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II. DOCUMENTS OFFICIELS

Souvent, on n'expose à l'appui des thèses officielles, que des documents isolés, retirés de leur dossier et de leur contexte, de sorte qu'il est difficile de les comprendre et de les juger. Encore s'agit-il souvent de copies, voire de copies de copie (non par carbone mais par redactylographie). Souvent, on ne sait même pas ou est l'original, de sorte qu'aucune expertise ne peut être faite.
Ces documents sont rares, bien que des tonnes d'archives aient été saisies. Même les historiens reconnaissent qu'ils ne sont pas très probants et ils en ont déduit que ce gigantesque assassinat avait été ordonné et organisé verbalement.
Ces documents sont parfois visiblement fabriqués, souvent falsifiés, mal traduits, mal interprétés, toujours sollicités sous prétexte qu'ils sont « codés » (par exemple, par « réimplantation des juifs à l'est », il faudrait systématiquement comprendre « extermination »). [1]
Nous reparlerons plus loin de ce codage supposé et de cette prétendue absence de documents (comme nous pourrons nous en convaincre facilement, les Allemands n'ont pas détruit les archives d'Auschwitz, contrairement à ce que les historiens ont également prétendu).

Le plus célèbre document est probablement le « Protocole de Wannsee », qui serait le compte rendu (vraisemblablement par Eichmann) d'une réunion de divers fonctionnaires allemands réunis le 21/1/1942 à Wannsee par Heydrich, qui avait été chargé de trouver une solution définitive (la « Solution finale ») au « problème » juif.
Certains révisionnistes pensent que ce document est des plus curieux : 

Selon nous, il n'y a toutefois là rien qui permette de contester l'authenticité du document, lequel traite donc de la déportation en masse des juifs européens ; encore que les chiffres de population repris par Eichmann soient parfois gravement erronés, le document ne comporte qu'un seul passage qui soit sujet à contestation car, selon les historiens, il prouve que la déportation projetée était synonyme d'extermination (pages 7 et 8) : 

« Dans le cadre de la solution définitive, les juifs seront emmenés vers l'Est sous direction appropriée et de la manière qui convient pour y être mis au travail. Formés en grandes colonnes de travail, hommes d'un côté, femmes de l'autre, les juifs aptes au travail seront conduits dans ces territoires tout en construisant des routes ; sans doute une grande partie d'entre eux s'éliminera-t-elle par réduction naturelle.
Ce qu'il en restera de toute façon à la fin, c'est-à-dire sans doute la partie la plus capable de résistance, devra être traitée de façon appropriée parce que, constituant une sélection naturelle, ce reste, à sa remise en liberté, est à considérer comme portant en germe les éléments d'une nouvelle renaissance juive. (voir la leçon de l'histoire.)
»

D'une part, on relèvera la proposition extravagante de faire construire des routes entre Paris, Bruxelles ou Amsterdam et l'Ukraine par les juifs déportés : à la page suivante, le bon sens semble être revenu au rédacteur et lui fait parler du transport par chemin de fer (Poliakov contourne l'obstacle et traduit « en construisant des routes » par « pour construire des routes » ; Reitlinger fait de même : « et employé à construire des routes » ! Après tout, peut-être ne s'agit-il là que d'un lapsus calami de la part d'Eichmann).
D'autre part, le dernier alinéa a reçu une double interprétation :

Les historiens présentaient donc cette conférence de Wannsee comme le début du processus secret de l'extermination des juifs. Ceci appelait deux commentaires :

La présentation de Wannsee comme lieu où a été décidé et programmé le génocide, vient d'ailleurs d'être qualifiée d' « histoire inepte » par une sommité de l'exterminationnisme, Yehuda Bauer du Yad Vashem : à l'occasion de la célébration du 50ème anniversaire de Wannsee, Bauer a en effet déclaré : 

« Le public répète encore, jour après jour, l'histoire inepte qui veut que ce soit à Wannsee que l'extermination des juifs ait été décidée. Wannsee n'était qu'une étape dans le déroulement du processus du meurtre de masse ». 

Kurt Patzold de l'Université Humbold de Berlin a tenu des propos semblables dans la revue semi-officielle « Das Parlament » du 3/1/1992. Benoît Majerus du CEGES (Bruxelles) aussi : « Ce n’est pas non plus à la conférence de Wannsee que l’extermination des Juifs a été décidée (…). » [3] En France, George Bensoussan également : « La 'conférence' de Wannsee du 20 janvier 1942 (qui n'a pas 'décidé' de la 'Solution finale' comme on le lit souvent), n'a pas créé une structure particulière destinée à planifier l'assassinat de masse. » [4] Jean-Claude Pressac, qui est -était, devrait-on dire maintenant- devenu la coqueluche de beaucoup d'exterminationnistes, dit (en 1993) de cette conférence : 

« Si une action de 'refoulement' des juifs vers l'Est fut bien prévue avec l'évocation d'une élimination 'naturelle' par le travail, personne ne parla de liquidation industrielle ». [5]

En fait, il semble bien que Wannsee ne fut le siège que d'une simple réunion d'information : Heydrich avait été chargé de régler la question juive en Europe et il avait donc invité diverses administrations confrontées à ce problème pour le leur faire savoir ; à tant qu'à faire, Heydrich avait fait part de ses projets et avait consenti à écouter les doléances et remarques de ses invités. La concertation n'avait pas été plus loin.
On continuerait donc à nous tromper en nous présentant Wannsee comme le siège d'une conférence au cours de laquelle fut concertée l'extermination des juifs et le compte rendu de cette réunion comme une preuve de l'extermination des juifs dans des usines de mort.

D'autres documents sont présentés, eux, comme des preuves de l'existence des chambres à gaz. Pressac en a fait l'inventaire et nous en reparlerons abondamment plus loin. Nous aurons aussi l'occasion de citer de très nombreux autres documents.


NOTES

[1]

Ci-après quelques exemples de diverses manipulations par les historiens :

  • Un historien à la mode, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, Jean-Pierre Azema écrit dans « Auschwitz : comment fonctionne un camp de la mort » (Les Collections de l'Histoire, trimestriel hors série de L'Histoire, n° 3, oct. 98, intitulé « Auschwitz. La Solution Finale ») que, le 30/4/42, Pohl a envoyé aux responsables des camps de concentration une circulaire prescrivant : « Cette exploitation doit être épuisante dans le vrai sens du terme, afin que le travail puisse atteindre le plus grand rendement. » ; cette citation est accompagnée d'une photo avec la légende suivante : « S'ils n'ont pas été victimes de l'extermination directe dans les chambres à gaz, les déportés doivent travailler jusqu'à l'épuisement. » Cette citation est tout simplement mensongère, le Kalendarium lui-même (Nous reparlerons plus loin de cet ouvrage.) indiquant à la date du 30/4/42 que Pohl a, en fait, écrit que la capacité de travail des détenus devait être totalement employée de façon à atteindre une production maximale ; par là, Pohl voulait simplement dire qu'il ne fallait pas laisser les détenus inactifs (comme cela a été d'ailleurs souvent le cas) et il n'y a là rien de scandaleux.
    D'ailleurs, dans une autre circulaire datée du 26/10/43 et envoyée elle aussi aux commandants de camps de concentration, le même Pohl écrivait :

« Ce n’est pas par faux sentimentalisme, mais parce que nous avons besoin d’eux avec leurs bras et leurs jambes, et parce qu’ils doivent contribuer à la conquête d’une grande victoire par le peuple allemand, que nous devons prendre à cœur le bien-être des détenus.
Je place comme premier objectif : au maximum 10 % de tous les détenus peuvent être inaptes au travail par suite de maladie. Cet objectif doit être atteint par un travail commun de tous les responsables.
À cette fin il faut :
1/ une alimentation convenable et appropriée,
2/ des vêtements convenables et appropriés,
3/ l’utilisation de tous les moyens hygiéniques naturels,
4/ éviter tous les efforts inutiles, non directement nécessaires pour la productivité,
5/ des primes de productivité.
» (Voyez le texte intégral de cette circulaire dans Carlo Mattogno, « L’opération « Erntefest ». Enquête sur un massacre présumé », Akribeia, n° 4, mars 1999.)

  • Dans l’agenda de Himmler (« Dienstkalender HH 1941/1942 » retrouvé à Moscou par Christian Gerlach), on lit à la date du 18/12/41 après une conversation avec Hitler : « Judenfrage / als Partisanen auszurotten ». Les historiens francophones (comme Nicolas Weill dans le Monde, 24/1/98) ont traduit : « Question juive / les exterminer comme des partisans » mais pour les Germanophones, fussent-ils historiens, il faut comprendre « Question juive / ceux des juifs qui sont organisés en partisans sont à exterminer ». La traduction allemande de la traduction française donnerait d’ailleurs non pas « als » (« si ») mais « wie » (« comme ») : tous les lycéens ayant choisi d'étudier la langue allemande savent cela et il est incroyable que des gens qui écrivent dans les gazettes ne le sachent pas. (Voyez Ilse Schirmer-Vowinckel, VffG, Heft 3, September 2001, p. 348.) Les exterminationnistes anglophones, comme Browning, commettent la même erreur. (Conseil de révision, mai 2002). 
    A contrario, on aurait même ici la preuve de ce qu'Hitler -après, il est vrai, un massacre isolé qu'on lui avait rapporté- avait interdit qu'on massacre les juifs ! C'est une habitude chez les historiens de charger les Allemands de ce qui devrait les décharger.

  • Les historiens nous rapportent régulièrement que tel ou tel résistant a été exécuté à la hache, ce qui ajoute encore à l'horreur. Il s'agit en fait d'une mauvaise traduction du mot allemand « Fallbeil » (littéralement  « la hache qui tombe ») qui désigne la guillotine dont les Français se sont encore servi sous Giscard. (Voyez Henri Roques, L'Autre Histoire, n° 16, Décembre 2000, p. 47)

Nous aurons l'occasion par la suite de signaler encore d'autres manipulations de textes.

[2]

Selon Reitlinger, ce 16ème exemplaire était celui de Ernst von Weizsäcker, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères (Cet antisémite enragé est le père de Richard von W. qui allait devenir président [archi-philosémite] de la République Fédérale.) ; celui-ci l'avait paraphé et annoté (« Aber nicht für Presseschmidt », Presseschmidt étant le surnom d'un fonctionnaire de son service nommé Schmidt et qui avait la réputation d'être bavard ; selon Hilberg, il appartenait à la division Presse.). On possède, par ailleurs, la lettre qui accompagnait l'envoi de ce protocole à Luther, autre secrétaire d'Etat du même ministère. Mais, on en a deux versions originales dactylographiées sur des machines différentes ; de plus, toutes deux sont signées par Heydrich et annotées (longuement et de la même manière) par Luther. Curieux !

[3]

Cahiers d'Histoire du Temps Présent, n° 9, novembre 2001, p. 353

[4]

« Auschwitz en héritage ? D'un bon usage de la mémoire », Les Petits Libres, Paris, 1998, p. 94. Pas encore bien habitué à cette révision, Bensoussan écrit toutefois un peu plus loin, en page 165 : « La brève réunion de Wannsee discute des modalités de l''extermination'. »

[5]

Nous nous référerons souvent à Jean-Claude Pressac du fait du volume et de l'importance de la documentation qu'il a publiée, de l'originalité des thèses qu'il a exposées et du succès extraordinaire qu'il a obtenu auprès des historiens lors de la publication de ses différents livres à savoir : 

  • « Auschwitz : technique and operation of the gas chambers», The Beate Klarsfeld Foundation, 1989
  • « Les crématoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de masse », Editions du CNRS, 1993
  • « Die Krematorien im Auschwitz - Die technik des Massenmorden », Piper, 1994.

Jean-Claude Pressac est le seul chercheur exterminationniste digne d'être lu car il est le seul (après Georges Wellers, il est vrai) à s'être penché sérieusement sur les éléments matériels de cette affaire. Les autres intervenants exterminationnistes sont plutôt de simples propagandistes.


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