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Éditorial des Conseils de révision, automne 2005

La mort de Simon W,

ou le triomphe de l’imposture


 

La mort de Simon Wisenthal a déclenché le flot attendu des « hommages » et des célébrations hagiographiques convenues. Rarement on aura constaté un aussi large fossé entre le concert de louanges toujours déversé à la mort des grands hommes et la réalité nauséabonde connue et répertoriée, accessible facilement à ceux qui veulent savoir.

Wiesenthal était un menteur et un faiseur. Il n’a pas cessé un instant de raconter des bobards. Mais il avait compris une chose : on peut raconter impunément des bobards s’ils sont juifs, et juifs « rescapés ». Ceux qui étaient le plus à même de le démasquer, les autres juifs rescapés, hésitaient à le faire au nom justement de ceux qui n’avaient pas pu en réchapper. Autrement dit, les menteurs comme W. et ceux qui ne l’étaient pas, étaient tous occupés, depuis la fin de la guerre, à construire une vaste mythologie doloriste et ils ne pouvaient pas éliminer d’entre eux ceux qui avaient recours à des procédés plus grossiers.

Après tout, ils étaient tous attelés à la même charrette. On a bien vu comment fonctionne cette machine mythogénique avec le cas d’Enbric, cet imposteur catalan récemment démasqué, après 30 ans de fraude. Et il n’est pas juif.

Quand on repasse la biographie de cet oiseau rare de Galicie, on voit se dessiner les tendances dominantes : Simon W a toujours été un informateur, un type qui vend des renseignements compromettant sur autrui pour se faire du fric. Il est plus que probable qu’il a commencé par travailler pour la Gestapo. Les bizarreries de son itinéraire pendant la guerre, détaillées par notre ami Mark Weber dans un long article qu’on trouvera plus loin, sont absolument parlantes. Et comme beaucoup d’informateurs ou de collaborateurs de la Gestapo, il a été recruté après la guerre par les Alliés. Qu’avait-il à vendre : des informations sur les nazis avec qui il avait travaillé. La bonne blague ! Le marché a cessé d’être porteur assez vite, parce que la guerre froide poussait à recruter et non à condamner les anciens spécialistes nazis du renseignement. Il a donc vendu sa boutique et son fonds de commerce aux Israéliens, à Yad Vashem, officine spécialisée dans la fabrication de la « mémémoire », indispensable condiment aux opérations idéologiques menées par l’entité sioniste pour assurer son existence flageolante. On remarquera qu’il vend toujours ses activités, y compris, plus tard, l’usage de son nom. C’est le marchand d’orviétan par excellence.

Les affaires ont repris vers la fin des années 50, quand Ben Gourion a décidé que l’entité israélienne, pour se fabriquer une pseudo-légitimité, devait partir à la chasse aux nazis, un peu comme W. Bush repart à la conquête de la lune, pour raffermir son autorités qui glisse vers le précipice. Tout ça, ce sont des opérations idéologiques financées sur fonds publics. Simon W., à Vienne, déjà dénoncé comme collaborateur de la Gestapo par le chancelier juif social-démocrate Bruno Kreisky, faisait profil bas. Mais quand l’argent a recommencé à couler grâce aux mécènes juifs ré-enrichis en Allemagne après la guerre, il a rouvert sa boutique. Et pour se faire de la publicité gratuite, il a clamé haut et fort que c’était lui qui avait trouvé Eichmann, en 1960, en Argentine. Il est absolument prouvé qu’il n’y fut pour rien. Mais le battage a été tel que cet énorme mensonge est encore repris par presque toutes les biographies qui ont été publiées après son décès. Tuviah Friedman qui a exercé le même métier, très lucratif, de « chasseur de nazis », raconte qu’il a assisté à une conférence donnée par W. aux États-Unis, au cours de laquelle il raconta qu’il avait personnellement participé à la traque et que c’est finalement lui qui s’était précipité sur Eichmann, le faisant rouler dans un fossé, ce qui avait permis son arrestation. Friedman, un peu éberlué, lui demanda, après la fin de la causerie, pourquoi il racontait de telles énormités. Le hâbleur lui répondit qu’il avait assez souffert pendant la guerre, qu’il avait bien le droit de gagner trois sous pour nourrir sa famille et qu’il demandait à son interlocuteur de ne plus assister à ses conférences parce que s’il venait l’embarrasser avec ses questions, lui, W, devrait s’en aller et renoncer aux lucratives tournées de conférences américaines.

Il a payé sa dette aux gestapistes qui devaient avoir quelques dossiers sur lui, en prenant la défense du président de la République autrichienne Kurt Waldheim, alors que le Congrès juif mondial organisait un cabale infernale contre cet ancien officier de l’armée du Reich, coupable de rien.

Cet homme-là a passé sa vie à mentir. Son diplôme d’architecte n’existe pas, ses pérégrinations aux mains des Allemands sont fausses, sa vie au maquis est une pure invention, sa participation à la traque d’Eichmann est totalement illusoire, le nombre des nazis qu’il aurait dénoncés doit être divisé par un facteur 10. Bref, un imposteur total, que personne ou presque n’a osé démasquer de son vivant, tant la révérence religieuse envers les choses zolocaustiques est grande. On remarquera qu’il ne mettait jamais les pieds en Israël, où se trouvaient beaucoup de gens qui pouvaient le démasquer. Mais il a choisi de s’y faire enterrer : dernière imposture !

Dans sa biographie donnée par Le Monde (22 septembre 2005), on voit apparaître cinq ou six fois le terme de « miracle » pour expliquer des événements rapportés par l’intéressés et qui défient toute logique. Peut-être le journaliste, Franck Johannès, qui doit être de la tribu, protège-t-il ses arrières. Il ferait appel à notre incrédulité et à notre refus rationaliste de croire aux miracles. Peut-être. Mais la seule chose vraie et honnête est de dire : cette homme était un menteur compuslif, un mythomane, un profiteur et un imposteur. Il ne mérite que le mépris des honnêtes gens.

 

28 septembre 2005.


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