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La défense de Michel Adam devant le tribunal administratif auquel il demandait l'annulation de sa révocation

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LE LIEN AVEC LA PARTIE PRÉCÉDENTE MANQUE

d'une eau qui se fait rare pour les pêcheurs avec utilisation de pesticides et d'engrais qui empoisonnent les eaux de consommation. De plus l'étude sur les moeurs et les civilisations relatives à la géographie humaine peut être effectuée selon ce document. Selon ce document la Mer d'Aral disparaît par le prélèvement d'eau nécessaire à la culture du coton dans le Kazakhstan soviétique, selon ce document les revenus de la pêche ont quasiment disparu; selon ce document, la population est très gravement touchée par ces pesticides qui empoisonnent l'eau et les poissons que consomment les habitants; selon ces documents la mortalité et la morbidité touchant cette population est considérable Et à la fin du document une experte internationale de la santé participant à des colloques relatifs à cette Mer d'Aral pour rechercher des solutions, il s'agit de M
me Minguet, déclare qu'à son avis, puisque l'on sait, en "hauts lieux", ce qui se passe et qu'on ne fait rien pour y remédier, "j'ose, dit-elle, parler de «génocide»". Et nous avons à la fin de cette étude, expliqué ce qu'était un "génocide". La réserve de M Mainguet, manifestée par le terme "j'ose", montrait par là qu'elle savait que cette accusation est extrêmement grave, a aussi nécessité des explications. Je leur ai dit, à mes élèves, que le mot "génocide" était aujourd'hui utilisé pour qualifier les massacre par chambres à gaz homicides ou autres moyens de 6 millions de juifs par le IIIe Reich c'est-à-dire l'Allemagne nazie. Et j'ai ajouté que ce génocide ne faisait pas tout à fait l'unanimité, que des chercheurs continuaient à étudier et "réviser" cet événement. Ma conscience et mon devoir d'enseignant d'Histoire Géographie m'imposaient de préciser la situation de l'Histoire relative à cet événement.
Mais pourquoi me ferait-on grief d'avoir fait cette remarque alors qu'après tout ce génocide touchant les peuples de la Mer d'Aral s'est poursuivi alors que les autorités soviétiques et internationales ont maintenu ou soutenu, activement ou passivement cette "entreprise génocidaire"? Des centaines de milliers de personnes n'ont-elles pas été cruellement marquées ? Peut-être d'ailleurs cette entreprise génocidaire se poursuit-elle aujourd'hui même, avec les complicités de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé, de la Russie et des démocraties occidentales....Et les responsables de cette entreprise génocidaire ont-ils été inquiétés, ont-ils dû rendre des comptes à la justice?
Voir texte suivant, correspondant à enregistrement écrit de la fin de la vidéocassette "La mer assassinée - La mer d'Aral

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Extrait de la vidéocassette:

LA MER D'ARAL: la mer assassinée

(documentaire Fr3, émission THALASSA)


Dernièrement une conférence d'experts internationaux s'est réunie à Noukous pour autopsier le drame de la mer d'Aral. Parmi les scientifiques, une seule française, M
me Monique Mainguet, (spécialiste désertification UNEP).Elle a pris la parole au nom des femmes de Karakalpakie.
"Les mères de famille, lancent un appel, sauvez nos enfants, ne continuez pas à tuer nos enfants", "Car il y a, j'ose, j'ose à peine utiliser le terme, un génocide d'enfants ici. On m'a dit que la définition de génocide, c'est une notion de volonté.....Vous savez quand on n'a pas la volonté de supprimer les pesticides responsables de la mort des enfants, eh bien, c'est qu'il y a une volonté, même négative n'est-ce pas, donc moi, j'utilise le mot avec beaucoup de tristesse, mais je crois que le mot "génocide" est là: les enfants sont tués.
Un cataclysme sans précèdent. Pour la première fois dans l'Histoire une catastrophe écologique a été entièrement planifiée, programmée par l'Homme C'est un journaliste américain qui le premier a alerté l'opinion internationale il y a cinq ans. Depuis, plus de cent cinquante symposiums se sont déroulés à Moscou, Noukous et ailleurs. Moderniser les systèmes d'irrigation pour économiser l'eau. Détourner des fleuves de Sibérie vers l'Amou-Daria, relier la mer Caspienne à la mer d'Aral par un grand canal, sérieux ou farfelus, les plans de sauvetage de la mer d'Aral ne manquent pas pourtant pas. Aucune action concrète n'a été déclenchée.
Aucune mesure d'urgence non plus pour la population sinistrée, ni aide humanitaire ni assistance médicale alors que la vie de plus d'un million de personnes est en jeu. Les riverains de l'Aral se sentent abandonnés de tous.
Les habitants de Moulinak voulaient faire de ce cimetière de bateaux un vrai musée, on le leur a refusé. Les autorités de Karakalpakie ont pris la décision de démanteler la flotte du port.
Officiellement on démantèle pour vendre le métal à l'étranger, mais pour les habitants de Moulinak c'est les traces d'un CRIME que l'on veut effacer. Détruire les vestiges de ce drame c'est gommer la mémoire de tout un peuple: c'est tuer l'Aral une deuxième fois.
Un ancien pêcheur parle: "Quand je vois mon bateau couché dans le sable, je ressens la même tristesse que lorsque je suis devant la tombe de mon frère "Tous les instants heureux de ma vie, je les ai passés à bord de ce navire. On passait des jours entiers en mer. On mettait les poissons dans de grands réfrigérateurs. A présent, il ne me reste plus que les prières. Je vais prier... prier... pour que la mer revienne."

3-En classe de cinquième
Selon mes souvenirs, je puis assurer n'avoir eu aucune expression concernant la Solution Finale dans cette année de 5e A en 1996-1997.
Par contre, après le voyage qu'une partie de cette classe de 5e A le groupe des élèves germanistes, a effectué en Allemagne en mars ou avril 1997, (alors que les élèves angliciste demeuraient au collège) j'avais constaté un très net changement de comportement de l'élève N. C. Cet élève, dit "de couleur", élève très doué tant dans les connaissances et la compréhension des cours, que dans l'expression écrite ou orale, se montrait alors indiscipliné avec réflexions désobligeantes. Je m'étais interrogé sur ce changement soudain. Je suis persuadé aujourd'hui que cela était dû aux rumeurs colportées, répandues à mon encontre par la FCPE et autres personnes ou organisations décidées à m'écarter, c'est-à-dire "révisionnisme", "Front National", "racisme"......

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En annexe des trois griefs principaux retenus à mon encontre, c'est-à-dire les deux "perturbations" de séances éducatives avec la déportée-témoin Mme Cabalé et l'expression révisionniste dans mes classes, il y a d'autres griefs pour lesquels j'ai apporté ma version dans les mémoires précédents demandant annulation de ma suspension et de la prolongation de suspension:
J'aurais ainsi trop ou trop souvent étudié:
- le problème nucléaire (classe de 4e)
- le problème de l'immigration (4e)
- le problème ou l'opposition Droite-Gauche (4e)
- la liberté de la presse (4e)
- le problème de la mer d'Aral...et de la population (4e et 6e)
J'ai fait dans mes classes les cours que je pensais devoir faire en tenant compte des programmes en vigueur et de l'intérêt public. Je suis prêt à défendre ce que j'ai fait dans le temps, le fond, la forme devant quiconque.
D'autre part il est également fait état que j'aurais défendu les sectes et toutes sortes de sectes et les manipulations qui peuvent s'y faire. C'est faux. Devant une classe de 5e, faisant suite à une étude sur la tolérance en matière de religion, à une question qui m'était posée vraisemblablement en matière de sectes, j'ai répondu que je n'avais pas, que nous n'avions pas à nous opposer systématiquement à toute secte ou toute personne appartenant à une secte qu'il appartenait à l'Etat de faire interdire. C'est à l'Etat chargé de la sécurité de faire interdire les sectes ou pratiques sectaires dangereuses ou condamnables. Et là il y a évidemment problème.
M. Daniel Groscolas, inspecteur Général Vie Scolaire qui a donc eu en charge mon inspection avec M. Vidal en septembre 1997 et la réalisation du rapport de cette inspection, fut également chargé de l'Inspection d'un directeur d'école appartenant à la secte du Mandarom de feu Bourdin. Ce directeur d'école, après l'inspection réalisée par M. Groscolas, a, selon la presse, été maintenu en fonction. Quelles contradictions dans l'Education nationale! Alors qu'un mémoire issu du Rectorat de Nantes souhaite qu'un enseignant mette en garde ses élèves contre les sectes, l'Education Nationale maintient, et je m'en réjouis, un directeur d'école qui appartient à une secte pourtant très fortement décriée dans les médias dont nos grandes chaînes de télévision.
Et d'autre part nos archives d'Etat civil n'ont-elles pas été microfilmées par la secte (ou église maintenant qu'elle a pris du volume) des Mormons, après un accord économico-commercial?
Par ailleurs, et cela peu ou prou en relation avec les sectes, que les rapports et soi-disant experts classent systématiquement en "groupes dangereux" dès que ces sectes ont une démarche critique relativement à la médecine officielle, aux vaccinations obligatoires, aux médications allopathiques, il y a critique, portée à mon encontre que dans une classe de 6e que j'ai eu des propos évoquant le risque d'empoisonnement par les vaccinations.
De quoi s'agit-il donc? Comme pour le nucléaire, pour les vaccinations, il y a "l'exception française", la France étant le seul pays du monde à avoir une politique vaccinale aussi contraignante tant par les moyens mis en oeuvre que par le nombre de vaccins obligatoires. Nous sommes à cinq en 1999. Et alors que dans de nombreux pays d'Europe il n'y en a plus, plus du tout, par exemple l'Italie et la Grande Bretagne et la Belgique et l'Allemagne...Il y a des répertoires pour cela, c'est édifiant.
Et il y a eu cette campagne de vaccination systématique des élèves des classes de 6e en 1995, 1996, me semble-t-il contre l'hépatite B. Alors que ce vaccin n'était pas obligatoire selon une loi ou un décret il y a eu battage médiatique intense et manipulé et mobilisation du monde de l'École pour réaliser les vaccins sur le plus possible d'élèves de 6e. Les précautions concernant l'état de santé des élèves étaient-elles suffisantes? Toujours est-il que différents médias faisaient état de conséquences fâcheuses de ce vaccin anti-hépatite, faisaient état d'une campagne vaccinale très contestable. J'en avais alors connaissance.
Quand pour un cours d'Histoire ou de Géographie dans une classe de 6e, l'infirmière appelait mes élèves toutes les trois ou cinq minutes par deux ou par trois pour subir ces vaccins, nous avons parlé de cette question vaccinale relative à ce vaccin et j'ai effectivement dit alors que dans la plupart des autres pays d'Europe les vaccins étaient libres, que ce vaccin Anti-hépatite B avait alors mauvaise presse dont risques d'atteintes nerveuses diverses, sclérose en plaques etc...
Qu'en est-il aujourd'hui? Ce vaccin anti-hépatite, n'a-t-il pas été plus ou moins retiré de la circulation pour mauvais dosages semble-t-il? La campagne médiatique qui avait accompagné ou précédée cette vaccination de masse, n'a-t-elle pas été parfaitement critiquée lors d'une étude télévisée passée à un horaire impossible mais voulu, c'est-à-dire vers minuit?
Qu'ont donc fait nos autres professeurs de biologie pour demander davantage de vigilance dans ce domaine, après le silence du corps médical? Il en fut ainsi pour la transfusion sanguine également. Indifférence, ou ignorance. Et ainsi en 1987-1988 même, il était encore fait des prélèvements de sang dans les prisons des environs de Pontoise, alors qu'on savait officiellement le risque potentiel de ceux-ci quant au SIDA.
Mais encore relativement à la carte de France présentée par le quotidien "Le Parisien Libéré" indiquant le pourcentage des vaccinations effectuées préventivement à l'hépatite B? On ne peut qu'être surpris, on ne peut que s'interroger sur la disparité considérable dans les pourcentages selon les régions. Couverture vaccinale atteignant ou dépassant les 60% dans l'ouest, le nord-est, tandis que, en Provence, ce pourcentage n'est que de 10 à 20. On aimerait comprendre pourquoi il y eut une telle différence. Evidemment les éléments d'interprétation seront discutables.
Et pourrait-on savoir ce qu'écrivit Pierre Mercier relativement aux accidents post-vaccinaux? Lui, responsable à l'Institut Pasteur.

VII- INEXATITUDE DES FAITS. GRIEFS selon le MEN.

1- Il n'y a pas eu perturbation de ma part à la réunion du 12 juin 1995, réunion à laquelle participait M
me Cabalé comme témoin-déportée, appartenant à la FNDIRP.
2- Il y avait deux cassettes vidéo présentée par M
me Cabalé, et la FNDIRP en 1995 et elle avait pour titre "La Résistance" et "La Déportation". Seule la cassette "La Résistance" a été introduite au dossier. L'autre fait défaut, dissimulée par la FNDIRP, et par le ministère. Le ministère devait tout faire pour qu'elle soit retrouvée.
Le ministère participe à une falsification en présentant "Et le soleil se levait" comme vidéo passée en 1995.
3- Il n'y a pas eu faute professionnelle en 1997 lors de mon intervention dans la séance-provocation à mon égard organisée par mes collègues dont M
me Gr... et Larchev..., l'administration, la FNDIRP. J'ai pénétré dans cette réunion pour:
- protester contre la sanction dissimulée par l'administration, d'exclusion d'enseignant en 3e.
- protester contre l'avis, qu'on me signifiait, d'interdiction d'assister à cette séance dans mon collège.
En 1997, les fautes sont faites par mes collègues et l'Administration qui organisent cette réunion-piège. En 1997, les fautes sont faites par le collègue B. Soub... et le SGEN et l'Administration qui maintiennent un affichage totalement politique anti-FN de Le Pen en pleine campagne des Législatives ce qui est totalement illégal. TOTALEMENT.
4- Quant aux expressions "révisionnistes" que j'ai pu avoir, elles correspondaient à des présentations limitées ou ponctuelles d'une thèse différente relative à la Solution Finale. Ces présentations je les ai faites avec mesure comme je devais le faire dans les cours d'Histoire en toute conscience professionnelle. Et ces présentations sont d'ailleurs conseillées aussi bien par M. Laurent Wetzel, Inspecteur Régional d'Histoire Géographie pour qu'un cours relatif à cette Solution Finale soit objectif. Et il a raison.
D'autres expressions révisionnistes ont été portée à charge malhonnêtement à mon encontre, sans qu'elles aient été datées; il s'agit de celles après le 16 mai et surtout celles du Jeudi 12 juin 1997, après que la presse, avec la complicité de l'Administration et de la FCPE, partait en campagne de diffamation à mon encontre. J'ai eu alors des propos qui cherchaient à expliquer aux élèves de quoi il était question , quel procès on me faisait.

* * *


Monsieur Adam Michel
44260-Savenay
- --------------
Professeur Certifié Histoire Géographie

- -------------
Objet: Pour annulation de la
Révocation Education Nationale
pour "Révisionnisme".
Monsieur le Président,

- J'ai reçu depuis le début janvier 1999, soit plus de neuf mois après le Conseil de Discipline qui a voté pour ma révocation de l'Education Nationale et de la Fonction Publique, révocation prononcée par la suite par le Ministère le 21 avril 1998, quelques documents relatifs à ce conseil de Discipline, probablement après l'intervention de la CADA avec laquelle j'avais pris contact.
Je complète mon mémoire demandant l'annulation de cette révocation par les observations suivantes:
1·- Le procès-verbal du Conseil de Discipline n'est pas complet. C'est une certitude absolue.La discussion à propos de Sétif et de Dresde est occultée.
2·- Le rapport lu par "Le Ministère" le jour du Conseil de Discipline est-il celui qui m'est transmis en tant que copie? Il me semble, sans pouvoir l'affirmer avec certitude, que certains éléments que j'avais entendus, sans pouvoir en prendre note de par une lecture trop rapide, font défaut à cette copie.
3·- Quelques jours après le Conseil de Discipline, j'ai adressé au Ministère de l'Education, la copie de l'exposé que j'avais préparé et lu pour ma défense en préparation et en attente des questions et de l'entretien contradictoire auquel je supposais que le Conseil de Discipline donnerait lieu,ce qui ne se produisit nullement.
Je vous joins ci-contre copie de cet exposé.
4·- Parmi les documents reçus figurent la liste des membres présents au Conseil ainsi que les nominations de ces divers membres au Journal Officiel. Mais il manque les actes qui créaient la commission de discipline du 1er décembre 1997 et la Commission de discipline du 27 mars 1998, les relevés des dates de convocation, de leur temps et date d'étude préalable du dossier.
5·- Quant à la liste des membres du conseil, j'en prends connaissance mais ne peux guère en commenter la composition. Cependant:
M. Lionel Fran... qui a participé à la composition du Dossier Administratif et participé au Conseil de Discipline était-il légitime à ces postes?
Il est ami des Mest..., respectivement, intendante du Collège de Montoir où j'enseignais et attaché aux retraites du personnel enseignant à La Baule.
- Est-il apparenté au Roger Fran... de la FNDIRP?
- Où est-il le Lionel Fran... de la famille Fran...-Ker...-Castel...?
- Est-il apparenté au Colonel Fran... de l'ex "Petit Journal" du Colonel de la Roque? Croix de feu?
Pourquoi n'a-t-il pas montré plus de détermination pour mettre au clair et résoudre cette affaire de vidéocassettes.Il y a montré, lui et sa hiérarchie, de la complaisance sinon de la complicité avec la FNDIRP dans la falsification. Son argument avancé au Conseil et soutenu par les autres membres de ce conseil et en particulier par Mme Marie-France Moraux, selon lequel le journal de la FNDIRP "Le Patriote" montrait la vérité par rapport à ces cassettes est fallacieux et malhonnête. Je n'ai absolument pas financièrement la possibilité de porter plainte contre les allégations mensongères et diffamatoires de la FNDIRP. Le Ministère devait aussi bien le faire, c'est dans la loi, à ma place, puisque DE TOUTE ÉVIDENCE, les cassettes introduites au dossier, sinon les courriers et entretiens de 1995 montrent qu'il y a mensonge manifeste de la FNDIRP, de M
me Cabalé et "Compagnie" (M. Marie?, prof, C.P Donges)
M. Fran... devait organiser la projection des vidéocassettes du dossier, avant ou pendant le Conseil, cela n'a pas été fait. Les Commissaires n'ont pas eu connaissance de ces vidéocassettes (si tant est qu'ils connaissaient le dossier...). C'est inacceptable.
M
me Moraux répondait à mes questions à ce propos:"ce n'est pas ce qu'on vous reproche". Le Conseil devait faire toute la lumière sur les faits et les circonstances et non me reprocher mes opinions de quelque nature qu'elles soient. Cela n'a pas été fait.
Il y a un problème de ces images de chambres à gaz homicides ! Qu'on lise ainsi l'article du Monde correspondant au débat Godard-Racjman relatif à ce problème et que l'on convienne que cela est établi, et Jean-François Forges (Eduquer contre Auschwitz, professeur lycée Lyon) me l'écrit d'ailleurs; il n'y a pas de photos disponibles de chambres à gaz HOMICIDES (d'ailleurs Forges est partisan du film Shoah sans aucun document).
Et la cassette "Et le soleil se levait" passée en 1997 m'a-t'on dit, mais aussi en 1995 selon M
me Christine Cabalé-Hingouët ce qui est totalement FAUX, ne montre absolument pas la salle de douches chambre à gaz homicide du camp de Mauthausen mais une autre, d'une autre origine. La simple observation de cette vidéo, en parallèle à la lecture des courriers échangés en 1995 entre moi-même, la FNDIRP, et l'IPR, et introduits au dossier montre qu'il y a eu falsification.
Les courriers de M
me Cabalé montrent des contradictions, des oppositions flagrantes manifestes (d'abord 2 cassettes, puis une seule en 1998. Il en est de même de la part de Mme Per... etc.). Cette vidéocassette, "La déportation", qui manque au dossier, le Ministère, le Rectorat et la FNDIRP savent où elle se trouve, où en avoir la copie. Celle de 1995 a été très probablement saisie par la gendarmerie TGI de Saint-Nazaire avec lequel le Rectorat, avec M. Jacques Michaut, a eu des arrangements continuels. J'avais demandé qu'il y ait saisie de cette cassette et de l'autre, "La Résistance", mais cela empêchait nullement qu'il y ait introduction des deux copies au dossier.
6- Ainsi donc c'est M. Jean-Pierre Rioux, Inspecteur Général chargé de l'Education civique qui représentait l'Inspection d'Histoire Géographie à ce Conseil.
[Note de l'aaarg: M. Rioux a longtemps été à la pointe de la lutte contre le révisionnisme lorsqu'il écrivait dans le journal Le Monde. Il est l'inventeur, ou le premier propagateur du terme "négationnisme" dans les années 80. Il s'est toujours comporté, pendant des années, comme un militant et s'il n'intervient plus guère en public, c'est pour conserver un poste haut placé dans l'Education nationale. Il s'est calmé en arrivant enfin à la soupe.]
C'est totalement INACCEPTABLE qu'il n'ait participé en rien à la réalisation d'un débat contradictoire lors de ce conseil, à la connaissance de la réalité des faits qui m'étaient reprochés et de leur circonstances. L'Education civique, c'est l'éducation à la connaissance des lois, des droits et devoirs et dans ce conseil il ne remplit nullement sa charge. Les membres de ce conseil de discipline et à fortiori M. Jean-Pierre Rioux auraient dû savoir qu'un fondement de la justice et des avis émis par ces conseils de discipline est l'existence, la possibilité, la réalité d'un débat contradictoire pendant ces conseils. Il y a eu obstruction de la part de l'ensemble du conseil à ce débat (voir le refus de parole pendant la lecture du rapport du ministère, lecture rapide sans qu'on m'ait donné une copie) et il y a eu une obstruction particulièrement grave de la part de M. Rioux qui n'intervint jamais tandis que j'étais présent au conseil.
D'autre part M. Rioux est chroniqueur au "Monde" et collaborateur de "l'Histoire".
Le "Monde" avait passé un article de quelques lignes concernant ma suspension en juin 1997. Article grossièrement erroné correspondant au rapport Lemasle-Bouvet du 13 juin 1997 selon lequel j'avais nié l'existence des camps de concentration et de déportation. L'article indiquait que j'avais "contesté la déportation", ce qui est une diffamation calomnieuse. M. Rioux a su cela, a su que c'était faux. Qu'a-t-il fait pour la rectification? Où encore était-il à l'origine de l'article?
Après ma révocation, "l'homme d'affaires" et journaliste à "Tribune" et à "Libération", Nicolas Chiron de la Casinière, produisit un article me concernant, article erroné grossièrement et diffamatoire, extrêmement confus et falsificateur, dans Libération.
Le Monde ne passe rien, même après que je leur aie adressé un courrier précisant quelques points relativement à leur article de juin 97. J-P Rioux fut-il contacté et intervint-il alors? Pour la censure alors qu'il y a devoir d'information? Dissimulation et Censure! Rioux avait plusieurs "casquettes". Indépendant? Récusable?!!!
Il est vrai que la position de l'Inspection H. Géo est équivoque. Elle propose le livret de Bédarida, soutient les écrits de l'association Historiens-Géographes, fait paraître curieusement les rapports de concours CAPES et Agrégation dans la revue de cette association. Il n'empêche que le parcours de L. Wetzel en 1983-1984 et surtout en faisant "un petit tour" au Front National en 1997, de juillet à novembre, est étonnant, surprenant. Il savait de toute évidence que le Front National était fortement soupçonné de révisionnisme, avant d'y adhérer en juillet 1997. Alors ??? Que cherchait-il, que voulait-il?
D'autre part, quelles sont les convictions réelles de M. Rioux ? Dans l'avant-propos de son livre La France de la Quatrième République, dans le premier tome (parution 1980, Editions du Seuil), il a écrit en effet:
" L'auteur de ces lignes confesse qu'en 1944, à cinq ans, il rêvait volontiers devant les bocaux vides des confiseries mais qu'en 1958, étudiant à Paris, il croyait avoir son mot à dire contre cette guerre d'Algérie qui a douloureusement marqué l'entrée en politique de sa génération. Des comptes divers à régler, des souvenirs heureux aussi l'ont donc agité. Il n'importunera plus son lecteur avec eux, mais ce halo d'émotion lui interdit de prétendre à une objectivité dont la pratique de l'Histoire lui a depuis longtemps au reste révélé la vanité et l'équivoque".
Ce sont des termes bien forts de la part de M. Rioux. Et il ajoute:
"Ce volume ne prétend être en fait qu'une mise au point et aussi précise que le permet l'état des recherches sur une période trop proche de nous pour que toutes les sources soient accessibles".

Enfin qu'il sache qu'en 1944 et bien plus tard "nous" avons rêvé non seulement devant bocaux et devantures "vides", mais aussi devant bocaux ou étalages "pleins" et que je suis, nous sommes remis pour revivre cela: chômage, censure, exclusion...
Qu'à la suite d'un tel conseil qu'il n'anima nullement, qu'en affichant un tel scepticisme en 1980, il ait voté, pour lui et pour l'Inspection tout entière, pour la révocation, est bien surprenant, surtout après le "petit tour" au FN de Wetzel.
Sur ce domaine controversé de la deuxième Guerre Mondiale il serait intéressant que l'Inspection, M. Dominique Borne par exemple qui travaille avec M. Kaspi sur la SHOAH, fasse état en 1999 de ce dont elle est sûre.
7·- Dans ce conseil parmi les personnels enseignants présents le nombre des professeurs d'Histoire Géo est particulièrement faible. Est-ce acceptable ? NON.
Dans ce conseil, parmi ces personnels, M. Richoiley, (de l'Académie de Reims, celle de Wetzel) Histoire Géographie, a occupé la fonction de secrétaire ou rapporteur alors qu'il était un des membres, qui par ses questions ou remarques devait animer ou participer à un débat contradictoire Il ne le fit nullement. Il n'y eut aucun débat. Faute de M. Richoiley.
Qu'il écrive donc quelque part, dans "Historiens Géographes" par exemple quelles sont ses convictions en matière de Solution Finale! En matière de liberté d'opinion en 1998!
8·- Dans ce conseil, parmi les personnels enseignants présents, une très importante majorité de femmes.
Etait-ce le hasard? Etait-ce voulu? Non sans doute, mais la parité aurait été préférable. Etaient-elles conscientes de ce qu'elles votaient ? Elles se sont montrées particulièrement apathiques, n'ayant quasiment pas participé à l'animation du conseil, par des questions ou remarques. Il est vrai que la plupart d'entre elles, sans doute avec un double salaire familial et souvent conséquent, n'ont aucun souci à se faire. Quoi qu'il arrive.
9·- Dans ce conseil siégeait une M
me Avi.... Est-elle parente de Mme Avi... du collège de Montoir de Bretagne, qui participa aux provocations à mon égard, me proposa la traduction de documents en allemand, qu'elle ne traduisit en fait jamais et qu'elle garda toujours malgré mes demandes? Inconséquente et superficielle. En 1995, présente dans l'établissement depuis des années elle se montrait incapable de dire à quel syndicat appartenait, et qui plus est comme responsable régional voire national, notre collègue M. Soub...du SGEN-CFDT.!
10·- Pourquoi M
me Geneviève Rudlo...-Brans... de la liste du SNES, c'est-à-dire socialo-communiste, n'a t'elle pas participé à ce conseil? Fille du sénateur Rudlo..., barriste, parlementaire en mission auprès du Premier Ministre en janvier juin 1981 (Barre Raymond), animateur d'une association de parents d'élèves concurrente de la FCPE et classée à droite, chevalier de l'ordre de St Grégoire le Grand, évocateur de conservatisme dans l'Eglise Catholique et dans la Société de 1840-1860, membre du Conseil Constitutionnel, situations qui pour la plupart n'ont que très peu officiellement, à voir avec le SNES, elle aurait été certainement une animatrice à ce conseil, puisque elle au moins, est enseignante Histoire Géographie.
D'autres personnes, avec un tel profil plutôt contradictoire se trouvaient elles membres du Conseil?
11. Dans mon dossier a été occultée l'activité Franc-Maçonnique. En septembre 1997, lors de l'entretien avec les inspecteurs Vidal et Groscolas l'un deux m'interroge sur le fait que en classe de 4e j'avais parlé de franc-maçonnerie, que j'avais effectué un travail sur ce thème... L'autre inspecteur, immédiatement, comme s'il ne voulait pas que l'on aborde ce sujet, intervient en disant "oui, mais c'était un travail à faire à la maison...". Qu'en est-il ? Je leur ai alors répondu, malgré tout ce qu'il en était, et cela n'a pas été introduit au dossier. Mais pourquoi donc cela aurait pu être répréhensible de parler de la Franc-Maçonnerie en classe, de faire faire un travail de recherche sur le sujet? C'est étonnant, consternant! Dans leur manuel de 4e d'Histoire, édition Hachette 1994, il était question de "loges maçonniques" en 1789 et il était normal d'en parler tant au niveau de l'Histoire qu'au point de vue éducation civique. Ce que j'ai fait, ce que nous avons fait.
M. Vidal, M. Groscolas, M. Bouvet appartenaient-ils à cette franc-maçonnerie?
L'animation franc-maçonnerie sur la FNDIRP est certaine (Manhès, grand dignitaire F.M.) sur le ministère des anciens combattants également (M. Masseret, le ministre, en est membre selon la presse). Et parmi les membres de ce conseil de Discipline l'influence et l'appartenance maçonniques ont été très certainement très importantes. C'est un problème de l'enseignement public. Est-ce tout à fait normal? Toujours est-il, tout de même, qu'en Grande Bretagne, certaines voix s'élèvent pour que, par exemple dans le monde de la justice, on sache qui en fait partie.
12. Existe-t-il au sein de l'Inspection un inspecteur qui suit particulièrement l'évolution des recherches et des positions concernant la connaissance de la "Solution Finale"? N'est-ce pas M. Borne qui participe à des travaux sur la Shoah avec M. Kaspi? L'Inspection devrait, aurait dû, faire paraître une étude précisant ses prises de position dans ce domaine de l'Histoire. D'autre part M. Dominique Borne est-il entouré du même monde religieux que son père le philosophe, enseignant, Inspecteur Etienne Borne, fidèle de Jacques et Raïssa Maritain dans les études religieuses catholiques, thomistes, et secrétaire Général du Centre Catholique des Intellectuels français ? Par rapport à l'Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale cela n'est pas sans importance. Objectivité? En 1960, M. Rioux montrait son scepticisme, montrait qu'il n'y croyait guère.
13. De toute manière ce Conseil de Discipline n'était pas compétent pour juger de la liberté d'expression et de la liberté d'opinion dans le domaine de l'Histoire et de l'Education Civique, et le Ministère ne pouvait s'appuyer sur un avis d'un tel conseil pour décider d'une RÉVOCATION, sanction qui n'a manifestement aucun rapport avec les faits reprochés d'une part et surtout avec la réalité des faits et des circonstances des faits, d'autre part.
14. Dans le procès-verbal du Conseil de Discipline il est fait état que deux "témoins" M. Groscolas et M. J-J. Vidal respectivement IG vie scolaire et IPR Histoire Géographie à Versailles sont invités à présenter leurs témoignages.
"Témoins", "Témoignages", ce sont des termes abusifs, incorrects qui sont employés là. Ces personnes sont des inspecteurs, des enquêteurs, ils ne sont absolument pas les témoins des faits qui me sont reprochés.
Il y a malhonnêteté flagrante du ministère dans l'emploi de ces termes; il y a malhonnêteté flagrante de ces inspecteurs-enquêteurs d'accepter qu'on leur confère ainsi cette qualité. Mais il est vrai que Daniel Groscolas maître d'oeuvre de cette révocation ne semble pas à une approximation ou une confusion près. Que l'on voit la conclusion de son rapport de septembre 1997 élaboré en compagnie de M. Vidal, que l'on voit la page 9 du procès-verbal reprendre les paroles de M. Groscolas: "son enseignement confond la suspicion et le doute avec la formulation d'un esprit critique". Cela n'a pas de sens. De même quand il est fait état des affichages illégaux du SGEN-CFDT en salle des professeurs en pleines législatives, affichages politiques anti-FN, M. Groscolas s'est évertué à écarter cette circonstance du 16 mai 1997 et parle de "digression" s'il est fait état de cette illégalité manifeste, parce que cela le gêne, parce que cela gêne peut-être le ministère de l'Education Nationale qui doit tout de même savoir qu'il y avait faute grave par cet affichage, qu'il y avait perturbation de la sérénité de l'établissement et qu'il y a eu carence grave de l'administration.
Messieurs Vidal et Groscolas ont établi un rapport en septembre 1995 qui a servi de base à la procédure disciplinaire menant à la Révocation. La conclusion de leur rapport était scandaleuse par la confusion dans l'emploi des termes et dans la construction et dans la compréhension des phrases.
Leur retour en scène dans ce conseil de Discipline, où d'inspecteurs-enquêteurs ils deviennent des "témoins", est un vice de procédure ou de forme. Et le ton de M. Groscolas indique bien, page 10, qu'il est resté inspecteur. "Je vous ai interrogé", puis page 11 "je n'ai pas à vous répondre". C'est lui qui malgré ses insuffisances a été un artisan important de cette suspension, de cette révocation. Insuffisance puisqu'en 1997, il confondait allégrement Auschwitz-Birkenau avec Auschwitz-Buchenwald montrant par là son peu de connaissance dans ce domaine. M. Vidal me soutenait alors dans la rectification que je faisais alors à cet égard. Il n'empêche que l'un et l'autre oublièrent, omirent, sciemment ou non, d'indiquer les réponses que je faisais à leur inquisition, à leur inquisition je répète, quant à mes opinions, quant à mes lectures. Ils omirent de citer les auteurs dont je venais de lire ou relire les ouvrages: Olga Wormser-Migot; André Figueras, Hannah Arendt et Rassinier par exemple. Il y a eu malhonnêteté de leur part.
Et dans ce conseil il n'y eut aucun témoin; dans ce conseil on n'étudia nullement les faits reprochés, que ce soit les deux séances de 1995 et de 1997, que ce soit les expressions dites "révisionnistes " tant en 3e que dans les autres classes. Et ces deux inspecteurs faux témoins font des digressions qui n'ont rien à voir avec les faits reprochés et tout cela correspond à des fautes de procédure quant à cette procédure disciplinaire. Je me suis déjà expliqué sur ce qui m'est ainsi reproché en plus pendant ce conseil dans les mémoires précédents. Toujours est-il qu'il ne devait pas en être question ici. "La minute de silence", encore alléguée par M. Groscolas, mais c'est tout simplement ubuesque, grossier, scandaleux, c'est indigne d'un inspecteur général, sachant ce que l'on sait. Ne lit-il pas, ne sait-il rien? Que n'a donc pas écrit M. Michel Rocard dans la Revue du Droit Public? Depuis plusieurs années que M.Groscolas est inspecteur Général "vie scolaire" et qu'il participe à ces conseils de Discipline, il devrait savoir qu'il faisait des fautes de procédure et ainsi je suppose qu'il le faisait volontairement. La présidente Mme Moraux lui faisait remarquer que les points abordés étaient hors-conseil, mais elle a tout de suite laissé faire et elle est dans l'erreur en disant "Nous sommes ici pour rapporter et entendre des témoignages", dans l'erreur ou le mensonge puisque, elle ne devrait pas être sans savoir que ces vrais inspecteurs sont de faux témoins et qu'elle n'a rien fait pour que de vrais témoins soient présents à ce conseil. Ce conseil était incompétent pour juger de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression dans l'enseignement de L'Histoire. Ce conseil n'a pas fonctionné puisqu'il n'y a pas eu de débats entre moi et les conseillers, puisqu'il n'y a eu aucun témoin -- aucun -- cité et missionné par le Ministère.
15. Pour revenir à la composition de ce conseil il est anormal, il y a vice de forme et de procédure dans la non-correspondance entre la composition du groupe des commissaires appartenant à l'administration dans les nominations en tant que titulaires, premiers et seconds suppléants et la composition du groupe de ces commissaires pendant ce conseil de discipline. Dans les nominations les nombres des inspecteurs généraux sont respectivement de 7 I.G. titulaires, de 8 I.G. premiers suppléants et de 7 I.G. deuxièmes suppléants, avec en outre présence de Dominique Borne, Doyen de l'Inspection d'Histoire Géographie parmi les membres titulaires.
Que s'est-il passé ? Car vraisemblablement il s'est passé quelque chose! Dans l'ensemble des membres de l'administration siégeant dans ce conseil, les I.G. ne se retrouvent qu'à deux. Deux au lieu de sept ou huit (dont le doyen D. Borne, qui a fait défection).
Comme de toute évidence il n'y a eut aucun débat contradictoire entre les conseillers et moi-même (on ne peut appeler "débat", les quelques échanges entre Mrs Mmes François, Moraux, Dewoye, Habillon et moi-même où tout était bloqué d'avance et en fait), comme de toute évidence, il n'y eut aucun témoin, aucun témoin important (MM. Vidal et Groscolas ne sont pas des témoins, ils sont inspecteurs-enquêteurs.), comme de toute évidence la composition de ce conseil est anormale, voire illégale, voire frauduleuse, comme de toute évidence je n'ai pas eu la parole comme il se devait dans ce conseil, comme de toute évidence ce procès-verbal ne correspond guère à ce qui s'est dit dans ce conseil qui s'est tenu dans une folle semaine politique relative au FN, ce conseil ne peut absolument pas fonder une Révocation. Selon le procès-verbal, un membre du conseil a refusé de prendre part au vote, secret, ce qui est un vice de procédure.
Dans l'immédiat, je n'ai pas l'intention de passer temps et énergie à commenter ce procès-verbal qui montre légèretés et surtout des omissions volontaires (voir Dresde et Sétif etc...).
Il serait de toutes manières intéressant de savoir quelles ont été les directives du doyen de l'Inspection Générale et des ministres eux-mêmes, Claude Allègre et Ségolène Royal quant à cette révocation. Comme de telles sanctions sont tout de même rares et exceptionnelles, prendre les avis ou les directives des plus hauts responsables était une nécessité, une obligation.
Quoi qu'il en soit, il y a surabondance d'erreurs de toutes sortes dans l'appréhension de ce dossier, dont inexactitude des faits et erreur manifeste d'appréciation.
Ainsi, qu'il vous plaise Monsieur le Président du Tribunal Administratif ainsi qu'à votre Conseil, d'annuler cette Révocation de l'Education Nationale dont je suis l'objet depuis avril 1998 et que je sois réinstallé dans mes droits et fonctions d'enseignant.
A Savenay le 18 février 1999
SIGNATURE

* * *

 

50 VICES, ANOMALIES, CONTRADICTIONS, QUESTIONS relatives à CE DOSSIER.



1. Réunion provocation par collègues et FNDIRP en juin 1995.
2. Exclusion d'enseignement en 3e 1996-1997. Excès de pouvoir.
3. Appréciation discriminative par chef d'établissement Gilles Lemasle 1995 1996.
4. Affichage anti-FN illégal par SGEN-CFDT de Bernard Soub... avec complicités du MEN et Rectorat I.A. pendant législatives 1997.
5. Campagne de dénonciation et calomnie, et Réunion-provocation illégale en mai 97 avec collaboration enseignants, Rectorat IRP et FNDIRP.
6. Participation du Rectorat à campagne de presse à mon encontre ou non-soutien, non-protection d'un agent de l'Etat.
7. Pièces diffamatoires et mensongères introduites par FCPE dans le dossier en juin 97, novembre 97, décembre 97, avec diffusion dans le département et affichage dans établissements scolaires.
8. Expression dans la presse des syndicats FEN, SNES,CFDT-SGEN à mon encontre, pour l'exclusion.
9. Inspection-enquête bâclée en juin 97.
- Que fit l'inspecteur Général d'Histoire Géographie M. Bergounioux secrétaire National du Parti Socialiste?
- Que fit l'inspectrice Régionale "vie scolaire" M
me Marie-Annick Le Gouellec-Decrop ? Missionnée, elle ne participa à l'enquête.
- Que fit l'inspecteur Général vie-scolaire de la région c'est-à-dire M. Groscolas?
10. Relation très tardive du Rectorat et du TGI (un mois et demi après le 16 mai 97) et communication à ce TGI d'un dossier contenant de nombreuses pièces n'ayant rien à voir avec le pénal...
2 juillet 1997
11. C'est uniquement la gendarmerie police Judiciaire, donc le Ministère de la défense, qui a participé à cette enquête en juillet et septembre 1997.
12. Il y a en mise en examen fictive puisqu'aucune notification de mise en examen ne me fut communiquée. Illégalité.
13. Après réquisitoire de non-lieu, la suspension devait être interrompue et j'aurais dû être replacé en fonction. novembre 1997.
14. Cette prolongation était donc illégale et rend le conseil de discipline irrégulier tant en décembre 97, qu'en mars 98.
15. Le rapport Lemasle-Bouvet du 12-13 juin 97 au Rectorat était grossièrement mensonger, stupide, scandaleux.
16. L'Inspection
par l'IRP Histoire Géo J.J. Vidal et l'I.G. vie scolaire D. Groscolas fut inquisitoriale quant à mes opinions et documentation. Leur rapport d'enquête fut d'abord de présentation ubuesque, fut très incomplet, voire censuré; il se termine par une conclusion présentant confusion dans le sens des mots (laïcité) dans la construction et la logique des phrases et présentant des accusations particulièrement graves et scandaleuses quant à mes positions politiques et mes opinions. Ce qui est illégal.
17. Il y a eu falsification manifeste dans l'intégration des cassettes vidéo correspondant aux séquences avec la FNDIRP de 1995 et 1997 avec complicité du Ministère de l'Education; voir les courriers et le procès-verbal du Conseil de Discipline.
- mensonge éhonté de M
me Cabalé (deux cassettes, puis une)
- la cassette vidéo "la Déportation" de la FNDIRP (Mauthausen) est cachée.
18. Aucun témoin au Conseil de discipline du 27 mars 1998.
19. Aucun débat contradictoire dans ce CD du 27 mars 1998.
20. La composition du CD a été manipulée: 2 inspecteurs généraux en font partie au lieu de 7 ou 8 parmi les titulaires, premiers ou deuxièmes suppléants.
21. La composition du CD montre une minorité de professeurs d'Histoire Géographie, qui de plus n'intervinrent jamais (2 ou 3/ 17).
22. Parité Hommes Femmes: voir la composition de l'ensemble des Professeurs Certifiés de ce conseil 80 à 90 % de femmes.
23. Dans dossier déclarations-faux témoignages de M
me Cabalé et Mme Per...-Dau... et mensongères de B. Gr.. et Larchev...
24. Il y avait incompétence du CD pour donner son avis sur des pratiques pédagogiques relatives à l'enseignement de l'Histoire.
25. Nulle part dans ce dossier n'apparaît l'avis de l'Inspection Générale.
26. Nulle part dans ce dossier n'apparaît l'avis du Conseil d'Etat.
27. Nulle part dans ce dossier n'apparaissent les actes créant les Commissions de discipline du 1 décembre 1997 et 27 mars 1998.
28. L'arrêté de Révocation aurait dû être signé de Ségolène Royal et Claude Allègre, des ministres en exercice.
29. Huit jours avant le Conseil de Discipline, les représentants des grands syndicats (FEN, FSU-SNES, SGEN-CFDT) avaient une réunion avec la FNDIRP pour parler mémoire de la déportation et Shoah.
30. a) Ces syndicats n'étaient pas au conseil pour me défendre mais pour soutenir la FNDIRP et le MEN. Récusation.
b) -changement de commissaires pendant l'instruction du dossier.
- un conseiller ne prend pas part au vote: nullité du scrutin.
31. Les représentants du SGEN-CFDT, complices d'un affichage illégal dans les collèges et lycées et en particulier dans celui de Montoir de Bretagne du 10 au 20 mai 1997, avec collusion des Ministères et Rectorats, n'étaient-ils pas récusables?
32. Qu'est-ce que la FNDIRP?
- quelle est sa relation avec le ministère de la Défense ?
- quelle est sa relation avec le SDECE (voir P. Sudreau) et le premier ministre ?
- quelle est sa relation avec la franc-maçonnerie (F.H. Manhès, Roland Dumas, Masseret... ?
33. Marie-José Chombart de Lauwe, c'est-à-dire Yvette Wilborts fait-elle toujours partie de l'Intelligence Service? FNDIRP?
34. Quels rôles ont joué les services Secrets dans cette affaire? P. Sudreau et Le Tac Joël appartiennent-ils à la FNDIRP ?
35. Pourquoi Lionel Fran..., ami des "Mestr..." respectivement intendants au collège de Montoir et attaché aux retraites du MEN à La Baule a-t-il été chargé de ce dossier ? Pourquoi a-t-il participé à ce conseil de discipline ?
36. Lionel François appartient-il à la famille Castelnau-Kerhuel ou est-il apparenté à Roger François de la FNDIRP ?
37. Des pièces concernant R. Dumas, président du Conseil Constitutionnel ont été introduites au dossier par la FNDIRP étant donné qu'il est membre de son comité d'honneur. Mais R. Dumas est-il crédible ? (affaire Elf Deviers-Joncour. Affaire Lucienne Tell-Goldfarb, Katia la Rouquine)
38. M. Alain Bergounioux Inspecteur Général d'Histoire Géographie en charge de la région ouest était-il en emploi fictif en mai juin 1997, puisqu'il était aussi secrétaire national du Parti Socialiste en 1998 pour le moins? et n'intervint pas en 1997-98
- Rappelons que L. Jospin fut en emploi fictif aux Affaires Etrangères dont pourtant il fut écrit qu'il démissionna, entre 1993 et 1997, sous le ministère d'Alain Juppé aux A.E. .
39. L'acte de révocation présente un défaut de base légale et juridique concernant la crédibilité des déportés (voir colloque FNDIRP 1990).
40. La procédure disciplinaire et l'acte de révocation ne respectant pas la Constitution de 1958, le préambule de la Constitution de 1946, la déclaration des Droits de l'Homme de 1789, qui présentent le droit aux libertés d'expression et d'opinion et le droit au travail
41. La procédure disciplinaire et l'acte de révocation ne respectent pas et violent la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, signée à Paris en 1948, dans son article 19, relatif aux droits à la liberté d'opinion et à la liberté d'expression, et dans son article 23, relatif au droit au travail et au chômage.
42. La Loi Fabius-Gayssot fut votée dans des conditions exceptionnelles en juin 1990, fut contestée par des juristes (Olivier Duhamel, Chantebout, S. Weil-Jacob), des politiques (S. Veil-Jacob, Chirac, J. Toubon etc...).
- Elle concerne la presse et non l'enseignement.
- Parmi les Historiens, la plupart ont contesté cette loi, s'y opposent.
Pas de loi pour dire l'Histoire.
43. Comment considérer l'adhésion de Laurent Wetzel IPR à Reims (avec A.Bergougnioux) au Front National de juillet à novembre 1997 alors que dans mon dossier des pièces font état d'une affinité jugée répréhensible que j'aurais avec ce parti, réputé raciste ?
44. Comment considérer l'adhésion de Laurent Wetzel à ce Front National de J.M. Le Pen alors que chacun, et lui particulièrement par ses contacts à hauts niveaux, pouvait connaître le problème relatif au "révisionnisme-négationnisme" et à ce que l'on appelle le "point de détail"?
Attitude troublante. Deux poids, deux mesures.
45. Des papiers concernant ma retraite me furent envoyés en novembre 1997 (quelques jours avant la date du 1 er décembre à laquelle était prévu le premier conseil), puis en fin mars (quelques jours avant le second Conseil du 27 mars 1998. Pourquoi ?
46. Quel rôle a joué et joue la franc-maçonnerie dans ce dossier ?
47. Pourquoi n'y a-t-il eu un "Nüremberg du communisme"? Les "livres noirs" de Kravchenkko, Soljenitsyne, Courtois sont-ils des faux ? Y eut-il 50 à 100 millions de morts du communisme et autres victimes ? Avec toutes les complicités possibles.
48. Quel rôle a joué et joue la communauté juive ou ses représentants de cette communauté dans ce dossier en partie relatif à la Solution Finale ? Des représentants siégeaient-ils au conseil du 27 mars 1998.
49. Comment considérer la présence sur la liste SNES-FSU, DE M
me Rudl..-Brand... ? N'y a t'il pas bien des contradictions ?
50. Pourquoi les témoignages des déportés Michel de Boüard, Recordeau (Mauthausen), Marie-Claude Vogel-Vaillant Couturier-Ginsburger Villon (Auschwitz) ne seraient-ils pas crédibles?


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