AAARGH

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Liste des numeros de la nouvelle série,

numéro 34 (janvier 2004)...


Le Courrier des Incrédules

 

Conseils de révision


 

Actualités de janvier 2004


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ORADUR: UN AN DE DUR

 

Oradour: Vincent Reynouard persiste et signe

 
Le 18 novembre, l'animateur de la branche francophone de VHO (Vision historique objective), Vincent Reynouard, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Limoges pour apologie de crimes de guerre, délit passible de cinq ans de prison et de 300.000 francs d'amende. Crime de cet ancien professeur de 34 ans, père de quatre enfants: la réalisation et la diffusion d'une cassette vidéo, "La tragédie d'Oradour-sur-Glane: 50 ans de mensonges officiels", complément de son livre volumineux qui, lui, n'est plus interdit depuis l'arrêt du 22 janvier 2002 de la cour administrative d'appel de Paris saisie par Me Delcroix.
[<http://aaargh-international.org/fran/polpen/Oradour/oradour.html>]
Etait également poursuivi pour complicité un Limougeaud de 78 ans, Guy Dubois, qui avait envoyé à treize personnes un bon de commande pour la cassette. Un test ADN (qui coûte environ 100.000 francs!) ordonné par le juge d'instruction Christine Fourel avait prouvé qu'il avait lui-même collé les timbres destinés à l'envoi.
Le procès, bâclé en trois heures devant une salle comble où avaient pris place en nombre à peu près égal les amis et adversaires de V. Reynouard, s'est déroulé dans une atmosphère très lourde, le président François Casassus-Builhé se signalant par une partialité militante. Le paradoxe, c'est que le magistrat ne s'est pas contenté d'essayer de prouver en quoi Reynouard avait fait une apologie de crime de guerre, il a voulu refaire en une matinée et donc au rabais le procès de Bordeaux de 1953 où vingt et un prévenus étaient passés en jugement pour "assassinats accompagnés et précédés d'actes de barbarie, incendie volontaire de l'église, association de malfaiteurs". S'appuyant sur l'autorité de la chose jugée, le président et le procureur de la République, Olivier Tcherkessof, ont considéré que la thèse avancée ne "reposait sur aucun fait établi" et qu'au procès de 1953 les prévenus n'avaient pas contesté que les hommes de la division Das Reich avaient eux-mêmes mis le feu à l'église d'Oradour où périrent plus de cinq cents femmes et enfants. Ce à quoi Vincent Reynouard a répondu qu'il y avait deux genres de procès: "le procès traditionnel où le prévenu est présumé innocent et le procès où intervient la raison d'Etat et où le prévenu est d'office présumé coupable". La seule solution pour la défense, c'est alors, comme à Nuremberg en 1945-46 ou à Bordeaux en 1953, d'opter "pour une défense de connivence et non de rupture".
Me Delcroix a demandé que l'on visionne la cassette, objet du délit. Refus du président qui en revanche accepte aussitôt la suggestion de l'avocat de la LICRA, Me Philip Gaffet, de faire venir à la barre Marcel Darthout qui a été témoin, non pas de ce qui s'est passé à l'église mais dans les granges où personne ne conteste qu'en effet la division Das Reich a fusillé une centaine d'hommes dans l'après-midi du 10 juin 1944. Dans un premier temps, le président permet au prévenu d'interroger lui-même le témoin des parties civiles, mais très vite il se ravise et lui reproche âprement d'avoir dédié son "livre aux victimes civiles d'Oradour, de Dresde, d'Hiroshima et aux vaincus qu'on a calomniés". "Dédiez-vous aussi ce livre à Adolf Hitler?", le défie-t-il. "Pourquoi pas, c'est un vaincu", rétorque V. Reynouard -- qui a également dédié l'ouvrage à un certain Jean-Marie, ce qui met le tribunal en transes, mais le Jean-Marie en question est... le Bruxellois qui héberge Reynouard et sa famille!
Posément, le révisionniste explique sa démarche: "Mon livre part de pièces que j'ai étudiées, recopiées. J'ai été voir des pompiers, des artificiers, des fondeurs de cloches. Mon objectif est seulement d'ouvrir un débat que mes contradicteurs ont toujours refusé malgré mes demandes réitérées. Ce que je souhaite, c'est l'ouverture des archives de la gendarmerie du Blanc (Indre) qui sont hélas fermées jusqu'en 2053! Si j'ai commis des erreurs, je suis prêt à les corriger, mais débattons et ouvrons les archives!". Le président prend violemment l'accusé à partie: "Vous n'y étiez pas, il faut vous mettre cela dans le crâne." Réplique de Reynouard: "Les historiens qui étudient César et qui écrivent des livres sur lui ne l'ont pas connu!" Les témoignages que l'on oppose à l'animateur de VHO, ce dernier les a longuement analysés et décortiqués dans son livre, mais on ne lui laisse pas le temps de s'expliquer.
La LICRA, les Amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation et Marcel Darthout demandent chacun un euro de dommages et intérêts et mille euros d'indemnités, le procureur requiert quant à lui 1.500 euros d'amende contre Guy Dubois, un an d'emprisonnement assorti d'un sursis partiel ou total et 4.500 euros d'amende contre Vincent Reynouard. En laissant entendre qu'une peine d'emprisonnement ferme était envisageable pour "faire un exemple" et assurer "le repos des âmes et la paix des consciences"!
Dénonçant ces accusations "de nature morale et théologique", Me Eric Delcroix a expliqué dans sa plaidoirie qu'il n'y avait pas apologie mais contestation d'un crime de guerre. Constatant que la justice des hommes n'était pas infaillible puisqu'elle a condamné le Christ et Jeanne d'Arc et que le devoir de l'historien n'est pas de protéger l'ordre social mais de s'attacher à la véracité des faits, l'avocat a plaidé la relaxe. Jugement le 12 décembre.
 
Jérôme Bourbon
Rivarol, n* 2646 du 28 novembre 2003
VHO, BP 256, B-1050 Bruxelles 5.

 

Le tribunal correctionnel de Limoges a rendu son jugement: Vincent Reynouard est condamné à un an de prison dont trois mois ferme, à 10.000 euros d'amende, à la confiscation de toutes ses archives saisies par la police belge lors de l'instruction de l'affaire, à une interdiction de se rendre dans le département de la Haute-Vienne, à une mise à l'épreuve de trois ans, à verser à chacune des trois parties civiles 1 euro de dommages-intérêts et 1.000 euros au titre des frais de procès.

Son "complice", Guy Dubois, est condamné à trois mois de prison avec sursis et à 2.000 euros d'amende.

Le jugement a été déclaré exécutoire, ce qui veut dire que l'appel qu'ont interjeté les deux condamnés n'est pas suspensif! Néanmoins, aucun mandat de dépôt n'ayant été délivré à l'audience, Vincent Reynouard a pu rejoindre son domicile. Hier, toute la journée, veille du procès, FR3 régional avait rappelé que le jugement devait être rendu ce matin et avait invité les auditeurs à poser leurs questions sur Oradour et à faire part de leurs observations, en leur fournissant un numéro de téléphone spécial à cet effet.

A la sortie de l'audience, des organisations de gauche, telles que les sauvages du SCALP, avaient rameuté leurs troupes que Vincent et ses amis n'ont pu esquiver qu'en prenant leurs jambes à leur cou.

12 dec 2003




ZUNDEL FOLLIES

Note: selon l'usage anglais, un avocat qui évoque la partie adverse emploie le terme de "my friend".



Feds get another secret hearing to delay Zundel's bail

Day: 10 of december, 2003

Mr. Justice Pierre Blais has granted a request from federal cabinet ministers for yet another secret hearing in the detention or bail hearing of jailed German-born publisher Ernst Zundel. Returning from the afternoon break, Blais announced: "The Registrar informs me that the Ministers have requested a private session for new evidence. Therefore, I will not reserve" judgement this afternoon.
The 38 free speech supporters who packed the small seventh floor courtroom in support of Mr. Zundel were stunned. The afternoon session had been taken up with Crown Attorney Donald MacIntosh's arguments against granting Mr. Zundel bail after nearly 10 months in solitary confinement. Perhaps, chastened by Doug Christie's strong submissions in the morning session that he recuse himself for an apprehension of bias having been Solicitor-General in charge of CSIS, Blais repeatedly interrupted MacIntosh and challenged and dismissed many of his arguments.
It seemed that Mr. Justice Blais was on the verge of releasing the dissident pacifist on bail. Shortly before the mid-afternoon break, several observers saw Lorne Rudner of the Canadian Jewish Congress leave the room, apparently to make a phone call. He returned about 15 minutes later. After the break, the atmosphere had changed and grown distinctly frosty toward the jailed publisher. The earliest Mr. Blais can hold the secret hearings is next week. If he chooses to release any information, he may solicit further submissions from counsel before he decides, thus making Mr. Zundel's release before Christmas all but impossible.
If Blais's pre-break questioning had seemed to favour Mr. Zundel, his demeanour after the break again raised the spectre of holding Canada's most famous political prisoner hostage for the shutting down or curtailing of the Zundelsite.
Repeating that he was still "exploring options" about granting bail, but "I'm not there yet," Mr. Justice Blais pointed out that people are often restricted from doing things they have a legal right to do -- such as drinking or frequenting certain places -- as conditions of release. He seemed to hint that Mr. Zundel might be restricted from publishing his views on the Internet or somehow have to remove items ordered removed by the January, 2002 order of the Canadian Human Rights Tribunal. Mr. Zundel has repeatedly pointed out that Ingrid Rimland, not he, owns, edits and controls the Zundelsite.
"Never before in the history of national security certificates have Internet communications been considered a factor," Douglas H. Christie, Mr. Zundel's lead counsel countered.
"The only justification for incarceration is being a threat to national security," Mr. Christie continued. "The Zundelsite is not a threat to national security and should not be held as a bail condition. The Canadian Human Rights Tribunal has adequate means to enforce its order."
"It's very dangerous to hold a man's freedom hostage to a website," Mr. Christie warned. "It's dangerous to detain people on national security grounds for communicating ideas that are legal in other countries. To do so is to put us on the road to national thought control," the Victoria-based civil libertarian insisted.
"There must be objective, real suspicion, not paranoid worries or political feelings, of a substantive threat to national security," to keep a man in jail, Mr. Christie argued. "We must give some value to the liberty of the individual, if we are not to become a police state."
"The Crown must prove that Mr. Zundel is a real danger to national security, not just a nuisance or political dissident," Mr. Christie insisted. Referring to Crown Attorney Donald MacIntosh, Mr. Christie observed: "The greatest vehemence of my colleague is reserved for 'hate'. My colleague throws this term around. However, Mr. Zundel has never been charged or convicted of promoting hate."
Earlier Crown Attorney MacIntosh had insisted: "If Mr. Zundel were released, he'd continue to associate with Mr. McAleer and other purveyors of hate. All these associations give us to believe that Mr. Zundel is a threat to national security."
Knowledgeable observers of Canada's populist movement report that Mr. McAleer has been politically inactive for about eight years.
Mr. MacIntosh repeatedly called Mr. Zundel "untruthful" and accused him of lying.
In the morning, Mr. Christie spoke forcefully to his motion that Mr. Justice Blais recuse himself. As Solicitor-General in 1989, Pierre Blais issued a directive that no human source should be used to surveil legitimate political parties. However, apparently disobeying him, the Canadian Security Intelligence Agency (CSIS) had agent Grant Bristow spy on Reform Party leader Preston Manning.
"It was your directive not to do something (spy on Preston Manning) that they did. The Solicitor-General-CSIS relationship is one of officially sanctioned secrecy which we cannot penetrate," Mr. Christie said. CSIS agent Grant Bristow's role in the Heritage Front "was not just to spy but to incite," Mr. Christie explained. "Mr. Zundel's contention will be that his [Bristow's] role was to incite violence. CSIS was used for political purposes. A directive was initiated by Your Lordship that such spying not be done, but CSIS did. Now CSIS appears before you and it would be hard not to agree with them."
"Our defence comes head to head with the credibility of CSIS," Mr. Christie argued. "We're saying that, as Solicitor-General, you must have known what was going on. CSIS wasn't acting in a rogue capacity and wasn't operating without ministerial consent."
"We have reason to believe that a bomb Mr. Zundel was sent [in 1995] was delivered with the foreknowledge of CSIS. When events take place like this, the integrity of the Parliamentary system is involved," Mr. Christie charged.
Mr. Justice Blais reserved on his decision, saying that he would try to announce his conclusions next week.
In his arguments against granting bail for Mr. Zundel. Donald MacIntosh said: "I rely on a large and liberal interpretation to the term 'a danger to the security of Canada.' Canada's international relations are an important part of Canada's security. Certain activities could give rise to deleterious effects on our international relations. Canada has an international obligation to take steps to see that hate propaganda is not disseminated," he said.
Intervening at that point, Mr. Justice Blais said: "Playing devil's advocate, it's no secret that these international conventions are not part of the legal framework of Canada" and are, therefore, not binding.
The hearing continues Thursday.
Paul Fromm


Decisions delayed in Zundel case

Toronto, Day: December 11, 2003.

Ernst Zundel headed back to prison after these two days in Federal Court, with Mr. Justice Pierre Blais having reserved on motions that he be recused for bias and compel the Solicitor-General to provide a list of agents who interviewed Ernst Zundel or others in the Zundel case.
Judge Blais also delayed ruling on arguments that the German-born publisher be freed on bail. Final decision on this matter that has already consumed a staggering 12 days in Federal court and two before the Superior Court of Ontario on a habeas corpus motion must await yet another in camera secret hearing requested by the Minister of Immigration and the Solicitor-General. This meeting will be held later this week. The Crown remains violently opposed to any release under any conditions for Mr. Zundel.
Mr. Douglas H. Christie opened the day with an eloquent rebuttal of Crown Attorney Donald MacIntosh's arguments against granting Mr. Zundel bail. "Now breaches of Canadian human rights law are seen to be the equivalent of terrorism," he said of Crown complaints that the Zundelsite continues to feature articles impugned in a January, 2002 Canadian Human Rights Tribunal decision. "Now they are using Section 13.1 [of the Canadian Human Rights Act], a law not meant to be punitive, to incarcerate a person."
The Crown's argument is that Ernst Zundel is "an embarassment to Canada and, therefore, is a threat to national security. Mr. Zundel is an embarassment to whom?" Mr. Christie demanded. "To German diplomats?"
"If embarassment to foreign diplomats is a problem, why not apply it to Chinese dissidents in Canada," he asked.
"The name for this is a police state when you determine what political opinions will be allowed. Dissent is the essence of a free and democratic society," the Battling Barrister reminded the court.
"The Minister says that the integrity of Canada's external relations is harmed by Ernst Zundel's distribution of 'hate literature' to Germany and Austria. Yet, there's no proof that he's ever done this. Before you use the that definition -- 'hate' -- apply the law," Mr. Christie admonished , noting that Mr. Zundel has never been prosecuted, much less convicted, under Sec. 319.2 -- Canada's "hate law."
"The export of Mr. Zundel's material is not drugs or guns, it's ideas. This entire trial is a war on ideas," Christie charged. "If the Zundelsite distributed hate literature, it would be easy for the Government to lay charges. However, then, they'd have to prove them."
Referring to Mr. MacIntosh's arguments, Mr. Christie said: "My friend seems to say, if Canada sees it's in its national interest to incarcerate people, it's okay. What do we do with other 'embarassments' -- anti-free trade protesters, environmentalists? They don't go to jail for six to eight months," Mr. Christie emphasized. "The courts have upheld the right of those people to demonstrate."
"There's no threat to the security of Canada in anything Ernst Zundel has published," Mr. Christie continued.
Addressing both the judge's and Mr. MacIntosh's unhappiness with the continued operation of the Zundelsite, Mr. Christie charged: "If he can't communicate, he can't raise money. How can a 64-year-old unemployed artist raise money? One of the concerns anyone in his position would have is how he is to fund a battle that may last over a year."
"My friend asked for a 'fair, large and liberal interpretation of a threat to the national security of Canada.' If it's too large," the defence lawyer argued, "we have a police state!"
"My friend's submission said Ernst Zundel has no intention to comply with any order of this Court. If a Federal Court could establish a breach of the Human Rights Tribinal order, then it would estblish that he'd committed an act. Yet, we're to detain him in custody because of an apprehended breach," Mr. Christie challenged. "They jump on that possibility. It's paranoid and politically motivated. It has nothing to do with national security. It's to silence a nuisance," Mr. Christie charged.
"This whole thing is about guilt by association." Mr. Christie referred to the Crown contention that, if released, Canada's most famous political prisoner would put a message on Mr. McAleer's long defunct website. "Mr. McAleer is not a criminal," Mr. Christie pointed out.
"The Crown says Ernst Zundel is a fascist and a neo-Nazi. Yet, he's not a threat to national security. We allow communists in Canada. Let's look at his needs, not his beliefs. He's not violent."
"Ernst Zundel has the right to use legal means to advance what some may see as his reprehensible views," Mr. Christie reminded the Court. Referring to one of the founders of the Heritage Front, the Victoria civil rights lawyer explained: "Wolfgang Droege didn't get any advice on terrorism from Ernst Zundel. He got advice on pacifism. Does that make him associated with terrorism? If an older man seeks to advise a younger man to obey the law, can that be a threat to national security? To anyone who sought his advice, he advised non-violence."
Quoting Mr. Justice Thomas who presided over one of Mr. Zundel's "false news" trials, Mr. Christie reminded the Court: "'Mr. Zundel always showed respect to the Court' Mr. Zundel believes his one chance to advance his views is the protection of the Canadian and U.S. courts."
In a dramatic move, Mr. Christie presented to the Court a statement issued by Mr. Zundel that morning in response to a request from the judge the previous day for dialogue on possible bail conditions.
An angry Donald MacIntosh interrupted, accusing Doug Christie of "trying to improve Mr. Zundel's evidence."
He was cut short by a furious Mr. Justice Blais. "Are you saying I cannot inquire into possible conditions?" He then ordered Ernst Zundel to retake the witness stand.
Continuing his dressing down of Mr. MacIntosh, the judge said: "You benefit from legislation to put double and triple hearsay into evidence. I opened the door. I know of no other legislation where you can detain someone on such evidence. It's all extraordinary."
On the stand Mr. Zundel indicated that, in addition to the posting of a surety, he would agree to surrender his expired German passport, and report to the police. As for the Zundelsite, he would seek to post a document explicitly renouncing violence aa well as including links to Jewish sites with different views on World War II than those expressed on the Zundelsite.
Mr. Zundel was cross-examined by CSIS lawyer Rodych, who suggested that he might use a driver's licence to sneak into the U.S. "But landed immigrants now need a visa," Mr. Zundel shot back. "I'd face 20 years in prison and a $250,000 fine if I did," he added. Besides, he explained, he no longer has a valid Canadian driver's licence.
Then, in a harsh statement that typified the belligerence of the Crown throughout this case, Mr. Rodych said: "I will plainly state the the Minister will not entertain any conditions. He is a terrorist and has engaged in acts of violence."
Continuing to tease the audience with hints about bail, Mr. Justice Blais said: "We're not there yet, but we should examine these conditions Mr. Zundel has presented. All options remain open.
After a short break, Peter Lindsay who has now taken over charge of Mr. Zundel's defence, spoke to his motion requiring the Minister of Immigration and the Solicitor-General to provide the names of Canadian Security and Intelligence Service (CSIS) officers knowledgeable of this case, "those who've interviewed Mr. Zundel or others about him."
Mr. Lindsay's strategy is to subpoena one or more of these officers. Mr. Lindsay explained that the CSIS certificate "sets out the 'belief' of CSIS that Mr. Zundel is a threat to the security of Canada. We cannot see the mindset of CSIS in considering evidence and forming its beliefs. The unfairness of CSIS to Mr. Zundel will be an issue at the hearing on the certificate,' he said.
Live testimony is needed to probe CSIS's biases and methodology, Mr. Lindsay argued. "In my submissions CSIS based its beliefs on pathetic evidence. Let's get someone in the box whom I can examine."
"For instance," he explained, "CSIS says it believes Mr. Zundel contributes to the growth of racism and, therefore, should remain inadmissible. Does the service really believe that racism is a threat to national security?"
The tall bearded attorney challenged the Court: "Let me hear from one witness who can be cross-examined. Or, is a determination to be made on a bunch of papers. We need a witness to give real evidence. This should be helpful to Your Lordship. This is not a request without precedent. In the Jaballah case a similar order was made." Jaballah is an Arab being held as a threat to national security,
Court adjourned until January 22, 2004. -- Paul Fromm



Les trois jours d'audience qui devaient se dérouler du 10 au 12 décembre se sont résumés à une journée et demie. Le juge Pierre Blais n'a pas rendu sa décision mais a promis de le faire "avant janvier". "Pour moi, écrit Ingrid Zündel-Rimland, cela signifie, au minimum, que Ernst devra passer Noël en prison sans connaître le sort qui l'attend". Elle ajoute:

"Nous continuerons le combat", m'a dit Ernst quand je lui ai demandé comment il voyait les choses et s'il était possible de prévoir une issue favorable: "Le juge Blais est parfaitement conscient de ce qui est en jeu ici..."

J'ai eu l'impression qu'Ernst ne croyait pas que le juge Blais pourrait faire preuve de suffisamment d'indépendance politique pour juger comme devrait le faire tout juge appartenant à un système sain, juste et impartial.

La matinée du premier jour d'audience, mercredi 10 décembre, le juge Blais s'était montré plutôt favorable et avait laissé penser aux partisans de Zündel et même à ses avocats que le prévenu serait vraisemblablement libéré sous caution. Mais, après l'interruption de la mi-journée, le juge a ouvert la séance sur ces mots: "Le greffier me fait savoir que les ministres ont demandé une séance à huis-clos pour examiner de nouvelles preuves. En conséquence, je ne rendrai pas ma décision".



LA DESTRUCTION DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE PAR LES CATHOLIQUES

"Les délégués se sont entendus pour dire que tous les sanctuaires religieux, y compris Fatima, devraient être mis à jour tous les 25 ans afin de refléter les tendances et les croyances contemporaines. Le sanctuaire de Fatima fera sous peu l'objet d'une reconstruction complète avec une nouvelle basilique en forme de stade, à côté de l'actuelle basilique érigée en 1921.
"Ce nouveau sanctuaire deviendra un centre où toutes les religions du monde se rassembleront pour rendre hommage à leur(s) dieu(x) respectif(s)."

<http://www.dici.org/actualite_read.php?id=589>



ON APPREND

The portraits at left are of the same man but in two different incarnations. On the far left we see Martin "Gray" in retirement after a successful career peddling fake antiques to gullible collectors. He is holding his mass market paperback, For Those I Loved, which is filled with his exploits as a saintly "Holocaust Survivor" who was supposedly forced to help clear bodies out of the Treblinka "gas chamber." The earlier portrait is of the youthful Gray as a highly-decorated officer in the Soviet NKVD (the savage forerunner of the KGB), responsible for the murder of millions of Christians in Russia and Eastern Europe. Even Establishment researchers have had to admit that Gray's book is as phony as the antiques he peddled. But Gray's scam is symbolic of countless other Communist ghouls who have managed to land on their feet in the West, disguised as poor, persecuted "Survivors of the Holocaust" and feted as the saints and martyrs of the universe. Meanwhile the holocaust they perpetrated against millions of Christians slips further down the dark environs of Orwell's memory hole.

Voir les photos:

<http://www.hoffman-info.com/communist.html>



FUTUR


The Revisionism of the Future: Human Rights, not Reich

by Michael Hoffman

 
Dr. Faurisson's Nov. 18 statement, "The Revisionist ADL Affair" is correct in some details but errs in at least one: the accusation that because David Irving blundered in refusing the services of Germar Rudolf, that blunder renders Irving "a man who was too afraid of the Jews."
This is a serious charge and it is not for reasons of a defense of Mr. Irving that I bring it up, since David has formidable polemical skills and can take care of himself. Rather, I am concerned about a linkage between certain tactics and strategy and "fear of the Jews." To be cunning or reserved or wily is not ipso facto proof of "fear of the Jews." In a heroic fashion Mr. Irving went to court every day in London without bodyguards, completely exposed and alone and fought tooth-and-nail against Deborah Lipstadt. Seated behind Lipstadt was the Israeli Attorney General, Elyakim Rubinstein. Another staunch supporter lent Lipstadt assistance from Hollywood, mogul Steven Spielberg. Simply because Irving, in his world-historic defiance of the Zionist establishment in his Lipstadt libel action (which also left a remarkably edifying court transcript that will be studied for decades), made an error with regard to Rudolph's offer of assistance, should not cause him to be branded as someone who is in "fear of the Jews." Yes, he had a regrettably naive faith, common to the English middle and upper classes, in the British court system and the judge, but this a peculiar trait of the English people, rather than a personal failing.
I do not accept the analogy between Ernst Zundel and Mr. Mahler. Zundel's research and defense team was diverse, composed of persons of Jewish background (the elderly Mr. Berg and Ditlieb Felderer); the defense lawyer was a libertarian and many other anti-Nazis like Bradley Smith were actively involved. Zundel's defense was based on the right of free speech and press and not the rehabilitation of "The Reich." Where he did raise World War Two issues it was in defense of the human rights of the German people. I am very concerned about Mr. Mahler's approach because it fails to capitalize on the German Left's new interest in the fate of the eastern and ethnic Germans after the war. Germany today is an Israeli satrapy. Canada in 1985 was a liberal utopia in comparison. To advance revisionism in the Israeli-German police state requires a coalition based on free speech, truth in history and defense of the German people. Any suggestion that the "Reich" is also being resurrected or even defended will translate into the destruction and defeat of Mr. Mahler's cause.
Robert speaks of contemporary revisionism as "shy, bloodless and without real inspiration." The reason for that predicament in the United States at least, is due to the fact that World War Two revisionism continues to dwell in a ghetto comprised of people who are, it is sad to say, strongly sympathetic to a neo-Nazi agenda. Even those who are not of this political class continue to spout ancient, 19th century Dreyfus case terminology about "fear of the Jews."
The enemy is not "the Jews," any more than it is "the Germans" or "the Arabs." The enemy is an ideology -- Zionism, Holocaustianity, Judaism -- not a race or ethnicity. There is an entire class of Aryans, i.e. the Freemasons and the American Protestant fundamentalists, who are more rabidly Zionist than many Israelis. I was fired from my job as a reporter for the establishment media by Aryans. My chief defenders were two Judaics (Chomsky and Alfred Lilienthal). Perhaps I should go about speaking of those who are "too afraid of the Aryans" to properly organize and revitalize revisionism?
From my study of orthodox Judaism, I know that the rabbis love it when we fail to make these distinctions between Judaic people and ideology. The Kabbalah and Talmud teach that the goyim always hate "the Jews" all the time, sometimes overtly, sometimes covertly. By means of this legend, the rabbis enforce obedience and solidarity in their ranks. The more we speak categorically of "the Jews," the less likely it is that we will win the valuable allies and gain the vital counter-intelligence we need from their camp. We will also continue to drive fair-minded Judaic persons back into Zionist and rabbinic ranks, because they will reason that no matter how much they try to be decent, they will still be lumped into the category of those fearsome "Jews."
Revisionism needs a revision, thinking outside the box, coupled with mutual respect for those with whom we disagree. I happen to regard Faurisson, Butz, Rudolph and Irving as admirable men. I do not see that because Faurisson fires his cannon on the quarter deck and Irving from the main -- and I don't like either man's aim -- that this makes them any less my comrades in the battle. We are all soldiers in a fight for Truth. To hate one another because we exercise the sovereign right to choose when and how we shall fight the battle, smacks of an attempt to impose generalship over the rest of us. For good or ill, revisionism will not suffer its would-be kings and generals. Zundel had the wit to tell me, in the basement of Zundelhaus on the snowy evening of January 6, 1985, the night before he would commence his epic court battle, "Mike, there are no fuhrers here." It was on the basis of that disarming statement that I joined ranks with former SS soldier Hans von der Heide, former Allied soldier Doug Collins, Jewish information-archaeologist Ditlieb Felderer, Catholic traditionalist Doug Christie, atheist Robert Faurisson and so many others from diverse backgrounds, politics and races, to fight for Zundel's right to ask "Did Six Million Really Die?"
In my book about the trial, I did not conceal Ernst's personal Hitlerian convictions. I tried to show that as a holocuast survivor himself (having survived the firebombing of Pforzheim), Zundel's trauma was not going to result in the embrace of a politically correct philosophy. But he kept his politics distinct from the libertarian cause of freedom of speech, and this was the key to his early success. It was only later, when he groomed Ewald Althans for leadership, that I began to see the possibility of his decline. It is not "fear of the Jews" that motivates me to remind revisionists that the German government has been found to have bankrolled even the polite neo-Nazi movement in Germany, for reasons that are too patent to require elucidation.
I write this not out of any desire to pander to Leftist bias or Judaic egomania. The book I co-wrote with Moshe Lieberman, "The Israeli Holocaust Against the Palestinians" is proving influential and enjoys brisk sales at Amazon.com, but I continue to be boycotted within the Leftist, anti-Zionist circles of Alexander Cockburn et al. because of my World War Two revisionism. This boycott is very much a product of their fear of being stigmatized, and I realize that there is a certain faction that will label me a "little Hitler" probably until the day I die, in spite of my actual beliefs and opinions. None of that fazes me. Left and Right are equally distortions in my eyes. Revisionism will one day unite both of these flawed, dying parties into a new movement, where fidelity to truth is the sole raison d'etre. But I continue to insist that revisionism should not just be stepping on rabbinic toes and violating Zionist taboos. It should also be an affront to Aryan myths and Nazi egomania. It is to put us on the road to that revisionism of the future that I offer these observations.

Michael A. Hoffman II
Nov. 19, 2003


LES VIEUX FUSILS


Note sur l'Epuration en France
 
par Robert Faurisson

 
[Bref aperçu rédigé à la demande d'un étranger préparant une conférence sur l'idéologie régnante en Europe]

Le sujet de l'Epuration en France est immense et il a fait l'objet d'un flot de publications.
Quand j'ai reçu votre demande, j'ai voulu procéder pour vous à une étude en réduction de ce vaste sujet (étude en cinq ou six pages) et vous indiquer les principales lectures à entreprendre. Puis, je me suis rendu compte que nous allions, vous et moi, y perdre notre temps puisque, aussi bien, vous devez rendre votre copie dans deux mois à W. M. Je viens donc de prendre une décision tranchante, celle de vous fournir le minimum de renseignement et le minimum de bibliographie sur ce sujet.
Pour ce qui est de la bibliographie, tout bien pesé, il me semble que vous trouverez, à ce jour, l'essentiel de la question qui vous intéresse dans les pages 512-708 du livre de Dominique Venner, Histoire de la Collaboration, suivi des dictionnaires, des acteurs, partis et journaux, Paris, éditions Pygmalion / Gérard Watelet, avril 2000, 768 p. L'auteur a la juste réputation d'être de droite, mais il me paraît néanmoins équitable, prudent et bien informé. Toutefois, si vous désirez entendre un son différent, vous pouvez vous reporter aux livres soit de Peter Novick, soit de Herbert Lottman, deux auteurs juifs dans tous les sens du terme. Vous trouverez facilement leurs oeuvres en anglais. Ces oeuvres ont été publiées en français en 1985 et en 1986; pour Novick, L'Epuration française, 1944-1949, Paris, Balland et, pour Lottman, L'Epuration 1943-1953, Paris, Fayard.
L'usage est de distinguer, d'une part, ce qu'on appelle " l'Epuration sauvage ", c'est-à-dire les exécutions sommaires, dont le point culminant a été atteint en juin-septembre 1944, et, d'autre part, " L'Epuration légale ", qui, pour l'essentiel, a immédiatement suivi.
Sur la première forme d'épuration, Philippe Bourdrel a publié un gros ouvrage en deux volumes (1988 et 1991): L'Epuration sauvage 1944-1945. Ces deux volumes ont été corrigés et réédités, en février 2002, en un seul volume de 573 pages à Paris, à la Librairie académique Perrin. Si vous voulez une monographie sur quelques exécutions sommaires dans un petit coin de France, je me permets de vous signaler mon condensé de 26 pages paru en anglais dans The Journal of Historical Review, Spring 1992, p. 5-30; il s'intitule: " A Dry Chronicle of the Purge, Summary Executions in Certain Communes of Charente Limousine "; en français, " Chronique séche de l'Epuration. Exécutions sommaires dans quelques communes de Charente limousine ", Revue d'histoire révisionniste n· 4 (février-avril 1991), p. 25-50.

Permettez-moi maintenant quelques remarques:
1. En 4 e de couverture de son livre de 2002, Ph. Bourdrel écrit qu'il y a eu de 10 000 à 15 000 exécutions sommaires et 780 exécutions légales. J'ai personnellement écrit que le total des exécutions de toutes sortes a dû s'élever à 14 000. Je n'ai pas le temps de vous expliquer ici pourquoi les chiffres de 30 000 à 40 000 (Robert Aron) et celui, fameux, de 105 000 n'ont pas de fondement sérieux;
2. A ce chiffre de 14 000 exécutés, il faut, pour juger de l'étendue et de la gravité du phénomène, ajouter des centaines de milliers d'interpellations ou d'emprisonnements qui ont affecté des centaines de milliers de familles (et donc des millions d'individus). Il faut ajouter les multiples excès dont le plus connu est celui des femmes tondues. La plus faible des peines prononcées, dans des dizaines de milliers de cas, a été celle dite de " l'indignité nationale "; cette dénomination est trompeuse; elle minimise la gravité de la sanction; beaucoup d' " indignes nationaux " ont eu leur carrière, ou parfois leur vie, brisée; l'une des moindres conséquences de cette peine était une augmentation de 10% des impôts à payer; dans toutes les études que j'ai lues, je n'ai pas trouvé mention de cette mesquinerie, pourtant bien réelle;
3. On peut considérer que l'Epuration a commencé en 1943 et qu'elle continue encore aujourd'hui en 2003; elle a repris particulièrement vigueur, sous l'influence des justiciers juifs à la Klarsfeld, dans les années 1980 et 1990 avec, notamment, les procès Touvier et Papon. Bousquet n'a pas eu son " nouveau " procès d'épuration parce qu'il a été assassiné. Les organisations juives déterrent certains morts et procèdent à une nouvelle épuration en condamnant des intellectuels à la manière d'Alexis Carrel et elles obtiennent, au terme d'espèces de procès en sorcellerie épuratrice, que les rues, les places, les monuments qui perpétuent les noms de ces personnes soient débaptisés;
4. La fièvre épuratrice était retombée à la fin de la 4e République; elle a repris avec le retour de Charles de Gaulle au pouvoir (1958) et l'instauration de la 5e République; en réprimant les partisans de l'Algérie française, ce personnage s'est remis à fusiller de ses compatriotes; il a encouru une lourde responsabilité dans l'Epuration de 1944 à 1946; il a refusé sa grâce dans 768 cas, c'est-à-dire que, 768 fois, il a ouvert sa porte aux avocats de personnes condamnées à mort et, 768 fois, il a, en refermant sa porte sur ses visiteurs, déclenché la fusillade par le peloton d'exécution. A ceux qui lui trouvent de la grandeur ou de l'humanité de " roi très chrétien ", je conseille l'exercice qui consiste à se lever de sa chaise et à se diriger vers la porte de la pièce où nous nous trouvons pour l'ouvrir et la fermer 768 fois. An bout de trois ou quatre fois, par humanité, je fais grâce;
5. A la fin de la 4e République, il était permis et courant de dire que l'Epuration constituait une page déshonorante de l'histoire de France; on citait, en particulier, le cas de l'écrivain Robert Brasillach, fusillé le 6 février 1945; aujourd'hui, la grande presse et les hommes politiques ne s'avisent plus de manifester un tel repentir mais, au contraire, sortent R. Brasillach et d'autres fusillés de leurs tombes pour les fusiller à nouveau au nom de la défense de la mémoire juive. Il est aujourd'hui courant d'affirmer que la justice épuratrice a été aveugle en ce qui concerne les " crimes " commis contre les juifs; on ne rappelle jamais que beaucoup de juifs (appelés plus tard " juifs bruns ") ont collaboré avec les Allemands et, à la Libération, ont bénéficié du privilège d'être soustraits aux tribunaux fusilleurs pour passer devant des " tribunaux d'honneur " uniquement composés de leurs coreligionnaires, qui les ont acquittés en première instance ou en appel, tout cela sous la présidence d'un haut magistrat juif, Léon Meiss; parmi les huit commandants juifs successifs du camp de Drancy, près de Paris, un seul est passé devant un tribunal fusilleur et...a été fusillé;
6. Un tribunal doit normalement être impartial; or les tribunaux de l'Epuration avaient l'obligation d'être partiaux puisque le jury, quand il y en avait un, devait posséder parmi ses membres un nombre déterminé de Résistants, c'est-à-dire, de personnes résolument hostiles, par principe et par action, aux accusés qu'ils avaient à juger; en ce sens, on est en droit d'affirmer que la distinction entre " Epuration sauvage " et " Epuration légale " est largement contestable; l'Epuration dite " légale " a été clairement contraire à la loi normale; en ce sens, elle a donc été " d'exception " et criminelle, elle aussi;
7. Il est communément admis que, parmi les victimes de l'Epuration, les plus atteintes ont été soit les intellectuels, soit les pauvres gens et que les " collaborateurs économiques " ont bénéficié d'indulgence; c'est faux; de récentes études ont prouvé qu'il n'en était rien; les " collaborateurs économiques " ont été lourdement sanctionnés; toutes les couches de la population ont été atteintes;
8. Les victimes de l'Epuration ont été, en grande majorité, des personnes qui avaient été favorables soit à l'Etat français, soit aux Allemands, leur principal motif politique, quand il y en avait un, étant l'anticommunisme (et non pas l'amour des Allemands ou la haine des juifs); mais, parmi ces victimes, il faut aussi compter des anarchistes ou des libertaires assassinés par les communistes, comme cela avait été le cas en Espagne; en 1984, une association de Perpignan dite " les Amis de Puig Antich de la Fédération anarchiste et des libertaires " a publié sur le sujet un livre de 240 pages intitulé: 1944. Les dossiers noirs d'une certaine Résistance;
9. Le Parti communiste français a été d'autant plus implacable dans sa politique générale d'assassinat, de vengeance et de règlements de compte qu'il cherchait à masquer sa propre collaboration avec les Allemands au début de l'Occupation, aux beaux jours de la politique du Pacte germano-soviétique;
10. Des organismes juifs, des autorités juives ou des individualités juives ont joué un rôle particulièrement significatif aussi bien dans les attentats contre les Allemands ou contre les " collaborateurs " que dans l'Epuration sauvage ou légale. Aujourd'hui, ils sont à la pointe de " la nouvelle Epuration "; en obtenant le vote de la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, ils ont couronné une entreprise de répression commencée au début des années 1940 et connue alors sous le terme d'Epuration. Il est à noter que le vote de cette loi, exorbitante de tout droit normal dans une démocratie, a tout de même suscité au début beaucoup de critique ou de réprobation; cependant, au fil du temps, les voix des protestataires se sont éteintes. Il est aujourd'hui dangereux de réclamer l'abolition de cette loi; à droite, Jean-Marie Le Pen n'ose plus s'y risquer et, à gauche, l'avocat Henri Leclerc, président de la Ligue des droits de l'homme, réclame avec une lourde et brutale insistance l'application d'une loi que, dix ans plus tôt, il réprouvait (voy. La Lutte contre le négationnisme, Actes du colloque du 5 juillet 2002 à la cour d'appel de Paris, la Documentation française, juin 2003, p. 96-99, où, à huit reprises dans sa brève intervention, l'avocat traite les révisionnistes de " menteurs " qu'il conviendrait de châtier sans l'ombre d'une hésitation).

Conclusion: L'Epuration, en France, soit sous ses formes anciennes (essentiellement gaulliste, communiste et juive), soit sous sa forme nouvelle (essentiellement juive) reste un phénomène dont on ne peut prévoir la fin.
J'ai conscience de laisser de côté bien d'autres points importants.
30 novembre 2003

Additif du 3 décembre 2003

La haine épuratrice reste vivace près de soixante ans après ces événements de l'été 1944. Aujourd'hui même, sur Radio France, lors de l'émission "Là-bas, si j'y suis", de Daniel Mermet, on a pu entendre une ancienne "tondue" raconter ses amours avec un soldat de la Wehrmacht. Agée de 81 ans, la dame a tenu à préciser que la Wehrmacht n'était pas à confondre avec les SS, et encore moins avec la Milice; non sans satisfaction, elle a raconté qu'à la Libération, un "salopard" de Milicien, avait été arrêté par les Résistants, qui l'avaient entièrement dénudé et lui avaient arraché les yeux avec une fourchette. L'horreur du récit, authentique ou inventé, et la satisfaction de la narratrice n'ont fait, de la part de D. Mermet, l'objet d'aucun commentaire [Note de l'AAARGH: c'est le principe même de l'émission].
En 1948, l'abbé Desgranges avait publié son ouvrage sur Les Crimes masqués du `Résistantialisme' (Paris, L'Elan). La bande-annonce du livre portait: "Pour un seul innocent, Dreyfus, on s'arrachait `J'accuse!'"
Lire: Sous la direction de Marc Olivier Baruch, Une poignée de misérables. L'épuration de la société française après la Seconde Guerre mondiale, Paris, mai 2003, 615 p. Rivalisant d'orthodoxie, les quatorze auteurs n'en développent pas moins la thèse selon laquelle l'Epuration a été un phénomène "massif" et "prolongé", d'une gravité et d'une ampleur considérables. Ils estiment que Charles de Gaulle "dit ce que les Français veulent croire " lorsque, dans son message du 14 octobre 1944, il parle d'"une poignée de misérables, dont l'Etat fait et fera justice". M. O. Baruch va jusqu'à préciser que son livre entend exposer "l'histoire inverse" de cette histoire à la de Gaulle (p.7-8). Soit dit en passant, cet ouvrage semble le premier à rappeler que les indignes nationaux, qui tous étaient frappés de la peine de la dégradation nationale, étaient " redevables d'une majoration de 10% de leurs impôts (ordonnance du 31 décembre 1945 " (p. 58). De l'indignité nationale, Jean Galtier-Boissière se demandait à juste titre si elle n'était " pas proprement le `statut des Juifs' retourné par les Résistants contre leurs adversaires politiques " (Mon journal depuis la Libération in Journal 1940-1950, Paris, Quai Voltaire, 1992, 28 décembre 1944, p. 296). L'une des collaboratrices de M.O. Baruch, Anne Simonin, chargée de recherches au CNRS et membre de l'Université de Caen, se bat les flancs pour essayer de prouver que le statut des juifs était plus grave, mais elle n'y parvient nullement (p. 48, 56).



DÉLICATE MÉMOIRE


La Pologne et l'Allemagne demandent à l'UE de les aider dans leur travail de mémoire

Crise à propos des expulsions de l'après-guerre

 
A six mois de l'élargissement de l'Union européenne, l'Allemagne et la Pologne viennent, ensemble, de lancer un appel aux Européens pour les aider à surmonter le problème surgi entre les deux pays à propos des expulsés allemands d'Europe centrale à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Dans une déclaration commune publiée mercredi 29 octobre à Gdansk, le président de la République allemande, Johannes Rau, et le chef de l'Etat polonais, Alexandre Kwasniewski, ont invité "à un dialogue européen sincère sur cette question importante qui touche à notre passé et à notre futur communs", souhaitant que "de hautes personnalités, responsables politiques et représentants de la société civile, y apportent leur contribution".
Cet appel fait suite au projet de la fédération des associations allemandes d'expulsés de créer à Berlin un Centre destiné à commémorer les millions de déplacés qui ont été victimes, lors de l'effondrement de l'Allemagne nazie, du redécoupage des frontières en Europe centrale et de la politique d'expulsion de tous les Allemands vers ce qui restait de leur pays à l'est de la frontière Oder-Neisse.
Compte tenu de la mauvaise réputation de certaines de ces associations, qui n'ont jamais cessé de réclamer des réparations morales et financières en éludant les responsabilités allemandes, ce projet, défendu par une partie de la droite chrétienne-démocrate, a été suspecté par ses adversaires, y compris en Allemagne, de visées revanchistes. Il a déclenché de très violentes réactions en Pologne de la part des autorités et de personnalités comme l'ancien ministre Bronislaw Geremek.
Si le gouvernement allemand, formé par les partis social-démocrate et Vert, ne peut être suspecté de sympathie pour les associations d'expulsés, il ne peut cependant pas balayer l'affaire d'un revers de main. Ces dernières années ont vu les Allemands se pencher, pour la première fois depuis la guerre et la réunification de 1990, sur ces questions taboues qu'étaient les bombardements massifs des villes par les alliées durant la guerre et les victimes des expulsions massives.
Il s'agit d'un épisode mal connu du public en France. Une quinzaine de millions d'Allemands vivaient avant guerre en Europe centrale, la grande majorité dans ce qui est aujourd'hui la Pologne (Prusse orientale, Poméranie, Silésie). Beaucoup ont connu l'exode devant l'Armée rouge, ceux qui restaient ont été expulsés, par les Polonais, les Tchèques (Sudètes). En Pologne, les territoires vidés ont été repeuplés de Polonais et d'Ukrainiens déplacés ou eux-mêmes expulsés de territoires annexés par l'URSS. La réunification allemande y a réveillé de nombreuses craintes sur le retour des Allemands. La crise déclenchée avec Prague par l'association des anciens Sudètes, qui a profité des négociations d'élargissement de l'Union pour exiger, avec le soutien des droites autrichienne et bavaroise, la révocation des décrets d'expulsion, a entretenu un climat détestable.
Saisi de la question des Sudètes, le Parlement européen a estimé cette année qu'on ne pouvait pas revenir sur l'Histoire. Il a rappelé que l'unification européenne devait précisément aider à la surmonter en consolidant les bases de l'état de droit. Dans leur déclaration, les chefs d'Etat allemand et polonais reconnaissent que cet épisode tragique "a changé profondément beaucoup de sociétés et continue d'influencer les relations entre nos peuples". Ils insistent sur la nécessité de tourner la page, estimant que le droit à la mémoire de chacun doit être honoré par un travail collectif des Européens; qu' "il n'y a plus place aujourd'hui pour des revendications de réparations, pour se renvoyer la faute et comptabiliser les griefs et les pertes".
Dans un sondage de l'institut Allensbach publié par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, 94 % des Allemands pensent que la guerre a signifié aussi pour eux "des souffrances et des victimes". 77 % pensent qu'elles méritent "la compassion". Mais seulement 35 % se prononcent pour le projet des associations d'expulsés, 38 % étant contre.

Henri de Bresson, Le Monde, 1er novembre 2003.


Quinze millions de personnes expulsées, dans des conditions terribles. Ce n'est pas rien, et certainement pas "un épisode". Des millions de morts sur les routes... C'est "mal connu" en France. Forcément, des Allemands, ça n'intéresse personne...



UN MORT QUI BOUGE


Le révisionnisme est peut-être moribond, si on devait en croire certains qui ont un goût pour les proclamations atrabilaires, mais il n'est pas mort. Il bouge encore. Soupçonne-t-on qu'il se forme des "clubs révisionnistes" dans des villes moyennes, à travers le monde. par exemple, à Chihuahua, Mexique ? Des gens de ce club ont contacté nos camarades irlandais récemment:


Hello Irish fellas!
It is a pleasure and an honor for me to salute you from the mexican nothern city of Chihuahua.
I am the president of a revisionism association in this city, we are taking advantage that revisionism is still not a crime in this country, we know that one day it will, but we hope that by then we have covered most cities of this country.
As I said, the association members think that it is a must to establish contact with other revisionists overseas; so far we have done it with people from Spain and Argentina, for example.
Until now, we hadn't established contact with people outside the Hispanic world, and we decided that Ireland would be our first. Why? Because Ireland's and Mexico's history have very important things in common. First, religion: as you know catholicism is part of our nation's soul and core. Second, we have been invaded and trampled by the same enemy: named England or her son, the abominable US is nothing but the same. Just as they invaded the north of your island, the US unfairly stole half of our land in 1847, yes, exactly the black year of the irish famine. Independent Mexico, in 1821 covered the actual territory of Mexico plus the northamerican states of California, New Mexico, Nevada, Arizona, Texas, Utah and parts of Wyoming and Colorado. Besides, the southern border of Mexico was Costa Rica. Yes, that was the Catholic Empire of Mexico, before masonry and the jewish-dominated american government, by the means of betrayal and infiltration, torn us apart.
It's time for us to unite our hands and start a fight against the world oppresors: jewish warmongers and their puppet allies governments leaded by genocide George Bush.
Sieg heil Ireland! Viva Mexico!
Carlos


L'histoire a laissé des traces. Les oppressions même anciennes ne sont pas subies sans réaction. C'est l'immense terrain, fertile des revendications de libération et de liberté qui sera le terreau du révisionnisme historique, bien au delà de la deuxième guerre mondiale, de ce qui s'est passé dans les camps et de la monopolisation de ces tragédies au profit de l'aventure coloniale des sanguinaires sionistes.



POUBELLE: LES DERNIERS RELENTS


Antisémitisme: la Bicyclette bleue déraille

par Didier Daeninxxxxx

 
Régine Deforges tient boutique littéraire, deux fois par mois, dans les colonnes de l'Humanité. L'une de ses dernières chroniques s'intitule "L'éclaircie" (édition du 5 novembre 2003). Elle y traite des déclarations de ce courageux général d'aviation israélien, Yiftah Spector, qui voit dans l'accélération des occupations de terres par les colons l'un des dangers majeurs pour l'existence même d'Israël. Alors que les états de service de ce gradé de haut rang montrent qu'il a participé à toutes les batailles décisives, il ne craint pas d'affirmer aujourd'hui qu'il "s'engage à ne plus obéir aux ordres illégaux et immoraux" et qu'il refusera de "prendre part à des attaques aériennes contre des centres de population civile". Il appelle enfin chaque soldat israélien à désobéir "si un drapeau noir se lève dans sa conscience" à la réception d'un ordre immoral.
La deuxième partie de la chronique est consacrée au plan de paix présenté à Genève par deux anciens ministres, l'un israélien, l'autre palestinien, basé sur l'abandon par les Palestiniens de la notion de "retour", le partage de la souveraineté sur Jérusalem, et la restitution par l'Etat Hébreu de près de 98% de la Cisjordanie.
Si l'article s'était terminé là, nous ne pourrions que souscrire à la vision de Régine Deforges et nous poser, également, la question qui clôt le paragraphe: "Une éclaircie se ferait-elle dans le ciel israélo-palestinien?".
Hélas, les dix lignes suivantes ruinent l'espoir, un moment entrevu, d'une convergence possible avec l'auteure de La bicyclette bleue. Elle écrit en effet ceci: "Le livre d'Israël Shamir, L'Autre visage d'Israël, a été retiré de la vente, à la suite de pressions sur Denis Bourgeois, coéditeur avec Franck Spengler, de l'ouvrage, sous prétexte de 'passages antisémites'.
'Des passages de la traduction française, lus trop hâtivement, présentent un caractère antisémite. Aussi, les éditions Balland ont-elles décidé d'interrompre immédiatement la commercialisation de l'ouvrage' a annoncé Denis Bourgeois contre l'avis de Franck Spengler. Selon l'éditeur, 'l'auteur de ce livre traduit de l'anglais, citoyen israélien d'origine russe, s'en prend à la politique actuelle du gouvernement Sharon et prône la création pacifique d'un Etat israélo-palestinien'".
Et Régine Deforges de conclure ironiquement: "Prise de position qui mérite pour le moins que l'on retire le livre de la vente avant de le brûler, et l'auteur avec."
La première remarque que l'on peut faire est, que s'agissant "d'antisémitisme", le recours à l'image des livres et des corps brûlés, pour protester contre la censure d'un ouvrage, est saisissant.
Le problème, c'est que si la billettiste de l'Humanité prend la défense de l'auteur et de l'un de ses éditeurs persévérants, elle ne nous dit rien du contenu de "L'autre visage d'Israël", texte que nous nous sommes procurés. [20 euros à la librairie du coin ! ] Une lecture, même rapide, fait apparaître que l'accusation infamante portée sur cette entreprise n'est pas dénuée de bases.
Première surprise: l'édition anglaise a été traduite par un certain Marcel Charbonnier qui laisse traîner ses courriers sur le site du militant négationniste Serge Thion ainsi que sur celui de Christian Bouchet, le fondateur du groupuscule néo-nazi Unité Radicale. Lorsqu'il ne traduit pas, il qualifie la Sorbonne de "Territoire Français Occupé" et menace ses interlocuteurs en ces termes: "Dites, s'il vous plaît à vos amis israéliens, lorsqu'ils devront dégager de la Palestine, que le dernier à quitter n'oublie pas d'éteindre sa menorah, et rappelez-leur que le Tserfatit est le pays le plus antisémite sur la planète: par conséquent, il sera préférable pour eux de s'embarquer sur Exodus II à destination du Kamtchatka: Not in my garden!".
On précisera que la menorah est le chandelier du culte juif, et que le terme Tserfatit désigne la France. Marcel Charbonnier avait déjà publié Israël Shamir sur son site Point d'Information Palestine, en mars dernier. Une diatribe intitulée "Les oreilles de Midas" dans laquelle il était question de "juiverie qui pousse à la guerre". Cela avait entraîné une ferme condamnation de Shamir et de Charbonnier de la part de l'Association France Palestine Solidarité et de son président monsieur Ravenel, comme le précise Ariane Chemin dans le Monde du 4 avril 2003..
Voilà pour le traducteur, mais on nous répondra que ce n'est que le traducteur. Allons plus avant.
Le texte a ensuite été "établi", c'est-à-dire vérifié, par une vieille connaissance: Maria Poumier. Cette collaboratrice active de Roger Garaudy est également du cercle premier de la Vieille Taupe, en compagnie de Pierre Guillaume et de Serge Thion. On la retrouve dans toutes les tentatives rouges-brunes de ces dernières années. Elle parvient à donner le change en voyageant en Palestine aux côtés de personnalités d'extrême-gauche, qui ignorent probablement qu'elle fait ensuite figurer leurs noms près du sien pour troubler les esprits. Elle milite pour Cuba, horizon d'élection de Régine Deforges, et se fait régulièrement inviter par l'ambassade comme le 21 octobre dernier, pour le 150ème anniversaire de la naissance de José Marti. [Elle traduit Marti en français, pauvre pomme ! ] Là encore, muni de ce précieux viatique, elle profite du trouble pour fournir des articles sur le Moyen-Orient aux sites pro-castristes français qui se trouvent aujourd'hui dans la position délicate de les nettoyer de leurs archives.
Mais venons-en à l'auteur lui-même, Israël Shamir, dont les collaborations fleurissent sur les sites négationnistes les plus nauséeux. Sa dernière contribution au site du plagiaire Serge Thion date du 25 novembre 2003. Sous le titre: "Il est minuit moins cinq, docteur Sharon", il liste les crimes perpétrés par les Juifs durant ces deux derniers siècles, parmi lesquels "les massacres massifs de prisonniers de guerre allemands en 1946" et révèle que les Israéliens "ont été impliqués dans l'assassinat du président Kennedy", et probablement dans celui "d'Anna Lindh, ministre suédoise des Affaires étrangères qui appelait au boycott d'Israël".
Tout ceci n'est qu'une entrée en matière, car le plus accusateur est dans ce livre défendu par Régine Deforges, imprimé sur près de 400 pages. Le journaliste Johan Weisz, du site Proche-Orient Info a recensé tous les passages antisémites imputables à Israël Shamir. Un torrent de boue. Qu'on en juge à partir de ces seuls exemples que l'on pourrait aisément multiplier:
- "Jésus sauve, mais Moïse investit. L'influence juive ne s'arrête pas là ou le dollar s'arrête".
- "Il faudrait considérer les Protocoles des Sages de Sion comme un "pamphlet politique". "Apparemment, certaines idées des Protocoles ne seraient pas étrangères à certains Juifs".
- "En fait, si les Protocoles n'avaient aucun lien avec la réalité, ils n'auraient pas la popularité qui est la leur".
- "Les Etats-Unis soutiennent à fond la machine de guerre judéo-nazie", "Les plans des judéo-nazis sont sur la table. Les médias qu'ils contrôlent étouffent les reportages et les commentaires sur l'holocauste palestinien".
- "L'état juif doit être dénazifié, aussi complètement que l'Allemagne l'a été en 1945".
- "Elie Wiesel, le pleurnicheur holocaustien "par ici la monnaie".
On arrêtera là avec les citations de ce "citoyen israélien d'origine russe".
La parution de ce brûlot antisémite autour duquel s'agitent les spectres de la secte de la Vieille Taupe détonne dans le catalogue des éditions Blanche dirigées par Franck Spengler. [Les "spectres de la secte"... ça fait peut-être beaucoup. ] L'essentiel des titres relève en effet du genre érotique. On trouve par exemple la littérature leste de Serge Quadruppani et quelques histoires à faire rosir les collégiennes issues de la plume de. Régine Deforges.
Même si c'est assez piquant à noter, cela n'explique pas qu'elle ait pris la défense d'une publication aussi effrayante que "L'autre visage d'Israël". L'article de Régine Deforges a suscité des réactions indignées*. Le responsable de la rubrique, contacté par nos soins, nous a confirmé le 27 novembre que son journal n'avait pas jugé utile de publier le moindre écho pour informer les lecteurs du contenu réel du livre d'Israël Shamir. Il s'est contenté de faire un procès d'intention à la rédaction d'amnistia.net avant de raccrocher au nez de notre journaliste. [L'ahuri n'est plus en odeur de sainteté à l'Huma, ils sent mauvais, ses actions baissent... ] Une position qui ne fait pas l'unanimité à l'Humanité. Selon lui, nous serions en fait animés par le désir d'affirmer que Régine Deforges serait antisémite et que l'Humanité participerait à une "campagne". * Pour en savoir plus, voir le mail envoyé à la rédaction de l'Humanité par Gilles Karmasyn Il ne lui vient pas à l'esprit, au moment où le journal de Jaurès s'apprête à fêter son centenaire, que nous nous attachons à informer sur les tentatives de banalisation du discours raciste, et celui de Shamir en est l'un des plus insidieux. Une dernière chose. Le fait que le patron des éditions Blanche, Franck Spengler, soit le fils de Régine Deforges, (ce qu'elle oublie de mentionner dans son plaidoyer) ne nous éclaire pas davantage, sinon sur la déontologie qui a cours dans un certain monde littéraire. Cela signifie simplement que, parfois, une Bicyclette bleue peut se transformer en sinistre tandem.

Vendredi 28 novembre 2003
<http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/shamir/shamir.htm>


Ce mercenaire du bas empire vend ses papiers. Nous, nous les offrons gratos.


*Voici le courrier de Zinzin ("Notre lettre à Régine Deforges, suite à sa chronique parue dans l'Humanité le 5 novembre 2003, critique à l'égard du retrait de l'ouvrage de Shamir. ")


Ces extraits ont été pour la plupart d'abord publiés sur le site proche-orient.info le 22 octobre 2003. Nous possédons l'ouvrage de Shamir et avons vérifié et parfois complété ces citations.


Israël Shamir,
un antisémite dans le texte...

 
Israel Shamir, journaliste israélien adulé par une certaine catégorie de militants "antisionistes", parce qu'il produit une critique extrêmement violente contre Israël, est également adulé par tous les antisémites. C'est en fait un antisémite hystérique, non à cause de sa crititique radicale d'Israël, mais bien parce qu'il accompagne cette critique des pires poncifs antisémites. Des militants arabes pro-palestiniens l'ont écrit, des personnalités peu soupçonnables de sympathie pro-israélienne (dont un proche d'Arafat) l'ont dit. Cela, nous l'avons établi dans une autre page de ce site:
<http://www.phdn.org/antisem/antion/shamir.html>
En septembre 2003, les éditions Balland, co-éditaient avec les éditions Blanche (plutôt spécialisées dans la littérature érotique), sous le titre L'autre visage d'Israël, un recueil d'articles d'Israel Shamir, traduction d'une compilation en anglais intitulée Galilee Flowers. La plupart des articles dataient de plusieurs mois et avaient déjà été publiés sur Internet, notamment en français. Le texte, lit-on en page 5, a été établi par Maria Poumier. Ce qui n'est pas dit, c'est que cette dernière est depuis longtemps proche des milieux négationnistes français. L'ouvrage ne propose pas seulement une critique radicale d'Israël; il multiplie les pires sorties antisémites. Il a été disponible pendant le mois d'octobre 2003 en très bonne place dans les plus grandes librairies. Denis Bourgeois, directeur des éditions Balland, averti fin octobre de la teneur de l'ouvrage dont il ignorait auparavant la nature, a décidé courageusement de le retirer de la vente. Franck Spengler, responsable des éditions Blanche vrai maître d'oeuvre de la publication de l'ouvrage, s'est opposé à ce retrait en niant le caractère antisémite de l'ouvrage et en prétendant que le retrait était uniquement motivé par la teneur "antisioniste" des articles de Shamir.
Nous ignorons quelles sont les motivations de Franck Spengler pour avancer une telle énormité. Est-ce ce fameux aveuglement "antisioniste" qui fait dire à certains que dès qu'un propos est hostile à Israël, il est consubstantiellement lavé de toute possibilité d'antisémitisme, que les antisémites auraient été assez délicats pour éviter soigneusement toute critique d'Israël afin de ne pas gêner les "antisionistes" sincères ? Nous ne le saurons sans doute pas. Force est de constater que l'argumentaire de Spengler a largement été repris par les thuriféraires de Shamir, et les proches de Spengler. C'est par exemple la propre maman de Franck Spengler, Régine Deforges, qui dans une chronique parue dans L'Humanité le 5 novembre 2003, faisait de l'ironie sur le retrait de l'ouvrage de Shamir en adoptant l'argumentaire de Spengler, mais aussi en omettant d'informer ses lecteurs que ce dernier était son fils...
L'antisémitisme de Shamir peut être établi en utilisant d'autres textes que ceux publiés par Balland/Blanche, mais il nous a semblé utile de permettre aux curieux de disposer d'extraits tirés de l'ouvrage*. Il n'est presque pas nécessaire de les commenter. Ils démontrent avec éclat le caractère délirant de l'antisémitisme de Shamir, et le caractère grotesque de la défense de Spengler.
Sur le thème de la domination juive mondiale et des "Juifs et l'argent":
"la presse américaine, dominée par les Juifs " (p. 53)
"il semble que les Juifs (en tant que groupe distinct des non-juifs) soient unis par une volonté commune, un objectif unique et un sentiment de puissance. L'intoxication par le pouvoir et l'unité a amené ces gens cauteleux à laisser tomber le masque, à renoncer aux faux-semblants. La nouvelle ouverture nous fournit un aperçu sans précédent de l'âme des Juifs et de leurs supporters mammonites." (p. 245)
"Aussi, après bien des années de sélection continue, les forces pro-juives ont atteint les positions de la toute puissance aux États-Unis. Par ailleurs, l'Amérique était presque vouée à devenir un État néo-juif en vertu de son idéologie. " (p. 250)
"L'autre groupe d'alliés [parmi les philosémites] est constitué par les hommes d'affaires purs et durs qui apprécient le côté pratique de l'idéologie juive. Ils aiment l'idée du Mob, la chasse à l'argent, l'indifférence à la morale et aux conséquences sociales que cela peut avoir, l'indifférence à la propriété et à la vie d'autrui. Les gens qui voient tous les autres comme des ennemis, et la vie comme une bataille perpétuelle, remarquent que dans l'idéologie juive, aucun étranger n'est considéré comme un "voisin". Voilà pourquoi les dirigeants qui étaient les plus cruels, les princes et les rois, étaient ceux qui prenaient des juifs comme conseillers et ministres. Ils apprenaient d'eux comment ignorer leurs sujets." (p. 252)
"Les Juifs ne sont ni un peuple, ni une religion, ni une race. Il s'agit d'une organisation quasi religieuse; quelque chose qui ressemble à une Église catholique qui serait intimement liée au Fonds Monétaire International, de même que le courrier électronique est associé au téléchargement de fichier sous Windows. On peut rencontrer toutes sortes de catholiques, mais les décisions sont prises à Rome. On peut rencontrer toutes sortes de juifs, mais les décisions sont prises à Wall Street." (p. 252)
"Jésus sauve, mais Moïse investit. L'influence juive ne s'arrête pas là où le dollar s'arrête. Les idéaux des Américains sont façonnés par Hollywood, avec son culte du lucre et du succès. Leurs réflexions sont alimentées par les éminences juives dans les universités et les médias. Pour leur confort, ils "boivent" le New York Times* comme du petit lait. Leur histoire a rétréci et s'est réduite aux études sur l'Holocauste. [...] Il importe peu aux Américains que leur politique soit aux mains de gens qui n'ont de dévotion que pour la cause des Juifs. " (p. 254)
*Le New York Times est qualifié de "journal juif" (p. 70)
" Je me sens très bien avec moi-même, et avec la plupart des juifs que je rencontre. Séparément, nous sommes sympathiques et chaleureux. Enfin, aussi sympathiques que n'importe qui. Mais ensemble, nous constituons une machinerie sociale redoutable et repoussante, liée par un pacte infernal à la rapacité et à la cupidité. J'aime les "Juifs" tout autant que le grand américain David Thoreau aimait l'Empire américain, que Voltaire aimait son Église catholique, qu'Orwell aimait son Parti stalinien." (p. 254-255)
"L'emprise judéo-mammonite a éliminé les forces vives de l'Amérique et les a guidées vers le dépérissement. " (p. 256)
" L'influence grandissante des Juifs s'est accompagnée de la divergence: les riches sont devenus plus riches, les pauvres plus pauvres, et les classes moyennes ont perdu. C'était prévisible, car traditionnellement la prospérité de la communauté juive augmente en proportion inverse de l'intérêt des gens ordinaires. La Bible nous fournit un schéma archétypique, avec l'histoire de Joseph et ses frères qui prospéraient en mettant en esclavage les Egyptiens pour le compte du Pharaon. [...] Ce n'est pas par hasard si les quartiers juifs étaient tout près des palais royaux partout en Europe." (p. 257-258)
"Sous les Juifs Hollywood a rendu le cinéma américain encore plus violent, moralisant, répugnant et philistin." (p. 258)
"L'introduction de la fureur, de la haine et de l'esprit de vengeance dans l'argumentation de l'adversaire est une arme idéologique puissante dans la tradition juive." (p. 260)
"L'idée judéo-américaine émasculera le monde si on ne la retient pas." (p. 264)
"L'idée judéo-américaine est fermement reliée à la vie biologique, mais rejette l'esprit. Ce n'est pas pour rien que nulle grande _uvre d'art, nulle grande idée n'apparaît sous son règne." (p. 264)

Shamir recopie là un argumentaire de l'antisémitisme "culturel" puis racial du XIXème siècle!
Poursuivons:
"Selon les Juifs, il y a deux sortes de réussite. D'une part le succès à l'intérieur de la communauté qui passe par l'étude du Talmud. D'autre part, le succès dans le vaste monde des Juifs et des Gentils. Celui-ci se mesure à l'accumulation de l'argent et du pouvoir. [...] Il y avait bien des Gentils qui partageaient leur point de vue, mais qu'il s'agisse de Richard III ou d'Harpagon, ils étaient plutôt considérés comme des monstres que comme des modèles de réussite." (p. 265-266)
Shamir admet que les Protocoles des Sages de Sion ne sont pas un document "authentique", mais martèle qu'il s'agit d'un document véridique. Il s'agit d'une vieille stratégie antisémite de réhabilitation des Protocoles, faux antisémite fabriqué par la police tsariste au tout début du XXème siècle.
Place à la parole de Shamir:
"La concentration du capital dans les mains des financiers, la concentration des médias dans les mains de quelques magnats, l'assassinat extrajudiciaire des leaders qui ne se soumettent pas, les marchés financiers, avec leurs multiples produits dérivés qui ponctionnent la richesse et l'accumulent entre les mains des prêtres de Mammon; le profit ("les forces du marché"), seule mesure de succès de toute stratégie (Non l'intérêt des Protocoles n'a pas disparu, car le plan qui y est décrit, consistant à instaurer un régime oligarchique (non nécessairement juif), est en train d'être mis en vigueur, en temps réel; cela s'appelle le nouvel ordre mondial." (p. 275)
"Apparemment, certaines idées des Protocoles ne seraient pas étrangères à certains Juifs." (p. 279)
"En fait, si les Protocoles n'avaient aucun lien avec la réalité, ils n'auraient pas la popularité qui est la leur. Les Juifs sont suffisamment puissants pour rêver de domination, et certains le font. Apparemment, certaines idées juives ont trouvé place dans ce texte." (p. 280)
Le constat est accablant: Shamir adhère donc de fait à la rhétorique antisémite des Protocoles!
Shamir écrit encore:
"En résumé, une grande partie (pas la totalité, toutefois) des projets prêtés au Juifs par les Protocoles sont en effet les idées utiles ou nécessaires pour le bien-être communautaire des Juifs [...]. Il ne faut pas aller chercher plus loin le succès jamais démenti des Protocoles." (p. 284)
Shamir, dont le pedigree martèle qu'il est un "Juif israélien" recopie, pourtant des poncifs antijuifs chrétiens:
"ceux qui ont rejeté le Christ ont été condamné à errer jusqu'à ce qu'ils comprennent leur erreur." (p. 56)
Faut-il souligner que la présente sélection est très loin d'être exhaustive et qu'il existe bien d'autres propos qui démontrent qu'Israel Shamir est d'abord et avant tout un antisémite hystérique ? Ceux qui prétendraient le contraire ou que le motif du retrait de l'ouvrage ne serait pas l'antisémitisme devront expliquer en quoi chacun des extraits donnés plus haut n'est pas antisémite.

<http://www.phdn.org/antisem/antision/shamircitations.html>



COURSES DE HAIES À LA COUR DE LA HAYE


Les commentaires acerbes ou ironiques sur le TPI, le tribunal pénal international, que ce soit dans la version Yougoslavie (La Haye) ou la version Rwanda (Arusha, au pied du Kilimandjaro, en Tanzanie) ne manquent pas. Mais quand il s'agit d'évaluer les résultats des courses, on voit bien qu'il s'agit d'un cheval borgne, unijambiste qui succombe sous le poids des moralismes inavoués et des politiques de force des puissances.

L'observatrice du Monde, Stéphanie Maupas, écrit le 2-3 novembre 2003:

"La reconnaissance des crimes par leurs auteurs est pour le tribunal l'un des objectifs les plus forts, symboliquement, de sa mission". On rêve effectivement de voir Bush ou Blair venir, en robe de bure, avouer les innombrables crimes. Mais pour des raisons obscures, ils ne viendront pas.

Cette reconnaissance, avoue en sanglotant cette observatrice, "anéantit les tentatives négationnistes". "Elle est reconnaissance des victimes et inscrit leur douleur dans l'Histoire". Passons sur ce pathos. Le nanan arrive:

"Mais, outre sa fonction symbolique, le passage aux aveux, en évitant un long procès au cours duquel devraient être établis les faits et les responsabilités, permet d'alléger les coûts d'un système judiciaire surchargé." Quel extraordinaire aveu ! Eviter d'établir les faits ! Système génial, directement emprunté à la parodie qu'ils appellent "justice" chez les Anglo-Saxons. On marchande: "Voyons, si vous n'avouez pas, on vous file le max; vous nous balancez un petit aveu, aux petits oignons, sur un truc pas trop grave, qui va pas chercher trop loin, on oublie le reste; on vous condamne, pas trop lourd, ça limite les frais, ça va plus vite, on est bien vu par nos supérieurs (ou nos électeurs) et tout le monde est content. Topez-là."

C'est bien ce que Maupas avoue, de son côté: "Le repenti est précédé d'un contrat écrit entre le procureur et l'accusé, dont la rédaction fait l'objet de longues tractations (voir plus haut). (...) En échange de leur coopération, les accusés bénéficient du retrait d'une partie des charges (voir plus haut), parfois de protections particulières et, généralement, d'une peine allégée".

Ainsi l'ancienne vice-présidente des Serbes de Bosnie, qui avait plaidé coupable, a écopé de 11 ans, alors que le maire de Prijedor, qui a refusé, a pris perpète. "la sentence est à la discrétion des juges. Mais les deux sentences ont accéléré le rythme des aveux. Et considérablement amélioré les "statistiques" du tribunal".

On voit que la seule loi de ce tribunal est le cynisme. Le mieux étant de ne pas établir les faits, le tribunal, enfin libéré de ses obligations, peut dépêcher les accusés à un "rythme accéléré". Le tribunal militaire interallié de Nuremberg fonctionnait selon les mêmes principes du droit anglo-saxon. C'est là la cause profonde de la décadence immédiate de ces tribunaux internationaux: ils répugnent à établir les faits. Ensuite, comme une nuée de sauterelles, des pseudo-historiens, du genre Poliakov ou Hilberg, se précipitent sur la transcription des débats et font de ces aveux extorqués une vérité transcendante.

Pour notre part, on préférerait la justice sommaire sur le champ. Le poteau vite fait; ça plaît au peuple et ca ne prétend pas être de la vraie justice.

En attendant, celui qui fait dérailler tout le toutim, c'est Slobodan Milosevitch, qui se défend comme un beau diable, qui refuse d'avouer quoi que ce soit et qui mène la vie dure aux petits bureaucrates blêmes du bureau des procureurs. Slobodan, tiens bon !

Add.: Du même Poliakov, on republie, chez Berg International, un recueil d'articles, intitulé Sur les traces du crime, 232 p., qui témoigne de la haine, de la vindicte de cet esprit borné, qui réussissait ses coups en tétanisant ses interlocuteurs par son extrémisme bilieux. Les milieux scientifiques, qui lui firent une place au CNRS, n'osent pas dire que Poliakov est une fraude, un faiseur et un baratineur.

On apprend aussi qu'au rang des collaborateurs de Poliakov dans son entreprise de fabrication d'une culpabilité de la totalité du monde non-juif (Histoire de l'antisémitisme, en cinq volumes), il faut ranger un curieux aventurier, ancien trotskyste, proche pendant huit ans de Lyndon LaRouche, Laurent Murawiec, devenu néocon, juif raciste et va-t-en guerre contre l'Arabie saoudite, au nom du fait qu'il ne connaît rien au Moyen-Orient, où il n'a jamais mis les pieds. C'est nul de chez Nul.

Voir Le Monde du 18 octobre où Jan Krauze se fout carrément de sa gueule.



VOUS VOULEZ DU GAZ ? EN VOILÀ.


L'ampleur de la catastrophe de Bhopal
dans les images de Raghu Rai

 
Le festival Visa pour l'image présente une longue enquête sur les victimes du gaz qui, en 1984, s'était échappé d'une usine américaine installée dans la ville indienne
Pour Greenpeace, il s'agit d'un "crime d'entreprise" sans équivalent dans l'histoire. En Inde, à Bhopal, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, un gaz létal s'échappe de l'usine américaine Union Carbide, qui fabrique des pesticides. Lors des trois premiers jours, 8 000 morts sont recensés. "On les appelle aujourd'hui les Lucky Ones [les chanceux], parce qu'ils n'ont pas subi les souffrances de ceux qui ont agonisé pendant des années", dit le photographe indien Raghu Rai. Le nombre de morts serait de 20 000 à ce jour et 500 000 personnes auraient été touchées.
Le festival Visa pour l'image de Perpignan expose les photos prises par Raghu Rai au lendemain même de la catastrophe ainsi que ses enquêtes, année après année. Le 3 décembre 1984, le photographe prend un avion pour Bhopal sans vraiment savoir ce qui s'est passé. Sur place, on lui dit que des gaz lacrymogènes se sont échappés, qu'il est normal qu'il pleure: "C'est ahurissant ! Personne dans l'entreprise n'est mort parce qu'on leur a dit qu'il fallait aller du côté opposé au gaz, poussé par le vent. Mais personne n'a prévenu la population. Moi-même, je travaillais avec un mouchoir sur le visage; je n'avais pas le temps de me protéger. On n'a d'ailleurs jamais su quel était ce gaz qui a tué tant de gens."
Raghu Rai réalise à l'époque une photo qui fera le tour du monde: un enfant mort, les yeux ouverts, comme pétrifié, le visage émergeant des cailloux avant d'être enseveli. Le photographe travaille alors pour la revue Indian Today, la plus importante du pays. "J'ai publié un reportage de quatorze pages. Il y avait, bien sûr, cette photo. Sur le moment, j'étais content, mais aujourd'hui je vois bien qu'elle ne traduit pas la profondeur du drame. Je n'ai alors pas cherché à comprendre l'ampleur de la catastrophe." C'est à la demande de Greenpeace que Raghu Rai, membre de l'agence Magnum, va "replonger" en 2002 dans Bhopal. "Greenpeace était persuadée que des personnes mouraient toujours, dix-huit ans après."
Il a dû lutter contre l'indifférence générale. Tout le monde pensait qu'il s'agissait d'une "histoire" terminée. Lui-même était sceptique. "J'étais irresponsable. J'en ai honte. Les premiers jours, je ne voyais pas grand-chose mais après, en revenant une semaine par mois, plein d'horreurs ont surgi. J'ai découvert tous ces gens qui ont reçu moins de gaz et qui meurent lentement. Les poumons sont touchés. Ils toussent comme s'ils avaient des crises d'asthme. Ils ont les yeux rougis et pleurent. Leur souffrance est épouvantable."

"Les faits sont essentiels"
La principale difficulté était de savoir si les personnes photographiées souffraient bien de maladies causées par la catastrophe. "La plupart des victimes avaient été enregistrées par l'administration de la ville. Il y a aussi un hôpital qui s'occupe spécifiquement des malades de Bhopal", explique Raghu Rai qui a travaillé avec un journaliste, Anil Sharma, dont les enquêtes portent sur les habitants souffrant de séquelles de la catastrophe sans être vraiment identifiées comme victimes.
Les photos de Raghu Rai, en noir et blanc, sont comme des indices accumulés visant à cerner l'ampleur d'une catastrophe. "C'est une histoire qui a besoin d'être racontée dans ses détails. Les faits sont essentiels dans un drame comme celui-là. Il faut les restituer. J'ai déjà publié dix-huit livres. C'est la première fois que j'ai besoin de grandes légendes car le sujet nécessite des explications."
Raghu Rai cite les nombreux portraits de victimes qui racontent leur douleur. Il évoque ce "docteur de la mort" qui a effectué plus de vingt mille autopsies, ou encore une jeune fille née le jour de l'accident, surnommée "déesse du gaz". Il montre les crânes amassés par dizaines avant d'être étudiés et les foetus dans des bocaux - des bébés de femmes enceintes qui ont toutes fait des fausses couches après l'accident. Il a également étudié le site industriel, où des enfants jouent alors que "les produits toxiques ont imprégné la terre et la nappe phréatique".
La force de ces images est de montrer des victimes qui ont appris à se battre et luttent pour que justice soit faite. Sur une photo récente, prise lors d'une manifestation, une femme a écrit sur une pancarte: "Vous voulez Oussama ? Donnez-nous Warren Anderson", le patron d'Union Carbide à l'époque.

Michel Guerrin, Le Monde, 7 septembre 2003, p. 23.



ILS SONT PARTOUT

Bradley Smith, dans sa dernière lettre (n° 102) signale ce rapport de Yad Vashem:


Yad Vashem Responds to Poll in Italy Revealing Widespread Holocaust Denial and Anti-Semitism

 
(IsraelNN.com) In light of the poll conducted yesterday in Italy, Yad Vashem calls upon the Italian government to step up educational efforts among its teachers and students, and to tighten its partnership with Yad Vashem in the field of education -- including the sending of teachers from Italy to seminars held at Yad Vashem's International School for Holocaust Studies. The International School has conducted seminars in seven languages for teachers from many countries around the world.
Among the findings from yesterday's poll: 11% claim that the Jews are lying when they say millions were murdered in gas chambers, 8% believe Italian Jews ought to leave the country, and 22% say Jewish citizens of Italy "are not true Italians."
Chairman of the Yad Vashem Directorate, Avner Shalev, said "I call upon Italy, which in February 2004 will become the chair of the Taskforce for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance, and Research, to take the findings of the survey to heart and take decisive action to end anti-Semitism and Holocaust denial in its borders. We believe in the use of pedagogical tools and all methods of public communication to fight the ignorance that leads to racism and anti-Semitism."
The Taskforce was established in May 1998, and today 15 nations belong to it. The Taskforce is a political vehicle, in which experts on the Holocaust from the participating nations play an integral part in the deliberations. The main goal is to provide a political umbrella for the efforts made to increase initiatives and activities in the field of teaching the Holocaust in the educational arena.

<http://www.israelnationalnews.com/news.php3?id=52629>



ILS METTENT LE TEMPS



Quand le Quid est infiltré par un négationniste


Par Karma Zinzin

 
Le Quid est une "encyclopédie" en un seul volume, autour de 2000 pages, devenu une institution éditoriale. Il fournit une profusion d'informations sur des très nombreux sujets, et sert souvent, par son format et son utilisation quasi-ludiques, de référence à de nombreux enfants et adolescents.
Au cours des années 2001 et 2002 le Quid a fait l'objet de poursuites judiciaires parce qu'il citait, parmi d'autres chiffres, l'"évaluation" grotesque, ridiculement basse, du négationniste Robert Faurisson à propos du nombre de victimes d'Auschwitz. [En France, donc, on peut poursuivre pour des "évaluations grotesques"... Il va falloir centupler le nombre des tribunaux. ] Une première fois le Quid a échappé à la sanction en promettant de retirer cette évaluation de son édition 2003. Ce qui n'arriva pas et entraîna une seconde procédure. Le Quid promit de nouveau. Mais le problème va en fait bien au delà de la seule mention du chiffre de Faurisson. Ce que les associations n'ont pas vu est beaucoup plus grave. C'est de cela qu'il s'agit ici...
En préalable, il convient de rappeler que depuis plus de 55 ans, les historiens travaillent et avancent des évaluations du nombre de victimes d'Auschwitz. A l'Ouest, lorsque ces évaluations étaient le fruit de recherches spéficiques, la plupart des évaluations tournaient autour de 1 million de victimes. Aujourd'hui, le chiffre généralement accepté par la communauté historienne est de 1,1 millions de victimes dont 90% de Juifs, pour la plupart assassinés dans les chambres à gaz dès leur arrivée. En Pologne et dans le bloc communiste, suite à un calcul erroné d'experts soviétiques, c'est un chiffre de 4 millions de victimes (en majorité non juives) qui a été avancé. Pour un point sur cette évaluation et sur l'historiographie non communiste, voir:
<http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/bilan-auschwitz.html>

Le Quid a la particularité, depuis quelques années, de mentionner, outre un chiffre proche de celui accepté par l'historiographie occidentale, une série d'autres "évaluations" qui se termine par la mention d'un chiffre, extrêmement sous-évalué (mais non présenté comme tel) de Faurisson. Ce qui déclencha l'ire justifiée de quelque associations. Mais ce qu'aucune des associations qui ont poursuivi le Quid ne semble avoir remarqué, c'est que le chiffre de Faurisson n'était pas le seul problème dans le paragraphe en cause.
Voici le texte du Quid, dans sa version 1997, à laquelle la version 2003 est pratiquement identique:

"1 200 000 . D'autres chiffres ont circulé: Nuit et brouillard (film d'Alain Resnais, en 1955; conseillers: Henri Michel et Olga Wormser): 9 000 000; document officiel de la Rép. française (Office de recherches des crimes de guerre en 1945): 8 000 000 selon Raphaël Feigelson: 7 000 000; Tibère Kremer (préfacier de Miklos Nyiszli, en 1951): 6 000 000; le Monde (du 20-4-1978): 5 000 000 dont 90 % de Juifs; Henry Mandelbaum (en 1945) 4 500 000; document soviétique du 6-5-1945 (utilisé par le tribunal de Nuremberg): 4 000 000 (inscrit sur le monument d'Auschwitz-Birkenau; sera déclaré faux en 1990 et remplacé, en 1995, par 1 500 000); Miriam Novitch (en 1967): 4 000 000 (dont 2 700 000 Juifs); rabbin Moshe Weiss en 1991: + de 4 000 000 (dont 3 000 000 Juifs); Rudolf Höss (ancien Cdt du camp d'Auschwitz) en 1946: 3 000 000 (jusqu'au 1-12-1943); Rudolf Vrba (procès Eichmann) en 1961: 2 500 000; Léon Poliakov (en 1951), Georges Wellers (en 1973), Lucy Dawidowicz (en 1975): 2 000 000 de Juifs gazés; Yehuda Bauer (dir. de l'Institute of Contemporary Jewry, Université hébraïque de Jérusalem, en 1989): 1 600 000 (dont 1 352 980 Juifs); Lech Walesa: 1 500 000; Georges Wellers (en 1983): 1 471 595 (dont 1 352 980 Juifs); Raul Hilberg (en 1985): 1 250 000 (dont 1 000 000 de Juifs); Gerald Reitlinger (The Final Solution, en 1953): 850 000; Jean-Claude Pressac (Die Krematorien von Auschwitz, en 1994): 630 000 à 710 000 dont 470 000/550 000 gazés; Faurisson ("révisionniste"): 150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, la plupart morts du typhus)." (Quid, 1997, p. 798).

 


On trouvera à peu de chose près la même présentation sur le site web du Quid (qui a quand même supprimé de l'édition online le chiffre de Faurisson):
<http://www.quid.fr/2000/Q018850.htm>

Pourquoi les rédacteurs du Quid ont-ils décidé de donner une si longue liste d'évaluations qu'ils savent être erronées? Dans aucun autre cas, n'est dressée ainsi une évolution de l'historiographie du nombre de victimes d'un événement tragique. Aucun autre camp ne fait l'objet d'un tel traitement...
La première remarque qui saute aux yeux d'un esprit attentif c'est que la liste n'est absolument pas donnée dans un ordre chronologique, mais dans un ordre décroissant. Si l'on écrit la liste de dates des "évaluations" citées cela donne ceci: 1955, 1945, 1951, 1978, 1945, 1945, 1967, 1991, 1946, 1961, 1951, 1973, 1975, 1989, 1983, 1985, 1953, 1994. Aucune date n'est fournie pour le chiffre de Faurisson. Pourquoi une liste non chronologique alors qu'on prétend dresser un portrait historiographique?
N'importe qui de familier avec l'histoire et l'historiographie d'Auschwitz ne peut qu'être surpris par cette liste "d'autres chiffres [qui] ont circulé". Outre que les références sont extrêmement vagues, si le lecteur averti reconnaît quelq