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VII. CONCLUSIONS : ABSENCE TOTALE DE PREUVES

De ce qui précède, il apparaît clairement qu'il n'y a aucune preuve de la réalité de l'extermination de multitudes de juifs dans des usines de mort situées à Auschwitz. Il apparaît au contraire que des preuves existent de la fausseté de cette affirmation.
On nous dit souvent que les Allemands ont détruit ce qui aurait pu constituer une preuve de leur prétendu forfait. C'est insoutenable :

On notera que les historiens reconnaissent ouvertement cette absence de preuves, par exemple une vedette de l'exterminationnisme comme Arno Mayer, historien américain d'origine judéo-luxembourgeoise, professeur à Princeton, qui reconnaît que « les sources pour l'étude des chambres à gaz sont à la fois rares et non fiables ».
Cette absence de preuves est telle que, dans la Francophonie, les historiens plus anciens de l'Holocauste, devant ce renouveau du rationalisme qu'est le révisionnisme, ont préféré faire aveu de faillite et remettre leur affaire à un véritable syndic, en l'occurrence Jean-Claude Pressac, pharmacien de son état et historien amateur (ce qui, bien entendu, n'enlève rien à ses mérites éventuels) chargé d'essayer de contrer Robert Faurisson, professeur de lettres et lui aussi, historien amateur. Quelle faillite pour les historiens professionnels !
L'aveu de faillite a été publié par la revue L'Histoire de juillet 1992 dans un article de Pressac intitulé « Pour en finir avec les négateurs ». Un historien célèbre, Philippe Burrin, a préfacé cet article : il y reconnaît, avec l'humilité qui sied à ceux qui se sont ridiculisés dans leur propre spécialité, la défaillance de l'histoire officielle (encore qu'il essaye d'en reporter la responsabilité sur les communistes polonais, ce qui ne fait qu'aggraver son cas). La tâche des négateurs, dit Burrin, « a été, il faut le dire, aidée par la défaillance partielle des historiens ; l'exemple extrême étant la version, à sa manière 'révisée', de l'histoire d'Auschwitz telle que l'écrivit la Pologne communiste, établissant de manière parfaitement irresponsable un bilan de quatre millions de victimes (...) ». Pressac, dit encore Burrin, a tiré d'une « montagne de paperasse technique » des « traces », des « références explicites » aux chambres à gaz, qui font que « la négation ne peut se maintenir que par la mauvaise foi et le parti-pris ». En somme, on caricaturerait à peine la confession publique de Burrin, en disant que les historiens avaient tout faux, car ils n'avaient fait que plagier des irresponsables, mais qu'un pharmacien allait revoir leur copie et que ceux qui douteraient encore étaient de mauvaise foi.
Les historiens Bedarida et Vidal-Naquet postfacent le même article en guise de caution.
Bien. Et que dit Pressac dans cet article qui est le résumé de son livre monumental de 1989 (livre publié en anglais et que peu avaient lu) ? Il y dit des choses qui donnent à penser à certains qu'il est une taupe révisionniste infiltrée dans l'exterminationnisme. Ainsi Pressac ne craint pas de confirmer que l'histoire de la Shoah a été fondée sur des témoignages et des aveux douteux (nous l'avons déjà dit plus haut) ; de plus, « le côté technique des gazages homicides [a été] pratiquement escamoté » ; en ce qui concerne les documents, les chercheurs communistes en ont souvent déformé le sens en les produisant hors de leur contexte ; quant aux historiens occidentaux, la « pénurie documentaire » les a conduits à la méthode du « codage » des mots dont ils ont abusé. Et Pressac de terminer cet inventaire-réquisitoire par une paire de claques : « L'histoire ainsi édifiée de 1950 à 1970-80 manquait de rigueur ».
Heureusement, Pressac est arrivé et il a trouvé des « traces » de preuves, c'est-à-dire des mots çà et là qui trahissent, affirme-t-il, les agissements criminels des Allemands. Ce raisonnement est des plus courts (bien que, parfois, les éléments apportés par Pressac soient troublants, ce qui a incité certains à penser qu'il y aurait peut-être bien eu ce que, du temps ou il fréquentait les révisionnistes, Pressac appelait des « gazouillages »). L'administration par Pressac de ces « débuts » de preuves est insuffisante : elle rappelle le débat qui oppose croyants et rationalistes dans d'autres affaires religieuses, comme, par exemple, les apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, débat qu'on pourrait résumer de la sorte :

Bien entendu, le rationaliste est mal placé, car il est toujours difficile, voire impossible de prouver qu'une chose n'a pas existé ; l'inverse est évidemment plus simple. Tout d'abord, il lui sera facile de récuser Bernadette Soubirous, qui, nous le supposons, devait être une demeurée, que les prêtres manipulèrent aisément (à moins que ce ne soit l'inverse). Il pourra prouver que la source existait avant les apparitions et a été élargie par des travaux de canalisation (ce qui est le cas) mais, face aux guérisons (qui, soit dit en passant, se raréfient), il peut se retrouver tout à fait désarmé dans un certain nombre de cas : il ne se les explique pas, c'est vrai, mais il n'est convaincu pour autant de la réalité des apparitions mariales.
L'attitude du révisionniste est la même que celle du rationaliste : le témoignage d'un Gerstein, il le récuse, car ce témoin est visiblement un déséquilibré ; il accepte, par contre, celui de Bela S., mais celle-ci n'apporte rien en faveur de la thèse des historiens ; ensuite, lorsqu'on lui sort, 50 ans après les faits, un bon de commande sur lequel figure un mot comme « Gastür », qui signifie peut-être bien « porte étanche au gaz », il le reconnaît : il est effectivement écrit « Gastür » ; c'est indéniable ; bien entendu, ce mot l'intrigue et peut-être même l'ennuie ; peut-être même ne pourra-t-il pas toujours l'expliquer de façon entièrement satisfaisante, ne fût-ce que parce qu'on l'empêche de chercher et qu'on le persécute cruellement. Et alors ? Il n'est pas convaincu pour autant que les chambres à gaz ont existé, car la thèse exterminationniste ne lui en paraît pas moins incongrue, parce que contraire aux lois physiques, chimiques et autres. La prêtraille peut bien traiter le rationaliste de mécréant et le révisionniste de négateur ou de fou : de tels « arguments » ne les feront pas changer d'avis. D'ailleurs, depuis, comme on l'a vu, les documents ramenés de Moscou par Mattogno et Graf prouvent qu'il avait bien raison.
En fait ce qu'on est en droit d'attendre de ce syndic qu'est Pressac, ce sont des réponses aux objections rédhibitoires, parce que d'ordre physique et chimique, développées plus haut, réponses que n'ont pu ou pas voulu donner ses devanciers ; par exemple en ce qui concerne la capacité des crématoires, car c'est bien facile de dire que les Allemands en ont incinéré des cents et des mille, encore faudrait-il nous dire comment. A une question aussi essentielle, Pressac donnait trente-six réponses, s'embrouillait puis finissait pas répondre dans une note en bas de page : « Des travaux sur ce thème sont en cours ».
A une autre question aussi essentielle, la ventilation des chambres à gaz, Pressac répondait que les Kremas II et III étaient équipés d'une ventilation de morgue, c'est-à-dire d'une ventilation non seulement à l'envers mais, surtout, de puissance insuffisante, ce qui est tout à fait insatisfaisant. Ceci ne l'empêchait toutefois pas de conclure triomphalement sous les applaudissements des historiens et des journalistes : « Mais, lorsqu'enfin, cinquante ans après, sont retrouvées les caractéristiques de la ventilation des chambres à gaz homicides, à savoir : la nature (métal ou bois) et le modèle des souffleries, leur disposition, la puissance des moteurs électriques utilisés, leur vitesse de rotation, la section des conduits, les cubages horaires d'air envoyé et extrait, le plus habile des discours négateurs est vain face à ces données incontournables provenant du fournisseur ayant installé ces matériels, et le dossier technique des chambres à gaz homicides d'Auschwitz-Birkenau doit être refermé et clos ».
Pour bien apprécier cette péroraison, il faut savoir que Pressac reconnaît clairement dans son livre de 1989 que la ventilation des Kremas était celle qui avait été prévue initialement, avant même la décision de les transformer en usines de mort. Il précisait notamment que « toute tentative de prouver la 'préméditation' de l'utilisation criminelle de la morgue 1 comme chambre à gaz sur la base du système de ventilation est tout à fait infondée » !
Depuis ce premier livre et cet article, les « travaux en cours » de Pressac ont débouché sur un livre publié en 1993 par une filiale du CNRS, ce qui consacre définitivement son auteur et ses thèses. Pressac y confirme (implicitement, cette fois) ses conclusions, puisqu'il affirme que les Kremas II et III avaient été prévus sans chambre à gaz, la ventilation dont ils furent finalement équipés ayant été définie jusque dans les détails (cubage d'air, puissance des moteurs, etc.) à une date antérieure à la décision de déporter les juifs à Auschwitz ! Pour le reste, Pressac y révise à nouveau l'histoire et modifie le Dogme en tentant de le rendre compatible avec les lois de la physique et de la chimie et avec les données documentaires qu'il a recueillies, à Moscou notamment. (Soit dit en passant, il n'y a pas recueilli grand-chose contrairement à Mattogno et Graf.) On pourrait le résumer en disant qu'il a trouvé la confirmation de ce que les Allemands avaient construit des bâtiments pour incinérer des cadavres et que, comme tout constructeur, ils avaient établi des plans, procédé à des appels d'offre, examiné des devis, passé des commandes, réglé des factures ... Tout le monde le savait ou s'en serait douté, mais la presse de s'extasier sur ce livre « définitivement incontournable » qu'aucun journaliste n'a probablement lu, chaque journal recopiant ou résumant la dépêche de l'AFP tout en y ajoutant un titre de son cru dans le genre de « Les révisionnistes au tapis... » et « Un fruit dur pour les néo-nazis » (Le Soir). En fait, cet ouvrage « qui détruit à jamais les thèses révisionnistes » (Le Midi Libre) et « qui servira de référence aux historiens du monde entier » (Le Vif-L'Express) porte un méchant coup à l'histoire officielle. [1] Ce livre constitue même un apport de taille aux thèses révisionnistes. La tentative d'un Pressac de contrer les révisionnistes sur le terrain scientifique est donc un échec complet, pire une déroute. Les prêtres ont fini par s'en apercevoir et ont puni Pressac en l'excommuniant. [2] Ainsi, en 2000, c’est-à-dire 11 ans après la sortie du premier livre de Pressac et 7 ans après la sortie de son second livre, le baron Halter, président de la Fondation Auschwitz, expliquait, non sans gêne : « L’ouvrage de Jean-Claude Pressac Les crématoires d’Auschwitz, paru en 1993, se présenta comme une démonstration de la pleine réalité de l’existence des chambres à gaz. La démonstration de cet “ex” révisionniste ne pouvait pas ne pas inquiéter Maurice Cling qui subodora immédiatement une nouvelle tentative, plus subtilement tordue peut-être que les précédentes, de remodeler l’histoire au profit d’un certain négationnisme. Cet article paru une première fois en 1996 dans la revue du C.D.J.C. Le Monde Juif, nous paraît un modèle de dépistage d’intentions douteuses sous couvert des meilleures intentions. » [3] Toutefois, les exterminationnistes américains ont trouvé un successeur à Pressac : un cinglé du nom de Van Pelt dont nous aurons l'occasion de reparler dans les annexes ; quant aux exterminationnistes européens, ils se sont divisés en trois chapelles :

En somme, aujourd'hui comme hier, on nous demande de croire sans preuve ; pire, on veut nous interdire de douter sous peine de prison ; sans compter qu'il nous faut demander pardon et donner notre argent pour réparer des fautes que nous n'avons pas commises : il faut bien constater que le drame humain qu'a été la déportation des juifs a donné naissance à une religion et même à un racket.

Bon, d'accord, direz-vous peut-être, les juifs déportés n'ont pas été gazés, mais, alors, où sont-ils passés ? C'est à cette question que nous tenterons de répondre dans le tome 2.


NOTES

[1]

Au passage d'ailleurs, Pressac règle quelques comptes : « Les chercheurs se sont tus pour conserver leurs précieux fauteuils. Il y a eu une couardise universitaire. » (Le Monde)

[2]

Excommunication discrète, bien entendu, car on ne pouvait le condamner ouvertement après l’avoir tellement encensé ; on ne pourra donc pas le brûler non plus.
Ajout d'août 2003 : Il est de toute façon trop tard puisque Pressac est mort -prématurément et sans prévenir- en juillet 2003.

[3]

Bulletin trimestriel de la Fondation Auschwitz, n° 67, avril-juin 2000. A la décharge de notre baron, concédons qu'il aurait déjà pu avoir des doutes en 1994 puisque, cette année-là, il parlait de «ces soi-disant révisionnistes qui, à force de changer d'avis, finissent par se faire accepter même par les nôtres et là, je pense à Pressac.»

[4]

Robert Faurisson, « Ecrits révisionnistes », Volume II, p. 530 et 550. Ed. privée hors commerce, 1999.

[5]

Le Monde juif, n° 168 janvier-avril 2000, p. 205.

[6]

Robert Faurisson, « Ecrits révisionnistes », Volume II, p. 678 et Volume III, p. 1290.

[7]

Robert Faurisson, Ecrits révisionnistes, Volume I, 1999, p. 97.

[8]

Voyez aussi ce que Finkelstein (auteur qui croit aux chambres à gaz, notons-le) dit de Wiesel : « Le pourvoyeur-en-chef de cette mystification, qualifiée par Nowick de ‘sacralisation de l’Holocauste’, est Elie Wiesel. Pour Wiesel, comme Nowick le remarque à juste titre, l’Holocauste est effectivement une religion à ‘mystère’. Ainsi Wiesel proclame que l’Holocauste ‘mène aux ténèbres’, ‘nie toutes les réponses’, ‘est hors de l’histoire, sinon au-delà’, ‘défie à la fois la connaissance et la description’, ‘ne peut être expliqué ou visualisé’, ne peut ‘jamais être compris ou transmis’, marque ‘la destruction de l’histoire’ et ‘une mutation à l’échelle cosmique’. Seul le grand-prêtre-survivant (c’est-à-dire Wiesel) est qualifié pour deviner son mystère. Et cependant, le mystère de l’Holocauste, reconnaît Wiesel, est ‘incommunicable’. Ainsi, pour des honoraires de base de vingt-cinq mille dollars (plus la voiture de maître), Wiesel enseigne que le ‘secret’ de la ‘vérité d’Auschwitz est dans le silence’. » (Norman G. Finkelstein, « L’industrie de l’Holocauste », La Vieille Taupe, n° 12, automne 2000, p. 53)



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