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VII. AUSCHWITZ : HAUT-LIEU DE L'EXTERMINATION ?

En ce qui concerne Auschwitz, le monument aux morts érigé dans le camp même comportait 19 stèles affirmant dans autant de langues que 4 millions de personnes y avaient été exterminées. Jusque très récemment, le Petit Larousse confirmait ce chiffre : chacun de nous peut le vérifier. En 1990, après la chute du communisme, il apparut aux responsables polonais qu'il n'était vraiment plus possible de maintenir un chiffre aussi absurde et les plaques furent enlevées.
Dans un premier temps, l'émotion fut vive dans les milieux juifs, lesquels n'avaient pas été consultés : certains crièrent à la profanation. On parla ensuite de nouvelles stèles portant le chiffre de « plus de 1.000.000 » ; le CIA (Comité International Auschwitz, association dont l'un des buts avoués est la lutte contre le révisionnisme historique) donna son accord, semble-t-il, puis se ravisa, non pas qu'il s'accrochât au chiffre de 4.000.000 mais, échaudé et craignant d'autres révisions, il ne voulait plus de chiffre du tout ; finalement, début 93, on annonçait qu'un accord avait été conclu :

Depuis longtemps, certes, certains historiens rejetaient ce chiffre de 4.000.000, mais certains s'y accrochaient comme à un dogme et persistaient à nous obliger -fût-ce par voie légale- à y croire. Il leur a toutefois bien fallu l'abandonner, d'une part parce que ce chiffre insoutenable discréditait l'histoire officielle et dès lors, confortait l'ensemble des thèses révisionnistes, d'autre part, parce que les Russes, qui avaient emporté les deux tiers des archives d'Auschwitz (que les Allemands, nous affirmaient à tort les historiens, avaient détruites dans le but d'effacer toute trace de leur forfait) acceptèrent de les rendre aux Polonais. Dans ces archives figuraient une quarantaine de « Sterbebücher » c'est-à-dire de registres mortuaires contenant les actes de décès des prisonniers morts à Auschwitz. L'existence de ces registres est déjà contraire à la version des historiens qui nous affirmaient que les prisonniers étaient traités comme des bêtes. Mais surtout, il n'y a que 69.000 noms dans ces registres ; ces morts font partie pour l'essentiel des 400.000 déportés immatriculés. En extrapolant ce chiffre pour tenir compte de la période au cours de laquelle ces registres manquent, on arriverait à 120.000 morts, prisonniers de guerre et déportés civils, juifs et non-juifs, immatriculés et non immatriculés (non compris, bien entendu, les supposés gazés à l'arrivée). Cela reste une tragédie, certes, mais sans rapport avec le dogme. On peut imaginer l'embarras de tous les historiens.
Une copie de ces registres a été remise à la Croix-Rouge à Arolsen (RFA). Les médias ne se sont pas étendus sur l'affaire. [1] On notera que, depuis, les Russes ont commencé à remettre au Musée d'Etat d'Auschwitz les autres archives du camp. [2]
Toute l'histoire d'Auschwitz ayant été écrite au départ de témoignages, puisque les Allemands étaient censés avoir détruit leurs archives voire avoir pris soin de ne rien confier au papier, les historiens avaient raconté un peu n'importe quoi. La mise à jour de ces archives après la disparition du communisme les obligeait donc à réviser d'urgence et même en catastrophe ce qu'ils avaient écrit et enseigné ex cathedra jusqu'alors :

  1. Comme nous l'avons vu, les Polonais ont dès 1990, fait enlever les 19 stèles du monument aux morts d'Auschwitz, stèles qui mentionnaient 4 millions de morts. Comme nous l'avons vu également, les associations d'anciens d'Auschwitz ont eu bien du mal à l'accepter [3] ; il leur a toutefois bien fallu se rendre à l'évidence et ils s'en accommodent en se disant qu'après tout, l'essentiel est le caractère génocidaire de la déportation et pas le nombre de morts ; comme disait le baron Maurice Goldstein, président du CIA : « Mais les chiffres que des historiens discutent, nous, les rescapés d'Auschwitz, nous ne voulons pas y participer ». On devine leur désarroi : en abandonnant le chiffre de 4.000.000, certifié jadis, à peu de choses près, à Nuremberg, ils tombent sous le coup des lois liberticides qu'ils ont eux-mêmes réclamées. (On a lu dans le tome 1 un résumé des révisions du CIA depuis 1985.)

  2. Cette révision publiée par le Musée d'Etat lui-même en juillet 90 a été entérinée pour la Francophonie par François Bedarida, ancien directeur de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (annexe du CNRS), qui déclara au Monde des 22 et 23/7/90 que ce chiffre de 4.000.000 faisait partie de l'histoire « commune » et que l'histoire « savante » savait depuis toujours qu'il était erroné. C'est en partie vrai ainsi que nous l'avons vu tout au début du tome 1, mais pourquoi, diable, ne pas l'avoir dit plus tôt et avec plus de force et avoir, ainsi, laissé le public croupir dans l'ignorance ? En définitive, combien y avait-il eu de morts à Auschwitz ? Entre 950.000 et 1.200.000, dit Bedarida, qui laissa entendre prudemment (il avait bien raison) que cette évaluation pourrait, à son tour, être révisée à la baisse, si les archives du camp saisies par les Soviétiques pouvaient être ouvertes aux chercheurs ; comme nous l'avons vu, c'est en cours depuis 1991.

  3. Le battage médiatique autour du génocide a été maintenu, voire accentué de façon à atténuer l'effet éventuel que pourraient avoir sur le public toutes ces révélations dérangeantes et les révisions du dogme qu'elles entraînent. Grâce à quoi, on a pu voir les journalistes (spécialisés ou généralistes) passer brusquement de 4 millions de morts à un million (parfois tout de même avec des « paliers de décompression » à 2.500.000 puis 1.500.000) sans avoir à s'en expliquer et à s'excuser auprès de leurs lecteurs de les avoir mal informés pendant un demi-siècle ; un journal comme Le Soir en a même profité pour insulter une fois de plus les révisionnistes. [4] Le public ne s'en est d'ailleurs pas émus et on peut penser que toutes ces précautions étaient inutiles : nos concitoyens commencent à en avoir ras le bol d'Auschwitz et ils ne doivent plus guère prêter l'oreille à ce qu'on leur en dit.

Toutes ces informations de presse, toutefois, étaient confuses (cette confusion était à attribuer aux historiens et pas aux malheureux journalistes) et il fallut attendre 1991 pour y voir plus clair. Cette année-là, F. Piper, directeur du Musée d'Etat d'Auschwitz, indiqua qu'il y avait eu 1.305.000 personnes à être passées par Auschwitz dont 400.000 furent immatriculées, les autres ayant été gazées à l'arrivée ; de ces 400.000 immatriculés, la moitié (198.000) aurait survécu. De son côté, Pressac déclarait en 1992 qu'il y avait eu quelque 1.200.000 déportés (c'était déjà la version de Hilberg, mais qui l'avait lue ?) et qu'il en était mort 1.000.000, soit :

- 800.000 non-immatriculés gazés à l'arrivée,
- 125.000 immatriculés (extrapolation de 69.000) sur 400.000 immatriculés, les survivants étant de 30/40.000.

D'une part, on notera que 800.000 et 125.000 font 925.000 qu'il est plus logique d'arrondir à 900.000 qu'à 1.000.000. D'autre part, on notera que 400.000 moins 125.000 font 275.000 rescapés, chiffre assez éloigné des 198.000 donnés par Piper et des 30/40.000, chiffre dont on ne comprend pas à quoi il correspond, sauf à admettre que « la plus grande partie des autres enregistré(e)s sont morts pendant les transferts (...) ou dans d'autres camps (...) » (Le Monde juif, Mars 92). Depuis, Pressac a encore réduit les chiffres : ainsi que nous le verrons en détail en annexe 8, il estimait en 1993 qu'il y a eu 1.045.000 déportés à être passés par Auschwitz et que 775.000 sont morts, soit 130.000 immatriculés civils, 15.000 prisonniers de guerre (la plupart de mort naturelle) et 630.000 non-enregistrés gazés à l'arrivée. En 1994, enfin, il réduisait encore ces chiffres à 905.000/985.000 entrants (juifs et non-juifs), 630.000/710.000 morts soit 126.000 immatriculés civils, 15.000 P.G. soviétiques, 20.000 Divers (Tziganes et autres) et 470.000/550.000 juifs non enregistrés gazés à l'arrivée.
Le pourcentage de rescapés par rapport aux 400.000 immatriculés (385.000 civils et 15.000 militaires) serait donc de 50% pour Piper, d'environ 66% pour Pressac et de plus de 70% pour nous (400.000 - 120.000 = 280.000), ce qui, dans tous les cas, correspond à une révision totale de la Vulgate exterminationniste. 

D'une part, on notera que 800.000 et 125.000 font 925.000 qu'il est plus logique d'arrondir à 900.000 qu'à 1.000.000. D'autre part, on notera que 400.000 moins 125.000 font 275.000 rescapés, chiffre assez éloigné des 198.000 donnés par Piper et des 30/40.000, chiffre dont on ne comprend pas à quoi il correspond, sauf à admettre que « la plus grande partie des autres enregistré(e)s sont morts pendant les transferts (...) ou dans d'autres camps (...) » (Le Monde juif, Mars 92). Depuis, Pressac a encore réduit les chiffres : ainsi que nous le verrons en détail en annexe 8, il estimait en 1993 qu'il y a eu 1.045.000 déportés à être passés par Auschwitz et que 775.000 sont morts, soit 130.000 immatriculés civils, 15.000 prisonniers de guerre (la plupart de mort naturelle) et 630.000 non-enregistrés gazés à l'arrivée. En 1994, enfin, il réduisait encore ces chiffres à 905.000/985.000 entrants (juifs et non-juifs), 630.000/710.000 morts soit 126.000 immatriculés civils, 15.000 P.G. soviétiques, 20.000 Divers (Tziganes et autres) et 470.000/550.000 juifs non enregistrés gazés à l'arrivée.
Le pourcentage de rescapés par rapport aux 400.000 immatriculés (385.000 civils et 15.000 militaires auxquels il faudrait ajouter certaines catégories de non-immatriculés dont les morts fig
urent pourtant dans les Sterbebücher, ce qui donnerait une population totale de 500.000 détenus, ainsi que nous le verrons en annexe 8) serait donc de 50% pour Piper, d'environ 66% pour Pressac et de 70% minimum pour nous (400.000 minimum - 120.000 = 280.000 minimum), ce qui, dans tous les cas, correspond à une révision totale de la Vulgate exterminationniste. 

Résumons donc le bilan de la déportation à Auschwitz tel qu'il était estimé jadis et tel que l'estiment aujourd'hui Piper, Pressac et les révisionnistes :

(en milliers) Jadis Actuellement [5]
Histor. Révis. Piper Pressac Révis.
Total des déportés *
dont immatriculés
>3.900
400
1.305
400
905/985
400
1.100
400
Morts
- non immatriculés et gazés à l'arrivée
- immatriculés et morts à Auschwitz
- divers (PG russes, Tziganes ...)
- total des morts

3.500
** 340

3.840

-
60

60

880
202

1.082

470/550
126
35
631/711

-
135

135
Rescapés / 400 immatriculés 60 ** 198 ** 274 ** 280

* y compris quelque 450.000 inaptes qui, n'ayant fait que transiter par la gare d'Auschwitz, ne devraient pas normalement être considérés comme ayant été déportés à Auschwitz.
** y compris ceux qui ont perdu la vie après leur évacuation d'Auschwitz : il est à craindre qu'ils aient été nombreux.

Robert Faurisson disait depuis longtemps qu'il y avait eu moins de 100.000 morts à Auschwitz et un chiffre aussi bas le déconsidérait un peu même aux yeux des plus bienveillants ; or, on pouvait reconstituer ce chiffre en reprenant les statistiques fragmentaires de décès données par tous les historiens, et confirmées, depuis, par le Kalendarium : la vérité est qu'il n'est pas mort beaucoup plus de 100.000 personnes à Auschwitz même. Certes, c'est 100.000 de trop, mais c'est trente-trois fois moins que les historiens en comptaient jadis, douze fois moins qu'il n'en serait inscrit sur les nouvelles plaques du monument aux morts d'Auschwitz et cinq à six fois moins que Pressac en compte encore en 1994 : il n'y a aucune raison de ne pas le dire. [6]

En conclusion, on peut dire qu'Auschwitz, qui se trouvait d'ailleurs dans les territoires -populeux et industriels- annexés par l'Allemagne et non dans le Gouvernement Général, ne fut pas un camp d'extermination mais un camp de travail -ravagé par une terrible épidémie de typhus en 1942- et un camp de transit pour de nombreux juifs d'Europe occidentale et méridionale : si ces derniers connurent -massivement- un sort tragique, ce fut plus à l'Est, après leur transit par Auschwitz.
Le choix d'Auschwitz comme lieu effectif de l'extermination des juifs est donc plutôt malencontreux : c'est une véritable gamelle que les historiens doivent traîner là et ils ne sont pas au bout de leurs peines. Certes, Auschwitz fut un lieu de souffrance pour de nombreux juifs, mais il y est mort davantage de non-juifs que de juifs. Les historiens eussent mieux fait de retenir Belzec, Sobibor ou Treblinka, lesquels camps furent des camps de transit et de tri réservés aux juifs, camps dans lesquels il aurait bien pu y avoir, à certains moments, d'affreux massacres (par fusillade).


NOTES

[1]

Le Monde a tout de même diffusé l'information suivante dans un petit encadré de sa page 6 des 24 et 25/9/89 : « Les Autorités soviétiques ont autorisé le Comité International de la Croix-Rouge à microfilmer les registres du Camp de concentration d'Auschwitz contenant les identités de 74.000 morts [en réalité, 69.000], qui avaient été saisis par l'Armée Rouge. (...) Les Autorités soviétiques vont aussi transmettre au CICR quelque 130.000 cartes individuelles de déportés astreints au travail forcé dans les entreprises entourant le camp d'Auschwitz. Les quarante-six volumes de registres mortuaires qui vont être communiqués au CICR étaient tenus par les Nazis et contiennent les noms, par ordre alphabétique [comprendre « chronologique »], de déportés de différentes nationalités qui avaient été enregistrés dans le camp de concentration d'Auschwitz et qui y sont décédés.-(AFP) »

[2]

Le Monde des 23 et 24/6/91 : « L'URSS a remis, vendredi 21 juin, à la Pologne quatre des quarante-six volumes d'archives allemandes du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Ces archives avaient été emportées par les Soviétiques en 1945, à la libération du camp, et étaient réclamées depuis plus de vingt ans par Varsovie. Pour la première fois, des historiens du Musée d'Auschwitz ont pu se rendre aux Archives nationales de la Révolution d'Octobre et aux Archives centrales d'Etat jusqu'ici fermées aux chercheurs étrangers. Les Archives centrales conservent en particulier des documents allemands émanant des Waffen SS sur la construction du camp entre 1940 et 1944 avec des études techniques et financières, des correspondances avec les entreprises allemandes et les registres de décès. -(AFP) ».

[3]

Extrait du rapport à l'AG de la Fondation Auschwitz du 10/5/92 : « L'inscription sur les 19 dalles en 19 langues du Monument international d'Auschwitz est le sujet de longues et pénibles discussions ».

[4]

Le Soir parlait sans le commenter du retrait des plaques mentionnant 4 millions de morts le 7/6/90 puis en reparlait le 9/6/90 en s'en étonnant (« Une hâte singulière») ; il en reparlait une troisième fois le 20/7/90, cette fois en justifiant ce retrait (« Génocide : un ou quatre millions de morts ? Révision de comptabilité n'est pas révisionnisme de l'abjection ... ») ; remis de sa surprise et réflexion faite, il retombait définitivement sur ses pieds le 25/7/90 (« Le génocide n'est pas numérique » par Miche Bailly). C'est dur d'avoir à reconnaître que depuis 50 ans, on disait des bêtises et que, par contre, ceux qu'on insultait n'avaient pas entièrement tort ; pour certains, la meilleure façon de s'en sortir est apparemment de continuer à salir ses adversaires !

[5]

Nous n'avons pas repris dans ce tableau une estimation récente, celle de Fritjof Meyer, un des rédacteur en chef du Spiegel, qui estime qu'il y a eu 510.000 morts dont 356.000 gazés (Osteuropa, n° 5, mai 2002) ; certes, on ne peut classer Meyer parmi les révisionnistes mais est-il pour autant un exterminationniste ? La Justice allemande a été saisie et il n'est pas impossible qu'il soit excommunié pour hérésie ; il est possible aussi qu'il demande pardon et ravale son estimation. Alors, attendons.

[6]

La moitié de ces 135.000 morts (sur quatre ans et demi) seraient juifs. Est-il déplacé de comparer avec Hiroshima (70 à 80.000 morts sur le coup + 70.000 morts dans les 3 mois suivants, sans parler de ceux qui sont morts par la suite) et Nagasaki (20.000 morts sur le coup + 50.000 morts dans les 4 mois suivants, sans parler non plus de ceux qui sont morts par la suite), Dresde (135.000 à 250.000 morts en 24 heures, mais, il est vrai, beaucoup moins pour l'histoire officielle : 35.000), Tokyo (84.000 morts -peut-être même 100.000- en une seule nuit) et Hambourg (50.000 morts en une semaine) ?
On notera au passage que l'histoire officielle ne cesse de minimiser les chiffres des tragédies provoquées par les Alliés et d'exagérer les chiffres de celles que provoquèrent Allemands et Japonais. Comme pour éviter tout risque de calcul de compensation, les autorités se refusent même à célébrer la mémoire de tous ces malheureux enfants, femmes et vieillards allemands et japonais grillés vifs par les Alliés. Quelle honte !


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