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VIII. ESTIMATION DES PERTES JUIVES

On le sait bien, l'analyse statistique est un outil difficile à maîtriser et même propice à la désinformation. Les juifs, en partant de chiffres qui se révélèrent tout à fait erronés après la chute du Rideau de fer, ont réussi à accréditer le chiffre de 5 millions de morts, symbolisé à 6 millions. Ce chiffre est insoutenable et constitue même une exagération grossière. Ainsi, pour arriver à 5.100.000 (dont 4.250.000 de mort violente), Hilberg compte :

Il apparaîtra à tout homme de bon sens que les chiffres dont Hilberg se sert pour justifier le total de 5.100.000 sont gonflés : il tient pour exterminés (par les Allemands) des gens qui, manifestement, ont émigré ou ont été évacués ou encore ont été déportés (par les Soviétiques) : seuls des gens de mauvaise foi, des fous ou des esprits religieux peuvent prétendre le contraire. D'ailleurs, à Nuremberg, le procureur américain Jackson était descendu en dessous des 5 millions : il manquait, déclara-t-il, 5.700.000 juifs dont « plus de 4.500.000 » ne pouvaient s'expliquer ni par un excès des décès sur les naissances ni par l'émigration ; mais Jackson était si mal informé qu'il croyait, comme l'affirmait son collègue russe, que la plupart d'entre eux étaient morts à Auschwitz. Même le chiffre retenu par Reitlinger (4,2 à 4,6 millions dont 2,8 de mort violente) est, d'évidence, exagéré. A vrai dire, on ne peut dépasser le chiffre de 3 millions -chiffre tout aussi effrayant, d'ailleurs- sans tomber dans l'invraisemblance, puisque les Allemands, ainsi que nous l'avons vu, n'en ont pas saisi davantage. [1]
A l'opposé, certains révisionnistes, eux, ont tenté de démontrer que les pertes juives ne pouvaient excéder 200.000 morts, compte tenu de la population juive en 1948 (18.700.000 ?) et en 1938 (15.700.000 ?) et de la croissance normale de pareille population. C'est là une minimisation tout aussi grossière.
Se pose donc le problème de la validité des sources et c'est là matière à une étude critique complexe, que seuls Rassinier et surtout Sanning ont effectuée. [2] Tous deux arrivent finalement aux mêmes conclusions : les pertes juives durant la seconde guerre mondiale n'ont pu dépasser 1 à 1.500.000 morts, ce qui, compte tenu de la population juive, constitue déjà un chiffre tout à fait singulier. (Rappelons que les pertes allemandes sont estimées à 10.000.000 de morts et les pertes totales européennes à 40.000.000, voire 50.000.000, ce qui est, probablement, très exagéré.) Toutefois, ces deux auteurs révisionnistes se sont appuyés sur des sources juives et il faut donc bien admettre, précisent-ils, que leur estimation constitue un maximum maximorum.
Mais alors, direz-vous, s'ils n'ont pas été exterminés, où sont donc passés les juifs « manquants » ? C'est là une question qui n'a guère de sens, si on a réussi à se libérer de la tyrannie du dogme des 6.000.000, car il n'y a pas de juifs « manquants » en dehors des 1 à 1.500.000 maximum ; tout simplement, ils ne sont plus à la même place ! De toute évidence, le judaïsme a connu une migration extraordinaire, que Sanning appelle « La Grande Migration » et dont, bien entendu, on ne nous parle pas, puisqu'elle est la négation par les faits de l'extermination de 6 millions de personnes.
En gros, l'Europe centrale s'est vidée de ses communautés juives et plus particulièrement la Pologne (encore qu'on sous-estime sûrement, comme nous l'avons déjà dit, les sorties volontaires du judaïsme) notamment au profit de :

  1. Tout d'abord, il est vrai, ils étaient nombreux à avoir perdu la vie du fait de la persécution allemande, de la guerre et de ses séquelles (militaires morts au combat, innocents civils victimes des bavures de la lutte contre la guérilla voire massacrés, etc.).

  2. Ensuite, notait le démographe soviétique A.M. Maksimov, il y avait en URSS « un processus de fusion des nationalités » conforme à l'idéal d'une société socialiste et qui n'est pas moindre dans les autres communautés religieuses (le christianisme ne s'est pas éteint moins vite que le judaïsme) que nationales (les Soviétiques de souche allemande ont abandonné la langue allemande pour la langue russe). Il est évident que, déjudaïsés, de nombreux juifs ont tout naturellement changé de nationalité et se sont fondus dans le melting pot soviétique en se déclarant Russes, Ukrainiens ou Biélorusses. Tout cela est d'ailleurs on ne peut plus naturel, encore que dérangeant pour certains. [4]

  3. Enfin, cette désaffection du judaïsme et donc de la nationalité juive a été accentuée par l'antisémitisme populaire et l'antisémitisme officiel de fait d'après-guerre : par exemple, un système de quorum limitait l'entrée des juifs aux grandes écoles et les incitait donc à changer de nationalité. Ainsi, Béatrice Philippe note-t-elle : « Lors du dernier recensement, en 1979, 1.810.000 personnes déclarent appartenir à cette nationalité. Selon des experts, ce chiffre serait nettement inférieur au nombre réel de juifs vivant en URSS (...) ; il ressortirait de ce fait qu'un nombre important de juifs répugneraient à se déclarer de nationalité juive. (...) La nationalité juive apparaît alors souvent comme une source de brimades et, donc, comme un fardeau ». [5] Parlant des juifs ukrainiens, Filanowski note de son côté : « Encore que la mort de Staline leur évita au moins d'être déportés en Sibérie, ils furent victimes dans les années suivantes d'une espèce de 'génocide doux' par leur mise à l'écart presque totale des grands emplois et même des grandes écoles. »
    Deux exemples célèbres de cette assimilation des juifs soviétiques : le général Routskoï, le rival de Eltsine, est Russe mais, ayant une mère juive, il aurait pu tout aussi bien se déclarer juif. Vladimir Jirinowski, qui s'appelait Eidelshtein et a changé de nom en 1964 pour cacher l'origine juive de son père, se redéclarait juif à la fin des années 80 quand il pensa émigrer en Israël ; depuis, il est redevenu Russe, mais il aurait encore pu se déclarer Kazakh, car il est né et a vécu à Alma Ata. Le Soir du 6/4/94 notait à ce sujet : « Sous régime soviétique, il n'était pas confortable d'être juif pour quelqu'un qui voulait étudier à Moscou. Il y avait alors des quotas et avec un nom comme Edelstein, on risquait d'être écarté. »

Bien que les statisticiens juifs s'en soient tenus aux chiffres du recensement, chiffres qui confirmaient leurs thèses, des chiffres plus élevés ont été souvent cités par des personnalités juives. Deux exemples : un homme considérable comme Nahum Goldmann, qui fut président du Congrès Juif Mondial, parlait, au début des années 70, de 3 à 4 millions et le professeur Michaël Zand de l'Université Hébraïque de Jérusalem avançait même le chiffre de 4,5 millions. Reitlinger, lui, était d'avis qu'il y en avait plus de 3 millions : « Car il est tout à fait possible que le nombre de juifs non russes qui furent transportés dans le fin fond de l'Union soviétique excède le nombre de juifs russes tombés aux mains des Allemands. Si c'est le cas, le nombre actuel de juifs survivants [en URSS] pourrait bien être supérieur aux quelque trois millions de juifs qui vivaient en Union soviétique en 1939. »
Les juifs soviétiques eux-mêmes pouvaient tenir deux discours : Une Conférence Mondiale Juive pour les Juifs d’URSS fut organisée à Bruxelles en 1971 ; l’URSS y envoya une contre-délégation de juifs soviétiques conduite par Samouil Zivs, vice-président de l’Association des Juristes soviétiques. Selon Le Soir du 20/2/71, Zvis a cité à plusieurs reprises le chiffre de « 3,5 millions de juifs russes » [plus précisément soviétiques]. D'un autre côté, selon Gérard Israel, « Le Comité Central du parti communiste avait demandé au département des statistiques, il y a un an, combien de gens avaient du sang juif en URSS. La réponse a été ‘plus de dix millions de personnes‘ » [6]
D'ailleurs, avec la chute du communisme au début des années 90, les juifs soviétiques ont obtenu complètement la possibilité d'émigrer et, du coup, leur nombre augmente comme par miracle : bien que des centaines de mille aient émigré, il en reste, officiellement, toujours autant et même bien davantage encore selon certains. Quelques exemples :

Le cas de l'Ukraine est particulièrement intéressant : rendant compte d'une conférence consacrée aux relations judéo-ukrainiennes et qui s'est tenue à l'été 91 à Kiev, Grigori Filanowski rapporte de son côté dans le journal de la communauté juive allemande, l'Allgemeine Jüdische Wochenzeitung du 12/12/91, qu' « En Ukraine, un habitant sur cinq est Russe et un sur douze est juif ». Si cela était vrai, cela ferait environ 4 millions de juifs ukrainiens. [7]
Or les chiffres donnés pour l'Ukraine par les officiels, tant ukrainiens que sionistes, sont les suivants :

Oleksander I. Yemets, ministre ukrainien des Nationalités, confirmait ce dernier chiffre au Soir du 25/3/94 : « Mais en 1989, il y avait chez nous environ 500.000 juifs. Plus de 200.000 ont émigré depuis lors. Or, aujourd'hui, selon les organisations juives, il y a toujours ... 500.000 juifs en Ukraine. (...) Un certain nombre de juifs sont sortis de la 'clandestinité' ; ils n'avaient plus de raisons de cacher leur origine. » Ceci indiquerait qu'il y en avait au moins 700.000 en 1989. On pourrait peut-être même multiplier ce chiffre par 2 ou par 3 sur la base de ce que dit de son côté Janna Zajtseva, doyenne de l'Institut juif d'éducation de Kiev : « A l'époque de l'Union Soviétique, beaucoup de gens ne voulaient plus se souvenir qu'ils étaient juifs. Aujourd'hui, ceux qui commencent à rechercher leurs racines sont surtout des jeunes. Rarement des gens de la génération des quarante ans, très marquée par l'éducation communiste. Aussi, dans les synagogues, il y a aujourd'hui beaucoup d'adolescents et de personnes âgées. Mais toute une classe d'âge semble avoir disparu... » (Le Soir, 2/10/95)
Le chiffre donné pour 1959 (80.000) n'est peut-être même pas une tromperie résultant de la nécessité qu'il y avait de nous convaincre de la réalité de l'extermination ; ce chiffre serait, en quelque sorte, la preuve non pas de l'extermination des juifs ukrainiens par les Allemands mais de leur évacuation par les Soviétiques avant l'arrivée des Allemands. En effet, si on sait que les juifs polonais réfugiés en URSS, ont reçu l'autorisation de revenir en Pologne dès 1945, par contre, les juifs ukrainiens et leurs voisins baltes et biélorussiens ne purent revenir chez eux que progressivement : si l'intelligentsia revint très vite (dès 1945), par contre, on peut penser que la masse, réinstallée dans de nouveaux centres industriels sibériens qu'elle avait parfois construits de ses mains et auxquels elle était attachée comme les serfs l'étaient à la glèbe, ne reçut pas l'autorisation de rentrer : il va de soi qu'il n'était pas question, à la fin de la guerre, qu'elle abandonne ses usines, en expliquant à ses contremaîtres que, puisque la guerre était finie, elle rentrait « à la maison » ; d'ailleurs, il est bien possible que cette masse ne chercha même pas à rentrer en Ukraine ou en Biélorussie, préféra rester à Samarkand que revenir à Kiev, s'y maria (par exemple, le père de Jirinowski), bref s'y installa durablement. C'est seulement avec la désintégration politique et industrielle de l'URSS, la montée de l'intégrisme musulman et du chauvinisme dans les républiques islamiques de Sibérie, que cette masse d'Européens (ex-Russes, ex-juifs, ex-Ukrainiens, etc.) a reflué à l'ouest. [8]

Il est donc évident que les chiffres les plus vraisemblables donnés aujourd'hui pour la population juive de l'ex-URSS ne peuvent s'expliquer que :

Les officiels russes commencent même à l'admettre explicitement : ainsi Israël Nachrichten du 22/4/93 rapporte que les démographes russes sont arrivés eux aussi au chiffre de 5 millions de juifs. Or, continue ce journal, d'une part, on estimait la population juive de l'URSS des années 30 à 2,5 millions, d'autre part, des « millions » (ce qui peut sembler beaucoup) de juifs soviétiques ont émigré aux USA, en Israël et ailleurs. Dès lors, « il semblerait que cette surpopulation juive nouvellement dénombrée peut s'expliquer par l'apport des populations juives de l'Est de la Pologne annexée par l'URSS », lesquelles sont censées avoir été totalement exterminées par les Allemands, puisque, nous dit-on communément, seulement 50 à 300.000 juifs polonais (zones allemande et soviétique confondues) auraient survécu et que les juifs ouest-européens envoyés dans l'Est ont été exterminés dans la même proportion !
Il ressort aussi de tout cette analyse que les juifs d'URSS se sont éparpillés ou intégrés au point qu'aucun chiffre ne peut plus être sérieusement avancé ni par les uns ni par les autres. [9] Se pose en fait le problème insoluble de l'identité juive. L'administration ne comptabilise que ceux qui se déclarent juifs le jour du recensement tout en admettant que le nombre de juifs, en fait de citoyens d'origine juive est bien plus élevé. De leur côté, les juifs tiennent un double langage et retiennent le chiffre qui leur convient selon les nécessités du moment : soit 1,5 à 2 millions quand il leur faut démontrer la réalité de l'extermination de 6 millions de juifs, soit des millions quand il leur faut convaincre l'Oncle Sam de leur donner ses dollars pour financer l'immigration de juifs, demi-juifs ou quart-de-juifs (en majorité complètement déjudaïsés au point de n'être même pas circoncis) aux fins de balancer la démographie galopante des Palestiniens. [10]

***

Où et comment sont morts ces 1 à 1,5 million de juifs ?
Sanning, qui insiste sur le fait que le but de son travail n'est pas de déterminer le nombre de morts, s'avance quand même à donner finalement le chiffre de 1.300.000 juifs disparus soit 8% de la population juive mondiale (concentrée en Europe au début de la guerre). Rassinier, lui, pensait qu'il y en avait eu moins de 1.000.000. Ces 1.300.000 disparus se répartiraient à peu près comme suit :

***

Pour celui qui a été éduqué dans le dogme des 6 millions, ces derniers chiffres sont difficiles à admettre : les pertes juives auraient pu être de 1.300.000 morts, ce qui reste un chiffre effrayant, la plupart du fait direct des Soviétiques. On peut déjà faire remarquer que l'imputation de la responsabilité de ce carnage -imputation qui n'est pas sans importance ni pour les familiers des morts ni pour le public- prête à discussion : on peut contester la part attribuée aux Allemands par Sanning (ils sont déjà pour le moins co-responsables de toutes ces morts) et, pour notre part, nous ne partageons guère la ventilation indicative qu'il donne ; bien que les comptes de Sanning soient, pour le reste, apparemment inattaquables, nous sommes même d'avis que la majorité de ceux qui sont tombés aux mains des Allemands ont disparu, de sorte que l'hécatombe aurait dû dépasser 2 millions de morts. En fait, Sanning, répétons-le, a procédé à cette ventilation comme à contrecœur, son but essentiel étant de démontrer que ses compatriotes étaient loin d'avoir exterminé 6 millions de juifs. Il reste que l'analyse simple mais géniale qu'a faite de son côté le démographe suédois Carl O. Nordling sur les notables juifs confirme le chiffre de 1 à 1,5 million de morts juifs (Voyez l'annexe 11). Il sera sans doute difficile à certains, plus particulièrement à ceux qui ont été les innocentes victimes de cette persécution, d'adhérer à cette dernière conclusion. D'une part, nous ne nous détachons pas facilement de ce à quoi nous avons cru. D'autre part, nous sommes souvent effrayés par notre propre audace, car nous n'avons pas été éduqués dans l'esprit de libre examen ; au contraire, on nous apprend dès notre tendre enfance à nous en remettre avec confiance aux Autorités quelles qu'elles soient : parentale, religieuse, académique, militaire, politique, médiatique, de sorte que sortir du consensus ressemble parfois à une aventure angoissante, surtout, bien entendu, quand ces Autorités, tombant dans l'autoritarisme et la censure, imposent leur version de l'Histoire. Ceux qui ne pourraient pas admettre ces conclusions devraient toutefois concéder que l'histoire de la persécution des juifs par les Allemands est à réécrire. On ne peut vraiment pas transmettre la version officielle actuelle, même révisée par Pressac, aux générations futures, car elle est manifestement erronée à bien des égards, voire tout à fait extravagante et dès lors, il est à craindre que nos descendants haussent les épaules et que, par extension, ils en viennent même à douter de la réalité de cette immense tragédie. Les odieuses lois liberticides n'y changeront rien, au contraire : cette prétention de figer l'Histoire est (apparemment du moins) aussi loufoque que la prétention de figer le temps et un jour viendra même où elle fera rire, accélérant, du même coup, l'occultation du drame [et, accessoirement et sans que personne ne s'en plaigne, la disparition du judaïsme]. C'est lamentable mais à qui la faute ? [19]


NOTES

[1]

On trouve parfois ce chiffre de trois millions de morts dans des revues et sous des plumes respectées sans que cela soulève des protestations ; ainsi Richard Darmon écrit dans Le Spectacle du Monde de mars 1988 : « On comptait treize millions de juifs en 1939, (...) Six ans plus tard, cette population était tombée à dix millions environ (presque 39 % de moins), en raison des massacres en Europe. »

[2]

A signaler aussi du côté des exterminationnistes, le gros livre de Wolfgang Benz et autres, « Dimension des Völkermords. Die Zahl des jüdischen Opfer des Nationalsozialismus », publié en 1991 chez R. Oldenbourg Verlag. Nous ne l’avons pas lu encore. Une comparaison entre Sanning et Benz a été tentée par Germar Rudolf dans « Grundlagen zur Zeitgeschichte ».

[3]

Evolution de la population israélienne d'après Passevant et Portis (x 1.000)

juive autre total
1880
1914
1948
1951
24
85
650
1.337
476/576
654
740
160
500/600
739
1.390
1.497

En 1952, lors des discussions entre Adenauer et Goldmann au sujet de l'indemnisation des juifs, les Israéliens affirmèrent que la Palestine/Israël avait accueilli, entre 1933 et 1951, 540.000 réfugiés en provenance d'Allemagne et des territoires occupés, 115.000 en provenance d'Autriche et 158.000 en provenance de Pologne et des Pays baltes.

[4]

L'une des formes de cette intégration (l' « Holocauste blanc ») est « la plus terrible des catastrophes » selon Lord Jakobovitz, grand rabbin du Royaume-Uni (et selon d'autres, par exemple Eliahu Bakshi-Doron, grand rabbin sépharade d'Israël, mettant en garde les juifs français contre « la pire catastrophe de notre temps, l'assimilation par les mariages mixtes »). Le grand rabbin de France, Sitruk, disait lui-même en 1993 : « Je voudrais que des jeunes gens juifs n'épousent jamais que des jeunes filles juives. » Ces propos racistes, pour le moins exclusivistes, ne sont ni poursuivis ni même dénoncés. On préfère dénoncer et poursuivre les chimistes qui rappellent les propriétés de l'acide cyanhydrique.
Le cardinal Lustiger, juif allemand réfugié en France et converti au catholicisme dans les circonstances dramatiques que lui-même et ses malheureux parents eurent à connaître pendant la guerre, est lui-même victime des outrances de ses collègues en abrahamisme : en avril 95, le grand rabbin ashkénaze d'Israël, Yisraël Lau, l'a accusé d'avoir « trahi son peuple et sa religion » ; de telles conversions, a encore dit Lau, représentent pour le peuple juif « la voie de l'extermination spirituelle qui conduit, comme l'extermination physique, à la solution finale ». Relatant la chose, Le Monde n'a rien trouvé à redire aux énormités proférées par le saint homme ; par contre la même semaine et comme pour se donner bonne conscience, il a vitupéré contre Jean-Marie Le Pen, lequel avait prononcé à l'allemande le nom du cardinal ... Le scélérat !

[5]

« Les juifs dans le monde contemporain », MA Editions, 1986.

[6]

Gérard Israel, « JID. Les juifs en URSS », Editions Publications Premières, Paris, 1971, p. 286.

[7]

L'AJW donne aussitôt le chiffre de 400.000 ! On doit logiquement supposer qu'il s'agit d'une coquille d'impression : il y manque un zéro. Autre possibilité, évidemment : Filanowski s'est trompé dans son opération de division et a retenu 12 pour 120. Les cas de zéros ajoutés ou de virgules mal placées sont fréquents dans l'histoire de la Shoah et ne doivent pas étonner. On a vu dans le tome 1 ce que Reitlinger, juif lui-même, pensait des rapports des juifs avec les chiffres.

[8]

Autre version : ce chiffre de 80.000 juifs pour 1959 est une tromperie. Paul Nowik, rédacteur en chef du journal new-yorkais, communiste et juif Morgen Freiheit fut invité à visiter l'URSS en 1946 ; il rappelait dans son rapport de voyage du 27/2/1947 que les Allemands avaient réduit dramatiquement la population juive en Europe, mais, constatait-il, « ce n'est pas la faute du gouvernement soviétique qui a fait des efforts considérables pour évacuer des millions de juifs, y compris des juifs polonais [ce qui confirme ce que nous disions plus haut]. (...) Rien qu'en Ukraine [laquelle fut entièrement occupée par les Allemands], il y a plus d'un million de juifs actuellement, de juifs vivants, et c'est l'un des plus grands miracles de notre histoire. » (cité par Bortchagovski)

[9]

Les autres communautés déportées ont connu un brassage identique. Les reportages sur les Allemands revenus sur la Volga nous montrent que, très souvent, ils ont des traits mongols. Les Tatars de Crimée, eux, furent 180.000 à être déportés (sans compter les soldats qui furent directement déportés du ... front) ; la moitié mourut durant le transfert et les deux premières années de leur vie dans les « zones spéciales » d'Asie Centrale, malgré quoi, depuis 1987, 200 à 300.000 sont déjà revenus en Crimée. (José-Alain Fralon, Le Monde, 18/4/94)

[10]

A l'occasion de la plainte déposée contre les banques suisses, on a encore eu une belle occasion de constater que les associations juives n'hésitent pas à avancer n'importe quel chiffre en fonction de leurs intérêts. Norman G. Finkelstein, juif américain qui est un de ceux qui ont dénoncé ce hold-up, a fait remarquer que l’industrie de l’Holocauste est devenue le plus grand révisionniste du monde : les juifs ont réclamé, dit-il, des sommes énormes aux banques suisses pour les  « juifs nécessiteux » rescapés de l’Holocauste ; il faut se hâter, ajoutaient-ils, car il meurt 10.000 survivants chaque mois ; ceci signifie donc, poursuit Finkelstein, qu’il y avait en 1990 près de 2 millions de rescapés. « Or, statistiquement, ce nombre ne peut pas représenter plus du quart de ceux qui auraient été en vie à l’issue de la guerre, [45 ans plus tôt] soit huit millions de juifs libérés des camps nazis. / Or, il y avait moins de huit millions de juifs dans toute l’Europe occupée par les nazis. En d’autres termes, si ces chiffres sont corrects, l’Holocauste n’a pas eu lieu. » (André Chelain, « Le Scandale des réparations », L’Autre Histoire, n° 15, Août 2000, p. 24) Le livre de Norman G. Finkelstein, « L’industrie de l’Holocauste », a été publié en français par La Vieille Taupe, n° 12, automne 2000.

[11]

Selon la méthode employée 304.000 ou 330.000. Cette précision ne doit pas étonner car il faut bien s'arrêter à un chiffre sans pour autant s'y accrocher. Sanning précise que les données dont on dispose sur le volume de la population juive, l'émigration légale, les fuites, les déportations, la natalité, la mortalité, les mariages mixtes et l'assimilation sont souvent si imprécises qu'une légère variation dans le mode de calcul peut très bien modifier le résultat des disparus de plusieurs centaines de milliers.

[12]

900.000 prisonniers de guerre allemands moururent dans les mains des Américains et des Français ; quant à ceux qui tombèrent aux mains des Soviétiques, ils sont vraisemblablement morts dans leur grande majorité.

[13]

Il est vrai que les Allemands eux-mêmes en furent victimes ; ainsi, von Halder, chef d'état-major de la Wehrmacht, note en février 42 : « Dix mille cas de typhus et treize cents morts [dans la Wehrmacht sur le front de l'Est] » (Bayle cité par Pressac). Ces chiffres sont toutefois infimes par rapport à celui des morts causées par l'épidémie dans les rangs des prisonniers de guerre soviétiques. (En tout, selon Hilberg, sur 5 millions de Soviétiques capturés, 2 millions seraient morts.)

[14]

Le cas de Dora (et de ses annexes dont Nordhausen) est un exemple typique de désinformation. Quand les Américains y arrivèrent le 11/4/45, ils y trouvèrent des malades émaciés (typhus), des mourants et des centaines de morts alignés et pourrissants ; ils furent horrifiés au-delà de toute expression. Les lecteurs d'aujourd'hui qui découvrent dans leur journal la photo de ces corps alignés après avoir été « assassinés par les SS », le sont tout autant et on les comprend. Mais, il faut savoir que les détenus bien-portants, dont la présence aurait pu diluer l'horreur, avaient été évacués précédemment et que, parmi ces centaines de cadavres pourrissants, se trouvaient les 1.200 détenus morts une semaine plus tôt sous le bombardement allié.

[15]

Voyez notamment Daniel Rochette et Jean-Marcel Vanhamme, « Les Belges à Buchenwald», Pierre de Méyère, Bruxelles, 1976.

[16]

Des dizaines de milliers de juifs étaient restés à Berlin et, fatalement, un certain nombre d'entre eux sont morts (brûlés vifs ?) sous les bombes alliées ; le comble est qu'ils sont comptés dans les 6 millions de juifs censés avoir été exterminés par les Allemands !
Les Alliés ne ménageaient guère non plus les populations civiles françaises et belges ; 70.000 civils français furent tués dans les bombardements alliés [Jean-Claude Valla, Rivarol, n° 2565, 08/03/02] ; c'est plus qu'il n'est mort de juifs de France du fait des Allemands (et des Russes) mais on ne fait aucun cas de ces malheureux goyim.

[17]

Autre tragédie de même ampleur le 3/5/45, un peu plus à l'ouest, au large de Lübeck : les Anglais y coulèrent des bateaux transportant quelque 10.000 personnes soit le Cap Arcona (près de 6.000 morts dont 5.000 détenus de Neuengamme), le Tielbeck (quelque 3.000 morts dont 2.800 détenus de Neuengamme) et le Deutschland (lui sans détenus). La version invraisemblable du drame qu'en donne Le Soir du 3/5/95 mérite d'être citée car elle est caractéristique de l'écriture de l'histoire de la deuxième guerre mondiale : 10.000 détenus venus de Neuengamme « furent embarqués à bord de bateaux, destinés probablement à être coulés en pleine mer. Mais, le 3 mai 45, des chasseurs anglais s'attaquèrent à deux d'entre eux, (...). C'était le seul moyen pour empêcher une hécatombe dans les rangs des prisonniers. Hélas! 450 seulement survécurent. ». Le Soir prend vraiment ses lecteurs pour des demeurés. Le Cap Arcona et le Tielbeck arboraient de grands drapeaux blancs et les attaques des avions anglais les attaquèrent donc en violation de la loi internationale.
Parmi ces malheureuses victimes de la barbarie anglaise, il y avait des juifs transférés d'Auschwitz (ou d'ailleurs) : ainsi, A. Migdal, ancien détenu d'Auschwitz (précisément transféré à Lübeck à cette époque-là), dit dans « 5 mai 1995 : les Allemands commémorent la tragédie de Lübeck » (Après Auschwitz, n° 257, décembre 1995) : « Le 3 mai 1945, séquestrés sur quatre cargos, plus de 7.000 déportés (de Neuengamme, du Stutthof, d'Auschwitz) périrent en quelques minutes dans la baie de Lübeck, sous le bombardement incendiaire de l'aviation anglaise. Cette tragédie que je rappelle le plus souvent possible, reste indifférente aux historiens, qui semblent vouloir l'ignorer. Les Anglais n'en parlent pas ... »
On peut encore citer ce bateau coulé par l'aviation soviétique en Baltique avec 2.000 Juives hongroises du camp de Kaiserwald (Riga).

[18]

Le Soir du 4/5/95, faisant écho à l'enquête d'un journaliste allemand, parle de près de 2 millions de femmes violées.

[19]

Michel de Boüard, universitaire français respecté, membre de l'Institut de France, historien, ancien déporté au camp de Mauthausen, a écrit en 1986 à Henri Roques : « Je suis hanté par la pensée que dans 100 ans ou même 50, les historiens s'interrogent sur cet aspect de la seconde guerre mondiale qu'est le système concentrationnaire et de ce qu'ils découvriront. Le dossier est pourri. Il y a, d'une part, énormément d'affabulation, d'inexactitudes, obstinément répétées, notamment sur le plan numérique, d'amalgames, de généralisations et d'autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l'inanité de ces exagérations. Je crains que ces historiens ne se disent alors que la déportation, finalement, a dû être un mythe. Voilà le danger. Cette idée me hante. »


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