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Avant propos à la version française
Traduction de "The Leuchter Report faq" référencé
comme: McVay, Kenneth N. (1996) "HOLOCAUST FAQ: The Leuchter
Report"
Fred Leuchter est un individu qui se présente comme un
"ingénieur", et est présenté comme
tel par les négationnistes, spécialiste en appareillages
d'exécutions capitales. Il a été contacté
par Ernst Zündel (authentique nazi et authentique négationniste
allemand "réfugié" au Canada) et Faurisson
(trop célèbre négationniste français).
Ce dernier déclarait qu'après avoir passé
deux jours avec Leuchter, celui-ci était convaincu qu'il
était chimiquement et physiquement impossible aux allemands
d'avoir effectué des gazages. Notons que c'est *avant*
de procéder à une quelconque "expertise"
que Leuchter avait acquis cette conviction! C'est Faurisson lui-même
qui rapporte (dans la préface à l'ouvrage négationniste
qui "raconte" le procès de Zündel) comment
il a littéralement intoxiqué Leuchter avant même
que celui-ci ne mène quelque "étude" que
ce soit. Ensuite, c'est payé par Ernst Zündel qu'il
allait mener à bien une expédition en pologne en
vue "d'expertiser" les chambres à gaz.
Convaincu de la validité des "thèses"
que son "sponsor" soutenait, Leuchter partait faire
un travail "scientifique" dont les résultats
seraient, ô! divine surprise, la confirmation de ces thèses,
celle de ses commanditaires! Il en fit un rapport sur lequel,
aujourd'hui encore, les négationnistes du monde entier
s'appuient, dont Roger Garaudy, qui en a repris les "arguments",
bien que ce rapport, ainsi que cela va être démontré
ait été discrédité depuis longtemps.
Que Leuchter fut un imposteur, dont le seul diplôme obtenu
le fût en histoire en 1964, que Leuchter ait vu ses compétences
disqualifiées devant une cour de justice, que Leuchter
se soit avéré un escroc, que son "rapport"
et ses "conclusions" soient aussi fantaisistes que son
titre, auto-décernée, d'"ingénieur",
voilà ce que le présent document expose.
Tous les extraits et citations d'ouvrages ont été
traduits. Par défaut, la langue originale des sources est
l'anglais. On a choisi de ne pas traduire, la plupart du temps,
le terme "Holocauste". L'usage francophone aurait voulu
qu'on lui préfère "Génocide" ou
"Shoah". Ce document fait partie d'une série
appartenant au projet 'Nizkor' dont le but est de mettre a disposition
du public, sur l'Internet, un certain nombre de points d'entrée
concernant l'histoire de l'Holocauste. http://www.nizkor.org/
La version originale de ce fichier est disponible par ftp sur
ftp.nizkor.org dans le répertoire /pub/nizkor/people/l/leuchter.fred
en deux parties: leuchter.faq1 et leuchter.faq2 Les fichiers référencés
dans le présent document sont situés sur ce site
ftp, ou sur ses miroirs (voir plus bas).
Version html: http://www.nizkor.org/faqs/leuchter/index.html
Le document original doit être cité comme: McVay,
Kenneth N. (1996) "HOLOCAUST FAQ: The Leuchter Report"
La version (anglaise) la plus récente du document original
est publiée tous les 30 jours dans les forums suivants
de Usenet: alt.revisionism, soc.history, soc.answers, alt.answers
et news.answers. Elle est archivée également sur
le site ftp rtfm.mit.edu.
Les utilisateurs européens peuvent accéder à
ces fichiers via les url suivants ftp://nizkor.iam.uni-bonn.de/pub/nizkor/people/l/leuchter.fred/leuchter.faq1
ftp://nizkor.iam.uni-bonn.de/pub/nizkor/people/l/leuchter.fred/leuchter.faq2
Cette traduction a été effectuée par Gilles
Karmasyn. Les auteurs du document original, Danniel Keren et Ken
McVay, ne sont donc aucunement responsables de son contenu actuel.
Les liens vers certains fichiers ont pu changer depuis la dernière
version (anglaise). Dans la mesure où cette traduction
se veut la plus fidèle possible on a conservé la
référence à ces liens, en précisant
toutefois qu'ils étaient obsolètes.
Avertissement: chaque intitulé des sous paragraphes du
paragraphe 2.00 (du §2.01 jusqu'au §2.18) est un pseudo
"argument" soutenu par les négateurs. A la suite
de ce "titre", le contenu du paragraphe permet d'exposer
à chaque fois l'escroquerie intellectuelle qu'il y a de
la part des négationnistes à soutenir de tels "arguments".
Le rapport Leuchter: un guide à l'attention du profane
Négation de l'Holocauste & Mensonges
1.00 Introduction & Notes éditoriales.
1.10 Copyright. 1.20 Présentation.
2.00 Argumentation, Contre-Argumentation - Réponses aux
négationnistes 2.01 Différences dans les niveaux
des composés de cyanure d'hydrogène. 2.02 Caractère
explosif du Zyklon B & Proximité des crématoires.
2.03 Des Chambres à Gaz n'auraient pas pu être ouvertes
en toute
sécurité après 20 à 30 minutes. 2.04
Les chambres d'extermination étaient en fait des morgues.
2.05 Il est impossible qu'on aie tué 6 millions de personnes
à Auschwitz. 2.06 Les portes des Chambres à Gaz
n'étaient pas assez solides pour empêcher les évasions.
2.07 On n'aurait pas employé du Zyklon B pour les gazages.
2.08 Les chambres à gaz ne furent jamais étanches,
ou... 2.09 Le gaz aurait tué tout le monde à l'extérieur
au moment de leur ventilation. 2.10 Ou se trouvent toutes les
cendres issues des crémations? 2.11 Les personnes qui introduisaient
le gaz dans la chambre à gaz auraient été
tuées par le gaz. 2.12 Les listes de décès
d'Auschwitz ne montrent pas que tous ces gens furent tués.
2.13 Pourquoi y aurait-il eu une piscine dans un camps d'extermination.
2.14 Le haut niveau des eaux souterraines rendait impossible l'incinération
des corps dans des fosses. 2.15 Comment des témoins des
gazages ont-ils survécu? 2.16
La toxicité des fumées d'échappement des
moteurs diesel. 2.17 Il n'y avait pas assez de juifs en Europe
pour justifier le chiffre de six millions de victimes. 2.18 e
"mythe" de l'holocauste à été créé
uniquement pour le bénéfice financier d'Israël.
3.00 La crédibilité de Leuchter. 3.10 Le parjure
de Leuchter devant une cour canadienne. 3.20
La crédibilité de Leuchter dans les administrations
américaines.
4.00 Sources et Appendices. 4.10 Lectures recommandées.
4.20 Abréviations utilisées dans les citations.
4.30 Glossaire 4.40 Travaux cités.
"Les tentatives de justifier des atrocités peuvent
avoir des conséquences tout aussi graves que les atrocités
elles-mêmes. La justification des crimes passés est
la souche qui doit donner naissance aux crimes futurs. En effet
la répétition d'un crime fait parfois partie d'un
principe de justification; on récidive encore et encore
de façon à se prouver, et aux autres, que c'est
une chose ordinaire et non une énormité." (traduit
de: Eric Hoffer, The Passionate State of Mind, New York,
Harper & Brothers, 1954)
1.00 Introduction & Notes éditoriales
Ce document expose un ensemble de faits réfutant des points
fréquemment soutenus par ceux qui nient que quiconque fut
jamais gazé dans les camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau
et de Treblinka lors de la Seconde Guerre Mondiale; qui nient
en fait que les chambres à gaz aient jamais existé.
Alors qu'au moins un million de personnes ont été
exterminées sans pitié à Auschwitz et au
moins sept cent mille de plus à Treblinka, les pires des
camps d'extermination nazis si l'on se réfère au
nombre de victimes assassinées.
La source d'informations la plus fiable et la plus prestigieuse,
en Allemagne, concernant les crimes des Nazis durant la Seconde
Guerre Mondiale, est l'Institut d'Histoire Contemporaine de Munich.
Il a "résumé" ces événements
dans une récente publication. (Pour un document complet,
voir: http://www.nizkor.org/ftp.cgi/orgs/german/ifz/ifz.report)
Treblinka (dans le district de Varsovie du Gouvernement Général)
abrita à partir de la fin de juillet 1942 trois chambres
à gaz, et dix de plus, plus grandes, à partir de
début septembre 1942. Jusqu'à la fermeture du camp
en novembre 1943, 700 000 (sept cent mille) juifs y furent tués
au moyen de monoxyde de carbone.
En ce qui concerne Auschwitz-Birkenau (dans une région
qui avait fait partie de la Pologne, mais avait été
annexée au "Reich", au nord est de la Silésie,
au sud est de Kattowitz): le camp d'extermination de Birkenau,
établi dans la seconde moitié de 1941, a été
adjoint au camp d'Auschwitz, qui existait depuis mai 1940. A partir
de janvier 1942, il y eut cinq chambres à gaz, puis à
partir de la fin juin 1943, s'y ajoutèrent quatre grandes
chambres à gaz utilisant du Zyklon B. Ce furent plus d'un
million de juifs et au moins 4000 gitans qui y furent assassinés
par le gaz jusqu'en novembre 1944. (voir http://www.nizkor.org/faqs/auschwitz)
(Remarquons que ces chiffres ne prennent en compte que ceux qui
furent anéantis par gaz. Nombreux furent ceux assassinés
par des moyens plus "conventionnels")
Ce document ne saurait remplacer les recherches sérieuses,
mais il permet de dénoncer et de confondre les escroqueries
"classiques" des négationnistes, comme le "Rapport
Leuchter". Il donne également une liste de sources
d'informations plus complètes.
Ce document à été préparé [dans
sa version anglaise] par Danny Keren et Jamie McCarthy, puis mis
en forme par Ken McVay [et traduit en Français par Gilles
Karmasyn]. Commentaires, corrections et compléments sont
les bienvenus.
1.10 Copyright
Ce document, en tant qu'ensemble d'informations, est Copyright
1993-1996 par Ken McVay et Danny Keren à titre d'oeuvre
littéraire. La distribution à but non commercial
par des moyens électroniques est autorisée, pourvu
que le document ne soit modifié en aucune façon.
La permission de le distribuer sous forme imprimée doit
être obtenue par écrit auprès des auteurs.
Il est interdit de retirer ce Copyright de toute reproduction.
1.20 Présentation
"Son opinion sur ce rapport est qu'il n'y eut jamais aucun
gazage ou qu'il n'y eut jamais aucune extermination menée
à bien dans ces installations. En ce qui me concerne, d'après
ce que j'ai entendu, il n'est pas en mesure de donner une telle
opinion... Il n'est pas en position de dire, ainsi qu'il l'affirma
avec un peu trop de précipitation dans son rapport, ce
qui n'a pas pu avoir lieu dans ces installations." Ainsi
le juge écarta le rapport de Fred Leuchter comme étant
"ridicule" et "absurde" lors du procès
canadien d'Ernst Zu"ndel. Qu'il n'y ait pas de malentendu
à propos de la conclusion de la Cour: "sur la question
du fonctionnement du crématoire... la décision du
juge est sans ambiguïté. Il [Fred Leuchter] n'était
pas en mesure de témoigner sur le sujet pour une simple
raison: Il n'a aucune qualification d'expert."
(traduit de Deborah Lipstadt,
Denying The Holocaust, New York Macmillan, 1993, p.
166)
Fred Leuchter est un individu sans aucune formation ni en chimie,
ni en toxicologie. Il est seulement titulaire d'un diplôme
(Bachelor of Art) d'histoire obtenu en 1964. Pourtant il prétend
exercer la profession d'ingénieur --une affirmation qui
l'a mise en situation délicate dans son Etat d'origine
[voir plus bas]. En 1988, à la demande du canadien Ernst
Zündel, M. Leuchter s'est rendu en Pologne et, intégralement
financé par M. Zündel, a visité le site du
camp de concentration d'Auschwitz; le résultat de ce voyage
fut le "Rapport Leuchter". Voici ce que M. Leuchter
avait à déclarer à propos de ses "investigations":
"Le but (de cette investigation et du présent rapport)
n'inclut pas la détermination du nombre, quel qu'il soit,
des personnes qui moururent ou furent tuées par des moyens
autres que le gaz, ni le point de savoir si un Holocauste a réellement
eu lieu. De plus, il n'est pas dans l'intention de l'auteur de
redéfinir l'Holocauste en termes historiques, mais simplement
de fournir des preuves et des informations scientifiques obtenues
sur les sites eux-mêmes et de parvenir à une opinion
basée sur toutes les données scientifiques, techniques
et quantitatives disponibles, quant au but et à l'utilisation
des prétendues chambres à gaz et des prétendues
installations de crémation qui se trouvent sur les lieux
de l'enquête."
(traduit de Foner, Samuel P. "Major Historical Fact Uncovered"
Spotlight Vol. XIX, Number 2, January 11, 1993) [ndt: Spotlight
est l'organe du "Liberty Lobby", principal parti néo-nazi
et antisémite des Etats-Unis]
On remarquera, ainsi qu'on le démontrera en utilisant le
propre témoignage (sous serment) de M. Leuchter, que M.
Leuchter ne fait preuve d'aucune considération pour la
vérité, même sous serment.
Lors de son témoignage, au procès de M. Ernst Zündel
au Canada, Leuchter a fourni de fausses preuves concernant ses
relations professionnelles avec les administrations de deux prisons
américaines, à propos de chambres à gaz,
et s'est révélé peu au fait des données
les plus élémentaires sur le gaz mortel qu'est le
cyanure d'hydrogène, notamment sur son inflammabilité
ainsi que sur les concentrations requises pour l'épouillage.
Le "Rapport Leuchter" prétend "démontrer
scientifiquement" que personne ne fut tué par du Zyklon
B à Auschwitz. Ce "rapport" est constitué
d'arguments anciens déjà présentés
par le négationniste français Faurisson, ainsi que
de quelques points "inédits". Nombre d'entre
eux sont repris dans un pamphlet de l'Institute for Historical
Review (la revue négationniste nord-américaine),
intitulé "66 questions et réponses sur l'Holocauste",
(voir ici pour une réfutations de ces falsifications) ainsi
que dans les argumentations d'autres négationnistes.
Zyklon-B
Le Zyklon B est un puissant insecticide. Il libère de l'HCN,
un gaz: l'acide cyanhydrique ou cyanure d'hydrogène. Le
Zyklon B est le composé transporteur du gaz, un matériau
poreux imbibé par d'acide cyanhydrique à l'état
liquide. Il se présente en général sous la
forme de disques de petites tailles, de granulés. C'est
l'HCN qui provoque la mort. Lorsqu'il entre en contact avec le
fer ou le béton, il se crée des complexes, des "composés
cyanhydrique". Leuchter admet que de tels composés
ont été retrouvés dans les ruines des chambres
à gaz à Auschwitz (ainsi que l'ont prouvé
les conclusions de l'institut du gouvernement polonais, qui rejette
complètement les conclusions de Leuchter - cf. §2.01)
Le gaz HCN est extrêmement toxique pour les êtres
humains. Il est utilisé pour les exécutions dans
des chambres à gaz, aux Etats-Unis; dont la première
fut construite en Arizona en 1920. Il est absurde de prétendre
(ainsi que les négationnistes le font), que l'Allemagne
de 1940 ne pouvait pas surmonter les "difficultés
techniques" de la manipulation du HCN pour la mise à
mort. Des difficultés qui avaient été facilement
surmontées dès 1920. De plus, les allemands avaient
acquis une grande expérience du gaz HCN puisque celui-ci
était utilisé à grande échelle pour
l'élimination des poux (pour une description plus détaillée
de l'utilisation du Zyklon B, get /camps/auschwitz/auschwitz.faq1)
Il y avait deux sortes de chambres à gaz à Auschwitz:
celles utilisées pour l'épouillage des vêtements
("les chambres à gaz d'épouillage") et
celles utilisées pour l'assassinat des personnes sur une
grande échelle ("les chambres à gaz d'extermination").
Les chambres à gaz d'épouillage étaient un
équipement ordinaire et furent laissées intactes
par les SS (contrairement aux chambres à gaz d'extermination
qui furent dynamitées afin de dissimuler leur activité
criminelle à l'armée soviétique approchant
à grands pas). Les négationnistes essaient de jeter
le trouble en confondant les deux types de chambres à gaz.
C'est ainsi qu'ils montrent des photos de portes de chambres à
gaz d'épouillage, et remarquent qu'elles sont trop faibles
pour résister à l'effort de personnes essayant de
s'échapper. Bien sûr, les portes des chambres à
gaz d'extermination sont tout à fait différentes,
mais ce fait est passé sous silence par les négationnistes
(cf. §2.06).
2.00 Argumentation, Contre-Argumentation
La négation de l'Holocauste fait souvent appel aux mêmes
affirmations, répétées à n'en plus
finir, sans jamais tenir compte des réfutations. Nous en
présentons ici un certain nombre, ainsi que leurs réfutations.
Les photographies auxquelles nous nous référons
peuvent être trouvées dans l'ouvrage de Pressac (Pressac,
Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, New York,
Beate Klarsfeld Foundation, 1989; voir aussi Jean-Claude Pressac,
Les crématoires d'Auschwitz - la machinerie du meurtre
de masse, Paris, CNRS Editions, 1993) et beaucoup se trouvent
au format GIF sur Nizkor.
2.01 Différences dans les niveaux des composés de
cyanure d'hydrogène
Les négationnistes prétendent souvent que dans la
mesure où les quantités plus importantes de composés
de cyanure d'hydrogène ont étés trouvés
dans les chambres d'épouillage que dans les ruines des
"prétendues" [dans leur vocabulaire] chambres
d'extermination d'Auschwitz, alors que cela "devrait"
être le contraire si des gens y avaient effectivement été
gazés, il est donc clair qu'aucun gazage n'a eu lieu.
Ce qu'ils ne disent pas, c'est que l'HCN est beaucoup plus, et
beacoup plus rapidement, efficace sur des animaux à sang
chaud (êtres humains inclus) que sur les insectes; que la
durée d'exposition à l'HCN pour l'épouillage
de vêtements est donc bien plus longue que celle nécessaire
aux gazages homicides; que la concentration requise pour tuer
des humains est bien plus faible que celle nécessaire pour
tuer des insectes.
[ajoutons, que les chambres à gaz d'épouillage,
intactes, n'ont pas subi l'outrage du temps et des intempéries,
alors que les ruines des chambres à gaz d'extermination
ont été exposées aux intempéries pendant
plus de quarante ans.]
Une concentration pouvant aller jusqu'à 16.000 (seize mille)
ppm (parties par million, ou encore mg/m3) est parfois utilisée,
avec une durée d'exposition allant jusqu'à 72 heures,
pour tuer les insectes, mais il suffit de seulement 300 (trois
cents) ppm pour causer la mort d'êtres humains en quelques
minutes.
Breitman donne des informations sur le développement du
Zyklon B en tant que moyen de mise à mort, et fournit la
preuve évidente que les nazis ont déterminé
la concentration de Zyklon B efficace en procédant par
expériences et approximations successives. (get /camps/auschwitz/auschwitz.faq1)
Lorsque la différence de concentration de gaz requis pour
tuer des insectes ou des êtres humains fut mentionnée
pendant le contre-interrogatoire de Fred Leuchter lors du procès
Zündel, Leuchter répondit: "Je n'ai jamais tué
de cafard. Je, vous savez, je ne sais pas. Je n'ai fait aucun
calcul concernant l'élimination des coléoptères."
Ce n'est certainement pas la réponse qu'on serait en droit
d'attendre d'un "expert" sur le sujet...
A cause de la relativement faible concentration de gaz requise
pour tuer des humains, par rapport à celle nécessaire
pour éliminer les poux, et de par la durée d'exposition
au gaz plus courte, le gaz HCN utilisé dans les chambres
à gaz pour tuer des êtres humains avait à
peine le temps de former des résidus chimiques sur les
murs.
Les chambres à gaz n'étaient pas très grandes
(celles des Kremas II et III faisaient environ 210 mètres
carrés), et le Zyklon B était introduit par des
ouvertures pratiquées dans le toit, puis le gaz se répandait
rapidement. Ces ouvertures sont encore visibles dans les ruines
des chambres à gaz, et de rares clichés, pris lorsque
le camp fonctionnait, en existent, dont des copies peuvent être
trouvées (Brugioni, Dino A., and Robert G. Poirier. The
Holocaust Revisited: A Retrospective Analysis of the Auschwitz-Birkenau
Extermination Complex. Central Intelligence Agency, Washington,
D.C. February 1979.) dans les sources référencées
au §6.1. Puisque la concentration utilisée était
supérieure à la dose mortelle, la mort était
rapide. (get /holocaust/gifs/krema4.gif) - le Krema IV était
au dessus du niveau du sol, et le Zyklon B était introduit
par des interstices clairement identifiables dans les murs. Voir
aussi ~/gifs/c_krema4.gif, qui fournit un gros plan de ces ouvertures
murales.)
Les données de Leuchter sont d'autre part sujettes à
caution dans la mesure où les chambres à gaz d'épouillage
dans lesquelles les prélèvements ont été
effectués furent laissées intactes par les SS, alors
que les chambres à gaz d'extermination furent détruites.
Il est clair que les murs de ces dernières ont été
exposées aux éléments pendant quarante-cinq
ans, ce qui ne peut qu'avoir affecté la validité
des mesures d'échantillons effectuées dans ces ruines.
(Les ruines du Krema II sont recouvertes d'environ un mètre
d'eau durant certaines périodes de l'année, et les
résidus d'HCN sont susceptibles de se dissoudre dans de
telles conditions. Et pourtant, tant de gazages ont eu lieu en
ces endroits qu'on y trouve encore des résidus de HCN).
En résumé, les murs des chambres à gaz d'extermination
étaient en contact avec le gaz HCN pendant des périodes
bien plus courtes que ceux des chambres à gaz d'épouillage,
et pendant les quarante cinq années qui suivirent, les
murs des chambres à gaz d'extermination furent exposés
à un environnement propice à la dissolution des
résidus de HCN, alors que les chambres d'épouillage
étaient intactes et protégées de telles conditions.
Ainsi, il est évident qu'on ne peut trouver dans les premières
qu'une quantité moindre de résidus de HCN. Voilà
qui disqualifie la "découverte incroyable" du
rapport Leuchter, qui rétrospectivement n'a plus rien d'
"incroyable" du tout.
Ce fait - que tous les, ou la majeure partie des résidus
d'HCN disparaîtraient en quarante-cinq ans d'exposition
aux éléments - est clairement explicitée
dans le rapport rédigé par les experts de l'Institut
de recherche médico-légal de Cracovie:
--------------------------------------------------------------
INSTITUT DE RECHERCHE MEDICOLEGAL
au nom du Prof. Dr. Jan Sehn, Cracovie Division de toxicologie
médicolégale
Cracovie, 24 Sept. 1990
Westerplatte 9 / Code 31-033
Tel. 505-44, 592-24, 287-50
Telex 0325213 eksad ...
L'acide cyanhydrique (HCN) qui se dégage d'une préparation
Zyklon B est un liquide dont la température d'ébullition
est d'environ 27 degrés Celsius. Il a un caractère
acide et forme donc des complexes avec les sels métalliques,
qui sont connus sous le nom de cyanures. Les sels de métaux
alcalins (comme le sodium et le potassium) sont solubles dans
l'eau.
L'acide cyanhydrique est un acide très faible, aussi ses
sels se dissolvent-ils aisément dans des acides plus forts.
Même l'acide carbonique, qui se forme à la suite
d'une réaction du dioxyde de carbone avec l'eau, dissoudra
du cyanure de fer.
Des acides plus forts, tels l'acide sulfurique, dissolvent facilement
les cyanures. Les résidus de complexe d'ions cyanure avec
des métaux lourds perdurent plus longtemps. Cela inclut
le bleu de Prusse, déjà cité, bien qu'il
puisse également être lentement dissous dans un environnement
acide.
Aussi est-il extrêmement douteux que des traces de complexes
cyanures puissent encore être trouvées dans des matériaux
de construction (plâtre, brique) après 45 ans d'exposition
aux éléments (pluie, oxydants, acides notamment
sulfuriques et oxydes d'azote). Plus fiable serait une analyse
d'échantillons de murs de plâtre provenant de chambres
fermées qui ne furent pas soumises aux caprices de la météo
(dont les pluies acides).
La découverte de résidus de complexes d'acide cyanhydrique
dans des échantillons de matériaux exposés
aux intempéries ne peut être que marginale. --------------------------------------------------------------
Une étude poussée a été menée
à bien en 1994. Le rapport de cette étude est disponible
en français.
Les négationnistes prétendent souvent que la chambre
à gaz du Krema I fut laissée intacte, et que ses
murs ne furent pas exposés aux intempéries. Curieusement,
ils insistent aussi beaucoup sur le fait que le Krema I a été
converti en abri antiaérien, puis reconstruit par l'armée
soviétique, après la libération du camp,
afin de reproduire son agencement original, ce qui permet aux
négationnistes d'affirmer que cette reconstruction a été
utilisée pour tromper le public, auquel on a dit que des
gazages y avaient eu lieu. (La logique qui leur permet, lorsque
cela les sert, de soutenir ces deux affirmations contradictoires
- Le Krema I est resté intact ET le Krema I est une reconstruction
trompeuse - vous échappera peut-être, mais la logique
n'est certainement pas le point fort des négateurs de l'Holocauste.
cf. §3.00)
Les modifications pratiquées sur les chambres à
gaz du Krema I ont essentiellement consisté en la destruction
de certains des murs de séparation à l'intérieur
de la chambre à gaz, qui avaient été ajoutés
comme moyen de renforcement du lieu en tant qu'abri antiaérien.
Cependant, c'est bien la pièce dans laquelle des êtres
humains furent gazés; il y a encore des traces de cyanure
sur ses murs, ainsi que Leuchter l'admet (dans 6 des 7 échantillons).
[ndt: on se rappellera que les négationnistes prétendent
qu'il s'agit ici d'une reconstruction à but de propagande.
Ce dont on déduit facilement qu'il ne devrait pas s'y trouver
la *moindre* trace d'acide cyanhydrique]
Il faut savoir que la chambre à gaz du Krema I ne fut utilisée
que pendant une durée assez brève, avant sa conversion.
Ceci, et le fait que "seulement" dix mille personnes
y furent assassinées, comparé aux trois cent cinquante
mille et quatre cent mille des Krema II et III, explique le fait
que seule une faible quantité de résidus cyanure
demeure. Les autres Krema furent détruits par les SS avant
la libération du camp par les soviétiques. [NdT:
Si le Krema I ne fut pas détruit c'est bien parce qu'au
moment de la fuite des SS il n'était, depuis longtemps,
plus utilisé comme lieu d'assassinats de masse, contrairement
aux autre complexes crématoires-chambres à gaz qui
furent, eux, détruits. Les négationnistes sont bien
sûr incapables de trouver une explication valable à
cette différence de traitement entre les différents
bâtiments...]
Pour finir, des composés de cyanure ont été
trouvés sur les grilles de ventilation des chambres d'extermination,
prouvant sans doute possible que des gazages y ont eu lieu.
2.02 Caractère explosif du Zyklon B & Proximité
des crématoires
La négation de l'Holocauste consiste souvent à affirmer
que le Zyklon B n'aurait pas pu être utilisé pour
tuer dans des chambres à gaz, parce qu'il serait un composé
explosif et qu'il y avait des fourneaux à proximité.
C'est oublier, ou passer sous silence, le fait que la concentration
de HCN nécessaire pour causer la mort est presque 200 fois
inférieure à celle requise pour causer une explosion.
Bien que les SS aient utilisé une concentration supérieure
à la concentration mortelle, elle était de loin
inférieure à celle à partir de laquelle le
HCN acquiert son caractère explosif.
Pour référence, on pourra se reporter à "The
Merck Index" (The Merck Index, an encyclopedia of chemicals,
drugs and biological, twelfth edition, Merck & Co., Inc.,
Whitehouse Station, NJ, 1996) et au "CRC handbook of Chemistry
and Physics", ou consulter n'importe quel manuel décrivant
la toxicité et l'inflammabilité des produits chimiques.
Pour l'HCN, une concentration de 300 ppm (parties par million)
tue un être humain en quelques minutes (Merck, p. 822, entrée
4836), alors que la concentration minimale qui peut entraîner
une explosion est de 56000 ppm.
Frank Deis fournit les informations suivantes tirées du
Merck, [NdT: le traducteur s'est permis de se référer
à l'édition la plus récente du Merck Index]
avec des commentaires éditoriaux entre crochets ([ ]):
"Cyanure d'hydrogène. Acide cyanhydrique - Blausäre
(en allemand); acide prussique CHN; mol wt 27.03 ... HCN. Préparée
à grande échelle par oxydation catalytique d'un
mélange amoniaque-méthane [références
omises]. Peut également être obtenue par décomposition
de formamide. Souvent préparée en laboratoire par
acidification de NaCN ou de K4[Fe(CN)6]. [note de l'éditeur:
cette formule est assez semblable à celle de du bleu de
Prusse, autre sujet majeur traité dans le rapport Leuchter.
Le bleu de Prusse est un ferrocyanure ferrique, c'est à
dire de l'hexacyanoferrate ferrique (II). La formule en est Fe4[Fe(CN)6]3.
Le sel =ferrique= de ferrocyanure est insoluble dans l'eau. D'autres
sels, comme le sel =potassium= de ferrocyanure, sont relativement
solubles dans l'eau] [références omises]
"Gaz ou liquide incolore; odeur caractéristique; très
faiblement acide (ne réduit pas le tournesol); brûle
dans l'air avec des flammes bleues; extrêmement toxique,
même mélangé à l'air. d(gaz) 0.941
(air = 1) [note de l'éditeur: remarquez bien que le gaz
est plus léger que l'air]; d(liq) 0.687. point de congélation:
-13.4 ·C. point d'ébulition: 25.6 ·C [les
derniers arguments de Leuchter faisaient grand cas du fait que
le gaz devrait se condenser sur des murs froids. Ce qui pourrait
effectivement se produire dans une certaine mesure dans des pièces
froides. Dans le cas de pièces intégralement remplies
par des gens, le gaz demeure au dessus de sa température
de condensation] Miscible avec l'eau, l'alcool; légèrement
soluble dans l'éther.
"LC50 [concentration mortelle pour 50% des animaux testés;
remarquez bien que cela dépend à la fois de la concentration
et de la durée d'exposition!] pour les rats, souris et
chiens: 544 ppm (5 min), 169 ppm (30 min), 300 ppm (3 min) par
inhalation. [références omises].
"[Toxixité humaine] Attention: une forte concentration
entraîne tachypnée [respiration accélérée]
(qui entraîne une absorption accrue de cyanure), puis dyspnée
(difficulté à respirer), paralysie, inconscience,
convulsions et arrêt respiratoire. Des maux de tête,
des vertiges, des nausées et des vomissements peuvent survenir
après une exposition de quelques minutes à des concentrations
plus faibles. L'exposition chronique et prolongée peut
provoquer fatigue et faiblesses. Une exposition à 150 ppm
pendant 1/2h a 1h peut mettre la vie en danger. La mort peut survenir
en quelques minutes d'exposition à 300 ppm. La dose fatale
par ingestion est de 50 à 60 mg. Antidote: nitrite de sodium
et thiosulfate de sodium.
"Utilisation. Le gaz comprimé est utilisé pour
exterminer les rongeurs et les insectes ainsi que pour tuer les
insectes sur les arbres, etc. =Doit être manipulé
par des experts spécialement entraînés.="
[fin de l'article du Merck Index] [c'est le texte de Frank Deis
qui continue ici]
Le cyanure est une petite molécule. Elle est principalement
toxique parce qu'elle ressemble à la molécule d'oxygène.
L'oxygène O2 (ou OO) et le HCN sont vus de la même
façon par les sites de liaison des mitochondries et probablement
par les groupes hématiques dans l'hémoglobine et
la myoglobine. Si le cyanure prend (la) place [de l'oxygène]
sur le complexe cytochrome oxydase a/a3, [ndt: enzyme qui permet
aux cellules d'utiliser l'oxygène apportée par le
sang,] au bout de la chaîne de respiration mitochondriale,
alors l'oxygène que vous inhalez ne vous est plus d'aucune
utilité. Vous ne pouvez plus l'utiliser comme un véhicule
pour les électrons à haute énergie, vous
ne pouvez plus fabriquer d'ATP par la méthode habituelle
de phosphorylation oxydante. Votre corps vous fait tout d'abord
respirer plus fort, dans une tentative de compenser l'asphyxie,
[ndt: mais ne fait que l'accélérer en augmentant
l'absorption de HCN], et les cellules commencent à mourir
par manque d'oxygène et d'énergie ATP. [ndt: Les
cellules nerveuses et notamment celles du centre respiratoire
sont particulièrement sensibles à l'acide cyanhydrique.]
En général, les arguments de nature chimique donnés
dans la défense du rapport Leuchter par Paul Grubach (JHR,
V12, #4) semblent valides. Cependant les *prémisses* qui
les sous-tendent sont soit douteuses soit mensongères.
Si de hautes concentrations de cyanure entraîne la formation
de bleu de Prusse sur des briques froides et humides qui contiennent
beaucoup d'ions fer, encore faut il prouver que les briques des
murs étaient froides et humides! L'air était-il
suffisamment froid pour que le gaz HCN se condense? Est-ce que
de semblables "hautes concentrations" ont été
utilisées, étant donné la faiblesse des concentrations
requises pour tuer des êtres humains contrairement à
celle requise pour tuer des insectes?
De toute façon, j'espère que ces informations seront
utiles. J'enseigne la biochimie à l'université de
Rutgers, et c'est de là que mes informations sur la toxicité
du cyanure proviennent. L'index Merck est un ouvrage standard
de référence, que probablement toutes les bibliothèques
[scientifiques] possèdent. Frank Deis (DEIS@PISCES.RUTGERS.EDU)
[ndt: ces renseignements sur l'acide cyanhydrique se trouvent
également dans l'Encyclopédie Universalis,
aux différents renvois de l'entrée "cyanure
d'hydrogène" du thésaurus. Voir également
F. Baud, Réanimation des intoxications aigües,
Masson, 1995, pp. 204-209]
2.03 Des Chambres à Gaz n'auraient pas pu être
ouvertes en toute sécurité après 20 à
30 minutes.
On a souvent entendu l'affirmation selon laquelle il faut 20 heures
pour aérer une pièce qui a été désinfectée
au Zyklon B, et que les témoignages oculaires donnant une
attente de 20 à 30 minutes après le début
du gazage, avant la phase d'extraction des cadavres, sont des
impossibilités parce les gens qui sortaient les corps de
la chambre à gaz seraient morts.
Il est vrai que lorsque l'on désinfecte une construction
lors d'une démarche classique, il faut attendre environ
20 heures avant d'y pénétrer de nouveau. Cette donnée,
cependant, n'a plus aucun sens a propos des chambres à
gaz d'extermination, qui étaient dotées d'un système
de ventilation forcée. Quinze minutes étaient bien
suffisantes pour renouveler complètement et plusieurs fois
l'air après un gazage. Lorsque la ventilation n'était
pas utilisée, le Sonderkommando (des prisonniers utilisés
comme esclaves dans pour extraire les cadavres des chambres à
gaz, arracher les dents en or, brûler les corps, etc.) qui
retiraient les corps étaient munis de masques à
gaz. Les allemands avaient une longue expérience avec le
gaz, notamment avec le HCN, utilisé à grande échelle
pour l'épouillage. Ils savaient comment le manipuler en
toute sécurité. Il est absurde d'utiliser ce chiffre
de 20 heures dans ce contexte, car c'est ignorer l'intense ventilation
[et la moindre concentration dans le cas d'un gazage homicide]
et faire intervenir un facteur de sécurité très
important. Les SS ne se souciaient guère de la sécurité
du Sonderkommando qui devait pénétrer dans les chambres
à gaz pour en extraire les corps. Dans certains cas, ces
gens ont souffert des effets du gaz restant. (voir Jean-Claude
Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers,
New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989, p. 473)
De plus, ce qui rend le renouvellement de l'air long et difficile,
dans le cas d'une désinfection d'immeuble, est la présence
de couvertures, de meubles, de rideaux, etc. Faut-il préciser
que tout cela était absent des chambres à gaz? C'était
juste des constructions de béton nu, ce qui rendait leur
ventilation extrêmement rapide et efficace.
Si la "période de ventilation de 20 heures" était
nécessaire, cela signifierait que les corps des condamnés
à mort exécutés au cyanure d'hydrogène
dans les prisons américaines devraient rester attachés
à leur chaise pendant 20 heures après qu'ils eussent
étés tués... Un non-sens évident,
que Fred Leuchter, qui se dit expert en chambres à gaz,
ne peut ignorer.
2.04 Les chambres d'extermination étaient en fait des morgues.
Les négateurs de l'Holocauste, parlant des "prétendues"
chambres à gaz d'extermination, prétendent souvent
qu'il s'agissait de morgues et que le Zyklon B y était
utilisé comme désinfectant.
Cette affirmation provient du fait que des résidus de complexes
hydrocyanure ont été retrouvés sur les grilles
de ventilation des chambres à gaz des Krema II et III (l'analyse
chimique menée à bien par le Dr. Jan Robel du Cracow
Forensic Institute en décembre 1945 fit partie des preuves
lors du procès du commandant d'Auschwitz Hoess). Cela prouve
que des gazages eurent bien lieu dans ces pièces - mais
puisque cela entre en contradiction avec les affirmations des
négationnistes comme quoi il s'agissait de morgues souterraines,
ils décrétèrent que "une morgue est
désinfectée avec du Zyklon B."
Malheureusement pour ceux qui présentent cela comme une
vérité, le Zyklon B n'est d'aucune utilité
pour la désinfection des cadavres, et il n'élimine
pas les bactéries anaérobies. Il élimine
seulement les organismes aérobies.
Enfin, la "morgue" est explicitement désignée
comme une "cave de gazage" dans une lettre du département
de construction d'Auschwitz au Général SS Kammler,
du 29 janvier 1943. Pourquoi appeler une morgue une "cave
de gazage"? Et pourquoi, une autre chambre souterraine est-elle
appelée "cave de déshabillage"? (voir
Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of
the Gas Chambers, New York: Beate Klarsfeld Foundation, 1989,
p. 221; et aussi G. Reitlinger, The Final Solution: The Attempt
to Exterminate the Jews of Europe, 1939-1945, South Brunswick,
T. Yosellof, 1968, p. 158.
Ces documents sont reproduits dans la section "AUSCHWITZ"
du fichier "Original Nazi Documents", ainsi que d'autres
documents traitant du processus de gazage à Auschwitz).
L'échange épistolaire qui suit, entre un officier
SS et la compagnie qui fabriquait les crématoires, démontre
que les caves souterraines dans les Kremas II et III étaient
préchauffées. Il va sans dire que cela prouve sans
le moindre doute qu'elles n'étaient aucunement destinées
à servir de morgue. Il est tout à fait absurde de
chauffer une morgue. Mais il est logique de chauffer une chambre
à gaz d'extermination, afin de faciliter le dégagement
d'acide cyanhydrique (son évaporation à partir de
l'état liquide dans lequel il est stocké sous forme
de Zyklon B). [ndt: cela élimine également toute
possibilité d'avoir eu des murs froids, sur lesquels auraient
pu se former des résidus HCN, cf. §2.02]
"Lettre du SS-Sturmbannfuehrer Jahrling à Topf &
Sons, 6 mars 1943
"Sujet: KL Auschwitz Krematorien II and III
"En accord avec votre suggestion, le service est d'accord
avec le fait que la cave I devait être préchauffée
avec l'air provenant des pièces des 3 installations de
tirage [ndt: au sens de cheminée] forcé. La fourniture
et l'installation des conduites et des ventilateurs nécessaires
pour cela doivent être effectuées le plus tôt
possible. Ainsi que vous le soulignez dans votre lettre susmentionnée,
la mise en oeuvre doit commencer cette semaine. Nous vous prions
de nous envoyer en triple exemplaire un devis détaillé
pour les fournitures et l'installation.
"Par la même occasion, nous vous prions de nous envoyer
un devis supplémentaire pour la modification du système
d'extraction d'air dans la chambre de déshabillage."
(Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of
the Gas Chambers, New York: Beate Klarsfeld Foundation, 1989,
p. 221)
2.05 Il est impossible qu'on ait tué 6 millions de personnes
à Auschwitz
"A en juger par la quantité et la surface des chambres
à gaz, et le nombre de Kremas, il était impossible
de tuer 6 millions de personnes pendant la durée d'existence
du camps." soutient le rapport Leuchter.
Personne ne prétend que 6 millions ont péri à
Auschwitz. Nombreux furent ceux à mourir dans les autres
camps, dans les ghettos, dans les territoires soviétiques
occupés [ndt: assassinés par les Einsatzgruppen].
Les [plus récentes] estimations du nombre de gens qui furent
gazés à Auschwitz varient entre 900.000 et 1.600.000.
Il est évident que les installations d'extermination et
de crémation d'Auschwitz ont permis d'atteindre ces chiffres.
Il suffit d'examiner les photographies des fours du Krema II (Jean-Claude
Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers,
New York: Beate Klarsfeld Foundation, 1989, p. 367; get ~/gifs/furnaces.gif).
Il y avait cinq Kremas à Auschwitz. Le numéro II,
par exemple, possédait 15 fours énormes, spécialement
mis au point pour consumer efficacement et avec rapidité.
Chacun pouvait consumer 3 à 4 corps simultanément
(rappelez vous qu'il y avait beaucoup d'enfants, et [de] nombreux
[adultes] étaient très amaigris), et ceci en un
maximum de 45 minutes. Les SS expérimentèrent différentes
combinaisons de types de corps et de coke afin de déterminer
laquelle fournirait les résultats les plus économiques!
(Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz
d'Auschwitz, Pygmalion, 1980, cité par Feig comme par
Hilberg. Museum w Oswiecimu, KL Auschwitz seen by the SS Hoess,
Broad, Kremer, 2nd. ed., 1978, p. 60-61; Serge Klarsfeld,
The Holocaust and Neo-Nazi Mythomania, The Beate Klarsfeld
Foundation, cité par Feig., p. 99-100; voir /camps/auschwitz/crematoria/krema-1.001)
Les chiffres que Leuchter fournit comme nombre maximum de personnes
qui auraient pu être exécutées en une semaine
- 1.693 - sont absurdes, ainsi qu'on le démontre pour un
seul Krema, le numéro II, par le calcul suivant:
Une chambre à gaz, d'environ 210 mètres carrés
[ou 236,78 m2, selon les sources] de surface pouvaient facilement
contenir quelques centaines de personnes, qui y étaient
introduites jusqu'aux limites de sa contenance. (voir §2.16)
Quinze fourneaux, chacun capable d'incinérer au moins 3
corps simultanément en 45 minutes, pouvaient facilement
se débarrasser de 720 corps en une journée de 12
heures.
En une seule année, le seul Krema II pouvait incinérer
plus d'un quart de million de corps. Ajoutez y les capacités
des Krema III, IV, et V, et vous commencez à avoir une
image précise de la réalité. De plus, les
corps étaient également massivement brûlés
dans de grandes fosses. Deux photographies grossières de
ces charniers, prises en secret à Auschwitz-Birkenau nous
sont parvenues. Elles sont d'une qualité raisonnable et
montrent des hommes debout au sein d'un empilement de corps nus,
avec les fosses fumantes devant eux. Des corps sont traînés
dans la fosse. Ces photos sont reproduites dans Pressac, p. 422
(Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of
the Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989),
et sont également disponibles au format GIF (get camps/auschwitz/images/burning-pit.jpg)
Comme document de référence, on pourra se reporter
à une lettre datée du 20 juin 1943, envoyée
par le SS-Sturmbannführer Jahrling au SS-Generalmajor Kammler
à Berlin, citant le nombre de corps qu'on pouvait incinérer
en 24 heures de travail comme étant de 4.756. Une reproduction
de la lettre ainsi que sa référence dans les archives
allemandes apparaissent dans Pressac, p. 247 (Jean-Claude Pressac,
Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers, New
York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989). Ce nombre est inférieur
à 5 * 1440 = 7200, car certains des Kremas avaient moins
de fourneaux que les numéros II et III. Le décompte
exact, spécifié dans la lettre de Jahrling à
Kammler, est de 340 corps pour le Krema I, 768 corps pour chacun
des Krema IV et V, et 1.440 pour chacun des Kremas II et III.
Cette lettre est disponible au format GIF. (get camps/auschwitz/images/furnace-capacity.jpg).
Il est au mieux naïf, et plutôt malhonnête jusqu'au
mépris, de prétendre qu'un tel nombre de crématoriums
fut construit pour quoique ce soit d'autre que le "traitement"
des corps issus des meurtres de masses de victimes impuissantes.
Leuchter parvient à ses chiffres en posant que les gens
ne pouvaient occuper les chambres à gaz qu'à raison
d'au plus une par près d'un mètre carré (0,85
m2) !! Mais aussi qu'il faudrait une semaine (!!) pour ventiler
les chambres à gaz avant qu'elles ne puissent être
utilisées pour une autre exécution de masse. Ces
hypothèses sont absurdes.
Enfin, deux autres installations de gazage existaient à
Auschwitz, dénommées "Bunker I" et Bunker
II". Elles furent également détruites par les
SS en fuite.
2.06 Les portes des Chambres à Gaz n'étaient
pas assez solides pour empêcher les évasions
La négation de l'Holocauste soutient que les portes des
"prétendues" chambres à gaz étaient
bien trop peu solides pour pouvoir résister à la
pression d'une foule essayant d'échapper à la mort.
Puisqu'aucun des Kremas n'est demeuré dans son état
original (Les Bunkers I & II, ainsi que les Kremas II, III,
IV et V furent détruits et le Krema I modifié),
il n'y a pas de preuve physique concernant l'aspect des portes
des chambres à gaz. Cependant, une porte qui a probablement
été celle d'une chambre à gaz a été
découverte dans le dépôt de matériel
du camp; elle est massive et renforcée de barreaux en fer.
De plus, le judas est protégé *depuis l'intérieur*
par une forte grille de métal, probablement installée
afin que les victimes ne puissent briser le verre du judas.
Ceux qui arguent de la faiblesse des portes présentent
des photos des portes des chambres d'épouillage qui n'étaient
pas renforcées, pensant probablement que le public est
trop stupide pour ne pas remarquer la substitution. Pour une photographie
d'une porte probablement utilisée dans une chambre à
gaz d'extermination, voir Pressac, p. 486 (Jean-Claude Pressac,
Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers,
New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989). (get camps/auschwitz/images/Door.jpg)
2.07 On n'aurait pas employé du Zyklon B pour les gazages.
Les négateurs de l'Holocauste affirment souvent que si
les nazis avaient eu l'intention de tuer des gens par gazage mortel,
ils auraient employé autre chose que le Zyklon B.
Le Zyklon B était utilisé à Auschwitz comme
agent d'épouillage, et ainsi, était déjà
facilement disponible. Les nazis avaient aussi de l'expérience
avec son utilisation en toute sécurité, ce qui le
rendait encore plus intéressant.
"D'autre part, le Zyklon B était facile à transporter
et à stocker, ce qui le rendait encore plus attrayant pour
des SS qui en commandaient en quantité suffisante pour,
ainsi que Höss le soulignait dans son témoignage,
tuer des millions de personnes. Yitzhak Arad cite le rejet de
l'utilisation du Zyklon B par Christian Wirth, fondé sur
l'expérience qu'il avait acquise dans le programme d'euthanasie.
C'est ainsi qu'à Belzec il décida d'utiliser pour
la chambre à gaz fixe du gaz produit par le moteur à
combustion d'un camion. [Il] rejeta le Zyklon B qui fut utilisé
plus tard à Auschwitz. Ce gaz était produit par
des compagnies privées et son utilisation extensive à
Belzec aurait provoqué des soupçons et entraîné
des problèmes d'approvisionnement. Aussi préféra-t-il
un système d'extermination fondé sur du fuel et
du gasoil ordinaires et universellement disponibles." (YVS
XVI. Yad Vashem Studies, XVI. "Operation Reinhard":
Extermination Camps of Belzec, Sobibor and Treblinka. Jerusalem:
Yad Vashem, 1984, p. 211)
Dans une lettre demandant qu'un camion amène du Zyklon
B à Auschwitz, le terme standard de camouflage "réinstallation
des juifs" est utilisé en référence
à l'extermination. Un autre document de même nature
demande du "matériel pour traitement spécial",
un autre terme utilisé pour déguiser l'extermination.
(get camps/auschwitz/images/Resttl1.jpg). Voir Pressac, p. 557
(Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of
the Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989).
Pour plus d'exemples de termes de camouflage on pourra se reporter
aux documents nazis originaux.
Message radio 13, Station radio de la garnison SS d'Auschwitz
(Origine: WVHA [Bureau de la direction de l'administration économique
SS]) Reçu le 2 octobre 1942 à la Kommandantur du
camp de concentration d'Auschwitz
"L'autorisation de mouvement pour l'un camion de cinq tonnes avec remorque vers Dessau et son retour afin de prendre de matériel pour la réinstallation des juifs, est, par la présente, accordée.
"L'autorisation est à donner au conducteur.
" Liebehenschel SS Lieutenant Colonel Représentant permanent de la direction du service avec rang de Lieutenant Général Waffen SS
"A classer
"Le Directeur de la station radio"
Lorsque l'adjudant R. Mulka fut interrogé par le juge Hofmeyer
à propos de la signification de "matériel pour
la réinstallation des juifs", il répondit "Hé
bien, le Zyklon B" (Le procès Auschwitz à Francfort,
11 septembre 1964).
2.08 Les chambres à gaz ne furent jamais étanches...
ou il n'y avait pas de dispositions pour en évacuer le
gaz... ou il n'y avait pas de moyen pour les gardes d'y lâcher
les granulés, etc.
Ainsi que souligné plus tôt, les chambres à
gaz d'extermination furent dynamitées par les SS lorqu'ils
désertèrent le camp. Il n'y a donc pas de preuve
directe concernant leur aspect au moment où elles fonctionnaient,
autres que quelques photographies prises par les Alliés
et les SS pendant la guerre (voir l'ouvrage de Brugioni, référencé
au §4.40, get camps/auschwitz/images/Krema3.jpg pour une
vue aérienne du Krema III prise pendant la guerre). Les
plans de construction incluent effectivement des systèmes
d'extraction d'air, ainsi qu'on peut le voir facilement (cf. krema3.gif
et d'autres), et le système d'extraction d'air est mentionné
dans de nombreux documents. Certains des orifices de ventilations
sont encore visibles dans les ruines des chambres à gaz.
Les plans incluent même les pommeaux de douches qui étaient
placés dans les chambres à gaz afin de tromper les
victimes (get ~/gifs/auplan.gif: lien obsolète).
C'est une triste constatation sur l'intégrité de
Leuchter et sur sa capacité à utiliser la logique
que de voir qu'il admet que les Kremas furent détruits,
tout en continuant pourtant à prétendre qu'il peut
déduire de leur état actuel quel était leur
aspect en 1944, avant qu'ils ne furent dynamités! Ce qui
suit est un extrait, mot pour mot, de son contre-interrogatoire
par M. Pearson, lors du procès Zündel:
"Q. Le Crématorium III a été détruit.
R. Hum, il y a encore des parties du Crématorium III là-bas; mais, pour la plus grande partie, le toit des prétendues chambres à gaz s'est effondré et est éparpillé en morceaux au niveau du sous-sol de ce qui aurait été une prétendue chambre à gaz.
Q. Ainsi, elle n'est plus sous terre?
R. C'est exact. Il y a un trou dans le sol.
Q. En ce qui concerne les Crématorium IV et V, ceux qui furent totalement détruits.
R. A l'exception des fondations, oui.
Q. Donc, tout ce qui vous restait à examiner n'était que les fondations du bâtiment. Est-ce exact?
R. C'est exact."
Leuchter admet que le toit de la chambre à gaz du Krema
III était totalement en pièces et effondré;
que les Krema IV et V ont disparu excepté les fondations!
Pour ce qui est du Krema II, son témoignage est également
intriguant:
"Q. Donc, les installations de la chambre à gaz elle-même sont actuellement sous terre
R. Certaines parties le sont, d'autres non.
Q. Bien. Et quant aux parties qui sont qui sont sous terre, j'imagine que le toit n'est plus entier. Est-ce exact?
R. Il est brisé en plusieurs morceaux, mais, en gros, il est entier.
Q. Il est brisé en plusieurs morceaux, mais, en gros, il est entier?
R. Je veux dire qu'il n'est pas fragmenté.
Q. Combien de morceaux?
R. Trois, je crois,. Je dis cela seulement pour indiquer qu'il n'est pas fragmenté. Il y a de larges plaques du toit.
Q. Bien. Et il est effondré.
R. Il a chuté de plusieurs mètres. Il est partiellement effondré.
Q. Y a-t-il de la poussière par dessus? Est-il souterrain?
R. A certains endroits il est recouvert de poussière, et à d'autres il n'y a pas de poussière.
Q. Et ceci à propos du Crématorium II?
R. C'est exact."
Encore plus incroyable est le contenu du rapport de Leuchter:
"La preuve concernant la fonction du Krema est non existante
puisque le four du Krema I a été complètement
reconstruit, les Kremas II et III sont partiellement détruits
avec des éléments qui manquent et les Kremas IV
et V ont disparu."
"Ont disparu"! Pourtant, il peut encore faire des conjectures
sur la façon dont ils fonctionnaient avant leur destruction....
Les photos des chambres à gaz dans leur état actuel
sont visibles dans Pressac. Elles sont totalement démolies
et une personne raisonnable ne saurait prétendre pouvoir
conclure [de leur état actuel] quoi que ce soit sur leur
fonctionnement avant leur destruction.
Leuchter se ridiculise encore davantage en déclarant que
les chambres à gaz ne furent jamais closes et que l'utilisation
de gaz cyanure en leur sein aurait été dangereuse.
Pourtant il admet que le gaz y était utilisé (mais
comme agent d'épouillage, ainsi qu'il le prétend).
C'est de toute évidence absurde [et contradictoire]; si
elles n'avaient pas été étanches, y introduire
le gaz eut été dangereux quel qu'en ait été
le but. Cette contradiction évidente à elle seule
est une raison suffisante pour rejeter le "rapport Leuchter".
2.09 Le gaz aurait tué tout le monde à l'extérieur
au moment de la ventilation
Inepte; Ceci n'est qu'une question de concentration. Une fois
que le gaz est relâché dans l'atmosphère,
sa concentration chute et il n'est plus dangereux. D'autre part,
l'HCN se dissipe rapidement. Les chambres à gaz d'exécution
dans les prisons américaines sont également ventilées
directement dans l'atmosphère. De plus, si cet argument
valait pour les chambres à gaz d'extermination, il vaudrait
aussi pour les chambres à gaz d'épouillage, et l'on
devrait en déduire [selon la "logique" des négationnistes]
que les chambres à gaz d'épouillage n'ont pas existé!
2.10 Si tant de gens furent effectivement tués et incinérées,
où se trouvent toutes les cendres produites par les crémations?
Après une incinération, il reste assez peu de cendres.
Elles remplissent à peine une petite urne, ou une boîte.
Cela signifie que les cendres de milliers de gens remplissent
un seul camion. Les cendres étaient soit répandues
alentour dans les champs, soit enterrées, soit, comme dans
le cas d'Auschwitz, jetées dans une rivière.
2.11 Les personnes qui introduisaient le gaz dans la chambre
à gaz auraient été tuées par le gaz
Absurdité absolue. Comme ceux qui utilisaient le Zyklon
B dans les chambres d'épouillage, les SS qui étaient
chargés du gazage utilisaient des masques à gaz.
L'esprit renacle à réaliser qu'un "expert en
chambre à gaz" n'ait pu réaliser cela.[ndt:
il renacle également à comprendre pourquoi ce qui
était possible pour l'épouillage, devient, aux yeux
des négationnistes, impossible, pour la simple raison qu'il
s'agit de gazages homicides.]
2.12 Les listes de décès d'Auschwitz ne montrent
pas que tous ces gens furent tués.
Ceci est dû au simple fait que ces listes, lorsqu'elles
existent, ne se réfèrent qu'à ceux qui reçurent
un numéro de série. La majorité des personnes
transférées au camp étaient classées
comme "inaptes au travail" et gazées immédiatement.
Ce fait est noté, par exemple, dans un rapport écrit
par l'officier commandant SS Franke-Gricksch pour Himmler (get
camps/auschwitz/gricksch.rpt; & ~/auschwitz.faq1, qui décrit
le processus d'"enregistrement"). Ces gens n'étaient
enregistrés nulle part, et personne n'a enregistré
leurs noms. (Témoignage du prisonnier polonais Aloïs
Oskar Kleta, Shelly, p. 284; Fertig, p. 12; Fleming, p. 189. Voir
également le témoignage de Henryk Tauber dans Pressac,
p. 488, sur la façon dont les SS brûlaient régulièrement
les documents concernant le nombre de leurs victimes).
2.13 Il y avait une piscine à Auschwitz, aussi ce ne
pouvait être un camp d'extermination
En effet, un réservoir d'eau à Auschwitz I (le camp
principal) était converti en piscine qui était utilisée
par le personnel du camp. D'autres moyens de distraction existaient;
un orchestre composé de prisonniers, ainsi qu'un bordel.
En quoi cela prouverait qu'Auschwitz n'était pas un camp
d'extermination, cela dépasse l'auteur de ce texte [et
son traducteur].
2.14 Une grande partie d'Auschwitz résidait au dessus
de nappes d'eau peu profondes, aussi les corps n'auraient pu être
brûlés dans des fosses.
Il y a des photos de ces fosses avec des corps en train de brûler
dedans (voir holocaust/gifs -lien obsolè- pour certaines
photographies). Pendant la période de fonctionnement d'Auschwitz,
les SS avaient fait assécher la région; ainsi qu'on
peut le constater aujourd'hui, le drainage n'a pas été
renouvelé depuis 1945, le niveau des eaux est remonté
et l'état de la région s'est détérioré.
D'autre part, les fosses n'étaient pas utilisées
tout le temps, mais seulement lorsque le nombre de fourneaux était
insuffisant pour incinérer tous les victimes, ou lors de
l'extermination des juifs hongrois, quand tellement de gens furent
assassinés quotidiennement que les fourneaux ne pouvaient
suffire à se débarasser de tous les corps. De plus,
on sait des "fosses d'incinérations" qu'elles
furent en opération en octobre et novembre 1942 et pendant
l'été 1944, c'est à dire pendant des périodes
où il n'y a pas de problème de fonte des neige ou
d'élévation des niveaux des eaux.
2.15 Comment se fait-il que des témoins des gazages
aient survécu? Pourquoi les nazis ne les ont-ils pas tués?
La réponse à cette question est simple: les SS les
ont presque tous tués. Après la guerre, il y avait
environ 70 survivants sortis de Treblinka (qui fit plus de 700.000
victimes, voir le fichier avec des extraits d'arrêts de
cours allemandes - get camps/aktion.reinhard/reinhard.faq1 et
~/reinhard.faq2). Ces survivants se sont échappés
du camp, principalement lors de la rébellion qui y eut
lieu. La même chose vaut pour Auschwitz: presque tous les
membres des "Commandos Spéciaux" qui assistaient
aux gazages et devaient extraire les victimes des chambres à
gaz, les amener aux fours et les y incinérer, furent tués
par les SS. Un petit nombre d'entre eux réussit à
s'échapper à l'occasion de la rébellion d'octobre
1944. Un autre élément est qu'à la fin de
la guerre un chaos absolu régnait à Auschwitz; les
soviétiques s'approchaient rapidement, et ils bombardaient
même le camp. Ainsi, il n'y eut pas le temps d'en tuer tous
les occupants, et certains furent même transférés
dans des camps en Allemagne. La plupart d'entre eux moururent
lors de ces transferts qui étaient en fait des marches
forcées, de véritables marches de la mort.
2.16 Les fumées d'échappement des moteurs diesel
ne sont pas assez toxiques pour tuer les gens.
(Ceci concerne le camp de Treblinka. On se reportera au fichier
avec les arrêts de cours allemandes sur le sujet. Dans d'autres
camps de la mort, des moteurs à gazole étaient utilisés.
La méthode pour tuer était simple; les gens étaient
entassés dans les chambres à gaz, et les gaz d'échappement
de moteurs puissants y étaient dirigées.)
Une fois de plus, cette affirmation est une contre vérité.
Dans une pièce close les gaz d'échappement d'un
moteur diesel tuent. En fait, il y a eu une étude sur le
sujet, dont les résultats sont consignés dans "The
Toxicity of Fumes from a Diesel Engine Under Four Different Running
Conditions", by Pattle et al., British Journal of Industrial
Medicine, 1957, Vol 14, p. 47-55. ("La toxicité des
fumées d'un moteur diesel dans quatre conditions de fonctionnement
différentes"). Ces chercheurs firent un certain nombre
d'expériences durant lesquelles des animaux d'espèces
différentes furent exposés aux fumées de
moteur diesel, et ils en étudièrent les résultats.
Lors des expériences, le tuyau d'échappement d'un
petit moteur diesel (568 cc, 6 BHP) était relié
à une chambre de 10 mètres cube de volume dans laquelle
les animaux étaient introduits. Dans *tous* les cas les
animaux sont morts. La mort était plus rapide lorsque l'arrivée
d'air du moteur était diminuée, ce qui entraîne
un accroissement du monoxyde de carbone (CO) émis. (voir
"diesel Engine Reference Book", Lilly, 1985, p. 18/8,
où il est écrit que pour un rapport air/fuel élevé
la concentration de CO n'est que de quelques parties par million,
mais que pour des rapports air/fuel inférieurs (25 pour
1) la concentration de CO peut s'élever jusqu'à
3000 ppm. Il est très aisé de restreindre l'arrivée
d'air; les chercheurs britanniques y sont parvenus simplement
en obstruant partiellement l'ouverture avec une pièce métallique.)
Même dans les cas où la production de CO était
basse, les animaux sont morts, tués notamment par d'autres
composés toxiques, surtout des irritants et du dioxyde
d'azote.
En fait, les moteurs diesel utilisés à Treblinka
étaient bien plus gros. C'était ceux de tanks T-34
capturés à l'armée soviétique. Ces
tanks pesaient de 26 à 31 tonnes selon le modèle
et avaient des moteur de 500 BHP (à comparer aux 6 BHP
du moteur des expériences britanniques).
Le volume des chambres d'extermination de Treblinka entre bien
sûr en ligne de compte. Ce volume était de 60 mètres
cube, soit 6 fois celui des expériences britanniques, mais
la différence de taille entre les moteurs est bien plus
élevée qu'un facteur 6.
Il est nécessaire de garder en mémoire que ce qui
importe dans l'empoisonnement au CO n'est pas la concentration
en CO, mais le rapport CO/Oxygène. Dans une pièce
de faibles dimensions, remplie du maximum de gens, le niveau d'oxygène
diminue rapidement, rendant ainsi la mort par empoisonnement au
CO plus rapide. Comme noté plus haut, d'autres composants
toxiques interviennent et accélèrent encore la mort.
Les SS étaient conscients du fait qu'entasser le plus de
gens possible dans la chambre à gaz, diminuant ainsi l'espace
libre [et la quantité d'oxygène] s'y trouvant, [accélérant
par là la consommation d'oxygène et sa raréfaction],
accélérait la mort de ses occupants. Cela apparaît
clairement dans une lettre concernant les "fourgons de gazage"
(utilisés au camp d'extermination de Chelmno et dans d'autres
lieux) envoyée au SS-Obersturmbannführer Walter Rauff
le 5 juin 1942. La lettre est assez longue mais en voici l'extrait
significatif (Nazism: A History in Documents and Eye Witness
Accounts, Vol.2, document 913. Voir également, en français,
Kogon, Langbein, Rückerl, Les chambres à gaz secret
d'état, Seuil, Points Histoire, ISBN 2-02-009628-5,
pp. 75-76)
"La capacité normale des voitures est de neuf à
dix au mètre carré. Mais les grands camions spéciaux
Saurer ne peuvent être utilisés à une telle
capacité. Ce n'est pas une question de surcharge, mais
leur mobilité tous terrains est alors très diminuée.
Il apparaît donc nécessaire de réduire la
surface de chargement. On peut y parvenir en raccourcissant d'un
mètre la superstructure. On ne saurait en effet remédier
à la difficulté signalée par une simple diminution
du nombre des sujets traités, comme on le faisait jusqu'ici,
car, dans ce cas, le fonctionnement exige plus de temps, puisqu'il
faut bien que les espaces dégagés soient, eux aussi,
remplis de CO. Au contraire, une surface de charge plus petite,
mais complètement occupée, l'opération dure
sensiblement moins longtemps, puisqu'il n'y a pas d'espace libre."
Un autre témoignage macabre sur la "science du gazage"
développée par les SS est la lettre du Dr. August
Becker au SS-Obersturmbannführer Rauff du 16 mai 1942 (Nazi
Conspiracy and Aggression, Vol. III. Washington, D.C.: U.S. Government
Printing Office, 1946, p. 418)
"Le gazage n'est pas effectuée correctement. Dans
l'intention d'en finir aussi rapidement que possible, le conducteur
appuie à fond sur l'accélérateur. Ce faisant,
les gens à exécuter meurent par suffocation et non
par perte de conscience comme il était prévu. Mes
instructions ont à présent prouvé que, par
un ajustement correct des manettes, la mort survient rapidement
et les prisonniers s'endorment calmement. Visages déformés
et excréments ne surviennent plus, comme c'était
le cas auparavant."
Des informations complémentaires furent publiées
sur Usenet en novembre 1993. smullins@ecn.purdue.edu cite Holtz
(voir le § sur les lectures conseillées) et Elliot.
Un balayage rapide des informations montre clairement les différences
entre les niveaux d'oxygène et de monoxyde de carbone trouvées
dans les gaz d'échappement des moteurs diesel dans différentes
conditions de mélange fuel-air:
"Composition des gaz d'échappement d'un moteur diesel
fonctionnant à un rapport (en % par volume) fuel-air normal:
O2: 1.5% CO2: 13.5% CO : 0.5%
Composition des gaz d'échappement d'un moteur diesel fonctionnant
à un rapport (en % par volume) fuel-air de 0.094:
O2: 0.3% CO2: 10.2% CO : 6.0%"
Ces chiffres démontrent clairement qu'en réduisant
simplement l'arrivée d'air de n'importe quel moteur diesel,
celui-ci produira suffisamment de CO pour être rapidement
et sans ambiguïté mortel (6% de CO représentent
environ 60.000 ppm). Ces données (Holtz & Elliot) sont
apparues dans "Transactions of the ASME", au début
de 1941, et étaient probablement connues des nazis.
M. Mullins a également publié un article sur Usenet
qui traite de [l'article négationniste] "chambres
à gaz diesel: un mythe dans un mythe" de Berg (get
orgs/american/ihr/jhr/jhr.v05n1). Il y démontre non seulement
que les moteurs diesel peuvent produire rapidement de grandes
quantités de gaz toxique, mais il le fait en utilisant
les propres chiffres de Berg. (get orgs/american/ihr/diesel.001
pour l'article dans son intégralité.)
2.17 Il n'y avait pas assez de juifs en Europe pour justifier
le chiffre de six millions de victimes
Cette affirmation est bien entendu ridicule, ainsi que le montrent
les statistiques établies à l'époque, notamment
les chiffres de populations juives qui apparaissent dans des documents
nazis originaux... par exemple:
Extraits des minutes de la conférence de Wannsee, le 20
janvier 1942, concernant la "Solution Finale de la Question
Juive" (Trials of War Criminals Before the Nuernberg Military
Tribunals - Washington, U.S Govt. Print. Off., 1949-1953.,
Vol. XIII, p. 210; source pour la version française:document
NG 2586 extrait de La persécution des Juifs dans les
pays de l'Est présentée à Nuremberg.
Recueil de documents publié sous la direction de Henri
Monneray. Préface du général Telford Taylor.
Introduction de René Cassin, Paris, Édition du Centre,
1949, pp. 82-89) ---------------------------------------------------------------
[...]
"II. Le SS Obergruppenführer Heydrich, Chef de la Police de Sureté et du SD, commença par communiquer à l'Assemblée sa nomination au poste de "Plénipotentiaire pour la préparation de la solution finale du problème des Juifs d'Europe", nomination signée par le Reichsmarschall, [Goering]...
Dans le cadre de cette solution finale du Problème Juif Européen, sont concernés environ 11 millions de juifs. Ils sont répartis entre les différents pays comme suit:
A. Territoire du vieux Reich [Altreich] 131 800 Autriche
43 700 Territoires de l'est 420 000 Gouvernement Général (Pologne occupée par les nazis) 2 284 000 .. .. .. Hollande
160 000 .. .. Roumanie, Bessarabie incluse 342 000 .. .. Hongrie
742 800 URSS
5 000 000 .. .. Russie Blanche, Bialystol exclus 446 484
[nombreuses républiques non citées par souci de brièveté] TOTAL supérieur à 11 000 000
Sous une autorité adéquate, il faudrait à présent que les Juifs soient, dans le cadre de la Solution Finale, amenés vers l'Est d'une façon qui permette leur utilisation comme force de travail. Dans de grands groupes de travaux, avec séparation des sexes, les Juifs capables de travailler sont amenés sur ces lieux et employés à la construction de routes, tâche au cours de laquelle une grande partie disparaîtra d'une façon naturelle.
Le résidu qui aura finalement été capable de survivre à tout cela, dans la mesure où c'est sans aucun doute le groupe doté de la plus grande résistance, doit être traité en conséquence, puisque ces gens, issus d'une sélection naturelle, sont à considérer comme la graine originelle d'une renaissance juive. (voir les expériences de l'histoire).
Dans le cadre de l'exécution effective de la Solution Finale, l'Europe est ratissée d'Ouest en Est."
Les affirmations souvent faites par les négationnistes à propos de l'émigration de juifs après la Seconde Guerre Mondiale sont ridicules. Par exemple, il y avait 370.000 juifs en Palestine en 1937 et 600.000 en 1948. Les chiffres provenant du comité anglo-américain pour l'étude du génocide sont les suivants:
(conclusions du comité anglo-américain pour l'étude du génocide infligé par les nazis aux juifs d'Europe, avec le compte exact pays par pays.)
Nombre de juifs disparus (après la guerre - avant la guerre)
Allemagne - 195 000 Autriche - 53 000 Tchécoslovaquie - 255 000 Danemark - 1 500 France - 140 000 Belgique - 57 000 Luxembourg - 3 000 Norvège - 1 000 Hollande - 120 000 Italie - 20 000 Yougoslavie - 64 000 Grèce - 64 000 Bulgarie - 5 000 Roumanie - 530 000 Hongrie - 200 000 Pologne - 3 271 000 URSS - 1 050 000
(moins les réfugiés dispersés: 308 000)
Nombre total de juifs exterminés = 5,721,500
--------------------------------------------
Certaines estimations sont plus faibles, d'autres plus élevées
que la réalité mais ce sont les échelles,
les ordres de grandeur, qui importent ici. Le nombre de victimes
pour la France est à ramener à 75 000, mais des
travaux récents démontrent que le nombre de victimes
en ex-URSS a été largement sous-estimé.
D'autre part, environ 6 millions de civils non juifs on été
tués par les nazis, principalement en Pologne et en Yougoslavie.
[ainsi qu'en ex-URSS]
2.18 Le "mythe" de l'Holocauste a été
créé uniquement pour le bénéfice financier
d'Israël
Les négateurs de l'Holocauste soutiennent souvent que la
seule raison pour laquelle la "supercherie de l'Holocauste"
[ndt: selon leur expression...] a été soutenue est
que cela a engendré une aubaine financière pour
l'état d'Israël. Deborah Lipstadt fournit l'information
suivante dans "Denying the Holocaust":
"Les officiels israéliens ont fait le détail
de leurs revendications contre l'Allemagne dans un communiqué
de mars 1951 aux quatre grandes puissances, et ce document est
devenu le fondement officiel de l'accord de réparation.
Il contenait une explication de la méthode de calcul employée
par Israël pour évaluer le montant des réparations
demandées. Dans le communiqué, des officiels israéliens
expliquaient que les persécutions nazies avaient entraînées
ün deuxième exode juif" de près de cinq
cent milles personnes. Se basant sur la taille de cet exode, Israël
a évalué le montant des réparations qu'il
demanderait:
" Le gouvernement d'Israël n'est pas en position d'obtenir
et de présenter un état complet de toutes les propriétés
juives prises et pillées par les allemands, et évaluée
à plus de 6 milliards de dollars. Il ne peut baser ses
demandes que sur les dépenses déjà effectuées
et restant à engager sur les processus d'intégration
des immigrants juifs venus des pays dominés par les nazis.
Le nombre de ces immigrants est estimé à environ
500.000, ce qui représente des dépenses totales
de 1,5 milliards de dollars. "
Il semble ici à peine nécessaire de souligner que
puisque l'argent qu'Israël a perçu est basé
sur le coût d'installation de *survivants*, si Israël
avait voulu augmenter le montant des réparations obtenues
de l'Allemagne, il aurait été dans son intérêt
de prétendre que moins de six millions de juifs avaient
été exterminés et qu'un plus grand nombre
avait réussi à fuir vers Israël."
(Lipstadt, Deborah. Denying
The Holocaust. New York: Macmillan, 1993. Toronto: Maxwell
MacMillan Canada. ISBN: 0-02-919235-8, p.57)
3.00 La crédibilité de Leuchter (ou plutôt
son manque de crédibilité)
3.10 Le parjure de Leuchter devant une cour canadienne lors du
procès Zündel.
Ce parjure est, comme nous allons le voir, bien réel. Leuchter
a également admis qu'il n'est pas un ingénieur (devant
une cour américaine), et a été condamné
à ne plus publier de "rapports" où il
se targuerait d'une quelconque expertise en ingénierie.
(Pour un examen détaillé de l'accueil de Leuchter
comme "témoin expert" dans une court canadienne,
get people/l/lipstadt.deborah/lipstadt.005. Pour l'article du
Washington Post discutant du décret de consentement
dans lequel Leuchter admit qu'il n'était pas un ingénieur
et accepta de cesser de faire circuler des "rapports"
où il se prétendrait tel, get people/l/leuchter.fred/press/washington-post.0691.)
Dans son article du 11 janvier (Spotlight, " Major
Historical Fact Uncovered," January 11, 1993), Foner parle
du procès canadien de Ernst Zündel et nous déclare:
"Zündel est parti à la recherche d'un expert
en exécutions, particulièrement en gazage. Il a
trouvé Fred Leuchter, qui était spécialisé
dans la mise au point et la fabrication de matériels d'exécution
utilisés dans des prisons à travers les Etats-Unis."
(Foner, Samuel P. "Major Historical Fact Uncovered"
Spotlight, Vol. XIX, Number 2, January 11, 1993, p.3) [ndt:
Spotlight est l'organe du "Liberty Lobby", principal
parti néo-nazi et antisémite des Etats-Unis]
Bien que Leuchter fût considéré par des publications
néo-nazies et par les négationnistes comme un "expert",
le propre témoignage de M. Leuchter lors du procès
Zündel démontre de façon claire qu'il n'est
ni un "expert" ni un témoin crédible.
Ce qui suit est extrait du témoignage de Leuchter au procès
Zündel (les questions sont posées par Douglas Christie,
le procureur). A la suite de cet extrait, on trouvera les déclarations
officielles de deux prisons américaines faites après
le témoignage de Leuchter au procès. Il semble clair
que l'on n'aura aucune difficulté à en déduire
la valeur des références de M. Leuchter après
avoir examiné ce témoignage et ces déclarations:
"Q: Et quel est votre lien avec l'exploitation de ces équipements [i.e les chambres à gaz] dans ces Etats [la Californie et la Caroline du Nord]?
R: Nous avons conseillé les deux Etats, la Californie principalement pour un système de surveillance cardiaque appelé à remplacer le vieux modèle de stéthoscope à diagramme mécanique alors utilisé. Nous allons bientôt leur livrer et leur installer un nouveau système de surveillance cardiaque pour leur chaise électrique et leur chambre à gaz.
"Q: Vous êtes consulté par l'Etat, il me semble?
R: Oui, Juan Vasquez.
Q: Je vois. Et en Caroline du Nord?
R: La Caroline du Nord. Mes discussions et mon travail se sont passés avec un nommé Nathan Reise, et il avait fait faire des travaux par leur personnel de maintenance sur leur chambre à gaz il y a deux ans, et ils avaient eu un problème avec le joint sur porte qui fuyait. C'est à ce moment que nous avons discuté avec lui et que nous lui avons recommandé une procédure de remplacement de la chambre à gaz.
Q: Et il vous consulte vous pour ces sujets? R: Absolument."
Qu'ont à dire ces deux institutions sur le sujet? D'abord
le directeur de Saint Quentin (Californie) répond:
"Je peux vous informer, cependant, que Saint Quentin n'a
pas conclu de contrat avec Fred A. Leuchter, Jr. pour l'installation
d'un système de surveillance cardiaque, ni pour aucun autre
travail." Signé: DANIEL B. Vasquez, directeur (Californie)
Nous vous présentons à présent les commentaires
des officiels de la prison de la Caroline du Nord:
"J'ai discuté de votre requête avec M. Nathan
A. RICE, le précédent directeur, et il m'a déclaré
qu'il se rappelle vaguement d'une conversation téléphonique
avec une personne prétendant être un expert en chambres
à gaz d'exécution. M. Rice déclare de plus
que la personne en question l'avait appelé afin de lui
vendre un système d'injection mortelle.
"D'autre part, nos archives ne permettent pas de soutenir
que M. Leuchter ait jamais été consulté pour
quelque service que ce soit... Je peux attester que la planification
et les travaux ont été réalisés par
le Département de la section d'ingénierie corrective
et par notre propre département de maintenance." Signé:
Gary T. Dixon, Directeur (Caroline du Nord).
Nous découvrons donc que ni la Californie, ni la Caroline
du Nord n'ont consulté Fred Leuchter pour leurs chambres
à gaz. Leuchter est même incapable de se rappeler
correctement des noms des directeurs et ment de façon éhontée
sur ses relations "professionnelles" avec eux!
Le seul autre Etat dans avec lequel Leuchter a prétendument
travaillé est le Missouri. Pourtant, même si Leuchter
prétend avoir "conçu" une chambre à
gaz pour cet Etat, nous sommes obligés de le croire sur
parole puisque, en fait, aucune chambre à gaz n'a été
construite ou installée, et que jusqu'à aujourd'hui
le Missouri ne possède pas de chambre à gaz opérationnelle,
bien que Leuchter prétende en avoir conçu une pour
cet Etat il y a plus de 4 ans. Il serait intéressant d'avoir
des précisions de la part de quiconque aurait contacté
les autorités de l'Etat du Missouri sur cette question...
Un article du Washington Post jette une lumière
supplémentaire sur les problèmes légaux de
Leuchter et sur son statut d'ingénieur:
"Boston, le 17 Juin - Fred A. Leuchter Jr, un expert auto-proclamé des machineries de mort, qui a bâti une seconde carrière de partisan du "révisionnisme" sur sa réputation de constructeur d'équipements de mise à mort, a admis qu'il n'était pas un ingénieur.
"Effectuée dans le cadre d'une entente à l'amiable avec une cour du Massachusetts la semaine dernière, son aveu devrait porter un coup au mouvement qui tient pour une supercherie ou une exagération le fait que les nazis aient exterminé 6 millions de juifs ainsi que d'autres pendant la Seconde Guerre Mondiale, selon des experts du sujet.
"Leuchter, 48 ans, de la banlieue de Malden, était sur le point de se voir jugé ce mois pour pratique illégale du métier d'ingénieur, sans titre adéquat, en violation avec la loi du Massachusetts. Mais le 11 juin, il a signé un accord avec l'institution qui attribue le titre d'ingénieur.
"Dans le cadre de cet accord, Leuchter admet: "je ne suis pas et n'ai jamais été enregistré comme ingénieur professionnel" et qu'il s'était néanmoins présenté comme ingénieur dans ses contacts avec différents Etats utilisant la peine de mort, auxquels il a fournit conseils ou équipements.
"L'accord requiert également de Leuchter qu'il cesse de faire circuler des rapports dans lesquels il se présente comme ingénieur, notamment le document connu sous le nom de "rapport Leuchter".
"Ce rapport, qui a beaucoup circulé chez les révisionnistes, soutient que les chambres à gaz des camps d'Auschwitz, Birkenau et Majdanek ne pouvaient avoir été utilisées pour des exécutions de masse parce qu'elles n'étaient pas assez grandes, pas assez ventilées ou pas assez fermées. Cette assertion s'appuie largement sur une analyse chimique de résidus prélevés en douce sur des murs de ces chambres par Leuchter lors d'une visite en Pologne en Février 1988.
"Sally Greenberg, une avocate qui a contribué, avec la Ligue anti-diffamation du B'nai Brith de Boston, à ce que les autorités du Massachusetts s'intéressent à Leuchter, a accueilli ce règlement favorablement.
" C'est un coup porté au révisionnisme car il était le gourou des révisionnistes." a-t-elle déclaré. " A présent, il est allé jusqu'à reconnaître qu'il n'a aucune qualification d'ingénieur pour disserter sur le 'mythe' de l'Holocauste. C'est en fait l'aveu qu'il n'est que le charlatan, le simulateur pour lequel nous le tenons depuis toujours. "" ("Holocaust Revisionist Admits He Is Not Engineer."Le Washington Post. get people/l/leuchter.fred/leuchter.02 --lien obsolète-- pour le texte intégral.)
3.20 La crédibilité de Leuchter dans les administrations
pénitentiaires américaines, ou plutôt son
manque de crédibilité auprès de ces administrations.
Voici encore pour les qualité d'"expert", et
les qualités d'honnêteté de fred Leuchter:
"Le 20 juillet 1990, l'assistant de l'Attorney Général
d'Alabama, Ed Carnes, a envoyé un mémo à
tous les Etats pratiquant la peine de mort leur demandant des
informations sur les références et la crédibilité
de Leuchter. Carnes a déclaré que non seulement
les vues de Leuchter sur les processus de gazage en chambre à
gaz étaient "non orthodoxes" mais qu'il pratiquait
une sorte de chantage. Si un Etat refusait d'utiliser ses services,
Leuchter témoignait à la dernière minute
pour le condamné, en affirmant que la chambre à
gaz de l'Etat était susceptible de ne pas fonctionner correctement.
<Memorandum de Ed Carnes, Assistant de l'Attorney Général
d'Alabama, adressé à tous les Etats appliquant la
peine de mort, 20 Juillet 1990; Shapiro 'Truth Prevails'
pp. 17 et 21; Newsweek, 22 Oct. 1990, p. 64; Swampscott
Journal, 1er Nov. 1990.> Selon Carnes, Leuchter s'est fait
de l'argent des deux cotés des barreaux de prison. <Associated
Press, 24 Octobre 1990>. En décrivant le comportement
de Leuchter en Virginie, en Floride et en Alabama, Carnes note
qu'en moins de 30 jours Leuchter a témoigné dans
trois Etats que leur technologie de chaise électrique était
trop vieille et pas assez sûre pour être utilisée.
En Floride et en Virginie les cours fédérales ont
rejeté le témoignage de Leuchter comme n'étant
pas digne de confiance. En Floride la cour a découvert
que Leuchter avait déformé en les citant des passages
d'une déclaration par écrit sous serment (affidavit),
et avait fait des conjectures erronées pour une prémisse
capitale pour ses conclusions. <Carnes, Op.Cit., 2>. En
Virginie, Leuchter a fourni à l'avocat d'un condamné
à mort sur le point d'être exécuté
une déclaration par écrit sous serment comme quoi
la chaise électrique ne fonctionnerait pas. La cour de
Virginie décida que la crédibilité de la
déclaration de Leuchter était limitée, dans
la mesure où Leuchter était "Le fournisseur
rejeté pour le remplacement des électrodes de la
chaise électrique de Virginie <Shapiro, Truth Prevails,
22>."" (Lipstadt,170)
4.00 Sources et Appendices
Vera Laska a fourni une liste importante de sources pour ceux
qui sont intéressés par la recherche sur l'Holocauste,
liste incluse dans les FAQs sur Auschwitz. Nous les recommandons
comme excellent point de départ pour quiconque souhaite
effectuer des recherches sérieuses sur les camps. (get
camps/auschwitz/auschwitz.faq2)
D'autre part, vous pouvez obtenir une bibliographie (anglaise)
sur l'Holocauste, en 25 parties, sur le site Web Nizkor: http://www.nizkor.org.
Dans le répertoire bibliographies.
4.10 Lectures recommandées
Une version allemande de cette FAQ est disponible à l'URL:
http://www.nizkor.org/ftp.cgi/people/l/leuchter.fred/leuchter.faq.de
ou sur le serveur ftp ftp.nizkor.org, dans le répertoire
/pub/nizkor/people/l/leuchter.fred/, le fichier leuchter.faq.de.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les installations
d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, nous suggérons de
commencer par le guide en deux parties AUSCHWITZ.FAQ1 et AUSCHWITZ.FAQ2
qui contient une liste conséquente de sources. Les FAQs
sur Auschwitz sont disponibles sur le World Wide Web à
l'URL http://www.nizkor.org/faqs/auschwitz/
"Cyanide Toxicity" Agency for Toxic Substances and Disease
Registry, U.S. Dept of Health and Human Services. in _American
Family Physician_, Vol. 48, no 1, July 1993.
Elkins, Hervey B. "The Chemistry of Toxicology"
New York: John Wiley and Sons Ltd. 2nd (c) 1959
Deux articles parus sur Usenet en Septembre 1995, sur le forum
alt.revisionism, fournissent une large documentation sur les falsifications
des négateurs. Ces articles de Brian Harmon sont disponibles
à l'URL: http://www.nizkor.org/ftp.cgi/camps/auschwitz/cyanide/hcn-spurious-claims
Les articles de M. Harmon fournissent des citations spécifiques
tirées des ouvrages de référence sur la toxicologie
des cyanides cités plus haut.
Markiewicz, Jan, et. al. "A Study of the Cyanide Compounds
Content in the Walls of the Gas Chambers in the Former Auschwitz
and Birkenau Concentration Camps" Cracow: Institute of
Forensic Research, 1994. http://www.nizkor.org/ftp.cgi/orgs/polish/institute-for-forensic-research/post-leuchter.report
Version française disponible à l'adresse suivante:
http://www.worldnet.net/~gilkarm/negation/markiewicz.html
Meeussen, Johannes C. et. al. "Dissolution Behavior of Iron
Cyanide (Prussian Blue) in Contaminated Soils" Environmental
Science and Technology. 1992, 26, pp 1832-1838
Reitlinger, Gerald "The Final Solution: The Attempt to
Exterminate the Jews of Europe, 1939-1945" (South Brunswick,
New Jersey) c 1961.
"Truth Prevails: Demolishing Holocaust Denial",
publié par la Beate Klarsfeld foundation and Holocaust
Survivors and Friends. ISBN 1-879437-00-7.
"Denying the Holocaust",de
Deborah Lipstadt, fournit des informations complètes sur
le manque d'expertise et de références de Leuchter
- cf. Travaux cités.
Les archives sont accessibles par ftp anonyme, sur le serveur
ftp ftp.nizkor.org dans le répertoire /pub/nizkor/ et sur
le World Wide Web, à l'URL <http://www.nizkor.org>
Dans la mesure où il est encore plus aisé de joindre
les archives par le Web, c'est ce moyen que l'on préférera.
4.20 Abréviations utilisées dans les citations.
(Pour une liste des abréviations qui auraient pu être
utilisées dans ce document, get pub/camps/auschwitz/reference.term:
lien obsolète)
4.30 Glossaire
Krema: unité comprenant une chambre à gaz homicide
et des fourneaux pour se débarrasser des corps. Auschwitz
possédait cinq de ces installations. (get pub/camps/auschwitz/images/krema4.jpg
pour une photographie [Pressac] du Krema IV, qui était
au dessus du niveau du sol, et ~/gifs/krema3.jpg)
4.40 Travaux cités
Borkin, Joseph "The Crime and Punishment of I.G. Farben"
London & New York: Collier Macmillan Publishers (London) and
The Free Press, a division of Macmillan Publishing, 1978.
Dino A. Brugioni et Robert G. Poirier "The Holocaust Revisited:A
Retrospective Analysis of the Auschwitz-Birkenau Extermination
Complex" (Central Intelligence Agency, Washington, D.C.)
Février 1979. Traduction française: Dino A. Brugioni
et Robert G. Poirier, "Une analyse rétrospective du
complexe d'extermination" "Auschwitz-Birkenau",
Le Monde juif, n· 97, janvier-mars 1980, pp. 1-22.
Cet article contient des photos aériennes du complexe Auschwitz-Birkenau
en fonctionnement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un résumé
des leurs analyses est incluse dans l'article. Ces photos corroborent
les témoignages oculaires et les documents nazis sur le
fonctionnement du camp.
Vous pouvez obtenir une copie auprès du gouvernement des
Etats Unis en passant par une des institutions suivantes: National
Technical Information Service 5285 Port Royal Road Springfield,
VA 22161 ou Photoduplication Service Library of Congress Washington,
D.C. 20540
Il faut utiliser le numéro du rapport (#st 79-10001) et
le numéro du document (NTISUBE28002) pour accélérer
l'aboutissement de la demande. Le numéro du document est
essentiel.
Konnilyn G. Feig, Hitler's Death Camps LOC D810.J4 F36, 1981
Samuel P. Foner, "Major Historical Fact Uncovered",
Spotlight Vol. XIX, Number 2, January 11, 1993)
Serge Klarsfeld, The Holocaust and Neo-Nazi Mythomania, The Beate
Klarsfeld Foundation, New-York 1978.
Shelly, Secretaries of Death, publié et traduit par Lore
Shelly, Shengold Publishers INC., NY 1986
Howard Fertig, The History of KL-Auschwitz, New York, 1982
Gerald Fleming, "Hitler et la solution finale", Juillard,
1988.
Deborah Lipstadt, Denying The Holocaust, New York, Macmillan,
1993.
The Merck Index, an encyclopedia of chemicals, drugs and biological,
twelfth edition, Merck & Co., Inc., Whitehouse Station, NJ,
1996
Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz,
Pygmalion, 1980. Museum w Oswiecimu. KL Auschwitz seen by the
SS Hoess, Broad, Kremer, 2ème éd., 1978
Nazi Conspiracy and Aggression, Vol. III. Washington, D.C.: U.S.
Government Printing Office, 1946
Nazism: A History in Documents and Eye Witness Accounts, Vol.2
Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and Operation of the
Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989
"Holocaust Revisionist Admits He Is Not Engineer." The
Washington Post, June 18, 1991, Final Edition. Christopher B.
Daly
Yad Vashem Studies, XVI. "Operation Reinhard": Extermination
Camps of Belzec, Sobibor and Treblinka, Jerusalem, Yad Vashem,
1984
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The Nizkor Project: An Electronic Holocaust Resource anonymous
ftp: http://www.nizkor.org/ftp.cgi Europe: ftp://nizkor.iam.uni-bonn.de/pub/nizkor/
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Copyright © Gilles Karmasyn 1997V
20/07/97
CHERCHEZ LES ERREURS!!!
Peut-on être plus ignorant des documents qu'en écrivant cette phrase : "(les questions sont posées par Douglas Christie, le procureur)" (3.10). Douglas Christie était (et est encore) l'avocat de Zündel... Confondre le procureur et l'avocat, et ils se sont mis à quatre pôur pondre ce machin!
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