AAARGH
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N'oubliez
pas de lire la gazette du golfe et des banlieues,
Liste des numeros de la nouvelle série,
numéro
34 (janvier 2004)...
Le Courrier des Incrédules
Conseils
de révision
Actualités
de janvier 2004
oooOOO§§§OOOooo
Indro Montanelli,
journaliste italien raconte qu'il a été convoqué
par Mussolini,
un jour de 1932, après avoir écrit un article contre
le racisme. Le Duce le laisse poireauter
un quart d'heure et lui dit: "J'ai lu votre article sur
le racisme, bravo je vous félicite.
Il razzismo è roba da biondi." Le racisme est
une affaire de blonds. (Corriere della Sera, 13 nov.
2003, p. 1.)
The Kotzker
Rebbe said, "who increases knowledge, increases pain;
even though he will add pain, a person must increase his knowledge."
Rebbe Schönefeld, 1977.
ORADUR:
UN AN DE DUR
- Oradour: Vincent
Reynouard persiste et signe
-
- Le 18 novembre, l'animateur
de la branche francophone de VHO (Vision historique objective),
Vincent Reynouard, comparaissait devant le tribunal correctionnel
de Limoges pour apologie de crimes de guerre, délit passible
de cinq ans de prison et de 300.000 francs d'amende. Crime de
cet ancien professeur de 34 ans, père de quatre enfants:
la réalisation et la diffusion d'une cassette vidéo,
"La tragédie d'Oradour-sur-Glane: 50 ans de mensonges
officiels", complément de son livre volumineux qui,
lui, n'est plus interdit depuis l'arrêt du 22 janvier 2002
de la cour administrative d'appel de Paris saisie par Me Delcroix.
- [<http://aaargh-international.org/fran/polpen/Oradour/oradour.html>]
- Etait également
poursuivi pour complicité un Limougeaud de 78 ans, Guy
Dubois, qui avait envoyé à treize personnes un
bon de commande pour la cassette. Un test ADN (qui coûte
environ 100.000 francs!) ordonné par le juge d'instruction
Christine Fourel avait prouvé qu'il avait lui-même
collé les timbres destinés à l'envoi.
- Le procès, bâclé
en trois heures devant une salle comble où avaient pris
place en nombre à peu près égal les amis
et adversaires de V. Reynouard, s'est déroulé dans
une atmosphère très lourde, le président
François Casassus-Builhé se signalant par une partialité
militante. Le paradoxe, c'est que le magistrat ne s'est pas contenté
d'essayer de prouver en quoi Reynouard avait fait une apologie
de crime de guerre, il a voulu refaire en une matinée
et donc au rabais le procès de Bordeaux de 1953 où
vingt et un prévenus étaient passés en jugement
pour "assassinats accompagnés et précédés
d'actes de barbarie, incendie volontaire de l'église,
association de malfaiteurs". S'appuyant sur l'autorité
de la chose jugée, le président et le procureur
de la République, Olivier Tcherkessof, ont considéré
que la thèse avancée ne "reposait sur aucun
fait établi" et qu'au procès de 1953 les prévenus
n'avaient pas contesté que les hommes de la division Das
Reich avaient eux-mêmes mis le feu à l'église
d'Oradour où périrent plus de cinq cents femmes
et enfants. Ce à quoi Vincent Reynouard a répondu
qu'il y avait deux genres de procès: "le procès
traditionnel où le prévenu est présumé
innocent et le procès où intervient la raison d'Etat
et où le prévenu est d'office présumé
coupable". La seule solution pour la défense, c'est
alors, comme à Nuremberg en 1945-46 ou à Bordeaux
en 1953, d'opter "pour une défense de connivence
et non de rupture".
- Me Delcroix a demandé
que l'on visionne la cassette, objet du délit. Refus du
président qui en revanche accepte aussitôt la suggestion
de l'avocat de la LICRA, Me Philip Gaffet, de faire venir à
la barre Marcel Darthout qui a été témoin,
non pas de ce qui s'est passé à l'église
mais dans les granges où personne ne conteste qu'en effet
la division Das Reich a fusillé une centaine d'hommes
dans l'après-midi du 10 juin 1944. Dans un premier temps,
le président permet au prévenu d'interroger lui-même
le témoin des parties civiles, mais très vite il
se ravise et lui reproche âprement d'avoir dédié
son "livre aux victimes civiles d'Oradour, de Dresde, d'Hiroshima
et aux vaincus qu'on a calomniés". "Dédiez-vous
aussi ce livre à Adolf Hitler?", le défie-t-il.
"Pourquoi pas, c'est un vaincu", rétorque V.
Reynouard -- qui a également dédié l'ouvrage
à un certain Jean-Marie, ce qui met le tribunal en transes,
mais le Jean-Marie en question est... le Bruxellois qui héberge
Reynouard et sa famille!
- Posément, le révisionniste
explique sa démarche: "Mon livre part de pièces
que j'ai étudiées, recopiées. J'ai été
voir des pompiers, des artificiers, des fondeurs de cloches.
Mon objectif est seulement d'ouvrir un débat que mes contradicteurs
ont toujours refusé malgré mes demandes réitérées.
Ce que je souhaite, c'est l'ouverture des archives de la gendarmerie
du Blanc (Indre) qui sont hélas fermées jusqu'en
2053! Si j'ai commis des erreurs, je suis prêt à
les corriger, mais débattons et ouvrons les archives!".
Le président prend violemment l'accusé à
partie: "Vous n'y étiez pas, il faut vous mettre
cela dans le crâne." Réplique de Reynouard:
"Les historiens qui étudient César et qui
écrivent des livres sur lui ne l'ont pas connu!"
Les témoignages que l'on oppose à l'animateur de
VHO, ce dernier les a longuement analysés et décortiqués
dans son livre, mais on ne lui laisse pas le temps de s'expliquer.
- La LICRA, les Amis de
la Fondation pour la mémoire de la Déportation
et Marcel Darthout demandent chacun un euro de dommages et intérêts
et mille euros d'indemnités, le procureur requiert quant
à lui 1.500 euros d'amende contre Guy Dubois, un an d'emprisonnement
assorti d'un sursis partiel ou total et 4.500 euros d'amende
contre Vincent Reynouard. En laissant entendre qu'une peine d'emprisonnement
ferme était envisageable pour "faire un exemple"
et assurer "le repos des âmes et la paix des consciences"!
- Dénonçant
ces accusations "de nature morale et théologique",
Me Eric Delcroix a expliqué dans sa plaidoirie qu'il n'y
avait pas apologie mais contestation d'un crime de guerre. Constatant
que la justice des hommes n'était pas infaillible puisqu'elle
a condamné le Christ et Jeanne d'Arc et que le devoir
de l'historien n'est pas de protéger l'ordre social mais
de s'attacher à la véracité des faits, l'avocat
a plaidé la relaxe. Jugement le 12 décembre.
-
- Jérôme Bourbon
- Rivarol, n* 2646 du 28 novembre 2003
- VHO, BP 256, B-1050 Bruxelles
5.
Le tribunal correctionnel de Limoges a
rendu son jugement: Vincent Reynouard est condamné à
un an de prison dont trois mois ferme, à 10.000 euros d'amende,
à la confiscation de toutes ses archives saisies par la
police belge lors de l'instruction de l'affaire, à une
interdiction de se rendre dans le département de la Haute-Vienne,
à une mise à l'épreuve de trois ans, à
verser à chacune des trois parties civiles 1 euro de dommages-intérêts
et 1.000 euros au titre des frais de procès.
Son "complice", Guy Dubois,
est condamné à trois mois de prison avec sursis
et à 2.000 euros d'amende.
Le jugement a été déclaré
exécutoire, ce qui veut dire que l'appel qu'ont interjeté
les deux condamnés n'est pas suspensif! Néanmoins,
aucun mandat de dépôt n'ayant été délivré
à l'audience, Vincent Reynouard a pu rejoindre son domicile.
Hier, toute la journée, veille du procès, FR3 régional
avait rappelé que le jugement devait être rendu ce
matin et avait invité les auditeurs à poser leurs
questions sur Oradour et à faire part de leurs observations,
en leur fournissant un numéro de téléphone
spécial à cet effet.
A la sortie de l'audience, des organisations
de gauche, telles que les sauvages du SCALP, avaient rameuté
leurs troupes que Vincent et ses amis n'ont pu esquiver qu'en
prenant leurs jambes à leur cou.
12 dec 2003
ZUNDEL
FOLLIES
Note: selon l'usage anglais, un avocat
qui évoque la partie adverse emploie le terme de
"my friend".
- Feds get
another secret hearing to delay Zundel's bail
- Day: 10 of december,
2003
- Mr. Justice Pierre Blais
has granted a request from federal cabinet ministers for yet
another secret hearing in the detention or bail hearing of jailed
German-born publisher Ernst Zundel. Returning from the afternoon
break, Blais announced: "The Registrar informs me that the
Ministers have requested a private session for new evidence.
Therefore, I will not reserve" judgement this afternoon.
- The 38 free speech supporters
who packed the small seventh floor courtroom in support of Mr.
Zundel were stunned. The afternoon session had been taken up
with Crown Attorney Donald MacIntosh's arguments against granting
Mr. Zundel bail after nearly 10 months in solitary confinement.
Perhaps, chastened by Doug Christie's strong submissions in the
morning session that he recuse himself for an apprehension of
bias having been Solicitor-General in charge of CSIS, Blais repeatedly
interrupted MacIntosh and challenged and dismissed many of his
arguments.
- It seemed that Mr. Justice
Blais was on the verge of releasing the dissident pacifist on
bail. Shortly before the mid-afternoon break, several observers
saw Lorne Rudner of the Canadian Jewish Congress leave the room,
apparently to make a phone call. He returned about 15 minutes
later. After the break, the atmosphere had changed and grown
distinctly frosty toward the jailed publisher. The earliest Mr.
Blais can hold the secret hearings is next week. If he chooses
to release any information, he may solicit further submissions
from counsel before he decides, thus making Mr. Zundel's release
before Christmas all but impossible.
- If Blais's pre-break
questioning had seemed to favour Mr. Zundel, his demeanour after
the break again raised the spectre of holding Canada's most famous
political prisoner hostage for the shutting down or curtailing
of the Zundelsite.
- Repeating that he was
still "exploring options" about granting bail, but
"I'm not there yet," Mr. Justice Blais pointed out
that people are often restricted from doing things they have
a legal right to do -- such as drinking or frequenting certain
places -- as conditions of release. He seemed to hint that Mr.
Zundel might be restricted from publishing his views on the Internet
or somehow have to remove items ordered removed by the January,
2002 order of the Canadian Human Rights Tribunal. Mr. Zundel
has repeatedly pointed out that Ingrid Rimland, not he, owns,
edits and controls the Zundelsite.
- "Never before in
the history of national security certificates have Internet communications
been considered a factor," Douglas H. Christie, Mr. Zundel's
lead counsel countered.
- "The only justification
for incarceration is being a threat to national security,"
Mr. Christie continued. "The Zundelsite is not a threat
to national security and should not be held as a bail condition.
The Canadian Human Rights Tribunal has adequate means to enforce
its order."
- "It's very dangerous
to hold a man's freedom hostage to a website," Mr. Christie
warned. "It's dangerous to detain people on national security
grounds for communicating ideas that are legal in other countries.
To do so is to put us on the road to national thought control,"
the Victoria-based civil libertarian insisted.
- "There must be
objective, real suspicion, not paranoid worries or political
feelings, of a substantive threat to national security,"
to keep a man in jail, Mr. Christie argued. "We must give
some value to the liberty of the individual, if we are not to
become a police state."
- "The Crown must
prove that Mr. Zundel is a real danger to national security,
not just a nuisance or political dissident," Mr. Christie
insisted. Referring to Crown Attorney Donald MacIntosh, Mr. Christie
observed: "The greatest vehemence of my colleague is reserved
for 'hate'. My colleague throws this term around. However, Mr.
Zundel has never been charged or convicted of promoting hate."
- Earlier Crown Attorney
MacIntosh had insisted: "If Mr. Zundel were released, he'd
continue to associate with Mr. McAleer and other purveyors of
hate. All these associations give us to believe that Mr. Zundel
is a threat to national security."
- Knowledgeable observers
of Canada's populist movement report that Mr. McAleer has been
politically inactive for about eight years.
- Mr. MacIntosh repeatedly
called Mr. Zundel "untruthful" and accused him of lying.
- In the morning, Mr.
Christie spoke forcefully to his motion that Mr. Justice Blais
recuse himself. As Solicitor-General in 1989, Pierre Blais issued
a directive that no human source should be used to surveil legitimate
political parties. However, apparently disobeying him, the Canadian
Security Intelligence Agency (CSIS) had agent Grant Bristow spy
on Reform Party leader Preston Manning.
- "It was your directive
not to do something (spy on Preston Manning) that they did. The
Solicitor-General-CSIS relationship is one of officially sanctioned
secrecy which we cannot penetrate," Mr. Christie said. CSIS
agent Grant Bristow's role in the Heritage Front "was not
just to spy but to incite," Mr. Christie explained. "Mr.
Zundel's contention will be that his [Bristow's] role was to
incite violence. CSIS was used for political purposes. A directive
was initiated by Your Lordship that such spying not be done,
but CSIS did. Now CSIS appears before you and it would be hard
not to agree with them."
- "Our defence comes
head to head with the credibility of CSIS," Mr. Christie
argued. "We're saying that, as Solicitor-General, you must
have known what was going on. CSIS wasn't acting in a rogue capacity
and wasn't operating without ministerial consent."
- "We have reason
to believe that a bomb Mr. Zundel was sent [in 1995] was delivered
with the foreknowledge of CSIS. When events take place like this,
the integrity of the Parliamentary system is involved,"
Mr. Christie charged.
- Mr. Justice Blais reserved
on his decision, saying that he would try to announce his conclusions
next week.
- In his arguments against
granting bail for Mr. Zundel. Donald MacIntosh said: "I
rely on a large and liberal interpretation to the term 'a danger
to the security of Canada.' Canada's international relations
are an important part of Canada's security. Certain activities
could give rise to deleterious effects on our international relations.
Canada has an international obligation to take steps to see that
hate propaganda is not disseminated," he said.
- Intervening at that
point, Mr. Justice Blais said: "Playing devil's advocate,
it's no secret that these international conventions are not part
of the legal framework of Canada" and are, therefore, not
binding.
- The hearing continues
Thursday.
- Paul Fromm
- Decisions
delayed in Zundel case
- Toronto, Day: December
11, 2003.
- Ernst Zundel headed
back to prison after these two days in Federal Court, with Mr.
Justice Pierre Blais having reserved on motions that he be recused
for bias and compel the Solicitor-General to provide a list of
agents who interviewed Ernst Zundel or others in the Zundel case.
- Judge Blais also delayed
ruling on arguments that the German-born publisher be freed on
bail. Final decision on this matter that has already consumed
a staggering 12 days in Federal court and two before the Superior
Court of Ontario on a habeas corpus motion must await yet another
in camera secret hearing requested by the Minister of Immigration
and the Solicitor-General. This meeting will be held later this
week. The Crown remains violently opposed to any release under
any conditions for Mr. Zundel.
- Mr. Douglas H. Christie
opened the day with an eloquent rebuttal of Crown Attorney Donald
MacIntosh's arguments against granting Mr. Zundel bail. "Now
breaches of Canadian human rights law are seen to be the equivalent
of terrorism," he said of Crown complaints that the Zundelsite
continues to feature articles impugned in a January, 2002 Canadian
Human Rights Tribunal decision. "Now they are using Section
13.1 [of the Canadian Human Rights Act], a law not meant to be
punitive, to incarcerate a person."
- The Crown's argument
is that Ernst Zundel is "an embarassment to Canada and,
therefore, is a threat to national security. Mr. Zundel is an
embarassment to whom?" Mr. Christie demanded. "To German
diplomats?"
- "If embarassment
to foreign diplomats is a problem, why not apply it to Chinese
dissidents in Canada," he asked.
- "The name for this
is a police state when you determine what political opinions
will be allowed. Dissent is the essence of a free and democratic
society," the Battling Barrister reminded the court.
- "The Minister says
that the integrity of Canada's external relations is harmed by
Ernst Zundel's distribution of 'hate literature' to Germany and
Austria. Yet, there's no proof that he's ever done this. Before
you use the that definition -- 'hate' -- apply the law,"
Mr. Christie admonished , noting that Mr. Zundel has never been
prosecuted, much less convicted, under Sec. 319.2 -- Canada's
"hate law."
- "The export of
Mr. Zundel's material is not drugs or guns, it's ideas. This
entire trial is a war on ideas," Christie charged. "If
the Zundelsite distributed hate literature, it would be easy
for the Government to lay charges. However, then, they'd have
to prove them."
- Referring to Mr. MacIntosh's
arguments, Mr. Christie said: "My friend seems to say, if
Canada sees it's in its national interest to incarcerate people,
it's okay. What do we do with other 'embarassments' -- anti-free
trade protesters, environmentalists? They don't go to jail for
six to eight months," Mr. Christie emphasized. "The
courts have upheld the right of those people to demonstrate."
- "There's no threat
to the security of Canada in anything Ernst Zundel has published,"
Mr. Christie continued.
- Addressing both the
judge's and Mr. MacIntosh's unhappiness with the continued operation
of the Zundelsite, Mr. Christie charged: "If he can't communicate,
he can't raise money. How can a 64-year-old unemployed artist
raise money? One of the concerns anyone in his position would
have is how he is to fund a battle that may last over a year."
- "My friend asked
for a 'fair, large and liberal interpretation of a threat to
the national security of Canada.' If it's too large," the
defence lawyer argued, "we have a police state!"
- "My friend's submission
said Ernst Zundel has no intention to comply with any order of
this Court. If a Federal Court could establish a breach of the
Human Rights Tribinal order, then it would estblish that he'd
committed an act. Yet, we're to detain him in custody because
of an apprehended breach," Mr. Christie challenged. "They
jump on that possibility. It's paranoid and politically motivated.
It has nothing to do with national security. It's to silence
a nuisance," Mr. Christie charged.
- "This whole thing
is about guilt by association." Mr. Christie referred to
the Crown contention that, if released, Canada's most famous
political prisoner would put a message on Mr. McAleer's long
defunct website. "Mr. McAleer is not a criminal," Mr.
Christie pointed out.
- "The Crown says
Ernst Zundel is a fascist and a neo-Nazi. Yet, he's not a threat
to national security. We allow communists in Canada. Let's look
at his needs, not his beliefs. He's not violent."
- "Ernst Zundel has
the right to use legal means to advance what some may see as
his reprehensible views," Mr. Christie reminded the Court.
Referring to one of the founders of the Heritage Front, the Victoria
civil rights lawyer explained: "Wolfgang Droege didn't get
any advice on terrorism from Ernst Zundel. He got advice on pacifism.
Does that make him associated with terrorism? If an older man
seeks to advise a younger man to obey the law, can that be a
threat to national security? To anyone who sought his advice,
he advised non-violence."
- Quoting Mr. Justice
Thomas who presided over one of Mr. Zundel's "false news"
trials, Mr. Christie reminded the Court: "'Mr. Zundel always
showed respect to the Court' Mr. Zundel believes his one chance
to advance his views is the protection of the Canadian and U.S.
courts."
- In a dramatic move,
Mr. Christie presented to the Court a statement issued by Mr.
Zundel that morning in response to a request from the judge the
previous day for dialogue on possible bail conditions.
- An angry Donald MacIntosh
interrupted, accusing Doug Christie of "trying to improve
Mr. Zundel's evidence."
- He was cut short by
a furious Mr. Justice Blais. "Are you saying I cannot inquire
into possible conditions?" He then ordered Ernst Zundel
to retake the witness stand.
- Continuing his dressing
down of Mr. MacIntosh, the judge said: "You benefit from
legislation to put double and triple hearsay into evidence. I
opened the door. I know of no other legislation where you can
detain someone on such evidence. It's all extraordinary."
- On the stand Mr. Zundel
indicated that, in addition to the posting of a surety, he would
agree to surrender his expired German passport, and report to
the police. As for the Zundelsite, he would seek to post a document
explicitly renouncing violence aa well as including links to
Jewish sites with different views on World War II than those
expressed on the Zundelsite.
- Mr. Zundel was cross-examined
by CSIS lawyer Rodych, who suggested that he might use a driver's
licence to sneak into the U.S. "But landed immigrants now
need a visa," Mr. Zundel shot back. "I'd face 20 years
in prison and a $250,000 fine if I did," he added. Besides,
he explained, he no longer has a valid Canadian driver's licence.
- Then, in a harsh statement
that typified the belligerence of the Crown throughout this case,
Mr. Rodych said: "I will plainly state the the Minister
will not entertain any conditions. He is a terrorist and has
engaged in acts of violence."
- Continuing to tease
the audience with hints about bail, Mr. Justice Blais said: "We're
not there yet, but we should examine these conditions Mr. Zundel
has presented. All options remain open.
- After a short break,
Peter Lindsay who has now taken over charge of Mr. Zundel's defence,
spoke to his motion requiring the Minister of Immigration and
the Solicitor-General to provide the names of Canadian Security
and Intelligence Service (CSIS) officers knowledgeable of this
case, "those who've interviewed Mr. Zundel or others about
him."
- Mr. Lindsay's strategy
is to subpoena one or more of these officers. Mr. Lindsay explained
that the CSIS certificate "sets out the 'belief' of CSIS
that Mr. Zundel is a threat to the security of Canada. We cannot
see the mindset of CSIS in considering evidence and forming its
beliefs. The unfairness of CSIS to Mr. Zundel will be an issue
at the hearing on the certificate,' he said.
- Live testimony is needed
to probe CSIS's biases and methodology, Mr. Lindsay argued. "In
my submissions CSIS based its beliefs on pathetic evidence. Let's
get someone in the box whom I can examine."
- "For instance,"
he explained, "CSIS says it believes Mr. Zundel contributes
to the growth of racism and, therefore, should remain inadmissible.
Does the service really believe that racism is a threat to national
security?"
- The tall bearded attorney
challenged the Court: "Let me hear from one witness who
can be cross-examined. Or, is a determination to be made on a
bunch of papers. We need a witness to give real evidence. This
should be helpful to Your Lordship. This is not a request without
precedent. In the Jaballah case a similar order was made."
Jaballah is an Arab being held as a threat to national security,
- Court adjourned until
January 22, 2004. -- Paul Fromm
Les trois jours d'audience qui devaient
se dérouler du 10 au 12 décembre se sont résumés
à une journée et demie. Le juge Pierre Blais n'a
pas rendu sa décision mais a promis de le faire "avant
janvier". "Pour moi, écrit Ingrid Zündel-Rimland,
cela signifie, au minimum, que Ernst devra passer Noël en
prison sans connaître le sort qui l'attend". Elle ajoute:
"Nous continuerons le combat",
m'a dit Ernst quand je lui ai demandé comment il voyait
les choses et s'il était possible de prévoir une
issue favorable: "Le juge Blais est parfaitement conscient
de ce qui est en jeu ici..."
J'ai eu l'impression qu'Ernst ne croyait
pas que le juge Blais pourrait faire preuve de suffisamment d'indépendance
politique pour juger comme devrait le faire tout juge appartenant
à un système sain, juste et impartial.
La matinée du premier jour d'audience,
mercredi 10 décembre, le juge Blais s'était montré
plutôt favorable et avait laissé penser aux partisans
de Zündel et même à ses avocats que le prévenu
serait vraisemblablement libéré sous caution. Mais,
après l'interruption de la mi-journée, le juge a
ouvert la séance sur ces mots: "Le greffier me fait
savoir que les ministres ont demandé une séance
à huis-clos pour examiner de nouvelles preuves. En conséquence,
je ne rendrai pas ma décision".
LA
DESTRUCTION DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE PAR LES CATHOLIQUES
- "Les délégués
se sont entendus pour dire que tous les sanctuaires religieux,
y compris Fatima, devraient être mis à jour tous
les 25 ans afin de refléter les tendances et les croyances
contemporaines. Le sanctuaire de Fatima fera sous peu l'objet
d'une reconstruction complète avec une nouvelle basilique
en forme de stade, à côté de l'actuelle basilique
érigée en 1921.
- "Ce nouveau sanctuaire
deviendra un centre où toutes les religions du monde se
rassembleront pour rendre hommage à leur(s) dieu(x) respectif(s)."
<http://www.dici.org/actualite_read.php?id=589>
ON
APPREND
- The portraits at left
are of the same man but in two different incarnations. On the
far left we see Martin "Gray" in retirement after a
successful career peddling fake antiques to gullible collectors.
He is holding his mass market paperback, For Those I Loved, which
is filled with his exploits as a saintly "Holocaust Survivor"
who was supposedly forced to help clear bodies out of the Treblinka
"gas chamber." The earlier portrait is of the youthful
Gray as a highly-decorated officer in the Soviet NKVD (the savage
forerunner of the KGB), responsible for the murder of millions
of Christians in Russia and Eastern Europe. Even Establishment
researchers have had to admit that Gray's book is as phony as
the antiques he peddled. But Gray's scam is symbolic of countless
other Communist ghouls who have managed to land on their feet
in the West, disguised as poor, persecuted "Survivors of
the Holocaust" and feted as the saints and martyrs of the
universe. Meanwhile the holocaust they perpetrated against millions
of Christians slips further down the dark environs of Orwell's
memory hole.
Voir les photos:
<http://www.hoffman-info.com/communist.html>
FUTUR
- The Revisionism
of the Future: Human Rights, not Reich
- by Michael Hoffman
-
- Dr. Faurisson's Nov. 18
statement, "The Revisionist ADL Affair" is correct
in some details but errs in at least one: the accusation that
because David Irving blundered in refusing the services of Germar
Rudolf, that blunder renders Irving "a man who was too afraid
of the Jews."
- This is a serious charge
and it is not for reasons of a defense of Mr. Irving that I bring
it up, since David has formidable polemical skills and can take
care of himself. Rather, I am concerned about a linkage between
certain tactics and strategy and "fear of the Jews."
To be cunning or reserved or wily is not ipso facto proof of
"fear of the Jews." In
a heroic fashion Mr. Irving went to court every day in London
without bodyguards,
completely exposed and alone and fought tooth-and-nail against
Deborah Lipstadt. Seated behind Lipstadt was the Israeli Attorney
General, Elyakim Rubinstein. Another staunch supporter lent Lipstadt
assistance from Hollywood, mogul Steven Spielberg. Simply because
Irving, in his world-historic defiance of the Zionist establishment
in his Lipstadt libel action (which also left a remarkably edifying
court transcript that will be studied for decades), made an error
with regard to Rudolph's offer of assistance, should not cause
him to be branded as someone who is in "fear of the Jews."
Yes, he had a regrettably naive faith, common to the English
middle and upper classes, in the British court system and the
judge, but this a peculiar trait of the English people, rather
than a personal failing.
- I do not accept the analogy
between Ernst Zundel and Mr. Mahler. Zundel's research and defense
team was diverse, composed of persons of Jewish background (the
elderly Mr. Berg and Ditlieb Felderer); the defense lawyer was
a libertarian and many other anti-Nazis like Bradley Smith were
actively involved. Zundel's defense was based on the right of
free speech and press and not the rehabilitation of "The
Reich." Where he did raise World War Two issues it was in
defense of the human rights of the German people. I am very concerned
about Mr. Mahler's approach because it fails to capitalize on
the German Left's new interest in the fate of the eastern and
ethnic Germans after the war. Germany today is an Israeli satrapy.
Canada in 1985 was a liberal utopia in comparison. To advance
revisionism in the Israeli-German police state requires a coalition
based on free speech, truth in history and defense of the German
people. Any suggestion that the "Reich" is also being
resurrected or even defended will translate into the destruction
and defeat of Mr. Mahler's cause.
- Robert speaks of contemporary
revisionism as "shy, bloodless and without real inspiration."
The reason for that predicament in the United States at least,
is due to the fact that World War Two revisionism continues to
dwell in a ghetto comprised of people who are, it is sad to say,
strongly sympathetic to a neo-Nazi agenda. Even those who are
not of this political class continue to spout ancient, 19th century
Dreyfus case terminology about "fear of the Jews."
- The enemy is not "the
Jews," any more than it is "the Germans" or "the
Arabs." The enemy is an ideology -- Zionism, Holocaustianity,
Judaism -- not a race or ethnicity. There is an entire class
of Aryans, i.e. the Freemasons and the American Protestant fundamentalists,
who are more rabidly Zionist than many Israelis. I was fired
from my job as a reporter for the establishment media by Aryans.
My chief defenders were two Judaics (Chomsky and Alfred Lilienthal).
Perhaps I should go about speaking of those who are "too
afraid of the Aryans" to properly organize and revitalize
revisionism?
- From my study of orthodox
Judaism, I know that the rabbis love it when we fail to make
these distinctions between Judaic people and ideology. The Kabbalah
and Talmud teach that the goyim always hate "the Jews"
all the time, sometimes overtly, sometimes covertly. By means
of this legend, the rabbis enforce obedience and solidarity in
their ranks. The more we speak categorically of "the Jews,"
the less likely it is that we will win the valuable allies and
gain the vital counter-intelligence we need from their camp.
We will also continue to drive fair-minded Judaic persons back
into Zionist and rabbinic ranks, because they will reason that
no matter how much they try to be decent, they will still be
lumped into the category of those fearsome "Jews."
- Revisionism needs a revision,
thinking outside the box, coupled with mutual respect for those
with whom we disagree. I happen to regard Faurisson, Butz, Rudolph
and Irving as admirable men. I do not see that because Faurisson
fires his cannon on the quarter deck and Irving from the main
-- and I don't like either man's aim -- that this makes them
any less my comrades in the battle. We are all soldiers in a
fight for Truth. To hate one another because we exercise the
sovereign right to choose when and how we shall fight the battle,
smacks of an attempt to impose generalship over the rest of us.
For good or ill, revisionism will not suffer its would-be kings
and generals. Zundel had the wit to tell me, in the basement
of Zundelhaus on the snowy evening of January 6, 1985, the night
before he would commence his epic court battle, "Mike, there
are no fuhrers here." It was on the basis of that disarming
statement that I joined ranks with former SS soldier Hans von
der Heide, former Allied soldier Doug Collins, Jewish information-archaeologist
Ditlieb Felderer, Catholic traditionalist Doug Christie, atheist
Robert Faurisson and so many others from diverse backgrounds,
politics and races, to fight for Zundel's right to ask "Did
Six Million Really Die?"
- In my book about the trial,
I did not conceal Ernst's personal Hitlerian convictions. I tried
to show that as a holocuast survivor himself (having survived
the firebombing of Pforzheim), Zundel's trauma was not going
to result in the embrace of a politically correct philosophy.
But he kept his politics distinct from the libertarian cause
of freedom of speech, and this was the key to his early success.
It was only later, when he groomed Ewald Althans for leadership,
that I began to see the possibility of his decline. It is not
"fear of the Jews" that motivates me to remind revisionists
that the German government has been found to have bankrolled
even the polite neo-Nazi movement in Germany, for reasons that
are too patent to require elucidation.
- I write this not out of
any desire to pander to Leftist bias or Judaic egomania. The
book I co-wrote with Moshe Lieberman, "The Israeli Holocaust
Against the Palestinians" is proving influential and enjoys
brisk sales at Amazon.com, but I continue to be boycotted within
the Leftist, anti-Zionist circles of Alexander Cockburn et al.
because of my World War Two revisionism. This boycott is very
much a product of their fear of being stigmatized, and I realize
that there is a certain faction that will label me a "little
Hitler" probably until the day I die, in spite of my actual
beliefs and opinions. None of that fazes me. Left and Right are
equally distortions in my eyes. Revisionism will one day unite
both of these flawed, dying parties into a new movement, where
fidelity to truth is the sole raison d'etre. But I continue to
insist that revisionism should not just be stepping on rabbinic
toes and violating Zionist taboos. It should also be an affront
to Aryan myths and Nazi egomania. It is to put us on the road
to that revisionism of the future that I offer these observations.
- Michael A. Hoffman II
- Nov. 19, 2003
LES
VIEUX FUSILS
- Note
sur l'Epuration en France
-
- par Robert
Faurisson
-
- [Bref aperçu
rédigé à la demande d'un étranger
préparant une conférence sur l'idéologie
régnante en Europe]
- Le sujet de l'Epuration
en France est immense et il a fait l'objet d'un flot de publications.
- Quand j'ai reçu
votre demande, j'ai voulu procéder pour vous à
une étude en réduction de ce vaste sujet (étude
en cinq ou six pages) et vous indiquer les principales lectures
à entreprendre. Puis, je me suis rendu compte que nous
allions, vous et moi, y perdre notre temps puisque, aussi bien,
vous devez rendre votre copie dans deux mois à W. M. Je
viens donc de prendre une décision tranchante, celle de
vous fournir le minimum de renseignement et le minimum de bibliographie
sur ce sujet.
- Pour ce qui est
de la bibliographie, tout bien pesé, il me semble que
vous trouverez, à ce jour, l'essentiel de la question
qui vous intéresse dans les pages 512-708 du livre de
Dominique Venner, Histoire de la Collaboration, suivi des
dictionnaires, des acteurs, partis et journaux, Paris,
éditions Pygmalion / Gérard Watelet, avril 2000,
768 p. L'auteur a la juste réputation d'être de
droite, mais il me paraît néanmoins équitable,
prudent et bien informé. Toutefois, si vous désirez
entendre un son différent, vous pouvez vous reporter aux
livres soit de Peter Novick, soit de Herbert Lottman, deux auteurs
juifs dans tous les sens du terme. Vous trouverez facilement
leurs oeuvres en anglais. Ces oeuvres ont été publiées
en français en 1985 et en 1986; pour Novick, L'Epuration
française, 1944-1949, Paris, Balland et, pour Lottman,
L'Epuration 1943-1953, Paris, Fayard.
- L'usage est de
distinguer, d'une part, ce qu'on appelle " l'Epuration sauvage
", c'est-à-dire les exécutions sommaires,
dont le point culminant a été atteint en juin-septembre
1944, et, d'autre part, " L'Epuration légale ",
qui, pour l'essentiel, a immédiatement suivi.
- Sur la première
forme d'épuration, Philippe Bourdrel a publié un
gros ouvrage en deux volumes (1988 et 1991): L'Epuration sauvage
1944-1945. Ces deux volumes ont été corrigés
et réédités, en février 2002, en
un seul volume de 573 pages à Paris, à la Librairie
académique Perrin. Si vous voulez une monographie sur
quelques exécutions sommaires dans un petit coin de France,
je me permets de vous signaler mon condensé de 26 pages
paru en anglais dans The Journal of Historical Review,
Spring 1992, p. 5-30; il s'intitule: " A Dry Chronicle of
the Purge, Summary Executions in Certain Communes of Charente
Limousine "; en français, " Chronique séche
de l'Epuration. Exécutions sommaires dans quelques communes
de Charente limousine ", Revue d'histoire révisionniste
n· 4 (février-avril 1991), p. 25-50.
- Permettez-moi maintenant
quelques remarques:
- 1. En 4 e de couverture
de son livre de 2002, Ph. Bourdrel écrit qu'il y a eu
de 10 000 à 15 000 exécutions sommaires et 780
exécutions légales. J'ai personnellement écrit
que le total des exécutions de toutes sortes a dû
s'élever à 14 000. Je n'ai pas le temps de vous
expliquer ici pourquoi les chiffres de 30 000 à 40 000
(Robert Aron) et celui, fameux, de 105 000 n'ont pas de fondement
sérieux;
- 2. A ce chiffre
de 14 000 exécutés, il faut, pour juger de l'étendue
et de la gravité du phénomène, ajouter des
centaines de milliers d'interpellations ou d'emprisonnements
qui ont affecté des centaines de milliers de familles
(et donc des millions d'individus). Il faut ajouter les multiples
excès dont le plus connu est celui des femmes tondues.
La plus faible des peines prononcées, dans des dizaines
de milliers de cas, a été celle dite de "
l'indignité nationale "; cette dénomination
est trompeuse; elle minimise la gravité de la sanction;
beaucoup d' " indignes nationaux " ont eu leur carrière,
ou parfois leur vie, brisée; l'une des moindres conséquences
de cette peine était une augmentation de 10% des impôts
à payer; dans toutes les études que j'ai lues,
je n'ai pas trouvé mention de cette mesquinerie, pourtant
bien réelle;
- 3. On peut considérer
que l'Epuration a commencé en 1943 et qu'elle continue
encore aujourd'hui en 2003; elle a repris particulièrement
vigueur, sous l'influence des justiciers juifs à la Klarsfeld,
dans les années 1980 et 1990 avec, notamment, les procès
Touvier et Papon. Bousquet n'a pas eu son " nouveau "
procès d'épuration parce qu'il a été
assassiné. Les organisations juives déterrent certains
morts et procèdent à une nouvelle épuration
en condamnant des intellectuels à la manière d'Alexis
Carrel et elles obtiennent, au terme d'espèces de procès
en sorcellerie épuratrice, que les rues, les places, les
monuments qui perpétuent les noms de ces personnes soient
débaptisés;
- 4. La fièvre
épuratrice était retombée à la fin
de la 4e République; elle a repris avec le retour de Charles
de Gaulle au pouvoir (1958) et l'instauration de la 5e République;
en réprimant les partisans de l'Algérie française,
ce personnage s'est remis à fusiller de ses compatriotes;
il a encouru une lourde responsabilité dans l'Epuration
de 1944 à 1946; il a refusé sa grâce dans
768 cas, c'est-à-dire que, 768 fois, il a ouvert sa porte
aux avocats de personnes condamnées à mort et,
768 fois, il a, en refermant sa porte sur ses visiteurs, déclenché
la fusillade par le peloton d'exécution. A ceux qui lui
trouvent de la grandeur ou de l'humanité de " roi
très chrétien ", je conseille l'exercice qui
consiste à se lever de sa chaise et à se diriger
vers la porte de la pièce où nous nous trouvons
pour l'ouvrir et la fermer 768 fois. An bout de trois ou quatre
fois, par humanité, je fais grâce;
- 5. A la fin de
la 4e République, il était permis et courant de
dire que l'Epuration constituait une page déshonorante
de l'histoire de France; on citait, en particulier, le cas de
l'écrivain Robert Brasillach, fusillé le 6 février
1945; aujourd'hui, la grande presse et les hommes politiques
ne s'avisent plus de manifester un tel repentir mais, au contraire,
sortent R. Brasillach et d'autres fusillés de leurs tombes
pour les fusiller à nouveau au nom de la défense
de la mémoire juive. Il est aujourd'hui courant d'affirmer
que la justice épuratrice a été aveugle
en ce qui concerne les " crimes " commis contre les
juifs; on ne rappelle jamais que beaucoup de juifs (appelés
plus tard " juifs bruns ") ont collaboré avec
les Allemands et, à la Libération, ont bénéficié
du privilège d'être soustraits aux tribunaux fusilleurs
pour passer devant des " tribunaux d'honneur " uniquement
composés de leurs coreligionnaires, qui les ont acquittés
en première instance ou en appel, tout cela sous la présidence
d'un haut magistrat juif, Léon Meiss; parmi les huit commandants
juifs successifs du camp de Drancy, près de Paris, un
seul est passé devant un tribunal fusilleur et...a été
fusillé;
- 6. Un tribunal
doit normalement être impartial; or les tribunaux de l'Epuration
avaient l'obligation d'être partiaux puisque le jury, quand
il y en avait un, devait posséder parmi ses membres un
nombre déterminé de Résistants, c'est-à-dire,
de personnes résolument hostiles, par principe et par
action, aux accusés qu'ils avaient à juger; en
ce sens, on est en droit d'affirmer que la distinction entre
" Epuration sauvage " et " Epuration légale
" est largement contestable; l'Epuration dite " légale
" a été clairement contraire à la loi
normale; en ce sens, elle a donc été " d'exception
" et criminelle, elle aussi;
- 7. Il est communément
admis que, parmi les victimes de l'Epuration, les plus atteintes
ont été soit les intellectuels, soit les pauvres
gens et que les " collaborateurs économiques "
ont bénéficié d'indulgence; c'est faux;
de récentes études ont prouvé qu'il n'en
était rien; les " collaborateurs économiques
" ont été lourdement sanctionnés; toutes
les couches de la population ont été atteintes;
- 8. Les victimes
de l'Epuration ont été, en grande majorité,
des personnes qui avaient été favorables soit à
l'Etat français, soit aux Allemands, leur principal motif
politique, quand il y en avait un, étant l'anticommunisme
(et non pas l'amour des Allemands ou la haine des juifs); mais,
parmi ces victimes, il faut aussi compter des anarchistes ou
des libertaires assassinés par les communistes, comme
cela avait été le cas en Espagne; en 1984, une
association de Perpignan dite " les Amis de Puig Antich
de la Fédération anarchiste et des libertaires
" a publié sur le sujet un livre de 240 pages intitulé:
1944. Les dossiers noirs d'une certaine Résistance;
- 9. Le Parti communiste
français a été d'autant plus implacable
dans sa politique générale d'assassinat, de vengeance
et de règlements de compte qu'il cherchait à masquer
sa propre collaboration avec les Allemands au début de
l'Occupation, aux beaux jours de la politique du Pacte germano-soviétique;
- 10. Des organismes
juifs, des autorités juives ou des individualités
juives ont joué un rôle particulièrement
significatif aussi bien dans les attentats contre les Allemands
ou contre les " collaborateurs " que dans l'Epuration
sauvage ou légale. Aujourd'hui, ils sont à la pointe
de " la nouvelle Epuration "; en obtenant le vote de
la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, ils ont couronné
une entreprise de répression commencée au début
des années 1940 et connue alors sous le terme d'Epuration.
Il est à noter que le vote de cette loi, exorbitante de
tout droit normal dans une démocratie, a tout de même
suscité au début beaucoup de critique ou de réprobation;
cependant, au fil du temps, les voix des protestataires se sont
éteintes. Il est aujourd'hui dangereux de réclamer
l'abolition de cette loi; à droite, Jean-Marie Le Pen
n'ose plus s'y risquer et, à gauche, l'avocat Henri Leclerc,
président de la Ligue des droits de l'homme, réclame
avec une lourde et brutale insistance l'application d'une loi
que, dix ans plus tôt, il réprouvait (voy. La
Lutte contre le négationnisme, Actes du colloque du
5 juillet 2002 à la cour d'appel de Paris, la Documentation
française, juin 2003, p. 96-99, où, à huit
reprises dans sa brève intervention, l'avocat traite les
révisionnistes de " menteurs " qu'il conviendrait
de châtier sans l'ombre d'une hésitation).
- Conclusion: L'Epuration,
en France, soit sous ses formes anciennes (essentiellement gaulliste,
communiste et juive), soit sous sa forme nouvelle (essentiellement
juive) reste un phénomène dont on ne peut prévoir
la fin.
- J'ai conscience
de laisser de côté bien d'autres points importants.
- 30 novembre 2003
- Additif
du 3 décembre 2003
- La haine épuratrice
reste vivace près de soixante ans après ces événements
de l'été 1944. Aujourd'hui même, sur Radio
France, lors de l'émission "Là-bas, si j'y
suis", de Daniel Mermet, on a pu entendre une ancienne "tondue"
raconter ses amours avec un soldat de la Wehrmacht. Agée
de 81 ans, la dame a tenu à préciser que la Wehrmacht
n'était pas à confondre avec les SS, et encore
moins avec la Milice; non sans satisfaction, elle a raconté
qu'à la Libération, un "salopard" de
Milicien, avait été arrêté par les
Résistants, qui l'avaient entièrement dénudé
et lui avaient arraché les yeux avec une fourchette. L'horreur
du récit, authentique ou inventé, et la satisfaction
de la narratrice n'ont fait, de la part de D. Mermet, l'objet
d'aucun commentaire [Note de l'AAARGH: c'est le principe même
de l'émission].
- En 1948, l'abbé
Desgranges avait publié son ouvrage sur Les Crimes
masqués du `Résistantialisme' (Paris,
L'Elan). La bande-annonce du livre portait: "Pour un seul
innocent, Dreyfus, on s'arrachait `J'accuse!'"
- Lire: Sous la direction
de Marc Olivier Baruch, Une poignée de misérables.
L'épuration de la société française
après la Seconde Guerre mondiale, Paris, mai 2003,
615 p. Rivalisant d'orthodoxie, les quatorze auteurs n'en développent
pas moins la thèse selon laquelle l'Epuration a été
un phénomène "massif" et "prolongé",
d'une gravité et d'une ampleur considérables. Ils
estiment que Charles de Gaulle "dit ce que les Français
veulent croire " lorsque, dans son message du 14 octobre
1944, il parle d'"une poignée de misérables,
dont l'Etat fait et fera justice". M. O. Baruch va jusqu'à
préciser que son livre entend exposer "l'histoire
inverse" de cette histoire à la de Gaulle (p.7-8).
Soit dit en passant, cet ouvrage semble le premier à rappeler
que les indignes nationaux, qui tous étaient frappés
de la peine de la dégradation nationale, étaient
" redevables d'une majoration de 10% de leurs impôts
(ordonnance du 31 décembre 1945 " (p. 58). De l'indignité
nationale, Jean Galtier-Boissière se demandait à
juste titre si elle n'était " pas proprement le `statut
des Juifs' retourné par les Résistants contre leurs
adversaires politiques " (Mon journal depuis la Libération
in Journal 1940-1950, Paris, Quai Voltaire, 1992, 28 décembre
1944, p. 296). L'une des collaboratrices de M.O. Baruch, Anne
Simonin, chargée de recherches au CNRS et membre de l'Université
de Caen, se bat les flancs pour essayer de prouver que le statut
des juifs était plus grave, mais elle n'y parvient nullement
(p. 48, 56).
DÉLICATE
MÉMOIRE
- La Pologne
et l'Allemagne demandent à l'UE de les aider dans leur
travail de mémoire
- Crise
à propos des expulsions de l'après-guerre
-
- A six mois de l'élargissement
de l'Union européenne, l'Allemagne et la Pologne viennent,
ensemble, de lancer un appel aux Européens pour les aider
à surmonter le problème surgi entre les deux pays
à propos des expulsés allemands d'Europe centrale
à la fin de la deuxième guerre mondiale.
- Dans une déclaration
commune publiée mercredi 29 octobre à Gdansk, le
président de la République allemande, Johannes
Rau, et le chef de l'Etat polonais, Alexandre Kwasniewski, ont
invité "à un dialogue européen sincère
sur cette question importante qui touche à notre passé
et à notre futur communs", souhaitant que "de
hautes personnalités, responsables politiques et représentants
de la société civile, y apportent leur contribution".
- Cet appel fait suite
au projet de la fédération des associations allemandes
d'expulsés de créer à Berlin un Centre destiné
à commémorer les millions de déplacés
qui ont été victimes, lors de l'effondrement de
l'Allemagne nazie, du redécoupage des frontières
en Europe centrale et de la politique d'expulsion de tous les
Allemands vers ce qui restait de leur pays à l'est de
la frontière Oder-Neisse.
- Compte tenu de la mauvaise
réputation de certaines de ces associations, qui n'ont
jamais cessé de réclamer des réparations
morales et financières en éludant les responsabilités
allemandes, ce projet, défendu par une partie de la droite
chrétienne-démocrate, a été suspecté
par ses adversaires, y compris en Allemagne, de visées
revanchistes. Il a déclenché de très violentes
réactions en Pologne de la part des autorités et
de personnalités comme l'ancien ministre Bronislaw Geremek.
- Si le gouvernement allemand,
formé par les partis social-démocrate et Vert,
ne peut être suspecté de sympathie pour les associations
d'expulsés, il ne peut cependant pas balayer l'affaire
d'un revers de main. Ces dernières années ont vu
les Allemands se pencher, pour la première fois depuis
la guerre et la réunification de 1990, sur ces questions
taboues qu'étaient les bombardements massifs des villes
par les alliées durant la guerre et les victimes des expulsions
massives.
- Il s'agit d'un épisode
mal connu du public en France. Une quinzaine de millions d'Allemands vivaient
avant guerre en Europe centrale, la grande majorité dans
ce qui est aujourd'hui la Pologne (Prusse orientale, Poméranie,
Silésie). Beaucoup ont connu l'exode devant l'Armée
rouge, ceux qui restaient ont été expulsés,
par les Polonais, les Tchèques (Sudètes). En Pologne,
les territoires vidés ont été repeuplés
de Polonais et d'Ukrainiens déplacés ou eux-mêmes
expulsés de territoires annexés par l'URSS. La
réunification allemande y a réveillé de
nombreuses craintes sur le retour des Allemands. La crise déclenchée
avec Prague par l'association des anciens Sudètes, qui
a profité des négociations d'élargissement
de l'Union pour exiger, avec le soutien des droites autrichienne
et bavaroise, la révocation des décrets d'expulsion,
a entretenu un climat détestable.
- Saisi de la question
des Sudètes, le Parlement européen a estimé
cette année qu'on ne pouvait pas revenir sur l'Histoire.
Il a rappelé que l'unification européenne devait
précisément aider à la surmonter en consolidant
les bases de l'état de droit. Dans leur déclaration,
les chefs d'Etat allemand et polonais reconnaissent que cet épisode
tragique "a changé profondément beaucoup de
sociétés et continue d'influencer les relations
entre nos peuples". Ils insistent sur la nécessité
de tourner la page, estimant que le droit à la mémoire
de chacun doit être honoré par un travail collectif
des Européens; qu' "il n'y a plus place aujourd'hui
pour des revendications de réparations, pour se renvoyer
la faute et comptabiliser les griefs et les pertes".
- Dans un sondage de l'institut
Allensbach publié par le quotidien allemand Frankfurter
Allgemeine Zeitung, 94 % des Allemands pensent que la guerre
a signifié aussi pour eux "des souffrances et des
victimes". 77 % pensent qu'elles méritent "la
compassion". Mais seulement 35 % se prononcent pour le projet
des associations d'expulsés, 38 % étant contre.
- Henri de Bresson, Le
Monde, 1er novembre 2003.
Quinze millions de personnes expulsées,
dans des conditions terribles. Ce n'est pas rien, et certainement
pas "un épisode". Des millions de morts sur les
routes... C'est "mal connu" en France. Forcément,
des Allemands, ça n'intéresse personne...
UN
MORT QUI BOUGE
Le révisionnisme est peut-être
moribond, si on devait en croire certains qui ont un goût
pour les proclamations atrabilaires, mais il n'est pas mort. Il
bouge encore. Soupçonne-t-on qu'il se forme des "clubs
révisionnistes" dans des villes moyennes, à
travers le monde. par exemple, à Chihuahua, Mexique ? Des
gens de ce club ont contacté nos camarades irlandais récemment:
- Hello Irish fellas!
- It is a pleasure and an
honor for me to salute you from the mexican nothern city of Chihuahua.
- I am the president of
a revisionism association in this city, we are taking advantage
that revisionism is still not a crime in this country, we know
that one day it will, but we hope that by then we have covered
most cities of this country.
- As I said, the association
members think that it is a must to establish contact with other
revisionists overseas; so far we have done it with people from
Spain and Argentina, for example.
- Until now, we hadn't established
contact with people outside the Hispanic world, and we decided
that Ireland would be our first. Why? Because Ireland's and Mexico's
history have very important things in common. First, religion:
as you know catholicism is part of our nation's soul and core.
Second, we have been invaded and trampled by the same enemy:
named England or her son, the abominable US is nothing but the
same. Just as they invaded the north of your island, the US unfairly
stole half of our land in 1847, yes, exactly the black year of
the irish famine. Independent Mexico, in 1821 covered the actual
territory of Mexico plus the northamerican states of California,
New Mexico, Nevada, Arizona, Texas, Utah and parts of Wyoming
and Colorado. Besides, the southern border of Mexico was Costa
Rica. Yes, that was the Catholic Empire of Mexico, before masonry
and the jewish-dominated american government, by the means of
betrayal and infiltration, torn us apart.
- It's time for us to unite
our hands and start a fight against the world oppresors: jewish
warmongers and their puppet allies governments leaded by genocide
George Bush.
- Sieg heil Ireland! Viva
Mexico!
- Carlos
L'histoire a laissé des traces.
Les oppressions même anciennes ne sont pas subies sans réaction.
C'est l'immense terrain, fertile des revendications de libération
et de liberté qui sera le terreau du révisionnisme
historique, bien au delà de la deuxième guerre mondiale,
de ce qui s'est passé dans les camps et de la monopolisation
de ces tragédies au profit de l'aventure coloniale des
sanguinaires sionistes.
POUBELLE:
LES DERNIERS RELENTS
- Antisémitisme:
la Bicyclette bleue déraille
- par Didier
Daeninxxxxx
-
- Régine Deforges
tient boutique littéraire, deux fois par mois, dans les
colonnes de l'Humanité. L'une de ses dernières
chroniques s'intitule "L'éclaircie" (édition
du 5 novembre 2003). Elle y traite des déclarations de
ce courageux général d'aviation israélien,
Yiftah Spector, qui voit dans l'accélération des
occupations de terres par les colons l'un des dangers majeurs
pour l'existence même d'Israël. Alors que les états
de service de ce gradé de haut rang montrent qu'il a participé
à toutes les batailles décisives, il ne craint
pas d'affirmer aujourd'hui qu'il "s'engage à ne plus
obéir aux ordres illégaux et immoraux" et
qu'il refusera de "prendre part à des attaques aériennes
contre des centres de population civile". Il appelle enfin
chaque soldat israélien à désobéir
"si un drapeau noir se lève dans sa conscience"
à la réception d'un ordre immoral.
- La deuxième partie
de la chronique est consacrée au plan de paix présenté
à Genève par deux anciens ministres, l'un israélien,
l'autre palestinien, basé sur l'abandon par les Palestiniens
de la notion de "retour", le partage de la souveraineté
sur Jérusalem, et la restitution par l'Etat Hébreu
de près de 98% de la Cisjordanie.
- Si l'article s'était
terminé là, nous ne pourrions que souscrire à
la vision de Régine Deforges et nous poser, également,
la question qui clôt le paragraphe: "Une éclaircie
se ferait-elle dans le ciel israélo-palestinien?".
- Hélas, les dix
lignes suivantes ruinent l'espoir, un moment entrevu, d'une convergence
possible avec l'auteure de La bicyclette bleue. Elle écrit
en effet ceci: "Le livre d'Israël Shamir, L'Autre
visage d'Israël, a été retiré de
la vente, à la suite de pressions sur Denis Bourgeois,
coéditeur avec Franck Spengler, de l'ouvrage, sous prétexte
de 'passages antisémites'.
- 'Des passages de la
traduction française, lus trop hâtivement, présentent
un caractère antisémite. Aussi, les éditions
Balland ont-elles décidé d'interrompre immédiatement
la commercialisation de l'ouvrage' a annoncé Denis Bourgeois
contre l'avis de Franck Spengler. Selon l'éditeur, 'l'auteur
de ce livre traduit de l'anglais, citoyen israélien d'origine
russe, s'en prend à la politique actuelle du gouvernement
Sharon et prône la création pacifique d'un Etat
israélo-palestinien'".
- Et Régine Deforges
de conclure ironiquement: "Prise de position qui mérite
pour le moins que l'on retire le livre de la vente avant de le
brûler, et l'auteur avec."
- La première remarque
que l'on peut faire est, que s'agissant "d'antisémitisme",
le recours à l'image des livres et des corps brûlés,
pour protester contre la censure d'un ouvrage, est saisissant.
- Le problème,
c'est que si la billettiste de l'Humanité prend
la défense de l'auteur et de l'un de ses éditeurs
persévérants, elle ne nous dit rien du contenu
de "L'autre visage d'Israël", texte
que nous nous sommes procurés. [20 euros à
la librairie du coin ! ] Une lecture, même rapide,
fait apparaître que l'accusation infamante portée
sur cette entreprise n'est pas dénuée de bases.
- Première surprise:
l'édition anglaise a été traduite par un
certain Marcel Charbonnier qui laisse traîner ses courriers
sur le site du militant négationniste Serge Thion ainsi
que sur celui de Christian Bouchet, le fondateur du groupuscule
néo-nazi Unité Radicale. Lorsqu'il ne traduit pas,
il qualifie la Sorbonne de "Territoire Français Occupé"
et menace ses interlocuteurs en ces termes: "Dites, s'il
vous plaît à vos amis israéliens, lorsqu'ils
devront dégager de la Palestine, que le dernier à
quitter n'oublie pas d'éteindre sa menorah, et rappelez-leur
que le Tserfatit est le pays le plus antisémite sur la
planète: par conséquent, il sera préférable
pour eux de s'embarquer sur Exodus II à destination du
Kamtchatka: Not in my garden!".
- On précisera
que la menorah est le chandelier du culte juif, et que le terme
Tserfatit désigne la France. Marcel Charbonnier avait
déjà publié Israël Shamir sur son site
Point d'Information Palestine, en mars dernier. Une diatribe
intitulée "Les oreilles de Midas" dans laquelle
il était question de "juiverie qui pousse à
la guerre". Cela avait entraîné une ferme condamnation
de Shamir et de Charbonnier de la part de l'Association France
Palestine Solidarité et de son président monsieur
Ravenel, comme le précise Ariane Chemin dans le Monde
du 4 avril 2003..
- Voilà pour le
traducteur, mais on nous répondra que ce n'est que le
traducteur. Allons plus avant.
- Le texte a ensuite été
"établi", c'est-à-dire vérifié,
par une vieille connaissance: Maria Poumier. Cette collaboratrice
active de Roger Garaudy est également du cercle premier
de la Vieille Taupe, en compagnie de Pierre Guillaume et de Serge
Thion. On la retrouve dans toutes les tentatives rouges-brunes
de ces dernières années. Elle parvient à
donner le change en voyageant en Palestine aux côtés
de personnalités d'extrême-gauche, qui ignorent
probablement qu'elle fait ensuite figurer leurs noms près
du sien pour troubler les esprits. Elle milite pour Cuba,
horizon d'élection de Régine Deforges, et se fait
régulièrement inviter par l'ambassade comme le
21 octobre dernier, pour le 150ème anniversaire de la
naissance de José Marti. [Elle traduit Marti en
français, pauvre pomme ! ] Là encore, muni
de ce précieux viatique, elle profite du trouble pour
fournir des articles sur le Moyen-Orient aux sites pro-castristes
français qui se trouvent aujourd'hui dans la position
délicate de les nettoyer de leurs archives.
- Mais venons-en à
l'auteur lui-même, Israël Shamir, dont les collaborations
fleurissent sur les sites négationnistes les plus nauséeux.
Sa dernière contribution au site du plagiaire Serge
Thion date du 25 novembre 2003. Sous le titre: "Il est minuit
moins cinq, docteur Sharon", il liste les crimes perpétrés
par les Juifs durant ces deux derniers siècles, parmi
lesquels "les massacres massifs de prisonniers de guerre
allemands en 1946" et révèle que les Israéliens
"ont été impliqués dans l'assassinat
du président Kennedy", et probablement dans celui
"d'Anna Lindh, ministre suédoise des Affaires étrangères
qui appelait au boycott d'Israël".
- Tout ceci n'est qu'une
entrée en matière, car le plus accusateur est dans
ce livre défendu par Régine Deforges, imprimé
sur près de 400 pages. Le journaliste Johan Weisz, du
site Proche-Orient Info a recensé tous les passages antisémites
imputables à Israël Shamir. Un torrent de boue. Qu'on
en juge à partir de ces seuls exemples que l'on pourrait
aisément multiplier:
- - "Jésus
sauve, mais Moïse investit. L'influence juive ne s'arrête
pas là ou le dollar s'arrête".
- - "Il faudrait
considérer les Protocoles des Sages de Sion comme un "pamphlet
politique". "Apparemment, certaines idées des
Protocoles ne seraient pas étrangères à
certains Juifs".
- - "En fait, si
les Protocoles n'avaient aucun lien avec la réalité,
ils n'auraient pas la popularité qui est la leur".
- - "Les Etats-Unis
soutiennent à fond la machine de guerre judéo-nazie",
"Les plans des judéo-nazis sont sur la table. Les
médias qu'ils contrôlent étouffent les reportages
et les commentaires sur l'holocauste palestinien".
- - "L'état
juif doit être dénazifié, aussi complètement
que l'Allemagne l'a été en 1945".
- - "Elie Wiesel,
le pleurnicheur holocaustien "par ici la monnaie".
- On arrêtera là
avec les citations de ce "citoyen israélien d'origine
russe".
- La parution de ce brûlot
antisémite autour duquel s'agitent les spectres de
la secte de la Vieille Taupe détonne dans le catalogue
des éditions Blanche dirigées par Franck Spengler.
[Les "spectres de la secte"... ça fait
peut-être beaucoup. ] L'essentiel des titres relève
en effet du genre érotique. On trouve par exemple la littérature
leste de Serge Quadruppani et quelques histoires à
faire rosir les collégiennes issues de la plume de. Régine
Deforges.
- Même si c'est
assez piquant à noter, cela n'explique pas qu'elle ait
pris la défense d'une publication aussi effrayante que
"L'autre visage d'Israël". L'article de
Régine Deforges a suscité des réactions
indignées*. Le responsable de la rubrique, contacté
par nos soins, nous a confirmé le 27 novembre que son
journal n'avait pas jugé utile de publier le moindre écho
pour informer les lecteurs du contenu réel du livre d'Israël
Shamir. Il s'est contenté de faire un procès
d'intention à la rédaction d'amnistia.net avant
de raccrocher au nez de notre journaliste. [L'ahuri
n'est plus en odeur de sainteté à l'Huma, ils sent
mauvais, ses actions baissent... ] Une position qui ne
fait pas l'unanimité à l'Humanité.
Selon lui, nous serions en fait animés par le désir
d'affirmer que Régine Deforges serait antisémite
et que l'Humanité participerait à une "campagne".
* Pour en savoir plus, voir le mail envoyé à la
rédaction de l'Humanité par Gilles Karmasyn
Il ne lui vient pas à l'esprit, au moment où le
journal de Jaurès s'apprête à fêter
son centenaire, que nous nous attachons à informer sur
les tentatives de banalisation du discours raciste, et celui
de Shamir en est l'un des plus insidieux. Une dernière
chose. Le fait que le patron des éditions Blanche, Franck
Spengler, soit le fils de Régine Deforges, (ce qu'elle
oublie de mentionner dans son plaidoyer) ne nous éclaire
pas davantage, sinon sur la déontologie qui a cours dans
un certain monde littéraire. Cela signifie simplement
que, parfois, une Bicyclette bleue peut se transformer en sinistre
tandem.
- Vendredi 28 novembre
2003
- <http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/shamir/shamir.htm>
Ce mercenaire du bas empire vend ses papiers.
Nous, nous les offrons gratos.
*Voici le courrier de Zinzin ("Notre
lettre à Régine Deforges, suite à sa chronique
parue dans l'Humanité le 5 novembre 2003, critique
à l'égard du retrait de l'ouvrage de Shamir. ")
- Ces extraits ont été
pour la plupart d'abord publiés sur le site proche-orient.info
le 22 octobre 2003. Nous possédons l'ouvrage de Shamir
et avons vérifié et parfois complété
ces citations.
- Israël
Shamir,
- un antisémite
dans le texte...
-
- Israel Shamir, journaliste
israélien adulé par une certaine catégorie
de militants "antisionistes", parce qu'il produit une
critique extrêmement violente contre Israël, est également
adulé par tous les antisémites. C'est en fait un
antisémite hystérique, non à cause de sa
crititique radicale d'Israël, mais bien parce qu'il accompagne
cette critique des pires poncifs antisémites. Des militants
arabes pro-palestiniens l'ont écrit, des personnalités
peu soupçonnables de sympathie pro-israélienne
(dont un proche d'Arafat) l'ont dit. Cela, nous l'avons établi
dans une autre page de ce site:
- <http://www.phdn.org/antisem/antion/shamir.html>
- En septembre 2003, les
éditions Balland, co-éditaient avec les éditions
Blanche (plutôt spécialisées dans la littérature
érotique), sous le titre L'autre visage d'Israël,
un recueil d'articles d'Israel Shamir, traduction d'une compilation
en anglais intitulée Galilee Flowers. La plupart
des articles dataient de plusieurs mois et avaient déjà
été publiés sur Internet, notamment en français.
Le texte, lit-on en page 5, a été établi
par Maria Poumier. Ce qui n'est pas dit, c'est que cette dernière
est depuis longtemps proche des milieux négationnistes
français. L'ouvrage ne propose pas seulement une critique
radicale d'Israël; il multiplie les pires sorties antisémites.
Il a été disponible pendant le mois d'octobre 2003
en très bonne place dans les plus grandes librairies.
Denis Bourgeois, directeur des éditions Balland, averti
fin octobre de la teneur de l'ouvrage dont il ignorait auparavant
la nature, a décidé courageusement de le retirer
de la vente. Franck Spengler, responsable des éditions
Blanche vrai maître d'oeuvre de la publication de l'ouvrage,
s'est opposé à ce retrait en niant le caractère
antisémite de l'ouvrage et en prétendant que le
retrait était uniquement motivé par la teneur "antisioniste"
des articles de Shamir.
- Nous ignorons quelles
sont les motivations de Franck Spengler pour avancer une telle
énormité. Est-ce ce fameux aveuglement "antisioniste"
qui fait dire à certains que dès qu'un propos est
hostile à Israël, il est consubstantiellement lavé
de toute possibilité d'antisémitisme, que les antisémites
auraient été assez délicats pour éviter
soigneusement toute critique d'Israël afin de ne pas gêner
les "antisionistes" sincères ? Nous ne le saurons
sans doute pas. Force est de constater que l'argumentaire de
Spengler a largement été repris par les thuriféraires
de Shamir, et les proches de Spengler. C'est par exemple la propre
maman de Franck Spengler, Régine Deforges, qui dans une
chronique parue dans L'Humanité le 5 novembre 2003,
faisait de l'ironie sur le retrait de l'ouvrage de Shamir en
adoptant l'argumentaire de Spengler, mais aussi en omettant d'informer
ses lecteurs que ce dernier était son fils...
- L'antisémitisme
de Shamir peut être établi en utilisant d'autres
textes que ceux publiés par Balland/Blanche, mais il nous
a semblé utile de permettre aux curieux de disposer d'extraits
tirés de l'ouvrage*. Il n'est presque pas nécessaire
de les commenter. Ils démontrent avec éclat le
caractère délirant de l'antisémitisme de
Shamir, et le caractère grotesque de la défense
de Spengler.
- Sur le thème
de la domination juive mondiale et des "Juifs et l'argent":
- "la presse américaine,
dominée par les Juifs " (p. 53)
- "il semble que
les Juifs (en tant que groupe distinct des non-juifs) soient
unis par une volonté commune, un objectif unique et un
sentiment de puissance. L'intoxication par le pouvoir et l'unité
a amené ces gens cauteleux à laisser tomber le
masque, à renoncer aux faux-semblants. La nouvelle ouverture
nous fournit un aperçu sans précédent de
l'âme des Juifs et de leurs supporters mammonites."
(p. 245)
- "Aussi, après
bien des années de sélection continue, les forces
pro-juives ont atteint les positions de la toute puissance aux
États-Unis. Par ailleurs, l'Amérique était
presque vouée à devenir un État néo-juif
en vertu de son idéologie. " (p. 250)
- "L'autre groupe
d'alliés [parmi les philosémites] est constitué
par les hommes d'affaires purs et durs qui apprécient
le côté pratique de l'idéologie juive. Ils
aiment l'idée du Mob, la chasse à l'argent, l'indifférence
à la morale et aux conséquences sociales que cela
peut avoir, l'indifférence à la propriété
et à la vie d'autrui. Les gens qui voient tous les autres
comme des ennemis, et la vie comme une bataille perpétuelle,
remarquent que dans l'idéologie juive, aucun étranger
n'est considéré comme un "voisin". Voilà
pourquoi les dirigeants qui étaient les plus cruels, les
princes et les rois, étaient ceux qui prenaient des juifs
comme conseillers et ministres. Ils apprenaient d'eux comment
ignorer leurs sujets." (p. 252)
- "Les Juifs ne sont
ni un peuple, ni une religion, ni une race. Il s'agit d'une organisation
quasi religieuse; quelque chose qui ressemble à une Église
catholique qui serait intimement liée au Fonds Monétaire
International, de même que le courrier électronique
est associé au téléchargement de fichier
sous Windows. On peut rencontrer toutes sortes de catholiques,
mais les décisions sont prises à Rome. On peut
rencontrer toutes sortes de juifs, mais les décisions
sont prises à Wall Street." (p. 252)
- "Jésus sauve,
mais Moïse investit. L'influence juive ne s'arrête
pas là où le dollar s'arrête. Les idéaux
des Américains sont façonnés par Hollywood,
avec son culte du lucre et du succès. Leurs réflexions
sont alimentées par les éminences juives dans les
universités et les médias. Pour leur confort, ils
"boivent" le New York Times* comme du petit lait. Leur
histoire a rétréci et s'est réduite aux
études sur l'Holocauste. [...] Il importe peu aux Américains
que leur politique soit aux mains de gens qui n'ont de dévotion
que pour la cause des Juifs. " (p. 254)
- *Le New York Times est
qualifié de "journal juif" (p. 70)
- " Je me sens très
bien avec moi-même, et avec la plupart des juifs que je
rencontre. Séparément, nous sommes sympathiques
et chaleureux. Enfin, aussi sympathiques que n'importe qui. Mais
ensemble, nous constituons une machinerie sociale redoutable
et repoussante, liée par un pacte infernal à la
rapacité et à la cupidité. J'aime les "Juifs"
tout autant que le grand américain David Thoreau aimait
l'Empire américain, que Voltaire aimait son Église
catholique, qu'Orwell aimait son Parti stalinien." (p. 254-255)
- "L'emprise judéo-mammonite
a éliminé les forces vives de l'Amérique
et les a guidées vers le dépérissement.
" (p. 256)
- " L'influence grandissante
des Juifs s'est accompagnée de la divergence: les riches
sont devenus plus riches, les pauvres plus pauvres, et les classes
moyennes ont perdu. C'était prévisible, car traditionnellement
la prospérité de la communauté juive augmente
en proportion inverse de l'intérêt des gens ordinaires.
La Bible nous fournit un schéma archétypique, avec
l'histoire de Joseph et ses frères qui prospéraient
en mettant en esclavage les Egyptiens pour le compte du Pharaon.
[...] Ce n'est pas par hasard si les quartiers juifs étaient
tout près des palais royaux partout en Europe." (p.
257-258)
- "Sous les Juifs
Hollywood a rendu le cinéma américain encore plus
violent, moralisant, répugnant et philistin." (p.
258)
- "L'introduction
de la fureur, de la haine et de l'esprit de vengeance dans l'argumentation
de l'adversaire est une arme idéologique puissante dans
la tradition juive." (p. 260)
- "L'idée
judéo-américaine émasculera le monde si
on ne la retient pas." (p. 264)
- "L'idée
judéo-américaine est fermement reliée à
la vie biologique, mais rejette l'esprit. Ce n'est pas pour rien
que nulle grande _uvre d'art, nulle grande idée n'apparaît
sous son règne." (p. 264)
- Shamir recopie là
un argumentaire de l'antisémitisme "culturel"
puis racial du XIXème siècle!
- Poursuivons:
- "Selon les Juifs,
il y a deux sortes de réussite. D'une part le succès
à l'intérieur de la communauté qui passe
par l'étude du Talmud. D'autre part, le succès
dans le vaste monde des Juifs et des Gentils. Celui-ci se mesure
à l'accumulation de l'argent et du pouvoir. [...] Il y
avait bien des Gentils qui partageaient leur point de vue, mais
qu'il s'agisse de Richard III ou d'Harpagon, ils étaient
plutôt considérés comme des monstres que
comme des modèles de réussite." (p. 265-266)
- Shamir admet que les
Protocoles des Sages de Sion ne sont pas un document "authentique",
mais martèle qu'il s'agit d'un document véridique.
Il s'agit d'une vieille stratégie antisémite de
réhabilitation des Protocoles, faux antisémite
fabriqué par la police tsariste au tout début du
XXème siècle.
- Place à la parole
de Shamir:
- "La concentration
du capital dans les mains des financiers, la concentration des
médias dans les mains de quelques magnats, l'assassinat
extrajudiciaire des leaders qui ne se soumettent pas, les marchés
financiers, avec leurs multiples produits dérivés
qui ponctionnent la richesse et l'accumulent entre les mains
des prêtres de Mammon; le profit ("les forces du marché"),
seule mesure de succès de toute stratégie (Non
l'intérêt des Protocoles n'a pas disparu, car le
plan qui y est décrit, consistant à instaurer un
régime oligarchique (non nécessairement juif),
est en train d'être mis en vigueur, en temps réel;
cela s'appelle le nouvel ordre mondial." (p. 275)
- "Apparemment, certaines
idées des Protocoles ne seraient pas étrangères
à certains Juifs." (p. 279)
- "En fait, si les
Protocoles n'avaient aucun lien avec la réalité,
ils n'auraient pas la popularité qui est la leur. Les
Juifs sont suffisamment puissants pour rêver de domination,
et certains le font. Apparemment, certaines idées juives
ont trouvé place dans ce texte." (p. 280)
- Le constat est accablant:
Shamir adhère donc de fait à la rhétorique
antisémite des Protocoles!
- Shamir écrit
encore:
- "En résumé,
une grande partie (pas la totalité, toutefois) des projets
prêtés au Juifs par les Protocoles sont en effet
les idées utiles ou nécessaires pour le bien-être
communautaire des Juifs [...]. Il ne faut pas aller chercher
plus loin le succès jamais démenti des Protocoles."
(p. 284)
- Shamir, dont le pedigree
martèle qu'il est un "Juif israélien"
recopie, pourtant des poncifs antijuifs chrétiens:
- "ceux qui ont rejeté
le Christ ont été condamné à errer
jusqu'à ce qu'ils comprennent leur erreur." (p. 56)
- Faut-il souligner que
la présente sélection est très loin d'être
exhaustive et qu'il existe bien d'autres propos qui démontrent
qu'Israel Shamir est d'abord et avant tout un antisémite
hystérique ? Ceux qui prétendraient le contraire
ou que le motif du retrait de l'ouvrage ne serait pas l'antisémitisme
devront expliquer en quoi chacun des extraits donnés plus
haut n'est pas antisémite.
- <http://www.phdn.org/antisem/antision/shamircitations.html>
COURSES
DE HAIES À LA COUR DE LA HAYE
Les commentaires acerbes ou ironiques
sur le TPI, le tribunal pénal international, que ce soit
dans la version Yougoslavie (La Haye) ou la version Rwanda (Arusha,
au pied du Kilimandjaro, en Tanzanie) ne manquent pas. Mais quand
il s'agit d'évaluer les résultats des courses, on
voit bien qu'il s'agit d'un cheval borgne, unijambiste qui succombe
sous le poids des moralismes inavoués et des politiques
de force des puissances.
L'observatrice du Monde, Stéphanie
Maupas, écrit le 2-3 novembre 2003:
"La reconnaissance des crimes par
leurs auteurs est pour le tribunal l'un des objectifs les plus
forts, symboliquement, de sa mission". On rêve effectivement
de voir Bush ou Blair venir, en robe de bure, avouer les innombrables
crimes. Mais pour des raisons obscures, ils ne viendront pas.
Cette reconnaissance, avoue en sanglotant
cette observatrice, "anéantit les tentatives négationnistes".
"Elle est reconnaissance des victimes et inscrit leur douleur
dans l'Histoire". Passons sur ce pathos. Le nanan arrive:
"Mais, outre sa fonction symbolique,
le passage aux aveux, en évitant un long procès
au cours duquel devraient être établis les faits
et les responsabilités, permet d'alléger les coûts
d'un système judiciaire surchargé." Quel extraordinaire
aveu ! Eviter d'établir les faits ! Système génial,
directement emprunté à la parodie qu'ils appellent
"justice" chez les Anglo-Saxons. On marchande: "Voyons,
si vous n'avouez pas, on vous file le max; vous nous balancez
un petit aveu, aux petits oignons, sur un truc pas trop grave,
qui va pas chercher trop loin, on oublie le reste; on vous condamne,
pas trop lourd, ça limite les frais, ça va plus
vite, on est bien vu par nos supérieurs (ou nos électeurs)
et tout le monde est content. Topez-là."
C'est bien ce que Maupas avoue, de son
côté: "Le repenti est précédé
d'un contrat écrit entre le procureur et l'accusé,
dont la rédaction fait l'objet de longues tractations (voir
plus haut). (...) En échange de leur coopération,
les accusés bénéficient du retrait d'une
partie des charges (voir plus haut), parfois de protections particulières
et, généralement, d'une peine allégée".
Ainsi l'ancienne vice-présidente
des Serbes de Bosnie, qui avait plaidé coupable, a écopé
de 11 ans, alors que le maire de Prijedor, qui a refusé,
a pris perpète. "la sentence est à la discrétion
des juges. Mais les deux sentences ont accéléré
le rythme des aveux. Et considérablement amélioré
les "statistiques" du tribunal".
On voit que la seule loi de ce tribunal
est le cynisme. Le mieux étant de ne pas établir
les faits, le tribunal, enfin libéré de ses obligations,
peut dépêcher les accusés à un "rythme
accéléré". Le tribunal militaire interallié
de Nuremberg fonctionnait selon les mêmes principes du droit
anglo-saxon. C'est là la cause profonde de la décadence
immédiate de ces tribunaux internationaux: ils répugnent
à établir les faits. Ensuite, comme une nuée
de sauterelles, des pseudo-historiens, du genre Poliakov ou Hilberg,
se précipitent sur la transcription des débats et
font de ces aveux extorqués une vérité transcendante.
Pour notre part, on préférerait
la justice sommaire sur le champ. Le poteau vite fait; ça
plaît au peuple et ca ne prétend pas être de
la vraie justice.
En attendant, celui qui fait dérailler
tout le toutim, c'est Slobodan Milosevitch, qui se défend
comme un beau diable, qui refuse d'avouer quoi que ce soit et
qui mène la vie dure aux petits bureaucrates blêmes
du bureau des procureurs. Slobodan, tiens bon !
Add.: Du même Poliakov, on republie,
chez Berg International, un recueil d'articles, intitulé
Sur les traces du crime, 232 p., qui témoigne de
la haine, de la vindicte de cet esprit borné, qui réussissait
ses coups en tétanisant ses interlocuteurs par son extrémisme
bilieux. Les milieux scientifiques, qui lui firent
une place au CNRS, n'osent pas dire que Poliakov est une fraude,
un faiseur et un baratineur.
On apprend aussi qu'au rang des collaborateurs
de Poliakov dans son entreprise de fabrication d'une culpabilité
de la totalité du monde non-juif (Histoire de l'antisémitisme,
en cinq volumes), il faut ranger un curieux aventurier, ancien
trotskyste, proche pendant huit ans de Lyndon LaRouche, Laurent
Murawiec, devenu néocon, juif raciste et va-t-en guerre
contre l'Arabie saoudite, au nom du fait qu'il ne connaît
rien au Moyen-Orient, où il n'a jamais mis les pieds. C'est
nul de chez Nul.
Voir Le Monde du 18 octobre où
Jan Krauze se fout carrément de sa gueule.
VOUS
VOULEZ DU GAZ ? EN VOILÀ.
- L'ampleur de
la catastrophe de Bhopal
- dans les images
de Raghu Rai
-
- Le festival Visa pour l'image
présente une longue enquête sur les victimes du
gaz qui, en 1984, s'était échappé d'une
usine américaine installée dans la ville indienne
- Pour Greenpeace, il s'agit
d'un "crime d'entreprise" sans équivalent dans
l'histoire. En Inde, à Bhopal, dans la nuit du 2 au 3
décembre 1984, un gaz létal s'échappe de
l'usine américaine Union Carbide, qui fabrique des pesticides.
Lors des trois premiers jours, 8 000 morts sont recensés.
"On les appelle aujourd'hui les Lucky Ones [les chanceux],
parce qu'ils n'ont pas subi les souffrances de ceux qui ont agonisé
pendant des années", dit le photographe indien Raghu
Rai. Le nombre de morts serait de 20 000 à ce jour et
500 000 personnes auraient été touchées.
- Le festival Visa pour l'image
de Perpignan expose les photos prises par Raghu Rai au lendemain
même de la catastrophe ainsi que ses enquêtes, année
après année. Le 3 décembre 1984, le photographe
prend un avion pour Bhopal sans vraiment savoir ce qui s'est
passé. Sur place, on lui dit que des gaz lacrymogènes
se sont échappés, qu'il est normal qu'il pleure:
"C'est ahurissant ! Personne dans l'entreprise n'est mort
parce qu'on leur a dit qu'il fallait aller du côté
opposé au gaz, poussé par le vent. Mais personne
n'a prévenu la population. Moi-même, je travaillais
avec un mouchoir sur le visage; je n'avais pas le temps de me
protéger. On n'a d'ailleurs jamais su quel était
ce gaz qui a tué tant de gens."
- Raghu Rai réalise
à l'époque une photo qui fera le tour du monde:
un enfant mort, les yeux ouverts, comme pétrifié,
le visage émergeant des cailloux avant d'être enseveli.
Le photographe travaille alors pour la revue Indian Today,
la plus importante du pays. "J'ai publié un reportage
de quatorze pages. Il y avait, bien sûr, cette photo. Sur
le moment, j'étais content, mais aujourd'hui je vois bien
qu'elle ne traduit pas la profondeur du drame. Je n'ai alors
pas cherché à comprendre l'ampleur de la catastrophe."
C'est à la demande de Greenpeace que Raghu Rai, membre
de l'agence Magnum, va "replonger" en 2002 dans Bhopal.
"Greenpeace était persuadée que des personnes
mouraient toujours, dix-huit ans après."
- Il a dû lutter contre
l'indifférence générale. Tout le monde pensait
qu'il s'agissait d'une "histoire" terminée.
Lui-même était sceptique. "J'étais irresponsable.
J'en ai honte. Les premiers jours, je ne voyais pas grand-chose
mais après, en revenant une semaine par mois, plein d'horreurs
ont surgi. J'ai découvert tous ces gens qui ont reçu
moins de gaz et qui meurent lentement. Les poumons sont touchés.
Ils toussent comme s'ils avaient des crises d'asthme. Ils ont
les yeux rougis et pleurent. Leur souffrance est épouvantable."
- "Les faits sont
essentiels"
- La principale difficulté
était de savoir si les personnes photographiées
souffraient bien de maladies causées par la catastrophe.
"La plupart des victimes avaient été enregistrées
par l'administration de la ville. Il y a aussi un hôpital
qui s'occupe spécifiquement des malades de Bhopal",
explique Raghu Rai qui a travaillé avec un journaliste,
Anil Sharma, dont les enquêtes portent sur les habitants
souffrant de séquelles de la catastrophe sans être
vraiment identifiées comme victimes.
- Les photos de Raghu Rai,
en noir et blanc, sont comme des indices accumulés visant
à cerner l'ampleur d'une catastrophe. "C'est une
histoire qui a besoin d'être racontée dans ses détails.
Les faits sont essentiels dans un drame comme celui-là.
Il faut les restituer. J'ai déjà publié
dix-huit livres. C'est la première fois que j'ai besoin
de grandes légendes car le sujet nécessite des
explications."
- Raghu Rai cite les nombreux
portraits de victimes qui racontent leur douleur. Il évoque
ce "docteur de la mort" qui a effectué plus
de vingt mille autopsies, ou encore une jeune fille née
le jour de l'accident, surnommée "déesse du
gaz". Il montre les crânes amassés par dizaines
avant d'être étudiés et les foetus dans des
bocaux - des bébés de femmes enceintes qui ont
toutes fait des fausses couches après l'accident. Il a
également étudié le site industriel, où
des enfants jouent alors que "les produits toxiques ont
imprégné la terre et la nappe phréatique".
- La force de ces images
est de montrer des victimes qui ont appris à se battre
et luttent pour que justice soit faite. Sur une photo récente,
prise lors d'une manifestation, une femme a écrit sur
une pancarte: "Vous voulez Oussama ? Donnez-nous Warren
Anderson", le patron d'Union Carbide à l'époque.
- Michel Guerrin, Le Monde,
7 septembre 2003, p. 23.
ILS
SONT PARTOUT
Bradley Smith, dans sa dernière
lettre (n° 102) signale ce rapport de Yad Vashem:
- Yad Vashem
Responds to Poll in Italy Revealing Widespread Holocaust Denial
and Anti-Semitism
-
- (IsraelNN.com) In light
of the poll conducted yesterday in Italy, Yad Vashem calls upon
the Italian government to step up educational efforts among its
teachers and students, and to tighten its partnership with Yad
Vashem in the field of education -- including the sending
of teachers from Italy to seminars held at Yad Vashem's International
School for Holocaust Studies. The International School has conducted
seminars in seven languages for teachers from many countries
around the world.
- Among the findings from
yesterday's poll: 11% claim that the Jews are lying when they
say millions were murdered in gas chambers, 8% believe Italian
Jews ought to leave the country, and 22% say Jewish citizens
of Italy "are not true Italians."
- Chairman of the Yad
Vashem Directorate, Avner Shalev, said "I call upon Italy,
which in February 2004 will become the chair of the Taskforce
for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance,
and Research, to take the findings of the survey to heart and
take decisive action to end anti-Semitism and Holocaust denial
in its borders. We believe in the use of pedagogical tools
and all methods of public communication to fight the ignorance
that leads to racism and anti-Semitism."
- The Taskforce was established
in May 1998, and today 15 nations belong to it. The Taskforce
is a political vehicle, in which experts on the Holocaust from
the participating nations play an integral part in the deliberations.
The main goal is to provide a political umbrella for the efforts
made to increase initiatives and activities in the field of teaching
the Holocaust in the educational arena.
- <http://www.israelnationalnews.com/news.php3?id=52629>
ILS METTENT LE TEMPS
- Quand le Quid
est infiltré par un négationniste
- Par Karma Zinzin
-
- Le Quid est une
"encyclopédie" en un seul volume, autour de
2000 pages, devenu une institution éditoriale. Il fournit
une profusion d'informations sur des très nombreux sujets,
et sert souvent, par son format et son utilisation quasi-ludiques,
de référence à de nombreux enfants et adolescents.
- Au cours des années
2001 et 2002 le Quid a fait l'objet de poursuites judiciaires
parce qu'il citait, parmi d'autres chiffres, l'"évaluation"
grotesque, ridiculement basse, du négationniste Robert
Faurisson à propos du nombre de victimes d'Auschwitz.
[En France, donc, on peut poursuivre pour des "évaluations
grotesques"... Il va falloir centupler le nombre des tribunaux.
] Une première fois le Quid a échappé
à la sanction en promettant de retirer cette évaluation
de son édition 2003. Ce qui n'arriva pas et entraîna
une seconde procédure. Le Quid promit de nouveau.
Mais le problème va en fait bien au delà de la
seule mention du chiffre de Faurisson. Ce que les associations
n'ont pas vu est beaucoup plus grave. C'est de cela qu'il s'agit
ici...
- En préalable, il
convient de rappeler que depuis plus de 55 ans, les historiens
travaillent et avancent des évaluations du nombre de victimes
d'Auschwitz. A l'Ouest, lorsque ces évaluations étaient
le fruit de recherches spéficiques, la plupart des évaluations
tournaient autour de 1 million de victimes. Aujourd'hui, le
chiffre généralement accepté par la communauté
historienne est de 1,1 millions de victimes dont 90% de Juifs,
pour la plupart assassinés dans les chambres à
gaz dès leur arrivée. En Pologne et dans le bloc
communiste, suite à un calcul erroné d'experts
soviétiques, c'est un chiffre de 4 millions de victimes
(en majorité non juives) qui a été avancé.
Pour un point sur cette évaluation et sur l'historiographie
non communiste, voir:
- <http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/bilan-auschwitz.html>
- Le Quid a la particularité,
depuis quelques années, de mentionner, outre un chiffre
proche de celui accepté par l'historiographie occidentale,
une série d'autres "évaluations" qui
se termine par la mention d'un chiffre, extrêmement sous-évalué
(mais non présenté comme tel) de Faurisson. Ce
qui déclencha l'ire justifiée de quelque
associations. Mais ce qu'aucune des associations qui ont poursuivi
le Quid ne semble avoir remarqué, c'est que le
chiffre de Faurisson n'était pas le seul problème
dans le paragraphe en cause.
- Voici le texte du Quid,
dans sa version 1997, à laquelle la version 2003 est pratiquement
identique:
- "1 200 000 . D'autres
chiffres ont circulé: Nuit et brouillard (film d'Alain
Resnais, en 1955; conseillers: Henri Michel et Olga Wormser):
9 000 000; document officiel de la Rép. française
(Office de recherches des crimes de guerre en 1945): 8 000 000
selon Raphaël Feigelson: 7 000 000; Tibère Kremer
(préfacier de Miklos Nyiszli, en 1951): 6 000 000; le
Monde (du 20-4-1978): 5 000 000 dont 90 % de Juifs; Henry Mandelbaum
(en 1945) 4 500 000; document soviétique du 6-5-1945 (utilisé
par le tribunal de Nuremberg): 4 000 000 (inscrit sur le monument
d'Auschwitz-Birkenau; sera déclaré faux en 1990
et remplacé, en 1995, par 1 500 000); Miriam Novitch (en
1967): 4 000 000 (dont 2 700 000 Juifs); rabbin Moshe Weiss en
1991: + de 4 000 000 (dont 3 000 000 Juifs); Rudolf Höss
(ancien Cdt du camp d'Auschwitz) en 1946: 3 000 000 (jusqu'au
1-12-1943); Rudolf Vrba (procès Eichmann) en 1961: 2 500
000; Léon Poliakov (en 1951), Georges Wellers (en 1973),
Lucy Dawidowicz (en 1975): 2 000 000 de Juifs gazés; Yehuda
Bauer (dir. de l'Institute of Contemporary Jewry, Université
hébraïque de Jérusalem, en 1989): 1 600 000
(dont 1 352 980 Juifs); Lech Walesa: 1 500 000; Georges Wellers
(en 1983): 1 471 595 (dont 1 352 980 Juifs); Raul Hilberg (en
1985): 1 250 000 (dont 1 000 000 de Juifs); Gerald Reitlinger
(The Final Solution, en 1953): 850 000; Jean-Claude Pressac (Die
Krematorien von Auschwitz, en 1994): 630 000 à 710 000
dont 470 000/550 000 gazés; Faurisson ("révisionniste"):
150 000 en tout (dont environ 100 000 Juifs, la plupart morts
du typhus)." (Quid, 1997, p. 798).
- On trouvera à peu
de chose près la même présentation sur le
site web du Quid (qui a quand même supprimé de l'édition
online le chiffre de Faurisson):
- <http://www.quid.fr/2000/Q018850.htm>
- Pourquoi les rédacteurs
du Quid ont-ils décidé de donner une si
longue liste d'évaluations qu'ils savent être
erronées? Dans aucun autre cas, n'est dressée
ainsi une évolution de l'historiographie du nombre de
victimes d'un événement tragique. Aucun autre camp
ne fait l'objet d'un tel traitement...
- La première remarque
qui saute aux yeux d'un esprit attentif c'est que la liste n'est
absolument pas donnée dans un ordre chronologique, mais
dans un ordre décroissant. Si l'on écrit la liste
de dates des "évaluations" citées cela
donne ceci: 1955, 1945, 1951, 1978, 1945, 1945, 1967, 1991, 1946,
1961, 1951, 1973, 1975, 1989, 1983, 1985, 1953, 1994. Aucune
date n'est fournie pour le chiffre de Faurisson. Pourquoi une
liste non chronologique alors qu'on prétend dresser un
portrait historiographique?
- N'importe qui de familier
avec l'histoire et l'historiographie d'Auschwitz ne peut qu'être
surpris par cette liste "d'autres chiffres [qui] ont circulé".
Outre que les références sont extrêmement
vagues, si le lecteur averti reconnaît quelq