Fontafie, le 23 octobre 1994.
Bonjour Monsieur FAURISSON,
Je vous remercie pour votre réponse rapide à ma lettre de lundi dernier.
J'ai tout de suite relu le texte que vous m'avez dicté dimanche dernier, et j'ai ajouté les "s" du pluriel qui m'avaient échappé.
J'essaye de répondre à votre lettre de mon mieux.
1) La disculpation des Juifs dans l'affaire du mensonge des chambres à gaz.
Les truands qui ont un certain sens de l'honneur, lorsqu'ils se font prendre par la police, ne dénoncent pas le ou les complices qui les ont aidés. Ils disent qu'ils ont fait le coup tout seul et qu'ils n'avaient besoin de personne. Malheureusement pour eux, ils sont obligés de reconnaître qu'ils ont bénéficié de diverses complicités dans un cas bien précis : c'est lorsque la police leur démontre que le délit qu'ils ont commis est irréalisable par une personne seule. Dans ce cas bien précis, s'il n'y avait pas eu de complices, le délit n'aurait pas été commis.
En ce qui concerne le mensonge des chambres à gaz, c'est la même chose : ce mensonge n'existerait pas si des gens comme Klarsfeld n'avaient pas eu la complicité de nombreux Goys. Bien que je ne puisse pas vous le démontrer, je suis intimement persuadé que , sans cette complicité, le mensonge des chambres à gaz ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.
Dans les cassettes de Radio Renaissance, vous dites : "Les gens ne demandent qu'à croire".
Qui sont ces gens qui ne demandent qu'à croire ? Réponse : ce sont les Goys.
Ce serait prétentieux de ma part de vous donner un conseil, mais il me semble qu'au lieu d'être "judéothérapeute", vous devriez être "Goy-thérapeute".
Léon Poliakov a écrit dans la "Bréviaire de la haine", page 10, "chaque pays a les Juifs qu'il mérite". Je pense que c'est la vérité, et que la France mérite des Juifs comme Simone Veil, Serge Klarsfeld, etc.
Dans l'affaire du mensonge des
chambres à gaz, vous me reprochez de disculper entièrement
les Juifs. Bien vu, vous avez raison. Mais je persiste et signe
parce que sans la complicité active ou passive de dizaines
de millions de Goys la propagation du mensonge des chambres à
gaz n'aurait pas été possible.
2) Le fanatisme et la violence.
Vous écrivez : "votre fanatisme et votre violence".
Je n'ai pas la sentiment d'ê tre fanatique.
Quant à la violence, ma santé chan celante ne me permet pas d'ê tre violent.
3) Les magistrats.
Vous écrivez : "Comment peut-on ne reprocher la répression antirévisionniste qu'aux magistrats qui prononcent les condamnations contre les révisionnistes..."
Qui est responsable de la condamnation de votre interview dans le journal "Le Choc" ? C'est Madame Simon, et c'est uniquement Madame Simon.
Les magistrats sont entièrement responsables des condamnations qu'ils prononcent.
Je me souviens qu'un jour Coluche a dit à la radio :
"Il y a deux sortes d'avocats, il y a l'avocat qui connaît bien la loi, et il y a l'avocat qui connaît bien le juge". Lorsque j'ai entendu ça, j'ai ri Mais depuis que j'ai assisté à des procès de révisionnistes, je n'ai plus envie d'en rire. Malgré tout, c'est le juge qui est responsable du jugement qu'il prononce, ce n'est pas l'avocat qui connaît bien le juge.
4) Le Christ.
Vous écrivez : "Ni vous ni moi nous ne croyons à l'historicité de Jésus Christ..."
Je ne suis pas athée. J'ai été élevé par ma mère qui était catho lique, et ma mère m'a transmis sa religion catholique.
En ce qui concerne le Christ, je crois qu'il a existé, mais que l'on a beaucoup menti sur son compte après sa mort.
Comme vous le savez sûrement, la crucifixion était un châtiment romain, ce n'était pas un châtiment juif.
Comme vous le sa vez également, les colonialistes sont responsables de ce qui se passe dans les pays qu'ils maintiennent sous leur domination.
Sans aucun parti-pris de me part, si le Christ a été réellement crucifié, les colonialistes romains en sont entièrement responsables.
4) Le judéocentrisme.
Voue écrivez que le judéocentrisme est une maladie.
J'ignore si je suis atteint de cette maladie, mais au cas où je l'aurais, je ne veux pas être soigné, parce que je percevrais ces "soins" comme une agression contre mon identité.
5) Fin de la première page de ma lettre du 17 octobre.
Je cite les cinq dernières lignes de cette pre mière page : "En ce qui concerne le mythe des chambres à gaz, c'est la même chose. D'après vous, ce mythe est d'origine juive, mais les Goys exterminationnistes se sont emparé de ce mythe et ils le diffusent indépendamment de s Juifs : les Juifs n'ont aucune responsabilité dans cette diffusion".
Vous savez très bien que beaucoup de Français ont la "haine du boche". J'ai moi-même été élevé dans cette haine. Je me souviens que lors de ma dernière année d'école prim aire,l'institutrice nous a dit: "l' année prochaine, vous serez an sixième, vous apprendrez une langue étrangère, vous devrez choisir entre l'anglais et l'allemand, j'espère qu'il y en aura beaucoup parmi vous qui choisiront l'allemand, parce qu'il faut connaître la langue de son ennemi". C'était en juin 1955.
Pour dire du mal des Allemands, les Français font feu de tout bois, et notamment, ils se servent du mythe des chambres à gaz : je ne vois pas où est la responsabilité des Juifs dans le comportement de ces abrutis.
De leur côté, les Allemande se servent du mythe des chambres à gaz pour dire du mal des nazis : ils sont encore plus bêtes que les Français. Là aussi, je ne vois pas où est la responsabilité des Juifs.
7) Mon père juif.
Dans tous les peuples, il y a des salauds, et mon père juif s'est conduit vis-à-vis de ma mère comme un beau salaud. C'était la caricature de l'émigré qui s'incruste en épousant une femme du pays dans lequel il veut séjourner, (il a fait le coup trois fois).
Veuillez trouver ci-joint une photocopie de la lettre que mon grand-père paternel a envoyée à mon père lorsqu'il a appris son mariage avec une chrétienne. J'ai beaucoup de vénération pour mes grands-parents paternels , que je n'ai pas connus, parce qu'ils étaient contre le mariage de mes parents, et ils avaient raison.
8) Le colonialisme.
Vous écrivez que mes considérations sur le colonialisme vous paraissent suspectes parce que je suis un fervent de l'État d'Israël pour lequel pas un Arabe n'a droit à la terre de Palestine.
La Palestine est une terre juive, ce n'est pas une terre arabe.
En 1962, les Algériens ont mis les Pieds-Noirs dehors, et ils ont eu raison. Je regrette qu'aujourd'hui le gouvernement israélien n'en fasse pas autant avec les Arabes, parce qu'en Palestine, ce sont les Arabes qui ont le rôle des Pieds-Noirs.
En Algérie, las Français ont changé le nom de certaines villes, par exemple, Annaba, ils l'ont appelée Bône, El Asnam, ils l'ont appelée Orléansville, etc... Les Arabes ont fait la même chose an Palestine, à commencer par la capitale Jérusalem qu'ils ont appelée El Qods, c'est inadmissible.
9) Le post-scriptum.
a) Vous écrivez : "Je défends les exterminationnistes ???".
A mon avis, oui, parce que, en mettant tout sur le dos des Juifs, vous passez sous silence la complicité des Goys. Or, comme je l'écris au début de cette lettre, sans la complicité des Goys exterminationnistes, le mensonge des chambres à gaz ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.
b) Vous écrivez : "Je suis un "dealer" !!!".
Le mot "dealer" est un peu fort, et je vous prie de m' excucer.
En ce qui concerne les chambres à gaz, vous êtes un transmetteur de la vérité, et vous ne cherchez pas à vous enric hir par cette transmission de la vérité.
Par contre, les gens d'en face s'enrichissent avec la propagation du mensonge des chambres à gaz: ils exploitent la connerie des Goys parce qu'ils ont compris qu'il y a un "marché", ce sont de véritables "dealers".
c)Vous écrivez : "Votre histoire d'oranges ne tient pas. Cherchez pourquoi !".
J'ai cherché, et je n'ai pas trouvé.
Je suppose que vous avez beaucoup de travail, et je ne m'offusquerai pas si vous ne répondez pas à cette lettre. Je garde un double de cette lettre, et vous pourrez me donner des explications de vive voix lors de votre prochain passage en Chare nte.
Espérant que vous allez bien,
je vous prie d'agréer, Monsieur FAURISSON, l'expression de mes sincères salutations.
H. Lewcowicz
P.S. :J'ai lu les deux pages qui retracent toutes ces condamnations que vous avez eues p our l'interview du journal "Le Choc" et le refus de droit de réponse du journal "Libération".
C'est effrayant.
La lecture de ces deux pages m'inspire deux réflexions :
1) Un jour, dans une salle de tribunal, j'ai assisté au procès qu'une compagnie d'assurances intentait à un de ses clients. Je me souviens que l'avocat de la compagnie d'assurance a dit:
"La loi interdit de s'enrichir avec les indemnités versées par les compagnies d'assurances. Je regretta qu'il n'existe pas une loi similaire concernant les décisions de justice. En effet, de même qu'il existe une loi qui interdit de s' enrichir avec les indemnités versées par les compagnies d'assurances, il devrait exister une loi interdisant de s'enrichir avec les décisions de justice.
Si lors du procès du journal "Le Choc", les associations parties civiles avaient pu prouver qu'elles avaient subi un dommage pouvant se chiffrer à 31300O Francs, il aurait été normal que la journal "Le Choc" et vous-même soient condamnés à verser cette somme.
Mais les associations parties civiles n'ont rien prouvé du tout : elles n'ont pas prouvé qu'elles avaient subi un dommage pouvant se chiffrer à 313000 Francs, et surtout, elles n'ont pas prouvé que les chambres à gaz homicides avaient existé.
2) La deuxième réflexion que la lecture de ces condamnations m'inspire est la suivante : je pense que Maître DELCROIX, lors de sa plaidoirie, aurait pu dire ceci : "Mon client, le directeur du journal "Le Choc" est tout disposé à reconnaître ses erreurs, et il propose même la sanction qu'il mérite : publier à ses frais un numéro spécial de 100 pages consacré à l'existence des chambres à gaz homicides d'Auschwitz. Dans ce numéros, figureront des témoignages de survivants ayant vu les chambres à gaz d'Auschwitz, par exemple le témoignage de Mme Simone VEIL. D'autre part figureront dans ce numéro spécial des photos et des plans de chambres à gaz homicides, ainsi qu'un long texte expliquant de façon détaillée le fonctionnement de ces chambres à gaz homicides. Comme mon client ne dispose pas des textes et des documents nécessaires à l'élaboration de ce numéro spécial, je demande aux parties civiles de bien vouloir lui fournir ces textes et ces documents devant servir à l'élaboration de ce numéro spécial de 100 pages qui sera vendu à perte au prix de 20 Francs l'unité."