Monsieur Adam Michel
44260- Savenay
--------------
Professeur certifié d'Histoire Géographie
Monsieur le Ministre
Cette affaire est longue, complexe et débute aux environs
de 1992 et est étudiée aujourd'hui dans ce conseil.
D'emblée, je dirais que je trouve particulièrement
choquant que je n'ai été invité à
consulter mon dossier administratif que très tardivement
et rapidement, et qu'aujourd'hui encore ce dossier soit incomplet,
qu'il y manque des pièces déterminantes, que je
n'en ai donc pas l'intégralité.
I Ce n'est que le 20 octobre 1997, soit plus de quatre mois après
la notification de suspension du 13 juin 1997, que j'ai eu pour
la 1ère fois possibilité de prendre une approche
dans la connaissance de mon dossier administratif et cela dans
des conditions indignes, au Rectorat de Nantes:
- Retard de 3/4 h dans l'accueil.
- Place d'étude du dossier, très exiguë dans
un bureau bruyant.
- Pièces manquantes; je dois discuter âprement pour
les obtenir et ainsi le rapport des Inspecteurs Vidal-Groscolas
qu'on me livre enfin dans une présentation ubuesque, puisqu'il
y manque des mots, des lignes, des paragraphes entiers.
- Nécessité de sortir pendant une heure pour acheter
un timbre fiscal pour payer les photocopies.
La 2e occasion m'est offerte, après mes remarques, le 1er
décembre 1997, après que le conseil de Discipline
ait été reporté au 15 décembre 1997,
puis à une date ultérieure. Cette 2e consultation
se passe dans des conditions similaires.
Cela est d'autant plus inacceptable que la presse régionale,
des télévisions ont fait état de cette affaire,
de mon nom, sans que j'aie la possibilité de connaître
les pièces du Dossier Administratif, dossier confié
d'ailleurs au Tribunal de grande instance de St Nazaire pour enquête
préliminaire.
Est-ce donc un exemple de fonctionnement de la justice administrative
ou de la justice pénale en France?
II Quel objet a ce conseil de discipline?
Ce conseil de discipline doit décider de la liberté
d'opinion et de la liberté d'expression, doit me condamner,
m'exclure professionnellement, pour délits et même
crimes, relativement à la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet
1990 en complément de la loi de la presse de 1881 et relativement
à des accusations, par témoignages anonymes et non
contradictoires de prosélytisme d'extrême droite
dans diverses classes lors de mon enseignement.
1. C'est à la suite de confidences sur mes recherches et
affinités que la visite de Mme Cabalé, de la FNDIRP (Fédération
Nationale des Déportés Internés Patriotes,
fondée par Marcel Paul et F. H. Manhès) est organisée
au collège René-Guy Cadou de Montoir de Bretagne
par ma collègue d'Histoire Géographie, Mme Per...-Dau...
et autres personnes, visite organisée en mai-juin 1995,
pour me tester, pour me piéger peut-être pour délit
de "révisionnisme". Quel fut le rôle du
Conseiller pédagogique, de Mme Perr..., du collège de Donges et de son
collègue M. J-C. Bon... ?
2. La 2e visite a été par contre entièrement
une provocation à mon égard en mai 1997. Ce fut
un complot habilement, savamment organisé par de nombreux
intervenants ou parties, tant du ministère, du Rectorat,
de la Presse que d'ailleurs, avec les RG peut-être.
C'est inadmissible et scandaleux.
- "Il fallait crever l'abcès" écrit Mme Gr....
"Il fallait m'avertir de la 2e visite de Mme Cabalé tout
en m'interdisant l'accès à cette réunion,
dans une salle de mon collège pourtant.
- Mme
Cabalé apparaît dans une présentation de Ouest
France le jour même au collège, le vendredi 16
mai 1997, pour la mémoire de la déportation, pour
lutter contre le révisionnisme et contre un parti français
d'extrême droite (et alors qu'il y a un affichage syndical
par le SGEN-CFDT, violemment anti-FN dans la salle des professeurs
pendant les Législatives)
- M. Bayrou, M. Thévenet, son conseiller, M. le Principal
G. Lemasle, M. Chiron de la Casinière et ses contacts des
Renseignements Généraux ne se sont-ils pas entretenus
le jeudi 15 mai 1997 et avant, pour liquider "un révisionniste"
?
Quelle que soit la tendance politique personnelle de l'enseignant,
que cette tendance soit de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs,
écologiste ou révisionniste par exemple, ce genre
de provocation est inadmissible.
3. Liberté d'opinion, liberté d'expression
Dans un ouvrage de droit administratif général relatif
aux droits et devoirs des membres de la Fonction Publique, quand
il s'agit de la liberté d'expression, il est écrit:
"S'agissant de l'expression des opinions, la liberté
de les faire connaître est exclue pendant l'exercice des
fonctions, réserve faite du cas où la nature même
de ces dernières impliquerait certaines manifestations
d'opinion:
- cas par exemple de l'enseignement d'une discipline comme la
philosophie.
- cas aussi, de façon générale, des enseignants
universitaires: "Qui, par leur nature même," non
seulement permettent mais demandent dans l'intérêt
du service, que soient garanties la libre expression et l'indépendance
de ceux qui les assurent (C.C. 20 janvier 1984,p. 30).
"Voir du reste la Loi du 26 janvier 1984, art.57, qui garantit
aux universitaires une "pleine indépendance"
et une entière liberté d'expression, dans le respect
des principes traditionnels de tolérance et d'objectivité."
Où est le respect de ces textes actuellement ? Ne s'est-on
pas engagé dans la tyrannie, dans une "chasse aux
sorcières", dont l'Education Nationale, dont la France
ne sortiront pas grandies ? Qui, quels personnages, quels fonctionnaires
prennent ces responsabilités graves?
Dans ma discipline, l'Histoire, il est impensable qu'en France
tombe cette chape de plomb par la loi Fabius-Gayssot, que soient
interdits réserves et doutes relatifs à la présentation
habituelle de la "Solution Finale".
Dans le préambule de la Constitution 1946, alinéa
5, préambule qui fait partie de la Constitution de la Ve
République, il y a une disposition de valeur constitutionnelle:
"Nul ne peut être lésé dans son travail
ou son emploi, en raison de ses opinions ou de ses croyances".
4. Quelle est la possibilité de parler dans ce conseil
de discipline de la "Solution Finale", sans être
constamment soupçonné d'enfreindre la loi Fabius-Gayssot,
pourtant considérée par des politiciens en vue,
par d'éminents politologues comme très contestable
ou comme un "déni de justice". La tyrannie ne
s'est-elle pas introduite, installée dans notre système
administratif et politique ?
III-La composition du conseil de discipline.
Une proportion importante des commissaires du conseil appartient
à des syndicats locaux ou départementaux qui dans
la presse se sont félicités de cette suspension
et de mon éviction prochaine de l'Education Nationale,
a eu des propos extrêmes, en parlant "d'ignominie"
par exemple.
C'est stupéfiant.
- Il s'agit en l'occurrence du SGEN-CFDT qui pourtant faisait
un affichage, d'origine parisienne, centrale, tout à fait
illégal dans une salle des professeurs et à fortiori
pendant des législatives, à l'encontre du FN qui
est encore à ce jour un parti autorisé en France.
- il s'agit du F.S.U.
- il s'agit de la F.E.N.
Cette pression dans la presse et cela d'une manière aussi
extrême enlève la légitimité de la
présence dans ce conseil des commissaires représentant
ces syndicats, - bien que pour ma part j'essaie toujours de distinguer
la personne elle-même de son groupe d'adhésion ou
de militantisme.
Par ces déclarations de presse par ces syndicats, je peux
évidemment supposer que ces commissaires ont repris a priori,
et sans m'entendre, l'appréciation de leur groupe syndical,
et je suis en droit de demander leur récusation.
IV-Dossier administratif et Dossier pénal.
La suspension dont je fais l'objet depuis le 13 juin 1997 a été
reconduit le 13 octobre 1997, date limite des quatre mois pendant
lesquels ma situation administrative aurait dû être
réglée, au motif de "poursuite judiciaire".
En fait je ne sais pas quand a eu lieu la mise en examen dont
il est fait état dans mon dossier administratif.
Sur le côté pénal de cette affaire, il y a
beaucoup de flou. Le Rectorat a-t-il porté plainte avec
constitution de partie civile auprès du Tribunal de Grande
Instance de St Nazaire?
Est-ce le procureur du T.G.I. qui a seulement sur pression du
Rectorat de Nantes initié un réquisitoire introductif
me concernant relativement à la séance du vendredi
16 mai 1997 et à la loi Fabius-Gayssot ?
Un non-lieu a été prononcé dont je lis le
contenu au Rectorat le 1 er décembre 1997, alors que mise
en examen et non-lieu ne m'ont jamais été notifiés
directement ou indirectement.
Maître Delcroix Eric que j'avais contacté en début
juillet 1997 ne m'a jamais aidé à connaître
le côté pénal de mon affaire, ne m'a jamais
renseigné et par sa consoeur Me Karine Dumont m'a empêché
de consulter une moitié du dossier pénal et également
une pièce de relation entre T.G.I. et le Rectorat.
Quelle est cette pièce issue du Rectorat et occultée?
Que s'est-il réellement passée? DELCROIX???
De plus, après le non-lieu prononcé le 4 novembre,
et alors que le 4 septembre le T.G.I. ne voyait pas vraiment matière
à poursuivre, la suspension aurait dû être
levée et n'était plus régulière.
V-Comment assurer réellement ma défense?
1. L'anonymat des pièces, les pétitions, de
ce dossier est inacceptable, stupéfiant et risible. Que
l'Education Nationale se retranche derrière l'arrêt
Ponthus pour présenter des feuilles de pétition
de parents ou d'élèves complètent anonymées,
à charge contre moi, en laissant imaginer que je puisse
assurer ainsi ma défense, est particulièrement choquant
et inacceptable. J'ai déjà demandé la levée
de cet anonymat. Je le redemande aujourd'hui.
2. L'enquête de juin 1997 a été incomplète
et Mme
Decrop-Le Gouellec, missionnée avec M. Bouvet, pour la
Vie Scolaire n'a jamais participé à cette enquête,
n'a jamais mis les pieds "au collège Cadou de Montoir"
en mai-juin 1997, selon ses paroles-mêmes de février
1998.
3 Le dossier est incomplet.
- Des pièces relatives à ma situation administrative
antérieure manquent.
- La cassette vidéo "La déportation" contenant
la présentation de "la salle de douches-chambre à
gaz" du camp de Mauthausen, fait défaut. C'est une
pièce fondamentale du dossier.
VI_La séance de la FNDIRP de juin 1995 _Les vidéocassettes.
1. Cette affaire commence sans doute par des confidences faites
lors de conversations avec M. Bon... relativement à l'Histoire
de la 2e guerre mondiale, en 1992, puis avec Mme Per..., relativement
au collège de Donges et à M. Bon... en 1994.
Comme M. Bonh..., Mme Per..., rapporte les propos et on lui suggère
sans doute d'organiser une séance avec la FNDIRP de Marcel
Paul et F.H. Manhès, en mai-juin 1995. Etant alors responsable
du labo d'Histoire Géo au collège (en fait malgré
toute la responsabilité de la charge, je n'ai droit qu'à
une demi-heure de décharge, l'autre allant à Mme Per...
qui de l'année ne prit que la "charge" d'initier
cette séance de juin 1995) j'exprimais mes réserves
quant à cette visite pour différentes raisons, mais
avec les pressions des collègues Per..., Mus..., Guiva...,
j'acceptais de participer à cette réunion et je
visionnais les deux cassettes qu'on m'avait confiées Je
m'aperçus vite des importantes erreurs et insuffisances
sur des points fondamentaux de la deuxième guerre mondiale.
Et cela commençait à m'angoisser. Que devais-je
faire? Me taire et être tranquille, et lâche.... M'exprimer
et risquer?
2. Pendant la séance, M. Guiva... et moi-même opérons
la projection suivant les séquences que j'ai choisies selon
le temps disponible et l'intérêt.
Je pose alors deux questions dans la réunion, alors que
les collègues ne diront rien, rien, rien...
Selon la présentation "d'une chambre à gaz
déguisée en salle de douches" au camp de Mauthausen,
je demande aux déportés intervenants, si cette chambre
à gaz fait l'unanimité parmi les témoins
et les historiens. C'est Mme Cabalé qui me répond par l'affirmative,
d'un ton sec et définitif. Et je ne polémique nullement
avec elle sur ce sujet devant les élèves. Et ma
question n'a créé aucune perturbation dans la salle.
Puis à la suite de la projection; pour animer la réunion,
je demande quels ont été "l'origine, le rôle
et le comportement des kapos dans les camps". La réponse
que fait surtout Mme Cabalé est très brève. Elle
est insuffisante pour moi, elle est insuffisante pour les élèves
que ma question intéresse. Une lettre conjointe d'une élève
et de Mme
Per...-Dau... souhaiterait d'autres renseignements relatifs aux
"kapos" dans les camps et d'ailleurs cette lettre comporte
une erreur selon laquelle les kapos étaient généralement
allemands.
Je n'ai jamais monopolisé la parole comme l'écrit
mensongèrement Mme Cabalé, je n'ai aucunement perturbé
cette séance (selon le sens habituel de perturbation).
Pourquoi mes collègues n'ont-ils rien dit dans cette séance?
Et Mme
Mus...? Et Mme Per...? N'avaient-elles rien à dire,
ne pouvaient-elles participer à l'animation de cette séance
avec leurs élèves? Il y a là incorrection,
il y a là faute professionnelle par passivité inacceptable
dans une réunion qu'elles avaient voulue. Mme Per...
avait les "bonnes" classes de 3e et elle et ses élèves
auraient dû intervenir dans cette séance. Les élèves
le firent bien peu et la séance dut être arrêtée
pour respecter l'horaire et parce qu'il n'y avait plus d'intervention.
3. A la sortie de la séance, je reparle à Mme Cabalé
et à M. Guiyonmarc'h, de l'unanimité de la chambre
à gaz de Mauthausen, en évoquant le témoignage
contradictoire du doyen de Boüard, et à nouveau la
réponse ne laisse aucun accès à la discussion,
avec un ton cassant.
Par la suite, je lui écris le 15 juin 1995 une lettre dans
laquelle je lui fais part de mes critiques relatives au début
de la 2e guerre mondiale, présentée par la cassette
"Résistance". Je m'étonne:
- qu'on ne parle pas du pacte germano-soviétique du 23
août 1939.
- qu'on ne parle pas de l'attaque-invasion par l'URSS sur la partie
orientale de la Pologne et de l'occupation de celle-ci pendant
deux ans, de septembre 1939 à juin 1941.
- qu'on ne parle pas de l'agression de l'URSS contre la Finlande.
De même je lui fais part de mon doute sur l'unanimité
de la "chambre à gaz Salle de douches de Mauthausen"
et de mon étonnement qu'on la présente à
un public scolaire. Je lui présente les témoignages
du doyen de faculté de Boüard, historien et témoin
important de Mauthausen, la thèse de l'historienne Olga
Wormser-Migot qui parle de cette chambre à gaz comme d'un
"mythe" en 1968 et de l'expertise américaine
du camp en 1945 qui n'en fait pas état.
Puis sentant que j'en avais trop dit, que le silence de Mme Cabalé
est bien réprobateur, je lui dis que mes remarques s'inscrivent
dans une démarche révisionniste plus ample.
4. La cassette "La déportation" présentée
lors de cette visite de la FNDIRP en juin 1995, fait aujourd'hui
défaut au dossier. Le dossier n'est pas intégral.
Dans mes courriers à Mme Cabalé en 1995, j'évoquais la présentation
dans leurs cassettes de cette chambre à gaz-salle de douches
du camp de Mauthausen.
En 1995, en juillet, Mme Cabalé dans sa réponse à
mon courrier, et en septembre, les inspecteurs Bouvet et Poncelet,
ne m'ont jamais reproché que j'ai évoqué
la présentation de cette chambre à gaz du camp de
Mauthausen, prouvant bien ainsi qu'elle avait bien été
présentée dans une cassette vidéo de la FNDIRP.
La cassette vidéo "et le soleil se levait" ne
fut pas présentée en 1995, alors qu'elle est jointe
aujourd'hui au dossier pour faire croire sans doute malhonnêtement,
frauduleusement, mensongèrement qu'elle y fut présentée.
D'ailleurs la confusion est bien grande!
En 1995, Mme Cabalé dans sa lettre aux inspecteurs
Bouvet et Poncelet parlait de 2 (deux) cassettes, tandis qu'en
décembre 1997, elle affirme et "confirme" dit-elle,
par écrit au ministère, qu'il n'y avait qu'une cassette
présentée en 1996. Et laquelle donc ? De qui se
moque t'on?!!!!
Pour ma part, j'affirme que la vidéocassette présentant
à tort, ou dans le doute, la chambre à gaz-salle
de douches de Mauthausen, présentée en 1995, a été
sciemment écartée du dossier alors que c'est à
partir de cette vidéo cassette qu'une grande partie de
l'affaire trouve son départ.
En Conclusion, selon les graves insuffisances et de l'enquête
de juin 1997, selon le défaut d'un élément
fondamental du dossier en l'occurrence cette vidéocassette
"la déportation" passée en 1995, je ne
désire pas pour ce jour poursuivre mon audition à
ce conseil. Je demande un supplément d'enquête à
charge et à décharge, je demande consultation et
copie de l'intégralité du dossier, vidéocassette
évidemment comprise.
Le 26 mars 1998
*suite présence au conseil v.p. 39
Monsieur Adam Michel
- ----------------------
Professeur Certifié d'Histoire Géographie
- -------------------------
Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur de vous demander de trouver ci-joint l'exposé
que j'ai présenté au conseil de discipline du vendredi
27 mars 1998 et pour lequel j'ai alors, oralement, apporté
quelques compléments.
Ce conseil auquel j'ai accepté de me présenter s'est
tenu,
- selon un dossier incomplet auquel il manque l'éclaircissement
fondamental sur les vidéocassettes réellement présentées
en 1995.
- selon un dossier composé selon une enquête bâclée
et incomplète et systématiquement orientée
et cela après deux provocations à mon égard,
l'une en 1995, l'autre beaucoup plus organisée en mai 1997.
Enquête bâclée par défaut de présentations
de certains faits de la vie scolaire en mai-juin 1997 au collège
de Montoir de Bretagne, et enquête incomplète par
le fait que Mme Decrop ne remplit pas alors la fonction d'enquêtrice-vie
scolaire pour laquelle elle était alors missionnée.
- selon un dossier composé, en grande partie, en juin 1995,
de témoignages d'élèves et de parents rapportant
des paroles non datées, des expositions de faits fausses,
des rumeurs.
- selon un dossier composé de pétitions anonymées,
ce qui est inacceptable.
- selon un dossier composé sur des accusations d'expressions
d'opinions différentes, non communément admises,
ou sur des accusations d'opinions différentes.
Il appartenait au ministère d'établir la nature
de la 2e vidéocassette passée en 1995 et de reconnaître
les contradictions et variations manifestes dans les déclarations
orales ou écrites de Mme Cabalé, tant ses lettres que dans son
exposé dans le journal Le Patriote Résistant
de juillet 1997. Cela aurait permis de faire commencer ce conseil
sur des bases claires et bien définies. Cela n'a pas été
fait. On ne veut pas troubler Mme Cabalé, la FNDIRP, pour leurs erreurs
et insuffisances en 1995, ainsi que les personnels de l'Education
Nationale qui laissaient faire. Pourquoi serais-je donc sanctionné
pour révisionnisme alors que ces présentations erronées
par les vidéocassettes de 1995 ne verraient pas leur responsables
sanctionnés ?
Ceci étant précisé, en relation avec l'affirmation
dans la presse en juin 1997 des positions de principe des syndicats
FEN, FSU et SGEN-CFDT violemment à mon encontre en tant
que révisionniste, je ne comptais pas assurer ma défense
au-delà de cet exposé. Cependant par égard
pour les personnes que je veux, par principe, distinguer dans
leur liberté individuelle supposée d'appréciation,
des syndicats auxquels elles appartiennent, j'ai tenu à
maintenir ma présence à ce conseil et répondre
éventuellement à leurs questions. Il n'y eut aucune
question de la part des commissaires à mon adresse pour
éclaircir cette affaire. Pourquoi ?
Je tiens par ailleurs à reprendre les commentaires que
j'ai présentés à la suite des courts exposés
de messieurs les I.G. Vidal et Groscolas. Leur enquête de
septembre 1997 a été extrêmement superficielle
et n'a fait que reprendre les éléments déjà
présents dans le dossier, par l'enquête de juin 1997,
en y ajoutant quelques rumeurs, qui se veulent négatives
à mon égard, mais qui peuvent tout aussi bien être
en ma faveur, tout dépend des personnes qui ont à
apprécier les paroles rapportées et là encore
il s'agit d'opinion, de la liberté d'opinion, de la liberté
d'expression dans un enseignement qui devient totalement dogmatique
en contradiction d'ailleurs avec les déclarations de principe
du Ministre Claude Allègre au journal "La Croix"
de fin 1997.
Par ailleurs et je l'ai exprimé et je l'écris, la
conclusion du rapport des inspecteurs Vidal et Groscolas est stupéfiante
et sans liaison avec leur développement.
Quel lien existe-t-il entre la présentation d'une thèse
révisionniste en débat avec une thèse "génocidaire"
habituelle et la notion qu'ils présentent (v. 86) du principe
"de laïcité"?
On ne peut que s'étonner énormément de l'emploi
de ce terme de "laïcité" dans cette phrase
de conclusion, alors que cela ne correspond en rien aux définitions
habituelles de "laïcité" (selon le Larousse,
«indépendance à l'égard des groupes
religieux» et aux définitions possibles de ce même
terme de "laïcité", telles qu'elles apparaissent
par exemple dans la revue n*190 de "Humanisme", selon
les auteurs, H. Caillavet, L. Astre, C. Durand) et son emploi
dans cette conclusion est même en totale contradiction
avec les définitions du n*128.
Comment ces inspecteurs M. Groscolas et M.Vidal peuvent-ils faire
une telle erreur, une telle insuffisance ?
Cela en dit suffisamment sur leur travail précipité
et superficiel et peut être mis en parallèle avec
la présentation, innommable, de leur rapport, telle que
je l'ai connue en décembre 1997 au Rectorat de Nantes.
D'autre part, que vient faire en conclusion, où est-ce
démontré quelque part, cette affirmation que "j'ai
été propagandiste d'une idéologie contraire
aux droits de l'Homme, aux valeurs humanistes et républicaines"
? Cela est une affirmation purement gratuite, une accusation de
délit d'opinion, sans dire de quelle opinion il s'agit
précisément et n'est lié à aucune
de mes paroles, à aucun de mes écrits.
J'ai affirmé devant le conseil qu'au contraire, ma position
était de croire à la démocratie, à
la représentation des différentes familles autorisées
en France, au Parlement tant à la Chambre des députés
qu'au Sénat et que je devais, nous devions, constater que
ce jour du 27 mars 1998 la Démocratie n'existait pas vraiment
en France puisque quelque cinq millions de citoyens inscrits sur
les listes électorales n'ont aucun représentants
au Parlement. Certains groupes écologistes, les électeurs
du FN n'ont aucun parlementaire. Sans doute cette déclaration
a-t-elle été mal appréciée pendant
ce conseil étant donné l'écho que pouvaient
avoir les turbulences politiques pendant cette semaine suivant
les élections des présidents des conseils régionaux,
certains d'entre eux ayant été élus avec
des appuis, attendus ou non, coupables ou abominables tout de
même, c'est à dire ceux du FN. Comme si le Président
Chirac et la gauche dite "plurielle", socialo-communiste-écologiste
ne doivent pas leur position dans l'exécutif de la France
à l'existence de ce parti autorisé en droit et interdit
en fait!
La phrase "il conteste la vérité historique
des crimes du régime nazi qu'il cherche à justifier
par d'autres crimes" est bien mal construite et peu compréhensible
dans un rapport de cette importance. Que veut dire ici le terme
"contester" ? Comment peut-on justifier des crimes que
l'on conteste ? Etrange et incompréhensible cela ! Et d'autre
part, en aucun cas je n'ai manifesté de sympathie aux agressions
allemandes de septembre 1939, de mai-juin 1940 ou de juin 1941.
Et au contraire, je condamne ce pacte germano-soviétique,
cette alliance qui a permis au IIIe Reich de dominer l'Europe
de l'ouest de 1939 jusqu'à fin 1942 pour le moins.
Par ailleurs, un des éléments fondamentaux de ce
dossier est le document manuscrit que j'avais réalisé
pour les élèves de 3e où je parlais de la
déportation et de la vie concentrationnaire. J'y décrivais
la vie misérable par les conditions de vie, logement, vermine,
nourriture insuffisante, par les travaux exténuants, toutes
choses que je considère comme des crimes du régime
nazi et que je n'ai jamais contestés. Pourquoi veut-on
faire absolument une éviction professionnelle d'un enseignant
d'Histoire parce qu'il lit d'une manière "non codée"
le protocole de Wannsee, parce qu'il doute de l'existence des
chambres à gaz homicides ? Alors que c'est son opinion
et que cela n'apparaît que très peu dans son cours
de classe de 3e.
D'autre part, pourquoi dans l'exposé du ministère
était écarté le terme de "Sétif"
concernant l'énumération de crimes de guerre dont
se seraient rendu coupables les Alliés qui siégeaient
au tribunal de Nuremberg ? Oui, traiter de la sorte la population
de Sétif en mai 1945 était un "crime",
crime commis alors que prenait fin la 2e guerre mondiale en Europe
et alors que la France allait après siéger à
Nuremberg.
Quant à "faire peser la suspicion sur les témoignages
des déportés", si mes questions en 1995 ont
amené cette suspicion, je suis loin d'être le seul
et la compagnie est celle d'historiens ou de témoins reconnus:
le doyen déporté à Mauthausen de Boüard,
Olga Wormser-Migot, Arno Mayer préfacé par P. Vidal-Naquet,
J.-F. Forges, Pressac et bien sûr Rassinier... Et poser
la question de l'origine, du rôle, du comportement des "kapos"
dans les camps est complètement légitime et normal
en Histoire de la Déportation. D'ailleurs les élèves
s'y sont montré intéressés comme le montre
la lettre d'une élève de Mme Per... qui demande
des explications complémentaires à Mme Cabalé
en juin 1995.
Dans le rapport de Messieurs Vidal et Groscolas il est fait état
que j'avais parlé à des classes de 6e de la "possibilité
d'empoisonnement par les vaccinations" (v. 87) . Dire cela,
est-ce contre la "laïcité", contre les Droits
de l'Homme, contre l'Humanisme comme il est dit en conclusion
? J'avais alors connaissance des risques que faisait courir ce
vaccin anti-hépatite B effectué en milieu scolaire
et en ai parlé aux élèves qui recevaient
convocation pour subir ce vaccin. Mais qu'on voie donc l'émission
présentée pendant une heure la semaine précédente
et concernant ce vaccin! A minuit bien sûr! Mardi 24 mars
1997 sur Fr3.
Droit, devoir!? Dire ou ne pas dire?!! Dire tout à fait
comme les autres pour ne pas avoir d'ennuis!......!
Dans ce même rapport et comme cela a été repris
par le ministère dans son exposé, il est fait état
de l'opinion révisionniste que je partageais. Il est alors
fait état du courrier adressé à Mme Cabalé
et des réponses à leurs questions lors de l'entretien
de septembre 1997. Questions insistantes portant sur mes convictions
révisionnistes, sur "ma lecture du protocole de Wannsee,
sur mes lectures, mes "sources" relatives à ces
convictions révisionnistes. Je leur ai répondu,
et pourtant ils omettent et évitent de citer les auteurs
dont j'ai fait état, bien que j'étais en droit de
ne pas répondre, tant ces questions étaient inquisitoriales
et peu admissibles. Imagine t'on des I.G. posant des questions
comparables à des professeurs sur toutes autres orientations
politiques. C'est bien le délit d'opinion qui est jugé
dans ce dossier, sous l'apparence de délit d'expression
dans des classes, bâti sous la délation, l'exagération
d'appréciation, les témoignages anonymes et surtout
les provocations très organisées.
pièce (v.90).
Je remarquerais également au sujet de l'allégation
formulée au conseil par M. Groscolas que "j'avais
insulté le principal Gilles Lemasle de "dégonflé"
devant les élèves". Cela est faux, ce mot ne
fut absolument pas prononcé devant les élèves
puisque ceux-ci étaient déjà allés
avec les enseignants et Mme Cabalé vers la cantine. De plus, à
nouveau, M. Groscolas comme le Ministère d'ailleurs omettent
sciemment de présenter le contexte de cette réunion
du vendredi 16 mai 1997 et ainsi de l'affichage illégal
qui se maintenait en salle de professeurs depuis le 10 mai 1997
et que M. Lemasle ne "put" enlever. C'est en rapport
avec cet affichage qu'en partie je lançais ce mot à
M. Lemasle après que celui-ci m'ait, à nouveau,
traité à mots couverts de "fasciste ou de "nazi".
Mais de cela semble-t-il il avait le droit! Oui, c'est vrai que
M. Lemasle dans l'établissement qu'il dirigeait prenait
ses droits et plus que ses droits. Droit de violences physiques
à l'égard des élèves, droit de discrimination
entre les professeurs. Dans cette affaire, il a fait preuve de
délation, de diffamation à mon égard et la
pièce qu'il a adressée au Rectorat est un modèle
d'infamie, de rumeur, de calomnie; composé avec la participation
supposée, non établie aucunement dans le dossier,
des professeurs de l'établissement: "il semble que",
"aurait", mais où est-on?
Ainsi il semble que le Rectorat et le ministère souhaitent
mon éviction de l'Eduction Nationale pour le délit
d'opinion révisionniste, avec l'appui des commissaires.
Fautes professionnelles, non respect de la déontologie
de l'enseignement, non respect des élèves: rien
de cela n'est prouvé dans ce dossier.
Par contre, dans le collège, un collègue a un comportement
de type éthylique dans un conseil de classe, troublant
totalement la parole de ses collègues, et cela devant parents
et élèves consternés, et personne dans la
direction du collège présente, et personne dans
la FCPE ne trouvera semble-t-il quelque chose à redire.
Deux poids, deux mesures. Ce même collègue faisait
venir un candidat socialiste à des élections dans
le collège, quand bien même fût-il ministre
que cela restait anormal, voire illégal, personne n'osera
crier au manque de neutralité ou au prosélytisme
(si malgré tout certains osèrent protester!) Deux
poids, deux mesures.
Quant à ce collègue qui a servilement détaché
mon affichage en réponse au texte de M.Guéz... Philippe
fort "courageux"! puisqu'il savait qu'une machination
était organisée contre moi en mai 1997, et l'a ainsi
transmis à ses collègues Gr... et Larchev... qui
avec M. Lemasle principal l'ont introduit au dossier, qu'en penser
? Frais émoulu agrégé de lettres de quoi
s'occupe-t-il donc ? N'a-t-il pas assez de problèmes ?
Ou n'en a-t-il pas du tout puisque le lendemain de ma suspension
du 13 juin 1997, il défilait au "gay-pride à
Nantes, la fierté homosexuelle", et prenait ensuite
huit jours de congé. Elèves et parents d'élèves
auraient-ils une satisfaction unanime de savoir sa participation
active à de telles festivités ? C'est sa liberté
d'opinion et de moeurs comme l'affiche d'ailleurs son bracelet
de perles sans doute! Et évidemment tout va bien ainsi
dans l'enseignement. Il n'y a que les tendances révisionnistes
qui sont dangereuses pour la déontologie, pour l'avenir
des relèves, pour leur croyance au monde des adultes. Qu'aurais-je
dû répondre aux élèves de 4e, lors
de la semaine de la presse à l'école, en observant
le quotidien Ouest France qui évoquait le problème
de l'ancien principal du collège de Giberville, sans le
nommer, en fonction après déplacement dans un autre
établissement et qui devait passer aux Assises pour un
viol d'élèves en fin 1997 après que la Chambre
criminelle de la Cour de Casation ait rejeté son pourvoi
en cette chambre. Pourquoi avec un "tel pénal"
n'y avait-il pas suspension ou maintien de la suspension ? Deux
poids, deux mesures ! Qui donc est dangereux dans l'Education
Nationale ? Nous ne pouvons sans doute que regretter "l'innocence"
de Ouest France qui fit don aux collèges d'un tel
exemplaire de ses quotidiens pendant la semaine de la presse à
l'Ecole, en l'occurrence du 10 mars 1997.
Quant à ma collègue Mme Peul...; que vaut donc son témoignage
relatif à l'heure de mathématiques qu'elle consacra
l'après-midi du vendredi 16 mai 1997 avec ses élèves
à parler du génocide et sans doute des chambres
à gaz? Elle qui dans l'année et depuis deux ans
exprimait des propos révisionnistes tant à l'égard
d'un grand personnage de l'Etat après les révélations
des livres sortis en fin 94 sur "le passé" de
celui-ci, qu'à l'égard d'éléments
fondamentaux de la 2e guerre mondiale? Sincérité,
c'était à mon avis son droit le plus strict. Expression
mensongère? C'est odieux. Cela correspond au droit de double
jeu qu'ont eu certains personnages de la France de 1940 à
1945 qui "collaboraient" d'une manière ou d'une
autre tout en faisant de la Résistance. Je n'en dirais
pas plus mais nous pouvons considérer ce témoignage
particulièrement étrange, qu'il faut de toute manière
l'inscrire dans cet atmosphère de "chasse aux sorcières",
chasse aux déviants "loi Fabius-Gayssot" contre
lesquels syndicats et surtout FCPE locale 44 avec M. J-C Salomon
partent en recherche pour dénonciation et éviction
(pièce jointe) . Au conseil, il m'a été dit
de la part du ministère et de la part des commissaires
que la presse ou le Pénal ne concernaient pas mon dossier,
et le conseil. Peut-être, mais je ferai tout de même
les observations suivantes:
1. Que le Rectorat a transmis le dossier administratif au Tribunal
de Nantes puis à celui de Saint Nazaire et qu'en octobre
il prétextait une enquête judiciaire (y avait-il
mise en examen à cette date ?) pour prolonger ma suspension.
Alors même que pour le principal de Giberville, le Rectorat
n'avait pas porté plainte et que ce fonctionnaire eut du
ministère un poste dans un autre département. Alors
même qu'une pièce de relation entre Rectorat et Tribunal
m'a été cachée par mon avocat.
2. Que dans l'affaire du réseau de production et de vente
de cassettes pédophiles dont la presse a parlé au
mois de juin 1997 la presse a fait état des noms et prénoms
de personnes incriminées, mais a généralement
(pas toute la presse) passé sous le silence ou sous simples
initiales l'origine, la qualité, les nom et prénom
de l'un des animateurs de ce réseau. Oui, pourquoi M. Weillez,
ancien cadre de Auchan, cadre de vente de la Camif-maif a-t-il
dans cette affaire bénéficié de cette "mansuétude",
de cette protection de la presse ? Qui est intervenu ? Car il
y a eu de toute évidence intervention, protection. Y avait-il
vente dans le monde enseignant ?
Par contre en ce qui me concerne, en ce qui concerne le révisionnisme,
tout sera bon pour répandre les bruits, la diffamation,
et l'opprobre en citant tout et n'importe quoi. Là, ministère,
syndicats et autres enseignants n'interviendront pas dans le sens
de la retenue, du contrôle et au contraire.
3. De la même façon, il y a quelques mois encore
le ministère avançait l'argent aux pédophiles
de l'Education Nationale pour financer leur défense. Mme Royal,
justement choquée de cela, y a, selon la presse, mit un
terme. Cela montre cependant le retard dans une appréciation
critique du fonctionnement de l'Education Nationale, du comportement
des enseignants vis à vis des élèves. Partout,
il y a un effet de groupe, un effet moutonnier, d'allégeance
à certaines influences et manque de droit d'expression,
de liberté d'expression en dehors de certaines avenues
de la pensée, habituelles.
Pourquoi donc vouloir me sanctionner pour ces opinions de révisionnisme,
pour ces expressions révisionnistes que j'ai eues pour
exigences pédagogiques en 3e (texte manuscrit, texte de
Gerstein - les 34 étudié, texte témoignage
du doyen de Boüard selon le quotidien Ouest France)
et après les provocations succédant à la
réunion du 16 mai 1997 et surtout le 12 juin 1997 après
l'article de presse du 11 juin et l'invitation à réunion
publique contre moi avec signature de pétitions ? Pourquoi
vouloir me sanctionner par une exclusion professionnelle caractéristique
de certains régimes anti-démocratiques, alors qu'un
inspecteur pédagogique régional d'Histoire Géographie,
ancien Normalien, ancien haut fonctionnaire du ministère
de la Défense, c'est à dire M. L. Wetzel, s'inscrivait
au FN en juillet 1997, ce dont la presse faisait état,
après avoir eu des contacts étroits avec ce parti
depuis des années, contacts sans doute à hauts niveaux.
Cela suppose de sa part une connaissance approfondie de la réalité
d'un élément important de la vie politique française
et ainsi de ce qu'on appelle le "point de détail",
c'est-à-dire la question des chambres à gaz homicides,
élément controversé de la 2e guerre mondiale.
La position politique de cet IPR, conseiller général
des Yvelines lui permettait d'avoir des contacts à haut
niveau du FN et de s'assurer quant à ce "point de
détail". C'était son devoir de s'en assurer.
Et cela ne peut être qu'étonnant qu'il quittait le
FN en fin novembre 1997, en dénonçant le révisionnisme
et le racisme de ce parti qu'il avait rejoint en juillet 97, après,
disent les "mauvaises langues" du journal l'Humanité,
qu'il n'eut pas une place de choix sur les listes électorales
FN des régionales 1998 d'Ile de France! Ne connaissait-t-il
pas dès juillet 97 que des membres du FN étaient
quelque peu révisionnistes ? N'approuvait-il pas cela alors
?
De toute manière, pour ma part, je soutiens que c'était
le droit le plus normal en tant qu'homme, que citoyen, qu'IRP,
que L. Wetzel puisse adhérer à ce parti comme il
le voulait, après qu'il ait, en tant qu'historien, sans
doute, pris toutes les garanties et connaissances qui l'intéressaient.
On peut supposer que lui-même devait alors être quelque
peu révisionniste, on peut supposer qu'il le soit encore,
peu ou prou; cela est très possible et tout à fait
légitime. Cela concerne la connaissance, la réflexion
et la conscience de chacun. Cela concerne le courage de chacun,
et la position de L. Wetzel concernant M. Paul fut très
courageuse en 1986. Les pièces concernant ce déporté-kapo
de Buchenwald rapportées dans son livre p.246-247 sont
très importantes, je les connaissais déjà
par ailleurs, en regard de M. Paul, de la déportation,
de l'attitude de la FNDIRP avec qui j'ai eu un différend.
Je ne peux que regretter qu'il ait eu très probablement
à subir des pressions très importantes pour se retirer
de ce parti. En dehors de cela une question très importante
au ministère dans l'égalité de traitement
dont je devrais pouvoir bénéficier; les appréciations
de mon dossier auraient-elles été les mêmes
avec M. Wetzel IPR Histoire Géographie que celles qui furent
présentées par M. Bouvet, par M.J.J. Vidal, eux
aussi I.P.R., Très probablement que non. Peut être
auraient-elles été, en toute indépendance
intellectuelle s'entend, indépendamment de toutes les pressions
que l'on sent très fortement en ces temps politiques perturbés,
peut-être auraient-elles été toutes différentes
et dressées en ma faveur. Demain d'ailleurs en sera-t-il
ainsi; ainsi que le laisse penser M. Allègre, très
réservé contre tout dogmatisme. Ainsi que le laisse
penser M. Kaltenbach président des Associations familiales
protestantes qui ose mettre ensemble parti communiste et FN comme
"partis non civilisés". Parti communiste "non
civilisé"!!? Comment ? Ce parti, composant avec le
parti socialiste et certains écologistes des "verts",
la "gauche plurielle" animée par M. Jospin, lui-même
issu du monde protestant, avec les appuis probables de Rocard
et d'Alain Duhamel ? Ce parti étiqueté ainsi"
"non civilisé", ce parti auxquels sont liés
de près ou de loin nombre de commissaires syndicaux qui
ont siégé à mon conseil le 27 mars 1997,
ce parti aurait donc, plus ou moins, par ces commissaires, participé
à la décision de m'exclure de l'Education Nationale.
Après la parution récente du "livre noir du
communisme" et la révélation de quatre vingt
millions de morts dûs au communisme... Ces mots ne comptent-ils
pas ?Toujours est-il que M. Kaltenbach parle dans Libération
du 18 juin 1997, d'une certaine "exception française"
et craint que nous soyons "condamnés à devenir
une nation d'exclus politiques au service d'un système
devenu fou".
Deux poids, deux mesures... Prosélytisme! Entrées
privilégiées enregistrées sur les cahiers
de textes d'après la lecture de M. Vidal! Le jeudi soir
2 avril 1998, la chaîne de TV TF1, à vingt heures
quinze n'a t'elle pas montré le professeur d'Histoire,
Annick Français, qui, au collège Goya à Bordeaux
travaille avec ses classes de 3e systématiquement depuis
des semaines, voire des mois avec la presse locale ou nationale
au sujet du procès Papon. Y'a-t-il donc respect des programmes
? Pourquoi cette fixation systématique sur ce procès
? Pourquoi ne travailler que sur des coupures de presse ? D'autant
que la presse, de même que les débats du jugement
n'ont guère fait état de l'UGIF, n'ont guère
fait état des recherches, études, livres de Maurice
Rajfus. Pourquoi donc ? Pourquoi M. Rajfus cité par la
défense n'est-il pas venu témoigner sur ce qu'il
connaît? Et oui, Le Monde avait en décembre
97, des mots très forts pour évoquer l'existence
de ce sujet UGIF; mais comme bien d'autres cette professeur ne
connaît rien ou peu de choses là-dessus. Choses pourtant
fondamentales. Et qui d'ailleurs du ministère ou des commissaires
en connaissait quelque chose ? Sans doute bien peu. Car de toute
façon en ce qui concerne la transparence administrative
je ne saurai jamais qui faisait partie de ce conseil et avait
été d'une compétence certaine à pouvoir
apprécier ce qu'il en était du "révisionnisme"
? La chose qu'aurait dû faire chaque participant était
de se documenter et de lire des auteurs engagés dans cette
recherche, mais cela n'a pas été fait, faute de
documentation disponible et de temps et de courage, et de devoir
politique élémentaire. Pour juger d'une opinion,
puisqu'il s'agissait en fait de cela, encore faut-il la connaître
honnêtement. En fait on n'a voulu que condamner et exclure.
Et pendant ce temps, c'est au contraire le prosélytisme
partout autorisé pour les versions officielles, avec démesure.
Ce conseil, comme je l'ai dit et comme je le maintiens, n'a été
organisé par le ministère que pour "la forme"
et les "jeux étaient faits d'avance"? Cela je
le pressentais, le conseil tel qu'il s'est déroulé
comme je l'avais prévu.
- Aucun témoin n'a été cité par le
ministère qui avait tous moyens réglementaires et
financiers pour faire paraître des témoins qu'il
aurait pensé être utiles ou indispensables à
la démonstration de la réalité des paroles
incriminées, des faits reprochés. Même Mme Cabalé
n'a pas été citée à se présenter
à ce conseil alors que sa présence aux deux réunions
de 1995 et de 1997 était un élément important
de deux faits qui me sont reprochés, alors que ses témoignages
écrits sur les cassettes présentées en 1995
sont tout à fait contradictoires et mensongers puisque
manifestement les cassettes vidéo du dossier montrent une
impossibilité matérielle face à ces témoignages.
- Lorsque j'ai insisté, et cela je ne le regrette pas,
sur le fait que les deux cassettes présentées en
1995 sont à l'origine de cette affaire, avant toute analyse
des pièces concernant d'"autres faits qui me sont
reprochés", Mme Moraux m'a répondu que de toute façon
"ce qu'on vous reproche est ailleurs", ce qui est fallacieux
étant donné qu'on me reproche à tort d'avoir
perturbé cette séance de 1995 (par deux questions,
en fait!). Tout fut ainsi dans ce conseil. Le silence ou les haussements
d'épaule furent opposés à mon argumentation.
Pour le ministère et la plupart des syndicats commissaires,
il fallait régler la situation par l'exclusion, obéir
aux ordres donnés. La défense qu'on m'accordait
était un alibi, elle était de pure forme, avec la
complicité de quasiment tous les conseillers.
- D'autre part pour un tel conseil relatif essentiellement à
l'opinion; à l'Histoire, il est fort regrettable que l'Inspection
Générale d'Histoire Géographie ne se soit
pas prononcée. Avais-je donc le droit, à cette réunion
de 1995, de poser la question sur la chambre à gaz de Mauthausen
alors présentée (cassette non présentée
par la FNDIRP et le ministère) quant à l'unanimité
de son existence, avais-je le droit de poser la question relative
aux kapos, origine, rôle et comportement ? Que pense l'Inspection
Générale de la chambre à gaz de Mauthausen
(existence assurée dans la revue Historiens Géographie
où se produisent de nombreux Inspecteurs d'Histoire Géographie,
IPR ou IG). Et de celle de Dachau? Ont-elles existé, fonctionné
? Dans ce dossier manque indéniablement l'expression de
l'Inspection Générale d'Histoire Géographie
sur ces points. De même que sur le protocole de Wannsee,
lecture codée et non codée, de même que sur
le témoignage de Gerstein, (non corrigé d'autorité
par Léon Poliakov pour invraisemblance). Faire paraître
leur expression sur ces différents points était
un devoir absolu.
Par ailleurs, M. Groscolas était donc Inspecteur Général
vie scolaire sur la région ouest depuis 1996 selon la réponse
qu'il fit à un commissaire et s'entretint ainsi avec M.
Lemasle qui sollicitait un changement d'affectation. Gageons qu'il
y eut un arrangement et que M. Groscolas participa de près
ou de loin à la provocation de la réunion de mai
1997 après les interdictions officieuses auprès
de M. Lemasle de me confier l'enseignement en classe de 3e et
relativement à la Seconde Guerre Mondiale. Et c'est ensuite
le même D. Groscolas qui participa à l'inspection
de 1997, à mon audition en septembre 1997 au Rectorat de
Nantes, puis en compagnie de M. Vidal IPR-Histoire Géographie
à la réalisation d'un rapport matériellement
risible tel qu'il fut d'abord introduit au dossier, totalement
superficiel puisqu'il ne fait que reprendre des éléments
de pièces, souvent anonymées sans aller chercher
la réalité des faits, sans chercher qui dit la vérité.
Rapport qui se termine par une conclusion dont j'ai parlé
précédemment, sans lien avec le développement
de leur rapport et qui porte à travers des insuffisances
énormes dans le choix des termes, à travers des
expressions incompréhensibles, des accusations invraisemblables
sur mes opinions présumées. Tout cela est indigne.
Dans leur rapport Messieurs Vidal et Groscolas écrivent
que je reconnais les faits qu'ils présentent selon des
pièces qu'ils citent. Cela est faux et ils avaient connaissance
d'une copie de mon mémoire introductif de défense
contre ma suspension de juin 1997 auprès du Tribunal Administratif
auprès duquel je présentais les faits tels que je
les ai vécus et m'expliquais sur le fond. Que l'on fasse
la vérification de ce que je dis, que l'on s'en assure
et l'on verra la "légèreté" du
rapport Vidal-Groscolas, selon une obéissance à
des ordres.
En vous priant de tenir compte de ces considérations, veuillez
recevoir l'expression de mes sincères salutations.
SIGNATURE
:
[Le liste des annexes n'est pas nécessaire puisqu'elles
ne sont pas reproduites ici.]
Ce texte a été affiché sur
Internet à des fins purement éducatives, pour encourager
la recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation
mesurée par le Secrétariat international de l'Association
des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste
(AAARGH). L'adresse électronique du Secrétariat
est <aaarghinternational@hotmail.com>.
L'adresse postale est: PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.
Afficher un texte sur le Web équivaut à mettre un document sur le rayonnage d'une bibliothèque publique. Cela nous coûte un peu d'argent et de travail. Nous pensons que c'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-même. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours à ses risques et périls. Quant à l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilité des autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censure spécifique dans certains pays (Allemagne, France, Israël, Suisse, Canada, et d'autres), nous ne demandons pas l'agrément des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres de consentir.
Nous nous plaçons sous
la protection de l'article 19 de la Déclaration des Droits
de l'homme, qui stipule:
ARTICLE
19 <Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considération de frontière, les informations
et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit>
Déclaration internationale des droits de l'homme,
adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.