AAARGH

[ AAARGH ] [ français] [ English ] [ Deutsch ] [ Rapports techniques ] [ Technical reports ] [ Technik ]

Chapitre 11 des "Fondations de l'histoire contemporaine"

 

Ce que prouvent les photos aériennes

John Clive Ball


1. Avant-Propos

Dès les années trente ingénieurs et techniciens allemands étaient parvenus à hisser les techniques de la photographie aérienne à un niveau que les alliés n'égaleront qu'au cours de la deuxième guerre mondiale. Durant le conflit l'aviation de reconnaissance allemande a pris des millions de clichés des zones d'opérations et des territoires des pays en guerre contre le Reich. Ces clichés sont tombés après la guerre aux mains des Américains qui les ont rassemblés au Centre National des Archives -- Bibliothèque de la photographie aérienne de la ville d'Alexandrie (Virginie, USA). De leur côté Soviétiques, Anglais et Américains ont également effectué, mais avec retard (à partir de fin 1943), un très grand nombre de prises de vue aériennes de l'Allemagne et des territoires sous occupation allemande. Or dans cette énorme documentation photographique, issue de l'activité aérienne des deux camps, se trouvent les clichés des sites où, selon l'histoire officielle, se sont déroulés les faits relatifs à "la solution finale de la question juive". La présente étude a pour but d'examiner les informations que ces clichés nous livrent sur des faits tenus pour établis.

2. Les techniques d'interprétation de la photographie aérienne

L'interprétation correcte d'une photo aérienne ne dépend pas seulement de la compétence du professionnel qui s'en charge, mais aussi d'un certain nombre de données préalables: définition de l'image livrée (finesse et contraste), qualité de la caméra, des films et de la technique de prise de vue (par exemple problème de la compensation par suite du mouvement de l'avion). Mais ce sont les techniques stéréo qui ont permis d'améliorer de façon décisive la qualité de l'interprétation. En photographie aérienne on peut prendre en effet deux photos coup sur coup d'un même champ visuel: Durant le court espace de temps qui sépare les deux déclics de l'appareil l'angle de prise de vue se trouve modifié par suite de la vitesse de l'avion. Il suffit ensuite de placer les deux photos dans une visionneuse stéréo pour que l'image soit vue en relief. On repère alors sans difficulté tout objet ou élévation venant en saillie sur une surface plane.(1)

3. Utilisation de la photographie aérienne en archéologie

Déjà en 1938 on s'est servi de la photographie aérienne pour détecter des sites datant du Moyen-Age, de l'Antiquité et même, pour certains d'entre eux, remontant à l'âge de pierre. (2) L'élément déterminant pour la découverte de sites anciens résulte de ce que les ruines, le plus souvent enterrées, provoquent de légères modifications qu'on peut observer dans la topographie des lieux ou la disposition de la flore. Ces modifications, souvent de faible ampleur, peuvent être parfaitement détectées sur des photos aériennes prises à partir d'une certaine hauteur. Des travaux de fouilles ou des remuements de terre produisent des changements dans la qualité du sol et sur le niveau de croissance de la végétation. Si ces travaux n'ont été effectués que depuis quelques mois, on repère alors très facilement sur des photos aériennes les changements intervenus, même si ceux-ci ne sont pas perceptibles au niveau du sol.

[235]

4. Les charniers

4.1. Les charniers de Hambourg, Katyn, Bergen-Belsen (3)

Hambourg: Le nombre des victimes de "l'Action Gomorrhe" -- nom de code utilisé par les Anglais pour désigner les bombardements de Hambourg en juillet 1943 -- est estimé à cent mille dont quarante mille ont été inhumées dans le quartier Ohlsdorf de Hambourg dans quatre fosses communes disposées en forme de croix.(4) Chacune de ces fosses contenant environ dix mille corps a une longueur de 130 m, une largeur de 16 m et une profondeur de 3,5 m.

Katyn: Durant les mois de printemps de l'année 1940 les Soviétiques ont fusillé dans une forêt des environs de Katyn, ainsi que dans d'autres lieux situés en Pologne ou en URSS, environ 25.000 officiers et intellectuels polonais avant de les enfouir dans plusieurs fosses communes. Certaines d'entre elles occupant une surface de 95 x 6 m, pour une profondeur d'environ 3,5 m, et contenant plus de 4100 cadavres, furent découvertes par les Allemands en 1943 et soumises à l'examen d'une commission internationale.(5)

Bergen-Belsen : En avril-mai 1945 les Anglais ouvrirent quatre fosses communes pour y enterrer les innombrables victimes de l'épidémie de typhus qui sévissait au camp de Bergen-Belsen, un camp devenu totalement surpeuplé par suite du chaos régnant à la fin de la guerre.(6) Ces fosses d'environ 20 x 7 x 3,5 m contenaient chacune quelques 1.000 corps qui ont été enterrés à raison de 1 à 2,5 corps par m3. Théoriquement on peut prévoir 8 corps par m3, mais compte tenu de la nécessité de recouvrir la fosse d'une couche de terre d'au moins 1 m, il faut retenir pour une fosse de 3,5 m de profondeur une capacité maximale de 6 corps par m3. On en déduit qu'à Hambourg, Katyn et Bergen-Belsen les volumes disponibles ne furent pas utilisés au maximum de leur capacité.

Si l'on veut maintenant calculer la surface au sol disponible nécessaire pour des fosses communes, il faut remarquer que lors du creusement de la fosse la terre rejetée est devenue plus meuble et occupe plus de volume. Et comme le tas rejeté ne peut s'élever au delà d'une certaine hauteur, par suite de la terre qui ruisselle sur les pentes en élargissant l'emprise au sol de ce tas de terre, celui-ci occupe tout au long, et entre les tranchées, une largeur au sol supérieure à la largeur de chaque tranchée proprement dite. Il faut donc prévoir pour rejeter la terre une largeur disponible au moins égale à celle de la tranchée elle-même, soit par exemple pour une tranchée de 15 m. de large, une largeur disponible d'également 15 mètres, c'est à dire une largeur totale de 15 + 15 mètres (une estimation certainement inférieure à la réalité) sur toute la longueur de la tranchée. A partir d'une densité maximale de 6 corps par m3 et pour une profondeur de 3,5 m. On peut alors définir en fonction du nombre des corps qui seront à enterrer la surface au sol minimale exigible pour la fosse commune correspondante. C'est ce que donne le tableau ci-dessous;


Tableau 1: Surfaces au sol nécessaires pour le creusement des fosses communes (*)

Nombre de corps

Surface nécessaire

1000

10 m. x (5+5)m

100 m2

10.000

50 m. x (10+10)m

1000 m2

25.000

83 m. x (15+15)m

2500 m2

100.000

4 tranchées de 83 m. x (15+15)

10.000 m2

1.000.000

16 tranchées de 210m x (15+15)

100.000 m2=10 hectares

(*) Note complémentaire au tableau:

La surfaces nécessaire est la longueur de la tranchée multipliée par deux fois sa largeur.

En résumé le nombre théorique de m2 de surface disponible doit être au minimum égal à 10% du nombre de corps à enterrer (10% de 1.000 = 100 m2). Dans la réalité la fosse commune à elle seule occupe le plus souvent une surface supérieure à 10% du nombre des corps à inhumer, comme nous l'avons vu à Hambourg par exemple où la superficie des seules tranchées est de 2.000 m2 et où l'aire totale (celle que l'on voit et mesure en photographie aérienne) doit être au moins doublée à cause des intervalles et espaces pour déblais, soit une surface de 4.000 m2 pour 10.000 corps, c'est à dire 40% du nombre des corps inhumés au lieu des 10% que nous avons retenus.

[236]

4.2. Les charniers des camps, dits d'extermination

4.2.1. Treblinka

L'illustration I (voir page suivante) reproduit une photo aérienne du camp de Treblinka B en date du 15.5.1944. (7) Selon la littérature officielle c'est ici que, depuis la période printemps-été 1942 jusqu'à l'automne 1943, 700.000 à 1,2 millions de personnes auraient été assassinées. Les corps auraient été enterrés dans le coin sud-est du camp pour être plus tard à nouveau exhumés et finalement incinérés. (8) Le camp fut fermé fin 1943.

A partir de cette photo et d'autres (3) on peut déjà constater un certain nombre de faits:

-- Les terrains entourant le camp étaient exploités jusqu'à ses abords immédiats.

-- L'environnement étant plat et non boisé on pouvait voir sans difficultés de l'extérieur ce qui se passait à l'intérieur du camp, tant à partir des champs, que de la route voisine orientée nord-est, que du village voisin Wolka Okranglik situé à 1.000 mètres du camp.

-- Les charniers décrits par les témoins au sud est du camp ont moins de 10.000 m2. Plus de 100.000 corps n'ont donc pu y être enterrés. Pour des charniers, où selon l'histoire officielle près d'un million de cadavres auraient été inhumés, la superficie nécessaire aurait du être d'au moins cent mille mètres carrés, ce qui correspond à la superficie approximative de l'ensemble du camp (10 hectares).


L'illustration 2 (cf page suivante) reproduit une photo aérienne de Novembre 1944 (9)) donc après la libération du camp .La végétation a poussé de façon à peu près régulière (herbes, arbustes). On peut relever les faits suivants:

-- A l'exception de la partie nord il n'y a pas trace de ruines ou de fondations de bâtiments. Même s'ils avaient été rasés, la végétation à leur emplacement serait différente. Les massifs bâtiments en béton pour chambres à gaz, attestés par les témoins, ne sont pas présents aux endroits indiqués. Au plus n'auraient pu s'y trouver que des baraquements en bois, dépourvus de pierres ou de fondations en ciment.

-- Des travaux de terrassement et des crémations de masse au sud-est du camp auraient eu des effets sur la végétation qui serait amoindrie par suite de la destruction de la couche arable ou de son mélange avec d'autres éléments. Comme ce n'est pas le cas, remuements de terre et crémations ne peuvent avoir été exécutés ni dans le camp ni sur les terrains cultivés situés à proximité.

-- Contrairement aux déclarations des témoins on n'a pas planté d'arbres ou de haies pour dissimuler ce qui se passait dans le camp.


4.2.2. Belzec, Sobibor, Majdanek (10)

Le camp de Belzec, comme celui de Treblinka, était parfaitement visible d'une voie de chemin de fer et d'une route situées à proximité.La localité de Belzec se trouvait à 1,5 Km. du camp, lui-même situé à flanc d'une colline boisée. La partie du camp où selon les témoins se seraient trouvés les charniers de 600.000 corps, ainsi que les emplacements ayant servi à leur crémation ultérieure, représente d'après les photos aériennes prises en 1944 (11) après la libération du camp une superficie de 7.000 m2. D'après les calculs précédents, et à supposer que l'on ait pu creuser dans le sol rocheux de l'endroit des fosses de 3,5 m. de profondeur, on n'aurait pu enterrer à Belzec plus de 70.000 corps.

[238] On ne trouve également aucune trace de bâtiments, fondations ou autres lieux où l'on aurait procédé à des creusements de fosses ou à des crémations. Il en est de même pour ce que montrent les photos des environs du camp.

A Sobibor sur un total des 150.000 morts 100.000 auraient été enterrés, puis exhumés pour être finalement incinérés avec le reste des victimes. La photo aérienne datant de 1944 (12), donc à nouveau après la libération du camp, ne montre également rien de particulier sur la superficie d'environ 50.000 m2 occupée par le camp. Pour l'inhumation des victimes on aurait eu besoin d'une superficie de quelques 10.000 m2, soit le cinquième de celle du camp. A l'intérieur des limites du camp le cliché montre d'ailleurs un sol vierge de tout bouleversement. On ne relève ni fondations de bâtiments, ni sols ayant été l'objet de fouilles ou lieux de crémation. Le camp de Majdanek, est situé à la limite de la grande ville de Lublin. Comme pour Treblinka les champs sont cultivés jusqu'aux abords immédiats du camp. Et pour les milliers d'habitants des faubourgs de la ville les prétendus crématoires et chambres à gaz situés en dehors des limites du camp auraient été visibles et accessibles.

4.3. Babi Yar

Après l'occupation de Kiev par les troupes allemandes les juifs de la ville auraient été conduits dans une sorte de ravin naturel, dénommé Babi Yar, situé près du cimetière juif à la limite nord-ouest de la ville. Selon les témoignages ils auraient été ensuite fusillés, puis précipités dans le ravin et enterrés sur place. D'après d'autres déclarations l'ensemble de la vallée aurait été dynamité et les cadavres enterrés sous les détritus provenant de l'explosion.

Lorsqu'à la fin de l'été 1943 le front a commencé à reculer vers l'ouest, les Allemands auraient alors exhumé les cadavres pour les incinérer dans de gigantesques bûchers à l'air libre ou dans des fosses. Ces actions se seraient terminées le 28.9.1943 alors que la région de Kiev était déjà le théâtre de combats de grande envergure. (13)

L'illustration 3 montre la vallée de Babi Yar à partir d'un cliché aérien pris le 26 9.1943 (14). La partie du ravin située près du cimetière juif, là où se seraient déroulés les massacres, a été agrandie sur l'illustration 4. L'observateur le plus attentif ne peut voir qu'une paisible vallée. La topographie et la végétation n'y apparaissent comme nullement modifiées par la main humaine. Il n'y a ni chemins pour les hommes en mouvement et les transports de carburant, ni dépôts de combustibles, ni fosses, ni la moindre trace de feux ou de fumées.

On peut donc affirmer avec certitude que pas une partie du ravin de Babi Yar n'a été l'objet de modifications topographiques quelconques pendant la guerre jusqu'à l'arrivée des troupes soviétiques. La végétation elle-même est intacte (15). Il faut en conclure qu'en ce lieu et durant cette période il n'y a eu ni les fosses communes, ni les crémations attestées par les témoignages.

5. Exterminations de masse à Auschwitz-Birkenau

5.1. Manipulations sur les photos aériennes d'Auschwitz-Birkenau

Contrairement aux photos des camps de l'Est polonais qui sont d'origine allemande, celles d'Auschwitz proviennent des Américains (illustration 5).Ce n'est en effet qu'après le débarquement allié en Italie [241] en automne 1943 qu'il leur était devenu possible de bombarder la région industrielle de Haute-Silésie où se trouvait Auschwitz. Les premiers vols de reconnaissance de cette région commencèrent pendant l'hiver 1943/44. Les clichés correspondants ne furent toutefois remis par la CIA aux "National Archives" qu'à la fin des années 70 et ne sont donc accessibles au public que depuis cette date. C'est également la CIA qui en 1979 a publié les premières photos d'Auschwitz-Birkenau (16).

Les nombreuses séries de clichés pris par les Américains sur la zone industrielle de Haute Silésie sont en partie de qualité exceptionnelle. L'ensemble du complexe concentrationnaire d'Auschwitz/Birkenau n'est malheureusement présent que sur une demi douzaine de clichés de qualité moyenne ou médiocre. Une série du 26 Juin 1944, de qualité excellente, s'interrompt juste aux limites du camp. Il est possible que les caméras aient été coupées immédiatement après le survol de l'objectif principal, à savoir la fabrique de caoutchouc synthétique d'Auschwitz-Monowitz. Mais il est plus vraisemblable de supposer, pour les raisons indiquées ci-après, que ces photos d'une finesse de détails exceptionnelle ont été enlevées avant leur diffusion dans le domaine public.

Il est déjà intéressant de constater que les champs entourant Birkenau étant exploités jusqu'aux abords immédiats du camp, toute tentative de cacher ce qui se passait à l'intérieur aurait été pour cette seule raison vouée à l'échec. Nous voudrions ici attirer l'attention sur deux photos du camp de Birkenau prises le 25 Août 1944 (17). Les deux clichés furent réalisés avec un intervalle de 3,5 secondes, ce qui permet, comme nous l'avons déjà dit, d'obtenir une vue tridimensionnelle dans une visionneuse stéréo. Mais examinons d'abord la première de ces deux photos sur l'illustration 6 qui est un agrandissement du secteur où se trouvaient les crématoires II et III. L'illustration 7 est un dessin schématique de ladite photo. Les taches [243] que l'on voit sur les toits des morgues n·1 des deux crématoires ont été identifiées par la CLA (16) comme étant celles des ombres projetées des orifices en surélévations maçonnées servant au versement du Zyklon B à l'intérieur des morgue que les historiens affirment être des chambres à gaz. Même sans vue tridimensionnelle on peut voir que ces taches ne peuvent correspondre à de tels orifices.

-- L'orientation des taches ne correspond pas à celle de l'ombre projetée par la cheminée du crématoire;

-- Sur une photo aérienne du 13 Septembre 1944 les taches du crématoire III conservent cette même orientation et cette même forme, alors que la position du soleil a changé (18);

-- Sur cette même photo du 13/9/1944 les taches sur le toit de la morgue I du crématoire Il sont absentes;

-- La longueur des ombres correspondrait à une surélévation de 3 à 4 mètres au dessus du toit et à une largeur de 1,5 mètres, dimensions correspondant à de grandes cheminées et non aux surélévations creuses de 50 cm. attestées par les historiens;

-- Les contours irréguliers de ces taches ne peuvent être l'ombre projetée par des surélévations maçonnées verticales à angles droits.

Sur l'agrandissement schématique de l'illustration 8 on remarque le contraste existant entre les ouvertures effectives du toit de la morgue I du crématoire II et les taches qui ont été rajoutées par les faussaires. La position et les dimensions de ces ouvertures marquées d'un cercle n'ont rien à voir avec celles des taches qui ont été dessinées.

Toujours sur l'illustration 6, la ligne sombre qui entoure les crématoires II et III doit, selon la CLA, avoir été un mur ou une haie destinés à éviter les regards des curieux ou à empêcher les tentatives de fuite des futurs gazés. Mais sur la base des nombreuses photos du camp prises au niveau sol, nous savons déjà que les crématoires étaient séparés du reste du camp par un treillis barbelé qu'une photo aérienne ne peut détecter (19). Sur une photo du 31 Mai 1944 ces lignes sombres n'ont été apposées qu'en partie autour des crématoires II et III (20). Même remarque pour les traits qui n'ont été dessinés autour des crématoires IV et V que sur la photo du 13 Septembre 1944.

Avec un examen tri-dimensionnel on s'aperçoit qu'il ne s'agit, ni pour le soi-disant mur (ou haie), ni pour les taches du toit, de surélévations quelconques. En outre la coloration noire beaucoup trop vive des ombres de ces prétendus accessoires d'une grande minceur démontre qu'on est en présence de retouches maladroites, comme cela s'est produit si souvent après la guerre, surtout dans le camp soviéto-polonais.

L'illustration 9 est l'agrandissement d'un autre secteur de l'illustration 6. On a ajouté quelques taches qui, selon la CIA, figureraient des groupes de détenus. Il faut relever ici [245] qu'un groupe de détenus n'est pas un bloc massif qui pourrait projeter une ombre presque noire comme par exemple le baraquement qui se trouve à côté. Apparemment on a voulu améliorer ici la réalité. Pareille supposition est démontrée par le fait qu'une partie de ces groupes de détenus marche sur le toit d'une baraque. La retouche est confirmée par la photo du 13 septembre 1944 (illustration 10) où la même baraque est parfaitement visible, mais cette fois sans détenus qui marchent sur le toit.

Les illustrations 11 et 12 sont des agrandissements partiels des deux photos prises coup sur coup le 25 août 1944. Selon l'interprétation de la CIA il s'agit ici d'un groupe de détenus qui se dirige vers la chambre à gaz. On notera d'abord que durant les 3,5 secondes qui ont séparé les deux prises de clichés le groupe a avancé de 12 mètres, ce qui correspond à une course effectuée à 12 Km./heure. Que des civils en formation groupée effectuent une course de ce genre est déjà surprenant. Mais plus extraordinaire encore est la façon dont le groupe se déplace: en zigzag comme le montre l'agrandissement 13. Le retoucheur n'a manifestement pas été à la hauteur de sa tâche.

Après constatation de ces faits je me suis rendu aux Archive nationales et j'ai demandé qu'on me remette les originaux, ceux que j'avais en mains ayant été manifestement manipulés. Effectivement on me remit des photos aériennes dont on m'assura qu'elles étaient des originaux. Et de fait ces photos étaient de meilleure qualité que celle des négatifs qu'on m'avait remis auparavant. Le paradoxe a été que par suite de la netteté des contrastes aux endroits incriminés la main du faussaire était immédiatement et facilement reconnaissable. Répondant à mes remarques les employés du Centre des Archives m'expliquaient alors qu'il s'agissait de négatifs reçus au Centre en 1979 en provenance de la CIA. Ils me précisèrent que, quant à eux, ils avaient toujours cru que ces documents étaient dans l'état où on les avait trouvés en 1944 au retour des avions de reconnaissance. Mais ils ajoutèrent alors à mon étonnement que j'étais la première personne appartenant au public à avoir vu ces négatifs. Dorénavant ceux-ci ne seraient plus accessibles au public du Centre des Archives et ne seraient remis à quiconque que sur demande du gouvernement ou de la CIA.

Compte tenu de la grossièreté des falsifications existantes il semble exclu que ces photos aériennes aient pu être retouchées par des services gouvernementaux ou par la CIA elle-même. Eu égard à la haute qualification du personnel et à la technologie dont ces services disposent,il est certain que dans ce cas les falsifications auraient été d'une qualité impeccable et donc fort difficiles à mettre en évidence.

5.2. Charniers et crémations de masse

A la limite nord du camp de Birkenau, près de l'emplacement supposé d'une fermette dénommée Bunker I, on distingue des taches rectangulaires qui pourraient être celles d'anciennes fosses communes qui ont été ensuite comblées et recouvertes de terre. (Illustration 14) (21). Leur superficie totale est d'environ 3.600 m2. De même à l'ouest du camp on distingue des rectangles (d'une surface totale d'environ 450 m2) dont la couleur claire contraste avec celle de l'environnement. (cf. illustration 15)

Si l'on part de l'idée que les taches de la partie nord représentent bien des fosses communes, que celles-ci ont alors la profondeur admise de 3 m., qu'elles comportent une couche de recouvrement de 1 m.et qu'elles n'ont pu recevoir au maximum que 8 corps par m3 (22), on en conclut qu'il pourrait y avoir là au maximum les corps de 55.000 personnes.

Jusqu'au début de l'année 1943 le complexe Auschwitz-Birkenau ne disposait que de trois fours crématoires dans le camp central, si bien que durant cette période tous les morts n'ont probablement pas pu y être incinérés. Une partie d'entre eux devrait donc avoir été enterrée dans des fosses communes. Dans son calendarium D Czech rapporte qu'à partir de la mi-septembre 1942 les fosses communes de Birkenau furent réouvertes et vidées pour empêcher la contamination de [247] la nappe phréatique (23). De novembre 1941 à septembre 1942 environ 45.000 détenus sont morts à Auschwitz, la plupart du typhus (24). Grâce aux archives on a pu calculer que les 349,1 tonnes de coke, livrées durant cette période au crématoire du camp central n'auraient permis au maximum que l'incinération de 11.400 corps (25) qui ne provenaient d'ailleurs pas tous de Birkenau, mais aussi du camp central lui-même. On peut en déduire qu'à Birkenau, entre novembre 1941 et septembre 1942, environ 40.000 corps auraient été enterrés dans des fosses communes. Il est remarquable de noter que ce chiffre recoupe en gros ceux établis ci-dessus à partir des capacités maximales théoriques de ce que sur les photos aériennes on a supposé être d'anciennes fosses communes (26).

Si les indications de Czech sur les exhumations de septembre 1942 sont exactes, il est plausible d'admettre qu'entre cette date et celle de la mise en place des nouveaux crématoires au printemps-été 1943 il ait fallu procéder, pour des cadavres, en partie déjà décomposés, à des crémations à l'air libre sur des bûchers. Ces durs travaux imposés par la nécessité et le danger des épidémies étaient effectués par les détenus. Peut-être faut-il voir dans cette situation une explication aux témoignages continuels et manifestement enjolivés concernant les jets de flammes de gigantesques crémations de masse sur des bûchers et dans de profondes fosses. Les témoignages situent généralement les crémations à l'air libre dans des fosses situées derrière le crématoire V, et à l'ouest du camp sur une prairie à proximité du Bunker II (27). {Dans la littérature ce mot désigne une ancienne ferme qui aurait été transformée par les Allemands en une petite chambre à gaz}. Toujours selon les témoignages les fumées de tous ces bûchers étaient si intenses que le camp était enveloppé dans un nuage de sombres fumées (28). En particulier durant la période de l'extermination supposée des juifs hongrois et de ceux du ghetto de Lodz de mai à août 1944 Auschwitz aurait été jour et nuit un lieu de flammes et d'embrasements permanents à partir des fosses où l'on brûlait les cadavres (29). Or sur la photo du 31 mai 1944 on ne voit pas derrière le crématoire V la moindre trace de fumées (30). Et il en est de même dans tous les autres endroits du camp et pour toutes les photos dont on dispose: pas la moindre volute de fumée ne se laisse apercevoir au dessus des cheminées ou dans les environs du Bunker II ou quelque part ailleurs. La seule exception est celle de la photo du 13 septembre 1944 où l'on note la présence d'assez grands nuages de fumée dus aux incendies provoqués par le bombardement allié des sites industriels avoisinants. La thèse du Prof. G. Jägschitz selon laquelle les Alliés auraient peut-être utilisé des filtres qui éliminaient les fumées sur les clichés est irrecevable (31). Il est en effet impossible d'éliminer la fumée par des filtres optiques. On peut au mieux utiliser des films qui sur une partie du domaine spectral sont sensibles à un rayonnement magnétique où les fumées ne sont pas absorbées. Mais il faut pour cela que la composition des fumées soit définie et homogène avec l'appui d'une technologie très avancée. Or à l'époque la photographie aérienne était loin de pouvoir disposer d'une telle technique. [248] Les clichés des alliés étaient de simples photos en noir et blanc. Si sur les photos il n'y a pas de fumées, c'est parce qu'il n'y a pas de feu. D'ailleurs en l'absence de fosses de combustion, de bûchers, de matériaux de combustion et d'amoncellements de cadavres il est sans intérêt de se demander ce qui aurait pu provoquer des fumées qu'on ne voit pas. A moins de supposer, pour reprendre la thèse Jägschitz, que des filtres aient dissimulé dépôts de combustibles, fosses de combustion et amoncellements de cadavres.

6. Conclusions

Hambourg, Katyn, Bergen-Belsen

Les fosses communes de Hambourg, Katyn et Bergen-Belsen nous donnent une idée des superficies occupées par des charniers. Pour 10.000 corps la superficie à Hambourg était de 4.000 m2, alors que nous avons admis que 10% de 10.000, soit 1.000 m2 pouvaient suffire, ce qui est inférieur à la réalité.

Treblinka

Des charniers contenant de 700.000 à 1.200.000 cadavres auraient nécessité une superficie de 7 à 12 fois plus grande que celle qui, selon les témoins, était disponible. Toutes traces d'anciennes fondations, de vastes fosses communes ou de fosses de combustion sont absentes sur les photos.

Sobibor, Belzec, Majdanek

A Belzec et Majdanek, comme à Treblinka, il aurait été impossible de maintenir secrets des massacres de masse, compte tenu de la proximité d'habitations, de routes et de champs cultivés jusqu'aux abords immédiats des camps. Charniers et fosses de combustion sont également absents.

Babi Yar

La topographie et la végétation de la vallée de Babi Yar sont demeurés intacts jusqu'à la fin de la guerre. Des interventions humaines pendant la période d'occupation allemande ne sont pas détectables. Aux périodes attestées pour les crémations de masse il n'y avait à Babi Yar aucune activité humaine apparente.

Auschwitz-Birkenau

Sur les rares photos actuellement connues du camp d'Auschwitz-Birkenau pour la période de Décembre 1943 à Février 1945 il n'y a pas traces de dépôts pour matériaux de combustion, de fumées sortant des cheminées ou provenant de feux à l'air libre, de fosses de combustion ou de bûchers. Les photos disponibles ont été manipulées: Les surélévations pour le versement du Zyklon B, les groupes de détenus et les clôtures autour des crématoires ont été retouchés. Des photos de qualité remarquable resteront probablement, dans la mesure où elles n'ont pas déjà été détruites, inaccessibles au public. On doit admettre que s'il y avait eu des exterminations massives, elles n'auraient pu échapper aux spécialistes alliés chargés de l'analyse des photos aériennes. -- Conséquence: Le camp aurait été bombardé, ce qui ne s'est pas produit (32)

Bilan final

A ce jour aucune preuve issue des techniques de la photographie aérienne ne permet de soutenir la thèse d'une extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale en un quelconque endroit de l'Europe sous occupation allemande. L'analyse des clichés aériens anéantit en outre la thèse selon laquelle les nazis auraient envisagé à un moment quelconque de dissimuler ce qui se passait à l'intérieur des camps, dits d'extermination. La photographie aérienne apporte par contre la preuve irréfutable que certains des événements tenus pour avérés, tels que l'extermination des juifs hongrois ou les fusillades de masse de Babi Yar, n'ont pas eu lieu. Il reste à espérer qu'une ouverture des archives contenant les clichés pris par l'aviation soviétique pendant les périodes d'activité des camps nous livreront d'autres informations.

Que ces clichés soient actuellement toujours tenus secrets est déjà un fait suffisamment éloquent. Mais que les rares photographies publiées par la CIA, et détenues par les démocraties occidentales, aient été falsifiées pour alourdir les charges qui pèsent sur l'accusé nazi est sans doute un fait encore plus révélateur de ce qu'on veut nous cacher.


LEGENDES DES ILLUSTRATIONS

[238] Illustration 1: photo aérienne du camp de Treblinka B en date du 15.5.1944

Illustration 2: photo aérienne du camp de Treblinka B de novembre 1944

[240] Illustration 3: Photographie aérienne de la vallée de Babi Yar en date du 26.9.1943

Illustration 4: agrandissement d'une partie de la photo précédente concernant le secteur situé à proximité du cimetière juif.

[241] Illustration 5: le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Le cliché d'origine américaine a été pris le 31 mai 1944. Réf. N· RG 373 Can D 1508, exp. 3055

[242] Illustration 6: agrandissement de la zone des crématoires II et III sur la photo aérienne d'Auschwitz-Birkenau en date du 25.8.1944.

Illustration 7: croquis de l'illustration précédente. On reconnaît facilement que les taches de la morgue I ne peuvent être des surélévations maçonnées: taches trop grandes à contours irréguliers et présentant une fausse orientation par rapport au soleil.

Illustration 8: représentation schématique de la position et des dimensions des taches sur le toit de la morgue I du crématoire II (chambre à gaz). Les endroits où se trouvent les deux seules ouvertures détectables sont entourés d'un cercle.

[243] Illustration 9: un groupe de détenus marche sur le toit d'un baraquement. Cette maladresse n'a sans doute pas été remarquée par les faussaires.

[244] Illustration 10: comparaison avec l'illustration 9: Une photo de Septembre 1944 où les promeneurs sur le toit ont disparu.

illustration 11: figuration d'une prétendue colonne de détenus en route pour la chambre à gaz.

Illustration 12: photo prise trois secondes plus tard: Les détenus ont du courir pour parcourir un pareil trajet en si peu de temps.

Illustration 13: On distingue nettement sur l'agrandissement les zigzags du retoucheur.

[246] Illustrations 14 + 15: Possibles emplacements des anciennes fosses communes de victimes du typhus à Auschwitz.



NOTES

1) Il est à noter que la qualité des différentes vues que nous reproduisons ci-après a souffert en partie assez gravement des impératifs liés à la reproduction offset. Dans les reproductions qui suivent [dans l'édition originale de ce livre sur papier] on ne distingue donc parfois malheureusement pas -- ou très peu -- des détails qui sont parfaitement visibles sur les originaux.

2) Cf. O. G. S. Crawford, "Luftbildaufnahmen von archäologischen Bodendenkmäler in England" Photos aériennes de sites archéologiques en Angleterre), in Luftbild und Luftbildmessung, No 16, Hansa Luftbild, Berlin, 1938, p. 9-18. Voir aussi: J. Dassié, Manuel d'archéologie aérienne, Editions Technique, Paris, 1978. L Deuel, Flug ins Gestern -- Das Abenteuer der Luftbildarchäologie (L'aventure archéologique de la photographie aérienne), V. H. Beck, Munich, 1977.

3). Les photos correspondantes sont reproduites dans le rapport d'étude de l'auteur: J. C. Ball, Photo Evidence, Ball Resource Services Ltd., Suite 160-7231, 120thStreet, CAN-Delta, B.C., V4C 6 P5, 1992

4). M. Caiden, The Night Hamburg Died, Ballantine Books, New-York; M. Middlebrook, The Battle of Hamburg, McMillan, Londres; D. Irving, Und Deutschlands Städte starben nicht, Schweizer Verlagshaus, Zurich, 1967.

5). F. Kadell, Die Katyn-Lüge, Herbig, Munich, 1991; J. Lauck, Katyn Killings: In the Record, Kingston Press, 1974; A. Paul, Katyn, The Untold Story of Stalin's Polish Massacre, Charles Scribner's Sons, New-York, 1989; W. Anders, The Crimes of Katyn, Facts and Documents, Polish Cultural Foundation, Londres, 1965.

6). S. Bloch, Holocaust and Rebirth: Surviving Bergen-Belsen, Holocaust Library, New York, 1972.

7) Ref. N· GX 120 F 932 SK, exp. 125.

8) Voir à ce sujet l'article de A. Neumaier dans le présent ouvrage; également de U. Walendy, "Le cas Treblinka", Historische Tatsachen n· 44, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho, 1990.

9) Date exacte non connue, Réf: N· GX 12225 SG, exp. 259.

10) Pour ces camps voir: Y. Arad, Belzec, Sobibor, Treblinka: The Operation Reinhard Death Camps, University Press, Indiana 1987; E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl u.a (eds.), en français, "Les chambres à gaz, secret d'état", Editions de Minuit, Paris 1984; E. Jäckel, P. Longerisch, J.H. Schoeps (eds.), "Enzyclopädie des Holocaust", Argon, Berlin 1993.

Par manque de place nous n'avons traité que de façon sommaire les informations que la photographie aérienne nous livre sur ces trois camps. Pour plus de détails cf. J.C. Ball note 3.

11). Réf. N·. GX 8095 33 SK, exp. 155.

12). Réf: N· GX 191 fi 910 SK, exp. 122.

13). Voir à ce sujet l'article de H. Tiedemann dans le présent ouvrage

14.) Réf: N· GX3938 SG, exp. 104 et 105

15). Cette situation est confirmée par d'autres photos aériennes qui montrent le ravin de Babi Yar avant la guerre et après la réoccupation du site par les Soviétiques: La végétation a grandi, mais sinon rien n'a changé. (17.5.1939: GX 988-exp. 48,49; 1944: GX 4793 SK-exp. 39,40). Par manque de place nous nous sommes limités à reproduire ici le cliché pris à l'époque où d'après les témoins auraient eu lieu les exhumations et crémations de masse.

16). D. Brugioni, R Poirier, The Holocaust Revisited: A retrospective Analysis of Auschwitz-Birkenau Extermination Complex, (Central Intelligence Agency, Washington 1979; cf. W. Stäglich, Deutschland in Geschichte und Gegenwart, 27(3), 1979, p. 10-11.

17.) Réf. N·RG 373 Can F 5367, exp. 3185 et 3186.

18.) Ref: N· RG 373 Can B 8413, exp. 6V2, J. C. Ball, op. cit. (note 3), Page 65.

19). Voir aussi J. C. Ball, idem, pages 45, 63; S. Klarsfeld: "L'Album d'Auschwitz", nov. 1983, Paris, Editions du Seuil. Encore aujourd'hui cette haie est partiellement maintenue dans l'ouvrage de J.-C. Pressac, "Auschwitz, Technique and Operation of the Gas Chambers", Beate Klarsfeld Foundation, New York, 1989.

20.) Réf. N· RG 373 Can D 1508, exp. 3055, J. C. Ball, op. cit. (note 3), p. 52 et 64.

21). Extrait de photographie, op. cit., note 20.

22). Voir à ce sujet l'article de A. Neumaier dans le présent ouvrage.

23) D. Czech, Kalendarium der Ereignisse des KZ Auschwitz-Birkenau 1939-1945, (Le Calendrier des événements d'Auschwitz 1939-1945), Rohwolt, Reinbek 1989, p. 144, 305 et sq., 346 et sq.

24). Cf. Pressac, Les Crématoires d'Auschwitz, La Machinerie du meurtre de masse, CNRS éditions, Paris, 1993, p. 144 et sq.

25). Voir à ce sujet le texte de C. Mattogno et F. Deana dans le présent ouvrage.

26). L'entreprise polonaise Hydro Kop a récemment procédé à des fouilles aux endroits où selon les témoins auraient existé des fosses communes et/ou des fosses où l'on brûlait les cadavres. Des fragments de cette expertise polonaise ont été publiés par Udo Walendy dans Historische Tatsachen, n· 60, Verlag für Volkstum und Zeitgeschichtsforschung, Vlotho, 1993. Les recherches effectuées auraient permis de retrouver par endroits des traces de bois calciné, d'os et de cheveux. Mais pour une interprétation correcte il faudrait disposer de l'intégralité de l'expertise et non de simples fragments où ne figurent même pas d'indications exactes sur les endroits où les forages ont été effectués.

27). On parle également souvent d'une autre fermette (dénommée Bunker I), dont la localisation précise serait inconnue. La seule certitude est qu'il n'y a rien de tel à voir sur les photos. Nous ne pouvons donc rien dire de cette fermette/chambre à gaz. Si elle a existé, elle devait se trouver là où, sur les photos, nous avons relevé les taches de possibles fosses communes.

28). En dehors de E. Jäckel et al. et E. Kogon et al., op. cit. (note 10), voir aussi: D. Czech, op. cit., dans .son ensemble, ( note 24).

29.) Voir J.S. Conway, "Der Holocaust in Ungarn. Neue Kontroversen und Ueberlegungen", (L'holocauste en Hongrie. Nouvelles controverses et réflexions), Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, 32 (1984), p. 179-212; J. Wulf, "Lodz. Das letzte Ghetto auf polnischem Boden" (Lodz, le dernier ghetto en territoire polonais) dans Aus Politik und Zeitgeschichte, 10(42) (1960) p. 675-694; également F. Piper, Die Zahl der Opfer von Auschwitz, (Le compte des victimes d'Auschwitz), Verlag staatliches Museum Oswiecim, Auschwitz 1983, p. 52, 69, 119 et sq.

30). 31.5.1944, op. cit., (note. 20)

31). Protocole d'expertise du Professeur G. Jägschitz, 3-5. Verhandlungstag der Strafsache G. Honsik, (Journée des débats du procès en pénal de G. Honsik), 29 et 30. 4. 5. 1992, Az. 20e Vr 14184 et Hv 5720/90, Tribunal de grande instance de Vienne, p. 478 du protocole.

32). Voir aussi: J. Konieczny, The Soviets, but not the Western Allies, should have bombed the Auschwitz Camp, Polish Historical Society, Stamford, Connecticut ,1993.

++++++++++++++++++++++++++++++++
Traduit pour l'AAARGH.


Ce texte a été affiché sur Internet à des fins purement éducatives, pour encourager la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesurée par le Secrétariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste (AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat est <aaarghinternational@hotmail.com>. L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.

Nous nous plaçons sous la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits de l'homme, qui stipule:
ARTICLE 19 <Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.


aaarghinternational@hotmail.com


Vous avez téléchargé ce document à l'adresse suivante:
<http://aaargh-international.org/fran/techniques/fondations11.html>

[ AAARGH ] [ français] [ English ] [ Deutsch ] [ Rapports techniques ] [ Technical reports ] [ Technik ]