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Liste des numeros de la nouvelle série,

numéro 6 (mars 2002)...


Le Courrier des Incrédules

Conseils de révision


Actualités de mars 2002


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GAS CHAMBERS: FROM THE CORE OF THE CRUX

TO THE CHOIR OF THE CROOKS

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BOURDIEU CHEZ LES REVIZOS: UN INEDIT

Bourdieu était un nain de la pensée mais un nain dogmatique. C'est pourquoi il a plu à quelques générations de déboussolés, avides de carrière, comme lui. Aron, qui l'avait nourri dans son sein, avait dit de lui ce qu'il fallait dire: un petit chef arrogant. Sur le tard, après vingt ans de règne de la gauche, sans risque, il s'est découvert un prurit d'action politique et il a rejoué la partition que Sartre avant chantée au décours de 68. Les idiots, les jeunes nés de la dernière pluie et les coquins s'y sont laissé prendre.

Quand, à la suite du décès d'un de ses anciens membres, la Vieille Taupe, ou les produits de la décomposition du mouvement révolutionnaire qui se reconnaissaient encore plus ou moins sous ce nom, publia une nécrologie de Maurice di Scuillo dans le "carnet" du Monde, qui n'était pas sans rigueur et sans force de pénétration, comme souvent les textes de la Vieille Taupe (Le Monde du 4 septembre 1998). Il était signé, à très juste titre "les copains de Maurice". Voir ce texte

La vie des textes, par eux-mêmes, est souvent surprenante. En tout cas, une dame patronnesse de la Maison des Sciences de l'Homme, collaboratrice du direct(ment)eur de la Maison, Maurice Aymard, allait tout avaler, l'hameçon, la ligne et les plombs. Anne Laurent se mit donc à écrire à diverses personnes pour chosifier Maurice et en faire un bien culturel propre à revivifier une gauche exsangue. Déjà, il n'y a guère, les médicastres pressaient les momies égyptiennes pour en extraire une huile de jouvence. La dame de la MSH voyait déjà "l'irruption de l'homme quelconque comme héros littéraire" dont elle demandait à Didier Bezace, directeur alors du Théatre de la Commune à Aubervilliers, le pays des ahuris, de s'emparer: "Votre théâtre se constituant comme une sorte de comité de vigilance, de point d'observation du monde, et se tressant avec tous les autres textes du monde". Nous, quand on entend ce jargon, on ne tresse pas, on se trisse. Les comité de vigilance, on sait où ça mène, la Kolyma en quelques étapes.

La bonne dame, voulant vraiment faire une oeuvre,; et promettant à Maurice une gloire posthume à laquelle il n'avait nullement prétendu, et à laquelle il préférait certainement son kil de rouge, avait écrit au seigneur Bourdieu en son Collège de France, en lui envoyant la nécro en question. Elle lui susurrait des trucs comme ceci: "Et je me suis dit qu'il y avait de quoi faire une étude. Toute la séquence a des origines populistes-anarchistes, et aussi des résonances années 70. Les "copains de Maurice", c'est une population sans doute aisément identifiable [Tu parles, la Vielle Taupe !!! ], une bande d'amis, des militants de comités de quartier, etc. Mais la séquence est aussi évidemment apparentée au mouvement des pétitionnaires des hivers derniers, avec cette certaine solidarité informelle, cherchant la forme sans le maître. On peut aussi penser, à son sujet, à l'irruption, depuis les 15 dernières années, de l'homme quelconque comme héros littéraire, ou comme sujet d'étude historique. [On voit que cette dame manque de culture politique, sinon elle saurait que l'Homme Quelconque, l'Uomo qualunquista, a été, dans l'Italie d'après-guerre, une sorte de résurgence du fascisme.] Et naturellement, la démarche est à corréler avec la place et le rôle des médias tels qu'on les vit, et commence à les analyser. Ce qui me semble intéressant à étudier, et qui est un corpus tout prêt et facile à isoler, ce sont ces cent personnes qui ont répondu [...].

Dans le nom de Bourdieu, il y a d'abord "bourde". Présentée ainsi dans le jargon der Eigentlichkeit, il était prêt à sauter en parachute à l'aveugle, au milieu des révizos qui ne s'attendaient pas à recevoir cette gloire sur la cafetière. Il prit sa plume et répondit:

"merci de m'avoir associé à l'aventure des "copains de Maurice", qui m'avait échappé. Je crois, comme vous, qu'il y a là un très beau sujet de recherche et -- il faudrait trouver un ton et un style -- de publication. Je vais en parler autour de moi -- mais vous-même, pourquoi pas ?

"Je serais heureux de recevoir (contre paiement évidemment) une copie du livre et je pourrais peut-être aider à le faire accéder à l'internet (vous pourriez en parler, de ma part, à Salah Bouledja -- et à son ami Mejid -- au centre de sociologie européenne de la MSH.

"Je vous remercie encore et je serais heureux de savoir la suite..."

Il n'y a pas eu de suite. La Vieille Taupe et ses affidés ne se souciaient pas de devenir un objet d'études pour des sociologues en mal de justifications politiques. No Cobaye. Elle a refusé le canular que ces pauvres gourdes avaient monté d'elles-mêmes. Elle n'avait nulle envie de fréquenter des notables freakés de ce genre-là. On tient à sa réputation dans le quartier.

HALTEROPHILIE

 

 

 

Préface à l'édition française

 

 
de son livre par Arthur R. Butz

 

 
 
Mes recherches sur ce qu'on appelle "l'Holocauste juif" ont commencé en 1972 et vingt-six ans ont passé depuis la première publication de ce livre en Grande-Bretagne en 1976 sous le titre de The Hoax of the Twentieth Century, "La Mystification du vingtième siècle". Il s'est écoulé vingt-cinq ans depuis la sortie d'une deuxième édition britannique, légèrement révisée, et de la première édition américaine en 1977 dont la présente édition française est la traduction. Il s'y ajoute trois conférences que j'ai données en 1979, 1982 et 1992.

 

 
Je puise une certaine fierté dans le fait que ce livre peut encore intéresser un quart de siècle après sa publication. Néanmoins, l'âge de ce texte ainsi que les grandes avancées qui sont intervenues par la suite dans le révisionnisme, particulièrement en France sous l'impulsion d'un savant brillant et courageux, Robert Faurisson, rendent nécessaire un bref commentaire sur la valeur que peut avoir ce livre pour le lecteur d'aujourd'hui. Comment peut-il se faire qu'un livre vieux d'un quart de siècle ne soit pas entièrement dépassé aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'un lecteur d'aujourd'hui peut en retirer ? Ne serait-il pas préférable de réviser ce texte pour prendre en compte ce qui s'est passé depuis sa sortie ?
Dans la perspective qui est la nôtre aujourd'hui, ce livre a des défauts et certaines personnes, dont je suis, pourraient faire mieux maintenant. Alors même que je reconnais ces défauts, je peux plaider ma cause en faisant remarquer que j'étais un homme seul qui travaillait sans presque aucun secours. À l'exception de Wilhelm Stäglich, les correspondants que j'avais avant la sortie du livre en 1976 n'avaient pas alors laissé de trace significative dans le travail du révisionnisme et ne l'ont pas fait non plus depuis. Les textes à tendance révisionniste n'étaient pas nombreux. Certains étaient exécrables, ce qui n'arrangeait pas les choses. Du côté positif, on trouvait Paul Rassinier, Thies Christophersen et Wilhelm Stäglich. À cette époque-là, les écrits de Paul Rassinier, ancien déporté politique à Buchenwald, avaient le double intérêt d'être une source, un récit d'expériences personnelles, et un exposé du contexte historique (aujourd'hui l'intérêt de Rassinier se limite à sa qualité de source). Christophersen et Stäglich étaient des Allemands qui avaient été stationnés dans la région d'Auschwitz et ne valaient que comme sources, bien que Stäglich ait plus tard écrit un livre de caractère historique. Mais même en prenant en compte ces trois auteurs, le complexe historique n'était pas là. Je vais expliquer ce point.
Le style de mon livre est certainement dépourvu d'élégance. Je crois que mon style s'est beaucoup amélioré depuis mais, comme chez la plupart de ceux qui ont reçu une éducation technique, il demeure, dans le meilleur des cas, sec et sans grâces. Mais enfin, il a permis de faire le travail.
On voudra bien ne pas trouver immodeste de ma part l'affirmation selon laquelle ce livre est le meilleur du genre car il est le seul livre dans son genre. Si l'on compare mon livre aux autres, on verra que mon approche est horizontale alors que la leur est verticale. Des auteurs qui ont travaillé après moi ont choisi des sujets bien délimités et ont creusé plus profond que moi. Ces façons de faire verticales s'opposent à la mienne qui est horizontale. J'ai tâché de couvrir tous les aspects raisonnablement significatifs du problème. La question des chambres à gaz n'était qu'une parmi d'autres. J'ai essayé de montrer ce qui s'est passé autant que ce qui ne s'était pas passé. J'ai montré l'importance du mouvement sioniste. J'ai discuté les politiques des Alliés et les influences juives qui se sont exercées sur elles. Les sources que j'ai utilisées, les procès de Nuremberg, les rapports de la Croix-Rouge, les documents du Vatican, les coupures de presse, semblent aller de soi aujourd'hui mais ce n'était pas le cas à cette époque-là. Pour aider à comprendre les premiers procès pour crimes de guerre, j'ai donné comme paradigme les procès de sorcellerie.
Je peux aussi revendiquer une autre contribution apportée par ce livre, que l'on peut discuter parce qu'aujourd'hui elle peut sembler ridicule. J'ai traité les camps de concentration comme des institutions particulières qui existaient en des lieux particuliers et les événements prétendus qui s'y sont déroulés, s'ils s'y sont déroulés, dans un espace réel et un temps réel. Par "espace réel", j'entends un espace dans lequel nous évoluons tous, dans lequel ce qui se passe à Auschwitz se passe en même temps que le président Roosevelt tient des réunions à Washington, que je vais à l'école, etc.
Cela paraît si évident que je pourrais sembler présomptueux de vouloir présenter cela comme une perspective originale, mais attendez voir. L'impression que j'ai tirée de mes lectures était que les événements qui y étaient relatés auraient pu aussi bien se passer sur la planète Mars, tant était sensible l'absence d'un contexte plus large. Comme je le rappelle au lecteur dans le chapitre 5, "Une guerre faisait rage pendant la seconde guerre mondiale."
Prenez la présentation que je fais d'Auschwitz, le principal camp que l'on dit "d'extermination". J'ai commencé par décrire Auschwitz comme un camp qui remplissait toutes les fonctions que remplissaient les autres camps allemands typiques que l'on ne qualifie pas de camp d'extermination ; j'ai précisé ce qu'étaient ces fonctions et j'ai présenté une carte montrant où se trouvaient les camps allemands. Ensuite, j'ai décrit les aspects uniques que présentait Auschwitz et les raisons pour lesquelles les Alliés devaient s'intéresser à ce qui s'y passait. J'ai donné des photos des fours crématoires d'Auschwitz et d'autres camps. J'ai donné une carte de la région d'Auschwitz et un plan de la partie "Birkenau" du camp d'Auschwitz. Ce plan et les différentes cartes servent à montrer au lecteur exactement où se trouvaient en Europe, en Pologne, à Auschwitz, les prétendues grandes chambres à gaz. Ensuite j'ai pris le cas d'un groupe particulier de juifs, les juifs hongrois, que j'ai examiné non seulement du point de vue de ce qui s'est dit sur les camps allemands mais aussi du point de vue de ce qui se passait en Hongrie. Pour moi, le problème des juifs hongrois se posait autant comme un événement qui se déroulait en Hongrie qu'un événement se passant à Auschwitz. Et même, en me plaçant dans le cadre d'Auschwitz, je prenais un angle de vue différent, celui des Alliés qui, à cette époque-là, s'intéressaient beaucoup à Auschwitz en tant que zone industrielle à bombarder et qui devaient photographier le camp dans ce but.
Les photos ont été rendues publiques trois ans après la sortie de mon livre et ont confirmé mes conclusions, mais ce n'est pas là ce sur quoi je désire insister maintenant. Ce qui importe ici est ma méthode qui, si invraisemblable que cela puisse paraître, était la seule à cette époque là à replacer Auschwitz dans son contexte historique. Certes, une partie de ce que j'ai dit à ce sujet se trouvait déjà dans des ouvrages plus anciens qui cherchaient à expliquer comment l'histoire des "exterminations" s'était diffusée, mais c'étaient des bribes et des morceaux qui se trouvaient en marge de ces récits. Il fallait quand même aller pêcher à droite et à gauche. Ainsi, par exemple, il semble évident qu'à une discussion du problème d'Auschwitz, il faut joindre une carte de la région et un plan de Birkenau : j'ai dû fabriquer la carte en compilant plusieurs sources et emprunter le plan, non pas à l'un des ouvrages classiques sur l'Holocauste, du genre Hilberg ou Reitlinger, mais à un livre allemand consacré au procès des gardiens d'Auschwitz en Allemagne en 1963-65. Hilberg, Reitlinger et les autres auteurs semblables étaient très avares de cartes et de photos, sauf dans les livres uniquement destinés à montrer des photos. On pourrait dire, en simplifiant à peine, qu'ils vous vendaient ou un livre d'images, ou un livre de texte, mais il n'y en avait pas qui mêlât les deux de façon profitable.
Je crois que mes analyses ont provoqué un travail de recherche sur certains sujets précis, même si personne ne veut le reconnaître. Le scepticisme que j'ai affiché à propos de la réalité du mystérieux "industriel allemand" qui, selon le Congrès juif mondial, aurait passé des informations en 1942 selon lesquelles on avait discuté de l'extermination des juifs au quartier général de Hitler, pourrait avoir suscité les enquêtes qui ont été faites ensuite pour déterminer son identité. Walter Laqueur et Richard Breitman, dans Breaking the Silence (1986) ont proposé Eduard Schulte, sans convaincre. J'avais aussi insisté sur le fait que les Alliés n'avaient guère bombardé Auschwitz, ce que Laqueur (The Terrible Secret, 1980) et Martin Gilbert (Auschwitz and the Allies, 1981) ont essayé d'expliquer, mais en vain.
C'est dans mon livre, je crois, qu'on parle pour la première fois de la possibilité de ces photos de reconnaissance aérienne en 1944 et de leur utilité pour nous1.
Je crois également que mon livre a provoqué, peut-être par des intermédiaires, la publication de ces photos par la CIA en 1979, mais elle ne voudra pas le reconnaître.
J'ai analysé les aspects spécifiques du processus d'extermination à Auschwitz tel qu'il ressort des récits. J'ai montré que les faits matériels spécifiques nécessitaient une explication double pour des faits relativement ordinaires, comme les transports, les sélections, les douches, la tonte des cheveux, le Cyklon-B, les crématoires, etc., toutes choses réelles et relativement ordinaires auxquelles on a donné une interprétation parallèle. Avoir découvert cela ne donne pas grand mérite aujourd'hui, mais à l'époque c'était méritoire. C'est ça qui a fourni la trame de toutes les recherches révisionnistes qui ont suivi sur le problème d'Auschwitz.
Je considère que mon livre a généralement "raison" encore aujourd'hui, surtout dans le sens où les différentes parties historiques s'accordent entre elles et elles s'accordent sans qu'il soit besoin de mystères particuliers. Regardez comment les historiens conventionnels se débattent avec tous leurs mystères. Comment et quand l'ordre d'extermination fut-il donné ? Est-ce que cet ordre a même été donné ? Pourquoi est-ce que les Alliés n'ont pas identifié ce qui était (censé être) en train de se passer à Auschwitz ? Pourquoi est-ce que le Pape n'a pas condamné directement l'extermination physique, même après que les Allemands eurent été chassés de Rome ? Pourquoi la presse alliée n'a pas donné plus d'importance aux informations faisant état de l'extermination des juifs au lieu de les enterrer dans les pages intérieures des grands journaux ?
Cette analyse horizontale demeure unique dans la production révisionniste. Le livre décrivait un complexe historique et cette description demeure valide aujourd'hui. Il a rendu les études spécialisées plus faciles parce que les chercheurs n'avaient plus à se préoccuper de se replacer dans un contexte plus large ; ils n'avaient qu'à renvoyer le lecteur curieux à mon livre. Sans être parfait, mon travail le permettait. La preuve en est que parmi les révisionnistes, qui voient certainement les défauts du livre, il ne semble pas qu'il y ait une forte demande pour un travail amélioré, intégrant de nouvelles données, et il ne se profile aucun candidat pour le faire.
Un exemple : on veut discuter la question des chambres à gaz à Auschwitz. Mon vieux livre n'aide pas beaucoup pour être à la page et il n'y aura pas beaucoup de raisons de le citer. Il y a des écrits beaucoup plus récents et plus concluants, notamment ceux de Faurisson, mais je n'imagine pas que l'on puisse s'aventurer de façon assurée dans une controverse de ce genre sans s'être doté au préalable d'une compréhension du contexte historique général, tel qu'il est fourni par mon livre. Par conséquent je ne peux pas imaginer un révisionnisme de l'Holocauste sans recours à un livre tel que le mien, même s'il n'est pas nécessaire d'y faire directement référence aujourd'hui.
Il reste le seul livre de son genre. Il serait excellent de disposer d'un meilleur livre mais il me semble que deux problèmes se posent. D'abord, un tel livre, s'il fallait l'écrire en tenant compte de tout ce que nous savons maintenant, ne tiendrait pas en un seul volume. C'est pourquoi je rejette l'idée de chercher à mettre ce livre au niveau des connaissances actuelles. On passerait très vite d'une mise à niveau à un travail entièrement nouveau. Vouloir garder le contenu d'origine et l'organisation du livre affaiblirait le projet de mise à niveau. Le meilleur instrument pour mettre le lecteur au courant des dernières recherches révisionnistes serait un recueil de textes provenant de divers auteurs, et non un ouvrage venant d'une plume unique2.
En second lieu, il y a un paradoxe : une faiblesse du livre explique en partie sa force. Du point de vue qui est le nôtre aujourd'hui, il semble que le livre présente beaucoup de choses de façon maladroite. Cela vient de ce que je n'ai pas écrit ce livre comme un expert de ces questions. Je l'ai écrit comme un ouvrage de recherche normal : j'étais moi-même en train d'essayer de comprendre, comme l'aurait fait n'importe quel lecteur sérieux et intelligent. Par conséquent, le livre est empreint d'une relation de perspective commune, et donc d'une sympathie mutuelle entre l'auteur et le lecteur qui ne pourrait pas se faire sentir dans un livre nouveau, écrit aujourd'hui à partir d'une position d'expert s'adressant à un lecteur néophyte. C'est la seule relation qui soit concevable aujourd'hui. Je crois que c'est ce qui explique l'effet parfois bouleversant que possède le livre. De ce point de vue, il reste contemporain, il continue à "avoir raison" et il convient de ne pas lui faire subir de révision importante.
Le fait que ce livre soit encore valable aujourd'hui provient des distorsions et des fausses représentations que font habituellement les médias. Le résultat en est que des millions de gens sont tellement peu informés qu'un point de vue daté de 1976 leur paraît encore une grande nouveauté en 2002.
Je considère que ce livre a eu autant de succès qu'on pouvait raisonnablement espérer, dans les circonstances où nous nous trouvions, mais il faut le voir aussi comme l'un des succès du phénomène du révisionnisme de l'Holocauste, que personne ne peut s'attribuer en particulier. Il me semble que c'était un phénomène qui était seulement dans l'air du temps, qui devait se développer et que j'ai seulement pris part à ce développement. J'ai abordé cette question dans une conférence qui forme ici le supplément A. Pour dire les choses encore plus clairement, j'insisterais sur le fait que les juifs ont joué un rôle très important dans ce développement ; ils ont leur part de responsabilité. Ce sont eux qui ont choisi, en 1977, de répandre la nouvelle de l'existence de ce livre obscur aux quatre coins de l'univers. Qui aurait pu imaginer une publicité aussi massive pour un livre écrit par un auteur inconnu, publié par une maison inconnue, et à peine disponible aux Etats-Unis ? Ils ont utilisé les positions de pouvoir qu'ils occupent dans les médias pour rendre le sujet de "l'Holocauste" prioritaire dans l'esprit de la masse des gens ; nous y avons droit au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner. Les lecteurs les plus jeunes pourraient croire que cette "holocaustomanie" qui pervertit les affaires publiques remonte à la seconde guerre mondiale alors qu'on doit en réalité la faire remonter seulement à 1978, à la sortie du docu-drame Holocaust sur la chaîne de télévision NBC. Il n'y a eu que les groupes juifs ou qui recrutent de façon prédominante des membres juifs pour maintenir, sur le campus de la Northwestern University (région de Chicago) un intérêt actif pour mon travail sur "l'Holocauste". Ce genre de dépendance mutuelle ne fonctionne que pour les choses qui devaient arriver.
Au moment où j'ai écrit ce livre, il existait peut-être une demi-douzaine de chercheurs sérieux travaillant sur le révisionnisme de l'Holocauste, connus ou inconnus de moi. Aujourd'hui, ils sont si nombreux qu'il serait impossible d'en faire la liste ; quant aux lecteurs de la littérature révisionniste existant sur l'Holocauste, dans toutes les langues, il faudrait les compter certainement par centaines de milliers, peut-être même par millions.
On a rendu de nombreux hommages involontaires à notre succès. Le plus spectaculaire est sans doute l'ouverture du Musée mémorial de l'Holocauste à Washington. Un appel de fonds, signé de Miles Lerman, "président de la Campagne nationale", en 1992 rangeait explicitement les "révisionnistes" parmi ceux que le Musée allait "contrer". La Musée a ouvert en avril 1993 "dans le but de réfuter les tentatives révisionnistes visant à réduire la portée de l'Holocauste3". Comme si cela ne suffisait pas, le Congrès a pris, sans opposition, une résolution qui porte sur deux points : il "déplore" le révisionnisme et "encourage l'oeuvre vitale réalisée par... le Musée4". Ce Musée est une histoire de fous qui rend un hommage involontaire à nos travaux5.
Le Musée ne sera pas le dernier monument. En 1996 les sénateurs juifs Barbara Boxer et Arien Specter remettaient un chèque d'un million de dollars de subvention fédérale au réalisateur juif Steven Speilbeerg pour sa "Fondation d'histoire visuelle des survivants de la Shoah", pour un projet consistant à enregistrer en vidéo les récits des "survivants" de la Shoah (un mot hébreu qui remplace Holocaust). Specter a dit clairement que cette subvention devait servir à s'opposer au succès considérable rencontré par les révisionnistes6.
Le projet de Mémorial de l'Holocauste à Berlin est encore un exemple du même genre. Il lance une campagne destinée à rassembler des fonds, en juillet 2001, qui est centrée sur le danger du révisionnisme7.
En matière de révisionnisme, l'apostasie est rare. Les cas les plus voyants sont ceux de personnages publics qui n'étaient pas véritablement révisionnistes mais qui avaient fait des remarques qui semblaient l'approuver. On a eu l'exemple, en 1996, de l'abbé Pierre qui a rétracté assez vite ses remarques révisionnistes mais ses anciens amis ne lui pardonnent pas8. Cette histoire montre bien les contraintes qui pèsent sur le travail révisionniste.
On trouvera une preuve décisive, s'il en faut encore une, de notre succès dans le passage de lois, dans plusieurs pays européens, qui font un crime de publier le point de vue révisionniste sur l'Holocauste. Ce genre d'écrits circulait librement en Europe jusqu'à ce que l'actuel mouvement révisionniste commence à marquer des points à la fin des années 70. Le lecteur de la présente édition française en est réduit, à cause de cette loi liberticide, à lire, soit une édition publiée sous le manteau, soit une version disponible sur Internet, stockée sur un serveur qui se trouve aux Etats-Unis, hors de portée de la loi française. Le plus candide des lecteurs lui-même en saisira la raison : Ils ne veulent pas que l'on sache ces choses ! Ils essaient d'empêcher le vent de l'histoire de passer.
 
Notre succès est incontestable mais il nous reste un long chemin à faire. La force du monstre agonisant reste considérable.

 

Evanston, Illinois, janvier 2002.

1
Certains affirment, sans en apporter la preuve, que le capitaine de l'armée américaine Jakob Javits, devenu plus tard sénateur, a utulisé les photos en 1944 pour demander que l'on bombarde Auschwitz. Voir les lettres publiées dans l'hebdomadaire juif new-yorkais Forward, 23 février 2001, p. 10, et 6 avril 2001, p. 16. Si cette affirmation est vraie, ces photos sont tombées dans l'oubli jusqu'à ce que je postule leur existence dans mon livre de 1976. J'incline à penser que cette affirmation n'est pas vraie.
 
2 Ernst Gauss, éd., Dissecting the Holocaust: The Growing Critique of "Truth" and "Memory", Theses and Dissertation Press, PO Box 64, Capshaw, AL 35 742 (USA), 2000. C'est une version augmentée du texte originellement publié sous le titre de Grundlagen für Zeitgeschichte: Ein Handbuch über strittige Fragen des 20. Jahrhunderts, Tübingen, Grabert, 1994, livre saisi et détruit par les autorités allemandes.
3 Chicago Tribune, 23 avril 1993, section 1, p. 18.
4 Résolution 193 du Sénat, votée le 9 novembre 1995 et Résolution 316 de la Chambre des Représentants votée le 16 avril 1996.
5 C'est peut-être le cas le plus révélateur: ce Musée, qui a fait tant de publicité et dépensé tant de millions de dollars, n'a pas réussi à donner la description d'une chambre à gaz. Robert Faurisson a commenté ce fait et relaté avec humour sa rencontre avec le directeur du Musée, Michael Berenbaum. Voir "Pas de chambre à gaz nazie à l'Holocaust Memorial Museum de Washington (30 août 1994), in Écrits révisionnistes, 1974-1998, vol. IV, p. 1606-1607.
6 Boston Globe, 24 juillet 1996, p. A6. Spielberg est entré dans le "Shoah business" (formule calquée sur l'expression américaine: There is no businees like show business) par le biais de son film La liste de Schindler, qui n'a pas pu non plus représenter une chanmbre à gaz. Si je prends en compte ses autres films et les autres scènes de ce film-là, je n'attribuerais pas cet échec à un scrupule excessif de la part de Spielberg. Il est assez homme de spectacle pour avoir compris qu'une description complète d'un gazage avec le Cyklon-B, en accord avec la légende et les possibilités physiques, aurait été absurde, même pour lui. L'exécution du travailleur juif qui dépasse son quota de travail relève d'une bêtise habituelle, mais les gazages, cela faisait trop.
7 The New York Times, 18 juillet 2001, p. A6.
8 The New York Times, 1er mai 1996, p. A6; The Boston Globe, 23 juillet 1996, p. A5.
 

Cette préface orne la deuxième édition du livre de Butz sur le site de l'aaargh.

UNE GIFLE AU MINISTRE DE L'INTERIEUR

Maître Eric Delcroix, avocat de Vincent Reynouard, vient d'obtenir de la Cour administrative d'appel de Paris l'annulation de l'arrêté ministériel du 2 septembre 1997 pris par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur, à l'encontre du livre de Vincent Reynouard: Le Massacre d'Oradour. Un demi-siècle de mise en scène, interdisant la diffusion en France de cet ouvrage. Voir cet ouvrage sur le site aaargh

L'arrêté faisait application de l'article 14 de la loi du 29 juillet 1881 Depuis 1939, cet article 14 n'est constitué que d'un simple décret signé Daladier. Il permettait au ministre de l'intérieur d'interdire de vente, de diffusion et de circulation tout ouvrage étranger, quel que soit le caractère de son extranéité, c'est-à-dire quelle qu'en soit la composante étrangère: langue utilisée, nationalité de l'éditeur, nationalité de l'auteur ou origine des documents utilisés. Il s'agissait d'un des derniers bastions de la censure préalable en France, avec la loi de 1949 qui, prétendument pour protéger la jeunesse, permet encore d'entraver la diffusion de certains livres, même à l'adresse d'une clientèle majeure.

Il est bon de se rappeler, à cette occasion, que M. Chevènement, désormais candidat à la dictature suprême, laissera son nom associé à la censure et à l'obscurantisme puisqu'il fut l'un des signataires de la promulgation de la loi Fabius-Gayssot (du 13 juillet 1990) devenue l'article 24 bis de cette même loi sur la presse du 29 juillet 1881.

On attend maintenant que les mesures imbéciles prises par le préfet de la Haute-Vienne à l'encontre des publications annexes, y compris les vidéos, de Vincent Reynouard soient levées, sous peine de sanction des tribunaux administratifs, qui semblent s'acheminer à petits pas vers une normalisation qui raboterait les aspects les plus arbitraires des règles françaises.

Voici un extrait du jugement:

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 26 novembre 1998, présentée pour Vincent Reynouard (...) et l'association VHO (Vrij Historische Onderzoek ...) par Me Delcroix, avocat;
Vincent Reynouard et VHO demandent à la cour:
1) d'annuler le jugement (...) en date du 29 mai 1998 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 2 septembre 1997 interdisant la circulation, la distribution et la mise en vente sur le territoire français de la publication intitulée "Le Massacre d'Oradour, un demi-siècle de mise en scène";
2) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté; (...)
Ils soutiennent que l'art. 14 al. 2 abusivement dit de la loi du 29 juillet 1991, issu du décret du 6 mai 1939 sur lequel prétend s'appuyer l'arrêté ministériel contesté est devenu caduc; qu'il méconnaît l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales proclamant la liberté d'expression; que les motifs invoqués sont insusceptibles de correspondre aux possibilités de limitation de la liberté d'expression prévues par l'article 10-2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales; que la décision querellée, qui recèle une discrimination entre les ouvrages français et étrangers est contraire au principe de l'égalité de concurrence entre les opérateurs commerciaux des pays signataires, proclamé par les traités de Rome et de Maastricht; que le décret du 6 mai 1939 est contraire aux articles 11 et 17 de la déclaration de 1789; qu'il a été implicitement abrogé par des dispositions législatives ultérieures, et notamment le nouveau code pénal; que la mesure d'interdiction en litige est constitutive d'une voie de fait;
Vu (...)
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 octobre 2001:
- le rapport de M. Even, premier conseiller,
- les observations de Me Delcroix, avocat, pour Vincent Reynouard et VHO,
- et les conclusions de M. Heu, commissaire du Gouvernement; Considérant (...)
Considérant que le régime d'interdiction administrative institué en 1939 et inséré à l'article 14 précité de la loi du 29 juillet 1881 attribue compétence au ministre de l'intérieur pour interdire (...); que la situation très particulière régnant en 1939 pouvait justifier un contrôle renforcé desdites publications, un régime à ce point dérogatoire, discriminatoire et contraire à la liberté d'expression ne présente plus, dans les circonstances actuelles, le caractère d'une mesure nécessaire dans une société démocratique au sens de l'alinéa 2 de l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales; qu'ainsi les dispositions précitées de l'article 14 de la loi du 29 juillet 1881 ne sont pas compatibles avec les stipulations dudit article 10; qu'il s'ensuit que l'arrêté attaqué du ministre de l'intérieur du 2 septembre 1997, qui a été pris sur le fondement de ces dispositions, est dépourvu de base légale; que Vincent Reynouard et VHO sont, dès lors, fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté leur demande tendant à l'annulation dudit arrêté; (...)
DECIDE:
Article 1er: Le jugement du tribunal administratif de Paris en date du 29 mai 1998 et l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 2 septembre 1997 sont annulés.
Article 2: L'Etat versera la somme globale de 1.000 euros à Vincent Reynouard et à VHO au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Article 3: Le présent arrêt sera notifié à Vincent Reynouard, à VHO et au ministre de l'intérieur. (...)
Délibéré à l'issue de l'audience du 23 octobre 2001.

Commentaire de Me Delcroix, qui a donc bien défendu les libertés publiques: "Cet arrêt étant conforme à une décision rendue le 17 juillet 2001 par la Cour européenne des droits de l'homme (Ekin c/ France), je pense que nous pouvons considérer qu'il n'y aura plus d'interdiction spécifique contre les ouvrages étrangers en France." Nous avons nous aussi pris part à ce combat, maintenant victorieux, en publiant le livre sur notre site. Nous attendons la levée de l'interdiction d'autres ouvrages dont nous avons assuré l'accès en contravention avec les mesures liberticides illégales et ianticonstitutionnelles des gouvernements français (et allemands et autres).

UNE SUISSE PAS NEUTRE

 

Quelles nouvelles de Vérité et Justice?

 

La nécessité de V&J se mesure à l'acharnement avec lequel on veut nous museler. Non content de poursuivre pénalement les responsables de V&J, une procédure civile est en cours visant à interdire et à spolier V&J. Dans le cadre des poursuites pénales qui le frappent, Philippe Brennenstuhl, vice-président de V&J, a écrit en date du 30 décembre 2001 la lettre suivante à Pascal L'Homme, président du Tribunal pénal de la Veveyse:
Monsieur le Président,
Par la présente, je vous confirme mon intention de ne pas être représenté par un avocat.
En effet, n'ayant qu'utilisé les droits fondamentaux constitutionnels et ancestraux voulus par le peuple, ma dignité humaine de citoyen suisse libre juge donc mon inculpation et le procès à venir comme illégaux.
Par conséquent, je ne veux pas me rendre complice d'un procès politique, où la non-vérité et la non-justice feraient en plus la part belle au sionisme international.
C'est donc sans avocat-alibi que je me rendrai à ce procès.
Dans l'attente de cet événement, recevez, Monsieur le Président, mes salutations.
Bulletin d'information de l'Association Vérité et Justice, No 13, de février 2002, p. 6. Association Vérité & Justice, Case postale 355, CH-1618 Chatel Saint Denis, Suisse.

TRAFIC D'ARCHIVES

 

Archives from World War II return to Croatia
 
 
By Vlasta Kovac
 
Zagreb, Croatia, Dec. 5 (JTA) After 10 years away from home, documents from Croatia´s most notorious World War II concentration camp have returned home. The archives were returned to the Jasenovac museum in a news conference Wednesday. Some 17,000 Jews were tortured and killed in Jasenovac, known as the "Auschwitz of the Balkans," as well as tens of thousands of Serbs, Roma -- commonly known as Gypsies -- and others.
The collection was taken from the Jasenovac museum for safekeeping during the civil war that ravaged the former Yugoslavia in the early 1990s. It was turned over to the U.S. Holocaust Memorial Museum in Washington last year.
The return of the documents appears to improve a situation that had become enmeshed in historic Balkan enmities. When the war in Yugoslavia started in 1991 and the Yugoslav army entered Jasenovac, Simo Brdar, a Bosnian Serb who formerly was assistant director of the Jasenovac museum, took the archives to his home in the Serb-run portion of Bosnia and Herzegovina.
There he kept the trunks with the documents until September 1999, showing them occasionally to foreign news crews.
He then turned them over to Serbian authorities in Bosnia. They did not initially inform Croatia because of lingering resentment stemming from World War II, when Croatia´s Nazi puppet state persecuted Serbs.
In October 2000, Bosnian Serbian authorities agreed to give the documents to the Holocaust museum in Washington for a year to restore and inventory them, a plan that Croatian authorities agreed to.
In late November 2000, hundreds of thousands of documents -- including more than 2,000 photographs, 70 taped oral histories and thousands of other historical artifacts -- were shipped to the museum. Some items were missing, and their whereabouts are still unknown. When it became known last year that the Jasenovac documents were transported to Washington, the Serbian Orthodox Church issued a statement saying that "all the most important documents concerning Jasenovac have been removed and taken to a safe place in one of the Serbian monasteries." The mistrust between Croats and Bosnian Serbs still lingers, but church officials from Serbia, Croatia and America have praised the museum´s efforts in preserving the documents.
"Your collective commitment is truly appreciated," Father Irinej Dobrijevic, a senior official with the Serbian church in North America, wrote to the museum. In addition to keeping copies of the documents for itself, the Holocaust museum is making copies for the Bosnian Serb archives in Banja Luka, the government of Yugoslavia and the Yad Vashem Holocaust Memorial in Jerusalem.
"Researchers around the world for the first time are going to get accurate information about the history of the Holocaust in Croatia, as well as what really happened in the Jasenovac concentration camp,"said Arthur Berger, director of communications for the U.S. Holocaust museum in Washington.
The museum also has put up on its Web site -- at <http//www.ushmm.org/jasenovac> -- a history of the Holocaust in Croatia, a memorial to the Jasenovac camp and a section of oral histories in English, Serbian and Croatian. Meanwhile, in Croatia, a permanent exhibition on Jasenovac is being planned for next year. "There is still a lot of research to be done," says Slavko Goldstein, who heads the Council of the Jasenovac Memorial Grounds, which is made up of members of Croatia´s Jewish, Serbian, and Roma communities and Jasenovac survivors.
(JTA Staff Writer Peter Ephross in New York contributed to this report.)
<http://www.jta.org/page_view_story.asp?intarticleid=10621&intcategoryid=2>

TAGUIEFF SAUVE LES JUIFS

PAT, le dégueulasse qui veut inverser les signes de la réalité dans l'esprit des enfants (voir Conseils de révisions de février 2002), pond un bouquin et tout ce qu'il trouve comme plumitif pour lui passer la rhubarbe avant de lui renvoyer le séné, c'est Rat d'équerre, le laquais de Lanzmann, celui qui se tient derrière le carrosse et qui, à minuit, se transforme en Minnie petite souris.

 

Taguieff, avertisseur d'incendie
 
 
LA NOUVELLE JUDEOPHOBIE de Pierre-André Taguieff. Fondation du 2 mars/Mille et une nuit, 238 p., 12 _ .
Un constat sert d'amorce au dernier livre de Pierre-André Taguieff : l'expansion planétaire d'une déferlante judéophobe de type nouveau, n'épargnant nullement la France. Le concept de "judéophobie" s'avère intéressant : ce virulent phénomène se distingue aussi bien de l'antisémitisme moderne, que du traditionnel et bimillénaire antijudaïsme chrétien, tout en trahissant des traits communs avec eux, ses ancêtres. Judéophobie : ce terme peu usité permet de saisir que cette attitude relaie une longue histoire de haine, tout en constituant simultanément un phénomène inédit.
Dans quel contexte politique et idéologique cette nouvelle judéophobie se déploie-t-elle ? On la rencontre aussi bien dans une large frange des militants pro-palestiniens que dans "la mouvance néo-chrétienne humanitaire", dans une bonne fraction des "nouveaux anti-impérialistes" et autres néo-antimondialistes, chez des "anarcho-trotskistes", chez des demi-soldes de feu le communisme, qui substituent dans leur imaginaire le Palestinien au prolétaire, et chez des "pacifistes". Le conflit israélo-palestinien et la mondialisation de l'islam favorisent le recyclage de très anciens fantasmes. Dans ce contexte resurgissent, peu déguisés, l'idée conspirationniste d'un complot juif mondial (sous l'accusation d'impérialisme américano-israélien, ou d'impérialisme sioniste), l'amalgame entre le juif et la finance (en coagulant l'Amérique, Israël et le capitalisme "mondialisateur"), l'accusation de crimes contre les enfants (dynamisée par la mise en scène de la mort du "petit Mohamed" et de la répression de la seconde Intifada), le cliché de la perfidie (suggérer que les victimes sont devenues des "bourreaux") et le fantasme du maillage médiatique pro-sioniste (Drumont et sa "France juive" n'est pas loin, sauf que, relookée, sa rhétorique est passée à gauche). L'axe de rotation autorisant cette banalisation de la judéophobie en la relatéralisant à gauche se situe dans la transformation progressive d'Israël et du sionisme en repoussoirs absolus. Les voilà démonisés - satanisés, même des forces de gauche en France, sombrant dans la pensée magique - à tel point que le mot antisionisme "fonctionne désormais, dans la plupart des contextes, comme un euphémisme" ! La critique contre l'Etat hébreu est toujours ontologique : l'Etat d'Israël, coupable d'un "péché originel", est le seul auquel on dénie le droit d'exister.
Ce livre prend la figure d'un travail philosophique qui "désocculte" le vrai, en déchire le voile : rien n'est plus manifeste que cette judéophobie, rien n'est plus présent, plus à l'oeuvre chaque heure et en plein jour, et pourtant rien n'est moins signalé, rien n'est moins regardé, rien n'est moins commenté. Cette judéophobie opère au grand jour, ne se masque pas, et pourtant notre société feint de ne la point voir, ou plutôt, elle la voit pour l'oublier séance tenante, elle la voit sans la regarder.
Schématisme et angélisme
Le travail de Taguieff est une démarche de vraie philosophie, suivant une méthode platonico-machiavélienne: contraindre, comme Platon, le regard de son lecteur à se détourner des ombres et faux-semblants qui le trompent, pour fixer son attention sur la vérité effective (ou, pour parler machiavélien, la "verità effetuale"), de ce phénomène politique. On répute en effet l'antisémitisme mort, limitant les hétérophobies actuelles au seul racisme anti-Arabes/anti-Noirs. L'antiracisme demeure prisonnier d'un préjugé invétéré: antisémitisme et racisme ne peuvent venir que de la droite et de l'extrême droite. La "verità effetuale" est pourtant différente de ce rêve politique: l'époque actuelle s'inscrit en faux contre cette paresse de la pensée qui empêche de déceler l'ambidextrie de ces pathologies politiques. L'une des raisons de cette occultation s'élucide: ce phénomène judéophobe nouveau brouille les schématismes canoniques sur le racisme et l'antisémitisme. Un angélique rousseauisme de pacotille organisait un partage en deux camps: les dominants économiques et politiques avaient intérêt à favoriser ces idées abjectes, destinées à opprimer une partie de l'humanité, tandis que les dominés et les humiliés en étaient forcément exempts. Sur le fond de ce dangereux angélisme s'opère un vertigineux renversement: l'effet Durban, l'exploitation de l'antiracisme à des fins antijuives.
L'antiracisme serait-il sélectif ? La judéophobie nouvelle prospère chez ceux dont il est estimé, à juste titre, qu'ils sont, dans les banlieues, les victimes du racisme ordinaire (la quotidienne et hexagonale arabophobie). La vigilance anti-antisémite réussit fort bien son office, mobilisant à merveille, quand la judéophobie arrive de l'extrême droite. Mais elle s'endort, frappée de paralysie, lorsque cette judéophobie s'exprime par le canal des jeunes de banlieues, beurs et africains, et, lorsque ses discours deviennent situables à gauche. Cette judéophobie banlieusarde articule ses compréhensibles ressentiments de vies en charpie à un climat planétaire (islamisme, anti-israélisme, anti-américanisme, anti-mondialisme) dont elle reprend les lieux communs, en les investissant localement. Pourtant, c'est de ce côté-là de notre vie politique et idéologique que la judéophobie prolifère désormais - Taguieff diagnostiquant une accélération, nonobstant sa reformulation, du passage de la droite à la gauche, de la haine contre les juifs.
Le nouvel ouvrage de Taguieff s'inscrit dans la continuité d'un long engagement, à gauche, contre le racisme, qui, par honnêteté intellectuelle et exigence d'efficacité, se signale par la mise en question des impasses et illusions de l'antiracisme classique. Ce livre d'analyse et d'alerte, explosif et savant, écrit par un avertisseur d'incendie, pourrait éveiller ses lecteurs, empruntant une destinée de déniaisement politico-intellectuel semblable à celle qu'emprunta, au début des années 1960, l'ouvrage disruptif de Pierre Fougeyrollas, Le Marxisme en question. Il y aurait dès lors un avant et un après La Nouvelle Judéophobie.
Robert Redeker
Le Monde, 25 janvier 2002

Taguieff, le tripoteur pédomental, va sièger dans la commission lyonnaise, cf. infra. Il va en prendre plein la tête.

 

 

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LES GRANDES PANURGIES LYONNAISES (suite)

 

 

A Lyon, l'éditeur négationniste nargue ses juges
 
Sur un site négationniste, [Lequel ? Lequel ? ] les lecteurs peuvent commander les ouvrages de Plantin par un chèque à son ordre, et à son adresse personnelle.
Lyon de notre correspondant. -- Comment conjuguer injures et antisémitisme sans risquer de poursuites judiciaires? L'éditeur négationniste Jean Plantin croit avoir trouvé la solution. Condamné pour contestation de crime contre l'humanité, il purge une interdiction d'éditer, mais continue de diffuser ses ouvrages sans que le parquet de Lyon ne soit parvenu à le sanctionner.
Diffamant. Théoriquement, Jean Plantin n'avait plus le droit de publier à compter de juin 2000 (1). Depuis cette date, il a pourtant sorti trois livres, dont Le Déshonneur de trois magistrats lyonnais, texte diffamant les juges qui l'ont condamné en appel (Libération du 24 avril 2000). Les magistrats ont porté plainte et le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour injure. Plantin a été entendu, le 16 août 2001, par la police judiciaire, mais a refusé de s'expliquer, les faits étant, selon lui, prescrits. Le livre indiquait "dépôt légal octobre 2000", et la justice n'a eu connaissance des écrits qu'au printemps 2001. Le parquet a classé.
Restait l'interdiction de publier. Le nom de Plantin n'apparaît plus en couverture depuis sa condamnation et le dépôt légal serait effectué, selon le parquet de Lyon, sous un autre nom à Paris. Plantin refuse de confirmer. Un site négationniste continue pourtant de vanter les ouvrages qu'il fait paraître. Les lecteurs peuvent les commander par un chèque à son ordre, et à son adresse personnelle. Le site indique aussi que la nouvelle collection prolonge celle que Plantin avait lancée avant sa condamnation. [Ces grosses nouilles molles sont bien incapables de donner le nom du site qu'ils épluchent si soigneusement. Pour une raison bien simple: c'est l'aaargh. Le site que tout le monde lit en cachette .]
A peine la précédente affaire classée, un nouveau livre vient de sortir, Etudes révisionnistes numéro 2. Celui-là ne comporte aucune mention de dépôt légal, aucun nom, aucune date. Mais il est disponible, comme les autres, à l'adresse donnée sur le site Internet. "Cela ne vous regarde pas, élude Jean Plantin. Vous n'avez pas à avoir connaissance de ces livres. Ce sont des ouvrages privés." Si c'était le cas, le délai de prescription ne serait pas limité à trois mois (ce délai est réservé aux délits de presse, donc aux injures publiques).
Le parquet a ouvert une nouvelle enquête préliminaire pour "contestation de crimes contre l'humanité". Le livre mêle en effet antisémitisme et négation de l'Holocauste, parlant à de multiples reprises de "mythe" au sujet de l'extermination des Juifs et des Tziganes. Robert Faurisson, qui signe une soixantaine de pages, ne se donne même plus la peine de recouvrir ses délires d'une apparence scientifique. L'ancien historien lyonnais a été entendu à plusieurs reprises, ces derniers mois. Installé dans l'Allier, il répond aux enquêteurs qu'il refuse de "collaborer avec la police de Vichy".
Insolvabilité. Ras l'Front et le Cercle Marc-Bloch s'indignent des dernières parutions de Plantin, et s'étonnent que l'éditeur continue de publier "des ouvrages coûteux", alors que plusieurs associations attendent toujours les dommages et intérêts qu'il a été condamné à verser. D'après elles, Plantin a "organisé son insolvabilité". Il vit chez sa mère et n'a, officiellement, aucune ressource. Marie-Noëlle Fréry, avocate de SOS Racisme (association qui a fait condamner Plantin pour contestation de crime contre l'humanité), vient d'écrire au procureur de la République et au juge d'application des peines pour leur signaler la dernière parution. L'avocate leur rappelle que Plantin est sous le coup d'une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis et mise à l'épreuve. Elle souhaite, "au vu de cette répétition de délits", obtenir la révocation de ce sursis.
(1) La cour d'appel de Lyon a condamné Jean Plantin le 21 juin 2000. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi le 13 mars 2001.
Olivier Bertrand
Libération, 26 janvier 2002.

COUPER DEDANS

 

France probes 'far-right' university
 
Several Lyon academics have denied aspects of the holocaust
A commission set up by the French Government has begun investigating links between the University of Lyon and the far right. The commission, consisting of historians and other academics, will examine how a whole series of professors at the university have denied aspects of the holocaust, or published openly racist theses.
The six academics selected by the socialist-led government will examine records dating back to the late 1970s in an attempt to determine whether or not Lyon actively recruited people with extremist views. Launching the commission's work, France's Education Minister Jack Lang said that no-one wanted to restrict academic freedom, or the autonomy of individual universities, but that the constitution forbids xenophobia and holocaust denial, and that this was a greater principle.
BBC Paris correspondent James Coomarasamy says the commission has already proved highly controversial, even before it has begun its work. Two academics refused to head it, while at Lyon itself there is a feeling that the university has been unfairly represented, and that the scandals there have been blown out of all proportion. The commission is being headed by French historian Henry Rousso, director of the National Center for Scientific Research. In a statement, the Education Ministry said the purpose of the commission was to "propose an interpretation based on reliable sources to avoid the double pitfalls of, intentionally or not, concealing the past and unjustifiably polarizing the issue".
13 février 2002.
<http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/europe/newsid_1815000/1815912.stm>

Les deux universitaires qui ont refusé de faire le zouave pour complaire à la police politique iraélito-israélienne sont René Rémond et Serge Bernstein.

PAS MAL, LANDRIN

 

Jean Plantin, condamné deux fois pour négationnisme, diffuse ses thèses sur Internet
 
Lyon -- de notre correspondante. Condamné à deux reprises pour contestation de crimes contre l'humanité, à de la prison avec sursis et à des peines d'amende, à propos du contenu de sa revue Akribeia, Jean Plantin continue à exercer ses activités de manière souterraine et en toute impunité. Le négationniste a trouvé en Internet une parade à l'interdiction de publier qui le frappe. Le site "L'association des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste", domicilié à Chicago, aux Etats-Unis, annonce, en effet, la parution du deuxième volume d'une revue intitulée Etudes révisionnistes, que les internautes sont invités à se procurer en adhérant au Cercle antitotalitaire, pour un minimum de 23 euros, à l'ordre exprès et à l'adresse de Jean Plantin, à Saint-Genis-Laval, une commune de l'agglomération lyonnaise.
"En connaissance de cause "
Dans le bulletin d'adhésion au Cercle antitotalitaire, il est noté que les adhérents "recevront gratuitement le volume II des Etudes révisionnistes (...), une correspondance privée que vous ne trouverez pas chez votre libraire habituel". Puis il est ajouté: "Comme son nom l'indique clairement, ce volume contiendra des arguments de nature révisionniste. Ceux qui auront adhéré au Cercle antitotalitaire l'auront fait en toute connaissance de cause et ne seront pas fondés à se plaindre de son contenu."
Cette revue de 480 pages accueille notamment des "textes révisionnistes de Robert Faurisson de 2000 à 2001", Le Mythe d'une extermination tzigane, par Otward Müller, ou encore La Chronologie des affaires révisionnistes à Lyon, largement consacrée aux démêlés judiciaires et universitaires de Jean Plantin. Présenté comme un livre, avec une couverture jaune, l'ouvrage ne comporte ni nom de l'imprimeur ni dépôt légal.
Pour l'avocate de SOS-Racisme, Marie-Noëlle Fréry, Jean Plantin enfreint ainsi les dispositions de la loi qui fait obligation de déposer en double exemplaire l'ouvrage à la Bibliothèque nationale. L'avocate vient par ailleurs d'écrire au procureur et au juge d'application des peines pour leur demander de convoquer Jean Plantin afin de constater sa récidive et de révoquer son sursis. Le Cercle Marc-Bloch, qui estime que "Jean Plantin est au centre du réseau négationniste français et international, qui lui apporte un soutien logistique", demande également au procureur de la République de Lyon de "prendre les mesures qui s'imposent pour faire appliquer la loi dans toute sa rigueur et mettre le réseau de Plantin définitivement hors d'état de nuire". En avril 2001, SOS-Racisme, Ras l'front et le Cercle Marc-Bloch, après la publication du premier numéro de la revue, avaient déjà lancé un appel au parquet pour mettre un coup d'arrêt aux actes délictueux de Jean Plantin. Mais le parquet de Lyon avait classé l'affaire sans suite.
En juin 2001, l'université Lyon-III avait fini par annuler, onze ans après sa soutenance, la maîtrise de Jean Plantin, "Paul Rassinier: socialiste, pacifiste et révisionniste", qui, en dépit de son contenu négationniste, avait obtenu la mention "très bien". [Nous avons évidemment ce texte]
Sophie Landrin
Le Monde du 29 janvier 2002, p. 11

Voir "Conseil de révision "de décembre 2001, Studiare.

E LUGDUNO LUX

 

Six chercheurs nommés pour faire la lumière sur les dérives racistes à l'université.
 
Lyon de notre correspondant. Jack Lang, ministre de l'Education nationale, doit installer ce matin à Paris une commission de six chercheurs chargés de "faire la lumière sur le racisme et le négationnisme" au sein de l'université Lyon-III. L'équipe sera dirigée par Henry Rousso, directeur de l'Institut d'histoire du temps présent (IHTP), et spécialiste à la fois de l'histoire politique et économique du régime de Vichy et des rapports entre histoire, mémoire, droit et justice. Avant lui, deux historiens de renom ont refusé de diriger la commission. Lui-même s'est un peu fait prier avant d'accepter la mission.
Double écueil. Henry Rousso ne sera pas seul. Il travaillera avec le politologue Pierre-André Taguieff, l'historienne Annette Becker, le sociologue Daniel Filatre (spécialiste du fonctionnement des universités), l'historien suisse Philippe Burrin (spécialiste de la France de Vichy) et l'historien Florent Brayard (spécialiste du négationnisme). Ils s'intéresseront à "l'histoire du problème", avant de proposer une interprétation permettant d'éviter à l'avenir le "double écueil" de l'"occultation" et de la "polarisation". Jusqu'à présent, l'université avait toujours choisi d'occulter, refusant de voir le problème. Ce qui avait polarisé l'attention. Comme les autorités continuaient de nier ces dérives négationnistes, des associations se sont alors chargées de les faire connaître, plus bruyamment que ne l'auraient fait les mandarins.
Ainsi, depuis sa création, Lyon-III -- très marquée par l'extrême droite à sa naissance -- a permis au Grece, mouvement intellectuel de la "nouvelle droite" française, de trouver au sein de l'université une caution scientifique. Et un terrain d'action. Puis elle a validé un nombre significatif de mémoires très douteux. Certains sont clairement d'essence négationniste, comme la maîtrise de l'éditeur Jean Plantin, annulée tardivement (comme son DEA à Lyon-II): une annulation qui ne s'est faite que sous la pression d'associations. D'autres mémoires ont pu être soutenus, alors qu'ils se référaient plus ou moins discrètement aux thèses des "raciologues" nazis, et cela sans le moindre recul ni la moindre analyse. La commission devra étudier ces dérives, mesurer leur ampleur et distinguer l'emprise négationniste de ce qui pourrait relever de simples négligences mandarinales.
Scories. Aujourd'hui, ces dérives ne semblent plus avoir cours à Lyon-III. Mais l'université conserve un gros noyau d'enseignants d'extrême droite, dont les deux principaux leaders de la région, Bruno Gollnisch et Pierre Vial. Estimant que la médiatisation "excessive" de ces affaires nuit à l'université lyonnaise, d'anciens étudiants ou professeurs ont choisi de créer, début janvier, une Association des amis de Lyon-III, afin de défendre l'image de l'université. Pour le philosophe François Dagognet, à l'origine de l'initiative, les affaires négationnistes sont "les scories de la liberté universitaire". Bref, il faut tourner la page.
Olivier Bertrand
Libération, 11 février 2002.

Les scories vous saluent bien.

TOUS LES DéTAILS SUR LA GROSSE COMMISSION

Nous avons les documents publiés par le ministère sur cette commission, y compris les biographies de ces superbes luminaires.

<http://www.education.gouv.fr/presse/2002/racismedp.htm>

 

LES AHURIS SONT PAS CHAUDS

 

Le Cercle Marc Bloch: la commission sur le négationnisme "ne réglera rien"
 
Lyon, 11 fév (AFP) - Le Cercle Marc Bloch a mis en doute l'utilité de la commission sur le racisme et le révisionnisme à l'université Lyon III, mise en place lundi par l'Education nationale, estimant qu'elle "ne réglera rien".
Rappelant qu'il a lui-même "largement contribué à faire connaître à l'opinion le scandale de l'infiltration négationniste dans l'université lyonnaise", le Cercle Marc Bloch estime que la commission "ne réglera rien, sinon satisfaire l'entre soi universitaire et mandarinal".
Il ajoute "s'étonner que le ministre prétende faire toute la lumière sur l'université après avoir décoré son président de la légion d'honneur, il y a juste un mois".
Enfin, il affirme que le président de la commission, Henri Rousso, "n'a pas les qualités d'impartialité requises pour conduire une telle mission".

C'est bien sûr. Rousso n'est pas un fanatique de l'épuration et, en tant qu'historien, il sait que les dossiers révizos sont solides. Il n'a fait que le minimum exigible dans la mise en scène de la réprobation anti-révisionniste. Taguieff, malgré tout, reste un ambigu. Brayard est le genre puceau timide. Les autres n'y connaissent rien. Cette commission, à notre humble avis, ne réformera pas l'université, elle n'en a pas les moyens, mais elle permettra de disqualifier tous les pseudo-gauchistes lyonnais, ahuris et judéolâtres, dont la gauche officielle souhaite se débarrasser. Il n'y a qu'à voir comment les socialos du coin considèrent les emmerdeurs du genre sioniste. On en reparlera dans une prochaine livraison des "grandes panurgies lyonnaises".

UNE LETTRE

To: <rousso@ihtp.cnrs.fr>

Monsieur le directeur,
J'apprends que vous allez diriger une commission d'enquête sur les activités révisionnistes de l'université de Lyon III.
Il me semblait avoir compris que la majorité des historiens était hostile à la loi Gayssot. Ne conviendrait-il donc pas d'abroger cette loi, de rétablir les critères habituels du travail historique dans ce domaine, de laisser les étudiants et chercheurs, professionnels ou amateurs, travailler en toute liberté ?
Je crains que les activités de cette commission soient davantage politiques, dans le pire sens du terme, que scientifiques. Même Mlle Valérie Igounet reconnaît que les révisionnistes ont fait progresser l'historiographie.
Autre aspect de la question, nous sommes mal placés pour donner des leçons de droits de l'homme aux pays islamistes si nous-mêmes en revenons à des persécutions contre les révisionnistes qui rappellent celles exercées contre Galilée et Buffon. Je pose la question de cette abrogation aux candidats à l'élection présidentielle.
Claude Courouve, Dr en philosophie, auteur-éditeur (ISBN 2-86254), Auteur du Vocabulaire de l'homosexualité masculine, Historien amateur dans le domaine de l'histoire de l'homosexualité en France
<Ccourouve@aol.com> 17 Feb 2002 15:49:11 EST

LE GANG DES LYONNAIS

 

Pierre Vidal-Naquet à Lyon
 
 
par Robert Faurisson
 
 
Ce lundi 25 février, à l'INSA (Institut national des sciences appliquées) de Lyon-Villeurbanne, Pierre Vidal-Naquet, historien de la Grèce antique et officier de la légion d'honneur, prononcera une conférence, organisée par la Maison d'Izieu, sur "La pseudo-science des négationnistes". L'hebdomadaire Lyon capitale lui consacre un "portrait", accompagné de propos recueillis par Raphaël Ruffier (20-26 février, p. 13).
 
Ceux qu'il blâme et ceux qu'il loue
 
Dans ses propos, P. Vidal-Naquet s'en prend d'abord, au sujet de Jean Moulin, à Thierry Wolton auquel il a consacré un écrit dont le but, nous confie-t-il en propres termes, "était de «tuer» intellectuellement Thierry Wolton".
Puis, il exprime son aversion pour les révisionnistes, qu'il appelle des "négationnistes". A ses yeux, tous ces gens, en particulier Faurisson, ne sont que des "assassins de la mémoire" et des "fous", définitivement "fous".
Pour P. Vidal-Naquet, Jean-Paul Allard est un méprisable "complice des faussaires de l'histoire", qui a présidé un jury de thèse (celle d'Henri Roques sur Kurt Gerstein) "alors qu'il ne connaissait rien au problème". P. Vidal-Naquet se vante d'avoir envoyé à J.-P. Allard (traqué tel le cerf dans l'hallali) une missive portant : "La question qui se pose, c'est de savoir si vous êtes plus lâche que bête ou plus bête que lâche".
A propos de l'africaniste Bernard Lugan, il déclare : "Les spécialistes de l'Afrique disent que ses ouvrages sont nuls, ça, je ne suis pas capable d'en juger". Et d'ajouter : "Entre autres exploits, [B. Lugan] a déplacé le lieu de la victoire de Charles Martel".
Au sujet de Jean Haudry, P. Vidal-Naquet affirme : "Le fait qu'il reçoive l'éméritat montre qu'il y a toujours un noyau fasciste à l'intérieur de Lyon III", université qui, à l'entendre, ressemblerait beaucoup à "un repaire de nazis".
Il avance que, dans un récent passé, le président Goudet et "les autres" étaient des gens d'extrême droite. Il en appelle à l'épuration de Lyon III :

 

 
 
Pour mener à bien cette épuration, P. Vidal-Naquet accorde sa confiance à l'Association Hippocampe, gardienne de la Mémoire. Il accorde également sa totale confiance à Henry Rousso, que Jack Lang vient de nommer à la tête d'une commission spéciale chargée de faire la lumière sur le racisme et le "négationnisme" au sein de l'université Lyon III et dans l'environnement lyonnais. Pour ladite association, P. Vidal-Naquet nourrit "la plus grande estime". Quant à H. Rousso, il assure qu'il le voit "comme un homme parfaitement sérieux et honorable".
 
Une conférence pour rien ?
 
Le journaliste de Lyon capitale lui demande si ce n'était pas "pour répondre au négationnisme de Faurisson" qu'il avait, en 1987, publié un livre intitulé : Les Assassins de la mémoire. P. Vidal-Naquet rectifie: "Pas pour répondre aux négationnistes mais pour démonter leur discours. Montrer qu'il ne repose sur rien". Et d'ajouter cette surprenante réflexion: "Aujourd'hui, cela ne vaut plus la peine: il y a une masse gigantesque d'études historiques qui ont été publiées depuis, notamment en Allemagne". Le propos étonne de la part d'un homme qui s'apprête à prononcer une conférence sur "La pseudo-science des négationnistes". Le titre de la conférence ne donne-t-il pas à entendre que le professeur Vidal-Naquet va, devant son auditoire, précisément "démonter le discours" de ceux qu'il appelle des "négationnistes" ? Ou bien faut-il penser vraiment qu'"aujourd'hui, cela ne vaut plus la peine" ? Sa conférence vaudra-t-elle la peine ?
On se répète mais on ne répond pas
 
Dans Les Assassins de la mémoire, le spécialiste de la Grèce antique ne faisait essentiellement que reprendre une étude qu'il avait publiée en 1980 sous le titre parlant de "Un Eichmann de papier" (Esprit, septembre 1980, p. 8-56). Je dois confesser que j'étais cet Eichmann-là. L'année suivante, sous le titre non moins parlant de "Un Eichmann de papier. Anatomie d'un mensonge", il reprenait à nouveau son étude dans un livre intitulé Les Juifs, la mémoire et le présent (Petite collection Maspero, 1981, p.193-289). Bref, notre professeur s'est beaucoup répété sans pour autant, me semble-t-il, trouver de réplique aux arguments que je lui avais opposés, en 1982, dans ma Réponse à Pierre Vidal-Naquet (éditions de la Vieille Taupe). Il est vrai, pour prendre un exemple, qu'à mon argumentation technique d'alors sur la radicale impossibilité physique et chimique de l'existence des chambres à gaz nazies, il m'avait, dès 1979, fait, avec son ami Léon Poliakov et trente-deux universitaires, une réponse qui m'était apparue comme un acte de capitulation ; il avait, en effet, alors écrit :
"Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu." (Le Monde, 21 février 1979, p. 23)

 

 

 

On ne traduit pas mais on trahit

 

 

 

 

Par la suite, tous les documents qu'il avait cru devoir invoquer afin de prouver l'existence des chambres à gaz nazies et la réalité d'un programme d'extermination physique des juifs s'étaient, à l'analyse, révélés inoffensifs. Si, dans un document allemand apparaissait le mot de "déportation", P. Vidal-Naquet ou ses amis traduisaient ce mot par... "extermination". Là où les Allemands parlaient d'une "solution finale de la question juive" par l'émigration ou l'expulsion (procès-verbal de la réunion de Berlin-Wannsee, le 20 janvier 1942), on voulait nous faire croire à une solution finale... par l'assassinat organisé. Là où il était question de fours crématoires, on nous donnait à voir... des chambres à gaz d'exécution. Là où figurait en allemand le mot de "désinfection", le traducteur faisait surgir... une exécution par le gaz. Là où un camion à gaz (un gazogène) était dit "spécial", la traduction créait de toutes pièces... un camion spécialement équipé pour tuer des juifs.
 
On "décode" au lieu de lire
 
Mes contradicteurs avaient deux façons de déformer le sens des documents originaux. La première, en vogue au procès de Nuremberg, consistait, pour le traducteur, à froidement altérer le sens des mots allemands, sans nous prévenir de la manoeuvre. La seconde revenait à nous avertir de la transformation. Pour cela, on nous expliquait qu'il ne convenait pas de prendre les mots allemands au pied de la lettre. Il fallait comprendre que les Nazis ou les SS, soucieux de ne laisser aucune trace de leurs innombrables crimes, avaient fait, dans leurs documents, grand usage d'euphémismes et d'un langage bureaucratique dont seule l'apparence était inoffensive. Heureusement des historiens sagaces étaient parvenus à déchiffrer ce langage et, pour l'édification de lecteurs par trop candides, le traduisaient en conséquence. Ils décodaient. Ils décodaient très fort. Le procédé de ces traducteurs très spéciaux était habile car le lecteur, en pareille circonstance, a toutes chances de se sentir flatté. Il a été mis dans la confidence. On ne la lui fait plus. Il s'imagine avoir compris la duplicité teutonne et les colossales finesses de la bureaucratie allemande. C'est ainsi, par exemple, que le bon lecteur, instruit par ses bons maîtres, croit que, dans la langue allemande du IIIe Reich, administrer un "traitement spécial" doit finement se traduire en français par ... "liquider". Quant aux historiens allemands d'aujourd'hui, dûment "rééduqués" et chapitrés, ils ont acquis le réflexe pavlovien : dans un document datant du IIIe Reich, ils ont appris à ne plus laisser aux mots leur sens normal mais à leur trouver une signification cachée. Maintenant, chez eux, d'instinct, on traduit comme on trahit. Et P. Vidal-Naquet, trop souvent, de leur emboîter le pas et de prendre pour argent comptant le produit de leurs manipulations.
 
La fausse découverte des télégrammes
 
On en a un exemple dans son entretien avec le journaliste lyonnais auquel, à propos de ce qu'il appelle la "masse gigantesque d'études historiques qui ont été publiées depuis [les années quatre-vingt], notamment en Allemagne", il ose déclarer:

 

 

 
 
Le sens commun nous avertit que, si ces télégrammes avaient constitué pour de bon une preuve écrite et irréfutable du génocide des juifs et des chambres à gaz d'exécution de Treblinka, de Majdanek et de Belzec, les médias du monde entier auraient, jour et nuit, claironné la nouvelle tant attendue. Les révisionnistes auraient été enfin invités à la télévision pour s'y voir confondre. Or, rien de tel ne s'est produit.
L'examen des faits confirme que P. Vidal-Naquet nous la baille belle. D'abord, ces télégrammes ont été interceptés et déchiffrés par des spécialistes britanniques il y a environ soixante ans. A l'époque, les informations qu'ils contenaient ont dû être immédiatement évaluées et prises en considération par toutes les parties intéressées : armée, économie, propagande, et partagées avec les Américains. En 1981, tout cela s'est trouvé expliqué dans l'ouvrage de F.H. Hinsley, British Intelligence in the Second World War / Its Influence on Strategy and Operations, Volume Two, Londres, HMSO. Soit dit en passant, on découvre, à la page 673 du livre en question, la phrase suivante : "There were no references in the decrypts to gassing" (Dans les pièces déchiffrées il n'était pas fait mention de gazage).
Errements de deux amateurs
 
En 2001, deux auteurs, l'Allemand Peter Witte et le Britannique Stephen Tyas, commerçant de son état, ont prétendu, comme tant d'autres, qu'ils venaient d'exhumer un "nouveau document" (sic) alors qu'il s'agissait d'une pièce depuis longtemps connue. Leur étude est parue dans le périodique Holocaust and Genocide Studies (Volume 15, Issue 3 [Winter 2001], p. 468-486) sous le titre: "A New Document on the Deportation and Murder of Jews during «Einsatz Reinhardt» 1942" (Un nouveau document sur la déportation et l'assassinat des juifs durant l'"Action Reinhardt", en 1942). P. Witte en a publié un résumé en allemand dans l'hebdomadaire Die Zeit du 10 janvier 2002 sous le titre : "«...zusammen 1.274.166». Der Funkspruch des SS-Sturmbannführers Hermann Höfle liefert ein Schlüsseldokument des Holocaust" ("... au total 1.274.166 [juifs assassinés]". Le radio-télégramme du Commandant SS Hermann Höfle livre un document-clé de l'Holocauste). Dès le début de leur étude, les auteurs sont contraints d'admettre qu'en réalité le document en question n'est pas aussi nouveau que venait de l'assurer leur titre. Les Britanniques le connaissaient et l'avaient déchiffré pendant la guerre. Mais, voilà, nos deux auteurs estiment que le déchiffrement n'avait été que "partiel". Pour eux, les Britanniques avaient bien vu qu'il s'agissait de "déportations" mais il leur avait échappé que ces déportations signifiaient ... la mort de tous les déportés. En réalité, les Britanniques avaient noté, comme on peut le faire aujourd'hui, que le texte allemand ne parlait que de "Umsiedlung", de "umgesiedelt" et de "durchgeschleust", c'est-à-dire de "transfert", de "transférés" et de personnes "passées par" des camps de transit. Les Britanniques s'en étaient tenus là et ils avaient bien fait.
 
Le serpent de mer de "l'Action Reinhardt"
 
Pour accréditer leur propre version, les deux auteurs se permettent force spéculations qu'ils présentent, la plupart du temps, sous la forme d'assertions dénuées de la moindre preuve. La plus voyante de leurs manières de procéder réside dans l'affirmation, non accompagnée de preuves, selon laquelle l'"Action Reinhardt" désignait une opération massive de déportation et d'assassinat de juifs qui aurait été ainsi appelée en hommage à Reinhard Heydrich, mort le 4 juin 1942 des suites d'un attentat. Or, ainsi que les documents le prouvent, il s'agissait, en réalité, d'une opération dont les quatre objectifs étaient : 1/ le transfert de certaines populations polonaises ou juives ; 2/l'utilisation de la main-d'oeuvre polonaise ou juive (parfois dans des camps) ; 3/ l'exploitation de biens confisqués à ces Polonais et à ces juifs ; 4/ la collecte des valeurs dissimulées ou encore la saisie d'immeubles (pièce du procès de Nuremberg PS-4024, qu'on trouve dans le volume XXXIV des documents soumis au tribunal, aux pages 58-92). L'opération avait été lancée peu avant la mort du Protecteur de Bohême-Moravie et ne devait donc rien à son prénom qui s'écrivait, d'ailleurs, sans le "t" final. Comme le proposait l'historien Uwe Dietrich Adam, dont nos deux auteurs ne citent ni le nom ni l'hypothèse, ce nom de "Reinhardt" "évoque sans doute plus vraisemblablement celui du secrétaire d'Etat aux finances, Fritz Reinhardt", patronyme qui s'écrivait avec un "t" final (Colloque de la Sorbonne de 1982, L'Allemagne nazie et le génocide juif, Gallimard / Le Seuil, 1985, p. 259, n. 70). Mais des serpents de mer comme celui de "l'action Reinhardt ou de "la Conférence de Wannsee" ou encore du "Témoignage Gerstein" ont la vie longue.
 
Trop d'erreurs
 
P. Vidal-Naquet a donc repris à son compte une affirmation sans preuve avancée par deux auteurs, dont un commerçant britannique, lesquels, c'est le moins qu'on puisse dire, ont procédé en amateurs quelque peu présomptueux. Il lui reste à se repentir d'avoir accordé sa confiance à ces auteurs comme cela lui est souvent arrivé dans le passé. Je fais ici allusion à ses palinodies 1/ sur "le piège", où il a reconnu être tombé, du livre Treblinka (déjà !), un faux fabriqué par Jean-François Steiner et Gilles Perrault ; 2/ sur Au nom de tous les miens, oeuvre non point du faussaire Martin Gray mais de son nègre à gages, le romancier Max Gallo ; 3/ sur le Journal d'Anne Frank qu'il a jugé authentique, puis déclaré "trafiqué", puis, à nouveau, jugé authentique ; 4/ sur la prétendue innocence du violeur récidiviste Luc Tangore ; 5/ sur Elie Wiesel qui, dit-il, "raconte N'IMPORTE QUOI" dans La Nuit à propos d'Auschwitz, et surtout 6/ sur Jean-Claude Pressac qui le traite maintenant de "girouette" et qu'à son tour il traite de "girouette". Je passe sur bien d'autres palinodies.
 
Je propose à P. Vidal-Naquet un débat public
 
J'ai souvent proposé à P. Vidal-Naquet un franc débat public dans les conditions de son choix. Jusqu'ici il s'est dérobé. Pour lui, on doit discuter sur le révisionnisme mais on ne doit pas discuter avec les révisionnistes. Autrement dit, il se déclare le plus fort mais il refuse d'avoir à le prouver devant un public. Aujourd'hui, à l'occasion de sa venue à Lyon, je lui renouvelle mon offre. La rencontre aura lieu où il lui plaira. Je suis prêt à en assumer les risques, à la fois physiques et judiciaires, risques que n'encourt certes pas mon adversaire. Je lui laisse, comme on dit, l'avantage du soleil et du vent. A Lyon, la controverse autour du révisionnisme et non sur le révisionnisme dure depuis novembre 1978. Elle a connu des développements spectaculaires dans les médias, dans la vie universitaire et devant les tribunaux. Elle n'est pas près de s'éteindre. Les affaires Plantin le prouvent. Or, jamais à Lyon, le grand public n'a, jusqu'ici, été autorisé à voir s'affronter face à face, sur le fond même du sujet, les tenants de l'une et l'autre thèse: la thèse exterminationniste et la thèse révisionniste. Il est temps que cesse une si criante anomalie. Quitte, ce faisant, à défier "une insupportable police juive de la pensée" (Annie Kriegel), le moment est venu d'un vrai débat public sur le fond. Pourquoi pas à Lyon, capitale de la Résistance et du Révisionnisme ?
 
23 février 2002.

 

 

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AAARGH

 

Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste
 
Die Webseiten sind seit 1996 im Internet präsent und bieten ein mehrsprachiges "revisonistisches" Angebot. Für Webspace sorgt Ahmed Rami. Im deutschsprachigen Teil tritt ein Verein der ehemaligen Liebhaber von Kriegs- und Holokaust-Erzählungen auf, um vor allem über die behördlichen Maßnahmen gegen "Revisionisten" wie Germar Rudolf, Günter Deckert und Andreas Röhler zu lamentieren. Geworben wird für die einschlägigen Veröffentlichungen von Robert Faurisson und Serge Thion. Eine enge Verbindung besteht auch zu der Gruppe, die unter dem Namen "La Vieille Taupe" bekannt ist. Deren Mitglieder sind Pierre Guillaume, Serge Thion und Roger Garaudy.
AAARGH versucht dem "Revisionismus" ein seriöses und harmloses Image zu verpassen, indem sie diesen frei von rassistischer Ideologie darstellen will. Die tatsächlich propagierten Texte sind dagegen offen antisemitisch und verschwörungstheoretisch.
"Doch sie alle sind Opfer abgesprochener und organisierter physischer, intellektueller, gerichtlicher Verfolgung seitens all derer, die Israel unterstützen und die die politischen, finanziellen und militärischen Privilegien, die Israel aus der parteiischen und bruchstückhaften, von den Revisionisten als irrig und täuschend betrachteten sicht der Geschehnisse des Zweiten Weltkrieges zieht, verteiden."[1]
Zur Bekräftigung der angeblichen Harmlosigkeit der angebotenen Texte und um den Eindruck der Ausgewogenheit zu vermitteln, nahmen die Macher auch immer wieder unter Mißachtung bestehender Urheberrechte die Veröffentlichungen anderer, seriöser, Autoren auf ihre Webseiten. Dies hatte schließlich im November 2000 die Kündigung des Vertragsverhältnisses durch den Internet-Provider von Ahmed Rami zur Folge. Die Webseiten werden seit März 2001 von der Organisation Vrij Historisch Onderzoek (VHO) unter der Verantwortung von Germar Rudolf gehostet. Gleichzeitig erhalten die französischen Negationisten auch Webspace bei Bradley R. Smith eingeräumt. Beide nutzen die Dienste des Internet-Service-Providers "Hosting4u". Sämtliche monierte Beiträge erschienen zunächst wieder unverändert unter den neuen Internet-Adressen, wurden dann aber nach Intervention der betroffenen Autoren und nach Androhung von rechtlichen Schritten vom Netz genommen.
MC
Anmerkungen:
1.Zit.nach: Wilhelm Lasek: "Revisionistische" Gruppen und Personen im Internet, in: Das Netz des Hasses 1997, S.127
Quellen: Wilhelm Lasek: in: Das Netz des Hasses 1997, S.125-127; MC.
Dokumentationsarchiv des österreichischen Widerstandes (Hrsg.): Das Netz des Hasses. Rassistische, rechtsextreme und neonazistische Propaganda im Internet. Deuticke, Wien 1997

On est dans le dictionnaire!!!!

<http://www.idgr.de/lexikon/stich/a/aaargh/aaargh.html>

TOPOGRAPHIE DE LA BÊTISE

 

Ces salauds n'ont pas de musée de l'holocauste

 

"Holocauste, le génocide nazi et les raisons de sa commémoration". C'est le thème de la plus grande exposition jamais organisée en Allemagne sur la "solution finale", qui se tient jusqu'au 9 avril au Deutsches Historisches Museum de Berlin. Cette exposition, qui s'ouvre aujourd'hui en marge des célébrations du soixantième anniversaire de la conférence de Wannsee, où avait été décidée la solution finale, raconte l'extermination des Juifs sous le IIIe Reich et analyse les modalités et le pourquoi de sa commémoration, dans les deux Allemagne et dans le monde après 1945.
Pour le commissaire de cette exposition, c'est "la première, depuis soixante ans en Allemagne, qui se penche de manière aussi exhaustive sur la question". Il n'existe pas en Allemagne de musée consacré exclusivement à l'Holocauste, mais une kyrielle de centres de documentation décentralisés, sur les lieux mêmes de l'Holocauste, a souligné pour sa part Reinhard Ruruep, président de la Fondation "Topographie de la Terreur" qui gère l'un de ces centres, situé à l'emplacement de l'ancien quartier général de la Gestapo à Berlin, là où le 20 janvier 1942 furent décidées les modalités de l'extermination des Juifs.
Comme le rappelle l'exposition, il ne s'agissait là que de la phase ultime d'une politique entamée dès 1935 avec les lois de Nuremberg qui officialisaient la mise au ban de la société des quelque 560.000 Juifs qui résidaient en Allemagne sous la République de Weimar. Et les premières exterminations systématiques de Juifs avaient commencé dès l'automne 1941 sur le front oriental, dans des camions où étaient injectés des gaz d'échappement.
Affiches, instruments de mesures comme des palettes d'yeux en verre destinées à déterminer la couleur des yeux, certificats de filiations, photos et maquettes de chambre à gaz documentent, sur un étage, l'horreur du génocide. Sans concessions, le second étage de l'exposition montre que la commémoration de l'Holocauste a été biaisée, après 1945, par des motivations idéologiques ou psychologiques qui ont beaucoup varié au fil des périodes ainsi que des deux côtés du rideau de fer.
L'exposition montre également comment s'est instaurée progressivement une "ritualisation de la mémoire" en RFA, après une première période, dans les années 1950, dominée par la volonté d'oublier et de "tirer un trait sur le passé". Des photos de profanations de cimetières juifs et des extraits des livres d'or de la récente exposition sur les crimes de la Wehrmacht, documentent, pour leur part, la vivacité des débats qui secouent encore la société allemande, tandis que les projets de monuments, comme celui du mémorial de l'Holocauste à Berlin, fleurissent dans l'Allemagne réunifiée.
AFP du 20 (?) janvier 2002

CHIC ! On va enfin les voir de visu, ces chambres à gaz !!!

CAMEMBERT ET NUREMBERT

Pas mal de trucs de Nuremberg sont sur

<http://www.courttv.com/casefiles/nuremberg/>

TRAFICS D'ANCÊTRES

Les zolos ont fait tout un plat parce qu'ils avaient trouvé sur le site de vente aux enchères de Yahoo, une rubrique, parmi des centaines d'autres, où l'on vendait des objets marqués "nazis". Il vaut beaucoup mieux trafiquer dans les objets marqués "juifs" qui sont passablement plus cashers et admis par les plus hautes Zotorités. On vous conseille donc le site Judaica Sales Online, P.O. Box 55, St. Martin, Laval, Quebec, Canada H7V 3P4,