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Annexe 6 - Le garçon du ghetto de Varsovie, symbole de l'Holocauste

(d'après Mark Weber dans « The Warsaw Ghetto Boy », The Journal of Historical Review, mars/avril 1994)

Tout le monde connaît cette célèbre photo montrant un garçon de 7 ans sortant, bras levés, d'un bâtiment du ghetto de Varsovie. La scène se déroulait lors de la liquidation du ghetto en avril 43. Les historiens nous disent que les 50 à 60.000 juifs restés dans le ghetto après la déportation et le gazage à Treblinka de 250.000 de leurs coreligionnaires à l'été 1942, furent à leur tour déportés et gazés. La photo en question est devenue la photo-symbole de l'extermination de 6 millions de juifs, car, pour tous, il est évident que ce garçon a, lui aussi, été gazé à Treblinka. La vérité est totalement différente.
D'une part, si une grande partie de ces juifs furent bien déportés à Treblinka qui était un camp de transit (épouillage, sélection et affectation à un camp de travail ou une zone de réimplantation), ils n'y furent pas gazés mais, pour la plupart, envoyés dans des camps de travail à Poniatow, Trawniki et surtout Maïdanek (où l'outillage des industries du ghetto les avait précédés), puis à Auschwitz quand Maïdanek fut évacué devant la progression des Soviétiques et, enfin, dans les camps de l'ouest, quand Auschwitz fut à son tour évacué. Non seulement, le général Stroop, qui évacua et détruisit le ghetto, avait attesté cette destination de Maïdanek (Lublin), mais, de plus, on possède les témoignages de certains déportés. Certes, beaucoup moururent tout au long de ce calvaire, mais on notera que les historiens en rajoutent encore en gazant tous ces gens plusieurs fois : une première fois à Treblinka, une deuxième fois à Maïdanek, une troisième fois à Auschwitz, sans parler des ratonnades des Einsatzgruppen et du chaos final dans les camps de l'ouest.
D'autre part, certains de ces derniers juifs du ghetto de Varsovie furent envoyés dans les camps de l'Ouest. [1] Ce fut le cas de ce garçon dont le nom est Tsvi Nussbaum [2] ; déporté avec sa famille à Bergen-Belsen, il partit, après la libération du camp pour Israël puis les USA en 1953.
Les historiens furent bien ennuyés quand cette vérité leur fut révélée : « Cette grande photographie de l'événement le plus dramatique de l'Holocauste exige des historiens un plus grand niveau de responsabilité qu'aucun autre. Elle est trop sainte pour qu'on permette d'en faire ce qu'on en veut », déclarait par exemple le Dr Lucjan Dobroszyk du Yivo Institute, un centre d'histoire juive de New York. Mais la vérité est bien là et aucun prêtre n'y pourra rien changer : ce garçon, symbole de l'extermination de 6 millions de juifs, est bien vivant ! Certes, il peut être le symbole du drame épouvantable vécu par 3 millions de juifs voire de la mort d'un grand nombre d'entre eux mais, en aucun cas, celui de la mort de 6 millions de juifs, surtout pas dans des chambres à gaz. [3]


NOTES

[1]

Bilan de la liquidation du ghetto de Varsovie en 43 : sur 56.000 juifs arrêtés (plusieurs milliers, dont la veuve du président du Judenrat, Czerniakow, avaient pu se réfugier dans la zone aryenne), 7.000 sont morts sur place, 7.000 envoyés à Treblinka, 15.000 à Lublin (Maïdanek), le reste (27.000) dans les camps de l'Ouest. 

[2]

Ce garçon fut aussi désigné en 1979 comme étant un certain Arthur Chmiotak, qui aurait été gazé à Treblinka (et peut-être bien à une ou deux autres places). En 1978, un homme d'affaires londonien avisé, Israël Rondel, prétendit être ce garçon. Les deux versions furent réfutées par la suite.

[3]

A la lecture d'une très intéressante étude publiée par Gie van den Berghe dans les Cahiers d'Histoire du Temps Présent du CEGES de Bruxelles, n° 3, novembre 1997, on peut douter du fait que le garçon de la célèbre photo soit Tsvi Nussbaum et, pour le moment, on se gardera donc d'affirmer que ce garçon a survécu à sa déportation. Officiellement, toutefois, ce garçon est Tsvi Nussbaum.


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