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Liste des numeros de la nouvelle série,

numéro 7 (avril 2002)...


Le Courrier des Incrédules

Conseils de révision


Actualités d'avril 2002

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UN SPECTRE

 

 
Le révisionnisme les hante
 
Dans Le Monde du jeudi 21 mars 2002, on relève :
1. A la page 8, un article intitulé : "En Corse, Jean-Pierre Chevènement compare les 'indépendantistes' à des 'révisionnistes'. Dans le corps de l'article, il est dit que Chevènement a lancé: "Les indépendantistes sont des révisionnistes qui veulent réviser notre histoire commune" ;
2. A la page 18, dans la rubrique "Précisions", on précise que, si Günter Grass qualifiait récemment le chancelier Schröder et se qualifiait lui-même de "révisionniste", c'était dans le sens que ce mot se trouve avoir "par opposition au marxisme pur et dur" et n'avait rien à voir avec "la négation de la Shoah";
3. A la même page 18, dans l'éditorial sur "Le Net et la rumeur", le journal traite de la rumeur selon laquelle aucun avion ne se serait écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. On lit : "Cette thèse ne saurait être prise comme une hypothèse parmi d'autres: elle est tout simplement révisionniste, affirmant que l'histoire réelle que décrivent les médias et sur laquelle agissent les politiques n'est qu'un récit factice, totalement fabriqué et inventé";
4. A la page 23, dans un "portrait" de Thierry Meyssan, on rappelle que ce dernier et ses amis parviennent "en 1996, à diffuser la lettre de soutien de l'abbé Pierre à Roger Garaudy, alors que ce dernier propose d'ouvrir le débat sur l'histoire de la Shoah aux auteurs négationnistes".
On note que ces révisionnistes qui hantent à ce point les esprits n'ont jamais le droit à la parole, en particulier dans Le Monde, journal oblique.
Robert Faurisson 21 mars 2002

LES ENNEMIS DE LA CONNAISSANCE

Claude Courouve vient de publier "La Connaissance ouverte et ses ennemis".

Claude Courouve, philosophe indépendant, avait défendu Robert Faurisson à l'Union des Athées lors de la première tentative d'exclusion; il a ensuite écrit un article méthodologique dans les Annales d'histoire révisionniste (1987) et un second dans la Revue d'histoire révisionniste (1991); il fait campagne contre la loi Gayssot mais récuse aussi le "cause toujours" démocratique en demandant que l'on prenne la peine de répondre aux révisionnistes.

Il vient de publier en auto-édition un opuscule de 50 pages, "La Connaissance ouverte et ses ennemis", qui traite en six parties du statut historique de la connaissance en relation avec les libertés d'information et d'expression; la question révisionniste est une des toiles de fond de sa pensée, notamment dans le chapitre IV. L'ouvrage est disponible en version papier et en version électronique (word 2000).

Bon de commande et catalogue détaillé à demander à:

<Ccourouve@aol.com>

TAPER AU PORTE-MONNAIE

Voir notre dossier sur le procès Irving.

L'historien révisionniste britannique
 
David Irving déclaré en faillite
 
La Haute Cour de Londres a déclaré en faillite lundi l'historien révisionniste britannique David Irving, pour n'avoir pas réglé à la maison d'édition Penguin les sommes qu'il lui devait après avoir été débouté en appel. Cette mise en faillite ouvre la voie à une éventuelle saisie des biens de David Irving. "Notre client a été très patient, mais il était clair qu'Irving n'allait pas s'acquitter de la première somme de 150.000 livres (240.000 euros) au titre des frais de justice, une fraction du total des frais" de 2,4 millions de livres (3,84 millions d'euros), a déclaré l'avocat représentant Penguin, Mark Bateman. "Les conséquences financières de ses poursuites en diffamation étaient évidentes depuis longtemps", a-t-il ajouté.
Au printemps dernier, M. Irving avait engagé des poursuites contre l'historienne américaine Deborah Lipstadt, qui l'avait accusé de nier l'Holocauste dans un livre paru en 1994. Le 11 avril 2000, l'historien britannique avait été débouté au terme du premier procès du révisionnisme jamais mené en Grande-Bretagne, où le négationnisme ne constitue pas un délit. La Haute Cour de Londres avait alors confirmé les accusations de Mme Lipstadt, affirmant que le biographe de Josef Goebbels, chef de la propagande nazie, était "négationniste", "antisémite" et "raciste". David Irving, avait ensuite fait appel, mais le 20 juillet dernier les juges avaient approuvé le précédent jugement, selon lequel Irving "peut être décrit comme un négationniste".
AFP, 5 mars 2002

POINT D'ARGENT, POINT DE SUISSE

On 14 March 2002 Fredrick Töben briefly appeared in the Federal Court, Adelaide, before Her Honour, Justice Branson. It was a video directions hearing with the judge and Jeremy Jones's legal team physically present at the Federal Court in Sydney. Although the alleged deed was committed in Adelaide, Jones insists that the trial be held in Sydney, thereby imposing more costs on Töben.
After hearing that the Applicant never received a copy of Töben's Defence papers, the judge expressed her displeasure at finding the Defence papers had not been properly filed. She even asked Töben whether he was not tertiary educated. Töben's claim, that he cannot find a legal person to handle the matter "for fear of the Jews", was brushed aside. Then she found that the matter be held in abeyance and that either side is free to reactivate it by filing a notice of motion. Then without the customary asking either side "Is there anything else?" she rose and stormed out the court. This description comes from an observer who witnessed the hearing in Sydney.
Adelaide Institute's Internet website front page displays the 'Offer of Settlement', together with this comment:
It has been over a month now, and the only response from the Jeremy Jones´ (on behalf of Australian Jewry) camp has been for their case against Dr Töben to lapse into abeyance! Prove the order, the number, and the weapon, and we will apologise!
Adelaide Institute newsletter, 155, ISSN 1440-9828, April 2002 . (Extract)

<http://www.adelaideinstitute.org>

UNE SUISSE EN VOIE DE NORMALISATION

 

Le tribunal suisse dissout l'association révisionniste Vérité et Justice
 
 
Châtel-St-Denis. Le Tribunal civil de la Veveyse a entendu la requête du Ministère public. Le comité de V&J dénonce l'absence de liberté d'expression.
 
 
par Monique Durussel
 
Hier, le Tribunal civil de la Veveyse a eu droit à un public inhabituellement nombreux. Il entendait deux membres du comité de l'association Vérité et Justice (V&J), fondée en 1999 et basée à Châtel-Saint-Denis. Celle-ci, sous le coup d'une demande de dissolution et de dévolution de sa fortune à l'Etat de Fribourg, en raison de la poursuite de ses activités de publication et de diffusion, a pu compter sur ses membres et sympathisants. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour soutenir René-Louis Berclaz, secrétaire de V&J, et Philippe Brennenstuhl, son vice-président, V&J étant par ailleurs sous le coup d'autres actions en justice (La Liberté du 11 décembre 2001).
Le président du tribunal Michel Morel a posé aux deux responsables de V&J une série de questions à propos du contenu du périodique diffusé. René-Louis Berclaz a bien tenté, dans un premier temps, de renvoyer le tribunal au mémoire de défense de l'association (voir ci-dessous), mais il a fini par confirmer que V&J a pour buts d'aider les révisionnistes victimes de persécutions et réclame l'abrogation de l'article 261bis du Code pénal suisse. Il a notamment admis que treize numéros du périodique de V&J ont été diffusés jusqu'à ce jour "pour relater des faits de société susceptibles d'intéresser les destinataires du journal". Il a également admis le caractère révisionniste des autres brochures et tracts diffusés par V&J à un nombre de membres évalué entre 200 et 600.
V&J persiste et signe
A titre personnel, René-Louis Berclaz reconnaît être révisionniste et conteste le génocide juif de la Deuxième Guerre mondiale. Pour lui, l'Holocauste "est une désignation biblique utilisée pour abuser les peuples et servir les intérêts de l'Etat d'Israël". Il dénonce notamment l'immense influence du Congrès juif mondial et justifie des qualificatifs discutables à l'égard de Ruth Dreifuss ("cette juive") ou encore Simone Veil ("la gazée") lus dans le périodique de V&J par le président Morel.
Philippe Brennenstuhl se rallie aux déclarations du secrétaire de V&J et justifie la création de l'association "parce qu'on ne peut débattre des chambres à gaz librement en Suisse puisque la loi l'interdit": "Que les juifs vivent leur vision du monde, d'accord, mais qu'ils nous l'imposent et que des Suisses bon teint - francs-maçons et membres de clubs-services - adhèrent à cette vision internationaliste dans un souci d'autopromotion sociale au détriment de la patrie et de la famille, je ne l'admets pas", a entre autres lancé le vice-président.
La liberté a des limites
Pour Me Fabien Gasser, substitut du procureur, "les atrocités de la Seconde Guerre mondiale ne doivent plus se reproduire, même si le temps passe et que les jeunes générations peuvent être sujettes au doute. Le danger des thèses révisionnistes, c'est que, répétées, elles sèment le doute. En ce sens, V&J est dangereuse et viole bien l'article 261bis du Code pénal et l'Etat continuera d'intervenir quand cela sera nécessaire".
Le jugement d'hier dissout l'association V&J dont les membres ne semblaient cependant nullement vouloir baisser les bras en sortant du tribunal.
La Liberté (Suisse), 7 mars 2002

 

Une loi prétendue liberticide
 
Vérité et Justice (V&J) joue la conscience contre le droit et se pose en victime d'une loi liberticide, adoptée sous la pression de lobbies pour empêcher la diffusion d'idées gênantes pour ses promoteurs.
Pour l'association, l'article 261bis du Code pénal (qui réprime notamment la négation des génocides et la propagation d'idéologies visant à discriminer des personnes ou des groupes pour leur appartenance ethnique ou religieuse) "n'a pas fait l'objet d'un véritable débat public et contradictoire". Sous prétexte de défendre la dignité humaine, on a limité des droits fondamentaux (spécialement la liberté d'expression) jusqu'à les vider de leur substance, estime V&J. Pour les têtes pensantes de l'association, l'atteinte "arbitraire" portée par l'article 261bis du Code pénal à leur liberté va à l'encontre de l'intérêt public. "En voulant interdire V&J, le Ministère public fribourgeois veut priver les révisionnistes du droit de s'exprimer", affirme le mémoire de défense de l'association, qui crie à l'abus de pouvoir. L'association voit la preuve de la censure dont elle est victime dans le fait qu'elle n'a jamais reçu de réponse du conseiller fédéral Adolf Ogi, chef du Département fédéral de la défense, lorsqu'elle lui a demandé des comptes sur une collaboration militaire et paramilitaire entre la Suisse et Israël.
Plus sérieusement, V&J estime que l'on ne peut pas la dissoudre en tant qu'association pour des agissements individuels des membres de son comité et demande que la procédure civile soit suspendue jusqu'à droit connu sur la procédure pénale ouverte contre ses animateurs. Et elle conclut, si l'association est déclarée illicite et dissoute, à ce que son patrimoine ne soit pas confisqué par l'Etat, mais rendu aux donateurs, qui n'ont pas à être sanctionnés pour les actes du comité de l'association.
AR
ATTENTION! On nous prie de mentionner que l'adresse de cette courageuse association V&J est toujours en service! (Association Vérité & Justice, Case postale 355, CH-1618 Chatel Saint Denis, Suisse).

 

 

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LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES
(suite)

 

 

UN ASSASSIN SANS COURAGE

 
"Savoir, c'est aussi se souvenir"
 
 
Vidal-Naquet: Le défaitiste de la mémoire
 
Lyon. L'historien Pierre Vidal-Naquet a fait, il y a quelques jours, une halte à Lyon pour parler de "la pseudo-science des négationnistes" dans le cadre des conférences "Savoir, c'est aussi se souvenir", organisées par la Maison d'Izieu et le Centre des Humanités de l'INSA.
Auteur des Assassins de la mémoire, ouvrage paru en 1987 dans lequel il condamnait le révisionnisme, Pierre Vidal-Naquet s'offusque de voir, aujourd'hui encore, se pérenniser une telle gangrène "qui érige le mensonge en principe". Conscient que le négationnisme français est particulier en ce qu'il est incarné par des dépositaires issus d'extrême droite et de l'ultra-gauche, il s'évertue à trouver la bonne formule pour éradiquer cette falsification de l'histoire fomentée par des groupuscules qu'il apparente à des sectes. Les débats, les procès, il ne semble plus y croire; trop de barrières s'érigent pour qu'ils puissent trouver une issue favorable: "Je pourrais volontiers tuer Faurisson, mais je ne le poursuivrai jamais en justice", avoue-t-il quelque peu désabusé.
Seule l'histoire, savamment entretenue par les historiens, peut être l'antidote du négationnisme qu'il préconise: "Il faut décortiquer les textes, les archives. Des documents comme 'l'Agenda d'Himmler' est très intéressant. Certes, l'histoire n'est pas une science pure car elle repose sur le texte mais la vérité historique ne doit jamais être mise au service d'une cause. L'historien doit travailler sans passion et hors du champ politique." [Que ne s'applique-t'il à lui-même une aussi sage remarque ...)
Et de poursuivre sur ses certitudes d'historien: "Les Juifs transformés en savon, nous n'en avons aucune preuve; le roi du Danemark qui aurait menacé de porter l'étoile jaune comme les Juifs danois, c'est faux mais il est vrai que le souverain a permis à beaucoup de ses concitoyens juifs de rejoindre la Suède." Quant à la transmission de la mémoire de la Shoah, Pierre Vidal-Naquet semble assez pessimiste et prédit une lente banalisation, une prédiction quelque peu outrancière de la part d'un historien: "Un jour viendra où toutes ces questions seront abordées avec une même simplicité et un même détachement que pour les réformes de Périclès ou les batailles de Napoléon. Mais ce n'est pas pour tout de suite. Je ne connaîtrai sans doute pas ce temps." [Mais si, mais si...]
Frank Bensaid.
Actualité juive, mars 2002.

UNE LOQUE

PVN a raté sa conférence. A trouvé mon article sur sa table de conférencier. L'a mis dans sa poche. Loque hoquetante. Aucun ordre, aucun plan. De la charpie. A codé et surcodé. N'a pas parlé des télégrammes. Trois intervenants. Les deux juifs ont déploré l'expansion du révisionnisme, notamment chez les Arabes et l'un d'entre eux s'est déclaré déçu de n'avoir pas trouvé chez le conférencier une méthode pour répondre aux négateurs. Le troisième (FN) a attaqué bille en tête sur la prétendue chag d'Auschwitz. Conan a dit : Tout y est faux ! Réponse de PVN : Conan n'a pas pu dire cela; je le connais bien. Réplique : Si! Il l'a dit :"Auschwitz : la mémoire du mal", L'Express, 19-25 janvier 1995, p. 68. Le FN virulent, repartant à l'attaque, salle houleuse mais il a maintenu le cap. PVN en capilotade. La presse n'a rien rapporté de la conférence elle-même. Le lendemain, un article du Progrès (27 février) : "En France, les actions en justice n'ont pas apporté grand-chose." "Je pourrais volontiers tuer Faurisson mais ne le poursuivrai jamais en justice" et "Lyon II où Faurisson a été imposé par le ministère".
Un assistant

 LOQUE DEUX

 Mémoire : Vidal-Naquet a-t-il trahi ?

 
Quelques jours avant que la Communauté et plusieurs associations étudiantes (Hippocampe, UEJF) ne protestent le 7 mars dans la capitale des Gaules contre la remise de la " légion du déshonneur " accordée (sur " avis très favorable " de Jack Lang) à Gilles Guyot, [voir ci-dessous] président de l'université Lyon-III réputée révisionniste, le révisionnisme s'était manifesté dans toute son horreur à Lyon.
" Les juifs transformés en savons, nous n'avons aucune preuve (1) ; le roi du Danemark qui aurait menacé de porter l'étoile jaune, c'est faux... " De qui, ces propos "négationnistes" ? De Pierre Vidal-Naquet qui, invité à Lyon pour y disserter sur "la pseudo-science des négationnistes", a si cruellement déçu ses auditeurs que, rendant compte de cette conférence, Actualité juive n'hésite pas à traiter en titre l'historien de " Défaitiste de la mémoire ". Il est vrai que Vidal-Naquet ne "semble plus beaucoup croire aux procès " ("Je pourrais tuer Faurisson mais je ne le poursuivrai jamais en justice ", a-t-il déclaré à la stupéfaction de l'auditoire) et il s'est aussi montré "outrancier" (cf. Actu J) en "banalisant" la Shoah: "Un jour viendra où toutes ces questions seront abordées avec le même détachement que les réformes de Périclès ou les batailles de Napoléon. "
Une prise de position évidemment aussi choquante que celle de Sylviane Agacinsky-Jospin déclarant le 8 mars sur TF I que "l'émancipation des femmes est le fait majeur l'événement le plus important du XXe siècle, bien plus que tel ou tel point d'histoire ". Mazette ! Et pourquoi pas un point de détail?
Heureusement que, recevant à Grenoble le Prix Louis-Blum, Simone Veil a remis les choses au point: "En cultivant la mémoire des camps, on fait revivre les disparus; les oublier, c'est les assassiner une seconde fois ", a déclaré l'ancienne présidente du parlement européen.
(1) Si, on a la preuve qu'il s'agit d'un "bobard"(cf. l'historien juif Georges Wellers le 31 août 1983) puisque le conservateur de Yad Vashem, le professeur Yehuda Bauer, parle lui-même de false allegations -- voir le Jerusalem Post du 5 mai 1990 qui titrait: "Nazis never made human-fat soap". Ce qui n'empêche pas une urne monumentale disposée à l'entrée du cimetière israélite de Nice de porter l'inscription: "Cette urne renferme du savon à la graisse humaine fabriqué par les Allemands du Ille Reich avec les corps de nos frères déportés. "
Rivarol, 15 mars 2002.

LÉGIONS D'HORREURS

 

Des étudiants brocardent la remise de la Légion d'honneur au président de Lyon-III
 
Lyon de notre correspondante. Aux grilles de l'université Lyon-III-Jean-Moulin, des étudiants ont accroché, jeudi 7 mars, deux pastiches de décorations en papier jaune. Sur l'une, on pouvait lire: "Barre: médaille de la honte"; sur l'autre: "Guyot: légion du déshonneur". Raymond Barre ne les a pas vues, pas plus qu'il n'a aperçu les pancartes à l'effigie de Jean Moulin, brandies par les manifestants.
L'ancien maire de Lyon (app. UDF) a évité la porte principale des quais du Rhône où l'attendait une centaine d'étudiants et de membres de la Coordination de vigilance contre l'extrême droite, pour entrer par un accès plus discret. A l'écart des caméras, devant plus d'une centaine de convives, il a remis la Légion d'honneur au président de l'université. Le député du Rhône a préféré ignorer la polémique sur le rôle de Gilles Guyot dans la propagation des thèses négationnistes ou racistes dans l'établissement.
Depuis plus de quinze ans, Lyon-III, où exercent deux personnalités d'extrême droite, Pierre Vial (ex-MNR) et Bruno Gollnisch (numéro deux du FN), s'est trouvé confrontée à la diffusion des articles négationnistes de Bernard Notin, suspendu en 1993, de Jean Plantin, auteur d'un mémoire sur le négationniste Paul Rassinier, ou encore les thèses racialistes propagées par l'Institut d'études indo-européennes, fondé par Jean Haudry, dirigé par Jean-Paul Allard, et dissous en 1998. Depuis son arrivée en 1983 à la vice-présidence puis en 1997 à la présidence de l'université, Gilles Guyot est accusé par une partie de la communauté universitaire d'avoir, sinon nourri un terreau d'extrême droite, du moins de n'avoir pas su empêcher son développement. Parmi les convives, jeudi, figuraient les principaux acteurs de la polémique: Bruno Gollnisch, Jean-Paul Allard et Jean Haudry.
Cette cérémonie intervient alors que deux commissions d'enquête ont été lancées: l'une municipale, l'autre diligentée par le ministère de l'éducation nationale et confiée à l'historien Henry Rousso, pour "faire toute la lumière sur le racisme et le négationnisme qui ont pu trouver leur expression". Raymond Barre, ancien professeur d'économie, n'a retenu que le parcours universitaire de Gilles Guyot, docteur d'Etat en sciences et gestion.
La Légion d'honneur de M.Guyot a été décernée sur les contingents du président de la République après avis "très favorable" du ministre de l'éducation nationale. Dans une lettre signée de sa main, Jack Lang soulignait le parcours de l'universitaire ayant "toujours privilégié dans ses responsabilités la qualité des enseignements dispensés aux étudiants". A Lyon, si la plupart des membres de l'ancienne municipalité ont accompagné M.Barre, Jean-Louis Tourain, le premier adjoint du nouveau maire socialiste Gérard Collomb, s'est joint aux manifestants pour dire sa désapprobation. Au même moment, Daniel Cordier, l'ancien secrétaire et biographe de Jean Moulin, expliquait aux étudiants réunis à Sciences-Po que la "bataille pour la liberté menée dans le passé rejoignait la bataille actuelle pour la vérité".
Sophie Landrin
Le Monde, 9 mars 2002, p. 12

Nos amis lecteurs anglophones pourront aller voir The Chronicle of Higher Education du 22 février 2002, <French Panel Investigates Accusations of Holocaust Denial at University of Lyon 3>, by Burton Bollag, que nous ne reproduisons pas, car cet article n'apporte pas de neuf.

PAT DANS LE COLIMATEUR

 

Négationnisme à Lyon III: Jack Lang doit mettre fin à la mission "Taguieff"...
 
Une enquête de la rédaction. Paris, vendredi 8 mars 2002
Pendant toutes les guerres qui ont ensanglanté l'ex-Yougoslavie, la maison d'édition l'Age d'Homme a mené un combat incessant en faveur des ultra-nationalistes serbes, publiant des textes comme La Sentinelle assassinée d'Edward Limonov où "l'écrivain de race" ainsi que le présente son éditeur, dit toute son admiration pour les criminels de guerre Arkan ou Karadzic, explique comment, en présence de ce dernier, il fut initié au tir à la mitrailleuse lourde sur Sarajevo... L'Age d'Homme publiait aussi, au moment des assassinats de masse, le recueil d'articles Avec les Serbes signés entre autres par Patrick Besson, Jean Dutourd, Alain Paucard de Radio-Courtoisie, Vladimir Volkoff, ou Thierry Séchan...
L'Age d'Homme publie également une revue ésotérique (voir le document), et son directeur-fondateur Vladimir Dimitrijevic, collaborateur régulier de Krisis, trimestriel de la Nouvelle-Droite d'Alain de Benoist, y attache tellement d'importance qu'il a tenu à en être directeur de la publication. Le titre nous fournit une explication décisive sur le projet: Politica Hermetica, et le sommaire du numéro 10 de cette revue est résumé en une phrase: "L'Histoire cachée, entre Histoire révélée et Histoire critique". Avec un tel angle de travail, on pourrait s'attendre à trouver nombre de zozos au sommaire. Qu'on se rassure, ils y sont. Le problème, c'est que toute une série d'universitaires font également ronfler leurs titres, leurs diplômes, cautionnant ainsi l'entreprise. [On sent la jalousie des types d'Amnistia,net qui ont eu bien du mal à avoir leur certificat... ] De l'Université lambda à la Sorbonne, du Centre National de la Recherche Scientifique jusqu'à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales! (voir le document). Dans un premier temps, on cherche toujours des excuses à ces présences incongrues, mais la lecture des numéros où s'étalent des articles de réhabilitation de la Garde de Fer roumaine, des éloges de l'écrivain René Abellio qui fut membre du Front Révolutionnaire National patronné par Laval et Déat, et des contributions de militants d'extrême droite, montre que l'on peut difficilement n'avoir affaire qu'à de simples fautes d'inattention.
Ces scientifiques devraient par exemple s'interroger sur les nombreux écrits de Massimo Introvigne dans Politica Hermetica, dès lors que ce personnage est ainsi présenté par Le Monde Diplomatique de mai 2001 qui ne fait que reprendre des informations largement diffusées depuis une dizaine d'années:
"M. Massimo Introvigne, sociologue italien, créateur du Centre d'Etudes et de Documentation sur les Nouvelles Religions (CESNUR), d'obédience intégriste catholique, et très lié à la secte néo-fasciste Tradition-Famille-Propriété. Collaborateur assidu des publications de la Scientologie, il fut au nombre des personnes favorables à la secte qui déposèrent devant le tribunal de Lyon". [Ces gens ont un site:
<http://www.cesnur.org/about.htm> L'article évoqué ici est de Bruno Fouchereau et se trouve à
<http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/FOUCHEREAU/15215> Il donne à entendre que les "sectes" sont manipulées par le gouvernement américain]
Le professeur Antoine Faivre, éminence de la Sorbonne où il est chargé de l'Histoire des doctrines mystiques et ésotériques, devrait avoir eu vent de cela, même s'il n'est pas abonné au Monde Diplo... En sa qualité de membre du "Comité scientifique" de Politica Hermetica, il lui serait assez facile de comprendre que le CESNUR de Massimo Introvigne est une machine créée de toutes pièces en 1988 pour tenter de récupérer les adeptes de ce que ses animateurs nomment avec délicatesse "les nouvelles religions", (entendez "les sectes") afin de les ramener vers la maison-mère. [Les "sectes": le grand mot des Kontrolleurs de la pensée est lâché. Au nom de la "lutte" contre les "sectes", les libertés peuvent enfin être jetées à la poubelle, où prospèrent justement certains de ses ennemis des libertés. Les sectes sont assrément un phénomène qui peut avoir des aspects très déplaisants. Il y a des lois générales qu'il suffirait d'appliquer. Mais les missionnaires de la lutte contre les sectes, par exemple la "Mission internministérielle de lutte contre les sectes" sont des petits fachos tout aussi déplaisants. Même Le Monde dit que "son bilan est controversé" et que son existence "pourrait être remise en cause" (20 février 2002, p. 10) ] Mais le professeur Antoine Faivre peut se passer de poser la question: il porte la casquette de président du CESNUR-France.
Le professeur Emile Poulat, directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, directeur de recherches au CNRS, est présenté sur le site du CESNUR comme "l'historien des religions le plus connu en France". Il est un des piliers de Politica Hermetica et anime son comité de rédaction. En l'an 2000, ce professeur signait la préface de L'activisme anti-sectes. De l'assistance à l'amalgame, un brûlot très controversé d'Alain Garay, refusé par tous les éditeurs français et édité aux Etats-Unis.
L'ouvrage est ainsi présenté par le CESNUR: "analyse des associations anti-sectes en France (...) L'auteur examine les sources de leur pouvoir médiatique, leur utilisation de la notion de lavage de cerveau ou manipulation mentale, le soutien unique au monde dont elles jouissent de la part de l'administration française, leur coopération avec les commissions parlementaires d'enquête sur les sectes et la Mission interministérielle de lutte contre les sectes". On ne saurait être plus clair.
[La présentation ajoute: "Le fait que le livre n'a pas trouvé d'éditeur français et a été finalement publié (en français) aux Etats-Unis est déjà un témoignage du pouvoir que les associations anti-sectes ont aujourd'hui en France." L'auteur est avocat au barreau de Paris.]
On pourrait également évoquer Jean-Pierre Laurant, de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, sommité du CESNUR-France et directeur scientifique de Politica Hermetica, et d'autres encore, au risque de lasser le lecteur. [Ouais, y'en a marre de ces fiches de police... ] Une chose est certaine, la revue Politica Hermetica éditée par l'Age d'Homme est pour l'essentiel animée par des membres du CESNUR, une structure chargée d'approcher les adeptes des "nouvelles religions" ces mouvements que les parlementaires français classent plus directement sous le vocable de "sectes".
Un autre professeur, très connu des lecteurs d'amnistia.net, a publié un ouvrage dans la collection Politica Hermetica sous le titre Un bonheur russe - la communauté slavophile de Nicolas Népluyev. Il s'agit de Régis Ladous, ce mandarin de l'université Lyon III qui octroya une mention "Très bien" au mémoire de maîtrise négationniste de son étudiant Jean Plantin, en 1990. En fait, ce professeur (qui pour sa défense expliquait qu'il avait adoubé le faurissonien Plantin "pour plaisanter"), est membre du Conseil de Direction du CESNUR-Italie, et pour que les choses soient bien établies, son livre chez Politica Hermetica est dédicacé à Massimo Introvigne, le fondateur du CESNUR.
Depuis quelques mois, son nom figure en bonne place sur la liste des membres du comité scientifique de Politica Hermetica. Régis Ladous, professeur aux jugements humoristiques, est l'auteur d'un autre livre, Le spiritisme aux éditions Cerf, dans la collection "Bref". Le hasard veut que cette collection soit dirigée par un autre membre du comité scientifique de Politica Hermetica, Jean-François Mayer. L'itinéraire de ce citoyen helvète, professeur d'Histoire des Religions comparées à l'Université de Fribourg (Suisse), vaut qu'on s'y arrête. [Toujours faire de l'amalgame, c'est la règle de ces sinistres pions à l'âme policière ]
Jean-François Mayer, responsable, au milieu des années 70, de la diffusion en région lyonnaise de Défense de l'Occident, la revue négationniste de Maurice Bardèche, devient par la suite un animateur de Horizon 2000 un groupuscule que Serge Fouchereau, collaborateur du Monde Diplomatique [Il se prénomme Bruno, que ces connards confondent avec un Serge FAuchereau qui écrit sur d'autres sujets. Ils nagent dans la compote... ] , décrit comme une structure fédérant les principaux activistes néo-fascistes européens. Il poursuit: "Ce sont eux qui implantèrent le négationnisme en France, eux qui favorisèrent l'émergence d'intellectuels néo-nazis dans les milieux universitaires à Lyon et à Nantes. Jean-François Mayer fut aussi un militant du GRECE". C'est d'ailleurs à l'université de Lyon qu'il obtient sa maîtrise d'histoire et son doctorat intitulé "La nouvelle église de Lausanne et le mouvement svendenborgien en Suisse romande des origines à 1948"...
Au début des années 80, on retrouve Jean-François Mayer en Suisse [il est suisse...] où il milite au Nouvel Ordre Social, un mouvement fondé en 1972 dont un des titres de gloire fut d'être reçu par les anciens de la 12e division SS baptisée Hitler Jugend! Serge Faubert, de l'Evénement du Jeudi le questionne en 1997 sur son itinéraire: "Oui, j'ai eu un engagement politique, répond Mayer quand on l'interroge sur sa jeunesse. Et alors? Je ne suis pas de ceux qui s'excusent de leur passé". Quelques années plus tôt, il déclarait à la revue antifasciste Article 31 qu'il "assumait ses engagements à Lyon au cours de cette période et n'avoir plus d'engagements politiques actuellement bien qu'ayant gardé des contacts sur Lyon". [Voir son site:
<http://www.unifr.ch/sr/F_MAYER%20JF.htm>] En 1985, il publie son premier ouvrage aux éditions du Cerf (où il chapeautera Régis Ladous) en compagnie du professeur Emile Poulat (EHESS et CNRS) sous le titre Sectes nouvelles, un regard neuf. Il collabore à une revue du GRECE, Panorama des idées actuelles dirigée par un professeur de Lyon III, Jean Varenne, écrit pour la feuille ésotérique Secrets et Société du national-révolutionnaire Philippe Randa avant de se rallier au catholicisme le plus "orthodoxe", de s'investir totalement dans l'activité du CESNUR dès sa création en 1988 et devenir correspondant de Politica Hermetica pour la Suisse. [Y'a-t-il là de quoi fouetter un chat ? Les jdanovistes nous surveillent, ils font des fiches.]
La personnalité que l'on ne s'attendait pas à trouver dans un pareil environnement est lui aussi une figure de proue du CNRS où il exerce le difficile métier de chercheur en sociologie. Membre du comité scientifique de Politica Hermetica depuis de longues années, Pierre-André Taguieff, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne peut prétendre qu'il est entré là simplement parce qu'il avait vu de la lumière. Ses liens avec certains animateurs de la revue sont anciens comme en atteste la lettre qu'il signait en octobre 1997, en leur compagnie, pour protester contre l'enquête de Serge Faubert, parue dans l'Evénement du Jeudi, où le journaliste dénonçait déjà "Ces universitaires qui flirtent avec les sectes", sous-titrant son enquête: "Les plus honnêtes se sont fait embrigader dans une mauvaise croisade. Les autres poursuivent un combat militant, en s'abritant derrière le masque de la rigueur scientifique. Enquête sur les errements de quelques sommités universitaires".
[On remarque que les futés d'amnistia tirent leurs info de deux journalistes (!!!) qui ont écrit chacun un bouquin contre les sectes où ils se font les auxiliaires d'une sorte de censure d'Etat qui ne dit pas son nom.]
Le 13 juin 1999, alors qu'éclatait l'affaire Jean Plantin, du nom de cet éditeur négationniste titulaire d'une maîtrise d'histoire octroyée par le professeur Régis Ladous, Pierre-André Taguieff était l'un des premiers signataires d'une pétition de soutien (voir le document) à ce professeur de Lyon III, collaborateur de Politica Hermetica et membre influent du CESNUR. Voici ce qu'il était affirmé:
 
"L'honnêteté et le bon sens nécessitent donc que l'on apporte à Régis Ladous un soutien à sa personne et à son travail scientifique, que nous savons tous étrangers, l'un comme l'autre, au monde sectaire du négationnisme".
 
Personne n'a jamais prétendu que Régis Ladous était négationniste, mais il est surprenant que pas un mot ne soit dit sur le fait qu'un éditeur de textes néo-nazis puisse se prévaloir d'un titre universitaire accordé "pour plaisanter" par ce professeur!
Quelques temps après la lourde condamnation de Plantin par le tribunal correctionnel de Lyon, la faute du professeur Ladous était enfin reconnue par la hiérarchie et, chose exceptionnelle, le diplôme qu'il avait accordé au négationniste Plantin était annulé.
Le bon sens aurait dû conduire Pierre-André Taguieff à préciser lors de la constitution de la commission que ses rapports avec Régis Ladous ne se limitaient pas au monde universitaire. Le bon sens aurait dû conduire Pierre-André Taguieff à refuser de siéger dans cette commission formée par Henry Rousso et chargée par Jack Lang d'analyser les menées négationnistes dont l'Université Lyon III est depuis plus de vingt années le théâtre.
La présence de son nom et de ses fonctions au bas d'une pétition de soutien à l'un des professeurs impliqués dans ce scandale lui interdisait de s'atteler à cette tâche, selon le principe qu'on ne peut être juge et partie.
Jack Lang, ministre de l'Education nationale qui semble-t-il ignorait ces faits, ne peut que mettre un terme à la mission confiée par Henry Rousso à Pierre-André Taguieff.
www.amnistia.net, < redaction@amnistia.net>

CHANTS D'ÉPANDAGE

 

Lumière noire sur la commission "Négationnisme à Lyon III"
 
 
Lettre ouverte de SOS Racisme et du Cercle Marc Bloch au ministre de l'Education nationale Jack Lang
 
Monsieur le Ministre,
Suite aux très nombreuses affaires qui ont éclaboussé les universités lyonnaises depuis plus de vingt ans, vous avez installé, le 11 février 2002, une commission destinée à "faire la lumière sur le racisme et le négationnisme qui ont pu trouver leur expression au sein de l'université Lyon III". Nous aurions aimé pouvoir vous en féliciter et nous réjouir avec vous.
Il est notoire en effet, et la presse s'en est maintes fois fait l'écho, qu'à l'Université Lyon III le pire a eu droit de cité: des carnavals grotesques d'extrême droite, un pseudo-institut aryanisant, un faux-druide et vrai nazi recruté en qualité de "maître de conférences associé", des mémoires de maîtrise ouvertement négationnistes comme celui de Jean PLANTIN, animateur d'un réseau éditorial antisémite, deux fois condamné. Tout cela porte atteinte à la réputation de l'Université et de la ville de Lyon. De la "Thèse Roques" (annulée en 1986) au "Mémoire Plantin" (annulé en juin 2001) des enseignants de Lyon III ont été les artisans de dérives scandaleuses qui ne sont pas seulement individuelles. La presse et les associations antiracistes ont mis en évidence l'appartenance de certains enseignants à des réseaux tels que ceux du GRECE ("Nouvelle Droite") ou du CESNUR (organisation occulte de défense des sectes). Bien que les associations et la presse aient largement éclairé ces affaires, une commission officielle d'investigation présentant toutes les garanties d'indépendance et d'objectivité avait sa place dans le processus nécessaire d'assainissement.
Hélas! Les informations qui nous sont parvenues depuis l'annonce de votre commission font douter de la réussite de cette démarche. Tout d'abord, ce fut l'attribution surprenante de la Légion d'Honneur au président de l'université mise en cause, M. Gilles Guyot. Ensuite a été rendue publique la lettre de mission, signée de votre main, demandant à la commission de mener "une recherche analogue" au "rapport Comte" de 1999, unanimement condamné par les associations antiracistes pour son indigence et sa volonté de couvrir à tout prix l'institution, au besoin en occultant et déformant les faits. Enfin nous avons pris connaissance de la composition de la commission qui, pour le moins, pose question.
Permettez nous donc, Monsieur le Ministre, à la lumière de ce que nous connaissons du fonctionnement universitaire, de vous faire part de nos interrogations.
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission nommée par vous soit apte à "faire la lumière" sur les affaires de racisme et de négationnisme alors que son président, M. Henry ROUSSO, dans un ouvrage aussi polémique que corporatiste (Vichy, un passé qui ne passe pas, 1994), fait sien le "concept" effarant de "judéocentrisme" pour désigner, selon lui, la "tentation anachronique" qui "cherche à relire toute l'histoire de l'Occupation à travers le prisme de l'antisémitisme"?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission soit qualifiée pour "faire la lumière" sur les affaires de négationnisme au sein de l'institution universitaire alors que deux membres de cette commission, M. Henry ROUSSO et Mme Annette BECKER, ont signé en 1999 une pétition de soutien au négateur du génocide arménien Gilles Veinstein, élu à la chaire d'Histoire ottomane du Collège de France malgré les protestations de la communauté arménienne de France profondément blessée par ce scandale peu avant la reconnaissance du génocide par la République française?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission soit adaptée pour "faire la lumière" sur les affaires de négationnisme dans l'université lyonnaise alors que trois membres de cette commission, M. Henry ROUSSO, Mme Annette BECKER et M. Pierre-André TAGUIEFF, ont signé les yeux fermés une pétition mensongère, rédigée par les "mandarins" lyonnais, attaquant violemment le collectif d'associations organisatrices de la conférence "Lyon, capitale du négationnisme?" (Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme, Golias, Hippocampe, Ras l'Front, SOS-Racisme)? [On connaît la "qualité " universitaires de ces pseudo-organisations qui regroupent toutes les dix mêmes pauvres hères qui signent toujours les mêmes sempiternelles pétitions auprès des pouvoirs locaux qui les méprisent... ] Cette conférence, dont vous pouvez lire les actes [!!!! ces débiles rêvent tout haut ] publiés aux éditions Golias, a été la première réaction massive de la société civile à Lyon contre la pénétration négationniste et d'extrême droite à l'université.
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission soit à même de "faire la lumière" sur les affaires de négationnisme alors que l'un de ses membres, M. Pierre-André TAGUIEFF, est signataire d'une pétition en faveur de M. Gabor RITTERSPORN, chercheur au CNRS et ancien responsable éditorial de l'officine négationniste et antisémite "La Vieille Taupe", "intervenant volontaire en solidarité intellectuelle et morale" avec Robert FAURISSON lors des procès intentés à celui-ci dans les années 80?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission soit capable de "faire la lumière" sur le négationnisme au sein de l'institution universitaire alors que l'un de ses membres, M. Florent BRAYARD, était en poste au "Centre Marc-Bloch" de Berlin au moment même où la nomination dans cet organisme de M. Gabor RITTERSPORN suscitait une émotion légitime, sans que M. BRAYARD ne trouve rien à redire à ce scandale? [Un Brayard silencieux, en somme... ]
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission nommée par vous soit désireuse d'examiner le cas du mémoire de maîtrise négationniste de Jean PLANTIN qui avait obtenu une mention "Très bien" en 1990 sous la direction du professeur Régis LADOUS, alors que l'un des membres de la commission, M. Pierre-André TAGUIEFF, a signé une pétition de soutien au professeur LADOUS, "à sa personne et à son travail scientifique", quand celui-ci a été mis en cause dans cette affaire?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que cette commission pourra examiner la conduite du professeur Régis LADOUS, membre fondateur d'une organisation occulte de défense des sectes, le "CESNUR" (voir Libération du 5 juin 2001 et L'Humanité du 27 juin 2001) et membre du "Conseil scientifique" de la revue proche de cet organisme, Politica Hermetica, éditée par la maison d'édition de l'extrême droite slavophile "L'Age d'Homme", alors que M. TAGUIEFF figure lui-même dans le Conseil scientifique de Politica Hermetica aux côtés de M. LADOUS et de responsables du CESNUR?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission pourra "faire la lumière sur le racisme et le négationnisme qui ont pu trouver leur expression au sein de l'université Lyon III" alors que le même M. TAGUIEFF déduisait de ses analyses "l'effacement de la valeur conceptuelle du terme de 'racisme' et, partant de la nécessité d'éviter l'emploi d'un tel terme voué à ne fonctionner que dans des contextes polémiques où il s'agit d'illégitimer des adversaires"? Le journal Le Monde commentait ce passage ainsi: "En clair: n'allez surtout pas croire que le racisme ait la moindre réalité, ce n'est qu'une injure à éliminer." (Le Monde, 13 juillet 1993 - Signalons au passage que dans un réflexe pétitionnaire et corporatiste tout à fait caractéristique du milieu universitaire, M. TAGUIEFF a immédiatement été défendu par ses "collègues" dont M. Henry ROUSSO - Le Monde, 27 juillet 1993). [On sent les hargneux qui n'avaient pas réussi à dégommer Taguieff, il y 10 ans, et qui cherchent à nouveau à le forlancer. ]
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission ait qualité pour "faire la lumière" sur les dérives d'extrême droite, alors que M. TAGUIEFF s'est associé en 1997 à M. Jean-Marc VARAUT (avocat de Maurice PAPON) afin de poursuivre en justice une documentaliste du lycée de Saint-Ouen-l'Aumône, syndicaliste CGT et militante du MRAP, qui exerçait son légitime devoir de vigilance et de défense [c'est-à-dire de censure arbitraire ] de l'école républicaine? (voir le document) MM. TAGUIEFF et consorts ont été déboutés de leur plainte. Signalons pour mémoire que participaient également à cette "héroïque" action en justice contre une bibliothécaire républicaine, MM. Alain MADELIN, Jean-François CHIAPPE, président des "Amis de Rivarol" (journal de l'extrême droite révisionniste), Jean RASPAIL, co-auteur d'un "Annuaire de la Désinformation" avec Bernard LUGAN de Lyon III, et Jean TULARD qui intervenait au colloque "Révolution contre Révolution" patronné par Lyon III en 1989 et dont les actes ont été publiés par la maison d'extrême droite "Le Porte Glaive" (au sommaire: Jean HAUDRY, Jean-Paul ALLARD, Pierre VIAL, Bernard NOTIN...)!
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission puisse "faire la lumière" sur les connexions de certains universitaires de Lyon III avec le réseau du GRECE, alors que M. TAGUIEFF, encore, a été mis en cause pour son compagnonnage avec Alain DE BENOIST, fondateur du GRECE et principale figure de "Nouvelle Droite", que M. TAGUIEFF est collaborateur de la revue Krisis d'Alain DE BENOIST et que, dès 1985, il expliquait dans la revue du GRECE Eléments: "Le dialogue est aujourd'hui possible" avec le GRECE?
Croyez-vous, Monsieur le Ministre, que le rapport de la commission sera aussi "objectif" que les écrits de M. TAGUIEFF sur la "Nouvelle Droite" dont le journal Le Monde rend compte ainsi: "L'ouvrage se termine par quatre-vingt pages où les invectives abondent. Pas contre Alain DE BENOIST, élevé à la dignité de 'philosophe', mais contre les signataires de l' 'Appel à la Vigilance' [Pierre BOURDIEU, Umberto ECO, Georges DUBY, Léon POLIAKOV et alii contre la légitimation de l'extrême droite] publié dans Le Monde du 13 juillet. Ils seraient 'intolérants', 'sectaires', 'bornés', 'médiocres', 'lâches'; ils formeraient une 'clique de manipulateurs', 'mue par des motifs inavouables'; ils partageraient le 'rêve totalitaire' de rétablir par des procédés d' 'intimidation' et de 'délation policière', une 'inquisition', un 'nouvel obscurantisme', d'exclure 'par extermination, ségrégation ou expulsion, tous les contradicteurs'. Rien de tout cela n'éclaire la réflexion qu'entend mener Pierre-André TAGUIEFF sur le sens du débat dans une démocratie pluraliste." (Le Monde, 19 mars 1994) Dans le même ordre - et nous en resterons là pour ne pas allonger la liste - M. TAGUIEFF s'est fait le pourfendeur des associations (qualifiées de "groupuscules" et de "nouveaux obscurantistes") qui, selon lui, auraient entrepris de "nazifier Carrel"!
Pour finir, donc, puisqu'il s'agit de Lyon où en 1996, après un long débat de société, a été débaptisée la Faculté de Médecine qui portait le triste nom d'ALEXIS-CARREL, médecin effectivement pro-nazi, membre du Parti Populaire Français de Jacques Doriot et théoricien du racisme et de l'eugénisme, pensez-vous, Monsieur le Ministre, que la commission nommée par vous a autorité à s'attaquer aux affaires "de racisme et de négationnisme ayant trouvé leur expression au sein de l'université", alors que son président M. Henry ROUSSO, comme M. TAGUIEFF, a dénoncé violemment les associations antiracistes (LICRA et Ras l'Front) qui ont demandé la débaptisation de la rue Alexis-Carrel de Paris, acte symbolique très justement posé depuis par M. Bertrand DELANOE, nouveau maire?
Poser les questions c'est y répondre.
La plupart des membres de cette commission ont déjà beaucoup agi pour que "la lumière" ne soit pas faite et pour tenter de discréditer les associations qui, depuis longtemps, combattent le racisme et le négationnisme.
Vous comprendrez, Monsieur le Ministre, que, dans ces conditions, nous ne puissions applaudir à votre initiative et que nous la regardions au contraire avec le plus profond scepticisme. Nous avons jugé de notre devoir de vous éclairer sur l'inaptitude de cette commission à remplir son rôle.
Avec nos regrets, veuillez agréer, Monsieur le Ministre nos salutations respectueuses.
Pour SOS-Racisme, le président, Malek BOUTIH [l'Arabe de service]
Pour le Cercle Marc Bloch, Didier DAENINCK [Ahuri des poubelles]

VAIN ROUGE

Les deux guignols, ci-dessus, parlent des "actes" des société savantes quui luttent contre "blablabla"... C'est sur un autre site que l'on trouvera ce fameux et fumeux rapport. De deux choses l'une: où l'ahuri des poubelles pompe tout là-dedans, ou les autres ne sont que des signatures bidon pour faire paravent aux élucubrations poubellesques.

"La "thèse du hasard" invoquée ne résiste pas à l'examen. Nous citons nos sources, nous apportons les documents : ils démentent les conclusions hâtives et mal informées du Rapport Comte.
En commençant, actualité oblige, par l'Affaire Plantin, notre contre-rapport remonte le temps pour défendre la mémoire, trop souvent bafouée, et pour que Lyon, ses citoyens et les universités lyonnaises retrouvent leur honneur.
Lyon, le 6 décembre 1999.
Cercle Marc Bloch,Golias, Ras l'Front, Sos-Racism

Tous les Gogols sont là!

<http://www.angelfire.com/biz2/rlf69/CR/index2.html#avert>

TOUJOURS PLUS D'INSINUATIONS

(Remarquez le point d'interrogation qui suit le titre: c'est un tissu d'affabulation sans la moindre preuve.)

 

L'extrême-droite japonaise finance-t-elle un labo de Lyon II ?
 
Paris, vendredi 22 mars 2002
Décidément, l'université lyonnaise ne sera jamais à court de surprises. Depuis qu'en 1978, le professeur de littérature Robert Faurisson a pu dispenser des cours sur "la légende des chambres à gaz" et la "fabrication du Journal d'Anne Franck", (voir notre édition du 20.03.2000) il ne se passe pas un mois sans qu'un nouveau scandale vienne s'ajouter à une liste déjà longue: faux jury, concours de recrutement truqués, diplômes de complaisance, embauche de documentaliste issus de la mouvance négationniste, organisation de colloques ésotériques, relations avec des sectes. Tout cela pour aboutir, spectaculairement, à l'incendie volontaire de la prestigieuse bibliothèque interuniversitaire dont l'enquête s'est terminée par un non-lieu!
Le mois dernier, le ministre de l'Education nationale installait une commission d'historiens pour tenter d'y voir clair dans cet enchaînement de dérives. Mauvaise pioche: l'un des membres de l'équipe s'était engagé jusqu'à la garde dans la défense d'un des professeurs impliqués dans la délivrance d'un diplôme à un étudiant négationniste! La lumière risque donc d'être tamisée (voir notre édition du 08.03.2002).
Aujourd'hui, ce sont les deux universités Lyon 2 et Lyon 3 qui se trouvent placées sur la sellette en raison de l'acceptation, par l'une de leurs structures communes, l'Institut d'Asie Orientale, d'une importante subvention émanant d'une fondation japonaise portant le nom d'un criminel de guerre, Sasakawa Ryôichi.
Le vote du conseil de laboratoire a donné lieu à d'intenses discussions, et tous les membres japonais de l'Institut ont refusé le principe du subventionnement par Sasakawa, connaisant bien son parcours. Un professeur français a démissionné pour ne pas cautionner l'opération.
Il faut dire que la fondation Sasakawa traîne un lourd passé ainsi qu'un présent sulfureux.
Le fondateur de l'empire financier, Sasakawa Ryôichi n'hésitait pas à se présenter, dans le Time Magazine, en 1974, comme "le fasciste le plus fortuné au monde". Il ne mentait pas. En 1930, sur le modèle des Chemises Noires de Mussolini, il crée le Kokusi Taishûtô, le Parti des Masses Patriotiques, et est rapidement emprisonné pour une tentative d'assassinat du Premier ministre de l'époque. Libéré, il rencontre son modèle, Benito Mussolini en 1939 pour oeuver à la réalisation de l'Axe de Fer Tokyo-Berlin-Rome et milite pour une attaque directe contre les Etats-Unis. En 1945, Sasakawa est arrêté et condamné comme "criminel de classe A" pour la participation de son empire fiancier au pillage de la Chine. Il sera remis en liberté de manière anticipée en 1948, et prendra sa place dans la lutte anti-communiste. En 1960, on le retrouve memebre fondateur de la Ligue Anticommuniste des Peuples d'Asie et président de la Kokusai Shôkyo Rengô, la Fédération Internationale pour l'Elimination du Communisme.
Dans le même temps, Sasakawa coopère avec Moon Sun Yung dans plusieurs pompes à finance de la secte Moon comme la Win Over Communism.
A sa mort en 1995, l'héritage de Sasakawa pèse la somme de 3,8 milliards de yens (35 milliards de dollars) dont une grande partie provient de bénéfices engrangés sur une activité très prisée au Japon, les paris sur les courses de bateaux et de hors-bords qui génèrent un chiffre d'affaires de 2000 milliards de yens par an. Une autre partie des revenus de Sasakawa sont issus de l'industrie du tourisme et dans leur livre sur les réseaux mafieux des Yakusa, les journalistes David Kaplan et Alec Dubro pointent l'empire Sasakawa comme "l'un des promoteurs les plus actifs du tourisme du sexe".
Sasakawa s'est garanti contre les critiques en pratiquant un incessant travail de relations publiques au moyen de sa Fondation créée en 1962. Il s'est attaché à financer certains programmes de l'ONU, des programmes de lutte contre la lèpre, des initiatives sportives ou culturelles. C'est la fondation qui finance la bibliothèque du président US Jimmy Carter, et ce dernier tiendra à être présent aux obsèques de son donateur.
Depuis toujours, la fondation Sasakawa dirige ses efforts vers le monde universitaire, pour gagner encore en légitimité et de nombreuses universités ont été démarchées. Princeton et Yale ont accepté la manne. Tout au contraire, nombre d'universités australiennes ont fait connaître leur refus d'être subventionnées par "un supporter déclaré et non repenti de Mussolini" au moyen d'un argent provenant de "recettes de jeu sous couvert de courses".
En France, le Centre de Recherches sur le Japon contemporain de l'EHESS et l'univeristé Paris VII ont décliné les offres de Sasakawa. Son directeur, Augustin Berque a écrit, dans un courrier du 25 novembre 1991:
"Une fondation portant le nom de Sasakawa équivaut à ce que serait en France une fondation portant le nom d'un collaborateur sous l'Occupation qui serait toujours un parrain du Front National plus un parrain du milieu; ou l'expérience japonaise se rapprochant davantage de celle de l'Allemagne, à ce que serait dans ce pays une fondation portant le nom d'un nazi actif sous Hitler, se proclamant toujours nazi, lié à la pègre et finançant les néo-nazis".
Parmi ceux qui furent les partisans de l'acceptation du financement de l'Institut de Lyon2-Lyon 3 par la Fondation Sasakawa figure un professeur qui sollicita, en 1985, la présence de Bruno Gollnisch dans son jury de doctorat. Interrogé sur cette caution revendiquée d'un membre du bureau politique du Front National, il disait ignorer alors l'activité politique de Gollnisch, ne connaissant de lui que son intérêt pour la civilisation japonaise!
La forfaiture de certains universitaires lyonnais est largement condamnée par les spécialistes du Japon qui rappellent que l'European Association for Japanese Studies avait condamné dès 1991 tout contact avec la Fondation Sasakawa et que cette position avait été confirmée en août 2000, lors de la conférence de cette importante [ ???? ] association à Lahti, en Finlande.
Amnistia.net

Si, comme nous le dit le journal, le billet de 100 yen vaut 0,78 dollar, alors 3,8 milliards de yens valent à peu près 48 millions de dollars, et non 35 milliards de dollars, comme le dit le texte des brigadistes, soit un rapport de 1 à 1000, une paille ! On voit bien que tous ces chiffres sont bidons. Il n'y a pas le moindre élément concret dans cette note de style des RG.

 

 

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NEGADORES VETERANOS

No existe neonazismo sino, y simplemente, nazismo. Tal vez la única diferencia radica en el hecho que los cultores de esta "nueva" corriente nacieron después de la Segunda Guerra Mundial. Son nuevos pero, desde la perspectiva del nazismo, son veteranos. Existe una relación entre el nazismo renovado y los fenómenos de violencia extrema. La xenofobia se nutre con otros ingredientes. Tiene, por un lado, las mismas fuentes en las que abreva el nazismo pero no es lo mismo. El antisemitismo es un fenómeno cambiante, a veces crece. A veces retrocede.
La versión de la negación del Holocausto en los círculos académicos esta penetrando de manera gradual pero segura. En rigor de verdad, no niegan la existencia del Holocausto pero ponen en duda su "aspecto judío", niegan planes sistemáticos, niegan cifras, niegan en muchos casos la existencia de cámaras de gas.
Sugerencias y comentarios a: <cidipal@israel-embassy.org.ar>

C'est l'ambassade d'Israël en Argentine, celle qui sert à enlever des gens.

SUR LA BRAISE AU BRESIL

 
Brasil difunde sites discriminatórios
 
 
Roberta Jansen
 
Rio - A difusão indiscriminada de sites racistas na Internet levou o presidente do rabinato da Congregação Israelita Paulista, rabino Henry Sobel, a procurar o ministro da Justiça, José Carlos Dias, pedindo providências. "A Internet é usada para difundir preconceitos de todos os tipos e para incitar o ódio contra as minorias ", disse Sobel.
"Sugeri ao ministro que a elaboração de uma legislação sobre o assunto seja prioridade do governo." O rabino defendeu a criação, a curto prazo, de uma unidade policial especializada em crimes de alta tecnologia. A médio, disse, seria ideal a elaboração de leis específicas. "Finalmente, sugeri que, por iniciativa brasileira, fosse levada à ONU a proposta de elaboração de uma convenção internacional sobre o assunto." [...]
Holocausto, a Mentira do Século é o nome de uma das páginas. Entre suas dezenas de artigos estão "Tráfico de Escravos: Monopólio Judeu" e "Morreram Realmente Seis Milhões?". A página é brasileira e, como na maioria dos casos, não é assinada. [...]
"Estamos buscando esse levantamento", informou o perito criminal André Caricatti, do setor de Crimes por Computador da Polícia Federal. Criado há dois anos, é formado por apenas oito especialistas em informática e seu principal objetivo é periciar computadores apreendidos. Na avaliação de Caricatti, a elaboração de legislação específica não é garantia para resolver o problema. "Pôr material na rede é o mesmo que publicá-lo", disse. "Não importa o meio, mas o crime praticado."
O Estadão, 19 fev 2000.
<http://www.libreopinion.com/revision5/jubrnet.htm>

UN SAVON QUI NE DÉCRASSE PAS LES CERVELLES

A l'époque où, consulté par un de nos amis révisionnistes, Georges Wellers avait fini par reconnaître, en 1983, que l'histoire du "Savon juif" était "un bobard" de la dernière guerre, une photo avait beaucoup circulé dans les milieux révisionnistes: c'était celle de l'entrée du cimetière israélite de Nice où, à la droite de celle-ci, une urne monumentale portait l'inscription suivante: "Cette urne renferme du savon à la graisse humaine fabriqué par les Allemands du IIIe Reich avec les corps de nos frères déportés." Innocemment, nous croyions que cette inscription avait été effacée depuis longtemps. Que chacun se rassure: nous avons sous les yeux une photo prise le 25 février 2002 et l'inscription citée y figure toujours bel et bien! Certains mythes sont indestructibles...
Pour ceux qui les auraient oubliés, rappelons les propos de Georges Wellers en date du 31 août 1983: "La fabrication du savon à partir de la graisse humaine appartient à la catégorie des "bobards" qui circulaient déjà dans les camps. Je l'ai entendu à Auschwitz, comme probablement Pioro. -- Cependant il n'existe pas la moindre preuve de la réalité de cette sinistre légende [...] il s'agit d'un produit d'une imagination plus ou moins démentielle qui est exploité par les néo-nazis et qui n'ajoute rien à la réalité déjà suffisamment folle et cruelle."

Il disait "néo-nazis". Il voulait dire "juifs".

ÉCHANGE DE CORRESPONDANCES

 

LETTRE DE N.O.N. A LA VIELLE TAUPE
 
Elena Nicola
c/o Nuovoa Ordine Nazionale
34134 TRIESTE-I
M. Pierre GUILLAUME
Paris
Trieste, le 27 novembre 2001
Monsieur,
Nous nous permettons de vous adresser quelques remarques sur votre lettre ouverte du 1er septembre, dans laquelle vous suggérez que le mouvement Fascismo e Libertà aurait l'intention de s'approprier, éventuellement afin de l'étouffer, le révisionnisme historique dans le seul pays européen, l'Italie, où les activités révisionnistes ne sont pas encore interdites par la loi.
Votre réaction nous a pris de court et nous a déçus, car nous eussions cru que vous seriez plutôt enclin à saluer les efforts désintéressés de Fascismo e Libertà, aidé de la précieuse collaboration de MM. Vincent Reynouard et "Guillaume Fabien", pour rétablir la vérité historique dans notre Europe soi-disant démocratique, où nombre de révisionnistes ont été condamnés par les tribunaux et chassés de leur travail pour n'avoir commis d'autre méfait que d'exprimer des réflexions différentes de celles qu'inspire l'histoire "officielle".
 
Pour entrer quelque peu dans le détail de votre texte, il me semble utile de vous indiquer que vous êtes mal placé pour savoir combien de personnes M. "Fabien" a pu amener au révisionnisme (votre page 10), à moins que vous ne le suiviez de près dans son évolution quotidienne. Pour sa part, il me fait savoir qu'il n'a pas le souvenir d'avoir distribué quoi que ce soit qui risquât de compromettre qui que ce fût (libraire etc.); ainsi me vient à l'esprit la question suivante: auriez-vous des éléments tangibles, pour ne pas dire preuves, qui viendraient à l'appui de cette affirmation-là ?
Pour ce qu'il en est des "groupes sulfureux", M. "Fabien" nous affirme avoir adhéré quelque temps (moins d'un an) au Parti Nationaliste Français et Européen, où M. Reynouard lui-même avait milité auparavant. Puis, après un passage au Front National (cinq ans) il a choisi de collaborer avec les gens du Parti Nationaliste Français (Militant), dont j'ai récemment eu le plaisir de faire la connaissance et qui ne me paraissent pas des forcenés suintant la haine et la rage.
 
Le mot "Martiniquaise" (p. 11) ne fut pas de M. "Fabien" mais de M. Reynouard, qui a jugé bon de le mettre à la place de "négresse", un vocable français, soit dit en passant, qui fut parfaitement courant avant que notre divine ère anti-raciste ne naquît des écumes du sillage du serpent de mer nommé "Holocauste".
D'autre part, pour vous répondre sur l'idée d'un Adolf Hitler qui serait plus au goût de M. "Fabien" s'il avait été plus radical (p. 10), il nous semble s'agir d'une attitude pleinement justifiable d'au moins un point de vue précis : en juin 1940 Hitler laissa délibérément filer l'armée britannique du nord de la France, par solidarité germanique (par naïveté, en clair), et cette armée, cinq ans plus tard,a allégrement participé à la destruction de son pays et de son peuple, un "génocide" que ni M. "Fabien" ni nous-mêmes n'approuvons. Pas un simple point de détail, vous en conviendrez.
Pour revenir à vos arguments, Fascismo e Libertà, en participant à l'organisation des conférences révisionnistes, ne veut nullement s'emparer des "résultats" de la critique historique (p. 14). Il s'agit plutôt, ici, d'un effort concret et soutenu pour faire connaître au grand public, et non seulement à ceux qui partagent nos idées politiques, la vérité historique. En outre, M. "Fabien", à ce que nous avons vu (il a fait trois séjours à Trieste cette année), ne peut justement être accusé de se perdre dans des rêveries "racistes"et "fascistoïdes", comme vous le laissez entendre (p. 1), ni d'être attiré outre mesure par les miroirs; cela dit, il nous donne l'impression de vouloir défendre notre race, sa civilisation et son territoire.
 
***
 
Notre mouvement, lui, ne saurait être considéré une "menace fasciste" (p. 4), sinon chez quelques esprits superficiels et gauchisants, ou chez d'autres antifascistes de mauvaise foi.
Je tiens, cependant, à vous faire savoir mon point de vue, qui est également celui du parti politique auquel j'adhère : Italienne, je me dois de me servir de toutes les armes pour défendre mon pays, pour le conserver tel que me l'ont légué mes ancêtres, c'est-à-dire blanc et policé. Parmi ces moyens de défense se trouve la vérité, sous ses formes historique, biologique et autres. Vous, en revanche, me semblez défendre les valeurs d'un monde qui n'a jamais existé que dans la tête de certains théoriciens dont, dit-on, feu "Léon Trotsky". Ainsi il est entendu que nous nous trouvons en complète opposition.
Nous n'avons donc décidément pas la même conception du monde ni de l'homme ni, par conséquent, de la politique. Cependant cette réelle et importante différence d'orientation ne nous oblige pas, à mon sens, à nous affronter en ennemis : autrement dit, loin de moi l'idée de prétendre un instant vous empêcher d'agir à votre guise; mais ne gênez pas, je vous prie, la démarche que nous, militants fascistes et révisionnistes italiens, entreprenons dans une cause que nous tenons pour sacrée.

 

REPONSE DE LA VIEILLE TAUPE À N.O.N.
 
 
Pierre Guillaume, La Vieille Taupe
le 6 février 2002
à Elena Nicola, Nuovo Ordine Nazionale, Trieste
Chère Madame,
Vous avez été "prise de court" et "déçue" par mon texte. Peut-être tout simplement parce que j'essayais de voir loin.
Toute prise de position "négationniste", comme disent les sionistes, expose à des déceptions de toutes sortes, pour la simple raison que: ce n'est pas gagné! pour les raisons que j'expose précisément dans mon texte, et mon expérience me permet de vous prévenir que vous vous exposez à connaître encore des déceptions beaucoup plus sévères.
Je ne suggère nullement que "Fascismo e libertà aurait l'intention de s'approprier le révisionnisme". Je prends acte (et je m'en réjouis) du fait qu'il s'approprie certains résultats révisionnistes, en m'inquiétant de l'éventualité que ce fait puisse s'inscrire dans la stratégie des adversaires du révisionnisme, en précisant bien (page 7)Nolens, volens. Je ne pense pas cependant que le révisionnisme puisse dorénavant être étouffé, surtout depuis qu'il a enfin pénétré le monde arabo-musulman, parce qu'il est intellectuellement irréfutable. Mais je suis conscient qu'il est politiquement si faible que ce sont encore presque exclusivement ses ennemis qui lui assurent sa notoriété.
Commençons par la fin de votre lettre:
"Nous n'avons donc décidément pas la même conception du monde ni de l'homme ni, par conséquent, de la politique. Cependant cette réelle et importante différence d'orientation ne nous oblige pas, à mon sens, à nous affronter en ennemis : autrement dit, loin de moi l'idée de prétendre un instant vous empêcher d'agir à votre guise; mais ne gênez pas, je vous prie, la démarche que nous, militants fascistes et révisionnistes italiens, entreprenons dans une cause que nous tenons pour sacrée."
Le fait que le mouvement ouvrier prolétarien, dont je me revendique (bien qu'il n'existe plus qu'à l'état de traces1 à peine perceptibles et relève de ma part quasiment d'un acte de foi) ne partage pas avec le fascisme dont vous vous revendiquez "la même conception du monde, ni de l'homme ni, par conséquent de la politique" n'est ni une découverte, ni une nouveauté2. Nous partageons cependant la commune condition humaine, et "le révisionnisme de Rassinier et le révisionnisme de la Vieille Taupe, tirent leurs méthodes des règles universelles de la connaissance, ce qui permet une collaboration avec quiconque pratique ces règles universelles, et dans la mesure où il les pratique". Je ne vois donc aucune objection à collaborer avec des fascistes dans l'établissement ou le rétablissement de la vérité historique, en pratiquant les règles universelles de la connaissance. Je l'avais dit. Je le répète.
Je note cependant que la cause que vous tenez pour "sacrée", c'est explicitement (§ précédent de votre lettre) non pas la cause du révisionnisme historique, mais "la défense de l'italianité de [votre] patrie pour la conserver telle que l'ont léguée vos ancêtres, c'est-à-dire blanche et policée". Pour servir cette cause "vous vous devez de vous servir de toutes les armes disponibles", dites-vous, et "Parmi ces moyens de défense se trouve la vérité, sous ses formes historique, biologique, et d'autres". Fort bien. En ce qui concerne la vérité sous ses formes biologique et autres, je suis incompétent. En ce qui concerne la vérité sous sa forme historique, je suis compétent.
Le révisionnisme historique ne peut que constater que la diabolisation excessive (et même délirante) dont le fascisme historique a été et continue d'être l'objet repose sur des falsifications de la propagande antifasciste, et sur une instrumentalisation abusive et perverse d'un prétendu antiracisme.
Dans l'éditorial du n/12 et dernier de La Vieille Taupe j'écrivais ceci: "On connaît aussi le rôle que joue la mythologie de l'holocauste dans l'idéologie antiraciste, qui sert à culpabiliser et à désarmer tous les Européens face à une immigration utilisée par les pouvoirs mondialistes pour briser les résidus de résistance nationale". Cela, c'est un fait. Et d'aucuns ressentent l'immigration massive particulièrement en provenance d'Afrique noire et d'Afrique du nord, de populations qui conservent une forte identité nationale ou culturelle qui s'exprime au travers d'une identité religieuse musulmane réaffirmée, comme une menace pour leur propre identité au point de faire de la lutte contre l'immigration le centre de leurs préoccupations. Dans cette perspective il est clair, à la fois que les résultats révisionnistes de la recherche historique viennent détruire la mythologie de l'Holocauste jusqu'ici instrumentalisée contre eux, et que le sionisme, qui a été jusqu'ici le principal promoteur de l'Industrie de l'Holocauste (selon l'excellente formule de Norman Finkelstein) et qui possède une longue tradition d'instrumentalisation de l'antiracisme et de l'immigration à son profit3, devient par le fait même leur propre ennemi. Fort bien.
Mais imaginons maintenant que par impossible, survienne un attentat terroriste tout à fait inattendu4 et parfaitement médiatisé, qui donne l'occasion aux sionistes de prendre la tête et le contrôle de la lutte internationale contre le terrorisme, pour laquelle les sionistes avaient depuis quelques années déjà proclamé et proposé leur expertise5.
Imaginons enfin que dans cette nouvelle situation ainsi créée, les sionistes proposent dans le cadre des nécessités de la lutte anti-terroriste les mesures de lutte idéologiques contre l'Islam et les mesures de contrôle de l'immigration africaine qu'ils avaient jusqu'alors refusés au nom de la défense des droits de l'Homme. Imaginons au surplus que les immigrés musulmans puissent être suspectés, sinon d'être, au moins d'être susceptibles de pouvoir devenir, des supporters du révisionnisme historique! Alors le révisionnisme historique cesserait de constituer une arme bien utile dans la défense de la cause "sacrée" qui vous préoccupe. On peut même penser qu'un certain nombre de vos amis d'extrême-droite seraient conduits à penser que les nécessités impérieuses de la lutte contre "le danger principal" (l'immigration africaine musulmane, selon eux) justifieraient que soient mises entre parenthèses les vérités historiques susceptibles de blesser inutilement la susceptibilité du nouvel allié sioniste qui ne verra pour sa part aucun inconvénient à endosser la défense d'une italianité blanche et policée dont il se chargera d'ailleurs de préciser le contenu!
Sont-ce là des élucubrations de la Vieille Taupe?
Mais c'est, mutatis mutandis, à peu de chose près ce qui est en train de se passer en France avec une partie de l'extrême-droite, et en particulier avec le MNR de Bruno Megret, qui a renoncé non seulement à la défense du révisionnisme historique, mais même à la défense du principe de la liberté d'expression et de la liberté de recherche en histoire, afin de ne fâcher personne et de ne pas mettre la puce à l'oreille de qui vous savez. La priorité donnée aux "nécessités" de la lutte contre l'Islam et l'immigration musulmane a conduit à faire ce "sacrifice". Et Bruno Megret a su trouver soudain pour évoquer les victimes du bombardement de New-York des trémolos ridicules et politiquement corrects communs à toute la classe politique, Robert Hue et Arlette Laguiller compris.
Le même processus est en train de se développer aux Etats-Unis, où une bonne partie de l'extrême-droite raciste se rapproche du sionisme dans la prétendue "guerre de civilisation" dans laquelle celui-ci voudraient nous entraîner, et dans la défense de l'"Amérique blanche". Bon nombre de "White supremacists" américains, traditionnellement "antisémites", sont en train de découvrir que leur identité sacrée est beaucoup plus menacée par les Noirs et les arabo-musulmans américains, que par les juifs.
De façon prémonitoire, mon texte, pourtant daté du 9 septembre 2001 (J 2) se terminait par le paragraphe suivant:
"Et d'autant plus que le sionisme, dans ses tendances les plus extrêmes, faisant en cela retour à ses origines racistes et colonialistes, ne va pas tarder à rechercher l'alliance des bellicistes de toutes tendances qui voudraient un affrontement guerrier avec le monde arabe [j'aurais dû écrire arabo-musulman]".
Il n'a pas tardé, en effet.
Autrement dit, il y a loin de la coupe au lèvres, et l'histoire et la politique réservent des surprises.
Mais notez bien que je n'attribue pas ce genre de palinodies à la "méchanceté" des fascistes. Ces palinodies sont communes et universelles en politique. Le même genre de débats existent aujourd'hui dans le monde arabo-musulman autour du révisionnisme historique, entre ceux qui cherchent d'abord à savoir si les thèses historiques révisionnistes sont exactes et véridiques, et ceux qui s'interrogent pour savoir si elles peuvent être utiles ou néfastes à leurs projets et entreprises particulières, en tenant compte du rapport des forces internationales (ou plutôt des analyses qu'ils en font). Certains musulmans notamment, qui partagent en gros les analyses révisionnistes concernant la deuxième guerre mondiale, s'inquiètent déjà de l'usage qui pourrait être fait de la méthode révisionniste appliquée aux fondements historiques de leurs propres croyances. D'autres font un raisonnement analogue à celui qui est attribué à Henri IV, et se disent que la création d'un Etat palestinien vaut bien la reconnaissance du génocide-holocauste-shoah, de même que "Paris valait bien une messe".
Mais il s'agit là, vous en conviendrez, d'un autre chapitre.
"Notre mouvement ne constitue en aucun cas une "menace fasciste", sinon pour quelques esprits superficiels gauchisants et antifasciste de mauvaise foi."
Ou bien les mots n'ont aucun sens ou bien votre mouvement constitue un mouvement fasciste. Cela que l'on soit de bonne ou mauvaise foi, superficiel ou gauchisant, antifasciste ou pas. Je suis bien d'accord qu'il ne constitue pas une "menace", pour la raison que les conditions pour que cette "menace" devienne crédible n'existent pas. La menace fasciste est un fantasme mis en spectacle et instrumentalisé par les vainqueurs dès que leur gouvernance est contestée. Ce qui menace réellement, ce sont des régimes de plus en plus totalitaires, intolérants, appuyés sur l'idéologie démocratique et sur l'antifascisme, et couronnés spirituellement par la nouvelle religion de la shoah, qui permet tout et excuse tout. Ce qui menace réellement les "démocraties occidentales", c'est, sous couvert de lutte contre le fascisme et contre le terrorisme, l'instauration d'un fascisme juif. Le reste n'est que poudre aux yeux.
Comprenez donc bien que je ne reproche pas à Fascismo e Libertà de s'approprier les résultats des travaux révisionnistes. Au contraire, je m'en réjouis. Mais je mets en garde Vincent Reynouard, dont je rappelle tout le bien que je pense de lui, contre le risque de surévaluer l'importance et les conséquences de ce fait, dont je persiste à dire qu'il pourrait bien s'inscrire dans une stratégie des ennemis du révisionnisme. Je donne des arguments et des exemples auxquels vous ne répondez que par la réaffirmation de vos bonnes intentions révisionnistes, mais vous ne répondez pas à la description que je fais de comportements que je juge négatifs. L'enfer est pavé des meilleurs intentions, et les exemples de manipulations policières et étatiques d'organisations d'extrême-droite abondent. Ces jours-ci encore la presse évoquait le cas du NPD en Allemagne, contre lequel est engagée une procédure d'interdiction devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Un dirigeant, convoqué par cette Cour s'est révélé être un agent infiltré, et l'on évoque une centaine de cas semblables, dans le seul NPD!
Et encore, dans cette affaire, la seule chose qui me surprenne vraiment, c'est que cette information, pour une fois, ait filtré dans la presse. Mais rassurez-vous. C'est exactement la même chose à l'extrême gauche, et tout le monde sait maintenant ce que la Vieille Taupe savait depuis toujours, que le parti communiste américain était composé de plus de 50% d'agents du FBI.
Ne pas le savoir expose à bien des déconvenues.
Mais si vous m'aviez bien lu, vous auriez vu que je ne reproche pas à Guillaume Fabien de faire du révisionnisme. Je lui reproche de n'en faire pas assez et de ne s'intéresser aux résultats de la recherche historique que dans la mesure où ces résultats sont susceptibles de servir ses passions qui elles-mêmes ont d'autres origines qu'il ne m'appartient pas de discuter. Et je lui reproche de falsifier l'histoire du révisionnisme lui-même, en occultant le rôle séminal de Rassinier et de la Vieille Taupe.
En ce qui concerne son comportement, je suis au contraire très bien placé pour savoir qu'il n'a jamais amené personne au révisionnisme. Tout au plus a-t-il peut-être convaincu des gens qui partageaient déjà ses conceptions fascistes et racistes, de l'intérêt qu'il pourrait y avoir à promouvoir certains résultats dus à la recherche révisionniste6. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
En ce qui concerne les tracts et documents divers d'un antisémitisme obsessionnel diffusé par Guillaume Fabien, c'est évidemment une question d'appréciation. Mais il se trouve que même quand ces documents contiennent des informations factuelles avec lesquels je pourrais être d'accord, ils ont une agressivité formelle et une facture antisémite tellement connotée qu'ils ne peuvent contribuer qu'à conforter les uns et les autres dans leurs préjugés et même contribuer à déconsidérer aux yeux des lecteurs les informations factuelles exactes qu'ils contiennent. Par contre, et le silence de votre lettre sur ce point le confirme, il n'a jamais diffusé le moindre document émanant de La Vieille Taupe et signé par elle, ce qui, compte tenu de l'importance, du nombre et de la qualité, de l'efficacité révisionniste de la plupart de ces documents, constitue, pour un révisionniste en France, une véritable prouesse, et pourrait dénoter une volonté constante d'occulter le rôle de la Vieille Taupe plus forte que celle de promouvoir la vérité historique.
Ce qui constitue une falsification de l'histoire
A l'appui de mes affirmations, outre les multiples mel dont Guillaume Fabien abreuve ses correspondants, en témoignent deux tracts dont je vous joins photocopie.
En ce temps-là, la tension était très forte autour de la librairie roumaine qui avait été l'objet de plusieurs agressions graves. Je remarquais cependant une nette augmentation de regards hostiles ou gênés à mon égard dans le quartier (j'habite à coté de cette librairie où je me rends souvent) de la part de gens qui d'habitude faisaient preuve de plus de sérénité ou de compréhension à mon égard. J'ai fini par en découvrir la cause. Deux tracts de facture antisémite avaient été distribués dans le quartier. L'un à l'en-tête de la librairie roumaine, l'autre apparemment signé GRECE. 99-103 Rue de Sèvres, 75006 PARIS. Tél. : 01 40 24 19 50. La librairie roumaine ni le GRECE n'y étaient pour rien!
Et j'en étais venu à craindre qu'il ne s'agisse d'une provocation sioniste destinée à préparer une nouvelle agression, de façon à ce que même les personnes du quartier les plus susceptibles de me manifester leur solidarité (qui font bien la différence entre le révisionnisme historique et l'antisémitisme) ou tous ceux qui auraient pu protester, en viennent à penser que finalement, si nous étions agressés une fois de plus, nous n'avions que ce que nous avions bien cherché.
Finalement, il n'y eut pas de nouvelle agression, mais lorsque je m'indignais auprès d'un ami arabe du quartier qu'il ait pu croire un seul instant que j'aurais pu avoir le moindre rapport avec de tels tracts, il me répondait : "Ah bon! J'aime mieux ça. Mais c'est le type qui était avec toi l'autre jour qui les distribue". J'étais effectivement passé quelques jours plutôt chez ce photocopiste en compagnie de Guillaume Fabien!
Et, pour clore notre aimable échange, mon épouse est une "négresse". C'est indiscutable, et notez bien que cela n'empêchera absolument pas mes ennemis de me dépeindre en raciste épouvantable, et cela ne m'a pas empêché d'être poursuivi, au nom de la loi dite antiraciste par des associations telles que le MRAP, la LICRA, la Ligue des droits de l'Homme, et parfois condamné par la justice française, ce qui, vous en conviendrez, est plus fort que le Roquefort!
Mais figurez-vous que j'avais été, dès l'origine, averti par un ami que la version italienne de l'exposé de Guillaume Fabien parlait de "négresse" et non pas de "martiniquaise". Et j'avais bien compris que Vincent Reynouard avait eu la délicatesse de falsifier la version qu'il publiait, pour la bonne cause. J'avais cru bon de faire comme si je ne l'avais pas deviné.
Vous avez tout à fait raison, soit dit en passant, au moins sur un point: le mot négresse, féminin de nègre, était d'un usage courant. Il a pris une acception péjorative pour des raisons historiques complexes, et ceux des Noirs qui sont bien dans leur peau ne s'en offusquent plus. Nègre, négresse, et alors! Chaque groupe humain dénomme l'altérité d'un autre groupe humain. L'adjectif substantivé : "Blanc" peut lui aussi être prononcé avec agressivité. Tout comme le vocable "Nègre", ou "Noir", le vocable "Blanc" peut certes être employé de façon péjorative et volontairement blessante. Ils peuvent être employés, l'un comme l'autre, de façon amicale7 par des Antillais par exemple. Et ils le seraient beaucoup plus sans la pression de l'idéologie antiraciste et politiquement correcte et l'activité perverse des ligues de vertu. "Négresse" peut-être dit amoureusement comme il peut être dit agressivement, comme il peut être parfaitement neutre. Il était employé spontanément sans aucune connotation péjorative dans les milieux populaires avant qu'ils ne soient rééduqués par les médiats. Je pourrais en donner une multitude d'exemples et raconter forces anecdotes. Mais cet emploi naïf ne me parait justement pas être celui de Guillaume.(Fabien).
Cela dit, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.
Les Noirs aussi utilisent toutes sortes de substantifs pour désigner les Blancs. Les "petits suisses", les "camemberts", les "fromages blancs", en usage courant dans la banlieue parisienne. Aux Antilles françaises, on dit plutôt les "zoreilles". Cela tient au fait que les Blancs ont le pavillon des oreilles beaucoup plus développé et décollé que les Noirs, qui trouvent cela plutôt laid et comique, eux qui ont, au contraire, de petites oreilles très fines.
Il est donc parfaitement vain, injuste, unilatéral, de vouloir criminaliser, comme le font les idéologues "antiracistes8" l'usage de certains mots au travers desquels les groupes humains pensent et disent leurs différences. On aboutit même à un racisme anti-blanc parfaitement odieux et totalitaire lorsque des idéologues peuvent impunément traiter quiconque ne se soumet pas à leur magistère de fasciste, de raciste, d'antisémite, de lepeniste, avec tout ce que ces mots véhiculent de nos jours dans la tête de ceux qui les emploient péjorativement. Ce sont dans la pratique et dans la France subjuguée des injures beaucoup plus effectives et potentiellement meurtrières que nègre ou négresse. Au surplus les exemples historiques abondent où des vocables utilisés de façon péjorative sont ensuite assumés et revendiqués par ceux qui en étaient l'objet, et qui témoignent ainsi qu'ils s'émancipent eux-mêmes du système de valeur dans lequel le vocable était péjorant, ce qui constitue le premier pas de leur émancipation.
Pour l'ensemble de ces raisons, et pour quelques autres, j'ai décidé, en tant que nègre par alliance, de ne pas relever l'intention injurieuse que constitue l'emploi par Guillaume Fabien et par vous-même du vocable "négresse", qui me semble plutôt dérisoire et ressemble au cas de l'enfant qui croit s'affirmer et affirmer son autonomie en s'exerçant à dire des "gros mots".
Permettez-moi maintenant de m'interroger, non plus en tant que nègre par alliance, mais en tant que révisionniste.
Etait-il opportun, était-il intelligent, même d'un point de vue "politique", pour Guillaume Fabien, d'utiliser le mot "négresse"? Et dans ce cas quelle est la "politique" que cet emploi dénote? Etait-il opportun de donner des verges pour se faire battre, et de se conformer si exactement à l'image "raciste" que les sionistes voudraient donner du révisionnisme, pour une maigre satisfaction d'amour propre, et se persuader soi-même qu'on ose encore utiliser des "gros-mots" en dépit des diktats antiracistes de l'idéologie dominante de l'époque, c'est-à-dire l'idéologie de la classe dominante.
Pour ma part, cet emploi par Guillaume Fabien ne dénote qu'un manque de maturité, un manque d'intelligence, une faute stratégique, au moment où le révisionnisme est attaqué et menacé de toute part, et très précisément au moment où le mouvement sioniste, particulièrement inquiet de voir le révisionnisme faire une percée dans le monde arabo-musulman mais aussi chez les Noirs américains et africains9, voudrait imposer l'idée, comme seul argument qui lui reste, que le révisionnisme ne concernerait que les nostalgiques du fascisme. Alors que la vérité est qu'il concerne aussi les nostalgiques du fascisme et que le mouvement révisionniste comporte beaucoup, parmi ceux qui rament réellement, de chercheurs qui ne sont nullement des nostalgiques de quoi que se soit ayant existé.
Vous écrivez d'ailleurs (fin de l'avant dernier paragraphe)
"Vous, en revanche, semblez défendre les valeurs d'un monde qui n'a jamais existé que dans la tête de certains théoriciens. Il est donc entendu que nous nous trouvons en opposition l'un à l'autre".
Vous avez mille fois raison: Je suis nostalgique d'un monde à construire, et je vous reproche d'être nostalgique d'un monde qui n'a que trop existé, et dont je pense qu'il n'était dans les faits pas très différent du monde dans lequel nous survivons. Je pense que le monde à construire, qui n'existe que dans ma tête, devrait être basé sur la possibilité pour chacun d'affirmer sa propre identité individuelle et collective, et donc sur le respect de l'identité individuelle et collective des autres dans leur altérité10. Je pense que le non respect de l'autre dans son altérité dénote une faille dans sa propre identité11.
La seule valeur universelle à laquelle la vieille taupe soit irréductiblement attachée existe, ainsi que son contraire, le mensonge, depuis l'origine du langage humain. C'est la vérité. Non pas la Vérité métaphysique, mais la simple vérité matérielle des faits, la vérité vérifiable, avec en filigrane cette idée peut-être naïve que la recherche de la simple vérité matérielle, la grossière vérité scientifique, est la plus susceptible d'approcher asymptotiquement de la Vérité métaphysique, qui doit rester inaccessible pour continuer à Être, ce qui permet de réconcilier Karl Marx (" La vérité est révolutionnaire!") et Saint Jean (" La Vérité vous rendra libre!") sans aucun compromis12.
Ne faisant aucun compromis, la vieille taupe ne demande à personne d'en faire. C'est pourquoi le Nouvel Ordre Mondial (NOM) qui n'existe que dans la tête de la vieille taupe devra être construit selon moi, selon des méthodes entièrement nouvelles qui répudient la méthode par laquelle se sont construits tous les ordres mondiaux antérieurs, qui reposaient sur le triomphe successif et transitoire d'impérialismes concurrents
Mais cela ferait sortir de notre sujet actuel.
Pour le moment, comme vous le dites très bien, "cette réelle et importante différence d'orientation ne nous oblige pas à nous affronter en ennemis", et puisque j'apprends que votre mouvement organise une nouvelle Conférence internationale sur le révisionnisme historique à Trieste les 25 et 26 mai prochain, je vous informe que je suis tout disposé à y participer. Si le sujet n'a pas été déjà prévu par un autre conférencier, j'aimerais parler du rôle de Pie XII dans l'histoire, et de "L'opération Vicaire", auquel la sortie du film de Costa Gavras va redonner actualité dans les jours qui viennent. Sinon je pourrais faire un exposé intitulé "psychanalyse de l'antilepenisme".
Veuillez agréer, chère Madame, l'expression de mes meilleures salutations.
P. Guillaume
Le 6 février 2002. L'an prochain à Aelia Capitolina

1. Qui elles-mêmes ne sont généralement perçues qu'au travers de ses déformations et récupérations monstrueuses que sont la social-démocratie, le stalinisme, les diverses variétés de "gauchisme", le tiers-mondisme, et la décomposition soixante-huitarde.
 
2. Les courants prolétariens radicaux ont été persécutés aussi bien par le fascisme que par l'antifascisme, qui ont collaboré dans cette répression (voir Boris Souvarine, Serge Bricianier, <