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 La Révolution permanente 5, 21 décembre 2009

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LA VIEILLE TAUPE

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Décidément, le procès Demjanjuk m’a occupé plus que prévu. Il faut croire que des réflexions « rentrées » bouillonnaient dans ma tête depuis des années. La prochaine audience est prévue pour le 21 décembre. Ce procès est susceptible de jouer un rôle décisif. Je renvoie à mes précédents textes : « Fofana show-biz » et « La Révolution continue… malgré les révolutionnaires ».

Encore faudrait-il que des révisionnistes se remuent un peu pour profiter de l’opportunité.

Je n’ai même pas encore eu le temps de faire un compte-rendu de la Sonderaktion du 18 novembre à Caen ! Pourtant, après la percée que le Kommando venu de Paris a effectuée, il serait bien nécessaire d’occuper le terrain, à la fois localement et électroniquement. Mais la Vieille Taupe manque décidément de personnel. Enfin… On ne peut pas être partout !

Réfléchissez pourtant à ce que vous, vous pourriez obtenir en vous contentant de faire suivre à tous vos correspondants les lettres de Michel de Boüard à Henri Roques (« Un historien courageux et résistant ! » ou « Un historien révisionniste ? »).

Mais d’abord un hommage au révisionniste Dirk Zimmermann. Il est, avec Kevin Käther, l’un de ces jeunes Allemands qui s’étaient eux-mêmes dénoncés pour avoir envoyé des exemplaires du Rapport Rudolf à divers correspondants. Kevin Käther avait été condamné à 8 mois fermes en première instance, puis en appel en juin 2009. Dirk Zimmermann vient lui d’être condamné à 9 mois fermes.

Je rappelle que le Rapport Rudolf. Rapport d’expertise sur la formation et le contrôle de la présence de composés cyanurés dans les « chambres à gaz » d’Auschwitz par le Docteur en chimie Germar Rudolf, est un rapport strictement scientifique et technique dont il n’existe à ce jour pas la moindre réfutation. Il avait été envoyé par la Vieille Taupe à tous les membres composant la section « Chimie » de l’Académie des Sciences. Avant cela il constituait le n°4, spécial hors commerce, de la revue LA VIEILLE TAUPE. Puis il avait été interdit en France par décision du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, en utilisant une loi de 1939( !) qui permettait l’interdiction administrative des « publications d’origine étrangère », sous le prétexte que le Rapport… avait été imprimé en Belgique ! Cette décision (xénophobe !) a finalement été annulée par le Conseil d’État pour « abus de pouvoir ». Le Rapport Rudolf est donc en libre circulation en France. La Vieille Taupe en détient quelques exemplaires.

8 mois pour l’un, 9 mois pour l’autre, et pas d’autre argument !

Dirk Zimmermann est marié. Il est père de deux enfants.

Toute action, tout acte, relève de la responsabilité individuelle. Et il doit en être ainsi. Mais toute action, même individuelle, est une action néanmoins collective ! Elle relève d’un mouvement collectif, d’une évolution collective ! Elle traduit, elle exprime, et en retour elle favorise une évolution collective.

Une action individuelle exprime un mouvement collectif ?!?

Nul homme, à plus forte raison bien intégré et bien équilibré, ne prend de gaîté de cœur la décision de risquer la prison. Faire le pas implique au minimum de se sentir soutenu, au moins compris, par une petite partie de son entourage. Commettre un acte aussi insolite ne se fait pas sans difficultés extrêmes et sans réflexions et tensions, personnelles et avec son entourage. Y compris avec son épouse et avec ses enfants. Il faut, avant de passer à l’acte, en avoir mesuré les conséquences directes et indirectes sur les uns et les autres.

Et puis, même si, selon la formule de Guillaume le taciturne, « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer », il est quand même nécessaire d’espérer obtenir un minimum de compréhension d’un minimum de personnes. En dessous de ce minimum, on n’agit pas, on ne peut pas agir, on développe un cancer, ou une névrose, ou une psychose, ou un ulcère, et que sais-je encore. Ou bien, si on agit quand même, en commettant un acte qui n’est compris par personne, et ne peut déboucher sur rien, c’est qu’on est « fou ». Point final.

Dirk Zimmermann envoie à tous ceux qui sont capables de le comprendre un message simple : il croit, quant à lui, que les temps sont venus d’agir, puisque lui-même agit comme il le peut de là où il est. Il ne croit pas qu’il faut attendre de construire une organisation, pour faire ceci ou cela. Il croit que les temps sont venus d’être ce que l’on est et qu’il s’agit enfin de « Ne pas chercher à prévoir l’avenir, mais le rendre possible ».

Je ne sais pas si les actions de Kevin et de Dirk sont coordonnées. Peu importe. Elles montrent du seul fait qu’elles ont existé, que les temps sont venus. J’ai appris l’action de Kevin sur un site indiscutablement « de gauche » et indiscutablement « antiraciste »[1]., Les infos et les signes se multiplient. Le « révisionnisme » commence à circuler hors des sentiers battus et rebattus. Imperceptiblement les temps changent. Ce qui était inconcevable devient possible, le temps d’un « outing » généralisé est venu. Le comportement de Kevin et de Dirk en ont donné le signal.

Ne pas bouger après ce signal devient une lâcheté.

Et cela commence à bouger ! Très peu d’ailleurs si on réfléchit à tout ce qui serait possible.

J’ai déjà signalé Proche des Nég’, de Maria Poumier. Il faut noter aussi « Pire que les chambres à gaz ! » que viennent de publier Les Éditions de Cassandra[2]. C’est une étude consacrée à deux procès politiques qui ont eu lieu en Suisse, le procès de Jurgen Graf et le procès de Gaston-Armand Amaudruz. Le titre insolite est tiré de la déposition d’un témoin de l’accusation, Léon Reich, qui aurait connu « pire que les chambres à gaz ». Nous vous laisserons découvrir dans le livre en quoi a consisté cette expérience « pire que les chambres à gaz » (qui doit être authentique, puisque, si ce témoin le dit c’est que c’est vrai !). C’est le raisonnement de ce témoin qui est proprement extraordinaire : la preuve de l’existence des chambres à gaz c’est que : « J’ai connu pire que les chambres » !

Intéressant, non ? Eh bien oui ! C’est très intéressant parce que c’est, sur le plan de la logique, complètement idiot. Mais très révélateur. En fait d’arguments, on manipule de l’émotion, encore de l’émotion, rien que de l’émotion. Mais ce que l’on découvre aussi c’est que lors de ces procès des arguments parfaitement idiots ont pu être imperturbablement proférés par l’accusation sans susciter la moindre critique publique de la part des journalistes présents.

Les accusés, par contre, n’ont pas rusé avec la loi. Ils ont dit clairement ce qu’ils pensaient vraiment et ils ont démonté les faux-fuyants et les malhonnêtetés de l’ordre juridique totalitaire prétendument « antiraciste » instauré par le fameux article 261 bis du code pénal Suisse. Il se trouve qu’à cette époque, je n’avais pas suivi ces procès dans le « détail ». Mais ce livre « Pire que les chambres à gaz » constitue un parfait diagnostic de l’état de soumission et de domestication de la société suisse, mais aussi la preuve qu’une petite flamme subsiste !

Plus intéressant encore, la participation à ce livre d’universitaires et de juristes reconnus, dont rien n’indique qu’ils partageraient les thèses historiques des accusés, mais qui mesurent parfaitement l’arbitraire et la dégradation complètes du droit auxquels conduit la répression du révisionnisme historique. La nouveauté consiste en ceci que ces juristes et ces universitaires osent le dire, osent dire publiquement l’évidence ! Car ce qui est en cause, ce ne sont pas les thèses historiques révisionnistes. Ce qui est en cause ce sont les aberrations juridiques et logiques auxquelles conduit la répression « obligée » du révisionnisme. Jusqu’où va-t-on descendre ?[3] Telle est la question angoissée que se posent simplement ces intellectuels de bonne foi.

C’est ici qu’il faut rappeler que la répression du révisionnisme historique ne nécessiterait aucune dégradation du système juridique, ni la restauration de la censure et la promulgation d’un dogme (loi Gayssot en France, article 261 bis en Suisse) si les tenants de la thèse officielle étaient en mesure de présenter devant un tribunal une preuve de l’existence d’une chambre à gaz qui résisterait à la critique. Ou s’ils parvenaient à démontrer la présence de falsifications dans les travaux du Professeur Faurisson. Mais ils n’y sont jamais parvenus devant un tribunal comme l’a bien constaté la 17ième chambre du tribunal de Paris, présidée par le juge Bonnal, en son jugement du 21 mai 2007, dans l’affaire Robert Faurisson contre Robert Badinter.

Mais il faut rappeler aussi que ces inquiétudes à l’égard de ce qui s’annonçait, et devant la passivité du public et de la masse écrasante des intellectuels, s’étaient déjà clairement exprimées, même si personne n’avait voulu comprendre. Parmi les livres qui réclamaient clairement la liberté d’expression pour les révisionnistes, en pratiquant le ketmân, relevons plus particulièrement, de Emmanuelle Duverger et Robert Ménard, La Censure des bien-pensants. Albin Michel, Paris 2003, 175 pages. Un bandeau rouge incorporé à la couverture précise : Liberté d’expression « l’exception française ». Ceux qui nous bassinent avec la censure et le filtrage imposé sur Internet en Chine ou en Iran feraient bien de relire ce livre. Ils découvriront le rôle de pionnier de la censure qu’a joué le lobby qui n’existe pas et ses relais, les organisations prétendument antiracistes, et en l’occurrence plus précisément l’U.E.J.F. et son avocat Stéphane Lilti. Puis ils relèveront les huit exergues que les auteurs ont choisi de donner à chacun des huit chapitres. La Vieille Taupe approuve absolument les sept premiers. Enfin, page 69, utilisation d’une technique classique du Ketmân en tête du chapitre. Et pour finir, comme l’indique le titre, le livre est consacré à l’analyse des conséquences catastrophiques de la censure exercée par les bien-pensants au nom de la pensée correcte. Mais bien peu ont vu qu’il pouvait aussi se lire : « La censure[par les bien-pensants] de ceux qui pensent bien ».

IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI

Il est aussi parfaitement possible que les auteurs ne s’en soient pas rendu compte eux-mêmes, et qu’ils ne soient pas [pas encore ?] décidés à aller jusque-là. Mais les temps changent. Ce qui pourtant plaiderait en faveur d’une interprétation palindrolatique et d’une pratique consciente de la restriction de pensée, c’est la page 4, la page du copyright. On y relève une mention parfaitement insolite qui dénote une précaution non moins insolite de l’éditeur. Et puis, question d’expérience, les toutes premières pages d’un livre palindrolatique comportent souvent un message subliminal, parfois involontaire.

On relèvera aussi  de Raoul Vaneigem, Rien n’est sacré, tout peut se dire. Réflexion sur la liberté d’expression, avec une préface de Robert Ménard. La Découverte, Paris 2003, 96 pages[4]. Le livre  d’Emmanuelle Duverger et de Robert Ménard est paru  en janvier 2003. Le livre de Raoul Vaneigem en juillet de la même année. Mais l’excellente revue LA VIEILLE TAUPE avait cessé de paraître en 2000. Le n°12 (est dernier) était paru à l’automne 2000. Il consistait essentiellement en L’Industrie de l’holocauste de Norman Finkelstein, précédé d’un éditorial : « Bis repetita ! », et suivi de plusieurs articles très courts mais extrêmement importants.

La « situation » n’avait pas donné tout ce que la Vieille Taupe en avait espéré. Elle avait dû se replier sur un bulletin confidentiel épisodique à l’intention de ses derniers fidèles. En 2003, elle n’avait plus aucun contrôle, ni même la moindre influence réelle, sur l’orientation du « mouvement révisionniste »[5] dans sa réalité concrète. Si bien que, si des contacts existèrent à cette époque entre l’un ou l’autre de ces auteurs et le Professeur Faurisson, je n’en fus pas même informé [mais je dis bien si…]. De multiples expériences me permettent pourtant de deviner ce qui a pu, ou aurait pu, se passer. Au lieu de se voir proposer une stratégie visant seulement à obtenir l’abolition de la loi Gayssot, en laissant à ceux que cela intéresse le soin d’approfondir la question de l’existence de Dieu, ces auteurs soucieux UBER ALLES du respect de la liberté d’expression de tous, se sont [ou se seraient] vus contraints de commencer par la fin ! Et donc se sont [ou se seraient] entendus sommer de se prononcer au préalable sur l’inexistence des chambres à coucher dehors. Ce qu’ils ne pouvaient faire en aucun cas : soit qu’ils ne connussent pas suffisamment le dossier pour pouvoir être affirmatifs, soit que, convaincus, ils ne soient cependant pas suffisamment motivés ou capables, ou désireux de tenir tête à la meute ; soit que, convaincus, ils sachent comment fonctionnent les croyances dans les sociétés humaines. Et donc sachent qu’il est parfaitement inutile d’avoir raison si le temps de la vérité n’est pas venu[6]. Bien au contraire l’énonciation brutale de la vérité peut n’aboutir qu’à favoriser la coalition des croyants. Mais d’un autre côté, compter sur la pénétration lente et inéluctable de la vérité garantit qu’elle ne soit reconnue comme vérité que quand cela ne servira absolument plus à rien.

C’était donc la quadrature du cercle et l’impasse. Et la perception de cette impasse m’avait conduit à la dépression[7] et à une activité en dent de scie. Situation dont je suis sorti en septembre 2006 grâce à la lecture de La Judéomanie. Elle nuit aux Juifs. Elle nuit à la République de Jean Robin. C’est un fait. Cette « guérison miraculeuse » a permis… la suite, c’est-à-dire le n°18 du bulletin après trois ans d’interruption, puis les Sonderaktion, puis le Bilan. Donc la renaissance d’une Vieille Taupe totalement autonome, avec une orientation différente de celle que le Professeur Faurisson était parvenu toujours à imposer dans la pratique, au nom des ses immenses mérites (incontestables) et de ses immenses souffrances (incontestables), et de son mépris de toute stratégie.

De même qu’il faut un certain temps pour que le fût du canon refroidisse, il m’avait fallu un certain temps pour effectuer cette réorientation, après que se fut imposée à moi l’évidence : si, en dépit de mon dévouement absolu et de l’absence totale de la moindre ambition personnelle, je ne parvenais pas à fonctionner normalement et utilement dans le mouvement révisionniste tel qu’il était, à peu près personne n’y parviendrait. Je veux dire ne parviendrait à s’y intégrer opérationnellement.

Il fallait donc corriger le tir, et c’est ce qu’a fait la Vieille Taupe.

Il faudra bien évidemment revenir en détail sur le livre qui a déclenché cette renaissance, et sur ses secrets. Mais pour la petite histoire, c’est un courriel enthousiaste de Bocage, début septembre 2006, qui avait attiré mon attention sur une interview de Jean Robin (voir bulletin n° 18) dans laquelle il réclamait fermement l’abolition de la loi Gayssot. Et je découvrais alors la sortie d’un livre, le 28 août 2006, qui aurait pu être mon enfant, d’une part parce que le 28 août est l’anniversaire de la naissance de ma fille[8], et d’autre part, il aurait très bien pu avoir été conçu par un révisionniste pratiquant le ketmân. Plusieurs éléments permettaient de le penser. L’auteur affirmait certes une parfaite orthodoxie camérale, mais sous le couvert de cette orthodoxie affirmée, condition pour pouvoir être entendu là où il était particulièrement important d’être entendu, l’auteur rappelait nombre de vérités… Je n’y reviens pas. Et puis, le seul fait de contribuer à lancer ce nouveau mot : judéomanie, pour enfin nommer un symptôme pathologique envahissant constituait en soi un progrès considérable. D’autant plus que ce mot, dont Jean Robin revendiquait hautement la création avait en fait été créé cinq ans plus tôt par… l’AAARGH, donc dès l’an 2001[9] !

Ce mot, il faut l’employer. L’employer systématiquement, parce qu’il a un sens et parce qu’il est juste ; et parce que le premier pas vers la guérison d’une maladie consiste à la diagnostiquer et à la nommer. Il sera toujours temps de revendiquer la paternité du mot…après.

Vous ne savez pas quoi faire vous même, à votre niveau, pour faire avancer le schmilblick ? Allez commander le livre dans une librairie ou à votre supermarché ! Cela fera plusieurs personnes qui entendrons le mot « judéomanie » pour la première fois. Et puis vous verrez la suite… Au superU de Beaune la Rolande, je ne suis pas parvenu à l’obtenir… Mais vous pouvez aussi raconter, en divers milieux, mêmes hostiles, qu’il y a un fou, un réviso, qui prétend que la lecture de ce livre l’a guéri ! Si vous ne parvenez pas dans la conversation à glisser des informations irrécupérables par les censeurs, des virus, c’est que vous n’êtes vraiment pas doué. Prenez contact avec la Vieille Taupe pour voir ce qu’elle a à vous proposer de mieux adapté à vos capacités.

J’ai donc fait une publicité d’enfer à ce livre. J’en ai vendu. J’en ai fait des dépôts à la librairie Primatice, à Duquesne diffusion, à la Librairie Roumaine, et à quelques autres. Finalement Jean Robin à publié L’État de la Judéomanie aux éditions Dualpha (liées à la librairie Primatice), avec en couverture une reproduction du carton « Raymond Barre » que les amis de la Vieille Taupe connaissent bien, et qui m’avait valu une perquisition à Beaune la Rolande !

Je rappelle qu’en 2006, c’était avant les bombardements de Gaza. Cette remarque ne vous semble avoir aucun rapport ? Eh bien, réfléchissez qu’à cette époque les chances pour le révisionnisme d’entamer significativement le tabou étaient à peu près nulles. La seule chance de grignoter des espaces de liberté ne pouvait pas résulter de la conversion au révisionnisme[10] d’une marge significative du public, ni d’un surcroît de courage des révisionnistes clandestins, mais elle pouvait résulter de la conversion d’une marge significative de Juifs « libéraux[11] » ou simplement républicains, pour les motivations les plus diverses, à la nécessité de mettre la pédale douce sur la répression. Dans cette perspective, le livre de Jean Robin était une bénédiction. Relisez-le et vous en conviendrez.

Cela dit la Vieille Taupe conserve son esprit critique envers tout le monde et en toute circonstance. Même s’il pratiquait effectivement le Ketmân[n ?] dans un livre qui n’a pas révélé tous ses secrets, Jean Robin s’est révélé ultérieurement être beaucoup plus attaché que moi à la survie de l’État Juif. C’est un sérieux désaccord, mais ce n’est pas encore un crime. Et il semblerait bien qu’il croie vraiment en l’existence matérielle des chambres, qui fondent l’exceptionnalité de l’identité à nulle autre pareille. Ce n’est pas non plus un crime. Mais puisque j’ai affiché et que j’affiche toujours mon intérêt et ma reconnaissance éternels pour son livre, il va sans dire que cet intérêt et cette reconnaissance n’impliquent de part et d’autre aucune allégeance[12], comme c’est aussi le cas avec Chomsky ou avec Faurisson, maintenant que la Vieille Taupe a mis un terme au favoritisme dont il avait bénéficié pendant près de trente ans ; et qui n’est plus nécessaire maintenant que le révisionnisme a gagné. C’est donc maintenant le cas avec tout le monde, par principe.

Je ne me sens donc nullement obligé de me prononcer sur les faits et gestes ou prises de positions diverses de Jean Robin, ni même d’avoir à les connaître.

Cela étant dit j’ai été intéressé mais un peu déçu par son livre, La Position du missionnaire. Alain Finkielkraut décrypté. Le livre tient pourtant ses promesses au sens où il étudie complètement un intellectuel médiatique Juif et Français très révélateur et emblématique. Il prend acte de ses évolutions et de ses contradictions. J’y ai d’ailleurs en partie découvert, moi qui vit assez loin des insupportables médiats, à quel point il y avait été, et y était, omniprésent. Le titre « La Position du missionnaire » de même que la graphie légèrement décalée du nom de l’édition, en couverture :« TATAMIS », m’avait fait espérer un livre un peu plus palindrolatique[13]. Mais j’attendais trop et trop vite.

La principale « évolution » du philosophe Finkielkraut (chou de pinson en allemand), que tout le monde avait remarquée, c’est qu’il avait fini par s’apercevoir que l’antiracisme était une escroquerie intellectuelle (un nouveau stalinisme, et non pas un nouveau communisme comme l’a qualifié Renaud Camus). Mais il a attendu d’en être lui-même la victime pour s’en apercevoir. Et il ne semble pas  encore s’être aperçu du rôle qu’avait joué le judaïsme dans la mise au point de cette arme de destruction massive de la liberté de penser. Toutes choses que la Taupe avait expérimentées depuis longtemps et qu’elle avait analysées dans le tract « Brigitte Bardot[14] ».

Encore un effort Finkie ! Je peux difficilement oublier ton témoignage en faveur de la censure devant la cour d’appel lors du procès Garaudy. Il est vrai que ce jour-là tu étais dévoré de tics et extrêmement tendu. Tu semblais possédé. Tu devais être secrètement travaillé par l’Esprit et la contradiction. De même je peux difficilement oublier ton rôle dans la persécution de la Vieille Taupe lorsqu’elle avait réédité le livre de Bernard Lazare : Contre l’antisémitisme. Mais tu bénéficies de l’amnistie générale, complète, absolue et définitive proclamée par nos sages le 15 août 2007 en assemblée générale solennelle secrète (voir Bulletin n° 21 p. 55) pour ces faits-là. Tu pourrais donc théoriquement rejoindre les Sonderkommando de la Vieille Taupe ! Tu y serais le bienvenu à condition de te soumettre à la discipline commune, qui est réputée féroce.

Autre livre des éditions Tatamis qui ait attiré mon attention : le livre d’Elena Tchoudinova, La Mosquée Notre-Dame de Paris. Je n’ai pas lu ce livre et je ne prends pas le chemin de le lire tant j’ai d’autres lectures urgentes en retard, mais j’en ai lu la critique par Christian Bouchet, avec laquelle j’ai tendance à être d’accord (http://www.voxnr.com/cc/etranger/EkuuuFlkkAyrgNOBkO.shtml). Je ne dirai évidemment rien de plus avant de l’avoir lu, mais il faudrait que quelqu’un me l’envoie. Cela accélérerait le processus. Car j’ai du mal à me résoudre à l’acheter tant je suis en désaccord avec cette orientation intellectuelle.

Je comprends certes l’inquiétude des chrétiens face à la montée en puissance de l’Islam, et plus encore face à la complaisance pour ne pas dire la trahison de [la plupart de] leurs évêques, complètement désarmés théologiquement. C’est manifestement cette inquiétude que ce genre de roman exploite. Tatamis a eu raison de le publier. Il est scandaleux que ce best-seller en Russie depuis trois ans n’ait pas trouvé d’éditeur en France, et cela indique à quel point les inquiétudes des chrétiens sont mal traitées par l’édition et les médiats, alors qu’un malheureux graffiti sur une mosquée suffit à déclencher un hourvari « national », et même à « bouleverser » les musulmans[15]. Mais ce que ne comprennent pas les chrétiens, conciliaires ou traditionnels[16], c’est qu’il suffirait qu’ils deviennent vraiment chrétiens pour que l’Islam perde son dynamisme et son agressivité ! Il suffirait que les chrétiens résistent vraiment à l’emprise judaïque, ce qui est l’essence du message christique, du message évangélique, et du message apostolique, pour gagner le respect des musulmans. Il suffirait que l’Europe cesse de favoriser outrageusement les menées de l’État juif pour que les motivations des « musulmans », donc le recrutement des plus actifs d’entre eux, diminue spectaculairement.

Au contraire, ceux qui espèrent finalement utiliser Israël et les Juifs comme des alliés à la fois contre l’Islam et contre l’immigration envahissante mènent une politique de gribouille, car cette alliance ne permettra en rien de réduire l’immigration, et dynamisera l’Islam, son recrutement et son agressivité.

Pour conclure, en ce qui concerne Jean Robin et les éditions Tatamis, on m’a dit qu’il avait déclaré qu’il aurait publié le livre de Paul-Éric Blanrue Sarközy, Israël et les Juifs, si celui-ci s’était adressé à lui. J’ai donc eu l’idée de lui proposer d’éditer Bilan. Je vais voir quelle sera sa réponse. Il est sans doute « révisionniste », comme tous les gens intelligents et les historiens dignes de ce nom. Mais puisque son révisionnisme ne l’a pas conduit à aller jusqu’à remettre en question l’existence matérielle des chambres à gaz homicides dans les camps nazis, auxquelles il continue à croire dur comme fer, semblerait-il, alors, je l’autorise à agrémenter mon Bilan de la préface qu’il voudra, et d’une réfutation de mes propres positions par qui il voudra. Attendons sa réponse. Mais s’il accepte, cela voudra au moins dire que le temps des débats et des confrontations civilisées est enfin revenu…

Les éditions Tatamis deviendraient le symbole de ce retour « des temps trois fois heureux où l’on peut penser ce que l’on veut et dire ce que l’on pense ». Je leur dois bien ça puisque je leur dois ma guérison de ma fameuse psychose bipolaire atypique.

 

Pierre Guillaume Nihil obstat

Le 19 décembre 2009                                                                                                Wilhelm Stein


[1] http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art167

[2] E-mail : editionsdecassandra@yahoo.fr et Case postale 141, CH – 3960 Sierre (Suisse)

[3] Tel se trouve être le titre d’un livre d’Alain Soral. Édition Blanche, Paris 2002.

[4] J’ai acheté ce petit livre qui se trouvait en vitrine de la librairie de la Libre Pensée, au 12, rue des Fossés St Jacques, Paris Vième. Je rappelle que l’association « La Libre Pensée » a participé à la répression du révisionnisme historique et m’a fait condamner à une lourde amende. Mais… depuis trente ans, je ne suis jamais passé devant la librairie, sans relever dans la vitrine la présence d’au moins un livre d’un auteur qui approuvait in petto [dans son for intérieur] le combat « révisionniste ».

[5] Qui n’impliquait jamais plus d’une dizaine de personnes réellement actives.

[6] Cela, c’était le point de vue de Debord, qu’il a mis des années à me faire comprendre et partager. C’est aussi la leçon transparente de l’expérience christique et le message secret des Évangiles

[7] Encore que cette « dépression » ne fût pas classique. D’abord je ne connais pas beaucoup de véritables déprimés qui auraient été capables, dans le contexte, de poursuivre la publication épisodique du bulletin et de divers tracts et documents, mais surtout parce qu’aux pires périodes de cette dépression, la simple rencontre d’un interlocuteur intéressant suffisait à me requinquer. Tel n’est pas du tout le cas d’un véritable dépressif, autant que je puisse en juger.

[8] N’oubliez jamais que je suis fou.

[9] L’année révisionniste 2000, p. 64.

[10] Mais je n’ai empêché personne de l’obtenir, et j’accepte les critiques de ceux qui ont fait plus que moi.

[11] J’emploie le mot au sens courant français. Donc j’évoque les Juifs qui sont libéraux. Mais il existe une tendance dans le judaïsme qui se nomme « les Juifs libéraux » par opposition aux « orthodoxes » au regard de l’application des règles de la cashrout et de la halakha, qui n’a absolument rien de libéral.

[12] Conformément aux principes organisationnels de la Vieille Taupe tels qu’ils ont été explicités dans Droit et Histoire, La Vieille Taupe, Paris 1986, 192 p.

[13] Nouveau concept créé par la Vieille Taupe, dont la définition se précisera et se révélera, mais qui, en première approximation désigne un texte doté d’une signification ésotérique, qui peut donc se comprendre dans les deux sens, en quelque sorte. Et « drolatique » parce que le refus de voir l’autre sens, le sens caché, qui justement n’est pas caché[r], révèle souvent un aveuglement d’une énormité qui devient comique. Castigat ridendo mores.

[14] « Brigitte Bardot traînée devant les tribunaux ! Les Français culpabilisés et humiliés. L’Islam manipulé et instrumentalisé par le lobby sioniste ! ».

[15] Qui, en cela, semblent avoir compris la leçon, et copient « les Juifs » dans l’usage intempérant de « l’émotion » et particulièrement de l’émotion victimaire.

[16] Car ni les uns ni les autres ne me semblent réellement fidèles au message de l’Évangile. La plupart (la quasi-totalité) d’entre eux  semblent même ne pas avoir compris le sens de ce qu’ils récitent ou entendent le dimanche à l’église. Heureusement d’ailleurs. C’était probablement la condition pour que le message lui-même soit conservé presque intact pendant des siècles, pour le moment où l’humanité en aurait réellement et pratiquement besoin.


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