d'une voiture d'enfant de cette époque, mais que depuis qu'Oradour était devenu une sorte de pèlerinage et que le village vivait de l'argent des pèlerins, il lui fallait renouveler de tels objets tous les deux ans.
6) Mon intérêt pour l'affaire d'Oradour était maintenant, bien sûr, de plus en plus éveillé. J'avais l'occasion de m'entretenir avec des officiers français dont le comportement était toujours très ouvert et de bonne camaraderie, sans aucune réticence.
Un officier francais de haut rang répondit ainsi à mes questions:
Une raison fondamentale de l'action allemands sur Oradour en Juin 44 a été le fait qu'une ambulance allemande, en flammes ou déjà incendiée, gisait près d'une localité du cantonnement des troupes allemandes en mouvement. Les six occupants avaient été brûlés vivants, les conducteurs et chefs de voitures étant ligotés au volant. Sans aucun doute une action du maquis. En arrière-plan aussi, la mort atroce, dans des circonstances mystérieuses, d'un officier supérieur allemand tombé aux mains des maquis, dans la même région, et à peu près au même moment. Dans une situation inverse, la troupe française eût du prendre, de même façon des mesures de représailles, y compris des exécutions d'otages, comme l'admet la Convention sur les Droits de la Guerre de 1939-1945. Pour ces raisons il y a beaucoup de soldats français et d'officiers qui ne visitent pas officiellement Oradour. A sa connaissance, et certainement pour les mêmes raisons, il n'y a jamais de festivités militaires officielles à Oradour.
7) Je trouvai, au cours de ma deuxième visite, privée cette fois-ci, à Oradour, pendant l'été 64, une nouvelle corroboration de ma description antérieure, quand un tenancier de buvette auprès duquel nous avions consommé quelques boissons, à une de nos questions sur les brochures, répondit: "Il existe [41] encore une quantité de gens qui savent exactement ce qui s'est passé en 1944. Ces gens ne furent, ou bien pas entendus du tout pendant le procès, ou bien cantonnés dans des {témoignages sans importance. Les accusés allemands, non seulement n'ont pas été condamnés à mort, mais, condamnés à la prison, vite relâchés.
Dans le cas contraire, certains témoins auraient assurément "déballé leur sac" et décrit le véritable contexte de l'affaire.
signé: Eberhard Matthes.
Le Lieutenant-Colonel Eberhard Matthes compléta le 13. 4. 81 sa déclaration sous serment du 16. 11. 80, en ce sens qu'en décembre 1963, les femmes qui, d'après leurs propres déclarations, avaient été sauvées du feu par des soldats allemands, racontaient entre autres que les coups de feu, à l'extérieur de l'église, n'avaient éclaté qu'après que celle-ci eût commencé à brûler, suite à une explosion.
On peut en déduire que cette explosion à l'intérieur de l'église a été la cause de l'exécution de la population masculine.
De telles déclarations faites par les femmes âgées d'Oradour à un officier allemand de la Bundeswehr, jettent un jour nouveau sur l'ensemble de l'affaire Oradour.
Ainsi les épaules de Diekmann sont définitivement déchargées de la responsabilité de l'incendie de l'église avec ses nombreuses victimes, femmes et enfants.
La destruction de l'église d'Oradour ne peut donc être imputée ni au Régiment "Der Führer", ni a la Division "Das Reich", ni à aucune autre autorité allemande.
Le fait que deux civils français aient attiré l'attention de Diekmann précisément sur cette localité, pose la question de savoir si Diekmann n'avait pas été attiré intentionnellement à Oradour, pour provoquer une action violente des Allemands contre la population civile, sans pouvoir prévoir que cette action serait aussi rude.
Des déclarations du Lieutenant Gerlach, il ressort clairement:
1) Qu'Oradour-sur-Glane était aux mains des maquisards.
2) Que la population était en masse du côté des maquisards.
3) Que des femmes aussi ont été vues en veste de cuir et casquées, membres actifs du maquis. [42]
4) Que la localité était le siège central d'un haut Etat-Major du maquis (estafettes en tandem).
5) Qu'une confusion entre Oradour-sur-Glane et une autre localité de même nom est impossible.
Le chef, à cette époque là, du maquis de Dordogne, un nommé Jugie (appelé "Gao"), au cours d'une conversation avec l'auteur, à Paris, en 1969, reconnut carrément qu'il y avait évidemment, à Oradour, des armes et des munitions dans toutes les maisons. Sa propre mission consistait à fournir toutes les localités de la Corrèze en armes et munitions. Il ne pouvait en être autrement en Haute-Vienne.
Oradour dans la propagande alliée de guerre et d'après-guerre.
Oradour prit, de suite après le départ de la Division pour la Normandie, la première place dans la propagande alliée contre l'AIlemagne. Tous les émetteurs alliés claironnaient au monde la honte et l'infamie du peuple allemand.
Dans le cadre de cette haine, la propagande française écrite affirma qu'un officier supérieur de la police allemande, pour venger les victoires antérieures des maquisards, avait laissé tomber un crayon sur une carte d'Etat-Major, que la pointe du crayon serait tombée sur Oradour et qu'il avait alors donné l'ordre de détruire la localité et d'exterminer la population.
Pas un mot de vrai naturellement, dans cette interprétation!
Otto Weidinger, auteur de l'histoire de la Division, au cours de ses nombreux interrogatoires devant le Tribunal Militaire Permanent de Bordeaux, a dénoncé à l'interprète du Tribunal, Monsieur Daniel, l'affirmation ci-dessus, dénuée de tout fondement comme étant de la propagande de guerre pure et simple.
La diffamation de la Waffen-SS fut continuée après la guerre, avec zèle, par une grande partie de la nouvelle presse allemande, reprise par les mass-média, radio et télévision, et prolongée jusqu'à ce jour malgré toutes les représentations contradictoires du côté allemand. On présente encore toujours Oradour comme une bourgade paisible, qui aurait été rayée d'un monde serein sans la moindre raison. Silence complet sur les causes des agissements allemands.
[43] Il faut encore répéter explicitement que la Division "Das Reich" était un élément solide des forces armées en France, qu'elle était subordonnée, comme partout et toujours en temps de guerre, aux autorités locales de l'armée, dont elle devait exécuter les ordres.
La discipline la plus sévère régnait dans la Division depuis sa création, et les verdicts, eux aussi sévères, du Conseil de Guerre, l'auraient fait respecter le cas échéant.
FIN 2/3 (Les notes sont à la fin de 3/3)
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