AAARGH

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N'oubliez pas de lire la gazette du golfe et des banlieues,

Liste des numeros de la nouvelle série

et des conseils de révision depuis l'origine,

numéro 37 (28 février 2004)...


Le Courrier des Incrédules

Conseils de révision


Actualités de mars 2004

oooOOO§§§OOOooo 

 If [Fritjof] Meyer is not a Revisionist historian, then I do not know what a Revisionist historian is.David Brockschmidt, Adelaide newsletter 206.

 As much as the lovely and gracious Debbie Godzilla
Lipstadt HATES Adolf Hitler, I find it fascinating to
read that she is now writing
a book titled MY STRUGGLE. Robert Countess
 

The book is about the morbid leisure society of the Third Reich. It's not that I'm trying to ignore the Holocaust, it's merely that it's totally passé as a theme.Thor Kunkel, The Guardian, 12 février 2004.

 

 

NOUVEAUTÉS DE L'AAARGH

 

Une nouvelle page:

Le révisionnisme issu de la première guerre mondiale

 

    Cette page consacrée au révisionnisme de la première guerre mondiale a pour but de le resituer dans ses origines historiques afin de lui rendre sa hauteur de perspective et sa position éthique. Le révisionnisme dépasse très largement le cadre de la seconde guerre mondiale et de l’holocauste dans lequel les circonstances historiques l’ont enfermé aux yeux du public. Le révisionnisme historique trouve son  origine dans le courant pacifiste de la Grande guerre. L’expression vient de sa volonté exprimée d’une révision du traité de Versailles. Quelques hommes, dont vous retrouverez les textes ici, malgré la censure et les menaces ont tenté de déconstruire le discours de propagande issu du besoin des gouvernants de justifier la guerre et de mobiliser les consciences. Avec le tournant du vingtième siècle se dessine une nouvelle figure de la diplomatie de la guerre.

La guerre faisait jadis partie du Droit des gens et on en admettait la légitimité à titre préventif; pour enrayer la montée en puissance d’un autre État: "Une plus longue paix mettrait cet autre en état de le détruire, et l'attaque est alors le seul moyen d'empêcher cette destruction" (Montesquieu, De l’esprit des lois, chap. X). Avec l’établissement des sociétés républicaines, le développement de la grande presse, le changement des caractéristiques générales des guerres, qui deviennent des guerres totales, les conflits ont changé de physionomie. Ils sont désormais des conflits de peuples. Les justifications d’hier ne peuvent dès lors plus avoir cours. De guerres de conquête, il faut maintenant faire des guerres de légitime défense, car seules celles-ci peuvent mobiliser les masses.

La propagande devient alors une arme comme une autre, c’est-à-dire qu’on l'utilise avec la même absence d’état d’âme et la même absence de limitation dans ses moyens. On lancera au-dessus des villes ennemies par aéroplanes des tracts par milliers proclamant que la guerre du droit et les nobles causes sont de l’autre camp, on ouvrira des lignes budgétaires pour soudoyer une tourbe de journalistes, unanimes dans la vénalité (voir L’abominable vénalité de la presse). La question des responsabilités est passée au premier plan. Celle-ci relevant de l’histoire, cette propagande infernale ne pourra exister que servie par l’élite intellectuelle et universitaire, dont la faillite morale est visible par tous (voir G. Demartial, La mobilisation des consciences).

Dans la recherche des responsabilités, face aux moyens de la propagande officielle, il a fallu faire œuvre révisionniste, opposer à la puissance la précision, à la masse l’exactitude, aux discours les documents. Cette propagande cherche d’emblée à masquer deux ordres de faits: la question de l’antériorité des mobilisations et les conditions du traité d’alliance qui nous lie à la Russie. Avant-guerre, il est admis dans nombre de textes officiels et de traités militaires que la mobilisation est déjà le début des hostilités. Cette vérité prenait, pour des raisons stratégiques connues de tous, une acuité toute particulière pour l’Allemagne, prise en étau entre ses deux adversaires. Son plan Schlieffen devait automatiquement suivre la mobilisation russe. Il fallait donc cacher l’antériorité de celle-ci par rapport à la mobilisation allemande mais aussi autrichienne.

Dans ce but, le Livre jaune français de 1914 (mais aussi le Livre orange russe avec la pièce n* 47) n’a pas hésité à recourir aux faux. Le télégramme n* 117 de Viviani à Paléologue qui commence ainsi: "Le gouvernement allemand, prétendant que le gouvernement russe a ordonné la mobilisation totale de ses forces de terre et de mer, a décidé à midi de proclamer l’état de danger de guerre", voit disparaître l’incidente "prétendant que…". Le 118, télégramme de Paléologue, est une pièce fabriquée. Se réduisant à une phrase: "La mobilisation générale de l’armée russe est ordonnée" dans l’original révélé après-guerre par Renouvin, il est grossi dans le Livre jaune d’un long paragraphe rédigé à Paris sur les mobilisations antérieures de l’Allemagne et de l’Autriche et la nécessité où s’est trouvée la Russie d’agir comme elle l’a fait (voir L’évangile du Quai d’Orsay).

Pour les conditions de l’alliance franco-russe, Le Livre jaune avait révélé par la pièce 101 que la France s’était engagée à "remplir toutes les obligations de l'alliance", mais ces obligations restèrent longtemps inconnues, y compris des parlementaires qui votèrent les crédits de guerre. Ce n’est qu’en août 1918 que le gouvernement français publia un Livre jaune sur l'alliance franco-russe où l’on apprit que cette alliance était purement défensive, et ne jouait que si l'Allemagne mobilisait la première. De ces brèches dans l’historiographie officielle, de ces "victoires du révisionnisme", l’un des facteurs les plus déterminants fut les événements de la révolution russe de 1917, par la nécessité où furent les maîtres d’oeuvre de la propagande de devancer les révélations que ne manquerait pas de faire le gouvernement révolutionnaire, puis d’y répondre. La publication du Livre noir des documents diplomatiques du tsarisme est à ce titre un événement décisif. Passée sous silence ou à peine évoqué par les historiens universitaires, son authenticité n’a pourtant jamais été contestée. Suivront les Documents allemands à la faveur du changement de gouvernement après guerre, collationnés par Kautsky, essentiels eux-aussi.

L’histoire de ce mouvement et de sa censure est trop semblable à celle du révisionnisme de la seconde guerre mondiale pour qu’il soit besoin d’y insister. Vous y retrouverez les mêmes énormités du mensonge, la même impudence à les répandre, les mêmes procès en sorcellerie, la même ladrerie universitaire, le même silence assourdissant face au scandale, les mêmes tentatives de quelques-uns de rester fidèles à la vérité. Pour cela déjà, ces hommes ont connu intimidations et procès et furent convaincus du délit de s’exprimer. Demartial, premier catalyseur en France de ce courant avec la création pendant la guerre même (1916) de la Société d’études documentaire et critique de la Guerre, fut cité à comparaître devant le conseil de l’ordre de la Légion d’honneur dont il était membre, et radié (voir l’Affaire Demartial, dans la revue Europe, XVII, n* 66). Cette Société d’études documentaire et critique de la Guerre avait deux buts principaux: l’un scientifique de détermination des responsabilités de la guerre et l’autre, plus pratique, de regroupement des forces pacifistes et internationalistes dispersées en vue de travailler à l’aboutissement d’une paix négociée. Ce travail d’inspiration pacifiste aboutira lui-même dans l’entre-deux guerres à des œuvres de réflexion comme celles du philosophe Félicien Challaye, du sociologue hollandais De Ligt ou du romancier Victor Margueritte.

Sur la question des responsabilités et des origines du conflit, d’autres tentatives verront le jour en France, du côté anarchiste avec Gouttenoire de Toury, publié par la revue Clarté, des auteurs d’horizons divers comme Pozzi, Dupin, Chéradame, en Allemagne avec Morhardt, Montgelas, Kautsky ou aux États-Unis avec Harry Elmer Barnes et Sidney Bradshaw Fay. Les travaux se multiplieront dans les années 20 et 30, donnant, avec la chape de plomb qui s’abattra après le second conflit mondial, un saisissant contraste de vigueur polémique et de liberté d’expression. Ce sont là les sources d’inspiration de P. Rassinier et on y reconnaît les différentes dimensions de son œuvre, son pacifisme pratique et théorique, ses études sur la question des responsabilités, son combat sur la question du prétendu génocide des juifs n’ayant par rapport à cela qu’un caractère accidentel déterminé par les circonstances du moment et les besoins des forces victorieuses du conflit.

  Cet ancrage du révisionnisme dans le courant pacifiste est-il essentiel et qu’en reste-t-il ?  La réponse à cette question se trouve dans les ambiguïtés du pacifisme, qui peut entrer dans l’arsenal d’une propagande de guerre et constituer une imposture. A ce titre, l’œuvre d’André Chéradame est essentielle, qui montre comment l’Allemagne vaincue militairement continue la guerre sous d’autres formes et a intérêt à instrumentaliser ce courant. Chéradame est sans doute le seul auteur de cette page à préconiser la guerre mais il fait un travail révisionniste car à partir d’enquêtes de terrain, il déconstruit les discours, y compris gouvernementaux ; ce qui lui valut, après un début de reconnaissance, de tomber dans l’oubli malgré une carrière d’écrivain politique de plus de quarante ans. Il est amené ainsi à réviser le révisionnisme des Gérin et des Fabre-Luce dont on ne peut manquer de penser que parfois, en effet, ils tordent le bâton dans l’autre sens et il lui est facile de rétorquer que si les documents exhumés par les bolcheviques prouvent que les Russes ont stipendié journalistes et écrivains, il serait naïf d’imaginer que les Allemands se sont privés de cette ressource. Faut-il donc rejeter cette filiation pacifiste et voir dans le révisionnisme, non plus un courant, mais une méthode ? Le mot perd alors tout sens spécifique et le révisionnisme s’identifie de ce point de vue avec la méthode historique elle-même. Le révisionnisme ne peut avoir de signification propre que comme courant, et la question de la paix est présente comme but chez tous ses représentants, chacun tentant de corriger les distorsions introduites dans le discours par des visées agressives qui ne disent pas leur nom (chez Chéradame, celles du pangermanisme). C’est par un mouvement logique que les plus conscients d’entre eux, pour rester fidèles à cette inspiration, ont été conduits à tenter de dépasser les ambiguïtés du pacifisme. P. Rassinier, en écrivant Le discours de la dernière chance ne fait que continuer les efforts de F. Challaye, V. Margueritte, B. de Ligt, pour essayer de penser un pacifisme "intégral", qui ne soit pas de circonstance et instumentalisable, et qui détermine les conditions ultimes de la paix, d’une paix durable. Là se trouve le but ultime du révisionnisme et il touche à la philosophie (comme le souci des critères épistémologiques d’établissement de la vérité). Les philosophes sont d’ailleurs nombreux dans les sources de P. Rassinier (Alain, Jaurès, Michel Alexandre, F. Challaye… ).

A une époque où on voit à nouveau les grandes puissances se lancer dans des guerres de conquête, en Afghanistan, en Iraq, et ailleurs demain, on voit que la cause de la paix et la recherche des vraies raisons de la guerre, si manifestement occultées aujourd'hui par les Bush, Blair et compagnie, sont indissolublement liées et justifient tous les révisionnismes. On touche ici à leur commune origine.

 

Les autres nouveautés

 

Janvier

D'abord le cadeau pour le Nouvel An: les trois pamphlets de Céline, au complet, en pdf, pour la première fois sur Internet, ceux que le syndicat des cabales essaie de cacher depuis plus de soixante ans. Attention, à lire lentement, c'est du raide !

Ensuite un paquet de textes liés à l'actualité: The USA in Bed with Saddam, très utile en prévision du procès-bidon que les Yankis ne cesseront de vouloir monter; 9-11 Skeptics, Unite, une compilation sur les Mystères de New York, que nous aimerions bien voir résolus; des classiques, comme les textes de Voltaire sur les juifs, mal traités par l'édition, qui ne comprend pas qu'à travers les juifs, Voltaire visait l'Église catholique...

Des classiques, mais du révisionnisme: Freda Utley, une Britannique de choc, anticommuniste en diable, qui a été révoltée par le traitement infligé à l'Allemagne par les vainqueurs alliés: The High Cost of Vengeance. La réédition d'une compilation italienne qui avait introduit le révisionnisme en Italie en 1981; de notre ami Israël Shahak, son Histoire juive – religion juive, le poids de trois millénaires, publiée d'abord par la Vieille Taupe en français.

 

Février

Nous ouvrons une nouvelle page sur ce site, consacrée au Révisionnisme issu de la première guerre mondiale, et nous expliquons pourquoi (cf. supra). Pour faire la guerre, les pouvoirs en place sont obligés de tromper le peuple et de l'abreuver de mensonges. On le voit encore aujourd'hui avec cette stupide histoire d'armes de destruction massive, dont on savait pertinemment qu'elles n'existaient pas. Nous sommes là pour déconstruire ces mensonges et les délires qui s'appuient dessus. Nous publions des textes des années 20-30, bien oubliés aujourd'hui, mais d'une actualité encore brûlante.

Nous avons mis en ligne plusieurs ouvrages, d'abord le volume d'hommage publié aux États-Unis pour les 75 ans du professeur Faurisson. Ensuite, l'ouvrage de David Irving (en anglais) consacré au procès de Nuremberg. Puis un amusant "Guide du voyageur juif" publié par les services de l'ambassade de France en Israël, qui jette une lueur étrange sur la France, qui serait judaïsée depuis 2000 ans ! En outre, un dossier de presse, La Trouille Latrèche, sur la grand'peur qui saisit les partisans d'une guerre culturelle avec le monde musulman. Voir la page livres.

 

 

VINGT ANS APRÈS

De nos archives poussiéreuses, nous sortons un manuscrit remarquable. Il est daté de 1984. A cette époque-là, une équipe de philosophes et de praticiens des sciences humaines assistait la Vieille Taupe pour essayer de prendre la mesure des conséquences qu'allait avoir, dans ces domaines, le surgissement de l'Affaire Faurisson. Nous avons d'ailleurs donné à cet ensemble de réflexions le titre suivant: L'Éclosion révisionniste.

Ceux qui avaient travaillé collectivement pour rassembler ces 382 pages d'analyses, de réflexions et de propositions, avaient choisi de reprendre, comme noms d'auteurs, Pierre Le Roy, Pierre Pithou, Nicolas Rapin, Florent Chrétien, Jean Passerat et Jacques Gillot, ceux des auteurs d'un vieux texte françois, La Satire ménippée., parue à Paris en 1588.

Voici comment un antiquaire présente la chose:
"[SATYRE MENIPPEE de] LA VERTU DU CATHOLICON D'ESPAGNE. Avec un Abrege de la tenue des Estats de Paris convoquez au x. de Fevrier, 1593, par les chefs de la Ligue. S.l., 1593. In-8 de 255 pages, maroquin rouge vermillon janséniste, roulette intérieure à la vénitienne, tranches dorées sur marbrure.
"RARE EDITION A LA DATE DE L'ORIGINALE, de ce célèbre pamphlet, tableau burlesque des graves dissensions à la veille de l'accession au pouvoir d'Henri IV, composé par le parti des modérés, catholiques, protestants, gens de robe, bourgeois, effrayés par les excès de la Ligue.
Le sujet de l'antériorité des premières éditions est encore sujet à controverse: L'œuvre, qui se serait limitée à l'origine à 15 feuillets (selon Leber, seul à en avoir vu un exemplaire), connut un succès immédiat et fut enrichi de plusieurs pièces dès l'année de sa parution (1593) acquérant son titre définitif de Satire Ménippée. C'est l'une des trois versions connues à cette date en 255 pages. Celle ci porte un numéro de pagination erroné: page 111 chiffrée par erreur 26."

Ah! ce vermillon janséniste...

Ne cherchez pas le prix !

<http://www.argusdubibliophile.com/classiques_francais8.htm>

Un  extrait de notre manuscrit fut publié à la Vieille Taupe en 1986, sous le titre: L'Holocausticon. Des vertus de l'Holocausticon composé. sous la signature de Pierre Pithou. Une bibliothécaire avisée de la Bibliothèque nationale nous demanda qui était Pierre Pithou, en mentionnant justement La Satire Ménippée. Elle avait cru à un hasard. Nous la détrompâmes – en déclarant qu'il nous était malheureusement impossible de donner la véritable identité des auteurs qui s'affublaient ainsi des noms de leurs ancêtres littéraires. Mais, à l'époque, ils choisirent de renoncer à publier, par crainte, sans doute, d'être identifiés et aussitôt persécutés, chassés peut-être de leurs emplois, comme il arrivait et comme il arrive encore à ceux qui doutent publiquement de la version canonique du Grand Zolo. Il fallut respecter ce choix et ranger les manuscrits au fond d'une caisse.

Vingt ans après, le risque d'identification semble disparu, les carrières sont faites, les enfants sont élevés, Internet protège l'anonymat et nous avons pensé que nos fidèles lecteurs ne pouvaient pas plus longtemps rester dans l'ignorance de cet ouvrage magnifique dont l'importance ne peut pas être ignorée. Après tout, vingt ans de retard, dans l'histoire du révisionnisme commencé dans les années 1920, ce n'est pas grand-chose

 

 

COMMENT COULER L'ÉGLISE

 

 Un autre regard chrétien sur le peuple juif
 
Jean Dujardin, L'Église catholique et le peuple juif, Calmann-Lévy, 567 p., 28 euros.
 
C'est un sujet sur lequel on ne peut écrire qu'avec des "doigts d'ange", selon le mot de Marcel Dubois, dominicain enseignant à l'université hébraïque de Jérusalem. On ne traite pas, en effet, de l'histoire deux fois millénaire des rapports entre l'Église et la Synagogue sans respecter d'abord "le silence que pleurent nos cœurs", comme disait le prophète Jérémie. Et sans faire de l'événement "notre maître intérieur" (Emmanuel Mounier).
Jean Dujardin est un prêtre oratorien. Il appartient à cette génération d'intellectuels chrétiens qui, comme ses nombreux amis juifs, ne se consolent pas de la Shoah. L'appel qu'il lance, dans ce livre, à un "autre regard" chrétien sur le peuple juif est écrit avec des doigts d'ange. Et l'événement, devenu son "maître", est bien cette Shoah qui, selon une chronologie pressante et toute intérieure, commence son parcours historique.
Parmi les experts catholiques du judaïsme, Jean Dujardin fut l'un des premiers à ne pas se satisfaire des motifs raciaux généralement donnés à la persécution, puis à discerner et reconnaître le sens proprement religieux de l'extermination du peuple juif. Une fois plongé dans le Jésus et Israël, de Jules Isaac (1948), le jeune prêtre ne le lâchera plus. Et il en tirera l'ardente obligation qu'il décline dans l'ouvrage: tant qu'on ne s'attaquera pas aux racines religieuses de l'antijudaïsme, on n'arrivera pas à éradiquer un antisémitisme toujours prompt à ressurgir. [Remarquons le sens donné à ce livre qui a joué un rôle important dans la destruction de l'Église catholique au profit du grand crime sioniste. ]
L'épiscopat français en a fait son délégué officiel (de 1984 à 1999) pour les questions juives, chargé de le représenter dans toutes les rencontres avec la communauté juive. L'"enseignement de l'estime", succédant à l'"enseignement du mépris", [Autre titre du spadassin Jules Isaac] c'est en partie lui. La négociation pour régler la polémique autour du carmel polonais d'Auschwitz, c'est encore lui, avec quelques autres. L'homme qui, inlassablement, conduit des groupes de jeunes et d'adultes dans les camps de la mort pour comprendre et témoigner, c'est lui. L'homme de la "repentance" des évêques français en 1997 au camp de Drancy, c'est toujours lui. [C'est surtout l'homme des juifs, à ce qu'on voit. ]
 
"Indicible iniquité"
Pédagogue, théologien, historien, toutes ces qualités se conjuguent dans le livre de Jean Dujardin qui donne les clés pour comprendre cette "indicible iniquité", dont parlait Jean Paul II lui-même avant sa visite à Jérusalem. L'auteur revient longuement sur la "séparation" d'origine, le premier schisme intra-juif aux conséquences inouïes. Celui-ci oppose les pharisiens scrupuleux dans l'application de la Loi de Moïse et la jeune communauté des disciples de Jésus [qui pensait autant de mal des pharisiens que les pires antisémites des juifs actuels ]. Conflit herméneutique sur les Ecritures et la fidélité à la Loi. La conceptualisation dogmatique du discours antijuif – peuple "déicide", "dispersé" par Dieu pour ne pas avoir reconnu la messianité de Jésus, "caducité" de l'Ancienne Alliance, "substitution" dans la Nouvelle – viendra bien après sous la plume des Pères latins et grecs, justification idéologique du pouvoir d'une Église reconnue par l'empereur romain s'autoproclamant "nouvel Israël".
Le mal était fait. Un discours antijuif d'origine chrétienne va être charrié qui justifiera parfois les pires atrocités. Un discours qui va anesthésier, sauf exceptions (Péguy, Maritain, Bonsirven, etc.), les consciences les plus modernes et parfois les plus éclairées, et interdire toute réaction d'envergure face à un événement comme la persécution, fût-elle aussi planifiée que celle des nazis. [Enorme mensonge de Tintincq. L'Église a protégé les juifs, tout le temps. Et si l'on cherche des cas extrêmes, qu'on relise Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, essai, 1892, plusieurs rééditions.]
 
Etre informé de la persécution des juifs ne suffisait pas pour réagir, explique Jean Dujardin. Un Pie XII ne pouvait rien ignorer de ce qui se passait. Mais comment l'événement pouvait-il être "reçu" dans une Église qui, pendant deux mille ans, a confondu sa théologie antijuive avec la "Vérité" ? Et comment l'Église, avec sa prétention à l'infaillibilité, pouvait-elle admettre s'être si longtemps trompée ?
Les progrès accomplis depuis ont été considérables, et Jean Dujardin en retrace toutes les étapes. Mais l'auteur reste doublement inquiet: par l'assurance de certains milieux chrétiens qui pensent que les nouveaux outils conceptuels de l'Église la prémuniraient contre toute nouvelle catastrophe et par la persistance d'une mémoire juive soupçonneuse. [Le mot d'ordre juif par excellence est: Toujours plus. ]
Inquiet aussi par la résistance de discours distinguant (dans le document du Vatican, en 1998, sur la Shoah) l'antijudaïsme historique, auquel l'Église a renoncé, et l'antisémitisme moderne, à base raciale, des nazis et de leurs héritiers. Comme si l'antisémitisme n'avait pas sévi au sein d'un monde et de mentalités pétris par une histoire chrétienne antijuive. Comme si le travail de "purification de la mémoire" était définitivement achevé.
 
Henri Tincq, Le Monde, 10 octobre 2003.

Ce Dujardin est-il une canaille ou un imbécile ? Voilà la seule question qui se pose à son sujet.

LA SAGA JUDICIAIRE DE ZUNDEL

Ce premier mois de 2004 n'aura pas été favorable à notre ami Ernst Zündel. Le juge fédéral Pierre Blais, dont on a découvert qu'il avait été un ancien patron du CSIS (Canadian Security and Intelligence Service), a rendu son verdict le 21 janvier 2004: après douze journées d'audience échelonnées entre le 9 mai et le 10 décembre 2003 pour tenter d'obtenir sa libération sous caution (formalité qui prend normalement une heure!) et près d'une année d'emprisonnement,  E. Zündel ne sera pas libéré sous caution et devra encore rester au moins 6 mois dans sa prison. Rappelons qu'à ce jour aucun motif d'accusation n'a été formulé contre lui et que dans sa prison il n'a toujours pas droit à un stylo ou un crayon à bille, toujours pas de chaise, il ne mange pas à sa faim et il a froid.
Ce délai de 6 mois devrait permettre au juge de déterminer si le certificat délivré par l'agence du CSIS le 1er mai 2003 qualifiant Zündel de "menace pour la sécurité du Canada" peut être estimé comme "raisonnable". Si ce juge – juge unique, rappelons-le, et dont la décision sera irrévocable – estime que le certificat en question est "raisonnable", Zündel sera déporté en Allemagne où l'attend une nouvelle prison. Le juge a prononcé:
 
"Me fondant sur les renseignements qui m'ont été fournis à huis clos, je suis arrivé à la conclusion que M. Zündel représente effectivement une menace pour la sécurité du Canada et devra pour l'instant rester en prison. [...] [Ce sont des] raisons de sécurité nationale [qui] m'empêchent d'exprimer plus complètement les motifs qui m'amènent à prendre cette décision."
 Ni le prévenu ni son avocat n'ayant eu le droit de participer aux différentes séances à huis clos, il est impossible pour quiconque d'avoir une idée des prétendus motifs invoqués!
Le procès a repris les 22, 23, 26 et 27 janvier. A force d'insister auprès du juge, l'avocat de E. Zündel, Me Lindsay, a fini par obtenir la comparution d'un membre du CSIS. L'avocat a pu longuement interroger le témoin sur le rapport si hostile qui avait permis de qualifier Zündel de terroriste et, grâce à un interrogatoire d'une grande habileté, il a pu faire ressortir clairement le fait qu'il s'agissait d'un document faussé puisqu'il passait sous silence tous les éléments qui auraient pu jouer en faveur de Zündel (petit exemple parmi d'autres: il était reproché à Zündel d'avoir fréquenté un certain pasteur qui aurait cherché à renverser le gouvernement américain; le document omettait de dire que le pasteur en question avait été entièrement mis hors de cause; etc.).
Pour se faire une idée du climat de ce procès, voici quelques échanges de l'après-midi du lundi 26 au cours duquel Me Lindsay a osé évoquer le fameux livre d'Andrew Mitrovica, Covert Entry dénonçant les mensonges et délits du CSIS:
Me Lindsay demande au témoin: "Est-il arrivé au CSIS d'intercepter du courrier de M. Zündel?"
"Objection: sécurité nationale", rétorque l'avocat général Macintosh.
"Objection accordée", dit le juge.
"Le CSIS avait-il un agent du nom de John Farrell?" demande Me Lindsay.
"Objection: sécurité nationale", dit l'avocat général.
"Objection accordée", dit le juge.
"Le livre Covert Entry laisse entendre que le courrier de M. Zündel était intercepté par le CSIS", dit Me Lindsay.
"Objection: sécurité nationale", dit Macintosh.
"Accordé", dit le juge.
"Le CSIS a donné l'ordre à M. Farrell de cesser provisoirement d'intercepter le courrier de M. Zündel", continue l'avocat.
"Objection: sécurité nationale", dit Macintosh.
"Accordé", dit le juge.
" A la page 140 il est dit que le CSIS avait intercepté la bombe envoyée en mai 1995 à M. Zündel", continue Me Lindsay.
"Objection: sécurité nationale", dit Macintosh.
"Accordé", dit le juge.
"Le livre prétend que le CSIS était au courant de cette bombe et n'a pas prévenu la police, ni la poste ni M. Zündel", dit l'avocat.
"Objection: sécurité nationale", dit Macintosh.
"Accordé".
"Il est dit également que M. Farrell a soulevé auprès du CSIS la question du danger que représentait cette bombe pour les passagers de l'avion qui devait la transporter", demande l'avocat.
"Objection: sécurité nationale", dit Macintosh.
"Accordé", dit le juge.
Sans commentaire...
Dernier point: Certains supporters de Zündel présents dans le prétoire s'étant étonnés que ce dernier n'ait pas manifesté le moindre signe dans leur direction, E. Zündel a fait savoir qu'il lui était interdit de se retourner, même lors des interruptions de séance, de parler, de sourire ou de faire signe à quiconque dans l'enceinte du tribunal. Il s'est par malheur tourné pour saluer un vieux supporter qui s'adressait à lui et cela lui a valu une punition de la part des policiers (qui avaient la moitié de son âge): on l'a fait attendre 20 minutes debout dans le hall à l'heure du déjeuner.
 
3 février 2004
 
Paul Fromm, de l'association CAFE (Canadian Association for Free Expression), a résumé l'audience de lundi 9 février: la journée a été particulièrement pénible pour Zündel et pour son avocat, Me Lindsay, tant le juge s'y est comporté en accusateur, quand il ne se contentait pas de donner hâtivement son accord au procureur chaque fois que ce dernier soulevait une objection.
Le porte-parole du CSIS (organe qui a rédigé le certificat qualifiant Zündel de terroriste), un certain Dave Stewart, interrogé à la barre, n'a pour ainsi dire pas ouvert la bouche puisque la plupart des questions de Me Lindsay étaient suivies d'un "Objection!" du procureur Macintosh. A chaque fois, le témoin devait être mis à l'écart (le cas se renouvellera 15 fois au cours de l'audience!) pour permettre un échange de discussions juridiques sur un point particulier, échange qui, hélas, ne se terminait jamais en faveur de Me Lindsay. Le juge s'en est pris à ce dernier à plusieurs reprises, l'accusant d'être "nerveux", d'aller "à la pêche" aux renseignements et de "faire perdre son temps au tribunal" avec ses questions: "Jamais dans ma vie on ne m'a donné de leçon sur la manière de contre-interroger un témoin. Voilà 45 minutes que nous sommes là et que nous n'avons pas avancé parce qu'on soulève une objection à chacune de mes questions", a rétorqué Me Lindsay; puis: "Je n'ai jamais entendu dire qu'il était interdit d'aller à la pêche aux renseignements lors d'un contre-interrogatoire. J'ai eu un mal fou à obtenir la comparution de ce seul témoin. Si l'on m'avait communiqué les preuves secrètes contenues dans le dossier, je ne poserais pas ces questions", a-t-il ajouté. Par moments, l'imposant avocat, sa toute petite femme chinoise et notre ami Zündel, le teint pâle, les pantalons retenus par une cravate prêtée par un garde, donnaient l'image d'un trio de combattants cernés dans un guet-apens.
Petit extrait:
Me Lindsay interroge le témoin: "Le CSIS a-t-il une preuve que M. Zündel préconise la violence ou le terrorisme dans les écrits qu'il a distribués?" Le procureur crie: "Objection!" Me Lindsay: "On ne peut tout de même pas parler de matériel classifié à propos des écrits envoyés par M. Zündel!"
On fait à nouveau sortir le témoin. Me Lindsay: "Je demande si le CSIS possède une preuve que M. Zündel préconise la violence ou le terrorisme dans ses écrits. Je ne vois pas en quoi les écrits qu'il a envoyés pourraient être considérés comme du matériel "classifié'. J'ai droit à une réponse claire et non pas embrouillée, avec ce mot de 'classifié' ".
Le juge: "Pour moi, je ne peux pas savoir avec certitude si ce matériel est classifié ou non. Il est possible que des écrits émanant de M. Zündel au long de ces années soient classifiés. Je ne sais pas".
Me Lindsay reprend l'interrogatoire du témoin: "Toute information classifiée mise à part, voulez-vous nous dire si le CSIS possède une preuve que M. Zündel préconise la violence dans ses écrits? Je ne demande pas de noms ni de dates ni de détails".
"Objection!", rétorque Murray Rodych, conseil spécial du CSIS, qui enlève le mot de la bouche du procureur.
On fait à nouveau sortir le témoin.
"On est sur une pente glissante", explique Mr Rodych. "C'est ce qu'on appelle l'effet de mosaïque, où un lecteur non informé pourrait tirer des renseignements sur le CSIS. C'est toute la question de la sécurité nationale qui est en jeu. Le simple fait de répondre oui ou non pourrait amener les gens à tirer des conclusions sur nos techniques d'investigation."
Le juge: "Je n'hésite pas à dire que la réponse à cette question serait préjudiciable à la sécurité nationale ou à la sécurité des personnes." (!)
Deux réponses importantes du témoin:
- A la question "Le CSIS a-t-il des preuves que M. Zündel préconise la violence sur le Zundelsite [site de la femme de Zündel]?" D. Stewart a répondu: "Je ne crois pas";
- A la question "(Dans le résumé rédigé par le CSIS sur les activités de M. Zündel au Canada) Y a-t-il un seul mot qui parle de M. Zündel et de violence?", le témoin a reconnu: "Non".
A mesure que se déroulait l'audience il devenait évident que le procès était un procès politique et que ce n'étaient pas la violence ni le terrorisme de Zündel qui préoccupaient les autorités canadiennes mais ses écrits et ses idées.
Dans une lettre reçue par une de ses correspondantes, très malade, qui lui est chère, Ernst Zündel écrit huit pages pour lui prodiguer des conseils pour sa santé, ne consacre pas une seule ligne à son propre sort mais termine par ces seuls mots: "Ne vous inquiétez pas pour moi!
Il y aura encore 6 audiences en février; chaque journée coûte 2.800 dollars canadiens en frais d'avocats! E.Z." 2.800 dollars canadiens = 1.670 euros! Par jour!
 
Les audiences du 18 et du 19 février se sont déroulées sans grande surprise. Pendant ces deux jours, Ernst Zündel a été amené à faire le récit aussi complet que possible de sa vie devant le juge Blais. La matinée du 18 a vu un Zündel apparemment en pleine forme, qui s'exprimait avec une grande facilité et un certain entrain. Mais vers 3h de l'après-midi, E. Zündel, pâle et fatigué, commençait à devenir distrait. Son avocat réclamait alors une suspension d'audience; son client, expliquait-il au juge, était depuis lundi sous antibiotique en raison d'un problème de dent. La suspension était accordée.
 Le lendemain, E. Zündel pouvait continuer son récit et le moment arriva où il dut raconter l'histoire du fameux colis piégé. Il décrivit la façon dont il avait reçu le colis, comment il avait réagi, les soupçons qu'il avait nourris à l'égard de cet envoi et quelles mesures il avait prises: s'assurant qu'aucune personne n'était à proximité de lui, il avait lui-même disposé le colis dans le coffre de sa voiture, avait, seul et la peur au ventre, conduit son véhicule jusqu'au commissariat; là, les policiers avaient disposé le colis sur un terrain vague, fait exploser l'engin et constaté que l'explosion état d'une puissance telle qu'elle aurait fait des dommages importants dans un rayon de 90 mètres. Donnant l'impression d'ignorer tous de ces faits, le juge se montra non seulement surpris mais choqué. Jouait-il la comédie ou découvrait-il réellement la noirceur des persécuteurs de Ernst Zündel?

 

LES ZOLOS CORRIGENT LA CHINE

 

China Backers Distort Holocaust History Says Wyman Institute
 
 
Philadelphia, Dec. 8 /U.S. Newswire/ -- A web site sympathetic to China is being challenged by a Holocaust Studies institute for falsely claiming that China rescued Jews from the Holocaust.
The site, <http://www.liberationgraphics.com/>, was the focus of a major Dec. 3 Washington Post feature story about its display of posters supporting Arab attacks on Israel. The site also includes extensive commentary asserting that the posters are not antisemitic and not necessarily even anti-Israel.
The China controversy concerns a poster on the web site, which was published by the Chinese government in 1970. According to the web site, the poster "portrays five Palestinian militants launching into an attack." The accompanying text states: "Though allied with Palestine, China is not an enemy of Israel; the relationship is more complex. China practiced an 'open door' policy during World War II that provided desperately needed safe haven for many Jewish refugees from Shanghai, and elsewhere in Asia."
Dr. Rafael Medoff, director of the David S. Wyman Institute for Holocaust Studies, has sent a letter to the web site, asking that the text be corrected. Dr. Medoff wrote:
 
"Large areas of China were under Japanese military occupation from 1931 until 1945, and immigration to Shanghai was controlled by the Japanese government, not the Chinese. The Japanese permitted thousands of German and Austrian Jews to settle in Shanghai during the 1930s, and allowed Polish Jewish refugees to settle there in 1940-1941. Many of the latter were able to escape Hitler thanks to the courageous efforts of Japan's acting consul-general in Lithuania, Sugihara Chiune (and his close ally, Dutch consul Jan Zwartendijk). Historians estimate that altogether, about 18,000 Jews were saved from the Holocaust because of Japan's -- not China's -- Shanghai policy.
"One Chinese government official has been honored by Yad Vashem (Israel's central Holocaust memorial and documentation center) for assisting Jews during the Nazi era -- Ho Fengshan, the Chinese consul-general in Vienna, who helped Austrian Jews emigrate during 1938-1940. But Ho Fengshan was a representative of the Nationalist Chinese (those who now rule Taiwan), not the Communist Chinese, so his efforts cannot be cited as evidence that today's China 'is not an enemy of Israel'.
"It is therefore incorrect for your web site to suggest that China saved Jews from the Holocaust, or to use the Shanghai episode to demonstrate that contemporary China 'is not an enemy of Israel'....We urge you to correct your web site's misrepresentation of this aspect of Holocaust history."
 
Wyman Institute, 215-635-5622 or <rafaelmedoff@aol.com>, 8 déc.2003
<http://releases.usnewswire.com/printing.asp?id=102-12082003>

Sinon quoi ? La bombe atomique ?

PHOTOS TRUQUÉES, COMME TOUJOURS.

On le sait depuis longtemps, mais ça ne fait pas de mal de le rappeler, les informations qu'on nous donne dans la presse officielle sont "parfois" truquées (autre version: sont truquées, et parfois on s'en rend compte) 

This image of an emaciated Muslim caged behind Serb barbed wire, filmed by a British news team, became a worldwide symbol of the war in Bosnia. But the picture is not quite what it seems. German journalist Thomas Deichmann reveals the full story.
The picture reproduced on these pages is of Fikret Alic, a Bosnian Muslim, emaciated and stripped to the waist, apparently imprisoned behind a barbed wire fence in a Bosnian Serb camp at Trnopolje. It was taken from a videotape shot on 5 August 1992 by an award-winning British television team, led by Penny Marshall (ITN) with her cameraman Jeremy Irvin, accompanied by Ian Williams (Channel 4) and the reporter Ed Vulliamy from the Guardian newspaper.
For many, this picture has become a symbol of the horrors of the Bosnian war – 'Belsen '92' as one British newspaper headline captioned the photograph (Daily Mirror, 7 August 1992). But that image is misleading.
The fact is that Fikret Alic and his fellow Bosnian Muslims were not imprisoned behind a barbed wire fence. There was no barbed wire fence surrounding Trnopolje camp. It was not a prison, and certainly not a 'concentration camp', but a collection center for refugees, many of whom went there seeking safety and could leave again if they wished.
The barbed wire in the picture is not around the Bosnian Muslims; it is around the cameraman and the journalists. It formed part of a broken-down barbed wire fence encircling a small compound that was next to Trnopolje camp. The British news team filmed from inside this compound, shooting pictures of the refugees and the camp through the compound fence. In the eyes of many who saw them, the resulting pictures left the false impression that the Bosnian Muslims were caged behind barbed wire.
Whatever the British news team's intentions may have been, their pictures were seen around the world as the first hard evidence of concentration camps in Bosnia. 'The Proof: behind the barbed wire, the brutal truth about the suffering in Bosnia', announced the Daily Mail alongside a front-page reproduction of the picture from Trnopolje: 'They are the sort of scenes that flicker in black and white images from 50-year-old films of Nazi concentration camps.' (7 August 1992) On the first anniversary of the pictures being taken, an article in the Independent could still use the barbed wire to make the Nazi link: 'The camera slowly pans up the bony torso of the prisoner. It is the picture of famine, but then we see the barbed wire against his chest and it is the picture of the Holocaust and concentration camps.' (5 August 1993)
 

Le fameux faux camp de la mort Serbe en Bosnie:

The Picture That Fooled The World, by Thomas Deichmann

<http://www.slobodan-milosevic.org/fooled.htm>

On se souvient de cette photo et du sentiment de truquage qu'elle donnait immédiatment. En effet, les autres "détenus" au second plan, étaient corporellement normaux. Ce Fikret Alitch devait être anorexique.

(Note: les langues slaves écrites en alphabet latin comportent une lettre "c" surmontée d'un petit chapeau à l'envers, qui se prononce 'tche', généralement absente de nos polices de caractères. Ainsi on prononce "milosevitch". Autant l'écrire.)

ILS ONT PAUMÉ LA CHAMBRE À GAZ

 

Best codebreakers in history and Adolf Hitler
 were unaware of Nazi gas chambers!
 
British Intelligence in  the Second World War, Its Influence on Strategy and Operations, Vol. II, by F. H. Hinsley, Master of St. John's College and Professor of the History of International Relations in the University of Cambridge, with E. E. Thomas, C. F. G. Ransom, R. C. Knight, Printed in England for Her Majesty's Stationery Office at The Pitman Press Ltd, Bath, Dd 699439 K 72 2/81, ISBN 0 11 6300934, © Crown copyright 1981.
 
Adolf Hitler, the prime mover (according to political correct historians) of the mass extermination of the chosen people by lethal gassing might not have known that gas chambers existed nor might he have heard the words "gas chamber". †Rudolf Augstein, publisher of the renowned German weekly magazine Der Spiegel wrote:
"Neither the gas chambers, nor its name, Adolf Hitler would necessarily have known."  ( Der Spiegel, 4/1995, Seite 41)
 
This startling revelation, unbelievable at first hearing, is now backed by the top scholar of contemporary history, F. H. HINSLEY, Master of St. John's College and Professor of the History of International Relations in the University of Cambridge. In his detailed research, using decrypted German reports from Auschwitz, sent to Berlin, he reveals the following, p. 673:
 
"From the spring of 1942 until February 1943 ... The returns (reports) from Auschwitz, the largest of the camps with 20,000 prisoners, mentioned illness as the main cause of death, but included references to shootings and hangings. There were no references in the decrypts to gassing."
 
What are we to make of this astonishing revelations?
Since the end of WWII it has been generally accepted by the victor powers and by most of all other countries in the world (due to the application of forceful arguments by the Israeli lobbies, backed by the USA) that 6 million Jews were gassed, mainly in Auschwitz. Especially in Germany, the land of the perpetrators of this heinous crime.
In Germany, the 6 million gassed Jews became, by force, a subject of common knowledge. This means, every German citizen, man, woman or child, must know that the majority of all holocaust Jews were gassed in Auschwitz.
If a German claims, that he does not know, because he was not born at that time or that he considers the holocaust "a detail in history" (à la Le Pen), he/she faces up to five years imprisonment for "minimising or denying the holocaust".
The question now facing us all, is, how can they have this dogmatic knowledge when even the best secret service of the world, The British Intelligence Service, states that the secret reports from Auschwitz did not refer to gassings but mentions illness the main cause of death – shootings were exceptional homicidal cases.
 
National Journal
<http://globalfire.tv/nj/04en/history/holo_unknown.htm>

Évidemment tout le raisonnement repose sur sa conclusion: "même les meilleurs services secrets du monde, les services secrets britanniques, disent que les rapports secrets sur Auschwitz ne mentionnaient pas les gazages mais la maladie comme cause principale de décès". C'est un peu comme le "top historian" du début: ils ont passé un concours ou on l'a lu dans un polar? On n'est pas obligé de croire qu'ils sont les meilleurs, la principale source étant, finalement, James Bond, ses insupportables courses en voiture et ses terrifiants crocodiles.

 

MÉLANCHOLIE

 

Sombre bilan du révisionnisme historique.
Nouvelle perspective.
 
[Aux auteurs de la brochure Exactitude, Festschrift for Robert Faurisson.
Le livre se trouve sur le site AAARGH, page "livres"]
par Robert Faurisson
 
A l'occasion de mon 75e anniversaire, vous avez, chacun d'entre vous, fourni à cet ouvrage une contribution pour laquelle je ne saurais trop vous remercier. Ma gratitude va d'abord aux deux auteurs scandinaves qui, d'après ce qu'on m'en a rapporté, ont eu l'idée de cette initiative. Elle va ensuite à Germar Rudolf et à Robert H. Countess, qui se sont chargés de rassembler ces textes et de les publier en les accompagnant de photographies dont certaines m'étaient inconnues.
J'espère qu'aucun des autres contributeurs ne m'en voudra si je dis que l'article d'Arthur Robert Butz a particulièrement retenu mon attention. J'en apprécie la pénétration, la justesse de vue et le caractère équilibré. Il me semble que son étude apporte sur mes efforts, qu'il s'agisse de leurs succès ou de leurs insuccès, un éclairage qui aidera le lecteur à mieux comprendre l'aventure intellectuelle où je me suis trouvé comme emporté dès les années 1960 et, en particulier, à partir de 1974.
A cette heure tardive de ma vie, le moment me paraît venu de dresser avec franchise le bilan du révisionnisme. Je dévoilerai donc ici mon sentiment sur ce que, il n'y a guère, j'appelais encore "la grande aventure intellectuelle de la fin du XXe siècle et du commencement du XXIe siècle", aventure qui me semble aujourd'hui prendre fin sur un échec au moins temporaire.
Dans le passé je ne me suis jamais bercé d'illusions sur les chances du révisionnisme. Pas un instant je n'ai cru à son imminente victoire et surtout pas en 1996 lorsqu'en pleine pantalonnade de l'abbé Pierre et de Roger Garaudy un hebdomadaire, qui nous était pourtant très hostile, titrait sur "La victoire des révisionnistes". Déjà en 1993, Serge Thion avait publié avec Une Allumette sur la banquise un livre au titre dépourvu d'équivoque. La banquise était celle du bloc sombre, immense et froid des idées reçues; l'allumette était son propre ouvrage révisionniste. S. Thion pensait alors que ni la lumière ni la chaleur de son allumette ne risquaient d'éclairer ou de faire fondre cette banquise-là. Pour moi, ce qui était vrai de la tentative de S. Thion l'était aussi de tous les autres écrits révisionnistes. Mais, dans mon scepticisme, je n'allais tout de même pas jusqu'à imaginer le point de décrépitude où, dans ces toutes dernières années, est parvenu le révisionnisme de l'"Holocauste", surtout en Europe. Dès le début des années quatre-vingt, Wilhelm Stäglich m'avait confié son pessimisme sur l'avenir de notre commune entreprise. Cet honnête homme, juge de profession, tenait à n'abuser personne sur le sujet et surtout pas ses amis les plus proches. Il faut dire qu'étant allemand, il était bien placé pour prendre toute la mesure de la défaite de son pays et de l'emprise du vainqueur. Il jugeait que l'impitoyable vainqueur avait anéanti non seulement un régime politique, transitoire comme le sont tous les régimes, mais l'âme même et la substance de la grande communauté germanique. Aujourd'hui, l'Allemagne, humiliée, offensée et avec laquelle aucun traité de paix n'a encore été signé semble goûter une délectation croissante dans le rappel de ses prétendus crimes. En vérité, le peuple, lui, ne peut s'y complaire mais on ne lui demande pas son avis. En Allemagne et en Autriche la répression exigée par les juifs est si féroce et si méticuleuse que je ne vois pas comment le révisionnisme proprement dit aurait encore quelque chance de succès dans ces malheureux pays, qui se trouvent être plus soumis à la police juive de la pensée que ne l'est l'État d'Israël lui-même. De ce point de vue, un intellectuel ou un historien est beaucoup plus libre à Tel-Aviv ou à Jérusalem qu'à Berlin, à Munich ou à Vienne.
Je n'évoquerai qu'à grands traits la situation du révisionnisme dans le reste du monde. Aucun des pays libérés du joug communiste ne compte d'auteur révisionniste en activité. En Russie, on est souvent antijuif, mais le révisionnisme ne suscite aucune vocation d'auteur prêt à remettre en question le plus grand mythe de notre temps, celui du prétendu "Holocauste" des juifs européens ; à Moscou, J. Graf est bien placé pour le savoir. L'Espagne n'a plus de révisionnistes depuis que s'est retiré de l'arène le plus brillant d'entre eux, Enrique Aynat. La Grèce n'en a plus. L'Italie n'a qu'un auteur révisionniste digne de ce nom: Carlo Mattogno. La Belgique n'en a plus guère depuis que S. Verbeke s'est retiré du combat et que d'autres révisionnistes ont été atteints par l'âge ou la maladie. La Suisse, où pourtant le révisionnisme avait connu dans ces dernières années un renouveau après l'abandon de Mariette Paschoud, a usé des moyens les plus radicaux pour abattre le révisionnisme. Les Pays-Bas n'ont jamais vraiment compté de révisionnistes. Les Pays scandinaves n'en ont qu'une poignée et, à Stockholm, l'héroïque Ahmed Rami est de plus en plus isolé face aux forces de la répression. La Grande-Bretagne ne compte plus de révisionniste en activité et surtout pas David Irving qui, dans ces derniers temps, s'est même plus ou moins rallié à la thèse de Daniel Jonah Goldhagen selon laquelle les Allemands auraient une propension naturelle au mal, ce qui expliquerait leur responsabilité dans "les crimes hitlériens". A son procès contre Deborah Lipstadt il n'a pas voulu en appeler à l'aide des révisionnistes, ce qui lui a coûté cher; connaissant assez mal son sujet, il a perdu pied; il a multiplié les concessions; pour donner un gage de plus à l'adversaire, il a, selon son habitude, invoqué le "document Bruns" qui est dépourvu de la moindre valeur testimoniale; physiquement robuste, il a donné le spectacle d'un homme fragile.
Et en France, dira-t-on ? La réponse est qu'au pays de Paul Rassinier, nous ne sommes plus, de nos jours, que trois ou quatre révisionnistes encore en activité de recherche ou de production. Si le père du révisionnisme français revenait sur terre, il serait consterné de voir qu'il a certes des admirateurs, mais à peine une poignée de disciples prêts à répéter après lui, clairement et sans la moindre ambiguïté, que chambres à gaz nazies et génocide des juifs forment une seule et même imposture historique. Toujours en France, on constate que l'infâme loi antirévisionniste, dite "loi Fabius-Gayssot", ne trouve plus aucune personnalité politique pour la dénoncer: Bruno Mégret vient de faire savoir qu'il croit aux "chambres à gaz" et Jean-Marie Le Pen, quant à lui, ne réclame plus l'abrogation d'une loi qu'autrefois il qualifiait de "liberticide". Aux dernières nouvelles, cette loi va être aggravée et J.-M. Le Pen n'ose pas dénoncer cette impudente récidive contre la liberté de pensée et de recherche.
 Dans le monde arabo-musulman, quoi que les juifs nous en disent, le révisionnisme n'a pas trouvé d'écho durable et j'attends toujours qu'un seul manifestant palestinien soit autorisé par les siens à brandir, au lieu de l'inepte pancarte clamant "Sharon = Hitler", une banderole où se lirait: "L''Holocauste' des juifs est une imposture" ou encore: "Chambres à gaz = Bidon !". L'Australie n'a de vraiment révisionniste que Fredrick Töben. La Nouvelle-Zélande persécute, comme s'il était encore en activité, un semi-révisionniste à demi juif qui, depuis bien longtemps, a fait acte de repentir. L'Amérique du Sud n'a pour ainsi dire plus de révisionniste en activité. L'Amérique centrale n'en a jamais eu. Les États-Unis restent le seul pays au monde où le révisionnisme connaisse quelques succès, mais non sans beaucoup de déboires aussi. Au Canada, le premier des activistes du révisionnisme, mon très cher ami Ernst Zündel, est en prison de haute sécurité, où il est détenu dans des conditions dignes de Guantanamo Bay. Au Japon, de virulentes interventions judéo-américaines ont coupé court aux tentatives révisionnistes. La Chine communiste ne saurait admettre le révisionnisme: elle cultive le mythe du Chinois présenté comme une sorte de "juif" victime du Japon, pays autrefois allié de l'Allemagne; elle compte que le Japon l'indemnisera comme l'Allemagne indemnise les juifs, c'est-à-dire à milliers de milliards et jusqu'à la fin des temps; en quoi elle se prépare des désillusions car, pour la communauté internationale, seuls les juifs ont vraiment souffert et, à ce titre, ont le droit saigner à blanc le vaincu ou de voler, comme ils le font en Palestine, le bien d'autrui et ses terres.
On m'accusera peut-être de défaitisme. On me fera valoir la présence du révisionnisme sur Internet et l'on avancera que nos adversaires les plus farouches s'alarment des progrès du révisionnisme, ce qui, me dira-t-on, devrait normalement me réconforter.
Au sujet d'Internet, je réponds que les mérites de cette technique de communication sont indéniables et qu'à l'avenir, c'est de ce côté-là que les révisionnistes, chassés de partout, trouveront leur ultime refuge, encore que cet espace de liberté pourrait bien, sous la pression de la censure juive, se réduire comme peau de chagrin. Mais il faut aussi admettre qu'Internet, à l'image de la société de consommation, tient beaucoup du miroir aux alouettes. Il tend à donner aux responsables des sites comme à leurs visiteurs l'illusion de l'activité. Il inonde, il assoupit. Il scotche. Il paralyse. Ou encore il incite au bavardage. On ne rêve que trop devant l'aquarium des ondes électroniques. On se donne l'illusion de faire beaucoup pour la bonne cause mais, les pieds au chaud, on vit surtout dans le confort. On se réfugie derrière son écran ou l'on s'y noie. On ne prend plus le risque d'aller devant une prison ou dans l'enceinte d'un tribunal pour y soutenir un révisionniste en détresse. On ne fait plus de tractage ou d'affichage. On ne va plus sur les terrains où, non sans risques physiques il est vrai, on pourrait en apprendre plus sur l'adversaire, en chair et en os, c'est-à-dire dans les congrès, les colloques, les manifestations qu'il organise contre le "négationnisme". On ouvre d'autant moins son portefeuille aux révisionnistes en difficulté que, sur Internet, on a fait l'effort d'inviter les autres à ouvrir leur propre portefeuille. Des milliers de messages électroniques lancent un appel à la mobilisation générale devant la prison d'un révisionniste, mais le total des manifestants, organisateurs compris, s'élève, comme pour E. Zündel à Toronto, dans un premier cas, à une douzaine et, dans le second, à une quinzaine de personnes.
Quant aux élucubrations de nos adversaires sur la "bête" révisionniste qui ne cesserait de monter et d'étendre ses tentacules jusque dans les écoles et, en particulier, sur les jeunes générations d'origine musulmane, je réponds qu'il ne faut pas être dupe du procédé. Les juifs ont toujours su crier au loup ou à l'hydre. Selon leur habitude, ils mentent sur le nombre, la richesse et le pouvoir de ceux qu'ils haïssent et qu'ils voudraient voir morts ou en prison. Pour eux, les révisionnistes constituent la pire engeance et, par conséquent, de plus ou moins bonne foi, les juifs affirment détecter la présence du spectre révisionniste au moindre détour d'une phrase, au moindre bruit, à la moindre rencontre. En décembre 2003, les juifs Alex Grobman et Rafael Medoff ont publié le résultat de leur enquête sur ce qu'ils appellent "la négation de l'Holocauste dans le monde"; en apparence, leur moisson est abondante ; en réalité, un lecteur attentif se rendra compte que les deux auteurs ont recueilli le plus petit indice, la moindre brindille d'information en la matière et, faisant flèche de tout bois, ont, de l'activité révisionniste dans le monde, présenté un tableau largement dénué de substance et de réalité ("Holocaust Denial: A Global Survey 2003", <www.Wymaninstitute.org>).
 L'exemple de Lyon est parlant. Lyon est, avec Paris, la seule ville de France où le révisionnisme ait autrefois brillé d'un certain éclat (Nantes n'a fait parler d'elle qu'à propos de l'affaire Roques). A considérer la presse lyonnaise du début de l'année 2004, on croirait que la deuxième ville de France est actuellement en pleine effervescence révisionniste. Les médias locaux ne cessent d'y évoquer la complaisance supposée des Universités Lyon-II et surtout Lyon-III pour leurs professeurs "négationnistes". Or, à y regarder de près, le nombre de ces professeurs s'élève exactement à zéro. En réalité, saisis d'une fièvre obsidionale, les antinégationnistes, n'ayant plus, depuis beau temps, de "négationnistes" à se mettre sous la dent, se traitent mutuellement de "négationnistes" et s'entre-déchirent. Le spectacle est au fond plein d'enseignement: il prouve à quel point, les médias aidant, on peut fabriquer de toutes pièces des monstruosités qui n'ont pas même un commencement d'existence. Observez comment aujourd'hui on crée à Lyon des croquemitaines révisionnistes et vous comprendrez de quelle manière on a forgé le mythe des magiques chambres à gaz nazies, partout présentes dans les esprits et rigoureusement absentes de la réalité concrète. A Lyon, des universitaires, des journalistes, des hommes politiques, face aux colères à répétition de l'activiste Alain Jakubowicz, avocat de son état, tremblent à l'idée de paraître suspects aux yeux de certaines associations, juives ou autres. Perpétuellement en chasse et toujours en transes, le personnage ne cesse de crier au scandale du "négationnisme" et décrit la situation comme si la ville de Lyon, ancienne "capitale de la Résistance" (ce qu'elle n'a jamais été), était soudain devenue la "capitale du Révisionnisme" (ce qu'elle n'est vraiment pas). Alors tout un monde de suiveurs joint sa voix au chœur des justiciers. Dans ce chœur-là, se distingueront un ou deux professeurs d'extrême droite qui, autrefois, se sont fait traiter de "révisionnistes", ont violemment protesté, ont intenté des procès, les ont gagnés, s'en font gloire et maintenant, pour un peu, clameraient qu'ils sont d'anciens résistants de la lutte contre le révisionnisme. Dans toute la région lyonnaise, on ne détecte la présence que d'un seul révisionniste, Jean Plantin. Il n'enseigne nullement à l'université et il mène une existence particulièrement effacée. Son crime principal est d'avoir obtenu, au début des années 1990, des diplômes d'histoire contemporaine qu'à la suite d'une campagne on lui a retirés dix ans plus tard mais qu'il a bien fallu lui restituer au terme d'une bataille judiciaire qu'il a finalement gagnée en janvier 2004. Il reste que J. Plantin est, par ailleurs, condamné pour la publication d'écrits révisionnistes (un délit de presse !) à six mois de prison ferme, peine qu'il lui faudra accomplir si, un jour prochain, à Paris, la Cour de cassation rejette son ultime pourvoi. Lorsqu'il a dû se rendre au tribunal pour son dernier procès, nous avons cherché de jeunes Lyonnais capables de lui faire escorte. Dans une ville de 1.500.000 habitants, nous n'avons trouvé qu'un volontaire, qui, sans nous en prévenir, a fait défection au dernier moment, le jour du procès. Il a fallu qu'un sexagénaire prenne sa place. Qui ne verrait là une preuve de plus, matérielle et flagrante, de ce que le révisionnisme est en capilotade ? Je m'abstiendrai de rapporter d'autres exemples, qui sont tout aussi désolants.
Je ne prétends pas que le révisionnisme de l'"Holocauste" est mort; il ne mourra jamais. Mais son état actuel est angoissant. Le désastre m'est apparu dans toute son étendue, en juin 2002, lors du dernier congrès, à Los Angeles, de l'Institute for Historical Review (IHR). Neuf mois auparavant, les Américains avaient eu à connaître le traumatisme du 11 septembre 2001. D'un coup, il semblait que le monde entier était entré à la fois dans le troisième millénaire et dans la troisième guerre mondiale. Simultanément, comme dans un gigantesque travelling arrière, la deuxième guerre mondiale donnait l'impression d'avoir subitement disparu de l'horizon. Le révisionnisme historique, dont le principal objet est précisément cette guerre devenue dès lors si lointaine, semblait à son tour s'effacer, au moins en partie. Quelques mois plus tard, l'IHR entrait dans la phase finale d'une crise qui, il faut bien le dire, menaçait depuis longtemps.
 D'autres révisionnistes ont repris le flambeau tombé à terre. A tous, sans distinction, je souhaite de réussir. Ils auront mon appui. Qu'ils s'appellent, par exemple, Germar Rudolf, Walter Mueller, Horst Mahler ou Heinz Koppe, ils me trouveront à leur côté. Mais à la condition qu'ils se battent pour un révisionnisme à la Paul Rassinier, c'est-à-dire franc et entier.
Les différentes formes d'un révisionnisme frelaté ou de compromission ne m'intéressent pas. J'admets que certains d'entre nous pratiquent un révisionnisme inspiré par la prudence, la tactique, la stratégie ou ce qu'ils appellent le sens des responsabilités ; mais, pour moi, il ne s'agit là que d'une sorte de  révisionnisme de salon, de confort ou de peur. Certains autres révisionnistes se soucient trop de ce que les juifs peuvent penser d'eux ; rencontrent-ils un juif de passage qui se déclare proche des révisionnistes et qui va jusqu'à leur proposer ses services, ils se pâment : " O le merveilleux juif que voilà ! O la précieuse intelligence ! O le fol courage ! N'allons surtout pas contrarier ce trop rare juif et, s'il nous dit qu'il trouve futile de s'interroger sur l'existence ou la non-existence des chambres à gaz ou du génocide, n'allons surtout pas le contredire mais imitons plutôt sa réserve !". D'autres révisionnistes (?), enfin, jettent leur dévolu sur des points relativement inoffensifs de l'histoire de la deuxième guerre mondiale et de ses suites et s'imaginent qu'on peut écrire sur des personnages (Churchill, Pétain, Pie XII, ...) ou sur des événements (le terrorisme, la guerre faite aux civils, les déportations en tous sens, les procès instruits par les vainqueurs...) sans aborder la question de fond soulevée par la réalité ou la non-réalité de l'"Holocauste". A ces semi-révisionnistes je n'apporterai plus ma contribution. Reste une dernière catégorie de révisionnistes qui se consolent en notant que des sujets, autrefois peu traités, deviennent aujourd'hui l'objet de livres à succès; c'est le cas, par exemple, pour l'histoire, positivement atroce, des bombardements anglo-américains en Europe et en Asie; c'est encore le cas des abominations commises par les Alliés lors de la page d'histoire qu'ils ont appelée "la libération des peuples" et qui n'a été qu'occupation brutale, gigantesques pillages, énormes déportations, massacres en chaîne et une épuration qui dure encore aujourd'hui, près de soixante ans après la fin de la guerre. Mais ce type de littérature, si intéressant soit-il, ne porte pas atteinte au Grand Tabou de l'"Holocauste". Au contraire, il n'a jusqu'à présent joué pour ce tabou que le rôle d'un pare-feu et il n'expose d'ailleurs pas leurs auteurs à se retrouver en prison de haute sécurité. Là encore ne nous racontons pas d'histoires, ne prenons pas le change et fuyons l'alibi.
"Les armes de destruction massive d'Adolf Hitler (les prétendues chambres à gaz d'exécution et les prétendus camions à gaz d'exécution) n'ont pas plus existé que les armes de destruction massive de Saddam Hussein, puisque les unes et les autres sont une seule et même invention lancée en 1944 par une officine juive (le War Refugee Board) et recyclée en 2002 par une autre officine juive (l'Office of Special Plans): même mensonge et mêmes menteurs". Voilà, pour l'actualiser, la position, ferme et nette, qu'adopterait, je pense, aujourd'hui un Paul Rassinier. Aussi longtemps que Germar Rudolf, Walter Mueller, Horst Mahler, Heinz Koppe et d'autres révisionnistes choisiront clairement cette perspective et maintiendront ce cap, je serai à leur côté. La remise en cause actuellement des prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein leur offre l'occasion, inespérée, de renouveler la dénonciation de la prétendue Destruction des Juifs d'Europe (titre de la somme, mensongère, écrite par Raul Hilberg). Ces vrais révisionnistes ont droit à leurs propres convictions politiques ou religieuses comme j'ai droit à mon apolitisme et à mon athéisme. Ils sont libres de choisir leurs moyens de lutte comme j'ai choisi les miens. Je ne demande à personne de suivre mon exemple. Je ne prêche aucune doctrine et ne me tiens pour le gardien d'aucune orthodoxie. En revanche, ce que j'attends d'eux, c'est que, sans compromis et sans faux-semblant, ils servent la cause du révisionnisme historique avec la même netteté et le même courage que Paul Rassinier. A cette condition, je continuerai avec eux le combat auquel j'ai déjà consacré au moins trente années de mon existence. Je ne suis pas un défaitiste puisque je préconise au contraire une lutte vigoureusement centrée, ou recentrée, sur la Mère de tous les mensonges de notre temps : l'imposture de l'"Holocauste" ou de la "Shoah". Jean-Paul Sartre s'est déshonoré en mentant sur le compte du communisme parce qu'il ne voulait pas, paraît-il, "désespérer Billancourt", c'est-à-dire le prolétariat français. Personnellement, je ne me préoccupe pas de savoir si ce que j'écris encourage ou décourage mon lecteur. Ce qui m'intéresse est d'être et de rester aussi exact que possible.
Le goût ou le désir de l'exactitude historique sont ainsi: ils persistent même dans les dernières heures de la vie, même lorsqu'on aspire à un repos qu'on n'a jamais connu et même quand tout vous dit qu'il serait plus raisonnable d'abandonner une lutte inégale.
Note sur quelques points de détail : 1) A A.R. Butz je rappellerai que j'ai publié, en 1980, un Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, livre doté d'un avant-propos de Noam Chomsky ; 2) A F. Töben je dirai que son anecdote du restaurant (p. 106) relève plus du talent d'un romancier que de la circonspection de l'historien ; 3) A R.H. Countess je rappellerai que, pour ma part, je n'ai pas dit: "No holes ? No gas chambers!" (p.128) mais: "No holes ? No 'Holocaust'!" puisque, aussi bien, s'il n'y a pas de prétendues chambres à gaz nazies, clé de voûte de l'édifice de mensonges, il s'ensuit qu'il ne peut y avoir de prétendu "Holocauste" des juifs  ; 4) A E. Zündel je signale une légère erreur de datation: l'agression physique dont il parle (p. 130) est, en fait, postérieure d'un an au procès de 1988.

2 février 2004

 

HÉROÏQUES DÉLATIONS

 L'envie du pénal (1)

Philippe Muray
 
De cette légifération galopante, de cette peste judicière qui investit à toute allure l'époque, comment se fait-il que personne ne s'effare ? Comment se fait-il que nul ne s'inquiète de ce désir de loi qui monte sans cesse ? Ah ! la Loi ! La marche implacable de nos sociétés au pas de Loi ! Nul vivant de cette fin du siècle n'est plus censé l'ignorer. Rien de ce qui est législatif ne doit nous être étranger. "Il y a un vide juridique!" Ce n'est qu'un cri sur les plateaux. De la bouillie de tous les débats n'émerge qu'une voix, qu'une clameur : "Il faut combler le vide juridique!" Soixante millions d'hypnotisés tombent tous les soirs en extase. La nature humaine contemporaine a horreur du vide juridique, c'est à dire des zones de flou où risquerait de s'infiltrer encore un peu de vie, donc d'inorganisation. Un tour d'écrou de plus chaque jour ! Projets ! Commissions ! Mises à l'étude ! Propositions ! Décisions ! Elaborations de décrets dans les cabinets ! Il faut combler le vide juridique ! Tout ce que la France compte d'associations de familles applaudit de ses pinces de crabe. Comblons ! Comblons ! Comblons encore ! Prenons des mesures ! Légiférons !
Saintes Lois, priez pour nous ! enseignez nous la salutaire terreur du vide juridique et l'envie perpétuelle de le colmater ! Retenez-nous, ligotez nous au bord du précipice de l'inconnu ! Le moindre espace que vous ne contrôlez pas au nom de la néo-liberté judiciairement garantie est devenue pour nous un trou noir invivable. Notre monde est à la merci d'une lacune dans le Code ! Nos plus sourdes pensées, nos moindres gestes sont en danger de ne pas avoir été prévus quelque part, dans un alinéa, protégés par un appendice, surveillés par une jurisprudence. "Il faut combler le vide juridique!" C'est le nouveau cri de guerre du vieux monde par un transfert intégral de ses éléments dans la poubelle-média définitive.
Il en a fallu des efforts, et du temps, il en a fallu de la ténacité, de l'habileté, des bons sentiments et des causes philanthropiques pour incruster bien profond, dans tous les esprits, le clou du despotisme légalitaire. Mais maintenant ça y est, c'est fait, tout le monde en veut spontanément. L'actualité quotidienne est devenue, pour une bonne part, le roman vrai des conquêtes de la Loi et des enthousiasmes qu'elle suscite. De nouveaux chapitres de l'histoire de la Servitude volontaire s'accumulent. L'orgie procédurière ne se connait plus aucune borne. Si je n'invoque pas ici les affaires de magistrats vengeurs, les scandales de fausses factures, la sombre "révolte" des juges en folie, c'est que tout le monde en parle partout. Je préfère aller chercher mes anecdotes en des coins moins visités. Il n'y a pas de petites illustrations. En Suède, tout récemment, un type saute au plafond d'indignation: dans un film de Bergman qui passe à la télé, il vient de voir un père donnant une gifle à son fils ! Dans un film ? Oui, oui. Un film. A la télé. Pas en vrai. N'empêche que ce geste est immoral. Profondément immoral. Profondément choquant, d'abord, et puis surtout en infraction avec les lois de son pays. Il va donc, de ce pas, porter plainte. Poursuivre en justice. Qui n'approuverait cet homme sensible ? Le cinéma, d'ailleurs, regorge d'actes de violence, de crimes, de viols, de vols, de trafics et de brutalités dont il est urgent de le purger. On s'attaquera ensuite à la littérature.
Dura lex, sed lex ! Il y a des soirs où la télé, pour qui la regarde avec la répugnance requise, ressemble à une sorte de foire aux lois. C'est le marché des règlements. Un lex-shop à ciel ouvert. Chacun s'amène avec son brouillon de décret. Faire un débat sur quoi que ce soit, c'est découvrir un vide juridique. La conclusion est trouvée d'avance. "Il y a un vide juridique!" Vous pouvez fermer votre poste. Le rêve consiste clairement à finir par interdire peu à peu, et en douceur, tout ce qui n'est pas encore absolument mort. "Il faut combler le vide juridique!" Maintenant, l'obsession pénaliste se réattaque de front au plaisir. Ah ! ça démangeait tout le monde, de re-criminaliser la sexualité ! En Amérique, on commence à diriger vers des cliniques spécialisés ceux à qui on a réussi à faire croire qu'ils étaient des addicts, des malades, des espèces d'accrocs du sexe. Ici, en France, on a maintenant une loi qui va permettre de punir la séduction sous ses habits neufs de "harcèlement". Encore un vide de comblé ! Dans la foulée, on épure le Minitel. Et puis on boucle le bois de Boulogne. Tout ce qui se montre, il faut l'encercler, le menotter de taxes et décrets. A Bruxelles, de sinistres inconnus préparent l'Europe des règlements. Toutes les répressions sont bonnes à prendre, depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics jusqu'à la demande de rétablissement de la peine de mort, en passant par la suppression de certains plaisirs qualifiés de préhistoriques comme la corrida, les fromages au lait cru, ou la chasse à la palombe. Sera appelée préhistorique n'importe quelle occupation qui ne retient pas où ne ramène pas le vivant, d'une façon ou d'une autre, à son écran de télévision: le Spectacle a organisé un nombre suffisant, et assez coûteux, de distractions pour que celles-ci, désormais, puissent être décrétées obligatoires sans que ce décret soit scandaleux. Tout autre genre de divertissement est un irrédentisme à effacer, une perte de temps et d'audimat.
Toutes les délations deviennent héroïques. Aux États-Unis, pays des lawyers en délires, les homosexuels de pointe inventent l'outing, forme originale de mouchardage qui consiste à placarder à tour de bras des photos de types connus pour leur homosexualité "honteuse", avec la mention "absolute queer" (parfait pédé). On les fait sortir de leur secret parce que ce secret porte tort, dit-on, à l'ensemble du groupe. On les confesse malgré eux. Plus de vie privée, donc plus d'hypocrisie.
Transparence ! Le mot le plus dégoûtant en circulation de nos jours ! Mais voilà que ce mouvement d'outing commence à prendre de l'ampleur. Les chauves s'y mettent, eux aussi : ils affichent à leur tour des portraits, des photos de célébrités qu'ils accusent de porter des moumoutes (pardon, des "compléments capillaires") ! On va démasquer les emperruqués qui ne s'avouent pas ! Et pourquoi pas, après ça, les porteurs de fausses dents, les bonnes femmes liftées, les cardiaques à pacemakers ? L'ennemi héréditaire est partout depuis qu'on ne peut plus le situer nulle part, massivement, à l'Est ou à l'Ouest.
"Le plus grand malheur des hommes, c'est d'avoir des lois et un gouvernement", écrivait Chateaubriand. Je ne crois pas qu'on puisse encore parler de malheur. Les jeux du cirque justicier sont notre érotisme de remplacement. La police nouvelle patrouille sous les acclamations, légitimant ses ingérences en les couvrant des mots "solidarités", "justice", "redistribution". Toutes les propagandes vertueuses concourent à recréer un type de citoyen bien dévot, bien abruti de l'ordre établi, bien hébété d'admiration pour la société telle qu'elle s'impose, bien décidé à ne plus jamais poursuivre d'autres jouissances que celles qu'on lui indique. Le voilà, le héros positif du totalitarisme d'aujourd'hui, le mannequin idéal de la nouvelle tyrannie, le monstre de Frankenstein des savants fous de la Bienfaisance, le bonhomme en kit qui ne baise qu'avec sa capote, qui respecte toutes les minorités, qui réprouve le travail au noir, la double vie, l'évasion fiscale, les disjonctages salutaires, qui trouve la pornographie moins excitante que la tendresse, qui ne peut plus juger un livre ou un film que pour ce qu'il n'est pas, par définition, c'est-à-dire un manifeste, qui considère Céline comme un salaud mais ne tolérera plus qu'on remette en cause, si peu que ce soit, Sartre et Beauvoir, les célèbres Thénardier des Lettres, qui s'épouvante enfin comme un vampire devant un crucifix quand il aperçoit un rond de fumée de cigarette derrière l'horizon.
C'est l'ère du vide, mais juridique. La bacchanale des trous sans fond. A toute vitesse, ce pseudo-monde en perdition est en train de réciter de bric et de broc un principe de militantisme généralisé qui marche dans toutes les situations. Il n'y a pas de nouvelle inquisition, c'est un mouvement bien plus subtil, une montée qui sourd de partout, et il serait vain de continuer à se gargariser du rappel des antiques procès dont furent victimes Flaubert ou Baudelaire: leur persécution révélait au moins une non-solidarité essentielle entre le Code et l'écrivain, un abîme entre la morale publique et la littérature. C'est cet abîme qui se comble chaque jour, et personne n'a plus le droit de ne pas être volontaire pour les grands travaux de terrassement. Qui racontera cette comédie ? Quel Racine osera, demain, composer les Néo-Plaideurs ? Quel écrivain s'échappera du zoo légalitaire pour en décrire les turpitudes ?
 
L'Idiot International, n°74, 1992.
 
(1) Il va sans dire que le phénomène étudié ici à connu dans tous les domaines, depuis 1992, une extension prodigieuse qui ne semble pas près de s'interrompre. Il va sans dire aussi que les exemples que j'avais choisis, à l'époque, valaient pour bien d'autres qu'il était préférable (qu'il est encore, qu'il est plus que jamais préférable) de taire. Seul compte, en définitive, et comme toujours, le fait d'avoir vu la question alors qu'elle n'en était qu'aux prodromes de son sinistre développement (avril 1997).

 

Cette note de l'auteur figure dans la reprise de l'article en recueil: Exorcismes spirituels I, Les Belles Lettres, 1997.

JUSTES DÉLATIONS

Paris, 8 déc 2003 (AFP) – La justice française a estimé qu'il n'était pas diffamatoire d'avoir qualifié de "révisionniste" un livre à succès qui nie la réalité de l'attentat du 11 septembre 2001 sur le Pentagone. Thierry Meyssan, l'auteur de "L'effroyable imposture", réclamait 8.000 euros de dommages-intérêts à la revue spécialisée Impact-Médecin pour un article du 5 avril 2002 intitulé "Délires en ligne", qui le qualifiait de révisionniste.

LE CHIALEUR DES POUBELLES

 Travailler parmi les morts
Par Didier Daeninckx
 
Lundi 2 février 2004
Je n'écris pas pour passer le temps. Meurtres pour mémoire, paru à la Série Noire en 1983, se présente comme une évocation du parcours de Maurice Papon, en une période où cet ancien ministre disposait encore d'un véritable pouvoir. Le roman place en perspective deux brisures fondamentales de l'histoire contemporaine: la déportation raciale, les massacres de l'ère coloniale. Deux failles que je ne cesse d'explorer. Jusqu'en Calédonie où je viens de rencontrer, grâce à mon livre Cannibale, les descendants de ces Kanak exposés dans les zoos humains, en 1931.
Les hasards de la vie nourrissent mes interrogations. Comment pouvais-je me douter que la lecture du journal acheté à un manifestant, un jour de novembre 1989, allait bouleverser mon existence. C'était le numéro 26 de L'Idiot International, de Jean Edern-Hallier. A côté du titre "Krasucki Président" figurait un article d'une rare violence antisémite: "La lâcheté juive à l'Élysée". Au sommaire, des intellectuels du PC, des signatures d'extrême droite, des Céline de sous-préfecture à la Marc-Edouard Nabe, un écrivain soudard comme Limonov. Une obscène alliance des contraires. Récemment, dans une biographie d'Hallier, on révèle qu'il jouissait de placer côte à côte à sa table, le secrétaire général de la CGT, ancien déporté, et Alain Sanders, dirigeant Front National et plume de Présent! Un dîner des dupes. Plus tard, le gourou de la Nouvelle-Droite, Alain de Benoist sera l'invité du PC, à la Mutualité. Dans l'ombre, Garaudy alimentait la revue néo-nazie Nationalisme et République, et les colloques du GRECE. Cette confusion accompagnait la chute d'un système à l'Est et l'affirmation meurtrière du national-communisme en ex-Yougoslavie. C'est cela qui m'a rendu attentif aux rapprochements contre-nature. D'autant, qu'en France le négationnisme, cette nouvelle forme de l'antisémitisme, a été généré, dès 1946, à l'extrême droite, par Bardèche, à l'ultra-gauche par Rassinier. J'ai tenté de donner une forme littéraire à cette réflexion sur la dérive de certains intellectuels dans un épisode du Poulpe, Nazis dans le métro. [Désolés, on n'a pas lu. ]
Au même moment, La Guerre Sociale, un groupe d'ultra-gauche ayant rejoint le combat négationniste de Robert Faurisson dès 1980, refaisait parler d'elle à Lyon. L'un de ses anciens militants avait obtenu, dans des conditions curieuses, un poste d'ingénieur au CNRS: dans un ouvrage préfacé par Charles Millon et publié trois mois avant le concours d'embauche, il se vantait déjà de son titre! Je me déplaçai alors à Lyon et découvrais [Voyez comment écrit ce primaire, et pourquoi il est illisible: un passé simple+un imparfait pour des actions similaires. Poubelle ! ] la réalité de l'activité des effaceurs de mémoire. Cela ressemble à un inventaire à la Prévert: un prof de fac, Bernard Lugan, déguisé en colonial demandant, fouet à la main, à ses élèves d'entonner des chansons racistes, un druide hitlérien, Goulven Pennaod, bombardé chargé de cours sur la base d'un dossier truqué, un islamiste tunisien Abdelhamid Bdioui obtenant un doctorat d'État pour une thèse en faveur des Protocoles des Sages de Sion. Et Faurisson qui faisait travailler ses élèves sur "Le Journal d'Anne Frank est-il un faux?", l'affaire du doctorat Roques avec un jury farci de profs lyonnais, le cas Notin, la bataille pour faire débaptiser l'université Carrel, l'université Lumière oublieuse du passé doriotiste des deux frères. Et, par-dessus tout, une maîtrise néo-nazie à la gloire de Paul Rassinier accordée à l'actuel bras droit de Faurisson, Jean Plantin par un jury présidé par le professeur Régis Ladous. Le même Plantin se voyait ensuite remettre un DEA sur un sujet négationniste "Les épidémies de typhus exanthématique dans les camps nazis". [L'idée selon laquelle il y aurait des "sujets négationnistes" est bien une idée de primaire qui a raté le certif.] Une attribution frauduleuse puisqu'un membre du jury signait le procès verbal sans être présent à la soutenance. (Plantin se vante même que cette soutenance n'a jamais eu lieu). A l'intention des incrédules, tout ceci est relaté, documents à l'appui, sur le site amnistia.net. [le site des assassins en cavale. ]
Cette densité n'est pas de l'ordre de la malédiction. Elle s'explique par le fait qu'en 1973, l'État scinda l'université lyonnaise. Il en offrit une partie à l'extrême droite pour rassurer la grande bourgeoisie locale. Résultat, la moitié du Conseil scientifique du FN campe sur les bords du Rhône!
Dans la foulée, la bibliothèque interuniversitaire de Lyon fut incendiée par des mains criminelles. 400.000 ouvrages dont des milliers de manuscrits partirent en fumée. Les images de ce bûcher de papier et d'intelligence me poussèrent à écrire Ethique en toc qui évoque les compromissions de certains mandarins lyonnais avec les assassins de la mémoire.
Je n'ai pas eu connaissance du rapport que des experts universitaires écrivent sur leurs pairs. [Il parle de la Commission Rousso. Encore un faute de temps: comment avoir connaissance de quelque chose qui n'est encore achevé ? Non seulement ce type est idiot et sectaire, mais il n'a pas encore compris qu'il y avait une logique dans la langue. Poubelle ! ] Je doute qu'il soit très sévère. L'un des éléments les plus éminents de cette commission, Pierre-André Taguieff, a pris publiquement la défense de Régis Ladous qui couronna Plantin d'une mention "Très bien". Le même Taguieff figure au comité scientifique de Politica Hermetica, une revue ésotérique fascinée par les penseurs fascistes comme le nazi italien Julius Evola ou le fondateur de la Garde de Fer roumaine Codreanu. Également au sommaire Alain de Benoist du GRECE, Alexandre Douguine son alter-ego russe, Claudio Muti son clone transalpin. [dont le nom s'écrit Mutti, avec deux t. ] Et l'inévitable prof lyonnais Régis Ladous, membre du CESNUR, un organisme de défense des sectes. [Ladous ne fait pas partie de la Commission, le simple flic DD s'égare, et Taguieff semble en avoir démissionné.]
 
On ne me pardonne pas d'écrire tout cela. Le paradoxe, c'est que ce ne sont pas ces pratiques qui sont considérées comme scandaleuses, mais le fait de les énoncer. Il y a dix ans, on me prévenait "Ne bosse pas sur le négationnisme, tu avances dans les sables mouvants".
Emouvants plutôt. Mes nuits en sont affectées. J'ai le sentiment, souvent, de travailler parmi les morts.
 
<http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/travmort/travmort.htm>

 

Ce pauvre chou nous met la larme à l'œil. Il y aurait des gens, dans son entourage, qui désapprouveraient ses activités policières ? Il n'a qu'à les dénoncer. Ça, il sait faire. Il retrouvera les nuits paisibles du délateur consciencieux. 

 

PETITS MEURTRES ENTRE AMIS

 

Amnistia.net condamné
 
En date du 14 janvier 2004, la cour d'appel du tribunal correctionnel de Paris a condamné amnistia.net pour diffamation à l'encontre de Gérard Delteil en raison d'un article de Didier Daeninckx intitulé "Le préfet de police préside, à son insu, un prix littéraire truqué" paru le 5 novembre 2001. Dans cet article, la sincérité de l'attribution de ce prix à Gérard Delteil était mise en doute. C'est la première fois que notre site qui combat l'extrême droite, le négationnisme, est condamné. [Gros mensonge. Cette bande de délateurs a déjà été condamnée, par exemple pour avoir diffamé les éditions de l'Harmattan. ] Il l'a été à l'initiative d'un écrivain qui se réclame de l'extrême-gauche et qui nous réclamait 45.000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a fixé l'amende à 5.000 euros ce qui met notre publication en danger. En effet, celle-ci est exclusivement financée par nos lecteurs. Nous refusons toute annonce publicitaire et toute subvention.
La vérité telle qu'elle est établie aujourd'hui par la justice est donc que les choses se sont déroulées de manière régulière pour l'attribution du prix à Gérard Delteil.
L'article premier du règlement du Prix du Quai des Orfèvres souligne que les manuscrits présentés doivent être anonymes. C'est même, selon le site des éditions Fayard, propriétaires et exploitantes de ce prix, la principale de ses originalités.
Ainsi que Gérard Delteil l'a écrit et confirmé à la barre du Tribunal, les éditions Fayard lui ont demandé d'écrire l'un de ces manuscrits anonymes. Gérard Delteil précise même qu'à cette fin, les éditions Fayard l'ont "tanné" pour qu'il livre son "Quai des Orfèvres". Le Grand Robert donne pour éclairer le sens de "tanner" les synonymes "ennuyer, fatiguer, tourmenter". Gérard Delteil précise tout de même que personne ne l'y a obligé "avec le couteau sous la gorge".
Les éditions Fayard ont bien fait d'insister de cette manière auprès de leur auteur, puisqu'il en a résulté un manuscrit anonyme d'une telle qualité qu'il a très normalement obtenu, quelques mois plus tard, le convoité Prix du Quai des Orfèvres dont le chèque lui a été remis sous le règne de Charles Pasqua. Personne ne peut prétendre que la confidentialité requise pour ce prix a été éventée, et cette décision de justice permet aux citoyens de mieux comprendre la notion complexe de "manuscrit anonyme".
Nous rappelons que ce Prix a pour but, selon son créateur monsieur Jacques Catineau, de rapprocher écrivains, policiers, magistrats et avocats et nous félicitons monsieur Delteil d'être un artisan de cette recherche de proximité.
Ceci est d'autant plus méritoire quand on sait que le lauréat ne cesse de proclamer son attachement à une extrême-gauche intransigeante, et qu'il n'hésitait jamais à condamner les exactions policières, à critiquer la magistrature même quand Charles Pasqua était aux affaires.
Nous profitons également de cette occasion pour lui renouveler nos félicitations pour l'obtention du Prix de la Gendarmerie Nationale. Un malheureux hasard veut que ce prix baptisé Moncey, (en hommage à un général napoléonien), lui a été remis quelques semaines après l'exécution du leader kanak Eloi Machoro par un tireur d'élite de cette même gendarmerie nationale. (voir notre article: "Quand les gendarmes draguaient les auteurs de polars").
La loi ne nous permet pas de faire appel à la solidarité financière de nos lecteurs, mais il est possible de s'abonner ou de faire abonner un ami.
 
26 janvier 2004
<http://www.amnistia.net/news/articles/multdoss/amncond/amncond.htm>

 

Il faut qu'ils en profitent. Ensuite, quand les brillants sujet d'amnistia seront en villégiature en Italie, ils auront moins de temps à consacrer à la délation et à la diffamation.

 

GAZ A TOUS LES ÉTAGES

 

Une banque suisse accusée d'avoir fourni du gaz aux nazis
 
Un avocat américain, Edward Faigan, connu pour les procès [en nom collectif] qu'il a déjà intentés à des sociétés ayant collaboré [ou prétenduement collaboré] avec les nazis, a porté [une accusation] contre la banque suisse UBS, et a réclamé des dommages et intérêts d'un montant de 35 milliards de dollars. Il affirme qu'elle était propriétaire d'une compagnie de gaz IG Farben qui procurait du gaz aux nazis. Le porte-parole de la banque a affirmé de son côté que ces accusations étaient sans fondement.
 
Samedi 7 février 2004. COL: Communauté on line....
<http://www.col.fr/breve-1002.html>

 

Ces groupes juifs new-yorkais sont spécialisés dans le chantage et l'extorsion de fonds à grande échelle. Les chapitres précédents de ce gigantesque rackett ont été écrits par deux journalistes du Financial Times, John Authers et Richard Wolffe dans The Victim's Fortune – Inside the Epic Battle Over the Debts of the Holocaust, paru chez HarperCollins en 2002. Avec "un clic" sur <Amazon.com> le livre est chez vous sous huitaine. Il vaut son pesant d'ellébore. Ne vous en privez pas !

 

QUERELLE D'ALLEMANDS

 German lawyer denies Holocaust at incitement trial

 

 A notorious far-right attorney called the Holocaust a lie and cursed the German legal system Friday at the opening of his trial in the Berlin State Court on charges of incitement.
 
David Irving comments:
This is the manner in which the conformist German historians protect their famous "consensus". Those who are rightly skeptical about any aspect of the legends of World War II are imprisoned or subjected to ruinous fines.
Conclusion: their co