AAARGH
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pas de lire la gazette du golfe et des banlieues,
Liste des numeros de la nouvelle série,
numéro
7 (avril 2002)...
Le Courrier des Incrédules
Conseils
de révision
Actualités
d'avril 2002
oooOOO§§§OOOooo
-
UN
SPECTRE
-
- Le révisionnisme
les hante
-
- Dans Le Monde du
jeudi 21 mars 2002, on relève :
- 1. A la page 8, un article
intitulé : "En Corse, Jean-Pierre Chevènement
compare les 'indépendantistes' à des 'révisionnistes'.
Dans le corps de l'article, il est dit que Chevènement
a lancé: "Les indépendantistes sont des révisionnistes
qui veulent réviser notre histoire commune" ;
- 2. A la page 18, dans
la rubrique "Précisions", on précise
que, si Günter Grass qualifiait récemment le chancelier
Schröder et se qualifiait lui-même de "révisionniste",
c'était dans le sens que ce mot se trouve avoir "par
opposition au marxisme pur et dur" et n'avait rien à
voir avec "la négation de la Shoah";
- 3. A la même page
18, dans l'éditorial sur "Le Net et la rumeur",
le journal traite de la rumeur selon laquelle aucun avion ne
se serait écrasé sur le Pentagone le 11 septembre
2001. On lit : "Cette thèse ne saurait être
prise comme une hypothèse parmi d'autres: elle est tout
simplement révisionniste, affirmant que l'histoire réelle
que décrivent les médias et sur laquelle agissent
les politiques n'est qu'un récit factice, totalement fabriqué
et inventé";
- 4. A la page 23, dans
un "portrait" de Thierry Meyssan, on rappelle que ce
dernier et ses amis parviennent "en 1996, à diffuser
la lettre de soutien de l'abbé Pierre à Roger Garaudy,
alors que ce dernier propose d'ouvrir le débat sur l'histoire
de la Shoah aux auteurs négationnistes".
- On note que ces révisionnistes
qui hantent à ce point les esprits n'ont jamais le droit
à la parole, en particulier dans Le Monde, journal
oblique.
- Robert Faurisson 21 mars
2002
LES
ENNEMIS DE LA CONNAISSANCE
Claude Courouve vient de publier "La
Connaissance ouverte et ses ennemis".
Claude Courouve, philosophe indépendant,
avait défendu Robert Faurisson à l'Union des Athées
lors de la première tentative d'exclusion; il a ensuite
écrit un article méthodologique dans les Annales
d'histoire révisionniste (1987) et un second dans la
Revue d'histoire révisionniste (1991); il fait campagne
contre la loi Gayssot mais récuse aussi le "cause
toujours" démocratique en demandant que l'on prenne
la peine de répondre aux révisionnistes.
Il vient de publier en auto-édition
un opuscule de 50 pages, "La Connaissance ouverte et ses
ennemis", qui traite en six parties du statut historique
de la connaissance en relation avec les libertés d'information
et d'expression; la question révisionniste est une des
toiles de fond de sa pensée, notamment dans le chapitre
IV. L'ouvrage est disponible en version papier et en version
électronique (word 2000).
Bon de commande et catalogue détaillé
à demander à:
<Ccourouve@aol.com>
TAPER
AU PORTE-MONNAIE
Voir notre
dossier sur le procès Irving.
- L'historien
révisionniste britannique
-
- David Irving
déclaré en faillite
-
- La Haute Cour de Londres
a déclaré en faillite lundi l'historien révisionniste
britannique David Irving, pour n'avoir pas réglé
à la maison d'édition Penguin les sommes qu'il
lui devait après avoir été débouté
en appel. Cette mise en faillite ouvre la voie à une éventuelle
saisie des biens de David Irving. "Notre client a été
très patient, mais il était clair qu'Irving n'allait
pas s'acquitter de la première somme de 150.000 livres
(240.000 euros) au titre des frais de justice, une fraction du
total des frais" de 2,4 millions de livres (3,84 millions
d'euros), a déclaré l'avocat représentant
Penguin, Mark Bateman. "Les conséquences financières
de ses poursuites en diffamation étaient évidentes
depuis longtemps", a-t-il ajouté.
- Au printemps dernier,
M. Irving avait engagé des poursuites contre l'historienne
américaine Deborah Lipstadt, qui l'avait accusé
de nier l'Holocauste dans un livre paru en 1994. Le 11 avril
2000, l'historien britannique avait été débouté
au terme du premier procès du révisionnisme jamais
mené en Grande-Bretagne, où le négationnisme
ne constitue pas un délit. La Haute Cour de Londres avait
alors confirmé les accusations de Mme Lipstadt, affirmant
que le biographe de Josef Goebbels, chef de la propagande nazie,
était "négationniste", "antisémite"
et "raciste". David Irving, avait ensuite fait appel,
mais le 20 juillet dernier les juges avaient approuvé
le précédent jugement, selon lequel Irving "peut
être décrit comme un négationniste".
- AFP, 5 mars 2002
POINT
D'ARGENT, POINT DE SUISSE
- On 14 March 2002 Fredrick
Töben briefly appeared in the Federal Court, Adelaide, before
Her Honour, Justice Branson. It was a video directions hearing
with the judge and Jeremy Jones's legal team physically present
at the Federal Court in Sydney. Although the alleged deed was
committed in Adelaide, Jones insists that the trial be held in
Sydney, thereby imposing more costs on Töben.
- After hearing that the
Applicant never received a copy of Töben's Defence papers,
the judge expressed her displeasure at finding the Defence papers
had not been properly filed. She even asked Töben whether
he was not tertiary educated. Töben's claim, that he cannot
find a legal person to handle the matter "for fear of the
Jews", was brushed aside. Then she found that the matter
be held in abeyance and that either side is free to reactivate
it by filing a notice of motion. Then without the customary asking
either side "Is there anything else?" she rose and
stormed out the court. This description comes from an observer
who witnessed the hearing in Sydney.
- Adelaide Institute's Internet
website front page displays the 'Offer of Settlement', together
with this comment:
- It has been over a
month now, and the only response from the Jeremy Jones´
(on behalf of Australian Jewry) camp has been for their case
against Dr Töben to lapse into abeyance! Prove the order,
the number, and the weapon, and we will apologise!
- Adelaide Institute
newsletter, 155,
ISSN 1440-9828, April 2002 . (Extract)
<http://www.adelaideinstitute.org>
UNE
SUISSE EN VOIE DE NORMALISATION
- Le tribunal
suisse dissout l'association révisionniste Vérité
et Justice
-
-
- Châtel-St-Denis.
Le Tribunal civil de la Veveyse a entendu la requête du
Ministère public. Le comité de V&J dénonce
l'absence de liberté d'expression.
-
-
- par Monique
Durussel
-
- Hier, le Tribunal civil
de la Veveyse a eu droit à un public inhabituellement
nombreux. Il entendait deux membres du comité de l'association
Vérité et Justice (V&J), fondée en 1999
et basée à Châtel-Saint-Denis. Celle-ci,
sous le coup d'une demande de dissolution et de dévolution
de sa fortune à l'Etat de Fribourg, en raison de la poursuite
de ses activités de publication et de diffusion, a pu
compter sur ses membres et sympathisants. Une vingtaine de personnes
étaient présentes pour soutenir René-Louis
Berclaz, secrétaire de V&J, et Philippe Brennenstuhl,
son vice-président, V&J étant par ailleurs
sous le coup d'autres actions en justice (La Liberté
du 11 décembre 2001).
- Le président
du tribunal Michel Morel a posé aux deux responsables
de V&J une série de questions à propos du contenu
du périodique diffusé. René-Louis Berclaz
a bien tenté, dans un premier temps, de renvoyer le tribunal
au mémoire de défense de l'association (voir ci-dessous),
mais il a fini par confirmer que V&J a pour buts d'aider
les révisionnistes victimes de persécutions et
réclame l'abrogation de l'article 261bis du Code pénal
suisse. Il a notamment admis que treize numéros du périodique
de V&J ont été diffusés jusqu'à
ce jour "pour relater des faits de société
susceptibles d'intéresser les destinataires du journal".
Il a également admis le caractère révisionniste
des autres brochures et tracts diffusés par V&J à
un nombre de membres évalué entre 200 et 600.
- V&J persiste
et signe
- A titre personnel, René-Louis
Berclaz reconnaît être révisionniste et conteste
le génocide juif de la Deuxième Guerre mondiale.
Pour lui, l'Holocauste "est une désignation biblique
utilisée pour abuser les peuples et servir les intérêts
de l'Etat d'Israël". Il dénonce notamment l'immense
influence du Congrès juif mondial et justifie des qualificatifs
discutables à l'égard de Ruth Dreifuss ("cette
juive") ou encore Simone Veil ("la gazée")
lus dans le périodique de V&J par le président
Morel.
- Philippe Brennenstuhl
se rallie aux déclarations du secrétaire de V&J
et justifie la création de l'association "parce qu'on
ne peut débattre des chambres à gaz librement en
Suisse puisque la loi l'interdit": "Que les juifs vivent
leur vision du monde, d'accord, mais qu'ils nous l'imposent et
que des Suisses bon teint - francs-maçons et membres de
clubs-services - adhèrent à cette vision internationaliste
dans un souci d'autopromotion sociale au détriment de
la patrie et de la famille, je ne l'admets pas", a entre
autres lancé le vice-président.
- La liberté
a des limites
- Pour Me Fabien Gasser,
substitut du procureur, "les atrocités de la Seconde
Guerre mondiale ne doivent plus se reproduire, même si
le temps passe et que les jeunes générations peuvent
être sujettes au doute. Le danger des thèses révisionnistes,
c'est que, répétées, elles sèment
le doute. En ce sens, V&J est dangereuse et viole bien l'article
261bis du Code pénal et l'Etat continuera d'intervenir
quand cela sera nécessaire".
- Le jugement d'hier dissout
l'association V&J dont les membres ne semblaient cependant
nullement vouloir baisser les bras en sortant du tribunal.
- La Liberté (Suisse), 7 mars 2002
- Une loi prétendue
liberticide
-
- Vérité
et Justice (V&J) joue la conscience contre le droit et se
pose en victime d'une loi liberticide, adoptée sous la
pression de lobbies pour empêcher la diffusion d'idées
gênantes pour ses promoteurs.
- Pour l'association,
l'article 261bis du Code pénal (qui réprime notamment
la négation des génocides et la propagation d'idéologies
visant à discriminer des personnes ou des groupes pour
leur appartenance ethnique ou religieuse) "n'a pas fait
l'objet d'un véritable débat public et contradictoire".
Sous prétexte de défendre la dignité humaine,
on a limité des droits fondamentaux (spécialement
la liberté d'expression) jusqu'à les vider de leur
substance, estime V&J. Pour les têtes pensantes de
l'association, l'atteinte "arbitraire" portée
par l'article 261bis du Code pénal à leur liberté
va à l'encontre de l'intérêt public. "En
voulant interdire V&J, le Ministère public fribourgeois
veut priver les révisionnistes du droit de s'exprimer",
affirme le mémoire de défense de l'association,
qui crie à l'abus de pouvoir. L'association voit la preuve
de la censure dont elle est victime dans le fait qu'elle n'a
jamais reçu de réponse du conseiller fédéral
Adolf Ogi, chef du Département fédéral de
la défense, lorsqu'elle lui a demandé des comptes
sur une collaboration militaire et paramilitaire entre la Suisse
et Israël.
- Plus sérieusement,
V&J estime que l'on ne peut pas la dissoudre en tant qu'association
pour des agissements individuels des membres de son comité
et demande que la procédure civile soit suspendue jusqu'à
droit connu sur la procédure pénale ouverte contre
ses animateurs. Et elle conclut, si l'association est déclarée
illicite et dissoute, à ce que son patrimoine ne soit
pas confisqué par l'Etat, mais rendu aux donateurs, qui
n'ont pas à être sanctionnés pour les actes
du comité de l'association.
- AR
- ATTENTION! On nous prie
de mentionner que l'adresse de cette courageuse association V&J
est toujours en service! (Association Vérité &
Justice, Case postale 355, CH-1618 Chatel Saint Denis, Suisse).
oooOOO§§§OOOooo
LES GRANDES PANURGIES
LYONNAISES
(suite)
UN
ASSASSIN SANS COURAGE
-
- "Savoir,
c'est aussi se souvenir"
-
-
- Vidal-Naquet:
Le défaitiste de la mémoire
-
- Lyon. L'historien Pierre
Vidal-Naquet a fait, il y a quelques jours, une halte à
Lyon pour parler de "la pseudo-science des négationnistes"
dans le cadre des conférences "Savoir, c'est aussi
se souvenir", organisées par la Maison d'Izieu et
le Centre des Humanités de l'INSA.
- Auteur des Assassins
de la mémoire, ouvrage paru en 1987 dans lequel il
condamnait le révisionnisme, Pierre Vidal-Naquet s'offusque
de voir, aujourd'hui encore, se pérenniser une telle gangrène
"qui érige le mensonge en principe". Conscient
que le négationnisme français est particulier
en ce qu'il est incarné par des dépositaires issus
d'extrême droite et de l'ultra-gauche, il s'évertue
à trouver la bonne formule pour éradiquer cette
falsification de l'histoire fomentée par des groupuscules
qu'il apparente à des sectes. Les débats, les procès,
il ne semble plus y croire; trop de barrières s'érigent
pour qu'ils puissent trouver une issue favorable: "Je pourrais
volontiers tuer Faurisson, mais je ne le poursuivrai jamais en
justice", avoue-t-il quelque peu désabusé.
- Seule l'histoire, savamment
entretenue par les historiens, peut être l'antidote du
négationnisme qu'il préconise: "Il faut décortiquer
les textes, les archives. Des documents comme 'l'Agenda d'Himmler'
est très intéressant. Certes, l'histoire n'est
pas une science pure car elle repose sur le texte mais la
vérité historique ne doit jamais être mise
au service d'une cause. L'historien doit travailler sans
passion et hors du champ politique." [Que ne s'applique-t'il
à lui-même une aussi sage remarque ...)
- Et de poursuivre sur ses
certitudes d'historien: "Les Juifs transformés en
savon, nous n'en avons aucune preuve; le roi du Danemark qui
aurait menacé de porter l'étoile jaune comme les
Juifs danois, c'est faux mais il est vrai que le souverain a
permis à beaucoup de ses concitoyens juifs de rejoindre
la Suède." Quant à la transmission de la mémoire
de la Shoah, Pierre Vidal-Naquet semble assez pessimiste et prédit
une lente banalisation, une prédiction quelque peu outrancière
de la part d'un historien: "Un jour viendra où
toutes ces questions seront abordées avec une même
simplicité et un même détachement que
pour les réformes de Périclès ou les batailles
de Napoléon. Mais ce n'est pas pour tout de suite. Je
ne connaîtrai sans doute pas ce temps." [Mais
si, mais si...]
- Frank Bensaid.
- Actualité juive, mars 2002.
UNE
LOQUE
- PVN a raté sa
conférence. A trouvé mon article sur sa table de
conférencier. L'a mis dans sa poche. Loque hoquetante.
Aucun ordre, aucun plan. De la charpie. A codé et surcodé.
N'a pas parlé des télégrammes. Trois intervenants.
Les deux juifs ont déploré l'expansion du révisionnisme,
notamment chez les Arabes et l'un d'entre eux s'est déclaré
déçu de n'avoir pas trouvé chez le conférencier
une méthode pour répondre aux négateurs.
Le troisième (FN) a attaqué bille en tête
sur la prétendue chag d'Auschwitz. Conan a dit : Tout
y est faux ! Réponse de PVN : Conan n'a pas pu dire cela;
je le connais bien. Réplique : Si! Il l'a dit :"Auschwitz
: la mémoire du mal", L'Express, 19-25 janvier
1995, p. 68. Le FN virulent, repartant à l'attaque, salle
houleuse mais il a maintenu le cap. PVN en capilotade. La presse
n'a rien rapporté de la conférence elle-même.
Le lendemain, un article du Progrès (27 février)
: "En France, les actions en justice n'ont pas apporté
grand-chose." "Je pourrais volontiers tuer Faurisson
mais ne le poursuivrai jamais en justice" et "Lyon
II où Faurisson a été imposé par
le ministère".
- Un assistant
LOQUE
DEUX
Mémoire : Vidal-Naquet a-t-il trahi ?
-
- Quelques jours avant que
la Communauté et plusieurs associations étudiantes
(Hippocampe, UEJF) ne protestent le 7 mars dans la capitale des
Gaules contre la remise de la " légion du déshonneur
" accordée (sur " avis très favorable
" de Jack Lang) à Gilles Guyot, [voir ci-dessous]
président de l'université Lyon-III réputée
révisionniste, le révisionnisme s'était
manifesté dans toute son horreur à Lyon.
- " Les juifs transformés
en savons, nous n'avons aucune preuve (1) ; le roi du
Danemark qui aurait menacé de porter l'étoile jaune,
c'est faux... " De qui, ces propos "négationnistes"
? De Pierre Vidal-Naquet qui, invité à Lyon pour
y disserter sur "la pseudo-science des négationnistes",
a si cruellement déçu ses auditeurs que, rendant
compte de cette conférence, Actualité juive
n'hésite pas à traiter en titre l'historien de
" Défaitiste de la mémoire ".
Il est vrai que Vidal-Naquet ne "semble plus beaucoup
croire aux procès " ("Je pourrais tuer
Faurisson mais je ne le poursuivrai jamais en justice ",
a-t-il déclaré à la stupéfaction
de l'auditoire) et il s'est aussi montré "outrancier"
(cf. Actu J) en "banalisant" la Shoah:
"Un jour viendra où toutes ces questions seront
abordées avec le même détachement que les
réformes de Périclès ou les batailles de
Napoléon. "
- Une prise de position
évidemment aussi choquante que celle de Sylviane Agacinsky-Jospin
déclarant le 8 mars sur TF I que "l'émancipation
des femmes est le fait majeur l'événement le plus
important du XXe siècle, bien plus que tel ou tel point
d'histoire ". Mazette ! Et pourquoi pas un point de
détail?
- Heureusement que, recevant
à Grenoble le Prix Louis-Blum, Simone Veil a remis les
choses au point: "En cultivant la mémoire des
camps, on fait revivre les disparus; les oublier, c'est les assassiner
une seconde fois ", a déclaré l'ancienne
présidente du parlement européen.
- (1) Si, on a la preuve
qu'il s'agit d'un "bobard"(cf. l'historien juif Georges
Wellers le 31 août 1983) puisque le conservateur de Yad
Vashem, le professeur Yehuda Bauer, parle lui-même de
false allegations -- voir le Jerusalem Post du 5 mai
1990 qui titrait: "Nazis never made human-fat soap".
Ce qui n'empêche pas une urne monumentale disposée
à l'entrée du cimetière israélite
de Nice de porter l'inscription: "Cette urne renferme du
savon à la graisse humaine fabriqué par les Allemands
du Ille Reich avec les corps de nos frères déportés.
"
- Rivarol, 15 mars 2002.
LÉGIONS
D'HORREURS
- Des étudiants
brocardent la remise de la Légion d'honneur au président
de Lyon-III
-
- Lyon de notre correspondante.
Aux grilles de l'université Lyon-III-Jean-Moulin, des
étudiants ont accroché, jeudi 7 mars, deux pastiches
de décorations en papier jaune. Sur l'une, on pouvait
lire: "Barre: médaille de la honte"; sur l'autre:
"Guyot: légion du déshonneur". Raymond
Barre ne les a pas vues, pas plus qu'il n'a aperçu les
pancartes à l'effigie de Jean Moulin, brandies par les
manifestants.
- L'ancien maire de Lyon
(app. UDF) a évité la porte principale des quais
du Rhône où l'attendait une centaine d'étudiants
et de membres de la Coordination de vigilance contre l'extrême
droite, pour entrer par un accès plus discret. A l'écart
des caméras, devant plus d'une centaine de convives, il
a remis la Légion d'honneur au président de l'université.
Le député du Rhône a préféré
ignorer la polémique sur le rôle de Gilles Guyot
dans la propagation des thèses négationnistes ou
racistes dans l'établissement.
- Depuis plus de quinze
ans, Lyon-III, où exercent deux personnalités d'extrême
droite, Pierre Vial (ex-MNR) et Bruno Gollnisch (numéro
deux du FN), s'est trouvé confrontée à la
diffusion des articles négationnistes de Bernard Notin,
suspendu en 1993, de Jean Plantin, auteur d'un mémoire
sur le négationniste Paul Rassinier, ou encore les thèses racialistes
propagées par l'Institut d'études indo-européennes,
fondé par Jean Haudry, dirigé par Jean-Paul Allard,
et dissous en 1998. Depuis son arrivée en 1983 à
la vice-présidence puis en 1997 à la présidence
de l'université, Gilles Guyot est accusé par une
partie de la communauté universitaire d'avoir, sinon nourri
un terreau d'extrême droite, du moins de n'avoir pas su
empêcher son développement. Parmi les convives,
jeudi, figuraient les principaux acteurs de la polémique:
Bruno Gollnisch, Jean-Paul Allard et Jean Haudry.
- Cette cérémonie
intervient alors que deux commissions d'enquête ont été
lancées: l'une municipale, l'autre diligentée par
le ministère de l'éducation nationale et confiée
à l'historien Henry Rousso, pour "faire toute la
lumière sur le racisme et le négationnisme qui
ont pu trouver leur expression". Raymond Barre, ancien professeur
d'économie, n'a retenu que le parcours universitaire de
Gilles Guyot, docteur d'Etat en sciences et gestion.
- La Légion d'honneur
de M.Guyot a été décernée sur les
contingents du président de la République après
avis "très favorable" du ministre de l'éducation
nationale. Dans une lettre signée de sa main, Jack Lang
soulignait le parcours de l'universitaire ayant "toujours
privilégié dans ses responsabilités la qualité
des enseignements dispensés aux étudiants".
A Lyon, si la plupart des membres de l'ancienne municipalité
ont accompagné M.Barre, Jean-Louis Tourain, le premier
adjoint du nouveau maire socialiste Gérard Collomb, s'est
joint aux manifestants pour dire sa désapprobation. Au
même moment, Daniel Cordier, l'ancien secrétaire
et biographe de Jean Moulin, expliquait aux étudiants
réunis à Sciences-Po que la "bataille pour
la liberté menée dans le passé rejoignait
la bataille actuelle pour la vérité".
- Sophie Landrin
- Le Monde, 9 mars 2002, p. 12
Nos amis lecteurs anglophones pourront
aller voir The Chronicle of Higher Education du 22 février
2002, <French Panel Investigates Accusations of Holocaust Denial
at University of Lyon 3>, by Burton Bollag, que nous ne reproduisons
pas, car cet article n'apporte pas de neuf.
PAT
DANS LE COLIMATEUR
- Négationnisme
à Lyon III: Jack Lang doit mettre fin à la mission
"Taguieff"...
-
- Une enquête de la
rédaction. Paris, vendredi 8 mars 2002
- Pendant toutes les guerres
qui ont ensanglanté l'ex-Yougoslavie, la maison d'édition
l'Age d'Homme a mené un combat incessant en faveur des
ultra-nationalistes serbes, publiant des textes comme La Sentinelle
assassinée d'Edward Limonov où "l'écrivain
de race" ainsi que le présente son éditeur,
dit toute son admiration pour les criminels de guerre Arkan ou
Karadzic, explique comment, en présence de ce dernier,
il fut initié au tir à la mitrailleuse lourde sur
Sarajevo... L'Age d'Homme publiait aussi, au moment des assassinats
de masse, le recueil d'articles Avec les Serbes signés
entre autres par Patrick Besson, Jean Dutourd, Alain Paucard
de Radio-Courtoisie, Vladimir Volkoff, ou Thierry Séchan...
- L'Age d'Homme publie également
une revue ésotérique (voir le document), et son
directeur-fondateur Vladimir Dimitrijevic, collaborateur régulier
de Krisis, trimestriel de la Nouvelle-Droite d'Alain de
Benoist, y attache tellement d'importance qu'il a tenu à
en être directeur de la publication. Le titre nous fournit
une explication décisive sur le projet: Politica Hermetica,
et le sommaire du numéro 10 de cette revue est résumé
en une phrase: "L'Histoire cachée, entre Histoire
révélée et Histoire critique". Avec
un tel angle de travail, on pourrait s'attendre à trouver
nombre de zozos au sommaire. Qu'on se rassure, ils y sont. Le
problème, c'est que toute une série d'universitaires
font également ronfler leurs titres, leurs diplômes,
cautionnant ainsi l'entreprise. [On sent la jalousie des
types d'Amnistia,net qui ont eu bien du mal à avoir leur
certificat... ] De l'Université lambda à
la Sorbonne, du Centre National de la Recherche Scientifique
jusqu'à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales!
(voir le document). Dans un premier temps, on cherche toujours
des excuses à ces présences incongrues, mais la
lecture des numéros où s'étalent des articles
de réhabilitation de la Garde de Fer roumaine, des éloges
de l'écrivain René Abellio qui fut membre du Front
Révolutionnaire National patronné par Laval et
Déat, et des contributions de militants d'extrême
droite, montre que l'on peut difficilement n'avoir affaire qu'à
de simples fautes d'inattention.
- Ces scientifiques devraient
par exemple s'interroger sur les nombreux écrits de Massimo
Introvigne dans Politica Hermetica, dès lors que
ce personnage est ainsi présenté par Le Monde
Diplomatique de mai 2001 qui ne fait que reprendre des informations
largement diffusées depuis une dizaine d'années:
- "M. Massimo Introvigne,
sociologue italien, créateur du Centre d'Etudes et de
Documentation sur les Nouvelles Religions (CESNUR), d'obédience
intégriste catholique, et très lié à
la secte néo-fasciste Tradition-Famille-Propriété.
Collaborateur assidu des publications de la Scientologie, il
fut au nombre des personnes favorables à la secte qui
déposèrent devant le tribunal de Lyon". [Ces
gens ont un site:
- <http://www.cesnur.org/about.htm> L'article évoqué
ici est de Bruno Fouchereau et se trouve à
- <http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/FOUCHEREAU/15215> Il donne à entendre
que les "sectes" sont manipulées par le gouvernement
américain]
- Le professeur Antoine
Faivre, éminence de la Sorbonne où il est chargé
de l'Histoire des doctrines mystiques et ésotériques,
devrait avoir eu vent de cela, même s'il n'est pas abonné
au Monde Diplo... En sa qualité de membre du "Comité
scientifique" de Politica Hermetica, il lui serait
assez facile de comprendre que le CESNUR de Massimo Introvigne
est une machine créée de toutes pièces en
1988 pour tenter de récupérer les adeptes de ce
que ses animateurs nomment avec délicatesse "les
nouvelles religions", (entendez "les sectes")
afin de les ramener vers la maison-mère. [Les "sectes":
le grand mot des Kontrolleurs de la pensée est lâché.
Au nom de la "lutte" contre les "sectes",
les libertés peuvent enfin être jetées à
la poubelle, où prospèrent justement certains de
ses ennemis des libertés. Les sectes sont assrément
un phénomène qui peut avoir des aspects très
déplaisants. Il y a des lois générales qu'il
suffirait d'appliquer. Mais les missionnaires de la lutte contre
les sectes, par exemple la "Mission internministérielle
de lutte contre les sectes" sont des petits fachos tout
aussi déplaisants. Même Le Monde dit que
"son bilan est controversé" et que son existence
"pourrait être remise en cause" (20 février
2002, p. 10) ] Mais le professeur Antoine Faivre peut
se passer de poser la question: il porte la casquette de président
du CESNUR-France.
- Le professeur Emile Poulat,
directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences
Sociales, directeur de recherches au CNRS, est présenté
sur le site du CESNUR comme "l'historien des religions le
plus connu en France". Il est un des piliers de Politica
Hermetica et anime son comité de rédaction.
En l'an 2000, ce professeur signait la préface de L'activisme
anti-sectes. De l'assistance à l'amalgame,
un brûlot très controversé d'Alain Garay,
refusé par tous les éditeurs français et
édité aux Etats-Unis.
- L'ouvrage est ainsi présenté
par le CESNUR: "analyse des associations anti-sectes en
France (...) L'auteur examine les sources de leur pouvoir médiatique,
leur utilisation de la notion de lavage de cerveau ou manipulation
mentale, le soutien unique au monde dont elles jouissent de la
part de l'administration française, leur coopération
avec les commissions parlementaires d'enquête sur les sectes
et la Mission interministérielle de lutte contre les sectes".
On ne saurait être plus clair.
- [La présentation
ajoute: "Le fait que le livre n'a pas trouvé d'éditeur
français et a été finalement publié
(en français) aux Etats-Unis est déjà un
témoignage du pouvoir que les associations anti-sectes
ont aujourd'hui en France." L'auteur est avocat au barreau
de Paris.]
- On pourrait également
évoquer Jean-Pierre Laurant, de l'Ecole Pratique des Hautes
Etudes, sommité du CESNUR-France et directeur scientifique
de Politica Hermetica, et d'autres encore, au risque de
lasser le lecteur. [Ouais, y'en a marre de ces fiches de
police... ] Une chose est certaine, la revue Politica
Hermetica éditée par l'Age d'Homme est pour
l'essentiel animée par des membres du CESNUR, une structure
chargée d'approcher les adeptes des "nouvelles religions"
ces mouvements que les parlementaires français
classent plus directement sous le vocable de "sectes".
- Un autre professeur, très
connu des lecteurs d'amnistia.net, a publié un ouvrage
dans la collection Politica Hermetica sous le titre Un bonheur
russe - la communauté slavophile de Nicolas Népluyev.
Il s'agit de Régis Ladous, ce mandarin de l'université
Lyon III qui octroya une mention "Très bien"
au mémoire de maîtrise négationniste
de son étudiant Jean Plantin, en 1990. En fait, ce professeur
(qui pour sa défense expliquait qu'il avait adoubé
le faurissonien Plantin "pour plaisanter"), est membre
du Conseil de Direction du CESNUR-Italie, et pour que les choses
soient bien établies, son livre chez Politica Hermetica
est dédicacé à Massimo Introvigne, le fondateur
du CESNUR.
- Depuis quelques mois,
son nom figure en bonne place sur la liste des membres du comité
scientifique de Politica Hermetica. Régis Ladous,
professeur aux jugements humoristiques, est l'auteur d'un autre
livre, Le spiritisme aux éditions Cerf, dans la
collection "Bref". Le hasard veut que cette collection
soit dirigée par un autre membre du comité scientifique
de Politica Hermetica, Jean-François Mayer. L'itinéraire
de ce citoyen helvète, professeur d'Histoire des Religions
comparées à l'Université de Fribourg (Suisse),
vaut qu'on s'y arrête. [Toujours faire de l'amalgame,
c'est la règle de ces sinistres pions à l'âme
policière ]
- Jean-François Mayer,
responsable, au milieu des années 70, de la diffusion
en région lyonnaise de Défense de l'Occident,
la revue négationniste de Maurice Bardèche,
devient par la suite un animateur de Horizon 2000 un groupuscule
que Serge Fouchereau, collaborateur du Monde Diplomatique
[Il se prénomme Bruno, que ces connards confondent
avec un Serge FAuchereau qui écrit sur d'autres sujets.
Ils nagent dans la compote... ] , décrit comme
une structure fédérant les principaux activistes
néo-fascistes européens. Il poursuit: "Ce
sont eux qui implantèrent le négationnisme en France,
eux qui favorisèrent l'émergence d'intellectuels
néo-nazis dans les milieux universitaires à Lyon
et à Nantes. Jean-François Mayer fut aussi un militant
du GRECE". C'est d'ailleurs à l'université
de Lyon qu'il obtient sa maîtrise d'histoire et son doctorat
intitulé "La nouvelle église de Lausanne et
le mouvement svendenborgien en Suisse romande des origines à
1948"...
- Au début des années
80, on retrouve Jean-François Mayer en Suisse [il
est suisse...] où il milite au Nouvel Ordre
Social, un mouvement fondé en 1972 dont un des titres
de gloire fut d'être reçu par les anciens de la
12e division SS baptisée Hitler Jugend! Serge Faubert,
de l'Evénement du Jeudi le questionne en 1997 sur
son itinéraire: "Oui, j'ai eu un engagement politique,
répond Mayer quand on l'interroge sur sa jeunesse. Et
alors? Je ne suis pas de ceux qui s'excusent de leur passé".
Quelques années plus tôt, il déclarait à
la revue antifasciste Article 31 qu'il "assumait
ses engagements à Lyon au cours de cette période
et n'avoir plus d'engagements politiques actuellement bien qu'ayant
gardé des contacts sur Lyon". [Voir son site:
- <http://www.unifr.ch/sr/F_MAYER%20JF.htm>] En 1985, il publie son premier
ouvrage aux éditions du Cerf (où il chapeautera
Régis Ladous) en compagnie du professeur Emile Poulat
(EHESS et CNRS) sous le titre Sectes nouvelles, un regard
neuf. Il collabore à une revue du GRECE, Panorama
des idées actuelles dirigée par un professeur
de Lyon III, Jean Varenne, écrit pour la feuille ésotérique
Secrets et Société du national-révolutionnaire
Philippe Randa avant de se rallier au catholicisme le plus "orthodoxe",
de s'investir totalement dans l'activité du CESNUR dès
sa création en 1988 et devenir correspondant de Politica
Hermetica pour la Suisse. [Y'a-t-il là de quoi
fouetter un chat ? Les jdanovistes nous surveillent, ils font
des fiches.]
- La personnalité
que l'on ne s'attendait pas à trouver dans un pareil environnement
est lui aussi une figure de proue du CNRS où il exerce
le difficile métier de chercheur en sociologie. Membre
du comité scientifique de Politica Hermetica depuis
de longues années, Pierre-André Taguieff, puisque
c'est de lui qu'il s'agit, ne peut prétendre qu'il est
entré là simplement parce qu'il avait vu de la
lumière. Ses liens avec certains animateurs de la revue
sont anciens comme en atteste la lettre qu'il signait en octobre
1997, en leur compagnie, pour protester contre l'enquête
de Serge Faubert, parue dans l'Evénement du Jeudi,
où le journaliste dénonçait déjà
"Ces universitaires qui flirtent avec les sectes",
sous-titrant son enquête: "Les plus honnêtes
se sont fait embrigader dans une mauvaise croisade. Les autres
poursuivent un combat militant, en s'abritant derrière
le masque de la rigueur scientifique. Enquête sur les errements
de quelques sommités universitaires".
- [On remarque que
les futés d'amnistia tirent leurs info de deux journalistes
(!!!) qui ont écrit chacun un bouquin contre les sectes
où ils se font les auxiliaires d'une sorte de censure
d'Etat qui ne dit pas son nom.]
- Le 13 juin 1999, alors
qu'éclatait l'affaire Jean Plantin, du nom de cet éditeur
négationniste titulaire d'une maîtrise d'histoire
octroyée par le professeur Régis Ladous, Pierre-André
Taguieff était l'un des premiers signataires d'une pétition
de soutien (voir le document) à ce professeur de Lyon
III, collaborateur de Politica Hermetica et membre influent
du CESNUR. Voici ce qu'il était affirmé:
-
- "L'honnêteté
et le bon sens nécessitent donc que l'on apporte à
Régis Ladous un soutien à sa personne et à
son travail scientifique, que nous savons tous étrangers,
l'un comme l'autre, au monde sectaire du négationnisme".
-
- Personne n'a jamais prétendu
que Régis Ladous était négationniste, mais
il est surprenant que pas un mot ne soit dit sur le fait qu'un
éditeur de textes néo-nazis puisse se prévaloir
d'un titre universitaire accordé "pour plaisanter"
par ce professeur!
- Quelques temps après
la lourde condamnation de Plantin par le tribunal correctionnel
de Lyon, la faute du professeur Ladous était enfin reconnue
par la hiérarchie et, chose exceptionnelle, le diplôme
qu'il avait accordé au négationniste Plantin était
annulé.
- Le bon sens aurait dû
conduire Pierre-André Taguieff à préciser
lors de la constitution de la commission que ses rapports avec
Régis Ladous ne se limitaient pas au monde universitaire.
Le bon sens aurait dû conduire Pierre-André Taguieff
à refuser de siéger dans cette commission formée
par Henry Rousso et chargée par Jack Lang d'analyser les
menées négationnistes dont l'Université
Lyon III est depuis plus de vingt années le théâtre.
- La présence de
son nom et de ses fonctions au bas d'une pétition de soutien
à l'un des professeurs impliqués dans ce scandale
lui interdisait de s'atteler à cette tâche, selon
le principe qu'on ne peut être juge et partie.
- Jack Lang, ministre de
l'Education nationale qui semble-t-il ignorait ces faits, ne
peut que mettre un terme à la mission confiée
par Henry Rousso à Pierre-André Taguieff.
- www.amnistia.net, < redaction@amnistia.net>
CHANTS
D'ÉPANDAGE
- Lumière
noire sur la commission "Négationnisme à Lyon
III"
-
-
- Lettre ouverte
de SOS Racisme et du Cercle Marc Bloch au ministre de l'Education
nationale Jack Lang
-
- Monsieur le Ministre,
- Suite aux très
nombreuses affaires qui ont éclaboussé les universités
lyonnaises depuis plus de vingt ans, vous avez installé,
le 11 février 2002, une commission destinée à
"faire la lumière sur le racisme et le négationnisme
qui ont pu trouver leur expression au sein de l'université
Lyon III". Nous aurions aimé pouvoir vous en féliciter
et nous réjouir avec vous.
- Il est notoire en effet,
et la presse s'en est maintes fois fait l'écho, qu'à
l'Université Lyon III le pire a eu droit de cité:
des carnavals grotesques d'extrême droite, un pseudo-institut
aryanisant, un faux-druide et vrai nazi recruté en qualité
de "maître de conférences associé",
des mémoires de maîtrise ouvertement négationnistes
comme celui de Jean PLANTIN, animateur d'un réseau éditorial
antisémite, deux fois condamné. Tout cela porte
atteinte à la réputation de l'Université
et de la ville de Lyon. De la "Thèse Roques"
(annulée en 1986) au "Mémoire Plantin"
(annulé en juin 2001) des enseignants de Lyon III ont
été les artisans de dérives scandaleuses
qui ne sont pas seulement individuelles. La presse et les associations
antiracistes ont mis en évidence l'appartenance de certains
enseignants à des réseaux tels que ceux du GRECE
("Nouvelle Droite") ou du CESNUR (organisation occulte
de défense des sectes). Bien que les associations et la
presse aient largement éclairé ces affaires, une
commission officielle d'investigation présentant toutes
les garanties d'indépendance et d'objectivité avait
sa place dans le processus nécessaire d'assainissement.
- Hélas! Les informations
qui nous sont parvenues depuis l'annonce de votre commission
font douter de la réussite de cette démarche. Tout
d'abord, ce fut l'attribution surprenante de la Légion
d'Honneur au président de l'université mise en
cause, M. Gilles Guyot. Ensuite a été rendue publique
la lettre de mission, signée de votre main, demandant
à la commission de mener "une recherche analogue"
au "rapport Comte" de 1999, unanimement condamné
par les associations antiracistes pour son indigence et sa volonté
de couvrir à tout prix l'institution, au besoin en occultant
et déformant les faits. Enfin nous avons pris connaissance
de la composition de la commission qui, pour le moins, pose question.
- Permettez nous donc,
Monsieur le Ministre, à la lumière de ce que nous
connaissons du fonctionnement universitaire, de vous faire part
de nos interrogations.
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission nommée par vous soit apte
à "faire la lumière" sur les affaires
de racisme et de négationnisme alors que son président,
M. Henry ROUSSO, dans un ouvrage aussi polémique que corporatiste
(Vichy, un passé qui ne passe pas, 1994), fait
sien le "concept" effarant de "judéocentrisme"
pour désigner, selon lui, la "tentation anachronique"
qui "cherche à relire toute l'histoire de l'Occupation
à travers le prisme de l'antisémitisme"?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission soit qualifiée pour "faire
la lumière" sur les affaires de négationnisme
au sein de l'institution universitaire alors que deux membres
de cette commission, M. Henry ROUSSO et Mme Annette BECKER, ont
signé en 1999 une pétition de soutien au négateur
du génocide arménien Gilles Veinstein, élu
à la chaire d'Histoire ottomane du Collège de France
malgré les protestations de la communauté arménienne
de France profondément blessée par ce scandale
peu avant la reconnaissance du génocide par la République
française?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission soit adaptée pour "faire
la lumière" sur les affaires de négationnisme
dans l'université lyonnaise alors que trois membres de
cette commission, M. Henry ROUSSO, Mme Annette BECKER et M. Pierre-André
TAGUIEFF, ont signé les yeux fermés une pétition
mensongère, rédigée par les "mandarins"
lyonnais, attaquant violemment le collectif d'associations organisatrices
de la conférence "Lyon, capitale du négationnisme?"
(Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme, Golias, Hippocampe,
Ras l'Front, SOS-Racisme)? [On connaît la "qualité
" universitaires de ces pseudo-organisations qui regroupent
toutes les dix mêmes pauvres hères qui signent toujours
les mêmes sempiternelles pétitions auprès
des pouvoirs locaux qui les méprisent... ] Cette
conférence, dont vous pouvez lire les actes [!!!!
ces débiles rêvent tout haut ] publiés
aux éditions Golias, a été la première
réaction massive de la société civile à
Lyon contre la pénétration négationniste
et d'extrême droite à l'université.
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission soit à même de "faire
la lumière" sur les affaires de négationnisme
alors que l'un de ses membres, M. Pierre-André TAGUIEFF,
est signataire d'une pétition en faveur de M. Gabor RITTERSPORN,
chercheur au CNRS et ancien responsable éditorial de l'officine
négationniste et antisémite "La Vieille Taupe",
"intervenant volontaire en solidarité intellectuelle
et morale" avec Robert FAURISSON lors des procès
intentés à celui-ci dans les années 80?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission soit capable de "faire la
lumière" sur le négationnisme au sein de l'institution
universitaire alors que l'un de ses membres, M. Florent BRAYARD,
était en poste au "Centre Marc-Bloch" de Berlin
au moment même où la nomination dans cet organisme
de M. Gabor RITTERSPORN suscitait une émotion légitime,
sans que M. BRAYARD ne trouve rien à redire à ce
scandale? [Un Brayard silencieux, en somme... ]
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission nommée par vous soit désireuse
d'examiner le cas du mémoire de maîtrise négationniste
de Jean PLANTIN qui avait obtenu une mention "Très
bien" en 1990 sous la direction du professeur Régis
LADOUS, alors que l'un des membres de la commission, M. Pierre-André
TAGUIEFF, a signé une pétition de soutien au professeur
LADOUS, "à sa personne et à son travail scientifique",
quand celui-ci a été mis en cause dans cette affaire?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que cette commission pourra examiner la conduite
du professeur Régis LADOUS, membre fondateur d'une organisation
occulte de défense des sectes, le "CESNUR" (voir
Libération du 5 juin 2001 et L'Humanité
du 27 juin 2001) et membre du "Conseil scientifique"
de la revue proche de cet organisme, Politica Hermetica,
éditée par la maison d'édition de l'extrême
droite slavophile "L'Age d'Homme", alors que M. TAGUIEFF
figure lui-même dans le Conseil scientifique de Politica
Hermetica aux côtés de M. LADOUS et de responsables
du CESNUR?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission pourra "faire la lumière
sur le racisme et le négationnisme qui ont pu trouver
leur expression au sein de l'université Lyon III"
alors que le même M. TAGUIEFF déduisait de ses analyses
"l'effacement de la valeur conceptuelle du terme de 'racisme'
et, partant de la nécessité d'éviter l'emploi
d'un tel terme voué à ne fonctionner que dans des
contextes polémiques où il s'agit d'illégitimer
des adversaires"? Le journal Le Monde commentait
ce passage ainsi: "En clair: n'allez surtout pas croire
que le racisme ait la moindre réalité, ce n'est
qu'une injure à éliminer." (Le Monde,
13 juillet 1993 - Signalons au passage que dans un réflexe
pétitionnaire et corporatiste tout à fait caractéristique
du milieu universitaire, M. TAGUIEFF a immédiatement été
défendu par ses "collègues" dont M. Henry
ROUSSO - Le Monde, 27 juillet 1993). [On sent les
hargneux qui n'avaient pas réussi à dégommer
Taguieff, il y 10 ans, et qui cherchent à nouveau à
le forlancer. ]
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission ait qualité pour "faire
la lumière" sur les dérives d'extrême
droite, alors que M. TAGUIEFF s'est associé en 1997 à
M. Jean-Marc VARAUT (avocat de Maurice PAPON) afin de poursuivre
en justice une documentaliste du lycée de Saint-Ouen-l'Aumône,
syndicaliste CGT et militante du MRAP, qui exerçait son
légitime devoir de vigilance et de défense [c'est-à-dire
de censure arbitraire ] de l'école républicaine?
(voir le document) MM. TAGUIEFF et consorts ont été
déboutés de leur plainte. Signalons pour mémoire
que participaient également à cette "héroïque"
action en justice contre une bibliothécaire républicaine,
MM. Alain MADELIN, Jean-François CHIAPPE, président
des "Amis de Rivarol" (journal de l'extrême droite
révisionniste), Jean RASPAIL, co-auteur d'un "Annuaire
de la Désinformation" avec Bernard LUGAN de Lyon
III, et Jean TULARD qui intervenait au colloque "Révolution
contre Révolution" patronné par Lyon III en
1989 et dont les actes ont été publiés par
la maison d'extrême droite "Le Porte Glaive"
(au sommaire: Jean HAUDRY, Jean-Paul ALLARD, Pierre VIAL, Bernard
NOTIN...)!
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que la commission puisse "faire la lumière"
sur les connexions de certains universitaires de Lyon III avec
le réseau du GRECE, alors que M. TAGUIEFF, encore, a été
mis en cause pour son compagnonnage avec Alain DE BENOIST, fondateur
du GRECE et principale figure de "Nouvelle Droite",
que M. TAGUIEFF est collaborateur de la revue Krisis d'Alain
DE BENOIST et que, dès 1985, il expliquait dans la revue
du GRECE Eléments: "Le dialogue est aujourd'hui
possible" avec le GRECE?
- Croyez-vous, Monsieur
le Ministre, que le rapport de la commission sera aussi "objectif"
que les écrits de M. TAGUIEFF sur la "Nouvelle Droite"
dont le journal Le Monde rend compte ainsi: "L'ouvrage
se termine par quatre-vingt pages où les invectives abondent.
Pas contre Alain DE BENOIST, élevé à la
dignité de 'philosophe', mais contre les signataires de
l' 'Appel à la Vigilance' [Pierre BOURDIEU, Umberto ECO,
Georges DUBY, Léon POLIAKOV et alii contre la légitimation
de l'extrême droite] publié dans Le Monde
du 13 juillet. Ils seraient 'intolérants', 'sectaires',
'bornés', 'médiocres', 'lâches'; ils formeraient
une 'clique de manipulateurs', 'mue par des motifs inavouables';
ils partageraient le 'rêve totalitaire' de rétablir
par des procédés d' 'intimidation' et de 'délation
policière', une 'inquisition', un 'nouvel obscurantisme',
d'exclure 'par extermination, ségrégation ou expulsion,
tous les contradicteurs'. Rien de tout cela n'éclaire
la réflexion qu'entend mener Pierre-André TAGUIEFF
sur le sens du débat dans une démocratie pluraliste."
(Le Monde, 19 mars 1994) Dans le même ordre - et
nous en resterons là pour ne pas allonger la liste - M.
TAGUIEFF s'est fait le pourfendeur des associations (qualifiées
de "groupuscules" et de "nouveaux obscurantistes")
qui, selon lui, auraient entrepris de "nazifier Carrel"!
- Pour finir, donc, puisqu'il
s'agit de Lyon où en 1996, après un long débat
de société, a été débaptisée
la Faculté de Médecine qui portait le triste nom
d'ALEXIS-CARREL, médecin effectivement pro-nazi, membre
du Parti Populaire Français de Jacques Doriot et théoricien
du racisme et de l'eugénisme, pensez-vous, Monsieur le
Ministre, que la commission nommée par vous a autorité
à s'attaquer aux affaires "de racisme et de négationnisme
ayant trouvé leur expression au sein de l'université",
alors que son président M. Henry ROUSSO, comme M. TAGUIEFF,
a dénoncé violemment les associations antiracistes
(LICRA et Ras l'Front) qui ont demandé la débaptisation
de la rue Alexis-Carrel de Paris, acte symbolique très
justement posé depuis par M. Bertrand DELANOE, nouveau
maire?
- Poser les questions
c'est y répondre.
- La plupart des membres
de cette commission ont déjà beaucoup agi pour
que "la lumière" ne soit pas faite et pour tenter
de discréditer les associations qui, depuis longtemps,
combattent le racisme et le négationnisme.
- Vous comprendrez, Monsieur
le Ministre, que, dans ces conditions, nous ne puissions applaudir
à votre initiative et que nous la regardions au contraire
avec le plus profond scepticisme. Nous avons jugé de notre
devoir de vous éclairer sur l'inaptitude de cette commission
à remplir son rôle.
- Avec nos regrets, veuillez
agréer, Monsieur le Ministre nos salutations respectueuses.
- Pour SOS-Racisme, le
président, Malek BOUTIH [l'Arabe de service]
- Pour le Cercle Marc
Bloch, Didier DAENINCK [Ahuri des poubelles]
VAIN
ROUGE
Les deux guignols, ci-dessus, parlent
des "actes" des société savantes quui
luttent contre "blablabla"... C'est sur un autre site
que l'on trouvera ce fameux et fumeux rapport. De deux choses
l'une: où l'ahuri des poubelles pompe tout là-dedans,
ou les autres ne sont que des signatures bidon pour faire paravent
aux élucubrations poubellesques.
- "La "thèse
du hasard" invoquée ne résiste pas à
l'examen. Nous citons nos sources, nous apportons les documents
: ils démentent les conclusions hâtives et mal informées
du Rapport Comte.
- En commençant,
actualité oblige, par l'Affaire Plantin, notre contre-rapport
remonte le temps pour défendre la mémoire, trop
souvent bafouée, et pour que Lyon, ses citoyens et les
universités lyonnaises retrouvent leur honneur.
- Lyon, le 6 décembre
1999.
- Cercle Marc Bloch,Golias,
Ras l'Front, Sos-Racism
Tous les Gogols sont là!
<http://www.angelfire.com/biz2/rlf69/CR/index2.html#avert>
TOUJOURS
PLUS D'INSINUATIONS
(Remarquez le point d'interrogation
qui suit le titre: c'est un tissu d'affabulation sans la moindre
preuve.)
- L'extrême-droite
japonaise finance-t-elle un labo de Lyon II ?
-
- Paris, vendredi 22 mars
2002
- Décidément,
l'université lyonnaise ne sera jamais à court de
surprises. Depuis qu'en 1978, le professeur de littérature
Robert Faurisson a pu dispenser des cours sur "la
légende des chambres à gaz" et la "fabrication
du Journal d'Anne Franck", (voir notre édition du
20.03.2000) il ne se passe pas un mois sans qu'un nouveau scandale
vienne s'ajouter à une liste déjà longue:
faux jury, concours de recrutement truqués, diplômes
de complaisance, embauche de documentaliste issus de la mouvance
négationniste, organisation de colloques ésotériques,
relations avec des sectes. Tout cela pour aboutir, spectaculairement,
à l'incendie volontaire de la prestigieuse bibliothèque
interuniversitaire dont l'enquête s'est terminée
par un non-lieu!
- Le mois dernier, le ministre
de l'Education nationale installait une commission d'historiens
pour tenter d'y voir clair dans cet enchaînement de dérives.
Mauvaise pioche: l'un des membres de l'équipe s'était
engagé jusqu'à la garde dans la défense
d'un des professeurs impliqués dans la délivrance
d'un diplôme à un étudiant négationniste!
La lumière risque donc d'être tamisée (voir
notre édition du 08.03.2002).
- Aujourd'hui, ce sont les
deux universités Lyon 2 et Lyon 3 qui se trouvent placées
sur la sellette en raison de l'acceptation, par l'une de leurs
structures communes, l'Institut d'Asie Orientale, d'une importante
subvention émanant d'une fondation japonaise portant le
nom d'un criminel de guerre, Sasakawa Ryôichi.
- Le vote du conseil de
laboratoire a donné lieu à d'intenses discussions,
et tous les membres japonais de l'Institut ont refusé
le principe du subventionnement par Sasakawa, connaisant bien
son parcours. Un professeur français a démissionné
pour ne pas cautionner l'opération.
- Il faut dire que la fondation
Sasakawa traîne un lourd passé ainsi qu'un présent
sulfureux.
- Le fondateur de l'empire
financier, Sasakawa Ryôichi n'hésitait pas à
se présenter, dans le Time Magazine, en 1974, comme
"le fasciste le plus fortuné au monde". Il ne
mentait pas. En 1930, sur le modèle des Chemises Noires
de Mussolini, il crée le Kokusi Taishûtô,
le Parti des Masses Patriotiques, et est rapidement emprisonné
pour une tentative d'assassinat du Premier ministre de l'époque.
Libéré, il rencontre son modèle, Benito
Mussolini en 1939 pour oeuver à la réalisation
de l'Axe de Fer Tokyo-Berlin-Rome et milite pour une attaque
directe contre les Etats-Unis. En 1945, Sasakawa est arrêté
et condamné comme "criminel de classe A" pour
la participation de son empire fiancier au pillage de la Chine.
Il sera remis en liberté de manière anticipée
en 1948, et prendra sa place dans la lutte anti-communiste. En
1960, on le retrouve memebre fondateur de la Ligue Anticommuniste
des Peuples d'Asie et président de la Kokusai Shôkyo
Rengô, la Fédération Internationale pour
l'Elimination du Communisme.
- Dans le même temps,
Sasakawa coopère avec Moon Sun Yung dans plusieurs pompes
à finance de la secte Moon comme la Win Over Communism.
- A sa mort en 1995, l'héritage
de Sasakawa pèse la somme de 3,8 milliards de yens (35
milliards de dollars) dont une grande partie provient de bénéfices
engrangés sur une activité très prisée
au Japon, les paris sur les courses de bateaux et de hors-bords
qui génèrent un chiffre d'affaires de 2000 milliards
de yens par an. Une autre partie des revenus de Sasakawa sont
issus de l'industrie du tourisme et dans leur livre sur les réseaux
mafieux des Yakusa, les journalistes David Kaplan et Alec Dubro
pointent l'empire Sasakawa comme "l'un des promoteurs les
plus actifs du tourisme du sexe".
- Sasakawa s'est garanti
contre les critiques en pratiquant un incessant travail de relations
publiques au moyen de sa Fondation créée en 1962.
Il s'est attaché à financer certains programmes
de l'ONU, des programmes de lutte contre la lèpre, des
initiatives sportives ou culturelles. C'est la fondation qui
finance la bibliothèque du président US Jimmy Carter,
et ce dernier tiendra à être présent aux
obsèques de son donateur.
- Depuis toujours, la fondation
Sasakawa dirige ses efforts vers le monde universitaire, pour
gagner encore en légitimité et de nombreuses universités
ont été démarchées. Princeton et
Yale ont accepté la manne. Tout au contraire, nombre d'universités
australiennes ont fait connaître leur refus d'être
subventionnées par "un supporter déclaré
et non repenti de Mussolini" au moyen d'un argent provenant
de "recettes de jeu sous couvert de courses".
- En France, le Centre de
Recherches sur le Japon contemporain de l'EHESS et l'univeristé
Paris VII ont décliné les offres de Sasakawa. Son
directeur, Augustin Berque a écrit, dans un courrier du
25 novembre 1991:
- "Une fondation portant
le nom de Sasakawa équivaut à ce que serait en
France une fondation portant le nom d'un collaborateur sous l'Occupation
qui serait toujours un parrain du Front National plus un parrain
du milieu; ou l'expérience japonaise se rapprochant davantage
de celle de l'Allemagne, à ce que serait dans ce pays
une fondation portant le nom d'un nazi actif sous Hitler, se
proclamant toujours nazi, lié à la pègre
et finançant les néo-nazis".
- Parmi ceux qui furent
les partisans de l'acceptation du financement de l'Institut de
Lyon2-Lyon 3 par la Fondation Sasakawa figure un professeur qui
sollicita, en 1985, la présence de Bruno Gollnisch dans
son jury de doctorat. Interrogé sur cette caution revendiquée
d'un membre du bureau politique du Front National, il disait
ignorer alors l'activité politique de Gollnisch, ne connaissant
de lui que son intérêt pour la civilisation japonaise!
- La forfaiture de certains
universitaires lyonnais est largement condamnée par les
spécialistes du Japon qui rappellent que l'European Association
for Japanese Studies avait condamné dès 1991 tout
contact avec la Fondation Sasakawa et que cette position avait
été confirmée en août 2000, lors de
la conférence de cette importante [ ???? ] association
à Lahti, en Finlande.
- Amnistia.net
Si, comme nous le dit le journal, le
billet de 100 yen vaut 0,78 dollar, alors 3,8 milliards de yens
valent à peu près 48 millions de dollars, et non
35 milliards de dollars, comme le dit le texte des brigadistes,
soit un rapport de 1 à 1000, une paille ! On voit bien
que tous ces chiffres sont bidons. Il n'y a pas le moindre élément
concret dans cette note de style des RG.
oooOOO§§§OOOooo
NEGADORES
VETERANOS
- No existe neonazismo sino,
y simplemente, nazismo. Tal vez la única diferencia radica
en el hecho que los cultores de esta "nueva" corriente
nacieron después de la Segunda Guerra Mundial. Son nuevos
pero, desde la perspectiva del nazismo, son veteranos.
Existe una relación entre el nazismo renovado y los fenómenos
de violencia extrema. La xenofobia se nutre con otros ingredientes.
Tiene, por un lado, las mismas fuentes en las que abreva el nazismo
pero no es lo mismo. El antisemitismo es un fenómeno cambiante,
a veces crece. A veces retrocede.
- La versión de la
negación del Holocausto en los círculos académicos
esta penetrando de manera gradual pero segura. En rigor de verdad,
no niegan la existencia del Holocausto pero ponen en duda su
"aspecto judío", niegan planes sistemáticos,
niegan cifras, niegan en muchos casos la existencia de cámaras
de gas.
- Sugerencias y comentarios
a: <cidipal@israel-embassy.org.ar>
C'est l'ambassade d'Israël en
Argentine, celle qui sert à enlever des gens.
SUR
LA BRAISE AU BRESIL
-
- Brasil difunde
sites discriminatórios
-
-
- Roberta Jansen
-
- Rio - A difusão
indiscriminada de sites racistas na Internet levou o presidente
do rabinato da Congregação Israelita Paulista,
rabino Henry Sobel, a procurar o ministro da Justiça,
José Carlos Dias, pedindo providências. "A
Internet é usada para difundir preconceitos de todos os
tipos e para incitar o ódio contra as minorias ",
disse Sobel.
- "Sugeri ao ministro
que a elaboração de uma legislação
sobre o assunto seja prioridade do governo." O rabino defendeu
a criação, a curto prazo, de uma unidade policial
especializada em crimes de alta tecnologia. A médio, disse,
seria ideal a elaboração de leis específicas.
"Finalmente, sugeri que, por iniciativa brasileira, fosse
levada à ONU a proposta de elaboração de
uma convenção internacional sobre o assunto."
[...]
- Holocausto, a Mentira
do Século
é o nome de uma das páginas. Entre suas dezenas
de artigos estão "Tráfico de Escravos: Monopólio
Judeu" e "Morreram Realmente Seis Milhões?".
A página é brasileira e, como na maioria dos casos,
não é assinada. [...]
- "Estamos buscando
esse levantamento", informou o perito criminal André
Caricatti, do setor de Crimes por Computador da Polícia
Federal. Criado há dois anos, é formado por apenas
oito especialistas em informática e seu principal objetivo
é periciar computadores apreendidos. Na avaliação
de Caricatti, a elaboração de legislação
específica não é garantia para resolver
o problema. "Pôr material na rede é o mesmo
que publicá-lo", disse. "Não importa
o meio, mas o crime praticado."
- O Estadão, 19 fev 2000.
- <http://www.libreopinion.com/revision5/jubrnet.htm>
UN
SAVON QUI NE DÉCRASSE PAS LES CERVELLES
- A l'époque où,
consulté par un de nos amis révisionnistes, Georges
Wellers avait fini par reconnaître, en 1983, que l'histoire
du "Savon juif" était "un bobard"
de la dernière guerre, une photo avait beaucoup circulé
dans les milieux révisionnistes: c'était celle
de l'entrée du cimetière israélite de Nice
où, à la droite de celle-ci, une urne monumentale
portait l'inscription suivante: "Cette urne renferme du
savon à la graisse humaine fabriqué par les Allemands
du IIIe Reich avec les corps de nos frères déportés."
Innocemment, nous croyions que cette inscription avait été
effacée depuis longtemps. Que chacun se rassure: nous
avons sous les yeux une photo prise le 25 février 2002
et l'inscription citée y figure toujours bel et bien!
Certains mythes sont indestructibles...
- Pour ceux qui les auraient
oubliés, rappelons les propos de Georges Wellers en date
du 31 août 1983: "La fabrication du savon à
partir de la graisse humaine appartient à la catégorie
des "bobards" qui circulaient déjà dans
les camps. Je l'ai entendu à Auschwitz, comme probablement
Pioro. -- Cependant il n'existe pas la moindre preuve de la réalité
de cette sinistre légende [...] il s'agit d'un produit
d'une imagination plus ou moins démentielle qui est exploité
par les néo-nazis et qui n'ajoute rien à la réalité
déjà suffisamment folle et cruelle."
Il disait "néo-nazis".
Il voulait dire "juifs".
ÉCHANGE
DE CORRESPONDANCES
- LETTRE DE N.O.N.
A LA VIELLE TAUPE
-
- Elena Nicola
- c/o Nuovoa Ordine Nazionale
- 34134 TRIESTE-I
- M. Pierre GUILLAUME
- Paris
- Trieste, le 27 novembre
2001
- Monsieur,
- Nous nous permettons de
vous adresser quelques remarques sur votre lettre ouverte du
1er septembre, dans laquelle vous suggérez que
le mouvement Fascismo e Libertà aurait l'intention
de s'approprier, éventuellement afin de l'étouffer,
le révisionnisme historique dans le seul pays européen,
l'Italie, où les activités révisionnistes
ne sont pas encore interdites par la loi.
- Votre réaction
nous a pris de court et nous a déçus, car nous
eussions cru que vous seriez plutôt enclin à saluer
les efforts désintéressés de Fascismo
e Libertà, aidé de la précieuse collaboration
de MM. Vincent Reynouard et "Guillaume Fabien", pour
rétablir la vérité historique dans notre
Europe soi-disant démocratique, où nombre de révisionnistes
ont été condamnés par les tribunaux et chassés
de leur travail pour n'avoir commis d'autre méfait que
d'exprimer des réflexions différentes de celles
qu'inspire l'histoire "officielle".
-
- Pour entrer quelque peu
dans le détail de votre texte, il me semble utile de vous
indiquer que vous êtes mal placé pour savoir combien
de personnes M. "Fabien" a pu amener au révisionnisme
(votre page 10), à moins que vous ne le suiviez de près
dans son évolution quotidienne. Pour sa part, il me fait
savoir qu'il n'a pas le souvenir d'avoir distribué quoi
que ce soit qui risquât de compromettre qui que ce fût
(libraire etc.); ainsi me vient à l'esprit la question
suivante: auriez-vous des éléments tangibles, pour
ne pas dire preuves, qui viendraient à l'appui de cette
affirmation-là ?
- Pour ce qu'il en est des
"groupes sulfureux", M. "Fabien" nous affirme
avoir adhéré quelque temps (moins d'un an) au Parti
Nationaliste Français et Européen, où M.
Reynouard lui-même avait milité auparavant. Puis,
après un passage au Front National (cinq ans) il a choisi
de collaborer avec les gens du Parti Nationaliste Français
(Militant), dont j'ai récemment eu le plaisir de
faire la connaissance et qui ne me paraissent pas des forcenés
suintant la haine et la rage.
-
- Le mot "Martiniquaise"
(p. 11) ne fut pas de M. "Fabien" mais de M. Reynouard,
qui a jugé bon de le mettre à la place de "négresse",
un vocable français, soit dit en passant, qui fut parfaitement
courant avant que notre divine ère anti-raciste ne naquît
des écumes du sillage du serpent de mer nommé "Holocauste".
- D'autre part, pour vous
répondre sur l'idée d'un Adolf Hitler qui serait
plus au goût de M. "Fabien" s'il avait été
plus radical (p. 10), il nous semble s'agir d'une attitude pleinement
justifiable d'au moins un point de vue précis : en juin
1940 Hitler laissa délibérément filer l'armée
britannique du nord de la France, par solidarité germanique
(par naïveté, en clair), et cette armée, cinq
ans plus tard,a allégrement participé à
la destruction de son pays et de son peuple, un "génocide"
que ni M. "Fabien" ni nous-mêmes n'approuvons.
Pas un simple point de détail, vous en conviendrez.
- Pour revenir à
vos arguments, Fascismo e Libertà, en participant
à l'organisation des conférences révisionnistes,
ne veut nullement s'emparer des "résultats"
de la critique historique (p. 14). Il s'agit plutôt, ici,
d'un effort concret et soutenu pour faire connaître au
grand public, et non seulement à ceux qui partagent nos
idées politiques, la vérité historique.
En outre, M. "Fabien", à ce que nous avons vu
(il a fait trois séjours à Trieste cette année),
ne peut justement être accusé de se perdre dans
des rêveries "racistes"et "fascistoïdes",
comme vous le laissez entendre (p. 1), ni d'être attiré
outre mesure par les miroirs; cela dit, il nous donne l'impression
de vouloir défendre notre race, sa civilisation et son
territoire.
-
- ***
-
- Notre mouvement, lui,
ne saurait être considéré une "menace
fasciste" (p. 4), sinon chez quelques esprits superficiels
et gauchisants, ou chez d'autres antifascistes de mauvaise foi.
- Je tiens, cependant, à
vous faire savoir mon point de vue, qui est également
celui du parti politique auquel j'adhère : Italienne,
je me dois de me servir de toutes les armes pour défendre
mon pays, pour le conserver tel que me l'ont légué
mes ancêtres, c'est-à-dire blanc et policé.
Parmi ces moyens de défense se trouve la vérité,
sous ses formes historique, biologique et autres. Vous, en revanche,
me semblez défendre les valeurs d'un monde qui n'a jamais
existé que dans la tête de certains théoriciens
dont, dit-on, feu "Léon Trotsky". Ainsi il est
entendu que nous nous trouvons en complète opposition.
- Nous n'avons donc décidément
pas la même conception du monde ni de l'homme ni, par conséquent,
de la politique. Cependant cette réelle et importante
différence d'orientation ne nous oblige pas, à
mon sens, à nous affronter en ennemis : autrement dit,
loin de moi l'idée de prétendre un instant vous
empêcher d'agir à votre guise; mais ne gênez
pas, je vous prie, la démarche que nous, militants fascistes
et révisionnistes italiens, entreprenons dans une cause
que nous tenons pour sacrée.
- REPONSE DE
LA VIEILLE TAUPE À N.O.N.
-
-
- Pierre Guillaume,
La Vieille Taupe
- le 6 février
2002
- à Elena Nicola,
Nuovo Ordine Nazionale, Trieste
- Chère Madame,
- Vous avez été
"prise de court" et "déçue"
par mon texte. Peut-être tout simplement parce que j'essayais
de voir loin.
- Toute prise de position
"négationniste", comme disent les sionistes,
expose à des déceptions de toutes sortes, pour
la simple raison que: ce n'est pas gagné! pour les raisons
que j'expose précisément dans mon texte, et mon
expérience me permet de vous prévenir que vous
vous exposez à connaître encore des déceptions
beaucoup plus sévères.
- Je ne suggère
nullement que "Fascismo e libertà aurait l'intention
de s'approprier le révisionnisme". Je prends acte
(et je m'en réjouis) du fait qu'il s'approprie certains
résultats révisionnistes, en m'inquiétant
de l'éventualité que ce fait puisse s'inscrire
dans la stratégie des adversaires du révisionnisme,
en précisant bien (page 7)Nolens, volens. Je ne
pense pas cependant que le révisionnisme puisse dorénavant
être étouffé, surtout depuis qu'il a enfin
pénétré le monde arabo-musulman, parce qu'il
est intellectuellement irréfutable. Mais je suis conscient
qu'il est politiquement si faible que ce sont encore presque
exclusivement ses ennemis qui lui assurent sa notoriété.
- Commençons par
la fin de votre lettre:
- "Nous n'avons
donc décidément pas la même conception du
monde ni de l'homme ni, par conséquent, de la politique.
Cependant cette réelle et importante différence
d'orientation ne nous oblige pas, à mon sens, à
nous affronter en ennemis : autrement dit, loin de moi l'idée
de prétendre un instant vous empêcher d'agir à
votre guise; mais ne gênez pas, je vous prie, la démarche
que nous, militants fascistes et révisionnistes italiens,
entreprenons dans une cause que nous tenons pour sacrée."
- Le fait que le mouvement
ouvrier prolétarien, dont je me revendique (bien qu'il
n'existe plus qu'à l'état de traces1 à peine perceptibles et relève
de ma part quasiment d'un acte de foi) ne partage pas avec le
fascisme dont vous vous revendiquez "la même conception
du monde, ni de l'homme ni, par conséquent de la politique"
n'est ni une découverte, ni une nouveauté2. Nous partageons cependant la commune condition
humaine, et "le révisionnisme de Rassinier et le
révisionnisme de la Vieille Taupe, tirent leurs méthodes
des règles universelles de la connaissance, ce qui permet
une collaboration avec quiconque pratique ces règles universelles,
et dans la mesure où il les pratique". Je ne vois
donc aucune objection à collaborer avec des fascistes
dans l'établissement ou le rétablissement de la
vérité historique, en pratiquant les règles
universelles de la connaissance. Je l'avais dit. Je le répète.
- Je note cependant que
la cause que vous tenez pour "sacrée", c'est
explicitement (§ précédent de votre lettre)
non pas la cause du révisionnisme historique, mais "la
défense de l'italianité de [votre] patrie pour
la conserver telle que l'ont léguée vos ancêtres,
c'est-à-dire blanche et policée". Pour servir
cette cause "vous vous devez de vous servir de toutes les
armes disponibles", dites-vous, et "Parmi ces moyens
de défense se trouve la vérité, sous ses
formes historique, biologique, et d'autres". Fort bien.
En ce qui concerne la vérité sous ses formes biologique
et autres, je suis incompétent. En ce qui concerne la
vérité sous sa forme historique, je suis compétent.
- Le révisionnisme
historique ne peut que constater que la diabolisation excessive
(et même délirante) dont le fascisme historique
a été et continue d'être l'objet repose sur
des falsifications de la propagande antifasciste, et sur une
instrumentalisation abusive et perverse d'un prétendu
antiracisme.
- Dans l'éditorial
du n/12 et dernier de La Vieille Taupe j'écrivais
ceci: "On connaît aussi le rôle que joue la
mythologie de l'holocauste dans l'idéologie antiraciste,
qui sert à culpabiliser et à désarmer tous
les Européens face à une immigration utilisée
par les pouvoirs mondialistes pour briser les résidus
de résistance nationale". Cela, c'est un fait. Et
d'aucuns ressentent l'immigration massive particulièrement
en provenance d'Afrique noire et d'Afrique du nord, de populations
qui conservent une forte identité nationale ou culturelle
qui s'exprime au travers d'une identité religieuse musulmane
réaffirmée, comme une menace pour leur propre identité
au point de faire de la lutte contre l'immigration le centre
de leurs préoccupations. Dans cette perspective il est
clair, à la fois que les résultats révisionnistes
de la recherche historique viennent détruire la mythologie
de l'Holocauste jusqu'ici instrumentalisée contre eux,
et que le sionisme, qui a été jusqu'ici le principal
promoteur de l'Industrie de l'Holocauste (selon l'excellente
formule de Norman Finkelstein) et qui possède une longue
tradition d'instrumentalisation de l'antiracisme et de l'immigration
à son profit3, devient par le fait même
leur propre ennemi. Fort bien.
- Mais imaginons maintenant
que par impossible, survienne un attentat terroriste tout à
fait inattendu4 et parfaitement médiatisé,
qui donne l'occasion aux sionistes de prendre la tête et
le contrôle de la lutte internationale contre le terrorisme,
pour laquelle les sionistes avaient depuis quelques années
déjà proclamé et proposé leur expertise5.
- Imaginons enfin que
dans cette nouvelle situation ainsi créée, les
sionistes proposent dans le cadre des nécessités
de la lutte anti-terroriste les mesures de lutte idéologiques
contre l'Islam et les mesures de contrôle de l'immigration
africaine qu'ils avaient jusqu'alors refusés au nom de
la défense des droits de l'Homme. Imaginons au surplus
que les immigrés musulmans puissent être suspectés,
sinon d'être, au moins d'être susceptibles de pouvoir
devenir, des supporters du révisionnisme historique! Alors
le révisionnisme historique cesserait de constituer une
arme bien utile dans la défense de la cause "sacrée"
qui vous préoccupe. On peut même penser qu'un certain
nombre de vos amis d'extrême-droite seraient conduits à
penser que les nécessités impérieuses de
la lutte contre "le danger principal" (l'immigration
africaine musulmane, selon eux) justifieraient que soient mises
entre parenthèses les vérités historiques
susceptibles de blesser inutilement la susceptibilité
du nouvel allié sioniste qui ne verra pour sa part aucun
inconvénient à endosser la défense d'une
italianité blanche et policée dont il se chargera
d'ailleurs de préciser le contenu!
- Sont-ce là des
élucubrations de la Vieille Taupe?
- Mais c'est, mutatis
mutandis, à peu de chose près ce qui est en
train de se passer en France avec une partie de l'extrême-droite,
et en particulier avec le MNR de Bruno Megret, qui a renoncé
non seulement à la défense du révisionnisme
historique, mais même à la défense du principe
de la liberté d'expression et de la liberté de
recherche en histoire, afin de ne fâcher personne et de
ne pas mettre la puce à l'oreille de qui vous savez. La
priorité donnée aux "nécessités"
de la lutte contre l'Islam et l'immigration musulmane a conduit
à faire ce "sacrifice". Et Bruno Megret a su
trouver soudain pour évoquer les victimes du bombardement
de New-York des trémolos ridicules et politiquement corrects
communs à toute la classe politique, Robert Hue et Arlette
Laguiller compris.
- Le même processus
est en train de se développer aux Etats-Unis, où
une bonne partie de l'extrême-droite raciste se rapproche
du sionisme dans la prétendue "guerre de civilisation"
dans laquelle celui-ci voudraient nous entraîner, et dans
la défense de l'"Amérique blanche". Bon
nombre de "White supremacists" américains, traditionnellement
"antisémites", sont en train de découvrir
que leur identité sacrée est beaucoup plus menacée
par les Noirs et les arabo-musulmans américains, que par
les juifs.
- De façon prémonitoire,
mon texte, pourtant daté du 9 septembre 2001 (J 2) se
terminait par le paragraphe suivant:
- "Et d'autant plus
que le sionisme, dans ses tendances les plus extrêmes,
faisant en cela retour à ses origines racistes et colonialistes,
ne va pas tarder à rechercher l'alliance des bellicistes
de toutes tendances qui voudraient un affrontement guerrier
avec le monde arabe [j'aurais dû écrire arabo-musulman]".
- Il n'a pas tardé,
en effet.
- Autrement dit, il y
a loin de la coupe au lèvres, et l'histoire et la politique
réservent des surprises.
- Mais notez bien que
je n'attribue pas ce genre de palinodies à la "méchanceté"
des fascistes. Ces palinodies sont communes et universelles en
politique. Le même genre de débats existent aujourd'hui
dans le monde arabo-musulman autour du révisionnisme historique,
entre ceux qui cherchent d'abord à savoir si les thèses
historiques révisionnistes sont exactes et véridiques,
et ceux qui s'interrogent pour savoir si elles peuvent être
utiles ou néfastes à leurs projets et entreprises
particulières, en tenant compte du rapport des forces
internationales (ou plutôt des analyses qu'ils en font).
Certains musulmans notamment, qui partagent en gros les analyses
révisionnistes concernant la deuxième guerre mondiale,
s'inquiètent déjà de l'usage qui pourrait
être fait de la méthode révisionniste appliquée
aux fondements historiques de leurs propres croyances. D'autres
font un raisonnement analogue à celui qui est attribué
à Henri IV, et se disent que la création d'un Etat
palestinien vaut bien la reconnaissance du génocide-holocauste-shoah,
de même que "Paris valait bien une messe".
- Mais il s'agit là,
vous en conviendrez, d'un autre chapitre.
- "Notre mouvement
ne constitue en aucun cas une "menace fasciste", sinon
pour quelques esprits superficiels gauchisants et antifasciste
de mauvaise foi."
- Ou bien les mots n'ont
aucun sens ou bien votre mouvement constitue un mouvement fasciste.
Cela que l'on soit de bonne ou mauvaise foi, superficiel ou gauchisant,
antifasciste ou pas. Je suis bien d'accord qu'il ne constitue
pas une "menace", pour la raison que les conditions
pour que cette "menace" devienne crédible n'existent
pas. La menace fasciste est un fantasme mis en spectacle et instrumentalisé
par les vainqueurs dès que leur gouvernance est contestée.
Ce qui menace réellement, ce sont des régimes de
plus en plus totalitaires, intolérants, appuyés
sur l'idéologie démocratique et sur l'antifascisme,
et couronnés spirituellement par la nouvelle religion
de la shoah, qui permet tout et excuse tout. Ce qui menace réellement
les "démocraties occidentales", c'est, sous
couvert de lutte contre le fascisme et contre le terrorisme,
l'instauration d'un fascisme juif. Le reste n'est que poudre
aux yeux.
- Comprenez donc bien
que je ne reproche pas à Fascismo e Libertà de
s'approprier les résultats des travaux révisionnistes.
Au contraire, je m'en réjouis. Mais je mets en garde Vincent
Reynouard, dont je rappelle tout le bien que je pense de lui,
contre le risque de surévaluer l'importance et les conséquences
de ce fait, dont je persiste à dire qu'il pourrait bien
s'inscrire dans une stratégie des ennemis du révisionnisme.
Je donne des arguments et des exemples auxquels vous ne répondez
que par la réaffirmation de vos bonnes intentions révisionnistes,
mais vous ne répondez pas à la description que
je fais de comportements que je juge négatifs. L'enfer
est pavé des meilleurs intentions, et les exemples de
manipulations policières et étatiques d'organisations
d'extrême-droite abondent. Ces jours-ci encore la presse
évoquait le cas du NPD en Allemagne, contre lequel est
engagée une procédure d'interdiction devant la
Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Un dirigeant, convoqué
par cette Cour s'est révélé être un
agent infiltré, et l'on évoque une centaine de
cas semblables, dans le seul NPD!
- Et encore, dans cette
affaire, la seule chose qui me surprenne vraiment, c'est que
cette information, pour une fois, ait filtré dans la presse.
Mais rassurez-vous. C'est exactement la même chose à
l'extrême gauche, et tout le monde sait maintenant ce que
la Vieille Taupe savait depuis toujours, que le parti communiste
américain était composé de plus de 50% d'agents
du FBI.
- Ne pas le savoir expose
à bien des déconvenues.
- Mais si vous m'aviez
bien lu, vous auriez vu que je ne reproche pas à Guillaume
Fabien de faire du révisionnisme. Je lui reproche de n'en
faire pas assez et de ne s'intéresser aux résultats
de la recherche historique que dans la mesure où ces résultats
sont susceptibles de servir ses passions qui elles-mêmes
ont d'autres origines qu'il ne m'appartient pas de discuter.
Et je lui reproche de falsifier l'histoire du révisionnisme
lui-même, en occultant le rôle séminal de
Rassinier et de la Vieille Taupe.
- En ce qui concerne son
comportement, je suis au contraire très bien placé
pour savoir qu'il n'a jamais amené personne au révisionnisme.
Tout au plus a-t-il peut-être convaincu des gens qui partageaient
déjà ses conceptions fascistes et racistes, de
l'intérêt qu'il pourrait y avoir à promouvoir
certains résultats dus à la recherche révisionniste6. Ce qui n'est pas tout à fait la même
chose.
- En ce qui concerne les
tracts et documents divers d'un antisémitisme obsessionnel
diffusé par Guillaume Fabien, c'est évidemment
une question d'appréciation. Mais il se trouve que même
quand ces documents contiennent des informations factuelles avec
lesquels je pourrais être d'accord, ils ont une agressivité
formelle et une facture antisémite tellement connotée
qu'ils ne peuvent contribuer qu'à conforter les uns et
les autres dans leurs préjugés et même contribuer
à déconsidérer aux yeux des lecteurs les
informations factuelles exactes qu'ils contiennent. Par contre,
et le silence de votre lettre sur ce point le confirme, il n'a
jamais diffusé le moindre document émanant de La
Vieille Taupe et signé par elle, ce qui, compte tenu de
l'importance, du nombre et de la qualité, de l'efficacité
révisionniste de la plupart de ces documents, constitue,
pour un révisionniste en France, une véritable
prouesse, et pourrait dénoter une volonté constante
d'occulter le rôle de la Vieille Taupe plus forte que celle
de promouvoir la vérité historique.
- Ce qui constitue une
falsification de l'histoire
- A l'appui de mes affirmations,
outre les multiples mel dont Guillaume Fabien abreuve ses correspondants,
en témoignent deux tracts dont je vous joins photocopie.
- En ce temps-là,
la tension était très forte autour de la librairie
roumaine qui avait été l'objet de plusieurs agressions
graves. Je remarquais cependant une nette augmentation de regards
hostiles ou gênés à mon égard dans
le quartier (j'habite à coté de cette librairie
où je me rends souvent) de la part de gens qui d'habitude
faisaient preuve de plus de sérénité ou
de compréhension à mon égard. J'ai fini
par en découvrir la cause. Deux tracts de facture antisémite
avaient été distribués dans le quartier.
L'un à l'en-tête de la librairie roumaine, l'autre
apparemment signé GRECE. 99-103 Rue de Sèvres,
75006 PARIS. Tél. : 01 40 24 19 50. La librairie roumaine
ni le GRECE n'y étaient pour rien!
- Et j'en étais
venu à craindre qu'il ne s'agisse d'une provocation sioniste
destinée à préparer une nouvelle agression,
de façon à ce que même les personnes du quartier
les plus susceptibles de me manifester leur solidarité
(qui font bien la différence entre le révisionnisme
historique et l'antisémitisme) ou tous ceux qui auraient
pu protester, en viennent à penser que finalement, si
nous étions agressés une fois de plus, nous n'avions
que ce que nous avions bien cherché.
- Finalement, il n'y eut
pas de nouvelle agression, mais lorsque je m'indignais auprès
d'un ami arabe du quartier qu'il ait pu croire un seul instant
que j'aurais pu avoir le moindre rapport avec de tels tracts,
il me répondait : "Ah bon! J'aime mieux ça.
Mais c'est le type qui était avec toi l'autre jour qui
les distribue". J'étais effectivement passé
quelques jours plutôt chez ce photocopiste en compagnie
de Guillaume Fabien!
- Et, pour clore notre
aimable échange, mon épouse est une "négresse".
C'est indiscutable, et notez bien que cela n'empêchera
absolument pas mes ennemis de me dépeindre en raciste
épouvantable, et cela ne m'a pas empêché
d'être poursuivi, au nom de la loi dite antiraciste par
des associations telles que le MRAP, la LICRA, la Ligue des droits
de l'Homme, et parfois condamné par la justice française,
ce qui, vous en conviendrez, est plus fort que le Roquefort!
- Mais figurez-vous que
j'avais été, dès l'origine, averti par un
ami que la version italienne de l'exposé de Guillaume
Fabien parlait de "négresse" et non pas de "martiniquaise".
Et j'avais bien compris que Vincent Reynouard avait eu la délicatesse
de falsifier la version qu'il publiait, pour la bonne cause.
J'avais cru bon de faire comme si je ne l'avais pas deviné.
- Vous avez tout à
fait raison, soit dit en passant, au moins sur un point: le mot
négresse, féminin de nègre, était
d'un usage courant. Il a pris une acception péjorative
pour des raisons historiques complexes, et ceux des Noirs qui
sont bien dans leur peau ne s'en offusquent plus. Nègre,
négresse, et alors! Chaque groupe humain dénomme
l'altérité d'un autre groupe humain. L'adjectif
substantivé : "Blanc" peut lui aussi être
prononcé avec agressivité. Tout comme le vocable
"Nègre", ou "Noir", le vocable "Blanc"
peut certes être employé de façon péjorative
et volontairement blessante. Ils peuvent être employés,
l'un comme l'autre, de façon amicale7
par des Antillais par exemple. Et ils le seraient beaucoup plus
sans la pression de l'idéologie antiraciste et politiquement
correcte et l'activité perverse des ligues de vertu. "Négresse"
peut-être dit amoureusement comme il peut être dit
agressivement, comme il peut être parfaitement neutre.
Il était employé spontanément sans aucune
connotation péjorative dans les milieux populaires avant
qu'ils ne soient rééduqués par les médiats.
Je pourrais en donner une multitude d'exemples et raconter forces
anecdotes. Mais cet emploi naïf ne me parait justement pas
être celui de Guillaume.(Fabien).
- Cela dit, il n'y a pas
de quoi fouetter un chat.
- Les Noirs aussi utilisent
toutes sortes de substantifs pour désigner les Blancs.
Les "petits suisses", les "camemberts", les
"fromages blancs", en usage courant dans la banlieue
parisienne. Aux Antilles françaises, on dit plutôt
les "zoreilles". Cela tient au fait que les Blancs
ont le pavillon des oreilles beaucoup plus développé
et décollé que les Noirs, qui trouvent cela plutôt
laid et comique, eux qui ont, au contraire, de petites oreilles
très fines.
- Il est donc parfaitement
vain, injuste, unilatéral, de vouloir criminaliser, comme
le font les idéologues "antiracistes8" l'usage de certains mots au travers desquels
les groupes humains pensent et disent leurs différences.
On aboutit même à un racisme anti-blanc parfaitement
odieux et totalitaire lorsque des idéologues peuvent impunément
traiter quiconque ne se soumet pas à leur magistère
de fasciste, de raciste, d'antisémite, de lepeniste, avec
tout ce que ces mots véhiculent de nos jours dans la tête
de ceux qui les emploient péjorativement. Ce sont dans
la pratique et dans la France subjuguée des injures beaucoup
plus effectives et potentiellement meurtrières que nègre
ou négresse. Au surplus les exemples historiques abondent
où des vocables utilisés de façon péjorative
sont ensuite assumés et revendiqués par ceux qui
en étaient l'objet, et qui témoignent ainsi qu'ils
s'émancipent eux-mêmes du système de valeur
dans lequel le vocable était péjorant, ce qui constitue
le premier pas de leur émancipation.
- Pour l'ensemble de ces
raisons, et pour quelques autres, j'ai décidé,
en tant que nègre par alliance, de ne pas relever l'intention
injurieuse que constitue l'emploi par Guillaume Fabien et par
vous-même du vocable "négresse", qui me
semble plutôt dérisoire et ressemble au cas de l'enfant
qui croit s'affirmer et affirmer son autonomie en s'exerçant
à dire des "gros mots".
- Permettez-moi maintenant
de m'interroger, non plus en tant que nègre par alliance,
mais en tant que révisionniste.
- Etait-il opportun, était-il
intelligent, même d'un point de vue "politique",
pour Guillaume Fabien, d'utiliser le mot "négresse"?
Et dans ce cas quelle est la "politique" que cet emploi
dénote? Etait-il opportun de donner des verges pour se
faire battre, et de se conformer si exactement à l'image
"raciste" que les sionistes voudraient donner du révisionnisme,
pour une maigre satisfaction d'amour propre, et se persuader
soi-même qu'on ose encore utiliser des "gros-mots"
en dépit des diktats antiracistes de l'idéologie
dominante de l'époque, c'est-à-dire l'idéologie
de la classe dominante.
- Pour ma part, cet emploi
par Guillaume Fabien ne dénote qu'un manque de maturité,
un manque d'intelligence, une faute stratégique, au moment
où le révisionnisme est attaqué et menacé
de toute part, et très précisément au moment
où le mouvement sioniste, particulièrement inquiet
de voir le révisionnisme faire une percée dans
le monde arabo-musulman mais aussi chez les Noirs américains
et africains9, voudrait imposer l'idée,
comme seul argument qui lui reste, que le révisionnisme
ne concernerait que les nostalgiques du fascisme. Alors
que la vérité est qu'il concerne aussi les
nostalgiques du fascisme et que le mouvement révisionniste
comporte beaucoup, parmi ceux qui rament réellement, de
chercheurs qui ne sont nullement des nostalgiques de quoi que
se soit ayant existé.
- Vous écrivez
d'ailleurs (fin de l'avant dernier paragraphe)
- "Vous, en revanche,
semblez défendre les valeurs d'un monde qui n'a jamais
existé que dans la tête de certains théoriciens.
Il est donc entendu que nous nous trouvons en opposition l'un
à l'autre".
- Vous avez mille fois
raison: Je suis nostalgique d'un monde à construire, et
je vous reproche d'être nostalgique d'un monde qui n'a
que trop existé, et dont je pense qu'il n'était
dans les faits pas très différent du monde dans
lequel nous survivons. Je pense que le monde à construire,
qui n'existe que dans ma tête, devrait être basé
sur la possibilité pour chacun d'affirmer sa propre identité
individuelle et collective, et donc sur le respect de
l'identité individuelle et collective des autres dans
leur altérité10. Je pense que le non respect
de l'autre dans son altérité dénote une
faille dans sa propre identité11.
- La seule valeur universelle
à laquelle la vieille taupe soit irréductiblement
attachée existe, ainsi que son contraire, le mensonge,
depuis l'origine du langage humain. C'est la vérité.
Non pas la Vérité métaphysique, mais la
simple vérité matérielle des faits, la vérité
vérifiable, avec en filigrane cette idée peut-être
naïve que la recherche de la simple vérité
matérielle, la grossière vérité scientifique,
est la plus susceptible d'approcher asymptotiquement de la Vérité
métaphysique, qui doit rester inaccessible pour continuer
à Être, ce qui permet de réconcilier Karl
Marx (" La vérité est révolutionnaire!")
et Saint Jean (" La Vérité vous rendra libre!")
sans aucun compromis12.
- Ne faisant aucun compromis,
la vieille taupe ne demande à personne d'en faire. C'est
pourquoi le Nouvel Ordre Mondial (NOM) qui n'existe que dans
la tête de la vieille taupe devra être construit
selon moi, selon des méthodes entièrement nouvelles
qui répudient la méthode par laquelle se sont construits
tous les ordres mondiaux antérieurs, qui reposaient sur
le triomphe successif et transitoire d'impérialismes concurrents
- Mais cela ferait sortir
de notre sujet actuel.
- Pour le moment, comme
vous le dites très bien, "cette réelle et
importante différence d'orientation ne nous oblige pas
à nous affronter en ennemis", et puisque j'apprends
que votre mouvement organise une nouvelle Conférence internationale
sur le révisionnisme historique à Trieste les 25
et 26 mai prochain, je vous informe que je suis tout disposé
à y participer. Si le sujet n'a pas été
déjà prévu par un autre conférencier,
j'aimerais parler du rôle de Pie XII dans l'histoire, et
de "L'opération Vicaire", auquel la sortie du
film de Costa Gavras va redonner actualité dans les jours
qui viennent. Sinon je pourrais faire un exposé intitulé
"psychanalyse de l'antilepenisme".
- Veuillez agréer,
chère Madame, l'expression de mes meilleures salutations.
- P. Guillaume
- Le 6 février
2002. L'an prochain à Aelia Capitolina
1. Qui elles-mêmes ne sont
généralement perçues qu'au travers de ses
déformations et récupérations monstrueuses
que sont la social-démocratie, le stalinisme, les diverses
variétés de "gauchisme", le tiers-mondisme,
et la décomposition soixante-huitarde.
-
- 2.
Les courants prolétariens radicaux ont été
persécutés aussi bien par le fascisme que par l'antifascisme,
qui ont collaboré dans cette répression (voir Boris
Souvarine, Serge Bricianier, <