1. Erreur. J'ai repris en rédigeant l'indication donnée ultérieurement par les anti-croix. En fait 22 mètres. Précision communiquée par les époux Chelly. Correction du 25/02/2000.
2. C'est
bien le comble. Toute la promotion de la croix aura été
réalisée par les anti-croix, sans l'activité
desquels cette croix n'aurait été vue que pendant
quelques heures de la nuit, par les rares utilisateurs de la D.
29. Vous avez dit gribouille.
3. En
fait, 22 mètres. Voir note 1.
4. En
fait 128 watts. Précision communiquée par les époux
Chelly. Correction du 25/02/2000.
5. Je
commettais là encore un jugement téméraire.
C'est dans le sillage du mouvement charismatique, que les époux
Chelly ont acquis l'idée et le désir d'ériger
une croix dans leur jardin. C'est une publicité dans le
cadre du Jubilé 2000 (donc de l'Église officielle)
qui a orienté leur choix vers cette croix-là. Ce
n'est qu'après, et probablement à la suite, de la
campagne médiatique contre la croix qu'ils reçurent
de la documentation émanant des Amis de la Croix glorieuse
de Dozulé, qui concerne l'érection d'une croix de
738 mètres de hauteur à Dozulé même.
Les Amis de la Croix glorieuse de Dozulé sont cités
dans le Rapport Vivien parmi les "sectes peu dangereuses",
c'est à dire qui ne se livrent pas à des activités
délictueuses et n'escroquent pas leurs membres, même
si la nature de la foi qui semble les animer demeure largement
impénétrable et parait excessive.
J'anticipe par cette note sur un prochain texte plus global que j'envisage sur cette affaire paradigmatique, parce que j'ai constaté que certains lecteurs de la première version de ce texte, qui suivaient mon cheminement et mon raisonnement dans son intégralité, concluaient: «Donc, finalement ils sont bien dans une secte» et que cela suffisait pour qu'ils estiment devoir condamner les époux Chelly. Le mot «secte», en lui-même, possède comme un effet magique!
A ce jour, je ne dispose d'aucune preuve et je n'ai plus la conviction que les époux Chelly participent en quoi que ce soit à une quelconque "secte" (note du 1/03/2000).
Nihil quid humanum mihi alienum
est. (Rien de ce qui est humain ne m'est étranger). De
quoi participent-ils donc?
*Monsieur
Nez, joint au téléphone, a refusé de me parler:
«Nous n'avons plus rien à nous dire» .
*Monsieur
Chelly, joint dans les mêmes conditions, m'a signalé
les erreurs matérielles que contenait la première
version de mon texte, corrigées en notes dans cette version
définitive .
1 Paris 1987. Éditions Imago,
1987. 25, rue Beaurepaire, 75010 Paris.
2 Situation
qui n'est pas sans analogie dans les temps présents.
3. Paris
1997. Librairie Roumaine Antitotalitaire, 5, rue Malebranche 75005
Paris. On consultera également la remarquable analyse du
phènomène "Pitesti" par Iréna Talaban,
Terreur communiste et résistance culturelle : Les
arracheurs de masques. Préf. de Tobie Nathan. PUF 1999.
4 Selon
le concept illustré par Lucian Blaga dans ses oeuvres.
5. Curieusement,
et plusieurs jours plus tard, à la lecture du journal local
La République du Centre, prété par un voisin,
je constatais non seulement que cet orateur n'était pas
mentionné, mais que la photo de la tribune, publiée
par le journal, ne montrait que quatre orateurs. Le cinquième,
à la droite de M. Claveau, était coupé. Le
représentant du CCMM a-t-il demandé que l'on fasse
disparaître les traces de sa présence à cette
réunion ? Je me suis interrogé.
6. Plus
tard, lorsqu'il fut question des «amis de la Croix glorieuse
de Dozulé» M. Claveau prétendit que la croix
était vendue 71000,00 F aux adeptes. Cela prouvait que
c'était bien une secte qui escroquait ses membres. Je n'ai
pas posé la question du coût de la croix aux époux
Chelly, mais je doute que M. Claveau dise la vérité.
Les Chelly sont des commerciaux qui me paraissent avoir les pieds
sur terre (même s'ils ont la tête dans les étoiles).
7. Cette
documentation, rassemblée en 12 pages, qui comporte les
points de vue des uns et des autres, peut être consultée
sur http://www.com/aaargh à la rubrique Dozulé.
8 Ou plus
exactement, pour filer la métaphore, une messe à
l'envers.
9. Là
encore, je serai mauvais prophète. D'après la presse,
dont j'ai pris connaissance plus tard, ce sont cinquante personnes
qui seraient finalement allées porter plainte contre les
Chelly !
10. Il
est bien entendu qu'il serait absurde de réclamer de l'Église
qu'elle adopta le point de vue païen, ou rationel, ou sceptique,
ou scientifique, et qu'elle se reconnaisse des "péchés"
doctrinaux à leur égard, dans le domaine où
son essence doctrinale consiste justement à se proclamer
détentrice d'une "révélation" de
nature différente. Mais l'Église peut, sans se trahir
se reconnaître des "péchés" dans
l'utilisation de moyens coercitifs et peu charitables à
leur encontre. De même n'aurions-nous rien contre le fait
que l'Église se reconnaisse coupable de tous les "péchés"
historiquement établis qu'elle a pu commettre à
l'égard de Juifs, ou même des Juifs. Mais si elle
se reconnaît, en outre, des "péchés"
doctrinaux, comme semble bien l'exiger le judaïsme, elle
anéantit elle-même le sens de la révélation
christique, et elle assure le triomphe du judaïsme. Et le
sacrifice des six millions de Juifs, dans les chambres à
gaz, à Auschwitz, remplacera inéluctablement le
sacrifice du Christ sur la croix, pour donner du sens aux tribulations
de l'humanité sur cette terre. Cette querelle, purement
théologique nous concerne tous, car si l'Église
semble bien avoir perdu les moyens "constantiniens"
d'imposer à la société toute entière
ses vérités de foi, le judaïsme pourrait bien
avoir acquis ces moyens-là à ses dépens.
Et la "repentance" de l'Église nous ferait tomber
de Charybde en Scylla.
11. NOUS,
et non pas seulement le Sanhédrin et le judaisme officiel,
car Pierre a renié le Christ 3 fois. C'est pourquoi le
christiannisme, à la différence du judaisme et de
bien d'autres religions sacrificielles moyen-orientales, ne propose
pas la désignation d'un nouveau bouc émissaire,
du moins tant qu'il reste fidéle à lui-même.
(*)
La République du Centre du 24/02/2000 annonçait
en première page: «La croix n'est plus éclairée.
Les propriétaires ont dû céder sous peine
d'être verbalisés» et présentait l'extinction
la nuit de la croix comme une conséquence de l'arrêté
municipal, de l'intervention des gendarmes, et une victoire de
l'association "Non à la croix". C'est entièrement
faux, et la gendarmerie dément être intervenue. Les
Chelly ont renoncé à éclairer provisoirement
la croix de leur propre mouvement, pour soulager la pression que
subissait le Maire, dont la santé est médiocre,
et faire cesser le "pélérinage" permanent
des voitures, qui est le seul résultat tangible de la campagne
anti-croix.
(*)Voir
le Carnet du Monde du 4 septembre 1998.
12. Au
cours des quelques séances de ce colloque auxquelles j'ai
assisté, je n'avais guère reconnu ni le Laborde,
ni le Lyotard, que j'avais connu à Socialisme ou Barbarie,
dans les exposés divers consacrés à quelqu'un
que tout le monde s'obstinait à appeler Jean-François.
Seuls Miguel Abensour et Elisabeth de Fontenay s'opiniatraient
à appeler Lyotard : «Lyotard». L'exposé
de Miguel Abensour, intitulé «L'intraitable»
fut en tout point remarquable de perspicacité, bien qu'il
s'obstinât à ne pas voir, sur un point très
précis, ce qu'Élisabeth avait bien vu, dans l'oeuvre
de Lyotard.
Miguel, pour sa part, avait vu l'importance décisive pour Lyotard de l'oeuvre de Daniel Guérin La lutte de classe sous la première république. Et je détiens, de Daniel Guèrin, un document qui prouve que Daniel Guérin, comme Lyotard, selon les propres mots d'Élisabeth «n'a jamais infirmé les analyses du professeur [censuré]». Paradoxalement, Miguel, en dépit de son aveuglement, dû au refus de voir l'intraitable là où il est dans la société postmoderne, a parfaitement rendu une pensée, dans laquelle je reconnaissais enfin le Lyotard que j'avais connu.
13. Il
est minuit docteur Vidal . En France tout finit par la zigounette.
Les temps sont venus. Tu l'as dans le Q. Conclusion :
P ierre Vidal-Naquet est un con.
14. Éditions
des 3 Monts. AUXERRE 2000, 271 pages, 110,00 F. Toutes librairies.
Joël Labruyère est président de l'Omnium des libertés, 40, rue du Paradis, 76530 GRAND COURONNE